Episode #4 : Meet Bunny Will Gilliam

Don Erwan, sur le point de rencontrer LA star.

 

Par Erwann Tortellini,

Les épisodes précédents, 1, 2, 3

 

Après des mois et des mois de discussions, j'ai enfin obtenu un rendez-vous avec LA future star de notre équipe. On a déjà recruté du mercenaire de luxe, cette saison : le sudaf Van der Kruger, les deux piliers géorgiens, ce putain d'Argentin autiste… Mais là, j'espère bien taper dans la catégorie au-dessus. Bunny Will Gilliam. Trois quart centre ou ailier, 1m90, 110 kilos, d'origine samoane. Ex-international des -18, -19 et -20 avec les All Blacks. Bunny a joué une poignée de matchs en NPC néo-zélandais avec la province d'Otago. Prometteur, il aurait même dû signer pour une franchise du Super Rugby… Mais il a eu, disons, quelques petits problèmes qui ont contrarié son ascension. Pour faire simple, disons que si le viol est quasiment une pratique culturelle en Afrique du Sud, en Nouvelle-Zélande, ce n'est pour le moment toléré qu'avec des moutons. L'affaire a été étouffée en justice, après retrait de la plainte du jeune homme (oui, il avait beaucoup bu) mais la fédération ne lui a pas pardonné et l'a banni à vie. 

Après avoir tenté sa chance dans le rugby à 7, puis à XIII, il a plaqué le ballon ovale pour se lancer dans les combats d'arts martiaux mixtes, avec comme but, à terme, d'intégrer l'Ultimate Fighting Championship. A ce jour, il est invaincu avec 4 combats pour 4 victoires par KO. Même qu'il est récemment devenu champion de Nouvelle-Zélande. Mais si Richie McCaw a prouvé qu'il n'avait pas son pareil pour distribuer des coups de genoux dans la tempe de ses adversaires, c'est une discipline qui reste très peu pratiquée là-bas, du coup, la concurrence n'est pas folle. Faut dire aussi qu'il parait que son agent est un pro de la négociation, qui n'accepte de lui booker des combats que contre des unijambistes, des attardés mentaux ou des obèses morbides. Il y a des vidéos qui tournent sur Youtube où on voit Bunny envoyer à l'hôpital un mec à peine plus pubère que le stagiaire de la Boucherie Ovalie. Le pauvre petit est sorti en sang, complètement démoli : son visage ressemblait au vomi de Julien Caminati après une soirée chili con carne. Bref, je  me doutais donc qu'avec lui, les négociations ne seraient pas faciles. Après de longues discussions, le mec a accepté de débarquer ici pour parler business. Dès le début, ses exigences étaient hautes : il voulait qu'on vienne le chercher, lui et son protégé, à l'aéroport de Morlaix-Ploujean, si possible dans une limousine. Et là, vous apprenez qu'il y a un aéroport à Morlaix, voire vous apprenez l'existence de Morlaix tout court,  et vous vous dîtes que vous avez pas perdu votre journée à me lire.

A l'aéroport, je n'ai pas eu de mal à repérer les deux gugusses. Le Bunny en question, il débarquait en mode branlos, mâchant nonchalamment son chewing-gum, sapé avec short baggy, un sweat à capuche ouvert sur un maillot de basket des Chigaco Bulls, des lunettes de soleil et une casquette vissée de travers sur la tête. Il faut savoir que la mode gangsta rap des années 90 vient à peine de débarquer au fin fond de la Nouvelle-Zélande. Son agent, un certain Joe Facemoa'aniké, est un Samoan adipeux qui porte la queue de cheval. Son combo costume blanc – chemise hawaïenne que Don Johnson lui-même aurait refusé de porter à l'époque de Miami Vice, est du plus bel effet. En conduisant les deux mecs à l'hôtel Ibis le plus classe de la ville, je savoure déjà ma première victoire. Faut dire que j'ai vraiment eu du mal à les convaincre de venir ici. « What the fuck is Penairpuyac ?! » qu'il m'a dit au téléphone, le gros. J'ai fait ce que tout homme censé aurait fait, j'ai sorti plus bel anglais Wall Street English © et j'ai quelque peu embelli la vérité. « Pen-Ar-Pouillac is really nice. Sunny, nice beaches, good looking girls, amazing food ». Ok, on lui a quelque peu menti sur la marchandise, mais finalement, la Bretagne ça risque pas trop de le dépayser de sa Nouvelle-Zélande : c'est vert, c'est joli, il s'y passe rien et il pleut quasiment toute l'année. Pour un peu qu'il aime les crêpes, il se sentira vraiment dans son élément le gars.

