Benoît Guyot passe sur le grill

Aupa Guyot.


Par Ovale Masqué,
(merci également à GOD-Finger et Pauline, qui ont fait office de

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gardes du corps)


Il y a de cela quelques semaines, l’équipe de la Boucherie Ovalie était en mission commando sur la Côte Basque. Quel était donc l’objet de ce périple ? Libérer Cédric Heymans, retenu par ses geôliers bayonnais depuis plus d’un an ? Infiltrer les réseaux de l’Empire Blanco ? Enfin voir Marc Lièvremont nu ? Vous le saurez dans quelques jours. Mais à l’occasion de ce voyage, nous avons également eu le plaisir de rencontrer Benoît Guyot, jeune troisième ligne du Biarritz Olympique. Benoît avait quelque chose à nous révéler : il apprécie La Boucherie Ovalie. Pour un joueur du BO, c’est un peu comme avouer qu’on est allé voir Twilight au cinéma. Un secret honteux, voire même dangereux si ça venait à se savoir. Saluons donc ici son coming out, ça lui a sans doute demandé beaucoup de courage.

Autour d’un verre, nous avons pu discuter avec ce sympathique jeune homme. En bon troisième ligne, il a un peu trop traîné dans le camp adverse et après quelques minutes de conversation, nous nous sommes rendus compte que c’était en fait lui qui essayait de nous faire passer sur le grill. Heureusement, nous avons repris les choses en main pour lui soumettre notre redoutable questionnaire. Hélas, nos premières impressions se sont confirmées : cet homme était sans doute trop intelligent pour répondre à nos conneries. Avec l’agilité d’un saumon remontant une rivière (ou de Marc Andreu évitant les cravates, au choix) Benoît a sorti sa plus belle langue de bois pour éviter de dire quelque chose qu’il pourrait regretter. Tant pis, on l’aura peut-être une prochaine fois. En attendant, voici tout de même une interview où vous apprendrez quel est le meilleur poste de Benoît Baby, ou encore des révélations sur la pilosité de Benoît (Guyot), ce qui n’est quand même pas rien.

Présentation rapide :

Benoît Guyot est né le 18 janvier 1989 à Lille. Formé au RC Garches, il intègre ensuite le Stade Français où il passera 6 années, et sera sacré champion de France cadet en 2006. Egalement international des -20 ans, il signe au Biarritz Olympique en 2009. Après deux premières saisons prometteuses, il profite de la Coupe du Monde et donc de l’absence de certains joueurs (Harinordoquy, Lakafia) pour s’imposer comme titulaire : il a été le joueur biarrot le plus utilisé lors de la saison 2011/2012. En juin dernier, il remporte le Challenge Européen au cours d’une finale mémorable pour tous les amateurs de beau jeu. Mais au cours de cette finale, il est blessé par un Moine-surfeur-ninja, et loupe donc une possible convocation avec le XV de France pour la tournée en Argentine. Il est de retour sur les terrains depuis la 4ème journée. En dehors du rugby, Benoît possède une licence d’économie et de gestion obtenue à l’université Panthéon Assas. Après avoir obtenu son Master, il prépare actuellement un doctorat, dont le sujet est ‘Les déterminants de la réussite sportive ». On espère que ses entraîneurs jetteront un oeil sur le résultat, ça pourrait servir.

Petite reportage vidéo sur France 3 Pays Basque :


Après avoir été formé au Stade Français, tu as signé au Biarritz Olympique. Espères-tu continuer ta progression et t’engager prochainement dans un club professionnel ?

(Rires) … Je peux pas répondre à ça ! Suivante…

Serais-tu prêt à utiliser la technique du plaquage tongien afin d’être surnommé la Guyot-ine basque ?

J’ai déjà été surnommé comme ça par des amis qui m’ont fait cette blague pourrie… mais en fait non, je ne suis pas adepte de cette technique de plaquage, parce qu’en fait je suis trop petit. Faisant 1m84, je peux difficilement atteindre la carotide de mes adversaires…

Tu n’es donc pas un joueur méchant donc ?

J’ai de la bonne agressivité !

On a vu la vidéo de ton essai contre Montpellier. Ce serait pas un bon gros surnombre bouffé quand même ?

Un peu… Bon faut aussi savoir que c’est la première balle que je touchais depuis 4 mois, donc par principe, je la garde. Puis je vois Trinh-Duc qui part directement sur Charles Gimenez, il y a un espace… donc si on peut marquer un essai sans faire de passe et sans prendre de risque… mais c’est sûr que si je l’avais pas marqué, je me serais fait couper en deux !

Sur ta photo de profil sur Twitter, tu as une photo du chanteur du groupe Eels (Mark Oliver Everett ou Mister E). Musicalement c’est assez pointu. Tu ne souffres pas trop quand Fabien Barcella met du Patrick Sébastien dans les vestiaires ?

Il faut savoir apprécier les choses à leur juste valeur… (rires)

Tu es donc un fin mélomane ?

Oui vraiment… je pourrais vous parler d’Erik Satie, d’électro, un peu de tout…

On pourrait faire une interview musique à l’avenir…

On pourrait oui ! Par contre je ne chanterai pas…

A propos du chanteur de Eels, il possède une barbe assez développée, un peu à la Erik Lund. Souhaiterais-tu adopter ce look ? Après tout ça a bien permis à Sébastien Chabal de décrocher 50 sélections.

Je peux pas car je n’ai pas une pilosité assez développée… sinon, je pense que j’en aurai une aussi.

