Podcast, épisode 18 (depuis PodCastres) : Boucherie Ovalie à contre-sens sur l’autoroute du délire En public depuis le festival PodCastres, nous faisons le bilan de la Coupe du monde en commençant par sa finale qui a vu l’Afrique du Sud gagner d’un point, encore. Puis on célèbre la fin de cette belle compétition par un « Buvette Quiz » présenté par Alain Chabal. Ca s’écoute ici :
Podcast, épisode 17 : On a goûté les quatre quarts. Les quarts de finale sont passés, et la France n’est déjà plus en course pour le trophée Webb Ellis. On revient sur le match face à l’Afrique du Sud et sur les autres matches du week-end, avant d’aborder les demi-finales. Et comme la semaine dernière, il y a une cerise sur le gâteau. Pour celles et ceux qui veulent participer au jeu des auditeurs, l’adresse mail est la suivante : boucherie-ovalie-podcast@outlook.fr. Ca s’écoute ici :
Podcast, épisode 16 : Antoine Dupont, Antoine Dupont, Antoine Dupont & ANTOINE DUPONT Longue et sans intérêt pour certains, la phase de poules de la Coupe du monde 2023 est terminée, et nous on l’a bien aimée. On en parle dans ce nouvel épisode et on fait aussi le point sur le début de compétition du XV de France qui, paraît il, aurait été marquée par la blessure d’un certain joueur. Pour celles et ceux qui veulent participer au jeu des auditeurs, l’adresse mail est la suivante : boucherie-ovalie-podcast@outlook.fr. Ca s’écoute ici :
Antoine. Dupont. Antoine Dupont. ANTOINE DUPONT Par Jauzion aux Pommes À peine deux semaines, mais ça fait comme une éternité. Il y a clairement eu un avant et un après France-Namibie. La douleur est encore vive : on a normalisé la guerre en Ukraine mais certaines blessures sont ancrées plus profondément dans nos âmes. Il faut rester concentré sur la compétition, alors j’ouvre Rugbyrama. Jean-Baptiste Lafond est formel dans sa chronique : “Aujourd’hui on voudrait qu’un joueur ne joue pas, pour un oui, pour un non. Si à chaque fois que j’avais eu mal au casque, j’avais manqué un match… Nous, en 1990 on buvait du champagne à la mi-temps, un truc qui tape le crâne aussi, ben ça nous a pas empêché de gagner. Je pense qu’il devrait boire un petit coup le minot, et ça ira tout seul” Sur BFM TV, je vois Emmanuel Macron arriver au domicile d’Antoine Dupont à l’improviste tandis qu’une trentaine de journalistes qui passaient là par hasard immortalisent une série de photos du Président à son chevet. De son côté, interrogée sur la blessure du capitaine, Sandrine Rousseau déplore qu’il soit avant tout victime de la brutalité masculine tandis qu’un supporter à l’avatar noir et orange “RN-Carbonne” commente sur Facebook “Arrête de politiser le sport, poufiasse ! Les écolos à la con vous feriez mieux d’aller tondre la pelouse du stade, bon appétit..”. Sur C8, Cyril Hanouna profite de la fin de compétition namibienne pour débriefer la polémique avec Johan Deysel sur TPMP tandis que les fanzouzes pourront voter par SMS si oui ou non il doit être banni à vie des terrains de rugby. Parmi l’assemblée, on notera la présence bénévole et désintéressée de Bernard Laporte, qui ne manque pas de rappeler ses liens très étroits avec Antoine Dupont, à qui il envoie des SMS pour lui faire bénéficier de son expertise sportive, ou de bons plans, comme celui où il l’informe que le groupe Altrad saurait à coup sûr reconstruire une pommette en béton, sur les conseils de son ami médecin. Sur Doctissimo, Laurent Alexandre organise un débat avec Michel Cymes et Jean-François Delfraissy : “Dupont peut-il revenir contre l’Italie ? Sinon en quart-de-finale ?”. Le premier plaide un retour immédiat, assurant que ce n’est qu’une fracturette tandis que le second insiste sur la nécessité de porter un masque, tout en précisant que la décision de le faire jouer doit être prise en petit comité : dans un Conseil de Défense avec Shaun Edwards. Didier Raoult fait irruption et assure que les masques ne servent à rien, que lui a la solution mais que personne ne l’écoute, merde à la fin. Au JT de ce midi, l’on voit qu’Antoine Dupont est retourné dans le camp de base du XV de France, alors les sites de paris sportifs titrent immédiatement “Le XV de France retrouve son idole… en attendant la médaille d’or ?”, tandis que Fabien Galthié gagne 2 points de popularité dans le baromètre IPSOS. L’après-midi, les journalistes paniquent en ne le voyant pas enfiler la chasuble des titulaires, ni celle des remplaçants. L’un d’eux prépare aussitôt un nouvel article “Peur bleue : l’équipe de France finalement au fond du gouffre ?”