Une fois installés au bar de l'hôtel, je décide de commander une bouteille de cidre pour amadouer mes deux invités. Au bout de 4 bolées, le gros Samoan était déjà devenu mon meilleur ami. Il m'a raconté son parcours d'ancien pilier international, ayant obtenu une petite dizaine de sélections tout de même. A l'âge avancé de 26 ans, il avait commencé à sévèrement s'empâter et pesait 162 kilos sur

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la balance. Il avait dû arrêter le rugby sur les conseils de son médecin, et était alors parti pour la Nouvelle-Zélande pour gagner sa vie en faisant divers petits boulots. Il a alors connu un vrai petit succès en jouant le rôle de sosie d'Elvis Presley dans un casino de la banlieue d'Auckland. « Samoan Elvis » qu'il se faisait appeler. Même si son regard était caché par ses rayban, je sentais que Bunny se faisait chier comme un Parra mort, comme s'il avait entendu cette histoire 46 fois, ce qui était sûrement le cas. Enfin bref, vient le moment où Joe me raconte comment un jour, il a croisé Jerry Collins, complètement bourré au casino. Le gars avait dilapidé tout son argent et avait terminé la soirée en pleurs dans les bras du Samoan Elvis, qu'il avait pris pour une apparition du Christ dans son délire éthylique avancé. Joe l'a raccompagné chez lui, et lui a proposé de l'aider à changer de vie, de répartir à zéro et d'oublier tout ses soucis : ses problèmes d'alcool, de jeu, la pression permanente qu'il y avait au pays pour un All Black… c'est comme ça qu'il a obtenu son premier client. Il l'a convaincu de partir en Europe, signer un contrat lucratif dans une petite ville calme, où il passerait inaperçu et où il serait éloigné de toutes tentations. Et Joe a donc conclu son premier deal avec Mourad Boudjellal, en faisant signer Collins à Toulon. Tu parles d'une idée de génie, c'est comme si Pete Doherty partait en cure de désintox à Bogota.

Bunny était un peu dans la même situation que l'ancien troisième ligne des Hurricanes. Au pays, il était catégorisé comme une petite starlette surcotée, ingérable, grillé à peu près partout où il est passé. A 24 ans, beaucoup de joueurs de son âge ont déjà une trentaine de sélections, pour lui comme pour beaucoup d'autres ex-grands espoirs du pays, le train était passé. Plus qu'une solution donc, partir pour l'Europe, où un parfait tocard au bled peut changer de peau et devenir un Dieu vivant en l'espace d'une saison. Demandez à Brock James. En Australie, ils associent plus son nom à un acteur porno gay qu'à un joueur de rugby. 

Dans ma tête, le plan était parfaitement établi : le gars débarque dans notre charmant village de Pen-Ar-Pouillac et joue dans un championnat, où finalement, le sport pratiqué ressemble à tout sauf du rugby. Très vite, il survole les débats, retrouve sa confiance, prend du plaisir, devient la star locale. Il se trouve une petite amie du coin, avec la tête bien faite et bien pleine. Il arrête les excès, se range et nous mène vers les sommets. Fingers in the nose. Le seul problème, c'était le côté financier : le gros Joe avait beau avoir désormais plus de litres de cidre que de sang dans tout le corps, il n'en perdait pas moins le sens des affaires. A l'entendre, il me vendait le nouveau Tana Umaga, alors qu'objectivement, il valait sûrement  même pas la moitié d'un Rougerie en chaise roulante. Puis même si dans ma tête, le plan semblait bien huilé, ça restait un joueur à risques. Pen-Ar-Pouillac, c'est peut être pas la Rade de Toulon, mais niveau alcoolisme je crois que la Bretagne n'a de leçons à recevoir de personne.