Une question qui nous hante depuis des années. L’Indien du Bého est-il un vrai Indien ? Si oui, maîtrise-t-il la danse de la pluie pour aider le BO à gagner ses matchs ?

Alors, il le fait une bonne partie de l’hiver oui… d’ailleurs s’il pouvait arrêter un peu, ce serait sympa. Sinon bien sûr, il vit dans un tipi au fond d’Aguiléra, il est employé par la mairie d’ailleurs, ce qui est assez étrange pour un Indien, mais bon.

C’est donc le seul Américain du club avec Ngwenya ?

C’est ça. Un Amérindien. On a pas encore défini si c’était un Mohawk ou un Iroquois…c’est sa part de mystère.

A propos, beaucoup d’amateurs de rugby sur internet pensent que le Bého bénéficie d’un arbitrage favorable à domicile. Qu’en dis-tu ?

C’est vrai que c’est une rumeur qui court de manière souterraine… je ne sais pas trop quoi en penser. Le problème de l’arbitrage aujourd’hui est délicat, et ce n’est pas à moi de le régler, je suis pas là pour juger des arbitres, je suis là pour faire avec eux. Voilà… langue de bois !

Quel est le meilleur poste de Damien Traille ?

Dans les airs ! Sincèrement. C’est un joueur qui a eu la carrière qu’il a eu, il a ses détracteurs et ses fans, mais c’est un des joueurs qui, selon moi, est un des plus spectaculaires dans les airs. J’en parlais avec Raphael Lakafia d’ailleurs. Moi, j’ai bien plus peur dans les airs qu’avant de plaquer par exemple. On me met Tuilagi en face, ça risque de faire un peu mal, mais ça passe. Mais courir en l’air pour attraper un ballon, sans savoir ce qu’il y a devant, c’est quelque chose que j’ai beaucoup de mal à faire. Alors que lui le fait tous les week-ends, et très bien. Par exemple l’année dernière à Brive, on monte une bonne chandelle dans l’en-but et ça fait essai…

Une chandelle dans l’en-but… quand même…

A l’ancienne ! Il pleuvait, l’Indien avait dû faire sa danse… c’était le bon moment pour tenter ça. Stratégiquement c’est parfait !

Et le meilleur poste de Benoit Baby ?

Je pense qu’à l’aile il prend beaucoup de plaisir. Dans sa carrière il a beaucoup joué centre, aujourd’hui il est plutôt utilisé à l’aile et je crois que ça lui convient. Il a plutôt fait des bons matchs à ce poste jusque-là.

De tous les Benoît passés par le BO, duquel te sens-tu le plus proche? Benoît August, Benoît Baby, Benoît Lecouls ou Benoît Daguerre ?

(rires)… Benoît August car on partage cette solidarité entre avants. Ca crée des liens un peu différents.

On connait pourtant certains avants qui disent que les troisième ligne c’est pas des avants…

(Rires) Certains le diront ! Moi je ne suis absolument pas d’accord.

Et justement tant que 3ème ligne, quel est le joueur que tu admires à ce poste ?

J’ai souvent été complexé par ma taille, parce qu’en France on a cette culture des grands troisième ligne… quand j’ai commencé à faire les sélections, on m’a beaucoup reproché ma taille et c’est d’ailleurs ce qui m’a empêché d’entrer à Marcoussis, même si je pense que je n’avais pas été très bon sur le terrain non plus. On m’a souvent demandé d’aller au talon, chose que j’ai toujours refusé, même si passés 30 ans, ça peut être une solution. Je me suis donc beaucoup identifié à George Smith, Heinrich Brussow ou David Pockock. A Serge Betsen aussi évidemment, puisqu’on a joué pour le même club. Mais je m’identifie plus aux joueurs étrangers.

Tu es donc plutôt un gratteur de ballon ?

Chacun a son esprit par rapport au rugby, il y en a qui sont définitivement attaquants, d’autres définitivement défenseurs… moi à la base, j’étais vraiment défenseur et si je touchais pas un ballon du match, ça m’allait très bien. Bon, il s’est avéré que pour progresser, il a fallu revoir un peu cette vision restrictive du rugby. Mais oui, George Smith et Heinrich Brussow sont vraiment deux joueurs qui m’ont décomplexé par rapport à ma petite taille.

Puisqu’on parle troisième ligne… Richie McCaw : Meilleur joueur du monde ou plus grande escroquerie planétaire depuis l’invention des chaussures à scratch ?

(Rires)… Euh… Richie McCaw, c’est une figure du rugby, c’est un mec indétrônable, qui a fait des choses, qu’elles soient honnêtes ou pas. Ca fait partie du jeu ! Le haut niveau c’est aussi ça. L’arbitre fait partie du jeu et il ne peut pas tout voir… un mec comme McCaw sait en profiter et c’est aussi ce qui fait de lui un grand joueur aujourd’hui. Son objectif quand il rentre sur un terrain, c’est d’apporter le plus possible à son équipe, que ce soit par de grandes courses fulgurantes, des charges, ou en se roulant un peu par terre dans le camp adverse de manière assez décontractée…

2h30 du matin. Serge Blanco t’appelle et te demande de le rejoindre dans un parking. Une fois sur place, il ouvre le coffre de sa voiture et t’ordonne de l’aider à se débarrasser de ce qu’il contient. Tu fais quoi ?