. Les internautes sollicités y vont de leur analyse : la plupart estiment qu’il faut du temps de jeu à Antoine Dupont, il doit jouer contre l’Italie. Mais pour éviter une rechute, doit-il jouer jusqu’à la 45ème minute ou rentrer en jeu à la 47ème ? Ou au contraire faut-il le préserver plus longtemps, pour éviter que Thibault Giroud ne le blesse ? Mais arriverait-on à sortir de poule en confiant les clefs du pack à ces peintres de Lucu et Couilloud ? Puis, il est 7h20. Le réveil sonne. Ce n’était qu’un mauvais rêve. Heureusement, on ne vit pas dans un monde où Antoine Dupont est encore plus démesurément présent par son absence (et Romain NTamack déjà oublié). Il faut que je passe à autre chose. De toute façon, il est l’heure d’aller au boulot. Et comme chaque matin, c’est à la gare de Toulon que je me rends inconsciemment avant de réaliser que non, je n’ai toujours pas été convié à rejoindre Rueil-Malmaison.
Podcast, épisode 15 : Coups de cœur, déceptions & bounker L’antenne toulousaine de la Boucherie Ovalie vous a concocté ce 15ème épisode pour faire le point sur la première partie de la phase de poules de la Coupe du monde. L’occasion pour eux de partager ce qui leur a plu et déplu durant ces trois premières semaines de compétition. Pour celles et ceux qui veulent participer au jeu des auditeurs, l’adresse mail est la suivante : boucherie-ovalie-podcast@outlook.fr. Ca s’écoute ici :
LeS petitS Guildford illustréS : édition Coupe du monde 2023 Vous fallait-il réellement une raison pour vous enivrer durant deux mois de compétition ? Nous ne le pensions pas. Mais nous avons entendu votre appel aussi lourd que celui de Danty qui demande le ballon pour aller percuter tout droit sur Sexton. Comme dit l’adage « Qu’importe la rencontre pourvu qu’il y ait l’ivresse », nous avons donc décidé de doubler le plaisir en vous offrant un Double Guildford. Le premier sur les Bleus et le second sur le reste du monde. C’est l’équivalent de prendre une pinte plutôt qu’un demi en soirée. C’est pas forcément meilleur et ça finit peut être un peu tiédasse, mais c’est rentable et ça vous saoule davantage. En revanche, nous vous mettons en garde, l’abus d’alcool est dangereux pour votre santé. Même pour un seconde ligne de série régionale, il est déjà très compliqué de tenir le Guildford pour les trois matchs du Tournoi des VI Nations, alors ne tentez pas les huit par week-end si vous n’êtes pas Enzo Forletta. Bonne Coupe du monde à tous et au cas où : https://www.doctolib.fr/hepatologue ! (Cliquez ici pour la version HD) (Cliquez ici pour la version HD) Designé par Pèir Lavit, sur une idée originale du @WelshDalaiLama
Podcast, épisode 14 : Pronostics, match d’ouverture et digressions habituelles La Coupe du monde commence demain, nous donnons donc nos pronostics pour la compétition, puis nous évoquons le match d’ouverture des Bleus face à l’Argenti… euh la Nouvelle-Zélande. Et en plus y’a un joli panier garni à gagner. Pour celles et ceux qui veulent participer au jeu des auditeurs, l’adresse mail est la suivante : boucherie-ovalie-podcast@outlook.fr. Et ça s’écoute ici :
Présentation Coupe du monde 2023 : L’Afrique du Sud Par Ovale Masqué, Tout au long de l’été, la Boucherie Ovalie vous présente en détails les 20 équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2023. Basé sur le modèle de ce qui avait été publié dans le livre La Découpe du monde du rugby en 2019, ces fiches pays vous offriront un cocktail de ce que nous savons faire de mieux depuis désormais plus de 10 ans : un savant mélange d’analyses pointues, d’informations approximatives et de blagues douteuses. Fiches déjà publiées : – Le Chili – Le Portugal – La Roumanie – La Namibie – Les Samoa – L’Écosse – La Géorgie – Le Tonga – L’Uruguay – Les Fidji – L’Italie – L’Argentine – L’Australie – Le Japon – L’Irlande – Le pays de Galles – L’Angleterre L’Afrique du Sud Notation Chasse : +++ Pêche : +++ Destruction : +++++ L’emblème De la même façon qu’elle possède un hymne national d’une durée de 12 minutes chanté en 17 langues différentes, l’équipe de rugby d’Afrique du Sud possède plusieurs emblèmes. Tout d’abord l’historique springbok, cette petite gazelle trop mignonne et très photogénique, surtout