La quête du Graal, épisode 2 La déroute tactique de la France contre les Wallabies, vue de l’intérieur. Livre 1, Episode 2 Un grand merci à Tara, la Spielberg du site, pour ce montage !
La quête du Graal, épisode 1 Mais que se passe-t-il au Royaume de Marcoussis ? Comme vous l’avez remarqué, la Boucherie Ovalie a de plus en plus de moyen, bien aidé il est vrai par les revenus de la publicité. Fort de cette nouvelle manne financière, c’est dans le cinéma que nous décidons de nous lancer. Et oui, Hollywood n’a qu’à bien ce tenir, nous arrivons. En cadeau pour vous, chers lecteurs, et en exclusivité mondiale, nous vous livrons le dialogue d’une des premières scènes de notre futur blockbuster qui sortira en septembre 2011. Le Saint Graal. Voilà le « pitch » comme on dit dans le milieu. Entouré par ses fidèles chevaliers, le roi Arthur a reçu pour mission de chercher le Saint Graal, la coupe William Webb Ellis. Néanmoins, cette quête s’annonce plus que difficile, car Arthur est très mal entouré. Ses adjoints du XV de France sont des bras-cassés, ceux-ci ne comprennent pas l’enjeu de la quête du Graal. Il décide alors de ne plus les convier aux interviews des journalistes. C’est dans ce contexte qu’Arthur doit persévérer dans sa quête de la « lumière divine », aidé par son fidèle ami Lancelot, le seul chevalier qui, selon le roi, « tienne encore debout dans cette baraque » et malheureusement par d’autres joueurs emblématiques comme Perceval. Tout commence lors de la mise en place de la stratégie qui va permettre de mettre les ennemis du XV de France en déroute. Cela ce passe en novembre 2010, soit quelques jours avant France-Australie. L’équipe de bras-cassés de la La quête du Graal. Livre 1, Episode 1 Arthur/LAPINOU : Mais c’est pas compliqué, bon Dieu ! Y a Jauzion à droite, Audeu à gauche, et vous vous arrivez par le milieu ! Lancelot/NTAMACK : C’est bon jusque là, vous avez capté Damien ? Perceval/TRAILLE : Attendez, moi, si je me souviens bien du terrain, il y a une ligne qui passe en travers ! LAPINOU : Ah, mais merde avec votre ligne, d’abord y’en a pas qu’une mais cinq et je ne compte pas les lignes de ballons morts ! TRAILLE : Oui mais moi mon point de repère c’est la ligne devant moi et pis d’abord les lignes de ballons morts !!! c’est où ça ?? NTAMACK : Mais bon Dieu, il y a pas besoin de point de repère puisque le but c’est d’empêcher ceux d’en face de passer tout en tachant de progresser avec l’équipe! TRAILLE : De face, ça va ! C’est le reste qui va pas ! LAPINOU : Mais quoi, nom d’un chien !? TRAILLE : Ben la gauche, la droite, là ! Moi j’aime pas ces trucs ! NTAMACK : Mais qu’est ce que vous aimez pas ? TRAILLE : Ces conneries de gauche et de droite ! Ça veut rien dire ces machins ! Selon comme on est tourné ça change tout ! LAPINOU : Mais qu’est ce que vous nous chantez ? TRAILLE : Moi j’estime que quand on parle tactique de rugby, il faut employer des termes précis ! LAPINOU : Non mais attendez, nous c’est pour vous qu’on dit gauche et droite ! C’est pour pas vous embrouiller ! TRAILLE : Si, ça m’embrouille ! NTAMACK : Ah bon ? On peut parler normalement alors ? TRAILLE : Professionnel ! Damien Traille à l’écran dans le rôle de Perceval (un grand merci aux maquilleuses). LAPINOU : Bon, ben alors, OK, on reprend depuis le début ; donc, Jauzion est posté derrière la ligne des 22 mètres du même côté que vous portez votre ballon quand vous le portez a une main, vous êtes bien droitier non ?… NTAMACK : Andeu est également, derrière la ligne des 22 mètres, mais du coté où vous tendez le bras quand vous raffutez en portant le ballon a une main. Et il est un peu plus derrière avec Porical TRAILLE : Moi j’aime pas ces histoires de coté ballon, raffuter, et tous ces machins, j’connais pas moi ! LAPINOU : Quoi, qu’est ce qu’il y a qui va pas encore ?! TRAILLE : C’est un coup à se planter ça ! De toutes façons, on a qu’à dire vers les poteaux. NTAMACK : Mon Dieu!!! Vous savez de quel coté faut avancer, quand même ? TRAILLE : Ben heu, selon comme on est tourné ça change tout ! Non ? LAPINOU/ NTAMACK : -SOUPIR- A suivre… Les Bouchers de l’Ovalie. Merci à TeeP’tit Lu pour le texte et Tara pour les montages photos.
