Le Menu du week-end du 12/13/14 octobre

Vous avez choisi ?

Par Man’s
 

La Boucherie Ovalie ne reculant devant aucun sacrifice pour contenter ses lecteurs assis du, Man’s lance le 1er opus d’une rubrique qui vou

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s permettra en un coup d’œil de

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savoir quelles seront les réjouissances ovales de votre prochain week-end.

Une bonne nouvelle pour tous les cuistres avachis qui n’ont pour seule ambition que de passer du canapé au frigo pour se ravitailler en boisson alcoolisée à base de houblon (et n’oubliez pas que le houblon est impossible) : Canal+ fait son grand retour en H-Cup ce week-end, ce qui vous donnera la possibilité d’assister à toutes les rencontres françaises de cette compétition, plus Bègles-Gloucester, on se demande bien pourquoi…

Le hors d’œuvre : Vendredi

Ulster-Castres (C+Sport – 20h55)

Émoustillé dans un premier temps par cette affiche, j’ai vite déchanté en découvrant que ce n’était pas Hustler mais Ulster qui affrontera Castres dans le 1er match pourri du vendredi de la HCup.
 

Pas grand chose à attendre de ce match : du vent, de la pluie, des températures proches du zéro, peut-être une épidémie de fièvre aphteuse, des rouquins enragés et un arbitre à œillère. Les coach castrais ayant de surcroît annoncé leur départ pour on se sait zou (ou pour Colombes, ce qui revient au même), ajouté au départ annoncé de Téconri pour Toulouse, il est possible que l’équipe nage en plein spleen (de cheval). On peut donc présager un XV castrais se faisant enfler dans les grandes longueurs et rentrant dans le Tarrrrr la musette pleine et les cuisses lacérées (ré).

Match idéal pour faire le plein de aime anti-rouquins et espérer que les autres équipes françaises saurant venger

Le plat de résistance : Samedi

Racing Métro 92 – Munster (C+ – 14h30)

Continuant sur la lancée de leur dernier week-end atone, porté par l’enthousiasme de Gonzalo Quesada qui sait déjà que, quoi qu’il se passe, il rejoindra Berbize dans les tribunes en fin d’année, et sera remplacé par les ex-Gugusses de Montauban, on entrevoit une nouvelle campagne européenne catastrophique pour le RM92. Sachant que perdre le 1er match à domicile est synonyme d’élimination certaine, le Racing joue gros sur cette partie. Face à lui, une équipe pas géniale mais qui arrive avec des joueurs frais, reposés, préparés, musclés, une mécanique bien graissée, bien huilée, polie sur la meule, rodée et préparée gentiment par quelques joutes de Ligue Sans Celtes, alors que nos Racingmen ont déjà 12 blessés, 7 matchs de championnat dans la musette, et le moral dans les chaussettes ciel et blanches.

ASM-Llanelli (F2 – 16h30)

Depuis la reprise on a un Montferrand qui marche au Diesel, façon tracteur sur la foire de Montauban, ça va pas très vite, c’est costaud, solide sans génie, mais comme DSK ça laboure tranquille à domicile. En face Llanelli, équipe dont je ne sais absolument rien mais sur laquelle je suis intarissable.

Savez-vous d’où vient ce surnom de Llanelli Scarlets? C’est dû au métier de base des habitants de le cette ville, qui exercent depuis toujours la spécialité de carreleur. Tous les Llanellinéliens sont carreleurs, de père en fils on baigne dans le mastic et la chape. Tout naturellement on a donc baptisé le club du nom de l’outil indispensable à la coupe du carrelage : la carrelette, prononcé Scarlett avec l’accent du coin. Voila voila. Sinon l’équipe fanion du club, fidèle à ses origines ouvrières, est besogneuse et dure au mal, batailleuse et travailleuse, costaud devant et peu inspirée derrière. Llanelli, emmenée par ses joueurs clefs : Jones, Thomas, les frères Davies, Williams et certainement un ou deux Llewellyn, posera des problèmes en 1ère mi-temps à l’équipe jaune et bleu, avant de sombrer peu à peu sous ses coups de boutoirs et sa force tranquille. Les essais dans les 5 dernières minutes de Jean-Marc’ et Napo permettront aux Auvergnats d’encaisser le bonus offensif.