quand on se prend en photo à côté avec un fusil. Associé à l’apartheid, ce symbole a progressivement disparu des maillots des équipes sportives sud-africaines. Au rugby, on l’a gardé pour ne pas se fâcher avec son public cible, tout en lui associant à partir de 1995 la fleur de protée. Assez jolie elle aussi, même si tirer dessus est moins rigolo. Faute de place, le logo de la Coupe du monde sur la poitrine étant réglementaire durant la compétition, le Springbok sera relégué sur la manche du maillot des joueurs sud-africains. Inutile de crier à la dérive wokiste annonciatrice de fin de la civilisation : c’était déjà le cas lors des précédentes Coupes du monde, et ça n’avait pas empêché les Boks de remporter la compétition en 2019. De toute façon, le vrai emblème de l’Afrique du Sud, c’est le gros pif de Kwagga Smith. L’équipe S’il y a bien une chose plus prévisible que le jeu des Springboks, c’est la manière dont on fait le portrait de cette équipe. Si, selon les mots de Daniel Herrero, la violence a plein de synonymes, ceux-ci ont tous déjà été épuisés par les journalistes sportifs lorsqu’il s’agit de parler de la nation arc-en-ciel. Oui, c’est vrai, l’Afrique du Sud a basé ses trois victoires en Coupe du monde sur le fait marcher sur la gueule de ses adversaires, et éventuellement de les piétiner au sol s’ils remuent encore. Cela dit, on a a rarement vu une équipe soulever un trophée après avoir reculé de 10 mètres sur chaque impact. S’il faut reconnaitre qu’ils ont de quoi satisfaire tous les clichés possibles physiquement parlant, avec des avants à mi-chemin entre le fermier hollandais consanguin et Dwayne Johnson en fin de prise de masse, les Boks ont aussi d’autres arguments. En 2019, c’est la science tactique, notamment dans le jeu au pied, qui leur avait permis de triompher au Japon. Et si l’on retient un jeu pas toujours bien flamboyant, il serait dommage d’oublier les fulgurances ballon en main de François Steyn (avant qu’il prenne 15 kilos), JP Pietersen, Bryan Habana, Cheslin Kolbe et autres Lukhanyo Am. Et puis honnêtement, si vous n’êtes pas capables de voir une forme de beauté dans un maul qui avance de 40 mètres, ou dans un coup de pied dans la boîte de Faf de Klerk parfaitement chassé par des ailiers qui sprintent comme Tom Cruise dans Mission Impossible, aimez-vous vraiment le rugby ? 4 ans après leur troisième sacre, les Springboks ont eu des résultats mitigés : s’ils ont triomphé des Lions Britanniques et Irlandais, ils ont échoué à remporter les 4 dernières éditions du Rugby Championship. Contre les nations européennes, ils ont également connu la défaite : contre l’Irlande, la France et même l’Angleterre et le Pays de Galles. Si si, c’est arrivé, en 2021 et 2022. Ca parait loin, hein ? Alors, les champions en titre ne font plus peur ? N’exagérons pas. Même quand ils ne sont pas au top, on sait toujours qu’on va perdre quelque chose en les affrontant (au mieux de l’énergie, au pire un membre). Surtout, depuis quelques semaines, les hommes de Jacques Nienaber semblent dangereusement monter en puissance. Le pays de Galles (52-16) et la Nouvelle-Zélande (35-7) se sont fait éparpiller façon puzzle en matchs de préparation. En France, on en vient presque à souhaiter affronter l’Irlande en 1/4 de finale. Et quand la perspective d’un match contre le XV du Trèfle devient désirable, c’est qu’il y a vraiment de quoi s’inquiéter. Le joueur à suivre En l’absence de Lukhanyo Am, qui pouvait prétendre au titre de meilleur centre du monde au meilleur de sa forme, les Boks sont privés de leur principal créateur. Heureusement, son successeur est peut-être déjà là : Canan Moodie. Agé de seulement 20 ans, le joueur des Bulls a débuté à l’aile en sélection, mais c’est avec le maillot 13 qu’il a impressionné contre les All Blacks à Twickenham. Il a notamment humilié trois kiwis Cédric-Heymans style, mais son essai a hélas été refusé par un arbitre vidéo soupe au lait. Issu d’un milieu difficile, puisqu’il a selon ses propres mots « grandi entre la drogue et les gangsters », Moodie incarnera également la caution « sorti du ghetto » devenue obligatoire chez les Boks depuis la mise en avant du parcours de Siya Kolisi. Un beau message d’espoir : vous pouvez échapper à la pauvreté, la misère et la violence, il suffit pour cela d’être un athlète d’exception. Avec le demi d’ouverture Manie Libbok, qui possède