Ovalie du Rhône analyse Clermont-Brive (36-29) Retour sur le « Petitbonhommeenmoussico »… Par Ovalie du Rhône, Le contexte : Ahhhhh les joies du mois d’octobre…. Après quinze jours consacrés à la dernière édition de la plus belle compétition européenne des 18 dernières années, voici venu le temps de se préparer pour les chocs du mois de novembre…. Les Blacks, les Boks, les Tonga…. Autant d’occasions de se faire défoncer la rondelle (ou les cervicales) par des Golgoths venus du Sud ! Le seul problème, c’est qu’entre la Coupe Heineken et la mise en bière contre les ToutNoirs, il y a deux week-ends à combler… et comme la LNR a horreur du vide, nous voilà reparti pour deux semaines de Taupe 14…. Pour cette première, c’est la foire aux grosses affiches ! Entre Montpellier qui était invité au pot de départ de Mike Philipps, le « Springbokico » de l’après-midi et le derby de l’A86, le calendrier nous réservait une petite pépite : ASM – Brive. ASM-Brive, c’est bien plus que le derby du centre… ASM-Brive c’est des transferts plus ou moins directs et toujours prestigieux (Vermeulen, Chouly, Mignardi, Viars, Pic, Cabello…), c’est des caresses d’avant matches comme quand le père Rougerie ne vit pas le terrain, frappé qu’il fut par la puissance des avants brivistes dans le couloir d’Amédée Domenech et surtout…. ASM-Brive c’est l’assurance pour les supporters de l’ASM de voir les Jaunards en mettre 50 et de pouvoir entonner l’intégralité du répertoire de Patrick Sébastien ! Mais cette année, l’atmosphère est tendue autour de ce « Petitbonhommeenmoussico »…. Brive joue plutôt bien pour un promu, l’ASM ne convainc personne…. Et surtout, le plus grand oracle du rugby français, le seul, le beau, le grand, l’unique Ovale Masqué (oui je fais de la lèche au patron… et alors ?) a prédit l’impensable : le CAB serait l’équipe qui ferait chuter l’invincibilité des Jaunards à domicile ! L’Auvergne a peur… Le match grosso merdo : L’ASM se présentait donc avec la peur au ventre sur la pelouse du Michelin… Soyons honnêtes, pas tant à cause du CAB que des choix de Vern Cotter… En effet, en l’absence de Parra suspendu suite à une altercation très «Valeurs»® contre l’UBB, le coach Kiwi avait décidé de titulariser une charnière expérimentale avec Mike Delany (sur le pré essentiellement du fait de la blessure de son joker médical) à l’ouverture et le futur ex 3ème demi de mêlée de l’ASM, Ludovic Radoslamachin, qui, après sa performance remarquée contre le Stade Français, se voyait titularisé à la mêlée. A noter aussi du mouvement en 1ère ligne avec les blessures de Vachette et du Géorgien qui obligèrent à la titularisation de Debaty et de l’engagé Baleine pour encadrer Ti Paulo. En face… heu comment dire…. je sais pas vous mais je ne connaissais pas grand monde… ah si j’ai vaguement entendu parler de Méla moi… et vous ? Plus sérieusement, on notera la présence de l’ancien toulousain Swanepoel et de l’attaquant monégasque Valère Germain… Bref, des touristes, des inconnus, en somme des bouseux du limousin venus en prendre quarante à Clermont sous les yeux de Romain Poite. D’entrée de jeu, les jaunards mettent la main sur le ballon et quasi immédiatement, à l’issue d’une magistrale action toute pourave (ce qui annonçait bien la suite du match) Buttin ramassait derrière un regroupement et s’affalait dans l’en but pour le premier essai du match ! A ce moment là, dans le rugby comme dans un donjon, y’a deux solutions…. Soit on met le barbare et le nain en première ligne, on crie baston et on massacre les gobelins, soit on suit la tactique du ranger et on pratique la ruse, on regarde ce qui se passe en évitant les contacts… bon ben là, le jet de dés de Vern Cotter était pourri…. La première mi temps fut ainsi un échange d’amabilités, je marque, tu marques, je remarque et trois essais fidjiens plus tard, on arrive aux citrons à 20-20. En deuxième mi-temps, le sorcier kiwi décide d’améliorer les points d’XP sur le terrain et fait rentrer Pierre, Chouly et surtout le nouveau duo magique de toute un peuple : Dieu et le fils spirituel de Jean Claude Drouot : Thierry la Crampe. Sauf que… Ben sauf que Valère Germain maintient bien son équipe à flots grâce à ses coups de pieds… jusqu’à ce moment de grâce parfaitement improbable… ou tel un barbare s’écriant « Chaussette » face à une porte close, Dieu s’en alla fixer la défense avant d’écarter sur Nalaga d’une magistrale Chistera… avec la transformation et les deux pénalités suivantes, l’ASM prend le large et s’impose finalement 36-29…. Au final, on a serré les fesses pendant 70 minutes et on a gagné sur un exploit personnel de notre ouvreur étranger en fin de match (nda : pour ceux qui ne liraient que cette phrase, non, vous n’êtes pas dans le compte rendu d’un match de Toulon… D’ailleurs, Pilou, sympa ce Toulouse-Toulon ?) Les coujoux repartent quant à eux avec un bonus défensif… et c’est limite mal payé. Le jeu et les joueurs : Chez nous, c’était pauvre, très pauvre…. Et c’est pas la première fois de la saison…. A force de jouer comme si on s’était pris un tourbillon de Wazaa dans le derrière, on va finir par se prendre un claptor de mazrok dans la gueule, et là, si on n’a pas une grosse réserve de points de destin.. ça va chier… En face, du rude, du courageux…. Bref, le CAB va se maintenir cette année, se fera piller ses fidjiens (les JIFF à Clermont, les autres à Toulon) à l’intersaison et redescendra à la fin de l’exercice 2014-2015 pour laisser remonter le BO et l’Aviron Bayonnais. L’homme du match : Ovale Masqué, le meilleur pronostiqueur de l’histoire depuis Paco Rabanne avec la station MIR…. J’espère juste qu’il fera pas une connerie sous le coup de l’énervement….genre virer un stagiaire ou pire, m’empêcher d’accéder aux photos de filles à poil promises par Pastigo pour mon troisième article ! L’action : Il est grand, il est beau, il est fort, il est sexy avec sa petite barbe, il fait mouiller toutes les culottes clermontoises qui ne mouillent pas pour Morgan Pupute Parra (c’est-à-dire surtout des caleçons), il nous lâchera comme tous les ans dans les matches décisifs…. Mais ce n’est pas grave, rien que pour cette chistera qui nous fait gagner le match, il mérite qu’on fasse sauter le plus beau viaduc de l’Aveyron pour empêcher son départ à Montpellier : Brock on t’aime !!!!! (enfin cette semaine, on t’aime !) La Poitrenade : 1 jaune seulement de chaque côté…. Ce match aura aussi pourri les stats de Romain Poite.