Du coup, on s'est mis d'accord pour un deal particulier avec une prime spéciale pour chaque essai inscrit par Bunny. Je l'ai convaincu avec des arguments simples «Tu vois le temps qu'a mis le serveur pour nous apporter notre bouteille de cidre ? Ben il faut le même temps à notre  meilleur ailier pour traverser les 22 mètres en sprintant. Si Bunny fait l'effort pour se maintenir en bonne condition physique, avec ses qualités naturelles, il pourra facilement marquer 5 essais par matchs. Et alors là, c'est le jackpot ». Bunny Will écoutait tout ça d'une oreille distraite, la seconde étant obstruée par l'écouteur de son Discman – je vous avais pas menti quand je disais qu'ils étaient en plein dans les 90's – qui crachait du mauvais rap. Pour le fun, je lui lance « Do you know Manau ? It's a rap band from Brittany. Good flow, very explicit lyrics. A bit like Wu Tang Clan but with biniou ». Il m'a regardé comme si je venais de lui dire que je m'étais tapé sa mère à un concert de Phill Collins dans les années 80, puis il a fini par hausser les épaules.  Ce gars là m'avait quand même l'air d'être un sacré branleur.

Je commençais un peu à regretter ce deal mais je me rendis compte que j'avais déjà apposé ma signature sur le contrat posé sur le bar. A croire que je ne tiens pas si bien l'alcool que je le pensais . Joe, lui, se leva sans tituber, et me balança une grande tape sur l'épaule, du genre de celle qui te fait te tasser d'1 ou 2cm d'un coup. Il me dit que l'affaire était entendue mais  que malheureusement, Bunny Gill ne pourrait pas débuter avec nous tout de suite : il a un titre à défendre dans deux semaines en Nouvelle-Zélande. D'après Joe, il affrontera alors son adversaire le plus coriace à ce jour, un jeune berger de la région Taranaki, ancien soldat revenu à moitié aveugle de la guerre. Je lui ai demandé « Mais la Nouvelle-Zélande, vous avez fait quelle guerre à part celle du Seigneur des Anneaux ? ». Il m'a juste répondu « Ah ah, good one » avant de finir de démolir mon épaule. Bunny, lui, s'est levé et s'est contenté de me faire un petit signe de la main, avant de tourner les talons, les mains dans les poches de son sweat. A ce moment là, je me suis demandé si c'était pas la dernière fois que je le voyais.

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Les Hachoirs d'Or 2012, partie 1

Une saison formidable s’achève… et les Hachoirs d’Or sont de retour pour récompenser les héros de l’année.

Par Ovale Masqué,

Avec l'assistance de toute l'équipe de la Boucherie Ovalie. Sauf quelques branleurs.

Après une 3ème édition entièrement dédiée à la Coupe du Monde de Rugby 2011, les Hachoirs d'Or font leur grand retour pour récompenser le meilleur et surtout le pire de la saison 2011/2012, que ce soit en Top 14, Tournoi des VI Nations, H Cup, Premiership, Celtic League et même dans le championnat hongrois, dont nous pouvons désormais nous targuer d'être les meilleurs spécialistes en France. Et disons le tout de suite, cette saison aura été formidable pour nous : matchs insipides, polémiques débiles, bastons en troisième mi-temps, entraîneurs intermittents, déclarations semi-délirantes de présidents paranoïaques… une saison de rêve qui promet une édition des Hachoirs exceptionnelle.