un style de jeu qu’on pourrait presque qualifier de fantasque au vu des standards du pays, les Boks pourraient donc surprendre avec une stratégie plus flashy qu’à l’habitude. Après tout, on annonce une Coupe du monde du jeu et des arbitres récompensant l’offensive. Mais rassurez-vous, on garde les bases, et on continue même d’innover en matière de bourrinage, avec l’expérimentation d’un banc à 7 avants lors du massacre des All Blacks. Question piège : Bruno par Sacha Baron Cohen ou Eben Etzebeth ? Le calendrier – Contre l’Ecosse, le dimanche 10 septembre à Marseille (17h45) – Contre la Roumanie, le dimanche 17 septembre à Bordeaux (15h00) – Contre l’Irlande, le samedi 23 septembre à Saint-Denis (21h00) – Contre les Tonga (Le Tonga ?), le dimanche 1er octobre à Marseille (21h00) Le scénario idéal Pour son premier match, l’Afrique du Sud étrille l’Ecosse au Stade Vélodrome. De l’aveu même des Marseillais, on avait jamais vu autant de violence et de sauvagerie dans la citée phocéenne. Dans la foulée du match, Finn Russell annonce qu’il arrête le rugby pour reprendre la maçonnerie, métier où les accidents du travail sont plus rares. La Roumanie, après avoir visionné ce match, décide logiquement de déclarer forfait, et ce sont des Boks frais et reposés qui se présentent pour le choc face à l’Irlande. Jonathan Sexton passe son tour, ayant peur de mourir à quelques jours de la retraite, comme un flic dans un mauvais buddy movie. Les hommes de Siya Kolisi s’imposent largement. Lors du dernier match de poule, les Tonga sont victimes d’un nouveau tsunami. Les Boks s’envolent vers les 1/4 de finale, où ils ne font qu’une bouchée des All Blacks, tellement traumatisés par leur dernière rencontre qu’ils n’ont même pas osé faire le haka, de peur d’énerver un peu plus leurs adversaires. En demie, les Argentins pleurent pendant les hymnes, mais cette fois, c’est par peur de mourir. Les Pumas de Matera se font rouler dessus par le 4×4 sudaf. En finale, l’Afrique du Sud affronte la France, en route pour son premier titre mondial. Le match tourne rapidement à la boucherie et, comme à Marseille en 2022, il y a plus d’attente au protocole commotion qu’à un guichet de la Poste. Le match prend fin prématurément à la 64e minute, lorsque World Rugby applique une nouvelle règle inventée en cours de compétition : la victoire par KO, si l’arbitre estime qu’une équipe n’est plus en mesure de préserver son intégrité physique. Après la remise du trophée, Eben Etzebeth défie Emmanuel Macron dans un combat tribal. Le président de la République est vaincu et tué, et Etzebeth déclare que la France est désormais un territoire conquis. Le Grand Remplacement des Africains n’était donc pas une fiction. Première allocution du 14 juillet pour les nouveaux maîtres de la France. Le scénario catastrophe Trop confiants après des matchs de préparation face à de faibles oppositions, les Boks ne prennent pas au sérieux l’Ecosse. Erreur fatale : le XV du Chardon joue son rôle favori, celui du petit caillou dans la grosse chaussure d’un cador du rugby mondial. Grâce à un Finn Russell #dansunbonjour et un Huw Jones qui se rappelle qu’il faisait des malheurs en Afrique du Sud il y a quelques années, les hommes de Gregor Townsend signent la première grosse surprise de ce Mondial. Condamnés à battre l’Irlande dans un « véritable 8e de finale », les Sud-Africains réussissent à l’emporter au forceps. Cette fois, le XV du Trèfle évitera donc les blagues sur le fait qu’ils sont toujours éliminés en 1/4. Les Boks retrouvent ensuite la France dans un match qu’on annonce brutal. Mais la surprise est totale : les hommes de Nienaber décident d’envoyer du jeu dans tous les sens. Hélas, Manie Libbok plombe la performance de son équipe en signant un pauvre 0/7 au pied. En face, le XV de France la joue full dépossession, et met toutes les occasions au fond grâce à la botte d’un Jaminet qui tente toutes les pénalités, même à 65 mètres des perches. Malgré trois très beaux essais, les champions en titre quittent la compétition, battus 18 à 15 par des Bleus qui ne seront pas rentrés une seule fois dans leurs 22 mètres. La défaite est vécue comme un véritable séisme au pays. Jake White fait son retour à la tête de la sélection et impose Damian de Allende au poste de demi d’ouverture, promettant que de son vivant, plus jamais un ballon ne parviendra jusqu’à l’aile.