Mathieu Lourdot analyse le derby parisien PASCAL PAPÉ NU ! Par Mathieu Lourdot. Il ne s’agit pas de son premier texte puisqu’il a déjà été publié il y a quelques années sous un autre pseudo, donc techniquement, vous ne devez pas l’insulter. Mais vous avez quand même le droit si vous avez envie. Les derbys, ces bons vieux matches qui fleurent bon les valeurs © et le rugby d’avant ©. Ce samedi, on était loin d’un derby entre deux clubs de bouseux du fin fond de la Lozère puisque ce match voyait s’affronter les deux clubs Franciliens pour un remake de la finale du premier championnat de France . Pour la petite histoire, c’était le Stade Français de Philippe Comptepommes qui avait battu le Racing de Jean Bouilhou, qui plus tard fondera la Stade Toulousain. (Cette partie a été rédigée avec l’aide de l’illustre Jacques Verdier). Revenons maintenant en 2013 pour ce match qui, disons le directement, fut franchement à chier. Pourtant, je sentais un certain potentiel dans cette rencontre, le Stade Français étant l’équipe qui pratique probablement le jeu le plus sexy de ce Top 14 (pas de vanne, ici) et le Racing étant celle qui aligne le plus de joueurs avec des noms à potentiel comique. En revanche, Jacky Lorenzetti devrait travailler un peu plus son personnage, actuellement, on dirait la version Leader Price de Mourad Boudjellal, ça manque encore un peu de couilles, même si au Racing, il y’a Lapeyre. Les Compos. En voyant la feuille de match du Racing, j’étais heureux comme Sylvain Marconnet dans une Usine William Saurin. J’allais pouvoir balancer un max de jeux de mots tous plus pourris les uns que les autres. On peut déjà citer la présence de Sexton à l’ouverture, de Lapeyre à l’arrière, de Garçimore (aussi surnommé El McDo) au centre, de Juandré « Freddy » Kruger en 2ème ligne et de Duquelcon à la pile, sans compter Descons sur le banc. En recrutant Sexton, Descons, Labit, Lapeyre et Roberts, Lorenzetti semble vouloir faire passer un message. En tout cas, j’annonce l’arrivée prochaine de Woodcock et de Trevoranus au Racing pour compléter la collection. Du côté des soldats roses, mis à part Lavalla, aucun joueur ne porte de nom à consonnance sexuelle, dommage. On retrouve donc Justin Bieber à l’ouverture, Crusty le Clown à la mélée, le Stagiaire à l’arrière et on note le retour de Waisea à l’aile. Bien sûr Pascal Papé et Sergio Parisse sont titulaires. Ici, Sexy Richard Dourthe tente le duckface. Sans succès. Le Match. On attaque fort puisque le Stade de France est à peine presque pas vide. Je suspecte une stratégie mise en place par Jacky Lorenzetti afin d’éviter que ses joueurs ne soient destabilisés en voyant des spectateurs. C’est sur que ça peut impressionner la première fois. Le coup d’envoi est donné par Sexton et récupéré par le Racing qui envoie du jeu d’entrée (c’est possible). Le ballon revient vers Sexton qui feinte la passe et prend le trou. Andreu semble aplatir, mais Monsieur Berdos refuse l’essai et revient à une touche à 5m. Sempéré balance une jolie pizza que le Racing récupère, Sexton feinte la passe et prend le trou et est plaqué à 1m de la ligne. Ducalcon ramasse le ballon et aplatit. Sexton transforme. 7-0. On se plait à réver d’un match avec de belles envolées, mais la suite ressemble plus à un Géorgie-Roumanie qu’à un Australie-All Blacks. Après moults ballons dégueulés et des touches bien foireuses, on fait rapidement un constat : M.Berdos a du avoir vent du tweet de Mujati qui disait, en gros, qu’il fallait être pilier pour savoir arbitrer une mélée. Il décide donc de ne pas arbitrer cette phase de jeu. Heureusement, les parisiens décident de muscler leur jeu (comme Robert) et de montrer qu’ils sont venus avec des intentions ©. Le Stagiaire décide de représenter dignement Paris et nous gratifie d’une magnifique cathédrale sur Jonathan Sexton. Cela permet aux commentateurs de placer un « VOYOUUU ! Depuis le début » ©, très valeurs ©. Après quelques fautes de chaque côté, le Racing mène 10-6 aux citrons. La deuxième mi-temps semble être partie pour être aussi chiante que la première, mais c’est sans compter sur Pascal Papé qui nous gratifie d’un superbe broyage de roubignolles acrobatique sur Juandré Kruger. Ce dernier terminera donc le match avec une voix de Bee Gees et passera pour un con lorsqu’il sera interviewé par Isabelle Ithurburu. Pascal Papé, déguisé en Seigneur Sith à la convention Star Wars. Contact ! Sexton rentre dans Descons. Bon c’était juste pour la blague. Par la suite, Arias tentera de découper Andreu avec un beau plaquage à l’épaule ce qui nous vaudra un nouveau point valeurs © pour Jeff Dubois, ancien chômeur longue durée (comme Ovale Masqué, sauf que lui l’est toujours) devenu entraineur des ¾ du Stade Francais, qui nous gratifie d’une punchline digne du meilleur de Tarantino : « Mais on joue au rugby Oui ou Merde ?! ». A l’heure de jeu Morné Steyn rentre, mais ça n’a pas grand intérêt. Il passe une pénalité pour porter le score à 16-12 pour le Racing (j’ai du zapper des points mais j’ai pas le courage de regarder de nouveau, le match). Le Stade Français se décide enfin à tenter quelque chose avec le ballon (après 75 minutes) et pilonne la ligne des Racingmen qui tiennent bon. Lavalla commet donc un en-avant à 2m de la ligne d’essai du Racing. On joue donc la mélée, la première ligne du racing se fait tordre (on retrouvera même Luc Ducalcon avec la tête dans le cul après cette mélée, littéralement) mais monsieur Berdos pénalise le Stade et renvoie tout le monde aux vestiaires. Monsieur Berdos : « Vous pliez votre vis-à-vis, vous auriez pu lui faire trop mal, j’vous ferais dire ». Bilan : Mis à part une tentative de suicide à l’aide d’une capsule de Kro à la mi-temps, j’ai apprécié ce match notamment car les Parisiens on su respecter l’adversaire © c’est pas comme cette équipe de mercenaires ©. Non, en fait, c’était chiant à mourir, j’aurais mieux fait de regarder MHRC-BO en replay. Sempéré semble nourrir le même complexe envers Szarzewski que ce dernier envers William Servat. Pascal Papé a encore pris un nouveau jaune. Il est bel est bien le meilleur au jeu de la biscotte ©. Luc Ducalcon s’est fait plier tout le match en mélée, il mérite donc le titre de maitre Origami. Le Stagiaire affole les défenses avec ses cannes de feu mais en plus, c’est un voyou. Est-il le nouveau Caminati ? Waisea revenait de blessure et il s’est reblessé. Est-il le nouveau Benoit Baby ?
ASM : La Stratégie de l’échec Par Ovale’King Dead (Parce que vivre à Clermont et supporter l’ASM, ça s’apparente un peu à un film d’horreur dramatique) Cette année, notre stratégie est mûrement réfléchie : faut surtout pas qu’on soit « les-favoris-les-plus-fort-du-monde-qui-peut-les-battre ? ». Etant donné que quand on est sûr de gagner, on a autant de mental que Marie-José Pérec à Sidney, le mieux c’est qu’on arrive outsider. Donc on va tout faire pour perdre, mais perdre comme des cons hein, surtout pas avec les honneurs sinon ça marcherait pas ! Il faut vraiment qu’on passe pour des guignols. Et puis t’façon, faut perdre un match si on veut gagner cette put*** de compétition. Bon l’année dernière on le savait mais c’est vrai que le choix de perdre le dernier match, c’était pas le plus judicieux, donc cette année on va les perdre avant. À domicile, non, chez les rosbeefs et chez les consanguins non plus. Bon ben il reste le Racing. C’est parfait, en plus ils viennent de perdre chez eux contre Grenoble donc tout le monde va nous voir gagnants, la défaite sera encore plus belle. Bon par contre il faut quand même qu’on fasse ça discrétos pour pas éveiller les soupçons sur notre stratégie. L’équipe alignée est donc fidèle à cet état d’esprit. Hines, c’est 3 pénalités pour l’adversaire minimum. Derrière : Parra pour les choix de jeu intelligents, James pour le mental, et puis la 5ème division de panzers pour l’incertitude dans les courses (lol). On peut par contre s’interroger sur le choix de ne pas aligner Bardy et Vosloo ensemble et sur le fait de ne pas voir Rado sur la feuille de match, lui qui a pourtant été si brillant dans cette stratégie face à Paris, mais il est vrai que ça aurait peut-être été un peu trop flagrant ! Mettre un talonneur systématiquement à la charnière, c’est vite grillé… Reportage au cœur du vestiaire clermontois avant le match [Point BFM TV©] On dirait qu’elle est à poil, ça va faire du clic Vern Cotter : « Rappelez-vous, il faut pas qu’ils gagnent, il faut vraiment que ce soit nous qui perdions, donc on leur prend leurs touches et leurs mêlées, on garde les ballons et au moment où tout le monde pense qu’on va marquer, on les dégueule. On fait comme la semaine dernière contre Toulon, si vous percez, courrez en touche, vomissez le ballon, débrouillez-vous pour pas marquer. » Franck Azéma : « Brock (James, ndlr, précisons-le car il y a beaucoup de Brock dans le Top 14), tu sais que ta prolongation dépend de ces défaites, donc applique toi ! Wesley (Fofana, précisons-le car il y a beaucoup de Wesley dans le Top 14 ndlr) reprend un peu de truffade, il faudrait pas que tu coures trop vite ! Lee (Burne,ndlr) pas de passe, surtout pas de passe ! Roro (Aurélien Rougerie, ndlr), si tu peux chialer dès qu’on prend 3 points pour ajouter un petit côté drama ! » Le match : Début de match, Clermont applique la stratégie à merveille et garde le ballon pour ne rien en faire. 10ème minute de jeu : Premier coup dur pour Clermont : Bardy est toujours sur le terrain. En tribune, Vern Cotter enrage : « Mais qu’est-ce qu’il fout put*** ? Oh ! À quelle heure le carton ? ». Visiblement Bardy n’est pas dans son assiette, le médecin a forcé un peu sur sa dose quotidienne de lexomil pour ne pas qu’il bouffe sa cage, 8 cachets, ça fait beaucoup. À cause de cette erreur de Bardy, c’est Clermont qui obtient une pénalité. James pense qu’il devrait la prendre parce qu’elle est facilement ratable pour lui, Parra pense que c’est plus joli de perdre après avoir ouvert le score. C’est donc finalement Parra qui la tente et qui ouvre le score. 