Lien vers la partie 2

Prix Marcus di Rollo

Le prix Marcus di Rollo, en référence à un obscur international écossais ayant joué 10 minutes avec le Stade Toulousain en 2007, avant de disparaître de la surface de la Terre, récompense ces joueurs qui brillent par leur absence pour des raisons diverses : blessures à répétition, concurrence trop forte, malchance ou plus généralement il faut bien le dire, à cause d'un niveau de jeu indigne. Une catégorie apparemment réservée aux Argentins puisqu'après Ignacio Mieres, c'est Juan Martin Hernandez qui l'avait emporté l'année dernière. Il tentera d'ailleurs le doublé cette saison !

Notons tout de même que ce prix ne condamne pas définitivement celui qui le reçoit car Ignacio Mieres, dit le Petit Fantôme de la Pampa, a été élu parmi les meilleurs joueurs du championnat anglais avec son club d'Exeter, avec lequel il a terminé à la 5ème place du championnat. La future star de demain se cache donc peut-être parmi ces noms… Et cette année, la compétition s'annonce dantesque. 

Pour nos nos lectrices et nos stats, voici une photo de Jean-Martin avec un chaton.
  • Joe Rokocoko

La fausse bonne idée de l'année : acheter un ancien ailier All Black tellement cramé que Graham Henry n'en voulait plus depuis deux ans. 19 matchs, 2 essais… marqués contre Rovigo en Challenge Européen. Alain Afflelou a probablement dû le confondre avec Sivivatu. Dommage. 

  • Sione Lauaki

L'autre fausse bonne idée de l'année : acheter un ancien N°8 All Black tellement cramé que même Vern Cotter n'a pas cherché à le retenir, préférant Elvis Vermeulen. Après une bonne demie (voire quart de) saison à Clermont l'année dernière, Lauaki a réussi un retour fracassant sur Youtube, en collant deux trois tampons spectaculaires. Mais on lui avait menti en lui disant qu'il y avait du soleil et une plage à Clermont, et il a souhaité changer de club.  Logiquement, il atterrit donc à Bayonne, le club qui recrute tous ses joueurs sur Youtube. Résultat, 16 matchs (8 comme titulaire) où il aura fait à peu près n'importe quoi, ce qui lui vaudra cette remarque de Jean-Pierre Elissalde : « Quand on tente des passes entre les jambes, on n’est plus au rugby, on est au cirque Pinder ». Déclaré inapte à la pratique du rugby en janvier à cause d'un problème cardiaque *tousse* blessure diplomatique *tousse*, Lauaki est reparti on ne sait où, mais on est sûrs qu'il ne sera jamais très loin du bistrot du coin.

  • Dan Caprice

Le Bého a voulu refaire le coup de Ngwenya en recrutant un joueur réputé sur le circuit à 7. Malheureusement, Dan Caprice n'est pas un Ngwenya, ni même un Ollie Phillips. 5 matchs, 1 essai. Plus vu sur un terrain depuis le 23 septembre. En plus, son nom donne envie à notre Stagiaire de faire des jeux de mots sur le camembert. 

  • Willie Mason

Mourad a voulu refaire le coup de Sonny Bill Williams en engageant une “superstar du XIII” (si vous voulez savoir pourquoi on met des guillemets, lire les éléments de langage du rugby). Sauf que Willie Mason est bien vieux et qu'il ne vaut plus rien à XIII depuis au moins deux ans. Bernard Laporte arrive au club et déclare d'ailleurs d'emblée « A trente-deux ans, il aura du mal à rattraper son retard au rugby à quinze ». Bilan, 1 match, 74 minutes (contre Montpellier) et bye bye. Libéré “à l'amiable”, Willie palpe de généreuses indemnités et en profite pour insulter les fans du RCT sur Twitter, les invitant à « s'étouffer avec un croissant ». Un seigneur. 