Présentation Coupe du monde 2023 : L’Angleterre Par Peir, Tout au long de l’été, la Boucherie Ovalie vous présente en détails les 20 équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2023. Basé sur le modèle de ce qui avait été publié dans le livre La Découpe du monde du rugby en 2019, ces fiches pays vous offriront un cocktail de ce que nous savons faire de mieux depuis désormais plus de 10 ans : un savant mélange d’analyses pointues, d’informations approximatives et de blagues douteuses. Fiches déjà publiées : – Le Chili – Le Portugal – La Roumanie – La Namibie – Les Samoa – L’Écosse – La Géorgie – Le Tonga – L’Uruguay – Les Fidji – L’Italie – L’Argentine – L’Australie – Le Japon – L’Irlande – Le pays de Galle L’Angleterre Notation : God save the Queen : – – – – – Swing Low : – – – Sweet Chariot : – – L’emblème : Au XVe siècle éclate une guerre civile pour de sombres histoires de succession à la couronne d’Angleterre : la guerre des Deux-Roses. Un derby opposant les maisons de Lancaster et d’York, qui arborent respectivement comme emblèmes une rose rouge et une rose blanche. On vous épargne les détails mais à la fin du temps règlementaire c’est l’équipe d’Henri Tudor de la maison de Lancaster qui l’emporte, non sans avoir violemment déblayé le capitaine adverse Richard III dans un ruck, ce dernier étant tué sur le coup [rappelons que ces évènements historiques prennent place avant l’avènement du protocole commotion et de l’arbitrage vidéo, NDLR]. Inspiré par les grands de ce monde tels que Jacky Lorenzetti et Thomas Savare, Henri Tudor monte sur le trône et opère une fusion avec l’ennemi héréditaire en épousant Elizabeth d’York. Les emblèmes des deux maisons ne font alors plus qu’un (car 1 + 1 = 1), créant une rose rouge à cœur blanc, devenant la fleur symbolique du royaume d’Angleterre. Projet d’emblème non retenu pour la fusion Tudor / York, artiste inconnu, 1485. © British Museum L’Équipe : Saviez-vous que jeu de rugby est un jeu légiféré né dans un état de droit, dans l’Angleterre industrielle ? Non contents d’avoir inventé ce sport idiot, les Anglais se sont mis en quête d’autres pays voulant bien y jouer avec eux. Ils se sont rapidement placés en nation dominante du rugby européen et même mondial pendant près de deux siècles. C’est d’ailleurs à ce jour la seule sélection de l’hémisphère nord à avoir soulevé le trophée Webb Ellis, en 2003. Éliminés honteusement dès les phases de poule en 2015 à domicile, ils sont les finalistes malheureux de l’édition 2019 remportée par les Springboks. Mais les dernières années ont été plus compliquées pour les mangeurs de pudding. Plusieurs grands clubs historiques de Premiership ont été contraints de mettre la clé sous la porte, provoquant un début d’exil de leurs joueurs phares vers d’autres championnats. L’équipe nationale ne va pas bien mieux : après une succession de mauvais résultats, la reine Elizabeth II décède et Eddie Jones est limogé de son poste de sélectionneur en décembre 2022. C’est Steve Borthwick qui est nommé à la tête de l’équipe avec pour objectif d’insuffler une nouvelle dynamique à l’approche de la Coupe du monde en France. Mais ce que la fédération anglaise ignore, c’est que ce n’est pas réellement Borthwick qui dirige les entraînements… L’ancien deuxième ligne serait actuellement séquestré dans une ferme gersoise et c’est en réalité Jacques Brunel qui est aux commandes, bien aidé par un masque en silicone pour faire illusion. Plan de jeu erratique, expérimentations douteuses, incapacité à installer une charnière, nous retrouvons là de quoi nous remémorer les plus grandes heures du rugby tricolore. Ils sont vraiment cons les Anglais, ça se voit que c’est pas le vrai… Le XV du jambon d’York se présente pour cette édition 2023 avec un bilan récent peu flatteur : sur ses dix derniers matchs joués, l’Angleterre n’en a gagné que trois. Deux contre des Gallois également devenus nuls et un face à la Squadra Azzurra. Cette année a été marquée par deux revers notables à Twickenham, la branlée historique contre la France (10 – 53) pendant