20ème minute de jeu : deuxième coup dur pour Clermont : Sivivatu qui dormait pendant le brief n’a pas entendu les consignes et a déjà percer 3 fois la ligne du Racing. Heureusement pour Clermont, Rougerie et Fofana, eux au moins étaient attentifs et n’étaient donc pas au soutien pour ne pas risquer de marquer. Sur le bord du terrain, c’est Franck Azéma qui s’agace « Mais remettez lui sa caravane au cul, il va tout faire foirer ! » À cause de cette erreur de Sivivatu, c’est à nouveau Clermont qui obtient une pénalité. Parra la met, c’est quand même mieux de perdre 7-6 ! Le match s’annonce très compliqué pour l’ASM puisqu’à la 25ème minute de jeu, le Racing a déjà manqué un quart de ses plaquages. À ce rythme Clermont pourrait bien finir par marquer. Finalement Sexton marque 3 points, mais Chavancy refait faute juste derrière. Parra réussi à nouveau la pénalité parce qu’il reste largement assez de temps pour perdre 10 à 9. Sur le renvoi, Chouly perce lui aussi. Sur le banc Clermontois on se crispe, l’action pourrait être dangereuse mais Hines soulage tout le monde en faisant un bel en-avant. Mi-temps : Dans le vestiaire clermontois, on est plutôt satisfait. Seul Sivivatu prend une soufflante pour ses percées à répétition. Il a un peu de mal à comprendre puisque de là où il vient, on joue au rugby entre amis, pour le plaisir, les pieds nus sur les coquillages et peu importe qui gagne, tout le monde est content à la fin, et on mange du poisson tous ensemble [Point Pierre Villepreux ©]. Bonnaire, le cerveau de la bande se demande quand même pourquoi on leur donne pas tout simplement le ballon pour qu’ils marquent ! Franck Azéma, mort de rire, lui répond qu’ils seraient pas capable de marquer sur un exercice de mise en place, alors en faisant des passes et avec des adversaires en face… Du coup Vern Cotter a une idée ! Deuxième mi temps : Sivivatu perce tout de suite mais bizarrement, ça n’affole pas les coachs auvergnats. Il transmet à Nalaga tout seul, les autres collent des gommettes au milieu du terrain et ne sont pas au soutien. Nalaga perd le ballon, Andreu récupère, pas de passe, pas d’adversaires, Fofana fait genre de revenir sur lui en moonwalk. Essai du Racing, le plan clermontois a fonctionné à merveille, c’était pourtant si simple. 10 à 9 pour le Racing, les supporters auvergnats seuls présents dans le stade chantent « Ils sont où les Auvergnats » pour en rajouter une couche dans l’humiliation, ça fait partie du plan. Histoire qu’on puisse pas mettre un drop ou tenter une pénalité à la fin, il faudrait 3 points de Sexton et c’est donc Brock James, le bad boy bougnat qui se charge d’assassiner un racingman d’une tongienne dont il a le secret. Derek Bevan, l’arbitre vidéo décide qu’il s’agit bien d’une pénalité. En voyant Bevan à l’écran, Abdellatif Benazzi se met à pleurer, Olivier Merle mange un enfant et Marc Cécillon prend un fusil et tue sa télé. Tiens c’est bizarre, il est où Marc ? Vous noterez aussi qu’en 1995, Pierre Berbizier avait encore une âme et que le calendrier des Dieux du Stade n’aurait jamais pu exister. 13 à 9, c’est parfait, Clermont est obligé de marquer un essai pour gagner et va donc tout faire pour que ça n’arrive pas. Parra obtient une pénalité de 35 mètres face aux poteaux et décide donc de la taper en chandelle 20 mètres au dessus des perches pour être sûr qu’on ne voit rien. Lee Burne joue parfaitement un 3 contre 1 en gardant le ballon. Sur une autre action dangereuse avec un boulevard devant lui, il fait preuve d’un grand sang-froid en lâchant le ballon tout seul alors qu’il n’y avait plus beaucoup de solutions pour échouer. Pour finir, alors qu’on les concasse en mêlée, Nalaga fait preuve d’une grande intelligence situationnelle en jouant vite une pénalité à 5 alors qu’un essai de pénalité dangereux aurait sonné le glas de cette belle défaite clermontoise. Score final : 13 -9 échec réussi ! Moment lol du match : Nalaga qui percute Andreu d’une grande enjambée. Andreu, 1m20, la tête du mauvais côté se fait cintrer. Bevan décidera qu’il s’agit d’une faute et donnera un carton à Nalaga puisqu’en tant qu’îlien, il a la violence dans les gênes [Point Fabien Galthié©]. En même temps, pour mettre toutes les chances d’échec de son côté, l’ASM avait décidé de ne pas offrir de montre en or à Bevan et de lui payer des vacances en Auvergne. Les joueurs : Si Sivivatu choisi de jouer uniquement les matchs de H-Cup, Fofana,lui, a décidé de ne plus jouer que les matchs du XV de France en Coupe du monde. Bardy n’a fait qu’une seule faute, et encore sans faire exprès, c’est nul ! Les autres on s’en fout. Pour le community manager de l’ERC, ce n’est pas Sivivatu l’homme du match. En même temps, il y a rien qui ressemble plus à un Fidjien qu’un autre Fidjien. [Point Thierry Rolland©] Conclusion : Faire le jeu, perdre et s’en foutre, l’ASM devrait s’exiler dans le Super XV !
Kamp Straaldraad, dans l’intimité des Springboks Du sadomasochisme collectif en milieu sud-africain. Par Adrien de Sudrugby, gérant du blog du même nom Kamp Straaldraad… Un nom qui fleure bon un safari au nord de Bloemfontein, une excursion dans la désertique Namibie ou pire, un camp de scout en Bavière. Mais non, cette douce dénomination, qui en Afrikaans signifie « Camp de Fil de Fer Barbelé », a été donné au boot camp. Une excursion aérée de 4 jours organisée par Rudolph Straeuli, alors sélectionneur des Springboks, pour souder ses troupes en septembre 2003, soit un mois avant le début de la Coupe du Monde en Australie… Rien d’exceptionnel, beaucoup d’équipes nationales ou de clubs organisent des camps militaires où un vieux militaire bourru gueule sur les joueurs avant d’aller boire un coup tous ensemble à 17h, fin de leur journée de dur labeur. Un peu comme en entreprise, où Maurice des services généraux s’amuse à tirer au paintball sur Catherine de la compta pour améliorer les échanges internes au sein de la boite grâce à un team building… encore une brillante idée venue des States. Non, là il s’agit d’un boot camp à la Sud Africaine, et on sait que nos chers amis sudafs ne font rien comme tout le monde, du moins ils le font mais à la méthode de George dans « Quatre garçons plein d’avenir ». Les nombreuses minettes ayant fait des rues Guisarde et Princesse leur QG rêvent certainement de se retrouver face à des internationaux sud-africains nus, mais je doute que les Springboks sélectionnés pour le Mondial 2003 aient prévu et apprécié le sort que leur ont réservé Straeuli et son staff. Focus sur les faits… Rudolph Straeuli est nommé début 2002 entraîneur des Springboks après les performances catastrophiques de son prédécesseur Harry Viljoen, resté en poste quelques mois. Les résultats ne sont pas meilleurs et pour booster ses troupes, il décide d’organiser un boot camp dans le sympathique village minier de Thabazimbi, dans le Limpopo, au nord du pays. Marc Lièvremont avait choisi l’option vélo à la montagne, ce sera camp militaire encadré par les forces d’élite de la police sud-africaine… chacun son trip après tout. Il faut dire que l’ambiance n’est pas au mieux chez les Boks après des défaites record face à la France, l’Ecosse, l’Angleterre et la Nouvelle-Zélande (à Pretoria) et le mini scandale soit disant lié au racisme entre Geo Cronjé et Quinton Davids (le refus de Cronjé de partager sa chambre avec Davids avait été pris pour du racisme alors qu’un différend personnel opposait les deux joueurs… réaction disproportionnée de la presse sud-africaine). On retrouve donc les jeunes (à l’époque) Bakkies Botha, Victor Matfield, Schalk Burger ou Joe Van Niekerk accompagnant les tauliers Corne Krige, John Smit et Joost van der Westhuizen dans un team building ayant pour but d’ôter tout sentiment d’invidualisme des joueurs dans le but de les faire se comporter comme une équipe ultra soudée. A peine arrivés sur place, les joueurs sont foutus à poil et obligés, tenus en joue, de déchirer leurs papiers d’identité, leurs photos de famille et de détruire leur portable. Ils seront également obligés de ramper nus sur du gravier, sous des barbelés ainsi qu’à déplacer des poteaux et des pneus aux couleurs de l’Angleterre et de la Nouvelle-Zélande, les deux favoris du tournoi. Pour faire office de plat de résistance, ils ont été enfermés par petits groupes dans des fosses où on leur diffuse en boucle le God Save the Queen et le Haka tout en les forçant à hurler l’hymne sud-africain, Nkosi Sikelel’ iAfrika. Le tout en se prenant des seaux d’eau glacée sur la tronche, sinon ça ne serait pas drôle.Visiblement un succès, étant donné l’élimination piteuse des Sud-Africains en quarts face aux All Blacks (29 à 9) après avoir été promenés par les Anglais (25 à 6) en phase de poule. Une idée que Vern Cotter pourrait peut-être retenir s’il souhaite que ses Jaunards gagnent enfin, en enfermant deux jours les Clermontois à Vulcania et en passant en boucle et à fond le Pilou Pilou. Entre autres réjouissances, les Boks ont dû traverser à la nage un lac gelé, à poil bien entendu, gonfler des ballons sous l’eau, gelée, et toujours à poil of course. Une anecdote raconte même que le capitaine Corne Krige a été tenu en joue et forcé à rester dans l’eau après avoir tenté une sortie. On sait également que Joe Van Niekerk a dû tuer un poulet et le faire cuire avec une demi-allumette dans le bush pour nourrir des joueurs. Dans son autobiographie « The Right Place at the Wrong Time » il révèle même quelques détails croustillants comme ces combats de boxe imposés aux joueurs. On y apprend notamment que les deux ouvreurs Derick Hougaard et Louis Koen (ne rigolez pas nous avons failli avoir droit à Gérald Merceron et François Gelez à l’époque) ont été mis KO respectivement par Breyton Paulse et Gcobani Bobo. Un combat poids lourd a même eu lieu entre Bakkies Botha et Victor Matfield qui, d’après le Toulonnais, les aurait fait marrer. La pilule a eu plus de mal à passer auprès de Schalk Burger, 20 ans à l’époque, qui a compris ce qu’il foutait là uniquement après avoir reçu les premiers coups de poing de Corne Krige. Il l’a d’ailleurs très bien raconté dans The Guardian il y a quelques années « Que pouvait-on faire? Personne ne voulait balancer le premier coup mais ensuite Corne m’a envoyé quelques droites dans le nez. J’ai envoyé un gros coup à mon tour et ensuite les vannes se sont ouvertes et nous nous sommes battus comme des malades pendant trois minutes. Il n’y a pas eu de vainqueur lors de notre combat mais je n’ai jamais voulu frapper quelqu’un d’autre depuis ». Un peu menteur sur sa dernière phrase tout de même… Cette histoire ainsi que quelques photos sont sorties dans la presse quelques jours après l’élimination des Springboks, la fuite venant de l’analyste vidéo Dale McDermott et probablement de quelques joueurs sous couvert d’anonymat. Straeuli a fort logiquement été remercié tout comme quelques pontes de la SARU ayant essayé de noyer et minimiser le scandale. McDermott a également été remercié du South African Council for Scientific and Industrial Research, son employeur payé par les Springboks. Jake White, le nouveau sélectionneur, a tenté d’obtenir son retour dans l’encadrement des Boks mais s’est vu recevoir un véto de la Fédération. McDermott finira par se suicider en 2005 après plusieurs mois de dépression sévère. Rudolf Straeuli a, lui, été embauché pour organiser un remake de Straaldraad en plus soft avant la Coupe du Monde 2011 (même élimination en quarts) et occupe un poste important au sein des Natal Sharks. Les valeurs du rugby sont universelles !