Et maintenant, une petite page de publicité… A la Boucherie Ovalie, on aime vivre de viande rouge et de bière fraîche. Mais tout cela a un coût… A la Boucherie Ovalie, on aime vivre de viande rouge et de bière fraîche. Mais tout cela a un coût. Un coût sans doute trop élevé pour les traine-savates sous le sous que nous sommes. Enfin là, on parle surtout d’Ovale Masqué, le super héros qui vit encore chez ses parents. Ainsi, pour que notre site finisse par adopter un modèle économique viable, et pour que nous puissions enfin réaliser des profits, nous avons décidé, à contre coeur, de commencer à diffuser de la publicité sur le site. Nous espérons que les plus communistes de nos lecteurs (on sait qu’il y en a…) ne nous en voudrons pas trop d’avoir vendu notre âme au grand capital. En attendant la fortune et la gloire, nous vous proposons donc une petite page de publicité… Crédits à Richie Bradshaw pour le montage, et surtout pour sa voix suave, et à Sumo pour l’idée et le texte.
Le match : Rémi Gaillard vs. Andy Powell Il ne pourra en rester qu’un. Mais qui sera le plus fou furieux des deux ? La Boucherie décortique ici en exclusivité pour ses lecteurs l’évènement rugbystique le plus marquant de cette année 2010 : la folle virée en mode ‘Fast and Furious’ du 3e ligne gallois Andy Powell lors du dernier Tournoi. Voyons s’il aurait fait le poids face à notre champion tricolore… Rémi Sa Bio: Ancien pousse-citrouille professionnel et amuseur numéro 1 du net depuis plusieurs années maintenant. Vous avez sûrement déjà vu sa tête, déguisée en Rocky dans un supermarché ou en train de shooter un ballon dans un panier à salades. Il est tellement célèbre qu’il bouffe à l’oeil au MacDo du coin. Mais son plus haut fait d’armes, qui nous concerne ici, est une courageuse imitation de Mario Kart dans les rues de Montpellier. L’Avis de ses Fans: Éric Béchu: ‘Le garçon a du talent même si sa technique du bourre-pif est encore approximative.’ Fabien Galthié: ‘Il me rappelle les meilleurs années de ma vie qui -je crois que je ne l’ai encore jamais confié à personne- sont celles que j’ai passées au Stade Français.’ Loulou Nicollin: ‘En voilà un qui en a dans le calbute! Un vrai montpelliérain! Pas comme cette tafiole de gallois de mes deux.’ Batman: ‘Un modèle pour tous les super-héros.’ Sa Perf’:(voir vidéo ci-dessous) 0’22 : Rémi est un peu en dedans en ce début de match. Il a attendu que le feu passe au vert avant de démarrer. 0’40 : Au terme d’une superbe action Rémi manque de faire chuter son concurrent direct. 0’51 : Rémi échange des amabilités avec un adversaire. 1’10 : Rémi réussit à faire le plein d’essence. 1’15 : Rémi, auteur d’un mauvais geste, échappe à la sanction. 1’28 : Rémi est acclamé par un public enthousiaste qui s’est déplacé en masse. 1’36 : Rémi est pris par la patrouille. 1’52 : Rémi, qui retrouve son french flair, joue rapidement et s’échappe sous le nez de la défense. 1’59 : Rémi salue cordialement le corps arbitral avant de filer vers l’en-but dans le soleil couchant. 2’13 : Rémi prend la pose à l’issue d’une performance de haut vol. Ses Stats: 17 peaux de bananes, 5 queues de poisson, 3 cad-débs sur des fiats Panda, arrêté 2 fois par les forces de l’ordre, flashé 1 fois par un radar automatique. Andy Sa Bio: Troisième ligne des Wasps et de l’équipe du Pays de Galles. Vous n’avez jamais vu sa tête et c’est sûrement mieux ainsi, surtout si vous avez des enfants en bas âge. Il est tellement célèbre qu’on lui demande une tournée générale en caution avant même qu’il n’ait eu le temps de s’accouder au comptoir. Mais son plus haut fait d’armes, qui nous concerne, ici est une courageuse imitation de Sami Nacéry en voiturette de golf sur une autoroute galloise. L’Avis de ses Fans: Bernard Laporte: ‘Son profil est très intéressant. Je le verrais bien ouvreur ou ¾ centre.’ Georges Frêche: ‘Une tronche pas très catholique.’ Catherine Zeta-Jones: ‘Un gallois qui ne s’appelle pas Jones n’en est pas vraiment un.’ Ovale Masqué: ‘ Un modèle pour tous les super-héros.’ Sa Perf’: 15:49 : Victoire du Pays de Galles sur l’Écosse à la dernière minute du match. 15:50 : Andy est bien décidé à fêter dignement cette victoire miraculeuse. 04:00 : Fin du trou noir pour Andy qui se rappelle être alors au volant d’une voiturette de golf 04:20 : Andy se verrait bien tester sa bat-voiturette sur l’autoroute. 05:20 : Andy se rend compte qu’il doit d’abord refaire le plein d’essence. 05:23 : Andy rencontre un Bobby. Il souffle. La couleur n’est même pas dans le manuel, ce qui fait dire au flegmatique et perspicace fonctionnaire britannique que Andy est dans un ‘état d’ébriété avancé’. 05:25 : Andy doit se rendre à l’évidence, suite à ce carton rouge il ne réussira pas à faire aujourd’hui le plein de points, sur sa carte fidélité. Le cadeau gratuit s’éloigne… Ses Stats: Zéro cad-déb sur Scotland Yard, 15 mois de suspension de permis, 1000 livres d’amende et une exclusion de l’équipe nationale jusqu’à la fin du Tournoi 2010. Résultat du match: Même si la prestation de Powell est impressionnante il se fait sanctionner bêtement pour une faute grossière et doit quitter le terrain avant la fin du temps réglementaire. Notre Gaillard national l’emporte donc grâce à son coup de french flair dans les ultimes secondes! Desman Pendant ce temps là William Servat s’entraîne déjà pour notre défi de l’an prochain