La Rochelle-Carcassonne (Eurosport – 19h00)

Bien sûr on se fout totalement de ce match entre Cathares et Parpaillots, mais je le cite pour faire plaisir à Mme Ovale.

Le Dessert : Dimanche

Alors là dimanche, c’est l’extase, l’orgie de matchs télévisés. La bonne nouvelle c’est que le coup d’envoi sur France 2 étant à 16h, vous pourrez digérer tranquillement votre chou farci de la Toinette (j’ai une recette terrible) en sommeillant devant Michel Drucker, faire semblant de bricoler une étagère ou réparer un truc entre 15h30 et 16h00, avant de pouvoir vous lancer dans une trilogie bien alléchante.

Toulouse-Leicester (F2 – Dimanche – 16h00)

Toulouse-Leicester c’est le Barcelone-Réal de la HCup, le choc, le crunch, entre deux clubs moultes fois titrés en Europe (6 titres, 5 finales perdues à eux deux), 2 légendes de cette compétition qu’on ne présente plus, surtout quand on ne connait pas la queue du nom d’un seul joueur de l’effectif leicesterien. Le chouette site internet du club nous apprend que les Tigrous, en Rosbif League, ont gagné 4 matchs, fait un match nul chez les Sarries et se sont inclinés 9-22 à la maison contre les Harlequins, pointant à la 3ème place de leur compétition domestique. C’est donc une équipe solide qui va venir à Toulouse pour se venger de la raclée mémorable que leur avait mis Brive en finale ’96. Brive n’étant temporairement plus en HCup, il faut bien se venger sur quelqu’un…

Harlequins-Biarritz (C+Sport – Dimanche – 18h45)

Le match de coupe d’Europe que tous les amateurs de couleurs chatoyantes attendent impatiemment : les maillots bariolés des clowns londoniens contre les tuniques piment et prairie des Biarrots, ça va être un spectacle magnifique. On a quand même de la chance d’avoir des télés en couleur, du temps de l’ORTF ça n’aurait pas eu le même charme. Bon ok la HCup n’existait pas, mais quand même.

Côté terrain ça risque d’être moins chatoyant… Après 4 revers d’affilée Biarritz a le pantalon au-dessus du genou, ce qui est quand même un peu ridicule, N’Gwenya, depuis qu’il s’est fait rattraper à la course par Botha, passe ses journées à balayer les travées d’Aguiléra, façon Cornedurus dans Astérix aux JO.

Blanco a souhaité que ses joueurs fassent un séminaire « vice et tricherie », ce qui n’est pas forcément une bonne idée pour la HCup et ses arbitres celtes ou saxons. Biarritz risque de prendre un bon coup de Saxon après avoir traversé la manche, d’autant que les Harlequins sont deuxième du championnat anglais derrière les intouchables, les terribles, euh…, derrière les premiers.

Toulon-Montpellier (C+ – Dimanche – 21h)

Et là on conclut en beauté un week-end haletant, un week-end a le temps, de s’offrir des détours du côté de l’amour… Hem… par une affiche de 1er choix, avec scooter en jeu. Mais là c’est pas le scooter de Galthié, c’est la mob de Mourad! La kittée pot détente, avec la fourche de 1m, le guidon torsadé et les poignées resserrées pour conduire avec les menottes. Une mob toulonnaise pétaradante, gonflée à bloc, qui part plein gaz dès que le feu passe au vert, avec une roue avant pour labourer la route, et une roue arrière qui donne le tournis aux 3/4 adverses. Ca va vrombir du côté de Mayol. D’autant plus que Montpellier a fait le plein de super en gagnant à Colombes. Moi je dis que ça va être un rodéo de folie sur le bord de la rade, avec des duels au coude à coude (ou au coude dans la gueule) Botha/Privat, Ouedraogo/JVN, FTD/Wilkinson, Masoe /Tulou, Jgenti/Cocklicomesdames. Grosse côte quand même pour Montpellier, qui me semble moins armé derrière que le RCéTé, et avec un banc encore un peu juste en attendant le retour des hommes de la Pampa.

Bonne digestion.

Le Salviaco'labo analyse La Rochelle – Auch (24-10)

Ici, ici, c’est la Boucherie.