(rires)… Je pense qu’à 2h30 j’aurais éteint mon portable, car je dors avec le mode silencieux, et je dors très bien. Moi je n’ai pas encore de téléphone avec une lumière rouge…. Concernant Serge Blanco, je pense que c’est avant tout un grand passionné du rugby. Après tout ce qui peut se dire sur lui ça ne me concerne pas, puis j’ai pas trop envie de savoir. Même si je suis curieux de beaucoup de choses ! Ce n’est pas mon rôle.

On se demandait parce qu’on a eu l’impression que certains joueurs avaient disparus soudainement, comme Campbell Johnstone par exemple…

J’ai une photo de lui en vie si tu veux ! Il faut le prendre du côté humain, Campbell c’est un mec qui est venu vivre ici et ça n’a pas été facile, il a peut-être eu aussi quelques problèmes personnels qui ne l’ont pas aidé à être au niveau sur le rugby. Quand t’es joueur de rugby et que tu ne joues pas, tu te lèves le matin et t’as l’impression de servir à rien, donc c’est une grosse remise en question. Ca peut aboutir à de grands malaises et Johnstone en a été un exemple. C’est quand même un mec qui a été international All Black, qui a fait une saison fantastique quand il est arrivé et qui était, je pense, craint sur les terrains… ça a évolué de la mauvaise manière, mais ça fait partie du sport. On peut pas toujours être bon. Bon après, ça c’est une question que tu pourrais poser à Thierry Dusautoir…

Qui est l’auteur de cette phrase « Si à 50 ans t’as pas un polo Serge Blanco à 1500 euros, t’as raté ta vie ? »

Je ne porte pas de Serge Blanco donc bon…

Trop cher ?

Il faut savoir que c’est une marque qui n’a rien à voir avec lui, en dehors de son nom, ce qui lui rapporte un peu d’argent. C’est une marque de luxe, dans la même veine qu’Eden Park. C’est le business du luxe, c’est un concept à part entière. Du coup si tu vends des polos pas chers, tu passes pour un con…

Parce que pour moi, porter du Serge Blanco ça incarne un peu l’idée de réussite sociale…

C’est dommage de penser ça ! Je pensais pas ça d’Ovale-Masqué (rires)… mais je te le souhaite !

La saison dernière, on a parlé de toi pour intégrer l’équipe de France pour la tournée en Argentine. Au final tu as bien fait de rester chez toi non ?

En fait je me suis blessé au mauvais moment… c’est vrai que mon nom avait été évoqué, pour un joueur c’est toujours une récompense, et évidemment ça fait plaisir d’entendre son nom. J’ai pas pu y aller, j’étais déçu, forcément, surtout que c’était ma première longue blessure. Maintenant j’ai réussi à me rétablir assez vite, en faisant un bon travail physique je pense, donc c’est du passé.

En même temps les tournées d’été, c’est un peu des tournées suicides…

C’est vrai, mais une cape en équipe de France, reste une cape en équipe de France. Porter ce maillot et défendre ses couleurs, chanter la Marseillaise reste une chance exceptionnelle. Il faut aussi savoir qu’une cape change beaucoup de chose , ne serait-ce qu’au niveau contractuel. C’est une chose non négligeable. Il y a des mecs dont on ne sait même pas qu’ils ont été internationaux, qui ont pris deux raclées contre les Blacks il y 5 ans ou 6 ans, mais ils l’ont quand même été, et quand tu renégocies ton contrat, ça joue !

Merci, tu nous donnes l’occasion de rappeler à tout le monde que Gregory le Corvec a été international. On l’oublie trop souvent… question suivante. Savais-tu que tes initiales font de toi un BG ?

Et ouais. Peu de gens le savent, mais oui… c’est vraiment une question nulle ça ! (rires)

Et encore, on avait pire. C’est vrai que parfois, Dimitri Yachvili se lave les cheveux avec autre chose que du Petrol Han ?

Mmmh… c’est vrai qu’il a une magnifique chevelure, et qu’il doit extrêmement bien en prendre soin. Après, je ne passe pas toutes mes douches avec Dimitri Yachvili – même si je pense que certaines seraient très heureuses de le faire, je n’en fais pas partie. Donc je ne peux répondre que de manière lacunaire à cette question…

Sortir « lacunaire » dans une interview, pour un joueur de rugby, tout de suite ça pète…

J’en ai d’autres comme ça si tu veux…

On raconte qu’Imanol Harinordoquy a des posters de lui-même dans sa chambre. Mythe ou réalité ?

Absolument pas ! C’est très minimaliste chez lui. Très joli d’ailleurs. Il vous a pas invité ? Il pourrait…

On attend toujours, en fait (……..). Question suivante. Entre nous, le chant « Béhooooooooo », ça ressemble pas plus à une berceuse qu’à un chant de supporters ?

« Béhoooo… en avant… « . C’est le match qui vous endort ou le chant ?

Les deux vont parfois ensemble…

Encore une fois je suis joueur, pas patron d’un club de supporter donc bon…

Prouve-nous que tu es désormais un vrai Biarrot et dis nous du mal de l’Aviron Bayonnais.

Dire du mal de l’Aviron Bayonnais… forcément, tous les gens d’ici adorent cette petite rivalité, qui est finalement assez prenante… mais elle est sportive avant tout, et évidemment pour tous les joueurs, notamment les étrangers, cela ne veut pas forcément dire grand chose. Après on sait que dans la vie, les gens sont différents avec toi si t’as gagné ou perdu contre l’Aviron la veille ! Forcément c’est toujours satisfaisant de gagner contre l’ennemi juré, à la fois pour les joueurs, parce que les gens leur rendent, et à la fois pour les supporters car c’est une fierté pour eux. Après dire des méchancetés je ne crois pas que cela se résume à ça…

Tu peux dire que Pottoka c’est une mascotte pourrie par exemple…

Sincèrement… (il s’interrompt) Non… je peux pas le dire !