Le La’bougnat analyse ASM – Grenoble (27-13) Le fameux CR du vendredi. Par Ovalie du Rhône, le nouveau padawan de Pastigo. Si vous n’êtes pas satisfaits de la qualité de son joker médical nous vous conseillons d’insulter directement Pastigo à cette adresse. Pastigo ayant amplement mérité quelques vacances après son excellent résumé de Clermont Toulouse, j’ai comme convenu eu le droit de m’atteler à un match de seconde zone (en plus, Pastigo m’a promis des photos de filles à poil au 3ème article publié). Comme il était hors de question de parler du Stade Français et qu’un piccolo rugby mal géré m’avait abattu à la 15ème minute de ASM – Bayonne, me voilà de retour au Parc des Sports Marcel Michelin pour un évènement de premier plan : le match d’unification des ceintures WBA WBC des welters entre Floyd Mayweather et Saul Alvarez. Malheureusement, ils avaient aquaponey et en échange, on m’a offert le choc entre le bûcheron canadien Jamie Cudmore et l’homme à la foudre dans les pieds, le pourfendeur de Toulonnais, le Sniper, Le quenelleur de Nantua…. vous l’avez reconnu, il s’agit bien sur du seul, de l’unique, de Julien Caminati ! Julien Caminati, le seul homme à pouvoir plier la Barre de Fer Le contexte « – Ouais Romain ? – Oui allo, qui est à l’appareil ? – C’est moi Péchou ! Oh le con ! dis t’as fait fort ce matin ! Sortir du Bok après la mi-temps, finir à 14 contre 13… tu vas pas passer inaperçu toi ! – C’est bon, j’ai déjà l’impression d’être suivi par des Sud-Africains depuis la sortie du stade et je viens de trouver un coq écorché vif dans la baignoire – Bah c’est pas grave ce jaune sur du Plessis… t’es pas habitué à de tels contacts en France – Mais non, le pire c’est que je vois que le placage est régulier… mais j’entends l’épaule sauter… et en une fraction de seconde j’ai repensé à ce pauvre Anglais qui avait arbitré SF – USAP en 2009 et qu’on avait retrouvé coulé accidentellement dans une dalle de béton à Perpignan après que Carter se soit pété le tendon d’Achille…. j’ai craqué, j’ai biscotté – Bon t’inquiète pas, je vais allumer un contre-feu comme ça les médias se détourneront de toi… tu verras, moi aussi je peux sortir 1 rouge et faire finir le match à 14 contre 13…. » ASM – Grenoble était lancé…. Le match Grosso merdo 1ère : Coup d’envoi de Grenoble, dégagement au pied clermontois… et en-avant de Julien Caminati…. l’arrière groneublois semble tendu en ce début de match. 8ème : Carton jaune pour James Hart suite à un en-avant jugé involontaire quasiment par tous les spectateurs…. sauf par l’arbitre… sur twitter, un boucher anonyme de Grenoble commence à éructer. 10ème : Pénalité pour l’ASM : Parra ouvre le score avec l’aide du poteau. 13éme : Réplique groneubloise par Julien Caminati… malheureusement son tir n’est pas assez puissant et sa tentative de brisage du poteau est un échec. Julien Caminati s’apprétant à buter dans le cul de l’arbitre @OvalieduRhone il a pas raté la pénalité, il a essayé de casser le poteau. — Damien Try (@DamienTry) September 14, 2013 19ème: Retour de Hart et exclusion temporaire de Hand pour placage à retardement dans le mouvement. Aux citrons, 13-6 pour les locaux et 1 essai à 0 (cf. l’action), il pleut, on se fait chier… heureusement Péchou suscite l’intérêt des spectateurs par sa capacité à siffler de façon incompréhensible. 63ème minute : après deux essais de Damien Chouly transformés par Parra, nous voilà arrivés au moment de la première vraie grosse faute groneubloise, un en-avant volontaire assez grossier de Ben Hand qui, tel un vulgaire talonneur des Boks, se prend un rouge et part donc assister à la fin du match en tribune : les Isérois vont finir à 14 Interlude Vis ma vie de Romain Poite : A ce stade, Péchou est un peu en retard puisque le rouge intervient à l’heure de jeu… Mais avec un bel effort sur la fin, il pourrait se reprendre. 69ème minute : Blessure de Mathieu Lorée qui sort sous les applaudissements du public… et de l’arbitre qui peut cocher la case « une équipe finit à 13 » de sa To Do List, tous les remplaçants étant rentrés… à ce stade-là, on rapporte qu’un Grenoblois émigré à Toulouse aurait jeté sa télé par la fenêtre avant de partir à la pharmacie en grommelant moultes insanités à base de « vaseline » et de « Mourad avait raison » 73ème minute : ACCOMPLISSEMENT DE LA PROPHETIE !!!! En sortant Lapandry et en se faisant copieusement siffler par le public clermontois, Patrick Péchambert devient l’égal de Romain Poite (pour dix secondes car en dehors de Clermont, personne n’a fait grand cas de sa prestation arbitrale). Au final, l’ASM à 14 contre 13 concède un essai sur la sirène, ce qui lui coûte le bonus… mais après tout on s’en branle, l’essentiel était ailleurs : Grenoble a battu Toulon, on a battu Grenoble : ON EST CHAMPIONS d’EUROPE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Score final 27-13 L’action De retour sur les terrains pour la première fois depuis un triste match à Oyonnax (enfin c’est ce qu’il se dit, j’étais dans ma voiture), une des principales interrogations des Clermontois était de savoir si Pupute Morgan Parra avait retrouvé toute sa « science du jeu ». La preuve en était apportée à la 23ème minute avec un magnifique écroulage long de ligne qui permit au joker médical de Julien Malzieu, l’incontournable De Pénalité, de filer aplatir entre les perches… son niveau de bluff serait encore insuffisant pour berner des Turcs autour d’une table de poker et récupérer sa maison mais c’est amplement suffisant pour mettre l’arbitre dans sa poche ! Le jeu et les joueurs Pas grand-chose à dire de 30 des 31 acteurs de cette partie… L’ASM a été bien aidée et a archi dominé mais n’a pas su assurer le bonus ce qui coûte cher sur la dernière action récompensant la vaillance, à défaut du talent, des Groneublois. Maintenant passons au 31ème acteur… Non, pas Péchou, on en a assez parlé. Un en-avant d’entrée, deux pénalités dans l’axe à 55 mètres non tentées… moins de dix minutes de jeu et déjà on sait que Julien Caminati est en plein doute… un poteau qui lui résiste, des coups de pied étonnamment courts et surtout un énorme raffut de Julien Bonnaire en fin de match… bref, un match à oublier pour notre idole à tous ! Les déclarations « On s’est mis le bordel tout seul » M. Parra. Je ne suis pas sûr que ça soit bien français mais au moins ça résume bien la situation. « Vous croyez que l’IRB va me désavouer moi aussi ??? » Un intervenant anonyme en quête de reconnaissance. La poitrenade La comm du H Park. Grosso modo, le H Park c’est le pub / salle de sport qui marche pas qu’Aurélien Rougerie a ouvert en banlieue clermontoise (oui, Clermont-Ferrand a aussi sa banlieue). Le genre de lieu où on vous invite à venir entre midi et deux faire un repas d’affaire… et jouer au rugby sur un synthétique indoor plutôt que d’aller manger chez maman ou d’aller sauter votre maîtresse… seul un mec qui s’est pris un cad déb de David Marty en finale du Taupe 14 peut avoir de telles idées… Que ça marche moyen, c’est une chose… que tu veuilles rameuter du monde en faisant danser des filles sur un podium à l’entrée du stade, ok… mais par pitié Roro, les woooo girls de 20 ans en jean et col roulé, ça le fait pas… pense à Max G, le plus grand théologien du rugby moderne… et fous-les à poil !!!!!