Par Pauline

Le contexte

Deux matchs à Marcel-Deflandre, un au Parc des Sports et de l’Amitié (les Narbonnais ont beaucoup d’humour). Deux défaites dont une bonifiée, une victoire bonifiée. Finalement, La Rochelle était dans le clan des 8 points. Auch aussi. Un duel au sommet était donc attendu : huîtres vs foie gras.
Mais si tu as cliqué, c’est que tu sais déjà tout ça. Tu es conscient du spectacle que promet un ASR-FCAG. Et crois-moi, tu ne vas pas être déçu. C’est de la Pro D2, de la vraie. Des en-avant, des touches pourries, des mêlées sanctionnées, des générales… Et si, amateur de Top 14, tu t’es égaré ici, pense au merveilleux ASM-SM que tu as vu ce week-end.
Donc finalement, le vrai duel attendu c’était Grégory Bernard vs Romain Sazy. Lequel allait prendre un jaune pour brutalité en premier. Il était évident que le reste ne serait que fioritures.
D’ailleurs, au vu du XV maritime, Patrice Collazo et Fabrice Ribeyrolles n’ont pas prévu de grandes envolées des trois-quart. Par exemple, Lesley Vaïnikolo, pré-retraité sans doute asthmatique vu sa récupération, est titulaire. A l’aile. Et depuis le début de cette saison, il rend hommage au fort regretté Seru Rabeni, en parvenant à gâcher les deux seuls ballons d’attaque qui viennent à lui. Autant dire que l’ASR a choisi de ne pas respecter Auch !
Bref, La Rochelle devait gagner et qu’importe la manière. Cependant, les gros sont clairement sommés de faire le boulot. Pour le reste, l’équipe se contentera d’exploits personnels. Du grand rugby. Et un vrai match de ProD2, excitant et exaltant donc.

Le film du match

Ce match, c’est un peu comme une soirée qui se termine mal. On se fait draguer par le BG du bar, il nous ramène chez lui, commence les préliminaires, puis on apprend à nos dépens que c’est un éjaculateur précoce. 30 minutes après la rencontre avec ce super coup d’un soir, on est seul, dans son lit à regarder pour la 100e fois de la semaine le Journal de Bridget Jones. Et bien la performance de La Rochelle est digne d’un éjaculateur précoce, et passées 30 minutes on commence à s’ennuyer et à avoir cette impression de déjà-vu.

Ainsi, les dix premières minutes sont une sorte de repérage. Sébastien Fauqué sert quelques chandelles et Thomas Soucaze défend comme un lion. Les supporters rochelais essaient d’imaginer une quelconque technicité derrière ces coups de pied. Et trouvent : les Gersois ont le soleil en pleine face lors de la première période, donc les réceptions sont assez hasardeuses. Et, en effet, la tactique paie : après 10 minutes d’intense domination rochelaise, Sébastien Fauqué passe la première pénalité. Et recommence quatre minutes plus tard. Le ballon vrille mais passe entre les perches. 6-0.
A cet instant précis, j’en suis certaine : le chauve sexy de La Rochelle me drague. Pendant ce temps-là, le XV maritime commence à se dire qu’à 6-0 contre Auch la remontée directe est envisageable.

Là, vont s’enchaîner de très belles phases de ProD2, et une sorte de résumé du reste du match. Restez concentrés.
Sur une phase d’attaque rochelaise, Jean-Philippe Grandclaude joue intelligemment ( !), passe à Maxime Le Bourhis qui transmet à temps à Thomas Soucaze, qui va à l’en-but. Pour faire un en-avant. C’est sympa avec La Rochelle, ce n’est pas la peine d’être drôle pour le CR. N’oublions pas que l’humour est aussi une technique de drague. Pour le moment, les Jaune et Noir ne semblent pas vraiment prêts à conclure. Mais attendez la suite…

Après une mêlée, puis une touche en faveur des Rochelais, l’arbitre siffle une pénalité pour les Maritimes. Patrice Collazo, le coach séduction rochelais, décide donc de commencer la parade amoureuse. Il réclame de botter en touche une pénalité que le chauve sexy aurait pu passer. L’ambition c’est vrai que c’est toujours un peu excitant. Bon, c’est également la meilleure façon de passer pour un abruti. La Rochelle récupère la touche, fait presque aussi rare que voir la bombasse danser un slow avec le petit gros du bar.