Et la fusion, alors ?

Ca avait été évoqué dans l’intérêt du rugby basque, etc. Mais je crois que de manière culturelle, ce sera très difficile… après pour l’intérêt sportif, pour les capacités de financement, tout ça, il y aurait des choses à faire. Mais ce serait une perte d’identité énorme. Et deux clubs comme Biarritz et Bayonne s’appuient essentiellement là-dessus. Sans l’identité, il ne resterait rien… donc parler de fusion, c’est un peu difficile.

On a entendu dire que tu étais un amateur de surf. Rêves-tu de dompter les vagues en surfant sur le Bouclier de Brennus ?

C’est quelque chose que j’aimerais beaucoup faire, en effet… (rires)

Tes coéquipiers l’ont peut-être déjà fait il y a quelques années ?

Je pense qu’ils ont fait beaucoup de choses avec le Bouclier… y compris du surf, sans doute.

Pour toi, c’est quoi les Valeurs du rugby ?

Sans langue de bois, pour moi, avant tout du partage, des rencontres… j’ai rencontré des gens extraordinaires, une bonne partie de mes meilleurs amis avec le rugby, j’ai aussi un équilibre en dehors du rugby mais il m’apporte énormément de choses.

Merci à Benoit d’avoir joué le jeu, et aussi d’avoir payé à boire aux chômeurs que nous sommes. Merci aussi à l’Affreux Gnafron qui m’a inspiré les questions les plus honteuses de cette interview, notamment celle sur ses initiales.

Le diaporama 2012, épisode 13.

Cette semaine, le KIKOOrama est dédié à nos amis les bêtes… avec du gif, du LOLcat, Frédéric Michalak nu et Benoît Baby fidèle à lui-même.

 

Par Ovale Masqué, Desman, Aglou, GOD-Finger, Ahum, Gregory le Mormeck, Pilou, Durostacos,Bernard Boudjellal, Gregory le Mormeck, EyeGougeMcCaw, Marcel Caumixe, Sonny Poire Williams et

Saintmtex à qui on pique des captures d’écran régulièrement.

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Merci à tous ceux à qui nous avons piqué ces photos sans rien leur demander. Après tout, c’est ce qu’on fait DEPUIS LE DEBUT ©.

Ils commencent à nous faire chier à prier sur la voie publique ces Musulmans

 

Pour les plus grands scientifiques, étudier le comportement des joueurs du RCT est une occasion unique de mieux comprendre le fonctionnement de nos ancêtres les hommes de Néandertal.

 

« Sodomie arbitrale, tu ne m’auras pas ».

 

Mort de Nevin Spence : Des voisins sous le choc témoignent.

 

Même Zlatan ne peut résister au charme de Pascal Papé.

 

Le petit déjeuner de Mamuka Gorgodze est prêt.
Le petit déjeuner de Mamuka Gorgodze est prêt.

 

Encore un repas de merde à Kaamelott.

 

Attention, à la Pergola les plats sont très épicés.

 

Vite ! Remettez-le sur ses pattes, sinon il va mourir !

 

On a tous une ou deux photos de jeunesse un peu honteuse. Apparemment, Maxime Mermoz en a tout un album.

 

Lionel Beauxis en pleine séance de kiné.

 

Pour conserver son poste d’entraîneur, JBE s’entraîne activement à la pratique de l’annulingus.

 

Enfin un sponsor à l’USAP !

 

Bernard Laporte en soirée, c’est pas ça.

 

6ème victoire d’affilée contre Castres. Alexis Palisson reçoit sa prime de victoire.

 

On a retrouvé James Haskell. Ouf, il est toujours aussi con.

 

Avant j’étais taillé comme Nicolas Durand.

 

Mais ça, c’était avant.

 

Alexis Palisson tente d’attaquer la ligne et se retrouve nez à nez avec Henry Chavancy.

 

Encore plus terrifiant que Boris Karloff, le prochain Frankenstein portera une doudoune Serge Blanco.

 

Que ce soit ses matchs, sa carrière ou ses photos, Benoît Baby rate tout ce qu’il fait avec une aisance hors du commun.

 

Qui a encore laissé buter Julien Dupuy ?

 

Homme qui rit…

 

David Skrela entre sur le terrain. Extinction des feux dans 10, 9, 8, 7, 6…

 

Damien Traille tente timidement la fameuse approche dite du « carressage de genou ».

 

Maintenant qu’il a le recul de l’entraîneur, William Servat se rend compte du vrai niveau des autres talonneurs du Stade Toulousain.

 

Damien raconte à Christian comment il a fait la paix sur l’oreiller avec son ennemi juré : Pottoka.

 

Pierrick Gunther fête l’obtention de son premier contrat professionnel.

 

Back to basics : Dans les Dieux du Stade 2013, Jérôme Fillol s’affiche avec les couleurs traditionnelles du Stade Français.

 

KIKOO les amis, à la semaine prochaine.

 

Invictus, la critique.

First, they meet. Then they meet and they fight. And then at the end, they fuck Pierre Berbizier. It’s unbelievable !

