Le C.O. Labo analyse C.O.-USAP (33-6)

Par Fidel Castro L’impie

Le contexte
Une équipe de Castres dans le doute reçoit l’USAP, en pleine renaissance, et qui regarde désormais vers le haut du tableau. En tout cas, c’est ce qu’on a essayé de nous vendre toute la semaine. A y regarder de plus près, les Castrais sortent d’une prestation solide à Bayonne, avec à la clé les deux points du match nul. Les Perpignanais, quant à eux, savourent encore une victoire bonifiée face aux Bordelais. Victoire sans doute un peu en trompe l’oeil, l’USAP n’ayant en fait joué que les 25 dernières minutes du match.

Le film du match

De la pluie, du vent, du froid, et deux équipes pas forcément réputées pour leur grandes envolées. On se dit qu’on va assister à un grand match, surtout quand on pense à ce que Toulouse a produit comme jeu la veille, dans les mêmes conditions… Et a posteriori, on se dit que c’était pas mal du tout, surtout si on est supporter castrais en fait. C’est pourtant l’USAP qui commence le mieux la rencontre et après une première action presque victorieuse, s’installe dans le camp du CO, et marque 3 points par Hook.

Mais l’ouverture du score par l’USAP, marque également la fin de toute intention de jeu de la part des Arlequins. Une pénalité de Kockott remet les équipes à égalité, et c’est le moment choisi par Christophe Manas, entraîneur de l’USAP et parieur compulsif sur le site de jeux paris-perdants.fr, pour nous donner son pronostic : « Ce match va se jouer à un ballon échappé, une contre-attaque, une chandelle loupée ». Juste pour emmerder Manas, Kockott, sur l’action suivante, offre sa première valise du match à son vis-à-vis Cazenave. Puis il profite d’un hors-jeu pour donner l’avantage au CO : 6-3.

RAS pendant 10 minutes, à part Masoe qui met un cul monumental au frêle Gerrie Britz. La routine en somme. Toujours est-il que l’USAP résiste, jusqu’à une inspiration de Bernard, qui allume une chandelle millimétrée récupérée par Bai (bon en même temps faut pas être un génie pour comprendre l’équation jour de pluie = chandelle + occupation du terrain au pied. Ou du moins, pas un Perpignanais). La balle sort vite, et Kockott envoie la balle à l’aile vers Malonga, qui aplatit en coin.

La deuxième mi-temps commence comme la première avec une domination usapiste d’environ 7 minutes 25 secondes. Et puis plus rien. Jusqu’à la distribution de cartons par Maciello, qui après avoir sorti Tchale-Watchou, envoie le jeune Romain Taofifenua au frigo (oui, il reviendra pour les 15 dernières secondes). Les 10 dernières minutes du match sont un calvaire pour les Catalans : c’est tout d’abord « ce diable de neuf Kockott » (Rodolphe Pirès bien sûr) qui part au ras, passe 3 défenseurs, et crochette Joffrey Michel pour aplatir entre les poteaux. Quelques minutes plus tard, c’est Bernard qui prend l’intérieur de Mermoz, et permet au CO d’obtenir le bonus offensif. De quoi se mettre une bonne murge avec le sentiment du devoir accompli pour les Castrais. Côté catalan, espérons que le passage à la nouvelle année leur permette de prendre la résolution de jouer à fond un match pendant 80 minutes, au moins une fois dans la saison.

 

Les joueurs du C.O

Luc Ducalcon : Un match très solide pour celui qui doit faire face à la rude concurrence de Wihongi. Jouant de moins en moins à Castres, peut-être aura-t-il plus de temps de jeu en Equipe de France ? Oui le CO a toujours du mal à comprendre la logique des entraineurs nationaux.

Scott Murray : Un match exemplaire de la part du guerrier écossais, jamais le dernier dans les rucks, et faisant toujours les bons choix dans le jeu (bon, en fait le bon choix consistait souvent à foncer dans le tas, la tête en avant, chose que Murray maîtrise plutôt bien).

Chris Masoe : Il a fait du Chris Masoe. Il se distingue d’abord en récupérant 2 coups de pieds par dessus de Bernard. Il faut dire que c’était facile pour lui, les Perpignanais n’étant que 4 à la retombée du ballon. Puis il sauve son équipe en fin de match en remontant un ballon dangereux de sa ligne, tout ça en provoquant l’expulsion d’un adversaire. 10 minutes pour le Perpignanais, et Masoe peut se relever avec le sourire (après en avoir rajouté un peu, juste ce qu’il fallait). A son passif, une triple sautée en début de match pour son pote Tekori, qui réussit à récupérer la gonfle allée 12, rang 4, siège 45. Une cagade tellement inhabituelle de la part de Masoe que M. Maciello siffle une pénalité pour le CO, afin de ne pas froisser le capitaine castrais.

Steve Malonga : Pas souvent épargné par les blessures, l’ancien Biarrot est en train de réaliser une très belle saison. Sur ce match, il nous gratifie d’un bel essai après avoir fait semblant d’échapper le ballon, juste pour narguer le dernier défenseur. Un Malonga que l’on retrouve le soir même sur France 2 dans le Plus Grand Cabaret du Monde, avec un superbe numéro de jonglage acrobatique avec ballons glissants

Ibrahim Diarra : Le 3e larron a réalisé une performance très solide. Moins bling-bling que ses deux compères de la 3e ligne, il a été au charbon, et a été précieux sur les phases de rucks. Une véritable cisaille au plaquage.

Rory Kockott : 21 points, 3 percées, 25 « levages » de bras vers l’arbitre. Une bien belle performance pour le numéro 9 Sud-Af’. Il marque même un très bel essai et a droit à sa minute de gloire. Ce que nos amis anglo-saxons appelleraient « The Kockott Minute » (Jean-Pierre Elissalde ayant quitté son poste de consultant à Canal, il a, par là même, renoncé au copyright sur cette blague)

Pierre Bernard : Remplaçant, il rentre très vite suite à la blessure de Cabannes. De très bons choix, autant au pied qu’à la main, et l’essai du bonus en fin de match. Plus qu’un remplaçant de luxe.

Les 3/4 : Pas de grandes envolées, pas d’erreurs monumentales. Pas un match pour briller.

 

Les joueurs de l’USAP

Nicolas Mas : Jamais le dernier pour s’y filer, on a vu un Nicolas Mas solide en mêlée fermée (avec ses compères Schuster et Guirado). La mêlée, seul point positif du match pour les Usapistes. Le Bus faisait peine à voir à la fin du match, quasiment résigné devant le jeu indigent de son équipe

Robins Tchale Watchou : Un carton jaune mérité à la 55e pour Tchale Watchou. Ou peut-être était-ce Chouly. En tout cas, Erik Bonneval n’est pas sûr et ne prend pas de risques, en citant à plusieurs reprises un joueur dénommé Tchouly.

James Hook : 100% de réussite au pied, c’est déjà pas mal pour Hook. Il a bien animé le jeu pendant 10 minutes, en allumant notamment 2 belles chandelles. Puis, plus aucun jeu au pied, notamment durant la 1e mi-temps, alors que l’USAP avait le vent dans le dos. Pas mieux à la main, mais à sa décharge, les mauvais choix et autres passes de maçon de Cazenave.

David Marty : Pas la fête pour les arrières, et encore moins pour le candidat Marty. A noter tout de même une action de classe internationale : une magnifique course en crabe vers les tribunes, conclue par un coup de pied de pilier directement en touche. Pour le féliciter de cette action, le petit – mais très costaud – Sanchou lui distribue un tampon au niveau des chevilles, qui envoie valser le pauvre David. Un envol sur la pelouse castraise, qui, on l’espère pour lui, pourra se traduire par un décollage dans les sondages.

Maxime Mermoz : Pas plus brillant que son compère, il nous fait apprécier sa défense « portes automatiques chez Auchan » sur le dernier essai castrais.

Joffrey Michel : Après avoir signé une prolongation de contrat dans la semaine, Joffrey Michel peut enfin laisser retomber la pression, et faire un bon match tout pourri.

Rugby & Strategy : partie 7, la der’ des der’

Dernière partie ! On y parle de Foch. Vous savez, comme le boulevard !

Rugby et stratégie (7)

Essai d’élucidation du rugby par la stratégie

ou

Les penseurs de la guerre au service du noble jeu

Où l’on apprend que la règle des trois « P » (Pousser, Plaquer, Courir), c’est pas que des conneries…

Le détour par la Chine dans le précédent article nous permet de nous intéresser à une nouvelle notion, qui est celle, fondamentale, des principes de la guerre. Nous avons déjà vu plus haut que certains auteurs s’essaient à résumer l’art stratégique en une phrase bien sentie. Ces tentatives correspondent à la volonté intellectuelle de synthétiser la stratégie en principes qui constitueraient en quelque sorte les « Tables de la loi » et auxquels il conviendrait que le chef se réfère en permanence avant d’élaborer ses plans de bataille. La recherche des principes est une quête incessante et forcément inachevée. Certains les limitent à deux (Amiral Labouerie : « incertitude et foudroyance ») ou trois (Foch : « économie des forces, liberté d’action, surprise »), d’autres, comme le Britannique JFC Fuller, en dénombrent neuf, tout comme l’armée américaine dans ses manuels 1. D’autres encore pensent qu’il n’en faut pas :


Se souvient-on que mon premier principe à la guerre est de n’en pas avoir ? Comment voudrait-on en appliquer deux parfaitement égaux ? Y a-t-il deux situations parfaitement de même ? Il en est des combats comme des visages et, quand ils sont ressemblants, c’est beaucoup ; 2


Et pour cause, l’incroyable variété des situations à la guerre semble décourager toute recherche de recettes immuables. Mais justement, il ne s’agit pas de recette, mais plutôt de guides. Les principes demeurent des références dont la pertinence varie en fonction des circonstances, des buts recherchés, voire, de l’évolution des techniques.
Examinons cependant l’application de ceux du maréchal Foch au rugby :

  • L’économie des forces s’entend parfaitement. Il s’agit de gérer physiquement et psychologiquement les joueurs, non seulement sur un match, mais aussi pendant toute la durée de la compétition. Le coaching permet une rotation saine des joueurs, mais le joueur lui-même doit savoir doser son effort pendant le match et la saison afin de n’être pas « cramé » trop tôt, ou tout simplement ne pas augmenter son risque de blessure. Il faut parfois savoir « s’enlever » pour durer… Mais tactiquement, ce principe est tout aussi pertinent : en attaque, comme en défense, il convient de ne pas se « consommer » entièrement sur un ruck, par exemple, de façon à ne pas se dégarnir ou se priver du soutien une fois le ballon reparti. Mais, de fait, l’économie des forces peut aussi s’entendre dans un sens extensif, comme la capacité à réunir, à concentrer sa puissance en un point ou en un moment, afin de créer un déséquilibre décisif : on en revient à la gestion du temps fort et du temps faible. En synthèse, on pourrait dire que ce principe est un appel à la raison et au recul : il s’agit de proportionner parfaitement l’effort que l’on produit au gain que l’on recherche, immédiat ou à moyen terme.