le Tournoi et la première défaite anglaise de l’histoire face aux Fidji (22 – 30) en match de préparation. On ne va pas se mentir, ça fait presque de la peine de voir les Anglais à ce niveau. Paradoxalement, figurant dans la partie la moins relevée du tableau, les sujets de sa majesté Charles III pourraient se hisser presque facilement dans le dernier carré de la compétition. À condition de sortir des poules, ce qui n’est quand même pas gagné. Le joueur à suivre : Cette sélection ressemble plus à un groupe de potes de lycée qui se retrouve 15 ans après le bac qu’à une équipe de rugby s’apprêtant à disputer une Coupe du monde. Dites vous qu’il y a encore Dan Cole et Danny Care, un peu comme si la France alignait Thomas Domingo et Sébastien Tillous-Borde en 2023. Alors, franchement, qui suivre ? Si Marcus Smith est le parfait croisement entre Billy Crawford et un cacatoès noir, c’est à l’oie qu’il emprunte son pas si caractéristique. Avec un style de jeu aux antipodes du cliché du demi d’ouverture britannique clinique et gestionnaire, on attend toujours que son talent puisse s’exprimer pleinement en équipe nationale. Mais il joue peu. Tout comme son compère à l’arrière Henry Arundell, grand espoir outre-Manche, qu’on aimerait voir fouler la pelouse pendant ce Mondial avant qu’il soit définitivement perdu pour le rugby à seulement 20 ans (il jouera au Racing 92 après la compétition). Le calendrier : Contre l’Argentine à Marseille, le samedi 9 septembre à 21h. Contre le Japon à Nice, le dimanche 17 septembre à 21h. Contre le Chili à Lille, le samedi 23 septembre à 17h45. Contre les Samoa à Lille, le samedi 7 octobre à 17h45. Le scénario idéal : Dans la lignée de sa préparation médiocre, le XV de la Rose s’incline lourdement pour son premier match face aux Pumas. La charnière Danny Care / Marcus Smith se montrant complètement dépassée et le reste de l’équipe étant au diapason. Steve « Brunel » Borthwick change tout pour affronter le Japon, sans plus de résultats, subissant une nouvelle défaite, de deux points cette fois. Toby Flood est rappelé en équipe nationale suite au forfait sur blessure de George Ford et mène les siens vers une victoire nette et sans bavure contre le Chili sur un score de 12 à 6. Pour le dernier match les opposant aux Samoa, Owen Farrell est enfin titularisé à l’ouverture. Dans un habituel excès d’engagement, il charge à l’épaule Ulupano Seuteni en pleine tête. Nul besoin de bunkerTM, l’Anglais est expulsé dès la 4e minute de jeu. Il sera vite rejoint par Manu Tuilagi, coupable d’une manchette sur Lima Sopoaga. Réduits à 13 et face à la puissance de frappe samoane, les coéquipiers d’Ellis Genge tombent les armes à la main. Dans ce scénario idéal, les joueurs anglais, éliminés dès le premier tour, sont rapidement libérés de leurs obligations en sélection et peuvent retourner à ce qui les préoccupe vraiment : chercher un club de TOP 14 prêt à les accueillir à l’automne. Le scénario catastrophe : Malgré un début de compétition chaotique, l’équipe anglaise sort des poules et dispose facilement d’un Pays de Galles morose en quart. En demi-finale, ce sont les All Blacks qui se dressent sur la route des Britanniques. Loin du niveau qu’ils avaient affiché lors du dernier Rugby Championship, les kiwis sont déstabilisés par le regard laser d’Owen Farrell durant le Haka, auquel il assiste en riant bruyamment, sur la ligne médiane, esquissant quelques pas de danse. Les hommes en noir se montrent imprécis et incapables de rentrer dans le match. En-avants à foison, touches directes, les erreurs se multiplient et sont sanctionnées par la botte du capitaine Farrell. 