 

Par Ovale Masqué,

 

2008. A 78 ans, Clint Eastwood est en grande forme. Il est même dans la période la plus pro

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lifique de sa carrière et nous pond un film par an depuis 10 ans. Parmi ces films, quelques succès comme Mystic River, Gran Torino ou Space Cowboys (rayez la mention inutile). Grâce à un film sur la boxe, les bons sentiments et les tartes aux myrtilles, il a même décroché l’Oscar du meilleur film pour Million Dollar Baby en 2004. Le seul de sa carrière avec celui reçu pour le chef d’œuvre « Impitoyable » (1993), un western qui parlait de prostituées mutilées, d’un shérif sadique et d’un vieux chasseur de prime alcoolique sur le retour. Oui, les temps changent à Hollywood et les Valeurs se perdent.

Pour son nouveau film, Clint cherche un nouveau sujet gentillet qui pourra lui permettre de mettre quelques Oscars de plus au dessus de sa cheminée, entre ses fusils, sa tête de cerf empaillée et sa carte de membre de la NRA. Il le trouve assez vite : il va faire un film… sur les Valeurs du Rugby © bien sûr ! Et oui, deux ans avant le Fils à Jo, Clint avait déjà senti le filon. Comme quoi, même en matière de ballon ovale, nous sommes toujours en retard sur les Américains. Clint choisit donc d’adapter le livre «Playing the ennemy » de John Carling, qui raconte comment la victoire de l’Afrique du Sud à la Coupe du Monde 1995 a réunifié tout un pays et supprimé le racisme à tout jamais. Bien sûr c’est une vision un peu idyllique de l’histoire. En fait ça s’est passé un peu comme pour la Coupe du Monde 98 chez nous : on a bien aimé les Arabes pendant 2-3 mois sous le coup de l’euphorie, puis après on s’est souvenus qu’ils avaient une religion super bizarre et qu’ils faisaient plein d’enfants pour toucher des allocs (un peu comme la famille Lièvremont, quoi).

Voir le cinéma américain s’intéresser au rugby, cela peut surprendre. Mais il faut dire que Clint Eastwood est un fan de rugby de longue date et s’est même inspiré de Guy Novès pour créer son personnage de vieux papy réac et anti-doublons que l’on retrouve dans la plupart de ses films. Et puisqu’on parle de contre-emploi, Clint a décidé de confier le rôle principal du film à son vieux pote Morgan Freeman, déjà présent dans Impitoyable et Million Dollar Baby, et qui jouera là un rôle inédit au cinéma : celui du vieux black cool avec un sourire complice. Mais là, ce n’est pas n’importe quel vieux black cool : c’est Nelson Mandela ! Difficile de faire plus consensuel que ce personnage que tout le monde aime, certains sans vraiment trop savoir pourquoi (un peu comme le Dalaï Lama ou Jean d’Ormesson – on a juste envie d’être pris en photo avec eux). En plus, le mec va très certainement mourir sous peu… si avec un peu de chance, ça arrive quelques mois avant les Oscars, c’est le prix assuré pour ce bon vieux Morgan.

Pour l’autre rôle principal, celui du capitaine des Boks François Pienaar, Eastwood choisit une autre star, Matt Damon. Matt vient de finir de tourner les trois volets de la saga Jason Bourne, dans lesquels il passe son temps à casser des dents et briser des nuques. Il semble donc être un choix naturel pour incarner un rugbyman sud-africain. Pour ce qui est de la ressemblance physique, on repassera, puisqu’en fait Pienaar était le sosie de Sting en 1995. Hélas (ou heureusement plutôt) Sting est un peu trop vieux pour le rôle maintenant, puis surtout il a quasiment arrêté sa carrière d’acteur depuis le film Dune, dans lequel il interprétait un mannequin Dim du futur.

Palapapapaaa…

 

Une grande partie du budget du film est sans doute parti dans le salaire des deux têtes d’affiche, puisque les rôles secondaires sont quasi-inexistants. Aucun des partenaires de Pienaar n’a plus d’une ligne de dialogue, à l’image de l’emblématique ailier Chester Williams, qui fait coucou à la caméra pendant deux trois scènes du film. Et Eastwood a décidément beaucoup de points communs avec Guy Novès puisqu’à défaut de caser son gendre, il pistonne son fils Scott Eastwood dans le rôle du botteur Joel Stransky. Les Boks sont en auto-gestion et n’ont apparemment pas d’entraîneurs dans le film. Les adversaires sont de simples figurants, à l’exception de Jonah Lomu qui a le droit à plusieurs gros plans lors de la finale. Finalement les deux seuls autres personnages importants du films sont deux rôles très finement écrits, qui incarnent à la perfection la thématique du film : le garde du corps afrikaner et un peu raciste, joué par un acteur blond qui aurait pu incarner un nazi dans un film d’Indiana Jones, et le garde du corps noir qui comprend queudalle à ce sport de blanc incompréhensible et qui préfère le foot. Au début ils ne s’aiment pas trop ces deux-là. Et devinez quoi ? A la fin du film, ils se sautent dans les bras pour fêter la victoire des Boks ! En fait Invictus c’est un peu l’Arme Fatale, avec Jason Bourne en short et Morgan Freeman dans le rôle d’un vieux sage façon Obi-Wan Kenobi. Si ça ne vous donne pas envie de mater le film, je sais pas ce qu’il vous faut.

