L’histoire du jour de Pierre Albala-Dijo Pierre est vieux et il a plein de souvenirs passionnants. Alors que Pierre Villegueux, lui, est juste vieux. Je dois avouer qu’en me réveillant ce matin, j’avais une petite boule au ventre. Comme avant chaque match, à l’époque. D’ailleurs je viens de penser que j’avais quelque chose à vous raconter. L’histoire du jour donc. Alors, on est en 1973 je crois. Temps maussade, un gris bien automnal, une fine bruine qui nous érafle les pommettes. Surtout qu’avec la crème chauffante sur les cuisses et les bras, on n’est pas loin de l’hydrocution. Bref, on joue Grenoble. Le monstre de la poule dans cette catégorie Reichels. Premier du championnat, déjà qualifié pour le championnat de France. Et puis un pack du tonnerre. Les piliers sont des viandars, dont un mec qui semble avoir été élevé dans une ferme, en portant des bottes de foin de 50 kilos, cinq fois par jour, un dans chaque vérin. On a peur. Surtout qu’avec les gars on a tourné la veille, la tourné des Grands Ducs, comme à la parade. Rentrés 5h, noirs complets. Bref, le coach nous prend aux tripes. « On est pas venu là pour être ici », « On va pas parler technico-tactique pendant deux heures, on va y aller avec une grosse paire et on va les destroncher, ok ? ». Oui chef. Y en pas un qui bronche dans le vestiaire, incrusté dans un pré-fa qui sent le synthol. C’est là que le médecin arrive… Il nous explique qu’aux grands maux, les grands remèdes. Que son père avait perdu un œil ici, il y a 20 ans. Pour se venger, il veut nous refiler des cachets miracles. Histoire d’être chauds comme des baraques à frites sur le terrain. Prêts à tout casser. Ni une, ni deux, on avale ces petites pilules. On se sent de plus en plus forts. Les coups de têtes dans les douches résonnent dans tout le vestiaire. Et même dehors il parait. Grenoble, c’est dans cinq minutes. On se serre, on se frotte le crane. Les liens se font, encore une fois. On se dit des choses qu’on ne s’est jamais dites. Ce match là, on n’a pas le droit de passer pour des peintres. Y a nos familles, nos copines dans les tribunes. Pas envie de passer pour des gigolpinces. On est au sommet de notre art. Notre 10 tape le coup d’envoi. Ca monte comme des morts de faims sous le ballon. Le deuxième ligne qui reçoit le ballon a du voir les étoiles au moment où Lulu lui mettait l’épaule dans le buffet. Bim. En-avant. Première mêlée du match. Pendant la semaine, on s’est dit qu’on allait charger. Bizarrement, ça sent l’entourloupe. Flexion – Stop – Entrez. 50 centimètres d’écart entre les piliers adverses qui prennent un tête contre tête magistral. On pousse fort. Les Grenoblois prennent l’eau et reculent de 10 mètres. Un grand moment de jouissance. L’un des plus beaux souvenirs de ma carrière, les enfants. Ce produit dopant est tentac’. A la mi temps, on en redemande aux soigneurs. Le médecin s’infiltre encore et nous sourit. « Les gars, vous êtes vraiment des truffes. C’était de la vitamine A. C’est dans la tête, c’est dans la tête… C’était la plus belle mêlée que j’ai vu » qu’il nous a dit. Putain d’effet placebo.
Diaporama du 09/05/11 Guilhem Guirado qui côtoie Richie Mc Caw, il n’y a que la Boucherie Ovalie pour vous le proposer. Las des critiques, Lapinou a simplifié son petit livre de jeu. Il est revenu aux bases. Art & Technique : l'apprentissage de la chistera. Bon moi j'en ai ras les crampons, je donne mes 8 jours et je lui rends mon bandeau au Lapinou. Va falloir qu'il se reprenne Mc Caw s'il veut être prêt pour la Coupe du Monde. Finalement, le look Wolwerine c'est quand même pas si mal. Champion de France, ça rend beau et intelligent. Dernière avancée technologique : les Anglais ont réussi à cloner Jonny en 13. Et après on va encore nous dire qu'il n'y a pas de dopage dans l'hémisphère sud... Exclue : la nouvelle recrue du RC Toulon!! Loft story saison 3 : Lloana n'a qu'à bien se tenir.