L’équipe de France face aux gros du Sud Non cet article ne parle pas de Rupeni Caucaunibuca ou de Loulou Nicollin. Après avoir affrontée sa bête noire argentine samedi dernier la France affronte ce soir la bête noire australienne, qu’on annonce autrement plus coriace que la bête noire sud-africaine. À moins d’un an de la coupe du monde chez ces loosers de All Blacks que l’on bat au moins une fois tous les 4 ans Mister Stat vous aide à y voir plus clair au milieu de tout ce noir. Pour cela les résultats de l’EDF sous les dynasties Laporte et Liévremont ont été analysés, disséqués, et comparés à ceux obtenus pendant les années 90 où trois entraîneurs s’étaient succédés à la tête de la sélection (Dubroca, Berbizier, Skréla). Décennie 90: 1990-1999 France – Afrique du Sud: 2 victoires, 1 nul, 6 défaites France – Australie: 2 victoires, 7 défaites France – Nouvelle-Zélande: 4 victoires, 4 défaites France – Argentine: 10 victoires, 1 défaite Ère Laporte: 2000-2007 France – Afrique du Sud: 5 victoires, 1 nul, 2 défaites France – Australie: 3 victoires, 4 défaites France – Nouvelle-Zélande: 2 victoires, 1 nul, 9 défaites France – Argentine: 1 victoire, 6 défaites Ère Lapinou: 2008-2010 France – Afrique du Sud: 1 victoire, 1 défaite France – Australie: 4 défaites France – Nouvelle-Zélande: 1 victoire, 2 défaites France – Argentine: 2 victoires, 1 défaite Bilan global de la France, sans [et avec] l’Argentine prise en compte: Décennie 90: 8 [18] victoires en 26 [37] matchs, soit 30% [49%] Ère Laporte: 10 [11] victoires en 27 [34] matchs, soit 37% [32%] Ère Lapinou: 2 [4] victoires en 9 [12] matchs, soit 22% [33%] L’analyse du camembert est formelle: face à la Nouvelle-Zélande la France n’a droit qu’à une toute petite part. Afrique du Sud : La France est en nette progression face à cet adversaire depuis 20 ans alors que celui-ci a remporté 2 CDM et 3 Tri-Nations, tirant ainsi un trait sur les années floues de l’Apartheid (et Mister Stat et sa légendaire précision n’aime pas le flou). En effet si pendant les années 90 les Boks dictent leur loi avec symboliquement la plus lourde défaite française de la décennie (22 novembre 1997, 10-52), la décennie suivante le rapport de force s’inverse puisque la France gagne 6 fois en 10 rencontres pour seulement 3 défaites! Australie : Là encore les années 90 sont clairement en défaveur des Bleus avec seulement 2 victoires en 9 matchs. Sous l’ère Laporte le bilan s’équilibre (3 victoires pour 4 défaites). Mais depuis la prise de fonction de Lièvremont le bilan est sans appel: 4 défaites en 4 matchs! Autant dire que notre lapinou n’est pas baba des wallabies. Faut-il y voir un signe de la faiblesse française ou d’un renouveau des australiens? Nouvelle-Zélande : Les années 90 paraissent fastes pour le XV français: 4 victoires partout! Mais n’oublions pas le poids que peut avoir l’historique tournée de 94 et ses 2 victoires françaises sur un nombre total de seulement 8 matchs. Du coup la Boucherie est très en colère face à Berbizier: non content de vociférer sur les arbitres du top 14 celui-ci prend un malin plaisir à fausser les savants calculs de Mister Stat. Une honte! L’hyperprésident Serge Blanco est déjà sur le coup… En bref on peut donc considérer que la France en est toujours au même point face à ces sacrés kiwis: c’est à dire à la rue. Argentine : Alors que jusqu’en 1999 une victoire de l’Argentine était rarissime (1 en 10 ans), en l’an 2000 se produit un incroyable bug dans le système informatique de la FFR: un certain Bernie est promu sélectioneur. Sous son règne qui dura 8 années on compte 1 seule victoire française, d’un seul petit point, au Stade de France. De là à insinuer que l’ami Laporte avait investi au pays des Gauchos dans casinos, campings et bivouac du Paris-Dakar il n’y a qu’un pas que nous ne franchirons bien évidemment pas. Heureusement Lapinou a remis de l’ordre dans tout ça, avec 2 victoires en 3 matchs sur une Argentine qui a énormément progressé depuis les années 90. (Et encore doit-on compter la défaite subie lors de la tournée fantôche de juin dernier?) Afin d’être complets précisons que le XV de France n’a perdu qu’une seule fois face aux 3 nations du Pacifique (Samoa, Fidji, Tonga). C’était au Tonga en juin 1999, où