  • La liberté d’action est, quant à elle, un principe de très large application. Elle vaut aussi bien au niveau individuel que collectif. On peut y voir la faculté à prendre l’initiative, à exploiter les percées, mais aussi la capacité à conserver une marge de manœuvre, en attaque par exemple, en s’assurant des libérations de balles rapides et une domination dans les rucks qui permettent de desserrer l’étreinte adverse sur le temps de jeu suivant, tout en ayant anticipé le replacement défensif, afin de ne pas être surpris par un turn over suivi d’une contre-attaque. Dans la liberté de manœuvre, on peut aussi compter le « sens tactique », c’est à dire la bonne lecture du jeu qui permet, nous en avons parlé plus haut à propos de « l’occasion », de bonifier une situation propice. Cette liberté d’action peut également concerner l’interprétation des règles, tout du moins, une parfaite connaissance des habitudes de l’arbitre, qui permet de jouer jusqu’à la « limite de la faute », voire au-delà. La liberté d’action pousse naturellement à l’offensive, car elle tend à faire prendre le jeu à son compte et à imposer son rythme à la partie et surtout, à l’adversaire, et, à ce titre, n’est pas sans conséquence sur le moral des protagonistes. Toutefois, une stratégie défensive forte, telle celle mise en place par les Australiens lors du dernier quart de finale de la coupe du monde contre les Spring Boks, prouve que la liberté d’action peut aussi être l’apanage du défenseur, qui enferre alors l’adversaire dans une tactique stérile.

  • Enfin, la surprise stratégique est « la possibilité pour l’ennemi de nous attaquer quand nous ne sommes pas en état de le bien recevoir ; (…) en raison même de l’insuffisance (…) du renseignement. »3 On doit donc à la fois se prémunir de la surprise en recherchant une forme de sécurité, tout en essayant soi-même de dénier cette sûreté à l’adversaire. Dans le rugby moderne, un premier outil pour éviter la surprise est la vidéo. Celle-ci est, en quelque sorte, le service de renseignement du club qui permet d’analyser le jeu adverse, comme un satellite espionnerait les fortifications de l’ennemi qui ne seraient pas dissimulées. Réciproquement, l’étude statistique et systématique de l’adversaire doit normalement mettre en évidence ses points faibles, et, de fait, l’empêcher d’agir en sécurité. La surprise peut être technique : la tortue béglaise en 1991 est emblématique de l’avantage que peut procurer une innovation tactique d’autant plus efficace que ceux qui l’employaient étaient les seuls à la maîtriser parfaitement. L’appel à des spécialistes du jeu au pied ou de la préparation physique dans les années 1990 a apporté un avantage temporaire mais décisif aux premières équipes qui en ont bénéficié. La surprise peut naturellement naître de l’organisation collective, qui fait peser une incertitude, grâce, par exemple, à une combinaison nouvelle ou inattendue. Typiquement, l’essai des All Blacks en finale de la dernière coupe du monde a surpris les Français, qui, mésestimant le danger, ont défendu sur le lancer et ont délaissé l’intervalle dans lequel s’est engouffré le marqueur. La surprise peut également être le fait d’un joueur hors-normes, tel Jonah Lomu, à lui seul en mesure de déchirer une défense sur toute la longueur du terrain. Posséder un tel joueur dans son équipe est une garantie d’insécurité pour l’adversaire. Ce dernier sait qu’à tout moment, d’une part, le phénomène peut frapper, d’autre part, qu’il doit se focaliser sur un joueur au détriment, peut-être, des autres. De même, des joueurs insaisissables, capables de gestes de classe et improbables, tels Frédéric Michalak ou Sione Lauaki, sont en mesure de créer la surprise par une inspiration dont ils ont, seuls, le secret. La surprise, enfin, naît du hasard, du « brouillard de la guerre ». Elle peut être le résultat d’un fait de jeu, un contre sur un dégagement au pied, un rebond improbable ou une sortie de balle en mêlée mal négociée. Dans ce cas, elle surprend les deux protagonistes et c’est à celui qui sera le plus prompt à exploiter la situation initiée si soudainement.

 

Ainsi se conclut donc l’essai de Vern Dublog. Pour plus d’élucubrations, la Boucherie vous invite fortement -non, vous somme- d’aller directement sur l’excellentissime Blog de Vern Cotter.

1 Col. Herbert R. Tiede, USMC (à la retraite), « Principles of War », Marine Corps Gazette (avril 1995), p. 54.

2 Prince de Ligne, Préjugés et fantaisies militaires, Sur l’infanterie, Des choses extraordinaires, 1780.

3 Ferdinand Foch, Des principes de la guerre, Conférences faites à l’école supérieure de guerre, Berger-Levrault & Cie, Paris, 1906, p217.

Le Rade’Labo analyse BO – Toulon (25-6)

Quand une équie a besoin de trois joueurs pour arrêter Baby, généralement c’est que ça va mal.

Par Daniele Rairault et Pilou (a.k.a Toulon Connection)

 

Le contexte

Le troisième du championnat se déplaçait chez une lanterne rouge qui avait beaucoup à se faire pardonner. Les supporters toulonnais, fidèles à leurs valeurs, ne doutaient pas une seconde de l’issue de la rencontre. Les forums de Rugbyrama (et leur indéniable précision sportive, doublée d’une franche honnêteté) résonnent encore des appels au bonus offensif, à un jeu ambitieux, à un destronchage dans les règles.
Bref, le 31 décembre 2011 devait consacrer le beau début de saison du RC Toulon et envoyer le BO en proD2. On prend une bière, on s’assoit avec les copains et on se prépare à savourer…
Que la vie est cruelle.

 

Le film du match

Les Toulonnais, comme d’habitude, se la pètent et décident de jouer contre le vent en première mi-temps. Le BO en profite et marque un essai d’entrée, après une cagade monumentale de Jone Tawake. Derrière, Yachvili et Bosch animent à merveille, faisant reculer les Toulonnais par un jeu au pied judicieux ; le parfait contraire des chandelles rétroactives que Sir Jonny a monté tout l’après-midi.
Même si les avants basques ne sont pas tous des lumières (suivez notre regard vers Jérôme Thion), ils ont rappelé aux téléspectateurs de Canal +, qui ne dormaient pas encore, que l’envie pouvait parfois suppléer le talent.
Mention spéciale pour la troisième ligne Lakafia-Lauret-Guyot, qui, sans être brillante, a été suffisamment efficace pour dominer tout le match.

La deuxième mi-temps est un peu plus équilibrée. Un peu plus chiante aussi. Lorsque Wilko a commencé à tenter les pénalités alors que le RC Toulon était mené 19 à 0, on a compris que le bonus défensif serait un moindre mal.
Pendant ce temps, le Yach’ et Bosch continuaient de faire rien qu’à embêter nos ailiers en jouant dans leur dos. La coupe étant pleine, nos terribles guerriers ont gardé leurs forces pour le Réveillon et se sont un peu laissés vivre.
En même temps, les Biarrots avaient l’air tellement contents à la fin…

 

Les joueurs du RCT

– La première ligne : Lewis-Roberts, Bruno et Kubri ont subit plus ou moins tout le match face à des Biarrots qu’on enterrait déjà. Des reculades à n’en plus finir en mêlée fermée, des impacts mal encaissés et une défense moins active que d’habitude ont, sans doute, poussé Bernie le Dingue à remplacer le trio en début de seconde mi-temps.
Si certains supporters saluaient la blessure de Genevois et la fermeture de la pizzeria qui allait avec ce dernier, il s’avère que Bruno puis Ivaldi ont envoyé autant de réginas et de calzones l’un que l’autre, même si le jeune talonneur de 20 ans s’est avéré un peu plus dynamique, lors de son entrée en jeu.
À droite, Carl Hayman n’a pas réglé les problèmes en mêlée mais a proposé des solutions dans le jeu. Lolo Emmanuelli n’a, lui, pas surclassé son partenaire gallois, peu présent, même dans le travail de l’ombre ; enfin ça c’est plus dur à voir.