Pierre Albala-Dijo passe à table Gros dîner organisé chez Lulu, Pierre nous raconte tout. Quoi de neuf chez vous les enfants ? Ici, on fait aller. J’ai encore un peu mal à la tête, à cause d’hier soir. On était tous réunis chez Lulu, un ancien du gaz. Au menu, une blanquette de veau, un gratin et au moins 2 litres de jaja par personne. Une bien belle soirée. On était cinq. La même bande de potes qu’il y a 40 berges, quand on allait aux férias en courant, une bouteille dans chaque main. Hier soir c’était un peu particulier, il y avait une humeur nostalgique, révolutionnaire. A un moment, Lulu a même voulu aller taguer les murs du « cabioton » (notre ancien club house) pour insulter le gougnafier venu de Paris qui venait de racheter notre club. C’est parti dans tous les sens. « Mort aux Parisiens !», « A bas les mercenaires !», « De Gaulle reviens ! », et ainsi de suite. C’est là qu’on a décidé de se mettre une bouteille de prune dans le gosier. Une de moins que les Allemands n’auront pas, qu’on s’est dit. Forcément, entre mecs – oui, pas de femmes en patrouille comme on dit – ça parle rugby. Mais comme il faut, hein. Du Top 14 à la Fédérale 3, en passant par le derby de 4ème série et ce petit gamin de 19 ans qui aurait été supervisé par un club, grand standing, d’après le trou du cul qui vient de Paris. A 23h, on était dès potron-minet alors on a refait le monde. Que soi-disant Marc Lièvremont avait encore des affinités au Pays Basque, alors c’est pour ça qu’Huguet était là. Ça a pas loupé, Fernand a sorti l’accordéon et nous a fait la P’tite Huguette. Il parait, je dis bien il parait (car c’est l’oncle du cousin de la femme de ménage de Marcel qui l’a dit) que Lièvremont voulait rappeler Nicolas Brusque et Elhorga pour aller en Nouvelle Zélande. Alors là, on a ri pendant 20 bonnes minutes. Le temps de sortir une autre bouteille, que Chabal était déjà mort et enterré. Étouffé par sa barbe et pendu à ses cheveux. Ces mecs-là, c’est pas des poètes. A un moment, ça a failli mal finir. Lulu a ressorti des vieilles photos. On avait des sacrés trombines déjà. Mais le problème, c’est qu’il y avait une photo d’un match cadet de 62. A Tyrosse je crois, enfin les maillots étaient noirs sur la photo, vu qu’elle n’était pas en couleur. Le souvenir d’un quart de finale. Malheur. Fernand et Marcel, respectivement ouvreur et arrière se sont encore et toujours bouffé le foie sur une litigieuse action de fin de match… Je crois qu’on perdait de trois points. Fernand voulait faire une «orgie» (feinte de croisée avec le 12, redoublée avec le 13) mais Marcel était partisan d’un drop de 40 mètres, histoire de jouer les prolongations. Fernand était 10, il a pris la décision de jouer. Manque de bol, notre 13 fait un en-avant et l’arbitre siffle la fin. On s’en est jamais remis. Les deux gnolus n’ont plus, et ils ont remis le couvert. Heureusement, on avait Canal+ en fond, un match a commencé. C’était du Super 15, dans le Sud visiblement. Au bout de deux minutes, le deuxième ligne avait déjà fait une chistera et le talonneur un cadrage-débordement. On a pleuré, on s’est enfilé trois bouteilles et on s’est couchés. Pierre PS: A voir, le blog de l’auteur, en vrai, Rugbystiquement votre.