  • Jérôme Porical

Le héros de la finale 2009 remportée par l'USAP. Fils de Gérald, finaliste du championnat avec Perpignan en 1977, pur produit de la formation catalane, à seulement 23 ans Jérôme est un dieu vivant chez lui :  il peut ainsi boire à l'oeil dans tous les établissements de la ville et dispose d'un droit de cuissage sur tout ce qui a de 16 à 76 ans. Sélectionné en équipe de France à 4 reprises et promis à un grand avenir, Jérôme va pourtant connaître un sort bien étrange : tel Marty McFly sur sa photo dans Retour vers le futur, il va peu à peu disparaître. Maladroit face aux perches, inexistant en attaque, démissionnaire en défense, il promène son spleen sur les terrains depuis quasiment deux ans et perd peu à peu sa place au profit de Geoffrey Michel. En fin de saison, il annonce sa signature au Stade Français, soit le transfert le plus improbable et le plus contre-nature possible depuis l'arrivée de Jonny Wilkinson à Toulon.

  • Benoit Baby

Tous les plus grands clubs se le refilent comme une saloperie de MST : Toulouse, Clermont, Biarritz… Avant, il parvenait certes à faire illusion quelques mois, réalisant plusieurs bonnes performances avant de s'éteindre peu à peu en cours de  saison. Cette année à Biarritz, il ne s'est même pas donné cette peine, réussissant à être tout aussi nul de bout en bout du championnat, et à battre Julien Peyrelongue et Marcelo Bosch au concours de médiocrité annuelle du Bého. La seule chose qu'il a réussi, et c'est assez rare de sa part pour le souligner, c'est à ne pas se blesser.

  • Matt Henjak

Le plagiste le plus célèbre du sud de la France : il est arrivé au RCT en tongs, et depuis, il ne les a toujours pas quittées. Engagé comme une sorte d'agent secret du pauvre dont le seul but était, à terme, de faire venir au RCT son ami d'enfance Matt Giteau, Henjak aura au moins réussi sa seule mission avec brio. Vaguement utile en Challenge Européen il y a encore trois ans, aujourd'hui Matt est au moins le 6ème demi de mêlée dans la hiérarchie du club. Il faut que dire que chacune de ses titularisations en Top 14 cette saison coïncide au mieux avec un résultat décevant, au pire avec une catastrophe : nul à Bayonne, défaites à Agen et à Bordeaux, victoire non bonifiée contre le LOU à Mayol. Et dire que ce mec a eu 3 sélections avec les Wallabies.  Posera ses tongs à Dax l'année prochaine.

  • Gary Botha

« Virgile Lacombe, qui était un second couteau plus qu’honorable, a été envoyé à Brive comme on balance les restes de la tarte aux poireaux de mamie au labrador des voisins. » (© Ovale Masqué sur le Carré d'info, oui je m'auto-fellationne). A la place de Virgile, le Stade Toulousain a préféré engager un nom prestigieux, en la personne de Gary Botha, 12 sélections avec les Boks et vainqueur de la Coupe du Monde 2007 (avec 47 minutes jouées durant tout le Tournoi, hein). Résultat : seulement 6 matchs disputés et une blessure grave. Encore mieux que sa dernière saison aux Harlequins (09/10) où il avait réalisé le joli score de 5 matchs en un an.

  • Nicolas Durand

Comme Jérôme Porical, Nicolas Durand était un héros à Perpignan. Sa tête de sale fouine était indissociable du club catalan, et durant ses 6 années au club, il s'était imposé comme le demi de mêlée indiscutable, malgré la concurrence de Chris Cusiter, dont le passage à l'USAP aurait d'ailleurs bien mérité une nomination au Marcus. Pourtant, après une seconde finale de Top 14 consécutive avec l'USAP en 2010, il décide de partir à la capitale, au Racing. Après une première saison franchement moyenne, il disparait carrément au cours de cette celle-ci, apparemment suite à un problème relationnel avec Pierre Berbizier. Comme il le confie lui-même en interview « Je ne m'entraînais plus avec le groupe. J'allais au cinéma, voir des musées… ». Profites-en Nico, parce que la vie culturelle à Toulon…

  • Nicolas Vergallo

« Qué ?! »

Plutôt bon avec l'Argentine durant la Coupe du Monde, Le Petit Nicolas a encore une fois été insignifiant cette saison à Toulouse, avec seulement 8 matchs disputés. Pourtant, il aurait été difficile de faire plus mauvais que Burgess et Doussain.