une équipe française ‘mixte’ s’était inclinée 16 à 20 entre 2 mojitos sur la plage et avec un certain Delmotte aligné au centre. Globalement la France n’a ni vraiment progressé ni régressé face aux Nations du Sud. Et si le bilan face à l’Afrique du Sud est favorable à la France depuis une dizaine d’année, c’est au détriment de résultats désastreux face à l’Argentine pendant cette même période. Face aux Australiens et Néo-Zelandais rien de nouveau sous le soleil, les battre reste encore un exploit pour l’EDF, tout comme vous dépannez dans les 48h. Quand au bilan de notre rongeur national, à la vue de ces chiffres il est dans les clous avec une victoire face aux Blacks et une face aux Boks, et un bilan à nouveau positif face aux Pumas. La seule raison de lui tomber dessus à bras racourcis est bien sa série de quatre défaites consécutives face à l’Australie. Le match de ce soir est donc une occasion en or de conjurer le sort face à sa vraie bête noire, le wallaby… Mister Stat
La rubrique de Richie Bradshaw Richie Bradshaw de « Rugby and the City » en exclusivité mondiale sur la Boucherie de l’Ovalie. Vous connaissez tous Carrie Bradshaw de « Sex and the City », voici Richie Bradshaw de « Rugby and the City » en exclusivité mondiale sur la Boucherie de l’Ovalie. Et voici son premier billet sur une question existentielle : pourquoi les femmes aiment le rugby ? C’est qui le plus beau ? Le RUGBY, pourquoi nous les femmes sommes nous tant attirées par ce sport violent ? Pourquoi sommes nous sensibles à ces matchs empreints de violence, de boue et de fractures nous qui sommes si précautionneuses de notre corps ? Est ce que les tortures qu’une femme fait subir à son corps telles : les régimes, les épilations, les talons hauts nous rendraient elles sensibles à cette violence ? Nous identifierions nous à ces rugbymen souvent beautés de calendriers dénudés malgré leurs fractures quotidiennes ? Cette voie semble sans issue et dénuée de sens. Le rugby crée chez la femme plutôt une forme de plaisir parfois à la limite de l’extase. Par ses phases de jeu il nous rappelle certains moments de notre vie quotidienne. Le plaisir du drop marqué est il équivalent à celui d’un kilo perdu en montant sur la balance ? Nous aussi, nous aimerions que notre moitié nous congratule tel Wilko et ses coéquipiers toulonnais pour cet exploit. Cependant la réaction est de feindre l’indifférence voir de prononcer la sempiternelle phrase de dédain : « Je m’en fous de tes problèmes de gonzesses ! ». Avec Richie Bradshaw mesdames, vous apprendrez comment assortir élégamment vos talons aiguilles au maillot de votre équipe préférée. La mêlée nous évoquerait elle une bataille sanglante avec des adversaires hystériques voulant nous piquer notre carton d’invitation aux ventes privées de Jean-Paul Gaultier lors de la Fashion week ? Probablement… La libération de l’essai marqué, que nous démontrent hebdomadairement les toulousains Clerc et Poitrenaud, nous rappellerait-elle les félicitations de nos copines lorsque nous avons trouvé le saint Graal talonné de 12 cm Manolo Blahnik ? Le tout bien sur, en période de soldes après 5 heures passées à feinter dans le froid au milieu des premières lignes décidées à nous plaquer au sol. La transformation de cet essai, à savoir la sortie du dit magasin, avec la précieuse paire d’escarpins panthères immettables quotidiennement à part si on porte un maillot créé par Max Guazzini, nous évoque t’elle le sentiment de Dan Carter après passage du ballon entre les poteaux sous un tonnerre d’applaudissements d’un stade comblé ? Peut être est ce les moues boudeuses de Berbizier ou Novès ; avoisinant celles de Karl Lagerfeld, Marc Jacobs ou Anna Winetour, impassibles devant les trépignements de fashionistas assises au premier rang des défilés haute couture ? Peut être est ce le jeu qui nous ravit. Peut être est ce cette puissance dégagée par des corps à la plastique parfaite qui nous donne envie de transformer un trappeur canadien comme Jamie Cudmore en castor ou en Mister Big. Les rugbymen, gentlemen francs et virils, ont désormais détrôné dans le coeur de ces dames les choupinets éphèbes jouant à la baballe ronde. Richie Bradshaw alias AnneK