– La deuxième ligne : on a beaucoup vu Simon Shaw au ruck, en défense, en touche. Des fois, on aurait préféré moins le voir (en touche), des fois il a vraiment apporté à l’équipe (en défense). De toute façon, on le voit beaucoup parce qu’il est grand. Dean Schofield a été tout à fait correct également, sans plus. La rentrée de Christophe Samson, aussi utile que la note du match proposée par Canal +, n’a pas fondamentalement changé la donne (on ne s’en était pas aperçu, pour être honnête).
L’événement fut le premier match de Bakkies Botha, qui n’a pas pris de carton en 10 minutes de jeu. Chapeau !

– La troisième ligne : Jone Tawake a multiplié les fautes de mains amenant notamment le premier essai des Radis. En même temps, il lui manque toujours un doigt. Captain Joe, qui n’est d’ailleurs plus capitaine, a passé un bon premier de l’An à la terrasse du Coji (les Toulonnais reconnaîtront). On nous indique qu’il aurait joué le match face au BO… Première nouvelle. Steffon Armitage a, par contre, surnagé. Omniprésent dans les rucks, il a aussi un peu participé en attaque. Bref, bien joué.

– La charnière : Quand Wilko loupe ses chandelles, on sait que c’est un match de merde. C’était un match de merde, même si s’acharner à monter des quilles contre le vent pendant une mi-temps relève plus de la bêtise que du courage.
Fabien Cibray, lui, a souffert une fois de plus. Il enchaine les prestations moyennes et le fait de retrouver ses anciens copains n’a pas dû aider (d’où la friction avec le Yach’). L’arrivée de Bernie a marqué chez lui une baisse de niveau notable. De plus, il se murmure à grands cris qu’il devrait partir à la fin de saison (on le dit prêt à accepter le poste laissé vacant par Michalak, chez les Lolos Noirs). Pas les meilleures conditions pour jouer derrière un pack qui recule. Peuchère.

– Les centres : Ils ont beaucoup tenté, peu réussi, mais toujours avec de l’envie. Gabi Lovobalavu et Mathieu Bastareaud ont l’air de bien s’entendre, ils sont complémentaires et pas mauvais défenseurs. Pas les pires, en somme.
Pendant ce temps, Messina commence à s’habituer à sa nouvelle place, sur le banc, et Willie Mason continue de gonfler le chiffre des bars et boîtes toulonnais.

– Les ailiers : Après nous avoir habitués aux relances du bout du monde, David Smith a fait valoir son jeu au pied, en tapant trois coups de pieds de diplodocus (contre le vent), offrant au BO trois touches dans les 22’ toulonnais. David n’est pas meilleur botteur que tacticien, ou chanteur. Il est également l’auteur d’un très beau plaquage, dit en porte de saloon, sur l’essai de Bosch.
Christian Loamanu n’a guère plus brillé. Bien pris par la défense (il faut dire que charger son vis-à-vis dans l’espoir de le tuer sur le coup, ça ne fonctionne que la première saison), il gratifia le public d’Aguilera d’une relance qui coûte trois points à son équipe après la cloche de la mi-temps. À la Boucherie, on recherche également des preuves indiquant que ce joueur a réussi une passe dans sa carrière. L’appel à témoins est ouvert.

– L’arrière : Benjamin Lapeyre, et sa coupe de moine surfeur, a fait du Lapeyre (y en a pas deux donc), pas mal sur le jeu au pied, moyen sous les ballons hauts et très aléatoire sur ses choix tactiques.

 

Les joueurs du BO

Dimitri Yachvili : Enorme. Le Yach’ a marqué la quasi-totalité des points de son équipe. Il a su temporiser et jouer au pied ; on parlerait presque de dépendance pour le BOBP. Retour gagnant pour l’international, au moment même où le comité de sélection pense et repense la composition du XV de France pour le prochain VI Nations.

Marcello « pampa boy » Bosch : Dans le sillage de son demi de mêlé. Marque un bel essai et tape un beau drop, permettant de plier le match à la mi-temps, avec un lourd 19-0. On le savait fantasque, il peut se révéler tacticien : il sait qu’on ne s’obstine pas à taper des chandelles contre le vent.

Damien Traille : « Couteau-suisse man » n’a pas fait de faute en défense, ni en attaque. Comme quoi, il a peut-être un poste de prédilection finalement…

Ian Balshaw : Ne s’est pas taillé en défense et se paie le luxe de couper en deux Wilko sur un gros plaquage.

Les avants : Ont montré beaucoup plus d’envie que leurs homologues toulonnais, et ce dès l’entame de la rencontre. Probablement la clef du match. Bons dans le jeu au près en seconde mi-temps. On pourra, tout de même, leur reprocher d’aller très nombreux au ruck, au contraire des Toulonnais. En même temps du coup, le BO a gardé ses ballons.

La troisième ligne : Même amputée du fi-fils à son papa, j’ai nommé ImaLol Hari-quelque chose, la troisième ligne basque a été performante. Sans grandes envolées, elle a su montrer sa force dans le travail obscur et surtout en défense.

Daniele Rairault et Pilou

Rodrigo Capo Ortega passe sur le grill

Capo Ortega entre dans la légende de la Boucherie avec cet excellent questionnaire.

Un grand merci à Matthieu dit « Thieum des bois » pour avoir réalisé cette interview, ainsi que l’introduction. Ovale Masqué pour la bio de Capo.

 

Chers Amis Carnivores,

Aujourd’hui je vous emmène dans cette petite vallée face à la si belle Montagne noire, là ou la charcuterie a été élevée au rang d’art… quelques jambons de Boissezon ou de Lacaune, la saucisse, le melsat, les bougnettes,… tous ces noms poétiques et charmeurs sont inséparables de la petite ville de Castres.

Autant la triperie se trouverait à Montferrand, autant la charcuterie c’est à Castres.

Avec ces beaux poulets….

Pascal papé a fait ses classes à Castres où il apprit de Lionel Nallet et aussi probablement de notre ami Rodrigo… l’art subtil de la mandale latine, la planchette uruguayenne, le coup de tête de Rio de la Plata…

Rodrigo nous fait l’amitié de répondre au fameux questionnaire qui circule et intimide tout le Top 14…

Rodrigo Capo Ortega

Rodrigo Capo Ortega est né le 8 décembre 1980 à Montevideo. Doté d’un nom de dictateur sud-américain, il va néanmoins se diriger vers un sport plus pacifique (quoique), le rugby, et fait ses premiers pas au Carrasco Polo Club, prestigieux club  uruguayen, avec qui il devient champion national. Avec Juan Pablo Lemoine ou Juan Carlos Bado, il va faire partie des quelques Teros a percer dans le championnat de France. Après son arrivée à Millau (Fédérale 1) en 2001, il rejoint dans la foulée la première division et le Castres Olympique, qu’il n’a pas quitté depuis. Seconde ligne particulièrement guerrier (12 cartons jaunes, un rouge en 10 saisons dans l’élite) également capable de dépanner en troisième ligne, il devient un joueur indispensable du CO, avec qui il remporte le Challenge Européen en 2003. Il a également participé à 6 campagnes de H-Cup avec les castrais.  En sélection, il compte plus d’une trentaine de capes, pour 5 essais inscrits, et a participé à la Coupe du Monde 2003.

Son site officiel avec sa bio à lui, où l’on apprend notamment qu’il a débuté à l’arrière. On aurait pas deviné.

 

  • 1. Un club ?

Carrasco Polo Club (Uruguay)

 

 

  • 2. Un technicien ?

Washington Amarillo.

 

  • 3. Une équipe ?

Castres Olympique.

 

  • 4. Un match ?

Uruguay – Géorgie (Coupe du Monde 2003, victoire des Teros 24 à 12)

 

  • 5. Une action ?

Mon essai contre Albi au cours de la saison 2007/2008.

 

  • 6. Un geste ?

Une « explication » avec Trevor Brennan, lors d’un match contre Toulouse.

 

  • 7. Un poste ?

2ème Ligne, évidemment !

 

  • 8. Un stade ?

Marcel Michelin à Clermont-Ferrand. Une ambiance, un public, une atmosphère !

 

  • 9. Une victoire ?

CO – Montpellier cette année.

 

  • 10. Une défaite ?

Montpellier l’année dernière en barrages. Argh !

 

  • 11. Devise de club favorite ? Ou devise tout court ?

« No hagas lo que no te gusta que te hagan. »

 

  • 12. Le joueur avec qui vous auriez aime jouer sur le terrain ?

Pato Albacete.

 

  • 13. Celui que vous n’aimeriez pas croiser sur le terrain, et encore moins dans une ruelle sombre et étroite ?

DSK !

 

  • 14. Celui avec qui vous ouvrirez bien un bar à putes à Bogota ?

Xavier Fabre…

 

  • 15. Celui avec qui vous auriez aimé faire une 3ème mi-temps ?

Vincent Moscato.

 

  • 16. Celui avec qui partir à la chasse à mains nues dans la forêt Amazonienne ?

Yannick Forestier

 

  • 17. Votre boisson préférée avant le match? Après le match?

Avant le Match : le Maté…

Après : Fernet-branca/coca

 

  • 18. La première fois…

… à la télé ?  Uruguay – Chili (tournoi Sud-américain).

… au stade ? Béziers – Toulouse en quart de finale du Top 16.

… sur le terrain ? Avec le Carrasco Polo Club…

 

  • 19. Thé ou Café ?

Café !

 

  • 20. Levrette ou 69 ?

Les deux ! C’est mieux.

 

  • 21. Il reste 10 minutes à jouer… cagade dans ses 22 qui offre 5 points à l’adversaire ou expulsion pour plaquage cathédrale ?

Expulsion et sortir sous les applaudissements un peu comme contre UBB cette année !

 

  • 22. Se faire enfoncer en mêlée ou se prendre un cad’deb d’ecole?

Le cadrage-débordement.

 

  • 23. Damien Traille ou McGyver ?