  • Juan Martin Hernandez

L'alerte enlèvement passée il y a trois ans n'a toujours rien donné : vraisemblablement, on ne retrouvera jamais le Petit Jean-Martin, celui qui nous éblouissait avec ses tours de magie il y a encore quelques années. Titulaire malgré tout en fin de saison, il a réussi à gâcher sa seule occasion de briller cette année, en ratant une pénalité pas follement difficile dans les ultimes minutes du match de barrage contre le RCT. A sa décharge, difficile de retrouver son meilleur niveau quand on enchaîne 27 blessures graves en 3 ans.

  • Sébastien Chabal

Tout commence au mois de mai 2011 : alors qu'il semble être sur le déclin depuis quelques mois et que sa place en équipe de France est de plus en plus contestée après un Tournoi médiocre, Sébastien Chabal a l'idée géniale de sortir son autobiographie, à quelques semaines du Mondial. Dans le bouquin, il tient des propos mesurés comme « Les arbitres sont nuls » ce qui est certes plus poli que « Les arbitres sont des sodomites » mais qui n'est tout de même pas très correct. Chabalou rate la fin de saison et n'est pas sélectionné pour le Mondial. Cette saison, il brille plus sur les plateaux télé de TF1 (où il exhibe fièrement sa marque de polo entre deux analyses mièvres) qu'au Racing, où ses performances sont de plus en plus indigentes. Lors de la fameuse révolte des joueurs contre Pierre Berbizier, il décide de quitter le club d'un commun accord car “il n'est pas d'accord avec le plan de jeu”. Un peu comme Nicolas Anelka avec Raymond Domenech, quoi. Depuis, il s'ennuie dans la vie et s'essaye aux sports olympiques entre deux matchs de division 22 en Australie. L'année prochaine, il sera au LOU avec son épouse, Lionel Nallet. Peut-être même qu'il jouera au rugby.

  • Byron Kelleher

Sa signature à Paris avait provoqué de nombreux suicides du coté de Toulouse, où l'on proclame tant bien que mal depuis 10 ans qu'il n'y a « qu'un seul vrai Stade » et que « Les parisiens de toute façon, c'est rien que des pédés ». En voyant la suite, ils ont sans doute été rassurés : Byron a fait plus de mal à sa propre image qu'au Stade Toulousain, en se promenant sur les terrains avec 10 kilos en trop et un bandana qui lui donnait un air de joueur de tennis des années 70. Le “cadeau” de Bernard Laporte (avec la FACEM, bien sûr) n'aura disputé que 17 matchs, dont 6 titularisations. Une fin de carrière digne d'un vieux chanteur de country alcoolique et sex addict.

  • Pierre-Gilles Lakafia

Jauzion à Colomiers, Heymans à Agen, Clerc à Grenoble, Donguy à Brive, Fritz à Bourgoin, Maestri à Toulon… quand il s'agit de piller dénicher des talents à travers la France, Maître Guy Novès, manager de stars, a fait ses preuves. En 2010, Guy investit sur un jeune ailier du nom de Pierre-Gilles Lakafia, évoluant à Albi. Le garçon n'a pas vraiment crevé l'écran jusque-là (6 essais en deux saisons de ProD2 et Top 14) mais Guy croit en lui. Et on ne sait toujours pas pourquoi : après une saison à 5 matchs à Toulouse, Pierre-Gilles s'en va rebondir à Castres. Et là, à peine mieux : 16 matchs disputés (9 comme titulaire) pour 2 essais. Le pauvre homme subit l'éclosion de Romain Martial et n'a plus joué depuis le mois de mars. Finalement, le plus probable c'est que Guy l'ait confondu avec Raphaël. 

Mon vote pour le Hachoir d'Or Marcus Di Rollo va à :

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Prix Bill-Sonny-Gavin Handsome Williams de la plus grosse tête à claques de l'année

Vous considérez qu'il y a encore un gouffre qui sépare le football du rugby ? Et bien grâce à ces grosses têtes à claques, plus réputées pour leur attrait pour les contrats juteux, leur mentalité douteuse, leurs interviews nombrilistes, les pubs en slip et les troisièmes mi-temps en compagnie d'actrices porno-naines à Caracas, ce ne sera peut-être plus le cas bien longtemps.