Terrinette de Lapinou à l’ancienne Une nouvelle recette de notre matelot préféré, le Desman ! Ingrédients – 1 lapinou bien dodu – de la couenne de porc – et pique – quelques carottes – et des brocolis – nan je déconne, c’est une boucherie ici. Balancez-moi vite fait ces végétaux à la poubelle! – sel et poivre – herbes du pays catalan Ustensiles – un hachoir, bien aiguisé comme d’hab’ – une moulinette – une vieille marmite Préparation Tout d’abord pour choisir au mieux votre lapinou regardez le droit dans le blanc des yeux. Si celui-ci est rouge, c’est que votre lapinou a la mixtoma… la tixmota… bref une maladie incurable qui le rend impropre à la consommation. L’animal doit être abattu sur le champ. Ensuite vous remarquerez que votre lapinou est très poilu. Et les poils dans la terrine croyez moi c’est pas top. Le plus facile est de commencer par couper sa petite queue blanche en pompon ainsi que ses grandes oreilles toutes gonflées. Ensuite pelez facilement tout le reste… Et si vous êtes habiles de vos mains et que vous arrivez à dépecer la fourrure sans l’abimer vous pouvez même en obtenir un bon prix, en la revendant à un trappeur canadien par exemple. (écrire à j.cudmore@coldmail.ca) Jamie, saignant joueur de Clermont, est aussi un trappeur de son état ! Hachez grossièrement (mais avec tact et politesse) le lapinou. Si vous manquez d’entrain et de pertinence l’usage est de faire cela pendant une conférence de presse. Ajoutez la couenne pour rendre l’ensemble plus consistant. Passez le tout à la moulinette. Attention dans votre élan à ne pas malencontreusement mettre aussi du Milou là dedans. Car comme tout un chacun le sait, Milou est un petit chien blanc qui n’a pas du tout le même goût que son maître. Comme le dit l’adage c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes. Et comme ça marche aussi avec les terrinettes on a enfin trouvé une utilité à Jo Maso, le superconseiller-intendant-manager du siècle dernier toujours en activité. Pour finir ajoutez des herbes « du mas catalan » que vous aurez soigneusement cueillies vous-même dans la garrigue où a grandi le lapinou. Cuisson Inutile. Et de toute façon vous n’aurez pas le temps, le lapinou n’étant disponible que très brièvement tous les quatre mois. Cela sera compensé par une bonne dose de spontanéité. Dégustation En toute simplicité, avec une baguette. Si elle est magique, on peut même rêver à une grande soirée de dégustation fin octobre 2011. Vin conseillé Un banyuls récolte tardive. On ne sait jamais une bonne surprise est toujours possible ! Desman La semaine prochaine: Rillettes de Guy Novès. Nan je déconne, c’est juste un oxymore.
Il était une fois la belle histoire de Labit et de Travers Histoire de Castrats. Le binôme des deux Laurents, après avoir fait des serial loosers de Montauban une équipe redoutable et européenne, font cette saison flamber un Castres Olympique enfin retrouvé. Petit hommage au nouveau couple vedette et glamour du rugby français… – Té, je crois bien que c’est celui-là Maquintire! – Mais non, putaing! Je te dis que c’est celui-là, avec sa face de kiwi et son tatouage de guerrier monoï. Le jeune Laurent comprit très tôt qu’avec un tel patronyme, il devait utiliser au mieux ce dont la nature l’avait pourvu pour réussir dans la vie. C’est ainsi que son pied hors du commun lui permit de faire carrière dans le rugby, le brinquebalant de l’ouverture à l’arrière en passant par des clubs plein d’avenir comme Béziers, Bègles ou Colomiers. Un vrai visionnaire… Mais c’est avec Castres que son côté goldmember lui permit d’atteindre la consécration en battant le record de points (303) en championnat de France lors de la saison 1992-93 qui vue le CO ramener le bout de bois. Laurent quand à lui avait la fibre poétique, et après avoir reçu une éducation droite et rigide à coup de confit de canard et pommes sarladaises, il prit le chemin de la grande ville. Il y resta toute sa carrière et devint fort logiquement talonneur en chef des brivistes à une époque où, heureusement pour lui, le rugby était encore plus cassoulet que professionnel. Il y remporta la coupe de la bière hollandaise en 1997, au nez et à la barbe de packs anglais qui pourtant eux aussi ne manquaient pas de vice et de travers. Suite à cette carrière rectiligne de joueur fidèle au pays des truffes, et après avoir fait ses armes d’entraineur au pays et à l’époque des volcans qui s’éveillent, l’ami Toto débarque en 2004 dans la cuvette de Sapio(n)c(e). (oui, c’est tiré par les cheveux…) Il y rencontre Lolo. C’est le coup de foudre. Puis ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… The End Non je déconne. En fait c’est un peu plus compliqué et un peu moins romantique. Mais tout aussi magique. Ayant repris en main une US Montauban moribonde ayant quittée l’élite du rugby français ils vont consciencieusement détruire l’image de looser du club, et ce au grand dam d’un président qui fait son possible pour plomber les comptes année après année. Ils obtiennent un titre de champion de proD2 lors de leur deuxième saison, et ce au terme d’un superbe parcours avec un record de points toujours inégalé aujourd’hui. Ensuite ils finissent 7e du top 14 en 2006-2007, dès leur première saison au plus niveau. Rebelotte l’année suivante, mais cette fois pas de bol la 7e place est qualificative pour la H cup où ils doivent se coltiner le Munster, Sale et Clermont. Peu importe, le mal est déjà