9 – 3 à la mi-temps en faveur de l’Angleterre. La seconde période se montre également décevante, le jeu est haché et aucune équipe n’arrive à mettre en place son jeu. Il faudra attendre la 76e minute pour voir Damian McKenzie marquer sur interception. Rien de glorieux mais les néo-zélandais prennent l’avantage 9 – 10. Après avoir récupéré le ballon sur une pénalité lointaine, les Britanniques se lancent à l’assaut de l’en-but adverse. Une pénaltouche et une succession de charges au près ne leur permettent pas d’aplatir en terre promise. C’est le moment que choisit Joe Marler pour prendre ses responsabilités. Parfaitement servi par Ben Youngs à dix mètres de la ligne dans l’axe des poteaux, hors de question pour lui d’aller au contact et de dégueuler un énième ballon. Tout en élégance, il laisse tomber le ballon devant lui et le frappe au moment précis où il touche le sol. Oui, mesdames et messieurs, Joe Marler tente le drop de la gagne devant un public médusé. La trajectoire du ballon est peu académique et vient s’écraser sur la barre transversale. Le ballon monte de quelques mètres et retombe, lentement, derrière les perches. Incroyable, ça passe ! L’Angleterre est en finale de la Coupe du monde où elle retrouvera l’équipe de France pour un match d’anthologie ! Contre toute attente, ce sont les Anglais, revanchards, qui débutent le mieux cette finale. Après seulement 5 minutes de jeu et suite à une attaque en première main, Joe Marchant prend le meilleur sur Paul Boudehent au centre du terrain et file aplatir entre les perches. Andy Goode transforme, les supporteurs français sont cueillis à froid. C’est le moment que choisit Jacques Brunel pour s’introduire sur la pelouse en hurlant tel un streaker. Le papi gascon enlève son masque de Steve Borthwick tout en brandissant une pancarte sur laquelle figure l’inscription « Allez tous bien niquer vos races ». Déguisé en coach de la défense anglaise, Guy Novès lui emboîte le pas et se dévoile à son tour. Sur son torse nu et athlétique, peint en lettres noires à la mode des Femen, on peut lire « Bernard en prison ». Les deux hommes exultent au milieu du Stade de France, envoyant des doigts d’honneur aux quatre coins des tribunes. Ils sont finalement évacués manu-militari par la sécurité. Le terrain est envahi, le match arrêté et les fédérations françaises et anglaises seront radiées de World Rugby. Insérer blague sur Joe Marchant qui est en train de courir.
Présentation Coupe du monde 2023 : Le pays de Galles Par John Pils Tout au long de l’été, la Boucherie Ovalie vous présente en détails les 20 équipes qualifiées pour la Coupe du monde 2023. Basé sur le modèle de ce qui avait été publié dans le livre La Découpe du monde du rugby en 2019, ces fiches pays vous offriront un cocktail de ce que nous savons faire de mieux depuis désormais plus de 10 ans : un savant mélange d’analyses pointues, d’informations approximatives et de blagues douteuses. Fiches déjà publiées : – Le Chili – Le Portugal – La Roumanie – La Namibie – Les Samoa – L’Écosse – La Géorgie – Le Tonga – L’Uruguay – Les Fidji – L’Italie – L’Argentine – L’Australie – Le Japon Le pays de Galles L’emblème : L’emblème du pays de Galles est le poireau (ou la jonquille). (ou un dragon). On ne sait pas vraiment. Notation : Expérience : 5/5 Bonne ambiance : 1/5 Consanguinité : Jones/5 L’équipe : Si vous avez arrêté de regarder le rugby international il y a une dizaine d’années, sachez que vous êtes toujours à la page concernant le rugby gallois. À part les retraites internationales de Rhys Webb, d’Alun Wyn Jones et Justin Tipuric (également appelés « le bon, la brute et le puant »), les cadres de l’époque sont toujours présents en moins rapides et en moins bons. Warren Gatland est même de retour aux affaires depuis quelques mois et essaye de raviver la flamme de son équipe en simulant des kidnapping lors des stages de préparation. Avec seulement 5 victoires lors des 20 derniers matchs, les Gallois traversent probablement la pire crise de leur histoire depuis l’arrêt de la série Kaamelott. Ils ont même réussi à perdre dernièrement contre des petites nations comme l’Italie, la Géorgie ou même l’Angleterre. Il faut dire que le plan de jeu ancestral de Gatland qui a très souvent consisté à lancer Jamie Roberts tout droit ou attendre une idiotie de Sébastien Vahamaahina fonctionne moins bien depuis que ces deux joueurs ne sont plus là. Si la France de Galthié prônait le jeu de dépossession, les Gallois sont l’exact opposé. Ils aiment