  • Mathieu Bastareaud

De la table de chevet au chantage affectif pour quitter le Stade Français et retrouver le club de ses rêves depuis deux mois, et après une saison très moyenne au RCT,  on sent qu'il a pas fini de nous faire rire.

  • Imelon Harinordoquy

L'homme qui balance gratuitement sur son ex-coach au sortir de la Coupe et nous offre des photos toujours plus ridicules sur Twitter. Une valeur sûre.

  • Willie Mason

Mason, mais pas du coeur.

  • $onny Bill William$

xenical

an style=”font-size: small;”>Raging Boule à grosse tête. Se vend toujours au plus offrant la saison prochaine, XV ou XIII, le chiffre le plus important reste celui sur le chèque.

  • Gavin Henson of a bitch.

Le précurseur.

Prix Bill-Sonny-Gavin Handsome Williams :

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Prix Gavin Henson de la plus belle troisième mi-temps :

Parce que la 3ème mi-temps, c'est le vrai tournant du match…

A la Boucherie, on connait bien aussi.
  • Gavin Henson

Pour son remake de Y'a t-il un Pilote dans l'avion ? qui peut aussi être interprété comme une sorte d'hommage à Gérard Depardieu, qui n'est pas un grand amateur de rugby pour rien.

  • Danny Care

Pour ses trois arrestations en 4 mois (conduite en état d'ivresse, ébriété sur la voie publique, dégradation d'un taxi et aussi pour avoir pissé contre un mur au moment où un flic passait par là) et son exclusion du XV de la Rose avant le Tournoi des VI Nations. Notez tout de même que le gars termine la saison champion d'Angleterre et marque un essai contre les Boks pour son retour en sélection, comme quoi on peut aligner grosse déconne en 3ème mi-temps et performances sur le terrain.

  • Julien Caminati & Arnaud Mignardi (2 niggaudz in Toulouse)

Brive n'était pas un terrain de jeu assez grand pour ces deux prédateurs nocturnes, qui ont décidé d'aller foutre le bordel à Toulouse, décidément une activité à la mode cette année. Résultat, de l'alcool, de la baston et des procès : l'esprit rugby n'est pas mort.

  • Olivier Missoup & Rémy Martin

Le plus beau psychodrame de l'année : une pseudo histoire de racisme sortie de nulle part, des procès, un Rémy Martin éploré en mode Tristane Banon sous stéroïdes, un Mourad on fire avec des déclarations toujours plus grandiloquentes, et au final une suspension qui ne change pas grand chose car vu la concurrence à Toulon, seule une invasion de zombies sur la Rade aurait pu permettre à Olivier Missoup de glaner une place de titulaire en troisième ligne.

  • Danny Cipriani

Le James Dean (à ne pas confondre avec James Deen, quoique…) du rugby britannique a fêté sa première saison en Australie like a boss, entre beuveries, accidents de voiture, essais de 80 mètres et danse de la victoire débile.

Prix Gavin Henson de la plus belle troisième mi-temps :

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Grand prix du 9 qui casse tellement les couilles que si tu faisais un croisement génétique entre Agustin Pichot et Pierre Berbizier, ben ce serait pas pire.

Rien qu'en lisant son nom, tu as envie de l'étrangler.

  • Morgan Parra
  • Danny Care
  • Ben Youngs
  • Thierry Lacrampe
  • Dimitri Yachvili
  • Julien Dupuy

Le 9 le plus casse couille :

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Grand Prix Anders Breijvik du buteur qui ne rate jamais sa cible :

Ce prix est dédié à Jean-Baptiste Elissalde. Car il fut un buteur émérite, bien évidemment.