fait: le jeu montalbanais force le respect de l’ovalie hexagonale… Mais quel est leur secret? Tout d’abord ils savent révéler ou hisser au plus haut niveau des joueurs jusqu’alors considérés comme quelconques: Matthias Rolland, Yannick Caballero ou Ibrahim Diarra entre autres. Ensuite ils démontrent des qualités de négociation sans faille et sans pitié sur le marché des transferts, en réussissant notamment à refiler Sébastien Fauqué à un certain Mourad Boudjellal. Mais leur vraie marque de fabrique c’est la relation privilégiée qu’ils arrivent à créer avec leurs joueurs. Labit l’ancien castrais a su décomplexer les trois-quarts pour leur montrer comment prendre les trous des défenses adverses, à coups de pénétrations audacieuses dans l’axe. Fétichiste du jeu au pied il a aussi pu enseigner avec tact l’art de surprendre l’adversaire par derrière. Travers a lui fait prendre conscience aux avants qu’il faut parfois aller droit au but pour mieux enfoncer l’adversaire. Mais la technique et l’affectif ne peuvent pas tout et l’argent reste le nerf de la guerre. Et ce sont peut-être les prémices (1) des problèmes financiers actuels de ce club qui ont poussé nos deux tourtereaux à aller vivre leur belle idylle dans un pays où l’herbe est plus verte. Et ce pays merveilleux porte le nom de Pierre Antoine (difficile de faire plus sexy, vous en conviendrez). Cependant quitter Montauban où ils avaient construits un groupe cohérent, talentueux et performants pour un club qui n’en finissait pas de décevoir saison après saison (2) été un pari risqué. D’autant plus que l’emblématique capitaine Nallet, jusque là fidèle au club tarnais, partait vers d’autres challenges (et certainement d’autres émoluements, couplés à un stage de relookage gratis avec Chabal et Steyn). Mais nos deux compères voulaient certainement avoir les moyens de leurs ambitions. Et des bourses bien remplies le mécène castrais Pierre Fabre en a bel et bien. Celui-ci n’a donc pas hesité à faire de l’œil au nouveau couple star du rugby hexagonal. Et si des joueurs clef comme Caballero, Diarra, Rolland et Audrin quittent eux aussi Montauban pour Castres lors de la même intersaison, on peut se dire que le gang des Lolos n’est pas tout blanc dans cette affaire. Leur complémentarité associée à un état d’esprit nouveau pour les joueurs est sans aucun doute la source de la réussite castraise cette saison. Comme quoi l’amour d’un entraîneur ça vous change un homme. Surtout si il est néozélandais : Cameron McIntyre, apres avoir touché les fonds abyssaux tel le Titanic, a retrouvé ses jambes et son rugby. Chris Masoe de son côté a oublié son traumatisme chabalesque et est redevenu le terminator des défenses adverses (7 essais cette saison). Luc Ducalcon (qui n’est pas néozélandais, ndlr) s’est lui imposé un régime sévère et a ainsi arrêté le couscous royal et les baklavas tard, le soir avant d’aller au lit. Rajoutez à cela les renforts montalbanais et celui de l’éxilé de la rade, Andreu, qui avait eu l’impudence d’être un français de niveau international dans un club dirigé par Mourad Boudjellal. Devant l’éclosion de ces nouveaux aliens du rugby français, notre sélectionneur national lui-même a décidé «d’aller faire son marché à Castres» (3), mais également d’aller prendre quelques idées sur les méthodes castraises. À la suite de sa folle virée tarnaise notre lapinou, plus mystérieux et ambigu que jamais, a en effet déclaré, et alors qu’il sortait des vestiaires suivi de près par Laurent Labit « ce séjour a été très instructif pour moi » avant d’ajouter « bla bla bla […] voir plus si affinité » (3) Éloquent ! Les joueurs eux aussi abondent dans ce sens. Laissons donc le mot de la fin à des arrières comblés par leur nouvel entraîneur: « Il nous a redonné envie et plaisir, pour nous c’est tout ce qui compte. » (4) Desman (1) L’an dernier déjà le président montalbanais avait dû faire des pieds et des mains en fin de saison pour combler un trou conséquent dans le budget et éviter ainsi une relégation administrative. Manifestement la leçon n’a pas été retenue… (2) Le Castres Olympique, régulierement dans le top 6 des budgets du top 14 et comptant nombre d’internationaux dans ces rangs n’a pourtant terminé que 11e, 5e et 12e ces trois dernières saisons. (3) la Dépêche du midi, 31 mars 2010 (4) Rugbyrama, 14 avril 2010