Pierre Albala-Dijo revient sur Leinster-Toulouse Douloureuse défaite, heureuse chronique. Si vous ne connaissez pas encore Pierre, vous pouvez lire son premier billet ici. Leinster-Toulouse, sale journée Bien décidé à pousser de tout mon cœur (pacemaker serait peut être plus juste) le Stade Toulousain, le match a pour moi commencé bien avant l’heure. Reprenons donc par le début. Toulouse tenant du titre devait se farcir des Irlandais, pour pouvoir aller en finale. D’ailleurs pour supporter les Irlandais, il fallait crier « Allez les Bleus », ce qui était très bizarre. 11h45, j’entends une sonnette de vélo, inhabituelle. Je penche le cou et là : le drame. Un nouveau facteur, roux. Jour de match et haine viscérale sur tout ce qui se rapproche de près ou de loin aux britanniques, j’ai balancé un cendrier marqué « Spanghero et fils » dans la tête à l’autre rouquin. Pan, pas loupé l’Irlandais. Le match s’annonce bien. Surtout à l’heure de passer à table (environ 12h30), quand Françoise a posé la galetouze de cassoulet devant moi. Impeccable, les enfants. Sieste à 14h, trois grands verres de chartreuse à 16h. Pas sur un sucre évidemment, on n’est pas des filles, pas des tafioles, encore moins du Stade Français ou de Perpignan. 16h15, je suis bien calé devant mon écran de « tévévision », comme disait Georges Marchais. Merde, y a pas d’hymnes aujourd’hui, c’est vrai. L’Aviva Stadium est bien rempli, on va bien rigoler. J’ai pas l’habitude de m’extasier dans le monde du rugby, mais là. Le silence de cathédrale pour les coups de pieds des buteurs, c’est quelque chose qu’on ne voyait pas à l’époque. Quand on allait jouer à Tulle, Cahors, Le Creusot ou encore Cognac, hé bin… Ca y allait à grands coups de casseroles, tambours et cris de mégères en furie. Par contre on revenait toujours avec quelques bouteilles de pinard, et pas de la piquette, soyez tranquilles. Le match commence très bien après un essai de Florian Fritz, qui m’a étonné par cette intelligence qu’on ne lui connaissait mais alors paaaaaaaaaaas du tout. De là à croire que Skrela a fait exprès de taper sur le bateau pour que son centre puisse marquer, personne n’y croit. Bon, pendant qu’on est dans les louanges, je tiens à tirer mon béret au p’tit Doussain. Un physique à l’ancienne, très très fort. Dire que Burgess King, Beauxis Santiag (je vous expliquerai pourquoi ce surnom un jour) et McDo Allister arrivent… L’occasion de se servir un fond de poire. Ca joue beaucoup des deux côtés et pour une fois les Irlandais ne cassent pas les couilles à gêner les sorties de balles. C’est vraiment plus ce que c’était. Au finale c’est le Leinster qui gagne, et merde. 32-23. A l’ envers, ça faisait 23-32, dommage. J’ai mal à la tête. Vraiment, me plomber ma soirée comme ça, c’est bien un coup des Britanniques. Bravo quand même à Jonathan Sextoy, qui les a toutes mises entre les perches. Visiblement, cet Irlandais sait se servir de son instrument. A mon époque c’était, NOUS, les Français, qui étions réputés pour ça. Encore quelque chose qui a bien changé… Nombreuses observations au cours du match : On apprend encore et toujours grâce à Lathieu Martot que Brian O’Driscoll (également appelé (G)BOD, qui va donc bien avec son compère Sextoy) a décliné l’invitation au mariage princier des rosbifs. Où sont passés Cédric Beaudou et Fabien Galthié ? C’est fou de perturber les gens comme ça. David Skrela ressemble à Jean Bouilhou. Pourtant là, c’est David qui a un bandeau. Raphael Ibanez parle de tactique et d’intelligence de jeu. Un talon pour parler de cela, c’est plutôt marrant. Notre talon à l’époque, ne parlait pas ou alors il demandait juste du rab. Cédric Heymans ne baisse plus ses chaussettes au niveau des chevilles, dommage. Qu’est ce que cette expression à la mode : « il va à la corne » ? Toujours Heymans. Il ressemble à un copain du fils d’un ami à ma grand-mère, mais ça je pense bien que ça ne vous intéresse pas. Pierre Albala-Dijo PS: A voir, le blog de l’auteur, en vrai, Rugbystiquement votre.