Le Lab’ougnat a perdu contre Oyonnax. Et bah ouais. On a trouvé le joker médical de Pastigo. Ovalie du Rhône est un petit nouveau à la Boucherie. On sait de lui qu’il est Auvergnat, supporter de l’ASM, qu’il vit à Lyon et qu’il a donc une vie de merde. Pastigo ne s’étant jamais remis de ce que l’on appellera désormais pudiquement « Les évènements du 18 mai 2013 » (vous constaterez d’ailleurs ici qu’il a totalement perdu l’esprit), OdR sera son joker médical en ce début de saison. Comme dirait si bien Marc Lièvremont, « Il faudra te contenter de ça ». Chronique de la première des 13 victoires à domicile d’Oyonnax (article réalisé sans trucage et sans le Midi Olympique… ou presque) Le contexte Après une première sortie couronnée de succès sur la côte basque, il était temps pour les joueurs de l’ASM d’affronter l’un des pires périls de sa saison : aller dans (??) ! Oui l’ASM avait cet auguste privilège que d’être la première équipe de Taupe 14 à partir dans les montagnes à la recherche du Stade Hervé Mathoux (un Clermontois pourtant), à moins d’avoir confondu avec quelqu’un d’autre…. N’écoutant que mon courage, je décidais de prendre ma voiture pour les quelques kilomètres séparant Oyonnax de la capitale des Gaules….. L’entreprise était risquée : je pouvais me perdre à tout moment et je savais que j’allais assurément louper le moment le plus intéressant du match, à savoir l’apparition d’Isabelle Ithurburu sur les écrans de Canal + à la mi-temps. Etant Auvergnat et donc par nature très proche de mes sous, j’évitais les axes autoroutiers pour n’emprunter que les chemins vicinaux… et là, ce fut le drame… A force de chercher un raccourci que jamais je ne trouvai, je finis nez à nez avec une troupe de gens bizarres au milieu d’un champ. Je leur demandai mon chemin mais me perdis encore plus après avoir suivi la direction qu’ils m’indiquaient de leur petit doigt tendu. Arrivant finalement à retrouver un axe de circulation digne de ce nom, j’arrivai mou comme une quenelle et rouge de honte telle une écrevisse, à Nantua à 16h… Le match était commencé depuis une heure et il me restait encore 20km. Le temps de finir mon périple, j’entrai dans le Stade Charles Mathon (je me disais aussi) sur la sirène et constatai les dégâts : les locaux l’avaient emporté ! Le match grosso merdo Alors, comment vous dire…. 20-0 à la mi-temps, 30-19 à la fin… à défaut d’avoir vu le match voilà comment j’ai compris le match Etant arrivés à l’heure (contrairement à moi) au stade car étant passés par la bien nommée Autoroute des Titans, les joueurs de l’ASM étaient prêts à affronter l’armada Rouge et Noire dans son antre terrible. A ce moment-là de la journée (samedi 15h car rappelons le, Canal a préféré diffuser Oyonnax ASM que Toulon Racing), le groupe clermontois se divise en quatre catégories… et c’est déjà beaucoup quand on sait que le monde, lui, ne se divise qu’en deux catégories : Ceux qui disent à leur femme qu’ils ne peuvent pas leur expliquer comment arriver car ils ont dormi dans le bus mais c’est pas grave, c’est jamais qu’une équipe de bouseux en face, ça va être vite plié, y a qu’à voir, on n’a pas eu besoin de ressusciter Captain Roro pour la peine ! Ceux qui ne comprennent pas pourquoi ils n’y a pas la mer derrière le stade alors qu’on leur avait expliqué toute la semaine qu’ils allaient jouer contre une équipe en rouge et noir qui avait puni tout le monde l’an dernier. Ceux qui cherchent désespérément un peu de réseau pour voir sur truiteur la photo du dernier poisson pêché par Julien Malzieu, parce que bon, soyons honnête, la pêche, ça biche grave ! Jamie Cudmore qui se faisait des pancakes peinard au pays à défaut de pouvoir jouer le match retour contre les USA en qualif pour le mondial 2015 En fait, alors que Gavin, son compère au centre pour l’occasion, humait l’air pas si pur que ça de la Plastic Valley, seul Benson Stanley semble prêt à en découdre au cours de ce match amical, espérant ainsi attirer l’attention de son compatriote de coach et gagner un peu plus de temps de jeu que l’année dernière pour les vrais matches !!! Au coup d’envoi, Ludo Rado et JM Buttin cherchaient toujours mais hélas, toujours pas de 3G dans le stade… ça ne les empêchera pas de prêter plus attention à leur téléphone qu’au match. On notera…. Ben rien en fait, on ne notera rien… juste le score : 20-0 à la mi-temps Passablement excédé par les 40 premières minutes, Cotter se rappelle alors ce vieux proverbe latin : « Si vis 4 points, Parra Bel Homme… sur le terrain » Làs, il était trop tard et les entrées conjuguées du demi de mêlée international et de Nalaga (sur un terrain où il ne fait pas bon mettre un Fidjien dehors 11 mois et demi sur 12) suivies de celle de Chouly n’ont pas suffi : défaite 30-19 au final Le jeu et les joueurs Il paraît que les Oyonnaxiens ont été bons, il paraît que les Jaunards les ont pris de haut… bon ben… voilà quoi ! Pour le reste, lire la Montagne, le Progrès ou le Dauphiné Libéré ! En tout cas, bravo aux locaux qui ont déjà montré qu’ils feraient assurément bien mieux que Mont-de-Marsan l’an dernier ! L’homme du match : M. Cardona Vu comment il s’était fait pourrir par Guytou la semaine dernière, il a forcément fait un bon match pour compenser ! (ah pardon, on m’indique qu’il a été crédité de 3* dans le Midol…. ) L’action La seule que j’ai vue (dans les journaux) : la haie d’honneur des Clermontois pour les joueurs d’Oyonnax en fin de match…. Très Valeurs © La Poitrenade : J’ai cru que mon GPS m’amènerait jusqu’au stade d’Oyonnax…. Naïf que je suis ! La prochaine journée : L’ASM va mettre une mine à Toulouse qui viendra avec son équipe bis au Michelin parce que (attention, une de ces phrases est de JBE) : – Il y a 3 matches dans la semaine. – Saloperies de doublons – Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiin – On en a marre de jouer à Clermont en plein hiver sur un terrain gelé par -10°C Oyonnax va prendre une branlée au Racing parce que (rayez les mentions inutiles) : – Le Racing ne va pas perdre tous les ans à domicile contre un promus (quoique…) – Il y a trois matches dans la semaine – 13*4 = 52, les matches à domicile sont suffisants pour ce maintenir C’est un adversaire direct pour le maintien qui tentera dans la foulée de venir jusqu’à Oyonnax : le terriiiiiiiiiible Biarritz Olympique
Top 14 : Les prédictions 2013/2014 de Desman L’éprouvante préparation du Emachère. Après les pronostics d'Ovale Masqué, Damien Try, Marcel Caumixe et le Pilou, c'est au tour de Desman, vétéran de la Boucherie (on l'appelle même parfois le papa des lignes arrières, ça veut dire qu'il fout pas grand chose donc) de vous livrer ses prédictions pour la prochaine. Top 6 : Racing Toulon Toulouse Castres Clermont Bègles L'effet de l'arrivée de Labit et de Travers se fait sentir, le Racing finit premier de la phase régulière en balayant tout sur son passage à grands coups de Sexton, de Kruger, de Chavancy et de Fall. Même les armadas toulonnaise et toulousaine doivent rendre les armes. Les vrais supporteurs parisiens guazzinistes et traditionalistes sont quant à eux au bord du suicide collectif. Bref, la France entière est en pleine extase. Malgré cela les deux chefs scouts n'arrivent pas à insuffler l'humilité nécessaire à l'abord des phases finales à un groupe qui a marché sur l'eau toute la saison. La désillusion est d'autant plus cruelle en demi face à de surprenants Béglais en mode revanchard depuis le début de la saison. Côté auvergnat c'est la saison de trop pour Vern Cotter qui parvient péniblement à hisser son groupe de volcans en voie d'extinction dans le duo de repêchés pour les barrages. Aurélien Rougerie est incertain avant le match couperet face au ST, étant légèrement indisposé par une clavicule fracturée et un tendon sectionné. Qu'à cela ne tienne, le héros de tout un peuple plante l'essai de la victoire après un cad-déb d'école sur Fritz, lequel prend 3 minutes plus tard un rouge pour plaquage cathédrale à retardement. Guy Novès minaude et juge que le plaquage était dans le mouvement de l'action, mais est heureux de pouvoir prouver une fois de plus à la face du monde que le doublé est impossible. Grâce à la nouvelle politique de management de Guy Novès, Toulon aligne pour la première fois de son histoire plus de joueurs JIFF que ses adversaires rouge et noir, c'est à dire un. En début de saison ce rajeunissement radical de l'effectif, osé et voulu par Bernard Laporte, ainsi qu' un style de jeu de plus en plus tourné vers l'offensive suite au licenciement de Mathieu Bastareaud contrôlé positif aux éclairs au chocolat, laisse présager des meilleurs auspices sur la rade. Cependant au fil de la saison régulière le RCT n'arrive pas à soutenir le rythme imprimé par le Racing, et un effectif carbonisé finit par passer au travers de sa demi. Bref le RCT est en voie de clermontisation… Montpellier, dont la fraîcheur se fane au fil des ans, termine 7e et ne se qualifie même pas pour les phases finales. Les ultras d'Yves du Manoir sont très énervés. Le scooter de Fabien Galthié est retrouvé avec un pneu crevé. Mais alors, qui donc remporte le Brennus me direz-vous ? Et bien une équipe tarnaise inconnue du grand public. Elle est qualifiée par les médias spécialisés de « petit poucet », « d'équipe surprise », et qui aurait « coiffé toutes les grosses cylindrées au poteau ». La nuit de la victoire une