MacGyver

 

  • 24. Pour la 3ème mi-temps: Byron Kelleher ou Paris Hilton ?

Paris Hilton

 

  • 25. Pour partager votre cellule ?

Seul

 

  • 26. C’est qui le plus fort, Jamie Cudmore, Bakkies Botha ou l’hippopotame ?

Moi

 

  • 27. Vous préférez vous faire plaquer par Chabal ou par votre petit(e) ami(e)?

Ma petite amie, elle fait moins mal physiquement.

 

  • 28. La chanson paillarde que vous aimez secrètement ?

« Lèche-moi, lèche moi,…. » C’est très poétique !

 

  • 29. David Marty ou Marty McFly?

Marty McFly

 

  • 30. Expliquez la règle du plaqueur/plaqué sans utiliser de ponctuation.

Demande plutôt aux arbitres de se mettre d’accord sur la définition.

 

  • 31. Ca vous étonne Ovale Masqué qui mange un yaourt ?

Non, c’est bon pour son transit…

 

  • 32. Bon alors, c’est qui qui a pété la gueule à Bastareaud en fait ?

Je ne sais pas. Mais il est costaud Bastareaud… ca doit être au moins l’hippopotame ?

 

  • 33. Pourquoi avoir perdu votre temps à répondre à ces conneries, franchement ?

Pour faire plaisir

 

  • 34. Un oubli ? Un mot à ajouter ?

Une expression : « la puta madre que te pario !! »

 

  • 35. A qui voudriez-vous que ce questionnaire soit posé ?

Rafaèl Carbalo

Présentation Taupe 14 : Castres

Ou le club qui terminera 3ème et se fera éliminer en barrages.

Par Fidel Castro l’Impie,

 

Le club

Le Castres Olympique, qui s’y frotte s’y pique ! Bon, en fait c’est vraiment nul comme accroche, ça marche même avec le Biarritz Olympique, c’est pour dire le non-sens de la rime. Pour vous épargner ce genre de bons mots et autres associations phonétiques foireuses, nous nous contenterons, dans la suite de cet article, de parler du CO.

 

La ville

Castres, petite bourgade de 50,000 habitants où il fait bon vivre. Une architecture pittoresque, avec notamment les maisons sur l’Agoût…et sinon les bureaux de Pierre Fabre. A signaler deux fleurs au palmarès des villes fleuries de France, un très beau théâtre, un resto une étoile au Michelin, et des boîtes de nuit généralement réservées par les joueurs (oui, il faut savoir qu’un Iosefa Tekori en transe musicale, ça prend déjà un tiers du dancefloor du Pop Art). Sinon un petit week-end à Toulouse ou à Barcelone, ça peut être sympa de temps en temps.

 

L’Histoire

Le CO doit sa naissance à plusieurs élèves du Collège de la ville, désormais rebaptisé Collège Jean Jaurès, en hommage au troisième homme le plus vénéré à Castres, juste derrière Pierre Fabre et Chris Masoe. Lors d’une soirée bien arrosée à la Brasserie de l’Europe, deux des étudiants présents s’accrochèrent, et en vinrent aux mains, bientôt rejoints par l’ensemble de leurs camarades de classe. La bagarre générale, élément fondateur de notre jeu, voyait le jour dans la cité castraise. Il ne manquait plus aux convives qu’un ballon de forme ovale. Ballon immédiatement fourni par le barman, qui pria ces jeunes gens d’aller exprimer leur tendresse en dehors de son bar, chose qu’ils firent en allant terminer ce qu’ils avaient commencé sur le terrain vague le plus proche. Ainsi naquit le CO, un beau jour de Février 1906.

Le club rencontre quelques difficultés pour se développer, cela étant notamment dû à la Première guerre Mondiale, durant laquelle de nombreux joueurs du club périssent. Paradoxalement, c’est juste après la Deuxième que le club va écrire les plus belles pages de son histoire. Le capitaine Jean Pierre-Antoine va ainsi mener ses troupes vers la gloire, en décrochant une Coupe de France en 1948, et surtout deux Brennus consécutifs, en 1949 et 1950. Mais le décès du capitaine emblématique du CO, suite à un coup dans la tête reçu pendant un match de championnat, va marquer un coup d’arrêt terrible pour ce club, alors en haut de l’affiche. Plus rien pendant 30 ans, hormis sans doute la grande carrière de Gérard Cholley, ancien militaire boxeur, reconverti joueur de rugby boxeur. Un monument du rugby Français, qui aurait sans doute fait détaler une première ligne Anglaise ou Ecossaise, ou les deux réunies, un samedi soir dans une ruelle sombre. En témoigne sa première place au classement des joueurs Français les plus effrayants de tous les temps, réalisé par nos amis Anglais du Times.


Cholley en compagnie d’un jeune fan

Toujours est-il que si Cholley fait fuir ses adversaires, il n’attire pas non plus les titres. Même pas de Challenge Mickey à se mettre sous la dent, et le club doit même passer quelques années en Deuxième division. Mais Alléluia, un miracle se produit en 1988 ! Le dénommé Pierre Fabre, fondateur des Laboratoires du même nom, et employeur de 120% de la population du bassin castrais, décide de racheter le club, pour en faire une machine de guerre. Comme Mourad finalement, en légèrement moins bling-bling. Et les résultats paient immédiatement : remontée dans l’élite en 1989, demi-finale en 1992 et Brennus l’année suivante. Une victoire incroyable sur Grenoble, avec deux pénalités de Labit, un drop de Francis Rui, et un essai totalement incontestable du capitaine All Black Gary Whetton. En tout cas, heureusement que l’arbitrage vidéo n’existait pas à l’époque, les Castrais seraient peut-être redescendus dans le Tarn la queue basse.

Encore une finale en 95 – perdue contre ces salauds de voisins Toulousains – et puis plus grand chose. Mais Alléluia bis, Labit décide de revenir au pays avec son ami Travers. Le travail remarquable des deux Lolos (rien à voir avec les amis de Frédéric Michalak), permet au CO d’atteindre les barrages deux années de suite avec le 10 e budget du top 14.

 

Les couleurs

Allez, allez, les bleus et blancs du Cas-sse-treees Olympique ! Un bleu quand même plus foncé que nos – autres – amis du Pays Basque. Mais ce ne fut pas toujours le cas ! Les maillots du CO étaient à l’origine gris et noir (en fait j’en sais rien, c’est Wikipédia qui le dit). Heureusement quelques joueurs prirent l’initiative de refourguer ces maillots du plus mauvais goût à de jeunes joueurs, lors d’une tournée en Nouvelle-Zélande. Maillots qui ne furent utilisés par lesdits jeunes gens, qu’à une seule reprise, un soir d’Octobre 2007 à Cardiff.

Un bon souvenir

Le stade

A l’origine Stade Olympique, le stade du CO est rebaptisé Pierre-Antoine, en l’honneur du capitaine Castrais tragiquement disparu, et accessoirement boucher de profession. La Tribune Présidentielle porte, elle, le nom de Francis Rui, autre figure de légende en pays tarnais, lui aussi disparu tragiquement. La relative petite taille du stade (capacité d’accueil de 11,500 spectateurs, en comptant les spectateurs debout le long de la rambarde, qui achètent leurs places tous les week-ends juste dans l’espoir de pouvoir mettre une petite mandale au talonneur adverse pendant une générale), oblige le club à délocaliser certaines rencontres à Toulouse, et plus récemment à Béziers. Une réussite financière incontestable, mais des résultats sportifs mitigés, couplés à un certain mécontentement des supporters les plus fidèles (et surtout sans le permis, comme votre serviteur).

Il est des nôtres…

L’emblème

Plutôt sobre, le logo du CO est constitué d’un C et d’un O bleus imbriqués, sur fond blanc. Un logo sobre qui contraste avec la mascotte, Olympix, sortie de nulle part il y a de cela quelques années, et dont le derrière imposant rappelle celui de Iosefa Tekori à chaque début de saison, après deux mois passés aux Samoa. Sinon un petit Kop tribune nord, Puissance Castres, plutôt enthousiaste, et qui permet au stade de ne pas sonner trop creux les jours de matchs à l’ancienne.

Les joueurs-clés

Chris “Chuck Norris”Masoe. Tout est dit ou presque. Tout simplement le meilleur numéro 8 du championnat, plaqueur, gratteur, des cannes de centre, une puissance de feu, des passes après contact digne d’un compatriote ex-futur-ex joueur à XV… En plus il à l’air sympa, surtout quand on le croise dans les toilettes de Pierre Antoine, parait-il. A signaler, sa faculté à être partout sur le terrain, et même à se dédoubler. En tout cas c’est ce que pense Fabien Pelous qui, au micro de Canal, l’appelle une fois Chris Masoe, une autre fois Jo Maso. Autres légendes du Club, Romain Teulet et Rodrigo Capo-Ortega, respectivement les pieds et le cœur du CO. Là aussi, les belles années vont se faire rares, mais pour l’instant nos deux tauliers répondent toujours présent. Si vous êtes fan du ténébreux seconde ligne uruguayen, il a répondu pour nous au questionnaire des Bouchers. Un honneur pour nous.

Au rayon des joueurs clés, on pourrait citer Iosefa Tekori (vous l’aurez compris, je l’aime bien celui-là). Sans doute le joueur le plus décontracté du Top 14. Malheureusement ça lui arrive d’oublier de se concentrer pendant les matchs, et il a su se distinguer par quelques magnifiques cagades. Par contre, quand il décide de jouer, il peut remonter tout le terrain en percutant la moitié de l’équipe adverse, et en mettant des cad-debs à l’autre moitié, tout ça en tenant le ballon à une main et en faisant le pas de l’oie. Pierre Rabadan s’en souvient…ou pas d’ailleurs.