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/boucherie-ovalie.org/wp-content/uploads/2012/09/DSCF0800-202×300.jpg » alt= » » width= »202″ height= »300″ /> Cette photo est juste là pour le quota de visages ensanglantés du site.

Finalement, après une nouvelle mêlée, et une passe au pied de Sébastien Fauqué, Jean-Philippe Grandclaude marque le premier essai du match, entre les poteaux. 13-0 donc. LA ROCHELLE CHAMPIOOOOOONNNNNNNNE ! Ce soir, Auch va prendre. En fait, non. Jusqu’à la 56e minute, il ne se passe pas grand-chose. 3 pénalités : 2 pour l’ASR, 1 pour le FCAG. 1 générale. 1 jaune pour le demi-de-mêlée gersois, qui de toute façon boite, et faisait chier tout le monde. Kéké Le Guen, ce BG de talonneur, fait un placage à la carotide, mais ne prend pas de jaune, lui. Dans le même temps, Franck Jacob, deuxième ligne un peu bourrin, plaque follement.

Comme dans tout bon match de rugby, il y a ce petit moment palpitant, où on voit un joueur ou un collectif briller. Là, à Marcel-Deflandre, nous avons vécu un merveilleux moment, de ceux que l’on peut vivre dans un stade, ou à l’école maternelle : un troisième ligne a changé de chaussure. Et fait ses lacets. Tout seul, sous le regard du soigneur. « Ici ici c’est La Rochelle ».

Arrive la 56e minute, celle de la libération. Une générale, encore, éclate dans l’en-but maritime. Pendant ce temps-là, un rouge et blanc se faufile et marque un essai. Bon, il est vrai que comme les gros étaient occupés à se battre et que les ailiers aiment autant ne pas s’abîmer en plaquant, ce n’était pas hyper compliqué. Du coup, ça énerve Deflandre, qui a apparemment pris l’habitude de huer. Maintenant, si l’on est honnête, La Rochelle aurait dû prendre 3 essais, si Auch savait faire de bonnes passes : défense poreuse, incapable de prendre correctement une touche et indisciplinée.
Le BG – La Rochelle- ne voulant pas se faire voler la vedette, il envoie François Herry le bulldozer à la marque. Malgré les trois gersois qu’il a sur le dos, il parvient à inscrire le dernier essai du match. Bon, ça ressemble un peu à l’histoire du mec qui arrive à choper la meuf la plus mignonne du bar sans faire d’effort, et sans même lui offrir un verre. Cette victoire, c’est juste ça. Et tout le monde en sort un peu frustré.
Pour clore cette médiocre soirée, un pilier gersois prend un jaune à la 79e minute. Voilà, ASR-Auch a tenu ses promesses finalement.

Les joueurs

La Rochelle :
Les gros devaient faire le travail, et ils l’ont fait, avec une mention spéciale pour Thomas Soucaze et Franck Jacob omniprésents en défense. Pendant ce temps, Christophe Lafoy a passé sa mi-temps les bras en l’air pour convaincre les arbitres que ce n’était pas lui. En fait, c’était assez souvent lui.
Chez les trois-quarts, rien d’exceptionnel. L’ex-aurillacois François Herry a humidifié plusieurs petites culottes, et il faut avouer qu’il a fait une entrée remarquée en termes de performance. A l’inverse, Lesley Vaïnikolo a été essoufflé dès sa sortie des vestiaires. Et il nous essouffle également. Il est d’ailleurs sorti du groupe pour affronter Lyon samedi. Être ridiculisés, d’accord, mais il y a tout de même des limites.

Auch :
Leur capitaine Matthieu De Pauw, pourtant pas Béarnais, a été remarqué et remarquable : beaucoup d’envie et d’efficacité. Ne cherchez pas, il a bien évolué en jaune et noir il y a peu. De la même manière, Greg Bernard, formé à Toulon et passé par La Rochelle, ne nous a pas déçus : toujours aussi présent et efficace en distribution de marrons. C’est un mônsieur.
A noter, que les demis-de-mêlée du FCAG sont de vrais casse-couilles. Des mandales se sont perdues… En plus, le remplaçant, Clément Briscadieu, était le sosie de Marc Andreu. Le rugby, ce n’est plus ce que c’était.

12 ans et déjà une pilosité faciale au top.
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