voie d'outre-tombe s'échappe d'une dalle en or massif dans le cimetière de Lavaur : « Bande de cons ! » Relégués : SF et le deuxième promu dont j'ai oublié le nom Depuis le départ de Max les Parisiens sont en progression constante vers le Brennus à l'envers. Cette année est celle de la consécration puisque leurs efforts se voient enfin récompensés au terme d'une saison d'une régularité exemplaire… ou presque. En effet ils perdent le titre pour un malheureux point de bonus défensif conquis par erreur au milieu de l'hiver chez le deuxième promu. Ewen McEnzie s'incline devant l’œuvre du maître Quesada. Savare décide qu'il n'y aura pas de calendrier l'an prochain. On se demande si Aurillac parviendra à remplir le SDF. Et comble du malheur, clin d’œil cruel du destin : la pub Saint-Yorre avec Christophe Dominici revient une fois de plus sur les écrans. Hcup La H cup est une compétition qui se joue à 16 contre 15, en se faisant entuber par un arbitre britannique deux fois 40 min, mais à la fin c'est Toulouse qui gagne. Amlin Cup : nulle et non avenue Suite au reversement de Toulon, du Leinster et de Leicester, qui s'en foutent royalement, cette compétition n'a plus lieu d'être. Elle sera remplacée dès la saison prochaine par des matchs exhibition de beach-rugby dans les stations balnéaires italiennes et espagnoles, sur une idée originale de Bernard Lapasset et ce afin de développer le rugby à l'échelle mondiale. Un autre Bernard flaire le bon coup et s'engouffre par la porte afin d'acquérir les droits de la compétition, en partenariat avec un fond de pension qatari basé en Moldavie. La vente des droits télé sera un fiasco et Bernard reviendra à son vrai métier : gérant de camping. Pro D2 : Colomiers, et l'autre on s'en tape cheap glasses online David Skrela, équipé d'un strap à l'épaule et d'un tout nouveau squelette en adamantium, sort la meilleure saison de sa carrière et permet à son mythique club formateur de Colomiers de retrouver l'élite. Jean Abeilhou a un orgasme en direct lors du match scellant le titre de champion face au LOU. Sébastien Chabal, écœuré, mais qui a quand même réussit sa saison grâce à un plaquage fracturant 5 côtes à Ovidiu Tonita, décide de signer à Bourg-en-Bresse pour un dernier challenge. zp8497586rq
La Boucherie s'adresse aux Bouchers Message à caractère informatif. Alors, ce nouveau site ? Pas mal non ? C'est Français. Alors que la saison 2013-2014 débute dans quelques jours, nous sommes désolés de vous apprendre que la Boucherie Ovalie n'est toujours pas morte. Cela va faire bientôt 4 ans que nous essayons d'injecter un peu de sang frais dans le paysage rugbystique français, et n'en déplaise à certains, on a encore plein d'idées pour emmerder le monde. Mais pour commencer, nous avons tout d'abord décidé de faire peau neuve, car notre site commençait à être aussi poussiéreux que l'armoire à trophées de l'ASM. « Enfin ! » dirons nos lecteurs maintes fois exploités, qui seront ravis de constater que l'on a fini par investir leur argent ailleurs que dans des fûts de bière. « C'était mieux avant ! » diront les gros cons hostiles à tout changement et qu'on emmerde. Quoiqu'il en soit, on espère que cette nouvelle version plaira au plus grand nombre, et surtout qu'elle vous permettra de bénéficier d'un plus grand confort de lecture quand vous viendra l'envie d'aller lire nos inter-minables articles. Nous tenons au passage à remercier Pierre-Olivier Carles et ses équipes. Merci également à notre graphiste-boucher Marcel Caumixe, concepteur de notre nouveau logo, et de tout plein de nouveaux trucs inutiles mais jolis. Et enfin surtout merci à vous, fidèles lecteurs. Merci à ceux qui ont fait des dons, à ceux qui ont acheté des ticheurtes, et t aussi à ceux qui n'ont rien fait, à ceux qui nous couvrent d'éloges chaque jour, à ceux qui nous insultent… bref toute cette communauté qui fait de la Boucherie Ovalie le plus grand hôpital psychiatrique de France juste derrière le RC Toulon. Bon, maintenant qu'on a fini de se tailler des pipes, cela va sans dire qu'après tout ça nous n'avons plus une tune. Vous pouvez donc nous aider à remplir la caisse en faisant des dons ici, ou en achetant des ticheurtes et des sandalettes à l'effigie d'Ovale Masqué là. Mais la meilleure façon de nous aider à faire vivre notre site, c'est encore d'écrire pour nous. Car oui, la Boucherie recrute ! Vous êtes chômeurs, fonctionnaires, branleurs professionnels, chauffeurs de bus, souffleurs de verre, cadres supérieurs à Michelin et partie intégrante du Mensonge ©, ou bien encore journalistes frustrés d'être obligés d'écrire des banalités dans des journaux que plus personne ne lit. Mais malgré toutes ces tares, vous avez du talent. N'hésitez plus : rejoignez-nous ! 1 – Ecrivez sur votre club favori En 2010 nous avons lancé le concept des Laboratoires du Top 14, pour permettre à nos lecteurs de suivre le parcours de leur équipe favorite tout au long de la saison, en profitant de comptes-rendus de matchs et d'analyses originales. Si l'objectif affiché d'avoir un Labo pour chaque club de Top 14 et de ProD2 restera sans doute une chimère – soyons réalistes, personne n'a internet à Castres ou à Oyonnax, et personne ne sait écrire à Béziers ou à Narbonne – notre volonté est toujours de parler d'un maximum d'équipes, y compris les moins médiatisées, comme celle de l'Aveyron qui a gagné je sais plus quel trophée au mois de juin dernier. Vous pouvez donc encore et toujours postuler pour rejoindre la bande. Mieux, vous pouvez même postuler pour des clubs qui possèdent déjà des chroniqueurs. Nos chroniqueurs vedettes sortent de deux saisons harassantes, à un rythme infernal de 6 articles par an. Ils sont au bout de rouleau. Il est donc temps de créer un peu de compétition et de turnover. Si vous souhaitez écrire des comptes-rendus de clubs qui possèdent déjà des chroniqueurs attitrés (en l'occurrence Toulon, Toulouse, Clermont, Perpignan, Montpellier et le Stade Français), vous pouvez quand même déposer votre candidature pour faire partie de la rotation de l'équipe. Pour cela il suffit de nous envoyer un compte rendu sur le match de votre choix à cette adresse contributions@boucherie-ovalie.com. Après avoir déniché Pastigo, Damien Try, L'Affreux Gnafron, Gregory le Mormeck, Jacques Gourou et je vais pas tous les citer, ils ont déjà assez le melon, la Boucherie a hâte de découvrir et faire découvrir de nouveaux talents. Pour ce qui est de la ligne éditoriale, elle est simple : proposer quelque chose qu'on ne peut pas lire ailleurs. Pas besoin d'empiler du lol au kilomètre carré et de singer le style de vos auteurs favoris à la Boucherie. Venez comme vous êtes, comme dirait le slogan du restaurant favori de Mike Phillips. Si on juge que c'est suffisamment original et intéressant, ce sera publié, et vous aurez le droit d'être insulté dans les commentaires pour votre bizutage. Seul impératif, une orthographe correcte (faut quand même pas se foutre de notre gueule, on a pas que ça à branler) et une interdiction formelle d'utiliser des gros mots comme « gonfle », « beuchigue », « Pitxuri », « Moscato » ou encore « Doublé ». 2 – Ecrivez sur n'importe quoi, de toute façon on s'en fout un peu du rugby Vous avez envie de parler de rugby autrement, sur n'importe quel sujet ayant rapport de près ou de loin avec le ballon ovale ? Et ben faîtes-le, et envoyez-nous le résultat, toujours à contributions@boucherie-ovalie.com. Articles, brèves, chroniques, poèmes, haïku, dessins, montages, vidéos, sextapes, sculptures, membres coupés, fluides corporels, tout est accepté. 3 – Et la grande nouvelle dans tout ça, c'est que désormais, les contributeurs seront payés ! Non je déconne. Allez vous faire foutre pour ça. Voilà, c'est tout. Et pour intégrer notre bande de sales gosses et de joyeux connards, n'oubliez pas que vous pouvez aussi passer sur le forum. Et ouais, on a un site, on écrit des articles, et en plus on a un forum. Ça fait beaucoup de nouvelles pour vous dans une même journée, hein ? En espérant vous retrouver parmi nous bientôt, Sportivement, rugbystiquement, Fourchette amicale, online essay writers Ovale Masqué et toute l’équipe de la Boucherie. zp8497586rq