 

Dans les lignes arrières, on ne peut pas passer à côté de Seremaïa Baï, le régulateur du jeu de trois-quarts du CO. Sans doute le Fidjien le moins fantasque du championnat, mais quelle vista et quelle technique ! Aux ailes, le lutin Marc Andreu, continue à confirmer saison après saison son énorme talent. Sans doute des progrès à faire au niveau du mental et de la zen attitude, surtout quand il croise son grand ami Maxime Médard, qui arrive à le rendre fou à presque chaque match. Enfin un dernier hommage appuyé doit être rendu à Romain Martial. Un ailier puissant recruté l’année dernière à Narbonne, et qui s’était illustré, pour son premier match sous ses nouvelles couleurs contre Toulouse, par des stats de feu : 5 ballons, 4 en-avants. Quelques matchs plus tard, le voilà banquette et même relégué avec les espoirs, avec qui il attaque la nouvelle saison. Même pas inscrit sur la liste des joueurs pouvant disputer la H Cup, il profite de la blessure d’Andreu pour réintégrer le groupe et tout exploser. Deux essais et homme du match contre Northampton, il se permet de rattraper Sivivatu à la course une semaine auparavant, et dépose Rokocoko il y a quelques jours, pour aller aplatir un essai après une conduite de balle de pousse-caillou catalan. Attention à lui tout de même, la famille Rokocoko/Sivivatu risque de mettre un contrat sur sa tête avant les matchs retour.

 

Les recrues

Devant, le retour du jeune Marc-Antoine Rallier, très véloce, et l’arrivée de Brice Mach offrent pas mal de solutions et de profils différents au talonnage. Malheureusement, il semblerait que Matthieu Bonello n’ait pas apprécié l’arrivée d’un nouveau concurrent, et l’a clairement fait savoir à Mach, en témoigne cette photo volée au camp d’entraînement du Lévézou. Au poste de pilier, l’ancien Toulonnais Saimone Taumeopeau est à l’infirmerie depuis le début de la saison. Quant à l’excellent Karena Wihongi (qui ne fait pas vraiment rire malgré son prénom), il s’est déjà imposé à droite et a réussi à reléguer Luc Ducalcon sur le banc.

Mais les bons coups du recrutement ont surtout été réalisés à la mêlée. En cohérence avec sa politique de recruter des demis de mêlée aux noms rigolos – ou à la con, c’est au choix, le staff a décidé de frapper un grand coup, en recrutant dans le même temps Rory Kockott et Thierry Lacrampe. Imaginez une seconde le duo historique Salviac-Lacroix commentant un match du CO : « La Cabannes est tombée sur le chien », « Ohhh la belle Kockott !! ». Heureusement qu’Heaslip ne joue pas a Castres, sinon on aurait aussi dû se tartiner les blagues de Mathieu Lartot. Pour en revenir à nos moutons, ou plutôt à notre poulet (un bon poulet de grains par ailleurs), Kockott, c’est un demi de mêlée moderne, qui attaque beaucoup la ligne, et est en plus un excellent buteur. Par contre, niveau capillaire, c’est un peu moins moderne, et sa coupe mulet, avec une petite tresse en guise de queue de cheval, nous donne une idée de ce que donnerait un croisement génétique entre Chris Waddle et un danseur de tektonik. Le plus classique Lacrampe est quant à lui un neuf très prometteur, qui pourrait attirer l’œil de PSA d’ici à la prochaine Coupe du monde. On peut prendre les paris si vous voulez. En résumé, les titulaires du poste l’année dernière, Albouy et Sanchou (oui, on peut aussi les considérer comme des noms rigolos), risquent de cirer le banc pendant un moment.

En 10, le recrutement s’annonçait bon avec Rémi Talès, mais celui-ci n’a pas forcément convaincu, et a dû faire face à la concurrence de l’éternel prometteur, Pierre Bernard, moins bon défenseur, mais beaucoup plus agile avec ses pieds. Pis, Talès vient de se flinguer les croisés, on ne devrait pas le revoir avant l’année prochaine. Mais bon Chris peut aussi jouer 10 quand il a en a envie. Une première année difficile également pour l’autre Rémi, le jeune Rémi Lamerat, un des grands espoirs Français au centre, dont le retour est quand même espéré avant la fin de la saison. Aux ailes, on retrouve la star de ce recrutement, Max Evans. Un joueur hyper-talentueux, mais qui à force d’avoir côtoyé les frères Lamont en sélection, semble être atteint du syndrome de coffre-à-ballonite. Espérons qu’il se soigne vite, pour lui et surtout pour le jeu de 3/4 du CO. Enfin, dernière recrue, Pierre-Gilles Lakafia, qui, après des vacances d’un an à Toulouse, a choisi de venir relancer sa carrière dans le Tarn. Bon, il est pas mauvais, mais c’est vrai qu’on aurait préféré prendre son frère.

 

Le boucher

Avec comme sponsor un groupe cultivant “l’art de la viande”, cette rubrique ne pouvait pas mieux tomber pour le CO. Pourtant, difficile de dégager un boucher parmi ces gentils garçons. Peut-être Kiril Koulemine. Pourquoi lui ? Parce qu’il est Russe, fait 2 mètres et 125 kilos. Un bon gros délit de faciès en fait. Sinon, on pourrait citer ce bon vieux Kockott, qui en plus de jouer comme un avant, s’adonne aux mêmes passions que ces derniers. Adam Thomson confirmera. Notez que ce collabo de Craig Joubert est à l’origine de la sanction de ce geste d’artiste…

 

Le joueur au nom imprononçable

Anton Peikrishvili. Heureusement que chaque club à son Géorgien de service, ça permet de remplir cette rubrique.

 

Objectifs

Les objectifs du club sont clairs : faire mieux que l’année dernière, autrement dit enfin atteindre les demi-finales. Et plus si affinités. Avec une quatrième place à mi-parcours, la chose se présente assez bien.

 

Scenario idéal

Après 5 victoires, 4 matchs nuls et 4 défaites lors de la phase retour, le CO termine 4e de la phase de poule, derrière Toulouse, Clermont, Toulon, et devant le Stade Français et le Racing. Le match de barrages contre le Stade Français s’annonce tendu, et le CO arrache la victoire à la dernière minute, grâce à un essai de Tekori, qui réussit le super combo. A savoir allonger, sur la même action, Rabadan, Roncero, et Contepomi, qui pour sa part, ne s’était pas encore remis d’un terrible tampon de Masoe à la 5e minute de jeu.

C’est désormais Clermont qui se dresse sur la route des Castrais. Clermont devant jouer la finale de H Cup une semaine plus tard, Vern Cotter décide d’aligner une équipe mixte. En gros une équipe potentiellement 2e du Top 14. De leur côté, les deux Lolos doivent faire face à une hécatombe dans les lignes arrières, et décident de titulariser pour la première fois la paire de centre Masoe-Tekori. Rory Kockott prend ainsi la place du All Black en numéro 8, et Romain Martial (1,95m pour 105kg) prend place en Deuxième ligne. Un match incroyable, que Vincent Moscato qualifie de “plus beau match de l’histoire”, et qui se termine à 13 contre 12, avec un drop de Masoe sur sa propre ligne des 40, 5 minutes après la fin du temps règlementaire : 9-6.

En finale, le CO rencontre l’ennemi juré, le voisin trop puissant et arrogant, le Stade Toulousain. Trop sûrs de leur force, les Toulousains ne rentrent pas bien dans le match, et le talonneur Bonello intercepte une quintuple sautée chistera de McAlister, met les cannes, et sème un deuxième ligne qui était à sa poursuite. Ou peut-être était-ce Yannick Jauzion, peu importe. Après un 0 sur 4 de Mc, le CO mène 13-0 à la pause. Malheureusement, ce même Mc réussit à se remotiver pendant la mi-temps, grâce au punching ball à l’image de Graham Henry, qu’il promène toujours dans son sac. Il attaque la deuxième mi-temps avec un doublé, dont un essai avec sautée et passe après contact, qu’il récupère lui-même.14-13 pour le Stade à la 60e. Heureusement Florian Fritz est là et se rappelle au bon souvenir de Marc Lièvremont, en décrochant une superbe droite sur Chris Masoe. Ce dernier ne bouge pas, et Fritz doit être évacué vers le CHU le plus proche pour une triple fracture du poignet. Ca tombe bien, l’arbitre avait décidé de le libérer de toute obligation rugbystique, en lui adressant un carton rouge. Romain Teulet ne tremble pas, et permet aux siens de repasser en tête à 10 minutes de la fin : 16-14 pour le CO. Un dernier drop de Max Evans, qui n’avait pas touché un ballon du match, et qui avait décidé de dégager Bernard de la zone du 10, vient sceller la victoire castraise. Le CO est champion de France sur le score de 19 à 14, et Andreu peut aller chambrer Médard le cœur léger.

 

Scenario Catastrophe

Chris Masoe se blesse lors de la première journée des matchs retours. Le CO ne gagne plus un match, et termine 13e juste devant le BO. Deux clubs, qui d’Olympique, n’ont plus que le nom.