Le Hachis de zèbre, par Guy Novès Aujourd’hui, la rubrique Fourchette dans les Yeux accueille un invité de marque, en la personne du présentateur du Journal des Mauvaises Nouvelles et Manager du Stade Toulousain, Guy Novès. Fin gourmet à ses heures, il nous propose ici une recette méconnue, mélange des cultures corréziennes et occitanes. Muni du stylo que lui a prêté l’agent 007, Guy Novès s’apprête à faire exploser le siège de la LNR. Mais avant cela, à table ! On m’a fait remarquer dernièrement que le ton de mon Journal des Mauvaises Nouvelles était trop pessimiste. Certains personnes seules en cette période de fêtes, m’ont même informée qu’elles attendaient vivement ma prochaine chronique afin de pouvoir passer à l’acte. Ayant déjà sur la conscience le suicide de nombreux clermontois après la finale de 2008, j’ai décidé de mettre de l’eau dans mon vin et d’apporter une contribution positive à ce site. Pour cela, je vais à mon tour vous proposer une recette de cuisine « Le hachis de zèbre à la toulousaine ». Ingrédients : 1 zèbre de Corrèze 1 dose de vinaigre bien aigre 1 soupçon de rancœur personnelle Persil Œuf Parmesan Purée de pomme de terre Des larmes de Guy Novès Ustensiles : De la répartie Un poil d’indifférence Un hachoir, pour terminer le travail. Ceux qui me connaissent un peu, savent que je suis un adepte de la chasse lors de mes temps libres. Je vous conseille donc, pour vous assurer de la qualité de votre viande de zèbre, d’aller abattre vous-même l’animal. Pour cela, nul besoin de vous rendre en Afrique: je vous conseille la réserve naturelle de Brive en Corrèze, qui est incontestablement le meilleur endroit en France pour chasser le zèbre. Attention toutefois, depuis quelques années, beaucoup de ces bêtes sont en réalité importée d’Angleterre… ici, nous avons bien besoin d’un vrai zèbre de Corrèze. Vous prendrez soin de faire fuir les animaux venant d’outre manche en leur lançant des cuisses de grenouilles. Dégoutés, ils déguerpiront avec leur démarche dédaigneuse et hautaine si caractéristique. Une fois que vous aurez isolé les animaux corréziens, préférez un animal relativement âgé et en fin de vie. C’est comme pour le vin : la viande n’en sera que plus savoureuse. Ne vous inquiétez pas si vous n’êtes pas initié à la chasse. Celle-ci ne sera pas bien compliquée. Le zèbre de Corrèze est certes gaillard, mais ce n’est pas un animal très intelligent. Sa compréhension du monde et son niveau d’analyse semble se limiter aux couleurs de son pelage : il ne voit les choses qu’en noir ou en blanc. Son absence totale de nuance et de recul vous permettra de vous jouer facilement de lui. Si vous êtes d’un tempérament joueur comme moi, vous pourrez même le provoquer à l’aide de petites piques savamment dosée. Le zèbre, connu pour son caractère impulsif, partira au quart de tour et tentera de vous charger. Mais vous éviterez aisément sa pitoyable attaque. Epuisé par son effort, le vieil animal se trouvera à votre merci, tout penaud. Tâchez de l’achever dignement pour mettre fin à une misère qui dure déjà depuis trop longtemps. Dépecer l’animal ne sera pas non plus difficile. De constitution fragile, ses os se briseront avec une étonnante facilité. Vous pourrez ensuite les donner à manger à votre chien, où dans mon cas personnel, à Trevor Brennan. Vous risquez d’être déçu par la maigre quantité de viande que vous glanerez : en effet, sachez le, comme certaines chroniques de l’Equipe.fr, le zèbre de Corrèze a rarement beaucoup de contenu. Munissez-vous d’un hachoir pour couper votre viande. Si ses os semblaient être en verre, ici ce sera une autre paire de manche. Le vieux zèbre est généralement aigri par le poids des années, et cela s’en ressent sur la viande, dure et sèche. Pour faire passer l’effort plus facilement, mettez vous dans une atmosphère de travail adéquat avec un best of de Patrick Sébastien et engueulez-vous avec votre femme et vos enfants pour recréer l’ambiance d’un conseil d’administration du CA Brive. A la fin, envoyez votre fils au coin, que vous aurez préalablement décoré de posters de soldats tombés au front comme Olivier Magne ou Laurent Seigne. Enfin, dîtes à votre fille de 14 ans qu’Alexis Palisson ne sortira jamais avec elle, car une différence d’âge de 2 ans est un obstacle insurmontable durant l’adolescence. Pour le reste, préparez le tout comme un hachis Parmentier classique, je vous invite à consultez vos livres de cuisine où à fouiller sur le net pour plus de détails, je ne vais pas vous refaire le détail. Notez tout de même que le zèbre corrézien est une viande particulière, qui ne plaira pas au plus grand nombre. Des restaurants ayant proposé ce plat du coté de Toulouse, Paris ou de Lyon, ne l’ont gardé sur la carte du jour que très peu de temps. Même les anglais, réputés pour leur mauvais goût, n’ont pas vraiment apprécié son goût aigre. Finalement, elle ne semble faire l’unanimité que dans sa région d’origine, et je ne cacherai pas que moi-même, je prends plus de plaisir à la chasse qu’à la dégustation. Cependant, il ne faut pas mourir idiot, et en cette période de fêtes, cela constituera un bon geste de mettre en valeur cet animal délaissé depuis plusieurs années déjà, et désespérément en recherche d’attention. Bonne fêtes, et bon appétit. Guy Novès.
