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Les Hachoirs d'Or 2012 : la remise des récompenses (1/2)
par Ovale Masque

  • 06 août 2012
  • 9

Puisque que la prochaine saison va bientôt démarrer, il nous faut clôturer la précédente, avec la cérémonie des Hachoirs d'Or. Pour la même raison, on attendra 2015 pour la cérémonie des Hachoirs de la dernière Coupe du Monde. En attendant, vous pouvez continuer à voter.
Ovale Masqué, qui réussit l'exploit de travailler encore moins cet été que le reste de l'année, sort donc de ce qu'il appelle une retraite méditative (communément appelée gueule de bois) pour remettre les trophées à ceux que vous avez choisis dans cette première partie.

Prix Marcus di Rollo : Joe Rokocoko

Joe, intronisé au club des has been du sport.

Ils sont en surpoids, alcooliques, fainéants, obsédés sexuels… bref, ils ont plus le profil de chroniqueurs de la Boucherie que de joueurs de haut-niveau. Année post-Coupe du Monde oblige, le Top 14 a accueilli nombre d'ex-internationaux en pré-retraite, plus curieux de découvrir les plages et les caves à vin de notre beau pays que notre championnat. La compétition était donc dantesque, le choix cornélien, mais au final, vous avez élu… Joe Rokocoko (24%).

L'ancien finisseur des All Blacks (68 sélections, 46 essais, quand même) n'a que 29 ans, soit un âge encore bien trop bas pour signer au Japon. Pourtant, il suffisait de s'intéresser un peu au rugby du sud pour voir que Josevata n'était plus que l'ombre de lui-même aux Blues depuis un bon moment. Sélectionné pour la dernière fois pendant le Tri Nations 2010, il n'était plus dans les plans de Graham Henry pour la Coupe du Monde. Si Alain avait mis ses lunettes, il aurait peut-être pu flairer l'arnaque. Bilan de sa saison : 2 essais contre la Villa en Heinekid Cup et une fin d'exercice sur le banc. Notons tout de même que Joe a marqué 3 essais en 2 matchs amicaux récemment (contre Paris puis Montpellier) ce qui pourrait annoncer une résurrection digne de celle d'Ignacio Mieres, lauréat du Di Rollo 2009.

En deuxième position on retrouve un autre All Black échoué à Paris-Plage, Byron Kelleher (22%), qui s'est ridiculisé en affichant une bedaine à faire peur à Ricky Januarie et un look de joueur de tennis suédois des années 60. Mais de toute façon, le Stade Français l'avait juste recruté pour faire chier les Toulousains, ce qui est un but louable. Enfin sur la dernière marche du podium, peut-être le plus beau candidat, mais qui ne jouissait malheureusement pas de la même aura médiatique que les deux All Blacks : Willie Mason (17%), l'ancien treiziste dont Mourad Boudjellal nous disait récemment qu'il était peut-être sa plus grande erreur de recrutement. Et Dieu sait qu'il y en a eu beaucoup à Toulon.

A noter aussi, la belle performance du Petit Fantôme d'Aimé Giral, Jérôme Porical (7%) qu'on suivra de près cette année au Stade Français, et le très petit score de Sébastien Chabal (6%), qui décidément ne sait plus quoi faire pour qu'on parle de lui.

Prix Bill-Sonny-Gavin Handsome Williams de la plus grosse tête à claques de l’année : Imanol Harinordoquy

C'est un oiseau ? C'est un avion ? Non, c'est SuperMelon !

La belle surprise de la compétition. Face à des cadors du genre comme Gavin Henson, $onny Bill Williams, Willie Mason, c'est finalement Imanol Harinordoquy qui a su tirer son épingle du jeu avec 28% des votes. Bastarocket termine à seulement 16 petites voix, ce qui prouve la qualité de la formation française. Imelon, alias le meilleur joueur du monde quand il a envie (donc environ 5 matchs par an) l'emporte probablement grâce à sa modestie légendaire, ses tweets à vous faire passer Yoann Huget pour un intello et sa grande classe à la sortie de la Coupe du Monde, où il n'a pas hésité à défoncer son ancien coach dans la presse. Avec PSA, il a retrouvé son poste de titulaire à vie et a pu tranquillement roupiller pendant le 6 Nations, et ainsi se réserver pour le Graal : l'Amlin Challenge Cup.

Prix Gavin Henson de la plus belle troisième mi-temps : Olivier Missoup & Rémy Martin

Olivier avait pourtant tout essayé pour être innocenté, en se déguisant en Lillian Thuram. 

Les Britanniques ont montré tout leur talent dans la pratique de la 3ème mi-temps lors de la dernière Coupe du Monde. Blessés dans notre orgueil, nous Français, avons décidé de nous mettre au niveau cette saison. Malgré toute leur bonne volonté, Danny Care et Gavin Henson n'ont donc pu résister aux David & Jonathan de l'Ovalie, Olivier Missoup et Rémy Martin, les outils indispensables de vos réceptions d'après-matchs, avec les Ferrero Rocher. Derrière, Julien Caminati et Arnaud Mignardi, les Kaïras corréziennes, décrochent une deuxième position méritée pour leur virée nocturne à Gotham City. L'année prochaine, Ovale Masqué et Damien Try tenteront de se mettre à niveau en s'affrontant à mort avec des bouteilles brisées, soit le duel des chefs que tous nos lecteurs attendent.