 

Fidel Castro L’impie

Rugby & Strategy : Partie 6

Où l’on constate que Gerhard Vosloo est la quintessence de la combinaison du choc et de la manœuvre, c’est à dire, l’arme absolue…


Rugby et stratégie (6)
Essai d’élucidation du rugby par la stratégie

ou
Les penseurs de la guerre au service du noble jeu

 

Tout cela est bien beau, me direz-vous, mais ni Sun Zu, ni Mao n’ont jamais fait un cadrage-débordement. Eh bien si, du moins, les soldats qu’ils ont dirigés ont certainement, et à plusieurs reprises, fixé et débordé leurs adversaires. Car, comme nous le rappelle l’Encyclopédie Universalis :

Sur le plan tactique, définissant des techniques de combat, [les doctrines militaires] ont cherché à combiner d’abord choc et mouvement, puis à introduire le feu dans la manœuvre.1

Dans l’armée française, par exemple, la définition de l’attaque est la suivante :
Acte essentiel de la manœuvre offensive visant par la combinaison du feu et du mouvement, soit à détruire un ennemi déterminé, soit à le chasser des zones qu’il occupe en lui infligeant le plus de pertes possibles.2

Au-delà de la volonté de faire mal (présente également au rugby notamment dans l’expression « marquer l’adversaire » fréquemment entendue chez les commentateurs sportifs), il faut retenir que l’on peut finalement réduire la tactique et la stratégie à un nombre limité de ce que le stratège Hervé Coutau-Bégarie appelle les « modalités »3, modalités dont les combinaisons et les variations permettent une infinité de modélisations du champ de bataille.
Pour le rugby, il paraît pertinent de n’en retenir que deux : le choc et la manœuvre.


Le choc (…) résulte d’une application soudaine et massive de violence. (…) A l’échelon tactique (…), il représente, dans le combat classique, le préalable à la percée. Ses effets psychologiques [sont] récurrents.
La manœuvre consiste à déplacer et à déployer ses forces pour gagner une position favorable par rapport à l’adversaire. (…) Son succès repose sur le maintien du secret d’une part et sur sa rapidité d’exécution d’autre part.
4

Le choc sape, désorganise, provoque l’attrition. La manœuvre, quant à elle, cherche les points faibles, à déborder, à percer, à se mettre dans les conditions favorables pour l’attaque ou la défense.
S’agissant du choc, on imagine sans mal qu’il est représenté par la percussion, l’impact physique dans les contacts, mais également par la mêlée et le groupé pénétrant (autrement appelée « cocotte »). En effet, la « cocotte » manœuvre difficilement et lentement, elle est prévisible, mais sa puissance de pénétration dans l’axe est énorme lorsqu’elle est bien conduite et il est rare dans ce cas que l’on parvienne à l’arrêter sans se mettre à la faute, à moins de concentrer des forces très importantes contre elle et de s’affaiblir par ailleurs. Elle n’est pas sans rappeler la tortue romaine.

S’agissant de la manœuvre, la définition donnée plus haut ne serait certainement pas éloignée de celle du jeu en mouvement par Pierre Villepreux. Au contraire du choc, on agit alors plus dans l’évitement, dans l’intervalle, avec vitesse et dans le bon tempo. Un modèle du genre est la percée d’Anthony Floch contre Perpignan en finale du championnat de France 2010. Sur l’action en question, on voit bien que le « maintien du secret » sur ce lancement de jeu est garanti par des leurres, et la rapidité d’exécution est obtenue par la passe sautée de Brock James, précise et tendue, tout comme la bonne temporisation d’Aurélien Rougerie et la course dans l’intervalle de l’arrière. Le déséquilibre dans la défense est alors créé et il suffit ensuite d’exploiter à deux reprises les failles consécutives (Floch puis James) pour se retrouver près de l’en-but.

Mais, nous l’avons déjà dit, le choc et la manœuvre peuvent se combiner pour augmenter encore leurs effets. A n’en pas douter, le jeu des All-Blacks est à l’heure actuelle celui qui associe avec le plus de régularité ces deux effets. On peut en trouver l’illustration dans l’essai marqué en demi-finale de la dernière coupe du monde par Ma’a Nonu. Ce même Ma’a Nonu est le symbole de cette arme fatale du rugby moderne, lui qui sait pratiquer à la fois un jeu d’évitement, notamment grâce à des appuis et une pointe de vitesse au-dessus de la moyenne (manœuvre), et, lorsqu’il est plaqué, qui non seulement conserve l’avancée sur l’impact grâce à sa puissance physique (choc) mais qui parvient également à faire vivre le jeu en passant après contact à un partenaire lancé dans l’intervalle (choc + manœuvre).

La combinaison du choc et de la manœuvre est effectivement une caractéristique moderne. Elle provient de la capacité des avants à participer de plus en plus au jeu, grâce à une faculté à se mouvoir et un bagage technique qui se sont significativement améliorés avec le professionnalisme, et de l’augmentation considérable de la densité physique des arrières. L’écueil de cette évolution est que le jeu devient de plus en plus stéréotypé, puisque les joueurs les plus puissants sont tentés d’aller rechercher l’affrontement direct plutôt que l’intervalle. Comme le disait avec beaucoup de finesse Jean-Pierre Rives dans un quotidien sportif,
Au lieu de s’évertuer a courir derrière les attaquants comme nous le faisions, ce sont eux qui maintenant viennent vers nous pour se faire plaquer, c’est quand même moins fatiguant…
Souvent les rugbymen oublient-ils l’adage du maréchal de Saxe :
Je ne suis cependant point pour les batailles, surtout au commencement d’une guerre, et je suis persuadé qu’un habile général peut la faire toute sa vie sans s’y voir obligé.5
On en revient à la conception confucéenne de l’art de la guerre, incarnée entre beaucoup d’autres par Sun Zu, pour qui
l’art de la guerre est fondé sur la duperie.6
Cependant, on sait ce qu’il est advenu des nations qui ont refusé d’entrer dans la modernité où la puissance de feu devenait prépondérante par rapport aux armements traditionnels. La Chine en fit les frais à la fin du XIXème siècle. Aujourd’hui, il serait illusoire de prétendre rivaliser au rugby en basant son jeu uniquement sur le mouvement, la feinte et les grandes envolées…

 


1 Ibid.
2 http://www.cesat.terre.defense.gouv.fr/IMG/pdf/Extrait_du_TTA_106.pdf, p497.
Hervé Coutau-Bégarie, Traité de stratégie, Chapitre V, section IV – 3 http://www.stratisc.org/traite_tdm.htm.
4 Alain Vuitel, La Synthèse Feu, Choc, Manœuvre et Incertitude, MILITARY POWER REVUE der Schweizer Armee – Nr. 1 / 2011.
5 Maurice de Saxe, Mes rêveries, Henri Lavauzelle éditeur, Paris, 1895, pp. 118-119.
6 Sun Zu, L’art de la guerre, Article I, traduction du père Amiot, Les mille et une nuits, 1996.

Le Top Kartorze : bilan à mi-parcours

Coucou, tu veux voir ma grosse carapace rouge ?

Une contribution signée MLF, 8 ans et demi.

Le Top Kartorze

Le championnat de France termine la phase des matches allers. Il est donc temps de tirer un bilan de cette première partie de championnat, afin d’analyser les forces en présence, les bonnes surprises, les confirmations ainsi que les désillusions en vue de lancer le sprint final vers le bouclier de Brennus et les places européennes. Pour cela, je vous propose une analyse détaillée de ce qui s’est passé depuis août, en Top Kartorze.

Le paddock :

Pas de Marion Jollès dans l’équipe de rédaction pour réaliser de belles interviews en direct des stands. Il faudra donc se contenter de ces quelques présentations des principales forces en présence. A noter que certaines écuries n’ont pas présenté officiellement de pilotes comme le Racing et Toulon.

Ovalion pour Toulouse : un kart encore un peu plus renforcé.

Michelin pour Clermont : LE kart qu’il faudra suivre cette saison.

Bikounet pour Montpellier : après une deuxième place l’an dernier, il s’agira de confirmer.

L’Indien Geronimo pour Biarritz : enchaîne les pépins.

 

La Princesse pour Paris : plongeon ou résurrection cette année ?

L’Aigle pour Agen : une bonne première saison, confirmation attendue.

Zouzou pour Brive : un kart qui a faillit sombrer l’an dernier, ce sera dur cette année.

Olympix pour Castres : l’éternel outsider

Cap de Burro pour Perpignan : Champion il y a 2 ans et pas européen cette année, en pleine transition avec des changements dans son staff

Pottoka pour Bayonne : nourrit une grosse ambition, un kart à surveiller de près

La Tortue pour l’UBB : de retour dans l’élite, il se battra pour y rester

Le Loup pour Lyon : Un petit nouveau qui fait son apparition, ce sera dur pour lui.

Toulon : Après une mauvaise année, il a renforcé son kart de fort belle manière. Un outsider sérieux.

Racing : il progresse de saisons en saisons. L’année du titre ?

 

La course :

Comme chaque année, 14 karts seront au départ de cette édition 2011-2012. Si l’on retrouve sur la grille les habitués tels Ovalion qui court pour l’écurie toulousaine ou l’Indien pensionnaire de la côte basque, c’est également l’occasion de découvrir deux nouveaux : l’écurie de Lyon sera représentée par le Loup alors que les Bèglais alignent, comme à la belle époque, une Tortue.

Nous avons assisté à des départs super-rapides cette saison, mais de la part de karts que nous n’attendions pas forcément. En effet, l’Aigle était aux coudes à coudes avec des karts conduits par Ovalion et Racing au bout de quatre tours. Une belle performance en somme en usant de son intelligence pour faire dérailler le Loup et Zouzou grâce à des peaux de bananes. Ovalion, lui, c’est repris après une belle poussette de Pottoka, tout de suite punis par une carapace rouge venue de l’arrière. Une petite longueur devant ce beau trio se trouve Michelin qui s’est servi de sa puissance pour écarter Toulon et jouer avec l’inexpérience de la Tortue et du Loup. Il est solide leader. Un petit embouteillage se crée dans le peloton dans lequel ne figurent, à notre grande surprise, ni Bikounet, ni Geronimo. En effet, le premier, poussé par Racing et Zouzou n’a pas pu éviter la sortie de piste. Un début cauchemardesque pour le récent dauphin. En ce qui concerne le second, il a fait les frais du super départ de l’Aigle combiné à la carapace verte de Toulon et la poussette de Olympix.