 

Le film (ATTENTION SPOILER : L’Afrique du Sud gagne à la fin)

Comme tout bon film de sport américain, le film commence un peu comme Rocky : au début, le héros est une grosse baltringue. Après avoir été plus ou moins (selon les pays) boycottés par le gratin du rugby mondial pendant l’Apartheid, les Boks sont un peu largués et loin d’être prêts pour leur Coupe du Monde. Les potes de Pienaar se prennent branlée sur branlée lors des Test Match. C’est du moins ce que veut nous faire croire le film en nous montant les images d’une défaite assez sévère contre l’Angleterre à Pretoria (32-15) en 1994. Par contre, aucune mention n’est faite du second test, largement remporté par les Boks (27-9) ou même du match nul décroché à Auckland contre les All Blacks la même année (18-18). En vrai, les Boks c’était donc pas la Namibie, mais pour la progression dramatique du récit, on suppose qu’il était bon d’en rajouter un peu sur le côté gros losers.

Bref en 1995, cette équipe d’Afrique du Sud ne déchaîne pas les passions. Surtout pas chez la communauté noire, pour qui cette équipe composée à 99,99% de gros fachos d’Afrikaners, est le symbole même des années d’Apartheid. Cependant, un seul homme va croire en eux : Nelson Mandela bien sûr ! Il faut dire que Nelson, qui est au pouvoir depuis peu dans le pays, se fait grave chier dans ses nouvelles fonctions de président. Visiblement, le gars s’amusait beaucoup plus en prison et s’ennuie un peu dans sa nouvelle vie. Quand un de ses conseillers lui tend un journal titrant « Hausse de la criminalité dans le pays », Nelson lui répond « Rien à battre de la criminalité, donne moi la page des sports ». Je précise que cette scène se trouve réellement dans le film – je ne sais pas si Eastwood avait l’intention de faire passer Mandela pour un gros branleur mais en tout cas c’est réussi. Le film représente en effet le plus souvent Nelson en train de glander au bureau, de blaguer avec ses conseillers ou de draguer sa secrétaire. En fait, on a l’impression d’être devant un biopic de Jacques Chirac, sauf que les combats de sumo ont été remplacés par des matchs de rugby. Vous l’aurez compris, pour l’aspect politique du film on n’est clairement pas devant « A la maison blanche », mais ça a le mérite de nous aider à nous identifier au personnage : nous aussi on a envie de boire de la bière et de se gratter les couilles avec Nelson devant un bon match des Boks.

La question du film est quel sera donc le déclic qui va transformer ces gros nazes en champions du monde ? Ici pas de séance de boxe avec un morceau de viande dans la chambre froide d’une boucherie, ni de séance de footing extrême en Sibérie. En fait, la comparaison faite avec Obi-Wan Kenobi en début d’article était pertinente : Nelson Mandela est un putain de Jedi. Il va rencontrer François Pienaar en personne et tout simplement lui transmettre la Force. Et un livre de poésie, aussi. On ne le sait que trop rarement mais les troisièmes lignes sud-africains sont très sensibles à la poésie. C’est de là que le film tire son nom, du poème Invictus de William Ernest Henley que voici.

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

 

François Pienaar médite sur ces belles paroles (on saluera le jeu d’acteur de Matt Damon, qui nous sort le regard profond et habité de l’homme qui prend conscience de sa destinée) et se retrouve vite convaincu qu’il sera le capitaine des futurs champions du monde, ceux qui réuniront autour d’eux tout un pays. Oui, rien que ça (à noter qu’en France, Bernard Laporte a essayé de faire la même chose en refilant la lettre de Guy Moquet à Clément Poitrenaud, pour des résultats hélas moins convaincants). Le reste du film est composé de saynètes plutôt inutiles et qui viennent surligner au crayon très gras le propos du film : les relations entre le père de Pienaar et sa servante noire, Pienaar et sa femme, Nelson qui appelle sa fille qui lui répond pas (il devrait essayer Julien Tomas plutôt) et bien sûr Dumb & Dumber les deux gardes du corps. On passera donc sur ces moments « intimistes » qui essayent tant bien que mal de faire vivre le récit.

Grâce à la Force transmise par Nelson, Pienaar utilise son don de persuasion pour convaincre ses partenaires qu’il faut s’aimer et gagner la Coupe du Monde. D’une phrase, il convainc tous les Blancs de son équipe de chanter le nouvel hymne sud-africain. Wah, quel beau gosse !

Admirez la subtilité de la réalisation avec ces gros plans sur les visages des Boks en pleine prise de conscience.

 

Il emmène également ses gars visiter la prison de Robben Island pour les sensibiliser au combat de Mandela et sur les conditions de vie déplorables en milieu carcéral. On se dit alors que Marc Cécillion aurait bien fait lui aussi de visiter les lieux. Puis comme par magie, l’équipe de losers présentée au début du film, commence à enchaîner les victoires en Coupe du Monde. Dès le match d’ouverture, ils terrassent les Australiens, champions du monde en titre. C’est l’occasion pour nous de voir quelques scènes de rugby filmées. Disons le tout de suite, c’est une déception. Si l’ambiance dans les stades est assez bien rendue, les scènes de jeu sont plutôt molles et peu enthousiasmantes. Visiblement, Papy Clint est abonné à ESPN et n’a pas vu un seul match au delà de 1962 – au moins, le film a dû plaire à André Boniface. Le tout est également assez peu réaliste et on se rend vite compte que sur le plateau de tournage, personne n’avait compris toutes les règles de ce sport (on leur en voudra pas, nous non plus). La réalisation use et abuse des ralentis à tel point que pendant la finale, on a l’impression d’être devant une parodie des Nuls avec Serge Karamazov qui court en slow motion. Quand on repense aux scènes de football américain sous ecstasy tournées dans l’Enfer du Dimanche d’Oliver Stone, on se dit qu’il y avait probablement mieux à faire pour mettre en avant ce sport quand même un peu spectaculaire.