Pierre Albala-dijo se présente aux lecteurs de la Boucherie Encore un nouveau chroniqueur dans la dream team bouchère. Voilà ma première chronique. La Boucherie m’a proposé 2 litres d’alambic par papier envoyé. Vous pensez bien que j’ai pas hésité une seule seconde. Le rugby, c’est toute ma vie. Moi, c’est Pierre Albala-Dijo, ami des femmes, de l’alcool et du rugby. Mes plus beaux souvenirs sont ovales. Je ne vous raconte pas les 3ème mi-temps chez la Grande Jaja tout de suite, mais ça ne saurait tarder. Pour l’heure, j’ai les genoux qui cagnent et la cabine avancée. La seule chose qui vaille c’est le rugby. Et encore, hein. Les jeunes de maintenant… Pfiou. C’est plus le rugby de mon temps, pas vrai Yves ? Tiens, je pense à ça : j’ai regardé Real-Barça. Ce Pepe. Je le verrais bien 3ème latte. Ce sera toujours mieux que Chabal. A mon époque on lui aurait tiré les cheveux et coupé la barbe dans un maul à ct’ apôtre. Je ne vais quand même pas m’éterniser là, bien que j’aie des choses à vous raconter les enfants. Mais y a les anciens qui m’attendent au troquet (plus communément appelé un bar) pour taper le carton. Ah, ça me rappelle le bon temps. Avec les joueurs de l’équipe, à chaque voyage en bus on tapait la coinche (ou contrée, suivant les régions). Le père à Jeannot avait fabriqué une planche pour mettre en travers des sièges. Comme ça, avec des vieux restants de poutres qu’il coupait à mains nues. Par contre Jeannot, personne voulait jouer avec lui. On y voyait bien qu’il avait été bercé trop près du mur. Gentil, hein, mais il avait pas toutes les fascines à l’abri. Comme ça tout de suite, il me fait penser à Guirado. J’ai jamais pu piffer les Catalans d’ailleurs. Le souvenir d’un levé de rideau en 69, l’arbitre nous l’avait mis dans le cul. Dimanche après le gigot d’la Françoise, je me mettrais dans mon fauteuil pour voir l’USAP. Bin c’est bien la première fois de ma vie que je vais supporter des Anglais ma foi… Pierre Albala-Dijo
Diaporama du 02/05/11 Cette semaine un diaporama consacré à ce cher (et tendre Guy Novès), plein de sourires, de joie et de bonne humeur donc. Vern Cotter? Mon idole. Jeune padawan, te sortir du cul les doigts il va vraiment falloir. Oui Maître Yoda. Bien Maître Yoda. Guy Novès ravi après avoir fait signer un jeune espoir néo-zélandais inconnu du grand public. Et oui Guy Novès aime les hommes jeunes et délurés. Putain, Philippe! C'est encore toi qui a foutu Médard titulaire? Si tu continues je te remplace par Jean-Ba! Oui docteur, maintenant il se prend pour l'entraîneur, amusant n'est-ce pas? En fait quand personne ne le regarde Guy Novés est un vrai bout-en-train. Là par exemple il se fend la poire après avoir caché des boules de pétanque dans le ballon que Michalak s'apprête à buter. Il va arrêter de siffloter comme un con où je le désintègre avec mon rayon laser qui sort des yeux? Quand on lui a dit que des groupies en tenue voulaient le rencontrer, Guy Novès s'attendait à autre chose... Hé Clément! Tu crois que t'es le seul à pouvoir choper à la sortie du stade?
L’Immonde du rugby N°4 Porter la même coupe de cheveux que Romain Teulet, est-ce vraiment tendance Gavin ? Un épisode dédié aux grands jambons stars de l’Ovalie: Chabal, Henson et Michalak. Et bien d’autres choses encore. Vous avez l’habiude maintenant, c’est sur le Rugbynistère.
L’Immonde du rugby, N°3 Avec la régularité et la vista d’un Frédéric Michalak de retour de l’infirmerie, Ovale Masqué revient envahir le Rugbynistère avec une revue de presse pas très fraîche, comme son humour. Ca se passe ici !
Diaporama du 25/04/11 A La Boucherie, on est des machines, on bosse même les jours fériés. C'est le diapo de la semaine. Sébastien Chabal est formel, quand on a de grosses joues rondes, mieux vaut porter la barbe. La Nouvelle Zélande présente sa nouvelle arme d'attaque pour la Coupe Du Monde : l'hydre à 2 têtes maori. - T'as vu ma jolie coupe aux couleurs de l'Irlande? - Ton T-shirt à la gloire d'Abba est pas mal non plus. Pour l'adresse de mon dentiste, consultez mon blog www.boucherie-ovalie.com A Brive, la sirène signale le début de l'happy hour. Les témoins s'interrogent : pourquoi les joueurs du Stade Français fouissent ils juste devant chez Pfizer? Mais monsieur l'arbitre, puisque je vous dis que je ne faisais que lui enlever délicatement une poussière dans l'oeil... Quel fayot ce Rémy, s'habiller en arbitre après avoir essayé d'en trucider plusieurs! Le petit Alexis Palisson est prié de venir récupérer sa carte d'identité à l'accueil.
Diaporama du 18/04/11 Cette semaine la Boucherie rend un hommage vibrant au grand Cédric Heymans. Plus que des mots, des images. Et la bise à Lapinou au passage. Je suis un grand joueur. Merci mon Dieu, car je ne suis ni Huget, Ni Palisson, ni Traille. Raté! Encore raté!! ENCOOOOORE raté!!! Enc... merde, réussi. Cédric, tu sais qu'à la fin du match tu peux t'arrêter de courir? Tiens, quelqu'un a mis de la glu sur le ballon. Ooh oui, Adaaaaam!! T'as fini de faire le con avec mon slip oui?!?