Ensuite ? Et bien ensuite trois mini pelotons se sont formés à l’orée du 7ème tour. Tout d’abord, un gruppetto composé de six karts. Et dans ces six karts, encore des surprises. Effectivement, nous retrouvons toujours Bikounet, victime d’une carapace verte de la Tortue, qui ferme la marche en compagnie du Loup qui paye au prix fort son inexpérience en perdant de la vitesse dans les tournants. La Tortue et Zouzou font, sans surprises également parties de ce groupe, mais avec les deux représentants de la côte Basque. Pottoka, victime de problèmes techniques, et Geronimo, qui a percuté un faux-cadeau qui trainait là, sont à la traine par rapport à leur ambition de début de saison. Dans le peloton principal, l’Aigle tient toujours le rythme malgré le retour d’Olympix et fait face aux deux karts de la capitale, ainsi que ceux du bord de la Méditerranée. Devant, une échappée de trois karts commence à prendre le large. La lutte est acharnée et Ovalion a littéralement envoyer Michelin mordre la poussière d’une belle carapace rouge pour prendre le leadership suivis de près par Olympix, qui a utilisé son étoile à bon escient pour remonter sur le podium.

Puis, pas de grands changements à noter jusqu’à la fin du 9ème tour. Nous retrouvons le même trio de tête, mais dans un ordre différent. La bataille est farouche et Ovalion doit céder la première place après une peau de banane magnifiquement bien lancée de la part d’Olympix. La route est donc bien dégagée à l’avant pour Michelin. Un évènement majeur à noter, la chute de la Princesse, qui est tombée dans une mare après avoir été heurté par une carapace verte perdue, venue de l’arrière. La bonne surprise du début de course est toujours aux avants postes. L’Aigle résiste très bien à la meute lancée à ses trousses. Cependant, il a dû se résoudre à laisser filer Toulon, plus puissant et mieux équipé qui continue sa fantastique remontée en le laissant sur place avec une carapace rouge après avoir fait valdinguer Cap de Burro d’un tir précis à bout pourtant. Ce dernier ne s’en est d’ailleurs pas relevé et a entamé une descente aux enfers au même titre que la Princesse. La Tortue se défend de fort belle manière au milieu de la meute. Geronimo et Bikounet sont toujours en queue de peloton, et ferment la marche en jouant de malchance.

Enfin, les quatre derniers tours à boucler pour atteindre la moitié de cette course nous réservent une surprise de taille. En effet, Bikounet, qui avait beaucoup de mal à suivre la cadence en fin de peloton, a récupéré une carapace bleue et un éclair ! Et il ne s’est pas fait prier pour les utiliser. Une remontée fabuleuse qui le place en 8ème position, aux portes des places européennes. Michelin, lui, cède une nouvelle fois la première place à Ovalion suite à la carapace du montpelliérain et finit l’année en seconde position. Ovalion est donc champion d’Automne et sera dur à aller chercher pour le titre. Tout dépendra des joutes européennes (une histoire de doublé impossible tout ça). Toulon, profite lui de la mauvaise passe d’Olympix pour monter sur le podium. Le castrais a littéralement calé en cette fin d’année et a subit les carapaces perdues de la lutte acharnée qui sévit derrière lui. Il est tout de même 4ème.

Ensuite, les deux écuries parisiennes se retrouvent aux coudes à coudes après une belle remontée de la Princesse, grâce à une étoile glanée aux meilleurs des moments et qui se classe 5ème. Racing, lui, écarte l’Aigle en jouant à la poussette et le fait déraper pour le doubler et passer en 6ème position pour les fêtes. Malgré ce coup du sort, l’Aigle finit à une très impressionnante 7ème place et sera un candidat sérieux en fin d’année. Derrière lui, la meute est en chasse, avec à sa tête Bikounet. Il emmène dans son sillage Cap de Burro, qui refait enfin surface, Zouzou et Pottoka que l’ont avait un peu perdu de vue au milieu du peloton. Nous en terminons avec le trio de queue, où la Tortue et le Loup se battent bien pour survivre dans l’élite et décrochent même Geronimo, bon dernier qui devrait songer sérieusement à effectuer de grosse retouches sur son kart.

Voilà donc le bilan à mi-course, où Ovalion trône en tête devant Michelin et Toulon. L’Aigle est la bonne surprise de cette saison. A confirmer dans le sprint final. Les deux nouveaux se débrouillent bien malgré la pression. Les désillusions sont à mettre à l’actif de Cap de Burro et Pottoka, pour lesquels une nouvelle saison blanche se profile. Enfin, le drame Geronimo, outsider en début d’année avec un très beau kart se retrouve bon dernier, et pourrait quitter l’élite à la fin de la course.

MLF, 8 ans et demi, devant sa console généreusement apportée par le Père Noël

Le Lab’Hérault analyse Montpellier – Toulouse (25-45)

Merci aux anglais de les avoir foutus en rogne.

Suite à notre campagne de recrutement, voici l’une des premières contributions reçues, elle nous vient d’un certain Yannis, alias Fufu Bieragogo, qui était présent vendredi dernier à Yves-Du-Manoir, pour voir Fabien Galthié définitivement tomber en dépression. Il nous raconte son match depuis les tribunes.

Si comme notre apprenti boucher, vous désirez suivre votre équipe favorite du Taupe 14, passez par là.

 

Samedi soir, 21h, Stade Yves-Du-Manoir, Montpellier. Le nez coulant, une bière à la main, je lance à mon pote Pilou : « Ce soir, on va se régaler! ». C’est vrai que tous les ingrédients étaient réunis pour un spectacle rugbystique de haute qualité : les deux finalistes de la saison dernière, un enjeu (enfin sauf pour Toulouse, qui doit prendre un télescope pour apercevoir la dernière place qualificative), des grands joueurs de ballon comme Gorgodze, Privat ou Martin… Bref, un beau match à suspense comme on en fait plus qu’en phase finale de H Cup, et encore.
Sauf que, non. Autant vous énoncer la règle tout de suite : Montpellier – Ouedraogo = Défaite. Résultat : 45 – 25 pour Toulouse. Même pas marrant.

Tellement pas marrant qu’au bout d’une demi-heure, mon copain Pilou pleurait toutes les larmes de son corps et noyait son chagrin dans la bière. Faut dire que pour un supporter montpelliérain, le spectacle proposé se rapprochait plus de Roméo et Juliette que de la Cage aux folles. Quand est venu le temps de l’entracte, le match était déjà plié : Toulouse mène 26 à 6 après deux essais de Médard et Burgess. Et comme Toulouse, c’est pas Northampton, remonter 20 points, c’était Mission Impossible, avec Benoit Paillaugue dans le rôle de Tom Cruise.

Direction donc la buvette pour se consoler avec des pintes à 7€ (parce qu’à Montpellier, on paie les cautions pour les gobelets. C’est pour acheter des rasoirs à Jgenti et Privat). Ambiance de cimetière, où les consternés écoutent les râleurs pester contre l’arbitrage, certains affirment même avoir vu M. Garcès descendre du bus des toulousains… Après un passage aux toilettes, une petite bière pour la route, et Pilou et moi regagnons nos places tant bien que mal.

Pour être honnête, je ne me souviens de la deuxième mi-temps qu’à moitié. Mais en gros, ça a donné ça : essai du MHR, pénalités de Beauxis, essai du MHR, pénalités de Beauxis. Et ce, jusqu’à ce moment tragique, ce genre de moment qui marque une vie, comme la mort de la mère de Bambi ou une passe de Yannick Jauzion. 71 minutes après le coup d’envoi, la gonfle est portée en terre promise par Louis Picamoles. Le troisième ligne centre, formé au MHR, qui a tenté le rêve américain en partant pour Toulouse, OSE marquer contre l’équipe qui l’a révélé. « Traitre! », « Collabo! » entend-on alors dans les travées de Du-Manoir. Réalisant son énorme erreur, le gros Louis fait grise mine, regagne son camp sans broncher, et prie pour que les supporters le pardonnent, ce que bien entendu, l’on ne fera pas. Imbibé d’alcool, j’assiste à la fin de ce triste match, conclu malgré tout par un essai d’Audrin, juste pour dire qu’on s’est pas pris 30 points, juste 20.

Bon, il y a quand même eu quelques trucs intéressants, je vous rassure. En premier lieu, la performance de Lionel Beauxis, le demi d’ouverture au gabarit de talonneur, qui s’est souvenu de l’existence de son pied droit. Bilan : 3 drops, une passe au pied pour Médard qui n’a plus qu’à aplatir, et des pénalités en veux-tu en voilà… Après être venu à bout de 2 litres de bière, j’aurais juré avoir aperçu le fantôme de Damien Traille flotter au-dessus du petit Lionel. Autant vous dire qu’en face, notre pauvre Trinh-Duc n’en menait pas large, et a réalisé qu’il devra s’accrocher s’il veut rester le remplaçant de Parra en équipe de France.

Autre fait marquant de la partie, le carton jaune adressé à Vincent Clerc, alias Jean Dridéal, qui n’avait visiblement pas la même interprétation de la philosophie Kantienne que Mamuka Gorgodze. 10 minutes plus tard, Gorgodzilla revient sur la pelouse, et c’est Thibaut Privat, qui, après un magnifique coup de la corde à linge (et par derrière s’il-vous-plait) sur Human, reçoit la précieuse biscotte. La course au carton est lancée entre les deux hommes, qui auront sans nul doute leur place au Hall of Fame de la Boucherie. Enfin, à la 56ème minute, après Clerc, c’est notre bûche de Noël préférée, William Servat, qui gagne un ticket aller-retour pour le frigo, après un coup de poing vengeur sur ce diable de Privat (un hommage à un certain commentateur de talent est dissimulé dans cette phrase, saurez-vous le reconnaître?). Une atmosphère houleuse donc, qui se prolongera dans le bureau du proviseur le 11 janvier prochain pour la bûche et le troll auvergnat.