L’aspect dramatique des rencontres n’est jamais mis en scène : pas un seul plan sur le tableau d’affichage, pas de progression, juste quelques actions entrecoupées. La demi-finale contre la France, disputée dans des conditions dantesques, est évacuée en un plan, alors qu’il y avait probablement de quoi tourner Les Sentiers de la Gloire 2 à partir d’un tel match. La finale obtient un peu plus d’attention en se concentrant sur la façon dont Jonah Lomu y a été muselé, jusqu’au drop final de Stransky, mais pas vraiment de quoi s’emballer non plus. Bon, faut dire aussi que ce match était tout aussi merdique en vrai, ce qui n’a pas dû aider. On notera d’ailleurs que pour créer un semblant de suspense au milieu de tout ça, Clint nous a pondu LA scène totalement WTF du film, juste avant la finale : le survol d’un avion de ligne juste au dessus du stade, qui provoque la panique du staff de sécurité de Mandela. Sérieusement… POURQUOI ? Si un avion s’était écrasé sur l’Ellis Park en 1995 et avait tué Nelson Mandela et les 80 000 personnes présentes sur place, on serait au courant quand même, non ? Dans la réalité, un avion a effectivement survolé le stade avant la finale, mais à haute altitude, et la manœuvre était évidemment prévue. On

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mettra donc cet ajout parfaitement inutile sur le compte de la bonne vieille paranoïa américaine. Il est vrai que ces derniers semblent avoir un vrai problème avec les avions depuis une dizaine d’années.

Bref, les Boks battent les Blacks durant les prolongations grâce au drop de Stransky. Joie dans le stade. Et là le second facepalm du film intervient avec le plan final sur le trophée Webb Ellis, porté par de chaque côté par une main blanche et une main noire. Et pourquoi pas un générique sur « We are the world » tant qu’on y est ? Bordel, où est passé Dirty Harry ?

Monsieur Mandela, les critiques sont formelles : ce film, c’est quand même un peu de la merde.

 

Conclusion :

Même à moitié sénile, Clint Eastwood n’est quand même pas devenu Michael Bay (ou Philippe Guillard) : ce film ne mérite pas sa place chez Nanarland. Il se laisse regarder tranquillement et pourra plaire même (et peut-être surtout ?) aux gens qui ne pifrent rien au rugby. Le film tient évidemment en grande partie sur les épaules de Morgan Freeman, choix évident pour le rôle de Mandela, et que même le plus gros con cynique du monde (non, je ne parle pas forcément de moi) ne pourra pas ne pas trouver sympathique. Mais Invictus reste malgré tout un film parfaitement anecdotique dans la filmo d’Eastwood, convenu du début à la fin, sans surprise et même franchement gnan-gnan. Le sujet du film aurait pu être intéressant si bien traité, mais au final, on a l’impression d’être devant le téléfilm de fin d’après midi sur M6, dont la morale serait : 1) Le racisme c’est pas bien 2) Le rugby se joue essentiellement au ralenti. Le contexte historique et politique est survolé et souvent caricatural, les scènes de rugby font regretter le match du vendredi soir.

En gros, Clint Eastwood nous a pondu un film de 2h avec un casting 3 étoiles pour nous délivrer une œuvre dont le message aurait pu être contenu dans une chanson de Yannick Noah. La réalisation über-classique à la papy et la musique (de son autre fiston, Kyle Eastwood) qui vient lourdement souligner les séquences émotions, n’aident pas. Mais ça aurait pu être pire, on aurait aussi pu avoir du Johnny Clegg. Au final on a un peu l’impression que Clint n’en avait rien à foutre de cette histoire. Il avait probablement la flemme de faire un biopic sur Mandela (en même temps il a raison, c’est relou les biopics) et a donc préféré nous pondre un petit film gentillet, qui sert surtout de prétexte à donner à Morgan Freeman un rôle tellement évident pour lui qu’on se demande pourquoi personne n’y avait pensé avant.

Vous l’aurez donc compris, le premier bon film sur le rugby n’est pas encore sorti. Nous vous incitons donc à donner des sous à la Boucherie Ovalie, qui prépare actuellement deux scénarios de long métrage : une comédie musicale sur la Coupe du Monde 2011 avec Jean Dujardin dans le rôle de Marc Lièvremont, et un film retraçant la carrière de Florian Fritz, qui serait une sorte de mix entre Groland et les films de gangsters de Martin Scorsese. Pour plus d’informations contactez-nous à redaction@boucherie-ovalie.com

 

Bonus : Le film du point de vue français.

Réalisé par Matthieu Kassovitz. Scénario : Pierre Berbizier et Costa Gavras.