  • Romain Teulet
  • Conrad Barnard
  • Lionel Beauxis
  • Dimitri Yachvili
  • Brock James
  • Jonny Wilkinson
  • Luke McAlister
  • Julien Caminati

Grand Prix Anders Breijvik du meilleur buteur :

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Prix Philippe Deffins du meilleur président de club :

Tandis qu'un président dit “normal” accède à la tête de l'Etat, le rugby, lui, voit se multiplier les présidents apparemment tout droit sortis de l'asile du coin. Mégalos, flambeurs, paranos, beaufs, ignares, mafieux… Avec une poignée d'entre eux, on pourrait sans doute faire un bon film de Tarantino. Sauf qu'ils existent bien en vrai. Dommage pour leurs clubs, tant mieux pour nous.

  • Jacky Lorenzetti

Pour ses matchs au Stade de France certifiés « sans zizis et sans boobz », sa guéguerre de caniveau avec le Stade Français et son soutien indéfectible à Pierre Berbizier, qui n'a jamais eu de problème relationnel avec ses joueurs. Même que ça n'a rien à voir s'il n'entraînera plus l'équipe la saison prochaine.

  • Mourad Boudjellal

Pour l'ensemble de son oeuvre titanesque.

  • Pierre-Yves Révol

Pour avoir réussi à nous faire croire qu'il n'était plus président du CO.

  • Mohed Altrad

Pour ses plans sociaux et ses menaces de quitter le MHR tous les trois mois en hurlant « Regardez moi ! Regardez moi ! »

  • Max Guazzini

Pour sa brillante gestion financière du Stade Français, puis sa tentative de sauvetage en faisant appel à Bernard Laporte. C'est un peu comme demander à Joseph Fritzl de garder ta fille de 6 ans après l'école.

  • Alain Afflelou

Pour sa connaissance pointue du monde du rugby, sa gestion de crise exemplaire, sa vision en général.

Grand Prix Philippe Deffins du meilleur président :

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Grand prix de la Coupe de cheveux foireuse de l'année :

Parce que ça aussi, c'est l'esprit rugby.

  • James So'oailo (Castres)

  • L'effectif entier du RC Toulon (Basta, Armitage, Smith, Giteau, Tillous Borde, Palisson, Laypeyre…)

  • Ovale Masqué

  • Le Stagiaire

  • Joe Marler (Harlequins)

  • Rory Kockott (Castres)

  • Martin Castrogiovanni (Leicester)

La plus belle coupe foireuse :

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Barbu de l'année :

Un nouveau prix qui ne sert absolument à rien, mais les supporters clermontois ont fait pression sur nous, pour que l'ASM puisse au moins gagner un trophée cette année.

  • Davit Zirakashvili

  • Martin Castrogiovanni

  • Brock James

  • Jean-Pierre Perez

  • Carl Hayman

  • Antonie Claasen

  • Clément “Babatrous” Poitrenaud

La plus belle barbe :

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Grand prix Heath Ledger du Joker trop vite disparu :

Dans le rugby moderne, le joueur est devenu un produit jetable, comme les Kleenex du Stagiaire après les passages télévisés d'Isabelle Ithurburu. Ils ont été appelés pour faire le nombre durant la Coupe du Monde, ou pour combler la blessure d'une star surpayée, puis ils se sont retrouvés au Pôle Emploi dans la foulée, avec comme seule perspective, une fin de carrière en Fédérale 3. Triste monde cruel. Rendons-leur hommage.

Un exemple de Joker médical.
  • Carl Hoeft (Toulouse)
  • Jean-Baptiste Gobelet (Stade Français)
  • Rimas Alvarez Kairelis (USAP)
  • Ryan Cross (USAP)
  • Vernet Basualdo (Toulouse)
  • Vilimoni Delasau (Toulouse)
  • Akvsenti Giorgadze (Toulouse)
  • Jaba Bregvadze (Toulouse)
  • Christian Califano (TF1)

Le joker médical parti trop vite :

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La suite et les catégories reines (plus belle tentative d'assassinat, boucher de l'année…) dans la seconde partie. Bon vote.

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Lien vers la partie 2

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