Grand prix du 9 qui casse tellement les couilles que si tu faisais un croisement génétique entre Agustin Pichot et Pierre Berbizier, ben ce serait pas pire : Morgan Parra

Hey regarde Dupuy, c'est ta carrière internationale qui s'envole.

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Un vrai plébiscite pour Morgan Parra : 54%. Le joueur que toute la France déteste (sauf les supporters clermontois et les adolescentes qui ont des posters de lui) mais qu'on est quand même contents d'avoir nous en Equipe de France. Sauf quand sa vitesse de jeu est réglée en mode Yachvili. Donc assez souvent, finalement.


Grand Prix Anders Breijvik du buteur qui ne rate jamais sa cible : Romain Teulet

Le prochain numéro de Strip Tease consacrera un reportage sur la famille Teulet

Le Prix de la Honte qui vient récompenser le joueur le plus consensuel du monde. Il y a sans doute un symbole derrière tout cela mais notre avocat nous a fortement conseillé de ne pas faire plus de commentaires sur cette catégorie.

Prix Philippe Deffins du meilleur président de club : Mourad Boudjellal

Mourad et sa nouvelle recrue en seconde ligne

Il nous disait récemment qu'il était un dictateur. Avec 59% des votes, il réalise donc un score presque à la hauteur de ses ambitions, et relègue le pourtant très compétent Alain Afflelou à la deuxième place avec seulement 25% des voix. Pierre-Yves Révol, le président du Castres Olympique (si si) complète le podium. Seulement 56 votes pour Mohed Altrad, qui malgré ses nombreux efforts de gesticulation reste un parfait inconnu dans le monde de l'Ovalie. Va-t-il sortir la carte magique « sodomie arbitrale » pour enfin exister l'année prochaine ?

Grand prix de la Coupe de cheveux foireuse de l’année : Le RC Toulon

A gauche de la photo, Jonny Wilkinson réfléchit à un moyen de quitter la Rade au plus vite 

Joe Marler a beau avoir écrit « saucisse » sur sa tête, apparemment aucune fantaisie ne pouvait rivaliser avec le génocide capillaire commis par l'équipe du RC Toulon, qui remporte le prix haut la main avec 68% des votes. Un seul regret : on aurait beaucoup aimé voir Wilkinson avec une crête, juste pour voir ses groupies en pleurs.

Barbu de l’année : Martin Castrogiovanni

Martin, apprenant sa victoire au téléphone.

Un prix qui a été créé uniquement pour que les Clermontois puissent gagner au moins un titre cette année. Avec Brock James et Davit Zirakashvili, les Jaunards semblaient avoir des arguments de poids dans la compétition. Malheureusement l'ogre géorgien échoue à la deuxième place du podium (une vieille habitude) puisque c'est le vétéran italien Martin Castrogiovanni, une valeur sûre, qui remporte le prix. Clément Poitrenaud, dit Barbatrous, se positionne à la 3ème place. Une belle récompense pour celui qui a révolutionné la mode en inventant le style du « métrosexuel sans abri ». Par contre, n'essayez pas chez vous, il y a que lui qui arrive encore à pécho avec une dégaine pareille.

Grand prix Heath Ledger du Joker trop vite disparu : Christian Califano

Christian Jeanpierre et Thierry Lacroix, posant en photo avec un jeune fan.

Décidément Heath Ledger aura quitté ce monde en inspirant un bon nombre d'esprits brillants : après la Boucherie Ovalie, c'est James Holmes qui rendait hommage au défunt interprète du Joker il y a quelques jours dans le Colorado. Ici, il ne s'agit pas d'empêcher des spectateurs de voir la fin décevante de la trilogie Batman (où l'on apprend que Marion Cotillard simule encore plus mal que Morgan Parra) mais juste de récompenser le meilleur joker de la Coupe du Monde, ces symboles du capitalisme rampant où l'homme est devenu une marchandise que l'on peut prendre et jeter à sa guise, un peu comme Ovale Masqué le fait avec ses conquêtes.

Et le grand vainqueur de la compétition n'est autre que l'intérimaire de TF1 Christian Califano, intronisé « homme du terrain » pendant le dernier mondial. Son rôle se résumait principalement à assurer aux téléspectateurs que la pelouse était bien verte, et de prévenir Christian Jeanpierre au moment où Sonny Bill Williams enlèverait son maillot. Une tâche qu'il a effectué avec brio, tout en profitant d'un voyage tous frais payés en Nouvelle-Zélande et d'une chambre d'hôtel qu'on imagine luxueuse. C'est sûr, c'était une meilleure affaire que Pékin Express.


Jean-Baptiste Gobelet
remporte la deuxième place pour son intérim au Stade Français, qui l'a définitivement dégoûté du rugby puisqu'il évolue désormais à 7. Akvsenti Giorgadze termine à la 3ème place car il a été le moins nul des deux talonneurs géorgiens livrés en kit au Stade Toulousain.

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