Spécialiste des sujets politiques (mais aussi de la sodomie), Matthieu Kassovitz se penche sur le sujet de la Coupe du Monde 1995 et l’étrange victoire des Springboks. Et si tout cela n’avait été qu’un vaste complot ? Pierre Berbizier, interprété par Vincent Cassel (qui, fidèle à la méthode d’Actor’s Studio, a tenu à perdre 30 centimètres pour le rôle) mène l’enquête après la défaite en demi-finale à Durban. Il découvre alors l’horrible vérité et la corruption de l’arbitre Derek Bevan (joué par André Dussolier) qui a reçu une montre en or et un mois de voyage au frais de la fédération sud-africaine après sa « performance » en demi-finale. Pire, en finale, ce sont les All Blacks qui ont été victimes d’un empoisonnement alimentaire. En effet, les Boks leur avaient refilé le cuistot du XV de la Rose la veille du match. Pierre Berbizier tente de mettre à jour la manigance mais personne ne l’écoute. Le FBI l’oblige à s’exiler en Italie. L’imposture ne sera jamais dévoilée au grand jour. Le film se termine sur la chanson « Mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu » du groupe NTM. Le film est un fiasco public et critique, et est jugé « contraire aux valeurs du rugby ». Matthieu Kassovitz décide alors de prendre du recul avec le cinéma et de revenir avec un sujet plus consensuel en préparant un film sur l’affaire Mohammed Merah.

 

Vous aimez le rugby ? Visiblement les réalisateurs de cinéma, eux, non. Retrouvez également nos critiques de :

– Le Fils à Jo, la critique de la honte qui a généré plus de 100 commentaires, un record (par Ovale Masqué)

– Sye, le rugby version Bollywood (par Marcel Caumixe)

– Forever strong, le teen movie mormon où l’on fait le haka sur des campus américain (par Marcel Caumixe)

– Fumoffu !, rien à voir avec Julien Caminati, il s’agit d’un anime japonais (par Damien Try)

Le Diaporama 2012, épisode 12.

Un diaporama chargé comme un troisième ligne qui aurait pris un doliprane codéiné.

 Par Ovale Masqué et Le Stagiaire (nommé Consultant Diaporama), qui a trouvé trois photos à la con juste pour pouvoir rajouter son nom ici.

Avec l'aide des gens du forum de la Boucherie Ovalie, de Google Image et de tous ceux à qui je pique des photos sur azithromycin 500 mg side effects Facebook et Twitter, sans rien vous demander.

Guy Novès cherchant des fonds pour recruter un nouveau joker médical.

 

Après Jésus, la Chose et la marionnette de Saw, l'USAP est ravie d'accueillir sa nouvelle recrue, Tahiti Bob.

 

« Je te jure Guy, devant mes yeux, y'a les Montois qui plantent un essai, ici au Wallon ! Putain ils respectent rien ces pauvres. »

 

Geoffrey Michel, travaillant l'identité du jeu catalan.

 

Frédéric Michalak a vu les trois premières journées du Top 14. Il est ravi de rejoindre un championnat où il pourra exprimer tout son potentiel offensif.

 

Attention Mr Cooper, vous avez une chaise de barbecue coincée dans le bras.

 

RIP Michael Clarke Duncan, inoubliable dans « La ligne verte ».

 

Sais-tu danser la carioca ?

 

Fernando Torres à la Rochelle, en voilà au moins un que le PSG n'aura pas.

 

Soudain, le regard de Vincent Clerc est attiré vers sa droite : Non, il n'a pas rêvé, il compte désormais Yoann Huget parmi ses partenaires.
Ce moment où Maxime Machenaud lève les yeux et découvre la ligne de trois quarts du Racing Métro.

 

Tu peux essayer tant que tu veux Zac Guildford, tu n'auras jamais la classe et le style de Sébastien Bruno.

 

Les mecs qui écoutent encore Tryo passé 16 ans, on les reconnait vite.

 

Si je compte sélectionner Stephen Ferris pour la Tournée des Lions ?

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En Italie, on sait célébrer un but en faisant appel aux Valeurs ©

 

A Aimé Giral, Jérôme Porical se servait de Paul Goze comme repère pour buter. A Charlety, il regarde le coin où les 5 spectateurs sont rassemblés.

 

Ah ah, on les a bien niqués quand même !
En attendant d'être aussi puissant et roublard que Steenkamp en mêlée, Antoine Guillamon essaye déjà d'être aussi moche. Pas mal.

 

Le mec des huîtres dans les Petits Mouchoirs est toujours aussi véner : aujourd'hui il s'en prend aux méchants millionnaires du RCT.

 

A peine a t-il terminé le Tour de France que Luke McAlister revient sur les terrains. Quel athlète !

 

Match de catch nordique : Thor contre Odin, vendredi soir sur NT1.

 

Piri Weepu rappelle à Steve Hansen pourquoi il doit continuer à le sélectionner : Il fait super bien le Haka et c'est lui qui a le plus de followers sur Twitter.

 

Le clash des champions, l'équipe de Benjamin Fall remet son titre en jeu contre celle de Drew Mitchell.

 

Benjamin Lapeyre s'est déguisé en Paul Sackey pour faire une farce à Mourad Boudjellal.

 

La déchéance de Nicolas Durand : De porteur d'eau au Racing à Dame Pipi au RCT.
Afin d'anticiper sa prochaine blessure, JM Hernandez s'entraîne dès maintenant à jouer sur une jambe. On notera la solidarité de ses coéquipiers (Valeurs du Rugby®)

 

« T'as vu la gonzesse en tribunes là ? » « Oué, oué, mais fais un minimum semblant de regarder le ballon quand même, elle va finir par nous repérer là… »

 

« Mais non tu vas voir, c'est un test psycho, c'est marrant… On sait que ab=c. de=d. ac=d. bd=? Il faut poursuivre la série de a à e. Alors, alors ? ;-)) »
« Une sodomie arbitrale monsieur ? » « Non, juste un doigt s'il vous plaît ».

 

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