Enfin, parce que chez nous on est pas mauvais perdant, Pilou et moi, dans la queue pour aller pisser, avons malgré tout trouvé quelques motifs de satisfaction. En premier lieu la citation de Servat, juste parce que ça fait ch**r Guy Novès. Également, le retour de Mamuka, le vrai, le belliqueux poète au poing baladeur, qui commençait presque à se faire discret. Mais le point positif du match est sans aucun doute la performance de Rassie Van Vuuren (le premier qui dit « A vos souhaits » a perdu), le talonneur sud-africain au nom de vieux druide scandinave, qui a réussi à être élu Homme du match en ayant joué moins d’une mi-temps, marquant au passage deux essais.

Le Montpellier Héros Rugby, (c’est pas moi, c’est les journalistes de L’Equipe) n’est donc pas sorti de l’auberge et devra obligatoirement s’imposer samedi contre les banlieusards du Racing Metro 92 pour espérer recoller aux places qualificatives et échapper à Heinekid Cup et aux voyages en Roumanie ou en Espagne la saison prochaine…

BONUS : Les perles des tribunes, entendues au stade

  • « C’est qui ? C’est Servat? Ah non, c’est Beauxis. » Un physionomiste.
  • « Beauxis, rentre le ventre ! Tu vois même pas le ballon! » Un jeune homme inspiré, pendant une pénalité toulousaine.
  • « Picamoles, t’y es un collabo! On va te raser la tête! » Un nostalgique de Vichy.
  • « VINCENT JE T’AIME! » Un admirateur de Jean Dridéal. Un de plus.
  • « Non mais Trinh-Duc il sait pas taper, en finale il l’a pas mis de 50 mètres en face des poteaux… ». Sans doute un homme qui tape bien aux barres.

Rugby & Strategy : partie 5

Dans cette 5ème partie, Vern nous expose les spécificités de l’attaque et de la défense. Je fais une version abrégée pour les piliers : en attaque, mettez des coups de casque dans les rucks. En défense, mettez des coups de casque dans les rucks.

 

Rugby et stratégie (5)

Essai d’élucidation du rugby par la stratégie

ou

Les penseurs de la guerre au service du noble jeu

 

Où attaquer et défendre deviennent des questionnements métaphysiques…

 

Mao nous a aiguillés vers une nouvelle thématique, qui, si elle paraît évidente, n’en est pas moins essentielle et il convient à ce titre de la développer : un match est une combinaison incessante et indissociable d’attaques et de défensives. Sur ce sujet, Napoléon Bonaparte complète et synthétise la vision de Mao :

Tout l’art de la guerre consiste dans une défensive bien raisonnée, extrêmement circonspecte, et dans une offensive audacieuse et rapide. 1

Nous pourrions nous contenter de cette formule qui résume génialement à elle seule ce qu’il convient de faire ! Toutefois, on est en droit de se poser la question, au rugby comme à la guerre, de savoir qui l’emporte sur l’autre : la défensive ou l’offensive ? Car, à la guerre comme au rugby, il existe des périodes où l’attaque semble l’emporter sur la défense et inversement. S’il convient donc de ne pas tomber dans le piège de proclamer la supériorité de l’un sur l’autre, interrogeons-nous tout de même sur leurs avantages et inconvénients respectifs. Clausewitz, estime que « la forme défensive de guerre est en soi plus forte que l’offensive »2. Cependant, cette assertion repose en grande partie sur la possibilité pour le défenseur, à la guerre, d’établir des positions fortifiées sur un terrain qu’il aura choisi. Elle mérite donc d’être nuancée s’agissant de son application au rugby, d’autant que, à la guerre, le combat s’arrête après abandon de l’une des parties, alors qu’au rugby, l’arbitre peut mettre fin au siège en sifflant une faute ou en renvoyant les équipes aux vestiaires, et qu’à ce titre, la défensive ne subit pas la même attrition.

Quoi qu’il en soit, et c’est particulièrement vrai dans le rugby moderne où les systèmes défensifs sont très organisés, et de ce fait plus difficiles à surprendre, il devient plus aisé de défendre que d’attaquer. Mais, et ce bon vieux Carl le reconnaît, la défensive engendre une usure qui épuise « les avantages naturels de la défense » 3 . Au rugby, il est bien connu qu’une défense acharnée est plus coûteuse physiquement que l’attaque. De plus, la possession du ballon, l’initiative offrent à l’attaquant la possibilité d’imposer son tempo, de choisir le moment de l’attaque et de prendre l’ascendant psychologique sur le défenseur qui ne joue plus. Mais là encore, il faut préciser deux points :

  • Le premier est que des méthodes offensives peuvent être employées dans la défensive et inversement : au rugby, on évoque bien sûr le cas du plaquage offensif et du « contest » qui permet non seulement de faire reculer l’adversaire, mais aussi de récupérer le ballon par arrachement ou en amenant l’adversaire à la faute. Réciproquement, on peut être appelé, en phase offensive, en étant temporairement refoulé, à adopter un comportement plus défensif de protection du ballon dans un ruck, suivi d’un coup de pied de déplacement du jeu (voire en touche) qui rend le ballon à l’adversaire. Il existe donc un point d’équilibre instable pendant lequel l’attaquant, ayant épuisé ses solutions, doit choisir de passer en position défensive.

  • Le second est que la défensive est souvent l’état de l’équipe qui mène : n’étant plus obligée de « faire le jeu », elle peut se contenter de gérer son avance et contenir les avancées adverses par une défense contrôlée, et, éventuellement exploiter des contre-attaques. On pourrait alors parler « d’attente stratégique ».

 
1 Napoléon Bonaparte, lettre du 28 juillet 1806 à son frère Joseph, Roi de Naples, Correspondance militaire de Napoléon Ier, Extraite de la correspondance générale et publiée par ordre du ministère de la guerre, Tome quatrième, Paris, 1876, n°768.
2 Carl von Clausewitz, Ibid. p 400.
3 Carl von Clausewitz, Théorie du combat, p 50, n°188a.

La Boucherie recrute des rédacteurs

Ne décevez pas Piri.

Comme vous avez pu le constater ces dernières semaines, l’Equipe de la Boucherie a eu du mal à assurer les derniers numéros du « Top du Taupe 14 » et de « Mise en Bière ». D’abord car nous sommes d’incorrigibles fainéants, mais aussi parce qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, nous avons une vie sociale et que nous n’avons pas toujours le temps de voir tous les matchs. Nous en appelons donc à votre générosité pour nous rejoindre. Votre mission si vous l’acceptez sera de :

  • Faire un court mais complet résumé d’un ou plusieurs matchs de Top 14 /H-Cup, comme dans cet article, par exemple. Le but est de narrer la trame du match de manière originale et décalée. Pas besoin de sortir une vanne par ligne non plus, mais nous tenons à garder un style et un ton différent de ce qu’on voit ailleurs. Deux exigences : avoir regardé, au moins en partie, le match en question, histoire de savoir de quoi vous parlez. Ensuite, si vous vous engagez à nous filer un coup de main, c’est évidemment mieux si vous le faîtes de manière régulière…
  • Si vous avez accès à la technologie du futur des internets, vous pouvez nous aider à collecter quelques vidéos pour les rubriques « Essai de la semaine, fail de la semaine, boucher de la semaine… » etc . Si vous ne savez pas où vous fournir, nous avons quelques bonnes adresses. Le but sera ensuite de découper et d’uploader les vidéos sur le compte Youtube de la Boucherie, celui-là même qui est régulièrement spammé par une bande d’analphabètes notoires – la classe quoi.
  • Concernant la rémunération, vous vous doutez bien que vous pouvez aller vous faire foutre, puisque nous sommes complètement fauchés. Vous aurez néanmoins pour vous le sentiment gratifiant d’appartenir à l’élite humoristique du rugby français. Si vous passez sur notre forum, vous aurez également accès à notre atelier secret où vous aurez l’occasion de lire en avant-première tous les articles à paraître – et même de corriger les fautes d’orthographe du Stagiaire si vous en avez envie. Enfin, si vous passez dans le coin, on vous payera une, voire plusieurs bières et vous pourrez vous prendre en photo avec Ovale Masqué.

Autre projet :

Vous êtes supporter d’un club du Top 14, de ProD2, Premiership ou même Super 15 ? Vous avez la possibilité de regarder votre équipe chaque semaine ?  Nous sommes également intéressés par des comptes rendus réguliers de matchs, grand format cette fois, comme cela est régulièrement fait par Pierre Villegueux ou le Stagiaire. Ce sera l’occasion pour vous de distribuer les bons et les mauvais points à vos chouchous et autres pestiférés, comme un vrai journaliste du Midol. Pour que l’exercice ait un intérêt, là aussi un minimum de régularité et de suivi est important. Le but serait d’avoir un chroniqueur attitré pour chaque club, un peu comme cela peut se voir chez nos confrères pousse-citrouilles d’Horsjeu.net et leurs désormais célèbres académies. On fait d’ailleurs la bise à Claude Pèze et Guy Moux, que l’on sait également amateurs de ballon bizarre.

Si vous êtes intéressés, envoyez nous un mail à contributions@boucherie-ovalie.com en nous livrant un échantillon de votre prose. Vos candidatures seront étudiées dès qu’on sera un minimum sobres.