enchaîner les temps de jeu et garder le ballon qu’ils finissent malheureusement souvent par perdre après une longue séquence stérile. S’ils s’entêtent dans leur stratégie lors de cette Coupe du monde, venir s’emplafonner dans un mur en France risque de devenir une tradition galloise. Le pays de Galles attaque. Rien ne se passe. Le joueur : Louis Rees-Zammit Dans la lignée de Gerald Davies, Ieuan Evans, Gareth Thomas, Shane Williams ou Georges North avant ses 17 commotions, Louis Rees-Zammit est un ailier rapide et flamboyant. International à 20 ans, il fût un modèle de précocité en marquant 5 essais sur ses 8 premières sélections. Si Dan Biggar daigne annoncer un lancement au large, tous les amateurs de rugby se réjouiront devant la vitesse de pointe de LRZ. Il est malheureusement plus probable que la stratégie reste de faire du jeu à une passe avec Ken Owens ou Thomas Francis, qui cumulent à eux deux environ -12 mètres gagnés ballon en main depuis 2 ans. Le calendrier : 10 Septembre : Pays de Galles – Fidji à Bordeaux 16 septembre : Pays de Galles – Portugal à Nice 24 Septembre : Pays de Galles – Australie à Lyon 07 octobre : Pays de Galles – Géorgie à Nantes Scénario rêvé : La 1er septembre, Ryan Reynolds et Rob McElhenney annoncent que la saison 2 de « Welcome To Wrexham » aura lieu au sein de l’équipe nationale galloise de rugby. En effet ils viennent de racheter la fédération pour 1€ symbolique et décident de tourner la série documentaire lors de la Coupe du monde. Lors du passage en revue de l’effectif, Ryan Reynolds est frappé par le manque de visages télégéniques. Il rappelle le seul Gallois agréable à regarder de ces vingt dernières années : Gavin Henson. L’égerie Vivelle Dop fixation béton est titularisé tout au long du tournoi. Galvanisé par la présence des cameras au quotidien, il porte son équipe sur le toit du monde, en réalisant notamment un Full House en finale face à l’Uruguay. Le monde entier tombe dans la Wales Mania. Surfant sur cette Success Story à l’Hollywoodienne, les Gallois exportent des produits dérivés partout dans le monde notamment des millions de poupées à l’effigie de Neil Jenkins, des poireaux surgelés, des masques jonquilles designés par Mark Jacobs et des jeux des sept Williams. Portée par une croissance exceptionnelle, tout le peuple gallois réclame son indépendance. Des mois de débats sur le Walexit plus tard, le Royaume-Uni cède. Une cérémonie de couronnement est organisé au Millenium Stadium, c’est Adam Jones qui logiquement désigné Roi de Galles. Longue vie au Roi. Scénario catastrophe : Fraichement arrivé à Toulon, Alun Wyn Jones est frappé de plein fouet par la nouvelle reforme des retraites. Il est obligé de reprendre du service avec l’équipe nationale pour valider ses trimestres. Furieux, il rejoint le camp de base gallois pour la Coupe du Monde à Versailles avec sa faux et sa torche. Il prend d’assaut l’hôtel, décapite l’ensemble du staff et prend les rennes de l’équipe. On en a gros. Il prend contact avec le bureau CGT de Versailles afin de dénoncer les conditions de travail chez les rugbymen gallois et tombe sur Jean-Claude, le seul syndicaliste local, pas franchement débordé. Alun et Jean-Claude organisent alors une grande manifestation devant le palais du Roi Soleil. Apprenant qu’un mouvement social d’étrangers de gauches se prépare, Darmanin envoie des centaines de CRS dans les Yvelines. Dès le 1er kilomètre du cortège Dan Biggar lève les bras en protestation des décisions policières. C’est la provocation de trop pour la maréchaussée qui décide de tirer au flashball sur les Gallois. Halfpenny se fait malencontreusement éborgner par un agent qui pourtant assure avoir visé les jambes. Quelques jours plus tard, la Coupe du monde commence mais l’arrière casqué gallois boudeur décline la sélection, refusant d’être surnommé « le Cazenave gallois » . Dans une ambiance morose, le pays de Galles enchaîne les défaites et sort rapidement de la compétition. Dans ses mémoires publiées un peu plus tard, Alun Wyn Jones est formel : « Avec Halfpenny, on gagnait. »