La tournée d'été en NZ, premier match (23-13) Les ex de Byron Kelleher étaient présentes à l’Eden Park. Par Le Stagiaire et Ovale Masqué Contexte : Les Tournées d'été, c'est un peu comme Fort Boyard : c'est ringard depuis plus de 20 ans et plus personne ne regarde, mais on continue quand même. Il faut dire que c'est quand même une belle idée à la con : opposer 30 Français aux grosses mâchoires et proches de l'infarctus après une saison à 55 matchs à 30 All Blacks qui viennent à peine de reprendre la leur et qui n'ont pas eu le temps de faire autre chose que de la muscu. Voilà un concept qui représente à lui seul l'absurdité du calendrier du rugby international. On serait bien tentés de proposer aux Néo-Zélandais de délocaliser leur île de merde en Europe – ça leur évitera les tremblements de terre et ça leur fera un chemin plus court pour signer à Toulon une fois la trentaine passée – mais ces idiots ne veulent rien entendre. « Pauvres fous, vous périrez tous dans les flammes » comme nous le disait encore récemment Guy Novès après son footing matinal de 35km à Leucate. Mais ces rencontres estivales (enfin surtout pour nous, chez eux il fait juste -21 degrés en ce moment) restent malgré tout une tradition que l'on se doit de respecter, et aussi et surtout une grande source de vannes pour nous autres puisque ce sont ces tournées-suicides qui nous permettent encore aujourd'hui d'évoquer les éphémères carrières internationales de Frank Montanella, Grégory le Corvec, Nicolas Laharrague, Benjamin Thiery ou encore David Janin. Si ces noms ne vous disent rien, c'est normal, c'est parce que vous avez une vie et que vous ne vous levez pas à 9h pour voir du rugby-bukkake en strimigne. Pour cette année, PSA est donc resté fidèle à la tradition en composant un mix de joueurs expérimentés et de nouveaux venus. La grande nouveauté cette année, c'est l'arrivée massive de méchants étrangers, ces mercenaires qui viennent salir notre drapeau : Claassen, Le Roux, Kotze, Nakaitaci. Car n'oublions pas que les Valeurs © du rugby c'est la fraternité, le partage, la solidarité, mais aussi la xénophobie et le rejet de l'autre. Surtout s'il est toulonnais, d'ailleurs. Pierre Villepreux revisite le mythe du bon sauvage et nous explique pourquoi les Fidjiens sont si forts : « Ce type de capacités vient de leur formation physique et technique. Tout d’abord les appuis: dans un milieu naturel semé d’embûches, leur jeu de jambes se développe magnifiquement car les pieds nus, ils doivent jouer entre corail et sentiers escarpés pour éviter les embûches et pièges de la jungle ou du récif » (à lire ici) Les équipes : Côté français, Ouin-Ouin s’est retrouvé bien verni des éliminations précoces du Stade Toulousain et de Clermont en Top 14 puisqu'elles lui ont permis d’aligner une équipe ayant eu le temps de préparer le match autrement que dans l’avion pour venir jusqu’en Nouvelle-Zélande. Un vrai soulagement pour les joueurs qui auraient probablement préféré regarder le film « Les Survivants » plutôt que faire l’analyse vidéo du dernier Tournoi pendant le trajet. On retrouve donc une ossature plutôt compétitive avec Maestri, Dusautoir, Picamoles devant et Fofana, Fritz ou Huget derrière. PSA profite également de la tournée pour donner sa chance au jeune Camillo Pez (frère de l'illustre Ramiro) à l’ouverture et au profondément catalan Adrien Planté à l’aile. Maxime Mermoz est quant à lui titulaire sur le banc, comme d’habitude (il est d’ailleurs Mayor du lieu sur Foursquare). Enfin, notons la présence parmi les remplaçants de Jean-Marc Doussain, qui apporte pour l'occasion toute son expérience face à cette équipe qu'il connait bien. En face, Steve Hansen et les Blacks ont préparé le match « à la française » (en trois jours donc). Ils ont fait le choix d'aligner une équipe équilibrée entre jeunes prometteurs (Coles, Savea, Ben Smith) et vieux briscards pas forcément en grande forme en Super Rugby (Nonu, Dagg). Il doit également se passer des services de Dan Carter qui (de source sûre) se serait cassé la main en retapant sa nouvelle maison à Collioure. Les deux principaux artisans de la victoire des Tout-Noirs face à ces mêmes Français en finale de la coupe du monde 2011 (Richie Mc Caw et Craig Joubert) sont aussi absents. Mais Wayne Barnes est là, lui. C'est donc un peu la roulette russe pour les deux équipes puisque l'officiel anglais n'est assurément pas malhonnête, mais tout simplement incompétent. On se dit alors qu'avec un peu de chance on pourra sodomiser arbitralement les Blacks comme lors du ¼ de finale de la Coupe du Monde 2007. Petit point Challenge Christine Boutin de la consanguinité : les Blacks joueront avec 3 Smith sur le terrain, ce qui est bien mais pas top, le Pays de Galles réussissant fréquemment à aligner 11 Jones dans son équipe. Le changement selon PSA : il ose titulariser un moche à la charnière. Du jamais vu depuis David Aucagne. Le match : Après le passage protocolaire des hymnes (l’interprétation de l’hymne néo-zélandais nous replongeant en pleine période de Noël au mois de juin) vient celui du Haka, que les Français décident cette fois de suivre sans réactions faciales surjouées ou chorégraphies Kamel Oualiesques. Notez que les Bleus recevront encore une amende de 5000 euros de la part de l'IRB, cette fois à cause de la coupe de cheveux d'Antonie Classeen. D’entrée de jeu, les Bleus cherchent à marquer des points et en bonne position, Camille Lopez rate un premier drop. En tribunes, les pieds sur le siège de devant et les mains dans le froc, Talès s’esclaffe et se mouche dans son tee-shirt « Castres Champion » qu'il n'a toujours pas enlevé depuis la semaine précédente. Moins de cinq minutes plus tard, Machenaud amorce une contre-attaque et trouve le relais de Thierry Dusautoir qui lance Florian Fritz (à noter qu'au pays des hobbits, si lancer Florian Fritz est accepté, lancer Marc Andreu serait particulièrement mal vu). Le centre qui n'a pas été retenu dans le groupe du Stade Toulousain pour les phases finales du Top 14 a évidemment des fourmis dans les jambes. II contourne Ma’a Nonu en profitant de l’espace laissé par son sourcil manquant, prend l’intervalle (première chose qu’aurait été incapable de faire Yann David), dépose Israel Dagg, joue parfaitement le deux contre un (deuxième chose qu’aurait été incapable de faire Yann David) puis sert Fofana qui va marquer en moon-walk. Machenaud transforme et l’équipe de France mène 7-0. Aaron Cruden, qui tente tant bien que mal de faire oublier l’absence de Dan Carter, va rater successivement deux pénalités avec un panache qui n’est pas sans rappeler les plus belles tentatives de Piri Weepu. Heureusement pour les champions du monde, Wayne Barnes a des choses à se faire pardonner. Ainsi, s’il a créé une polémique en dormant dans le même hôtel que les Néo-Zélandais, c’est bien les Français qu’il va baiser pendant tout le match en les sanctionnant sans relâche pour des fautes plus ou moins évidentes. La troisième pénalité est la bonne pour l’ouvreur All Black qui permet à son équipe d’ouvrir son compteur. Dix minutes plus tard, c'est Ben Smith qui prend l’intervalle malgré un joli plongeon de Dusautoir (bel hommage aux prestations de Christian Califano dans Splash) et qui d’une passe « à la toulousaine » envoie Aaron Smith (aucun lien, fils unique) à l’essai. Cruden transforme et les Blacks prennent la tête au score pour la première fois du match. Loin d’être assommés, les Frenchies repartent à l'assaut de l’en-but adverse et après un joli travail de Planté, mettent les All Blacks sous pression. Fritz tente un petit coup de pied par dessus la défense, ce qui, à défaut d’être efficace, a le mérite d’être drôle. C’est contré et l’arbitre revient à la pénalité, transformée par Machenaud. On commence à se réjouir de la jolie résistance française offerte à la machine All Blacks et c’est le moment que choisit Ma’a Nonu pour calmer tout le monde. Lancé au centre du terrain, le Néo-Zélandais envoie un poke à Camille Lopez qui s’écroule à ses pieds sans sourciller, avec un panache qui n'est pas sans rappeler les plus belles tentatives de plaquage de Lionel Beauxis. Il trouve le relais de Aaron Smith qui n'a alors plus qu'à temporiser pour donner le ballon d’essai au « remplaçant de Richie McCaw » (qui s'appelle Sam Cane mais tout le monde s'en branle, il paraît que même ses parents ne l'appellent que par ce qualificatif). Avec la transformation du sosie boutonneux de Sean Penn, les champions du monde rentrent au vestiaire avec sept points d’avance. Maxime Médard à la mi-temps. Ah non, c'était pendant le match en fait. Après la pause et la sortie de Machenaud, c’est Lopez qui prend le relais dans les tirs au but français, avec succès comme en témoigne sa pénalité qui permet aux tricolores de revenir à 17-13. Quelques minutes plus tard, la mêlée française réussit à obtenir une pénalité, une des premières (et des dernières par ailleurs) gracieusement accordée par Wayne Barnes. Pendant le direct, il paraît difficile d’expliquer une telle défaillance du pack français dans ce secteur de jeu. Si la première ligne française semble effectivement s’écrouler, les Blacks ont l'air d'avoir tendance à anticiper un peu l'entrée en mêlée, ne facilitant pas les choses. L’idéal pour juger objectivement aurait peut-être été d’avoir la vision et le son de l’arbitre lors de ces phases de jeu. Une caméra qu’on lui poserait sur la tronche par exemple. Bon, ça servirait à rien 90% du temps et comme à chaque fois qu'on leur donne un nouveau jouet, les réalisateurs en abuseraient jusqu'à nous filer la gerbe, mais c'est typiquement l'angle de vue qui aurait pu être intéressant pour mieux comprendre ce qui a bien pu se passer pendant 80 minutes. Quoi qu'il en soit, cette pénalité obtenue miraculeusement n'aboutira à rien puisque Camille Lopez ne la transformera pas, laissant les Bleus à quatre longueurs. Alors que Cruden avait rajouté trois points au compteur des locaux quelques instants plus tôt, Planté prend l’intervalle et déchire le premier rideau adverse. D’une passe acrobatique il trouve le relais de Fritz qui, à cinq mètres de l’en but, réussit à passer les bras pour Picamoles. Malheureusement le troisième ligne centre est aussi adroit avec ses mains que Julien Malzieu avec ses pieds et ne parvient pas à contrôler la balle (un peu foireuse). Pour sa défense, on rappellera que le concept de passe semble déjà un peu abstrait à Louis Picamoles, alors si en plus elle vient de Florian Fritz, l’action avait de quoi le surprendre. La fin du match sera