Axoa de Richard Dourthe Note à l’attention des ignorants, touristes et autres incultes… bref de tous les non-basques : en basque le ‘x’ se prononce ‘ch’. Ingrédients pour 15 personnes: – 1 Richard Dourthe (très rare) – 2 grands et longs piments d’Espelette (parfois appelés « Imanol ») – 15 poivrons verts – 15 poivrots bien rouges – 7 beaux oignons – 1 gousse d’ail – persil – sel et poivre – bouquet garni Ustensiles : – 1 hachoir bien aiguisé – 1 grande marmite – 1 poêle Aujourd’hui le chef boucher vous propose un plat d’exception pour régaler vos nombreux invités : l’axoa. Plat relevé typiquement basque, il est cuisiné à partir de veau le plus souvent, ou à base d’agneau pour les vrais hommes diront certains. Mais nous souhaitons ici vous faire découvrir une recette originale faite à partir d’une viande ayant encore plus de caractère : le Richard Dourthe. Pour cela, il vous faut tout d’abord glaner tous les ingrédients nécessaires. Et ce ne sera pas une mince affaire… En effet le Richard Dourthe est en voie de disparition. Espèce rare mais non protégé, il est encore plus délicat à attraper que de la gazelle, du bison ou autre wallaby qui parcourent nos terrains. Il faudra vous armez de patience et écumer les marchés du sud-ouest à la recherche d’un vrai producteur du terroir. Mais une fois trouvé le stand de vos rêves ne vendez pas la peau du Richard avant de l’avoir cuisiné! Car il faudra tout d’abord s’assurer de la qualité de la viande. Celle-ci doit être à la fois coriace mais suffisamment tendre, épaisse et forte mais pas trop faisandée. Faites également attention à ne pas vous faire refiler du Raphael Ibanez, un produit apparenté mais bien plus fade. Enfin demandez à vérifier le label fermier: un vrai Richard Dourthe doit être élevé en plein air et nourri a la main avec du bon grain dacquois. Une fois l’affaire conclue vous remarquerez que la bête est imposante et que sa tête de carnassier sans pitié pourrait faire peur aux enfants. C’est pourquoi nous conseillons de le cacher dans le réfrigérateur, prêt à bondir le jour ou se présentera un nombre suffisant de convives. Préparation Laver d’abord avec soin le Richard Dourthe, car comme vous avez pu le remarquer il aime courir comme un poulet sans tête dans les près et se rouler par terre avec ses congénères. A ce titre vous éviterez cette recette en hiver, le Richard Dourthe étant de toute façon un produit de fin de printemps ou d’été. Ensuite n’hésitez pas à laisser parler votre agressivité et à le hacher menu, menu, menu… Autant vous prévenir, le Richard Dourthe est une viande qui ne se laisse pas faire aussi facilement! Si cette tache difficile et ingrate vous parait au dessus de vos forces, n’hésitez pas à demander de l’aide à votre entourage ou à un spécialiste reconnu en la matière (demandez Pierre à contact@racingmetro92.fr). Réservez. Emincez les oignons et coupez les poivrons en fines lamelles après les avoir vidés. Faites revenir dans une poêle avec de l’huile. Réservez. Coupez l’ail très finement (oui, ce mot peut surprendre dans une telle recette), et les piments en très fines tranches. Réservez. Mettez la viande et les légumes, ainsi qu’un fond d’huile, dans la marmite sur feu très doux (ne surtout pas brusquer le Richard Dourthe où il vous en coutera). Rajoutez le bouquet garni et salez abondamment pour éviter le trop plein d’amertume (surtout si vous avez acheté la viande après le 15 novembre 2009). Couvrez. N’hésitez pas à touiller fréquemment. Cuisson Au second degré, bien sur. Voire au troisième si vous n’aimez pas le Richard Dourthe trop saignant. N’oubliez pas de rajouter l’ail et les piments en fin de cuisson. Le Richard Dourthe est toujours meilleur bien épicé ! Présentation Disposez le persil pour égayer un peu l’ensemble ou décorez selon votre goût (évitez quand même les motifs d’origines albigeoise ou parisienne car la viande pourrait se contracter). Voila c’est prêt ! Maintenant il ne reste plus qu’à réussir votre entrée face à vos convives, l’axoa de Richard Dourthe bien plaqué entre vos bras. Il est également de coutume de balancer une énormité dédouanant vos responsabilités au cas où (d’où l’intérêt de demander précédemment de l’aide à votre conjoint(e), aux enfants, ou au chien du voisin): « J’avais tout préparé pendant la semaine, j’étais confiant, mais certains éléments de l’équipe n’ont pas été à la hauteur » ou encore « Mon équipe et moi-même avons toujours respecté les règles. Mais les critiques qui ne manqueront pas de venir ne m’étonneront pas. Je sais qu’on dérange dans la gastronomie française…». N’ayez pas peur de dire n’importe quoi, plus c’est gros et plus vos invités apprécieront ! Vin conseillé Un rouge local qui s’accommodera bien du Richard Dourthe. Un Tursan bien corsé ou un Madiran un peu bourru feront très bien l’affaire. Grand jeu-concours : Les mille et une façons de cuisiner le Richard Dourthe (sponsorisé pas nos amis de l’association des journalistes sportifs) Inventez vous-même votre propre recette et envoyez nous vos plus belles photos de Richard Dourthe à la broche, en salade, ou farci aux morilles. En un mot : laissez parler vos envies! Le gagnant se verra offrir un stage culinaire d’une semaine dans les Landes avec Maïté, qui vous montrera comment apprivoiser le Richard Dourthe afin qu’il soit bien tendre et moelleux. Desman