terne, les Français ne réussissant pas à passer la vitesse supérieure pour contourner la défense des Blacks. Les problèmes de la conquête française ne s'arrangeront pas non plus avec les entrées de Kotze et Debaty, ces deux étrangers qui n'y connaissent rien à la culture de la mêlée (d'après Grégory le Mormeck, nous on y connait rien). Kotze, alias Engagé Baleine, subira d'ailleurs un bizutage au moins aussi humiliant que celui de son sosie de Full Metal Jacket. De mémoire bouchère, on avait plus vu ça en Equipe de France depuis Julien Brugnaut contre l'Irlande en 2008. Comme quoi, quand il veut, PSA peut réussir à être aussi drôle que Lapinou. Une dernière pénalité de Cruden scellera définitivement la victoire des Tout-Noirs. Malgré un bon match, les Bleus auront été incapables de s’adapter à l’arbitrage en mêlée et trop pénalisés de manière générale pour l’emporter. Ils ont également manqué d'efficacité : un seul essai marqué malgré 9 franchissements, contre 7 et 2 essais pour les Blacks. Comme Pilou dans une partouze, les Blacks profitent du moindre trou pour aller au bout, tandis que les Français semblent encore manquer de vitesse d'exécution et de précision. Mais cette performance avait nettement plus de gueule que celles du dernier Tournoi, avec une défense solide et pas mal d'initiative en attaque. Cependant, si le score a longtemps été accroché, il ne faut pas oublier que Cruden laisse échapper une bonne dizaine de points au pied et que, compte tenu du temps de préparation de l’adversaire, c’était peut-être le test-match le plus abordable des trois. Celui de samedi prochain s’annonce déjà beaucoup plus compliqué pour le XV de France. Si on en croit le théorème du French Flair, c'est donc autant de raison d'espérer. Oeil pour oeil, dent pour dent : les représailles de Fulgence Ouedraogo après la sodomie arbitrale de la Coupe du Monde 2011. Les joueurs : Les Bleus : Plutôt une bonne première pour Camillo Pez, bon dans l'animation comme le jeu au pied. Il se troue néanmoins sur l'action de Nonu : ce sera certes ni le premier, ni le dernier, mais le Bordelais semble tout de même offrir moins de garantie en défense que Talès. Planté est ce joueur toujours excellent avec l'USAP, mais qui ne marque jamais d'essais. Il a été fidèle à lui-même lors de ce match en étant très bon et en réalisant deux percées qui n'aboutiront sur rien. Fritz a fait taire ses détracteurs en une seule action avec une prise d'intervalle et un deux contre un (pas forcément évident à jouer, en plus) avec Fofana. Il est d'ailleurs l'arrière français qui a le plus passé le ballon au cours du match. A part ça, il a fait du Fritz assez classique. Fofana a encore montré qu'il était un finisseur de classe internationale, mais il a fait un match plutôt discret en dehors de son essai. Et si on le testait à l'aile ? LOL. Si Damien Chouly est capable de jouer un match de rugby 10 minutes après être sorti d'un avion, Maxime Médard, lui, a besoin au moins de deux bonnes semaines pour se faire au décalage horaire. Transparent et même un brin nonchalant contre les Blacks, il a joué le match de sa vie 3 jours plus tard contre les Auckland Blues, dans un match qui comptait pour du beurre. Au moins, le message est passé pour PSA, Mad Max veut jouer à l'arrière. A l'arrière justement, Yoann Huget a été plutôt bon, malgré deux trois actions Chaplinesques. Finalement, il nous a ému en nous rappelant un peu Cédric Heymans : comme son prédécesseur au Stade Toulousain, Bubulle affiche un ratio un exploit/une connerie assez impressionnant. A la mêlée, Maxime Machenaud a fait un match assez correct avant de sortir sur blessure. Jean-Marc Doussain a exaspéré les supporters toulousains tout au long de la saison. Vraisemblablement il va encore plus les énerver après ce match, puisqu'il a prouvé dans cette rencontre qu'il pouvait être très bon quand il le voulait. Impression confirmée contre les Blues. Enfin Michalak est rentré juste pour se faire encore insulter sur les réseaux sociaux. Mission accomplie : pourtant, en dehors d'un coup de pied contré sans conséquences, il n'a pas été particulièrement mauvais. On aimerait bien taper sur Mermoz pour changer, mais lui n'entre même pas en jeu (ou alors quand il le fait, personne ne le remarque). Fulgence Ouedraogo a fait un bon match en Equipe de France. C'était tellement suspect qu'il a fini par se blesser au bout de 35 minutes, pour être remplacé par un Yannick Nyanga lui aussi à la hauteur. Dusautoir a été très actif avec 13 plaquages. Bon ça, c'est normal. Le plus fou c'est qu'il a réussi 7 passes dans le match, ce qui doit égaler son total en équipe de France au cours de ces 8 dernières années. Picamoles, lui, a paru un peu émoussé après avoir disputé tous les matchs du Stade Toulousain à 1 contre 15 tout au long de la saison. Puis quand il essaye d'attraper un ballon, il nous rappelle vraiment trop Sammy de Scoubidou. Match correct quoiqu'un peu discret pour le duo Maestri/Vahaamina, qu'on avait vu plus en forme pendant le Tournoi. Le trio Domingo – Szarzewski – Ducalcon a été plutôt bon dans le jeu ainsi qu'en mêlée malgré un arbitrage en mode random. Debaty, Kotze et Guirado (le meilleur talonneur de France mais personne le sait car personne regarde l'USAP ©) ont pris cher dans ce secteur, bien aidés par un Barnes qui s'est subitement pris pour un cowboy en décidant d'arbitrer cette phase de jeu à laquelle il ne comprend pourtant rien. On avait la preuve que Dusautoir a réussi une passe… malheureusement, le ballon cache son visage, c'est peut-être un fake. Les Tout-Noirs : Aaron Cruden a apparemment un complexe de Dimitri Szarzewski : en Super Rugby, ça fait bien un an qu'il est meilleur que Dan Carter. Mais quand il porte le maillot des Blacks, il n'arrive pourtant pas à se hisser à son niveau. Tout le contraire de Ma'a Nonu, pas brillant en championnat mais qui répond présent à chaque fois en sélection. Son compère Conrad Smith a été bon sans plus (ce qui à l'échelle de n'importe quel autre centre de la planète, correspond à un niveau excellent) et a lancé un formidable message d'espoir à David Skrela : on peut être un excellent joueur de rugby en ayant le charisme d'un tabouret et en faisant 20 commotions cérébrales par an. Ben Smith est inarrêtable avec les Highlanders en ce moment et n'a pas déçu, en étant notamment à l'origine du premier essai des Blacks. Il pourrait glisser à l'arrière et donc toucher plus de ballons au prochain Test, ce qui n'est pas trop une bonne nouvelle pour nous. Enfin le troisième Smith, le demi de mêlée, a aussi été très bon, ce qui semble confirmer que les All Blacks ont enfin trouvé le 9 qu'ils cherchaient depuis au moins 6 ans. Devant, très bon match de la troisième ligne composée par Kieran Read (le meilleur joueur du monde mais personne le sait car personne regarde l'hémisphère sud ©), Sam Cane (le futur Richi Maco ©) et Liam Messam (le gars qui est très bon mais un peu loser, puisqu'il a eu toutes ses sélections avant et après la Coupe du Monde 2011). Retallick et Romano (sans doute un futur joueur de l'USAP) ont également bien fait le job. La première ligne All Black paraissait prenable avec un Owen Franks accompagné par les moyennement expérimentés Coles et Crockett – qui en plus, venait sans son coéquipier Tubbs. Finalement, ils ont bien tenu le coup et ont été plus malins que la première ligne française. La suite : La suite, c'était mardi contre les Blues. top essay writers Si vous croisez cet individu avec un fusil dans les chiottes de l'Eden Park, soyez prudents, il est potentiellement dangereux. zp8497586rq
Pourquoi Jacques Delmas (au RCT) ? Jack Delmas payé en chèques emploi-services au RCT ? Ça y est c'est officiel, cheap softwares Le RCT vient d'engager Jacques Delmas comme entraîneur des avants. Après Narbonne, Périgueux, Grenoble, Biarritz, Paris et Perpignan, le spécialiste de Canal + officiera du côté de la Rade. Pour le président Mourad Boudjellal, le son de cloche est quelque peu différent. En effet, même si celui-ci se voit ravi d’accueillir ce « grand ami de Bernard Laporte », il y voit surtout une opportunité financière d’envergure. Effectivement il déclarait en milieu de matinée être « heureux de pouvoir contribuer au ré-emploi d'un chômeur de longue durée dans ce contexte économique difficile pour tout le monde ». Apparemment les termes du contrat qui lieront le technicien narbonnais au club toulonnais sont quelques peu différents des autres. Toujours à la recherche de solutions pour faire des économies, Mourad Boudjellal a trouvé la faille. Après plusieurs rencontres avec l’intéressé, Jacques Delmas a donc dû se déclarer auto-entrepreneur et accepter d'être payé en chèques emploi service. Cette rémunération étant déductible des impôts et ce statut d'auto-entrepreneur n'impliquant aucune durée déterminée, le président toulonnais fait à nouveau preuve d'une grande malice. L'utilisation de cette astuce contractuelle fait déjà grincer des dents les présidents des clubs précédents de M. Delmas. Un peu plus tard dans la matinée, un gérant de camping président déclarait : « Et dire qu'il ose nous réclamer 300 000€, si on avait su ça on l'aurait renvoyé chez lui beaucoup plus tôt ! » Nous souhaitons à Jacques Delmas un avenir plus radieux que celui qu'il a connu dans ses précédentes expériences d'entraîneur. Gregory Dantachatte zp8497586rq