Le Facebook du XV de France, partie 1

Comme vous le savez, à la Boucherie Ovalie, nous avons des yeux partout, et des fourchettes pour mettre dedans. Après avoir publié le Facebook privé du Stade Toulousain, nous avons fait encore plus fort en nous introduisant sur la page du XV de France. Pour vous, voici donc la première partie, qui va jusqu’au 13 juillet. La suite arrive très bientôt avec du lourd : le reste de la préparation, les premiers matchs amicaux, l’éviction de Marcochon et Domingo et on en passe…

Pour votre confort de lecture, soyez smart et cliquez sur la grande image juste en dessous.

Le sociologue du rugby #1

Notre nouveau venu Brieg’Driscoll met un gros caramel à Bourdieu et nous offre une oeuvre immortelle.

Le sociologue du rugby

 

Bientôt va s’ouvrir une nouvelle coupe du monde de rugby. Un événement planétaire qui fera vibrer les français pendant tout le mois de septembre, et les anglais jusqu’au mois d’octobre. Mais saura-t-on un jour comprendre la psychologie de ce sport, l’essence même de ce jeu ?

En temps que sociologue-philosophe-psychologue-demi-d’ouverture, je vais procéder dès maintenant à une autopsie poussée de la philosophie du rugby.

Partie 1 : la naissance du mythe

Toute société est fédérée autour d’un mythe fondateur. La création du monde en 6 jours, la naissance de Zeus, ou bien la recette du cassoulet sont autant de mythes fondateurs gravés à jamais dans les mémoires des populations.

Le rugby, quant à lui, arbore fièrement l’histoire de sa naissance à lui, et voit en Webb Ellis le nouvel Abraham menant les siens vers la Terre Promise.

Car c’est ainsi qu’est entrevu le mythe fondateur du rugby :

« Les Dieux, mécontents de l’attitude perfide des hommes, voulurent leur infliger un châtiment, et les condamnèrent à jouer au football. William Web Ellis, fils d’Amora la déesse de la colère, et de Gilbert, Dieu du cuir et des bouchons, brava l’interdit des Dieux et osa se saisir à la main du ballon demeuré au sol. Poussé par le vent d’Eole qui reconnaissait là sa valeur, Ellis courut sur toute la Terre, la balle sous le bras, et s’en alla l’écraser dans la terre génitrice, rendant hommage à la déesse Artémis qui le guidait.

Les peuples se réjouirent de cette audace et prirent exemple sur Ellis, et dans toute la Terre, jusqu’aux plus petites iles des océans, on célébra l’acte originel dans une dévotion sans pareil. Les Dieux, jaloux de cette nouvelle idole, et pensant que l’homme cherchait à remplacer les Dieux, créèrent alors la coupe du monde rugby, afin que les peuples se déchirent et perdent cette unité. La perfidie des Dieux se vit accomplie, les hommes se battirent comme des fauves pour l’honneur de leur terre, et oublièrent leur solidarité et leur communautarisme. »

Tout petit déjà, mon père, après l’entraînement aux drops dans la cuisine et aux placages sur maman, me prenait sur ses genoux et me racontait cette histoire. Ce mythe ainsi raconté aux enfants est la fondation de notre condition de rugbyman. Adolescent, alors que nous plaquons pour la première fois notre père qui assure qu’il a glissé, nous nous rendons compte de la chance que nous avons, et prenons conscience de la fatalité des garçons de notre âge tombés dans une famille de footballeur.

Ce mythe fondateur ainsi exposé se révèle par ailleurs très intéressant, puisqu’il souligne deux choses :

Tout d’abord, homo homini lupus est. L’homme est un loup pour l’homme : Les hommes se déchirent autour du rugby. La première cavalcade de Web Ellis s’est aussitôt accompagnée de la première générale, pour savoir qui pourrait inventer les règles du rugby. De tout temps, et ainsi que l’ont voulu les dieux, les hommes se battirent l’un contre l’autre, les anglais contre les autres.

Alors, je me demande, ne vaudrait-il pas mieux créer une seule équipe internationale ? Elle serait sûre de remporter la coupe du monde, et tout le monde serait content ! Et enfin, la France serait championne du monde ! (en partie)

La deuxième chose intéressante, c’est de comprendre que le rugby est la finalité de l’évolution de l’homme. Il est le but ultime de millions d’années d’évolution. Car, nonobstant la véracité historique de ce mythe fondateur, je ne peux m’empêcher de le revoir sous un profil un peu plus anthropologue. Retraçons en effet l’évolution de l’homme depuis l’élément monocellulaire jusqu’à Alesana Tuilagi.

Commençons, au commencement. Il y a d’abord eu le Bing Bang : c’est un peu comme une baston générale entre Béziers et Perpignan, avec à la fin, des étoiles, des planètes bleues et des cartons rouges.

Après sur la terre, on ne sait pas pourquoi, il y eut la vie. Une chose bien étrange que la vie, quand on y pense. Il parait d’ailleurs que le rugbyman se pose beaucoup plus de questions sur la vie quand Gorgodze fonce délibérément sur lui avec quelques sentiments de colère exprimés dans son regard.

Et puis grosso modo, on est passé d’une petite crotte de vie aux singes.

Le singe, à quatre patte dans l’herbe à la recherche de son protège dent, se mit peu à peu à se relever. Courbé, dégingandé, trapu et maladroit, il se mit péniblement à marcher. Soudain il rencontra un caillou sur son chemin.

Intrigué par cette chose bien étrange à la géométrie saillante, il la toucha de son orteil. La fit rouler. L’emporta dans ses pieds, ne comprenant pas et ne maitrisant guère les mouvements de ses membres. Bien des années plus tard, alors que son cerveau se développait, il atteignit les capacités intellectuelles de Clément Poitrenaud. Il se posait donc de plus en plus de questions à propose de ce petit caillou situé entre ses pieds. Il se décida alors à ramasser le caillou de sa main. Il fit le premier en-avant de l’histoire. Puis, enfin, son cerveau se développant encore, il réussit à se saisir du caillou, et parvenant au fait de son intelligence, se balada de grotte en grotte pour montrer son caillou, et toutes les gruts singes furent folles de lui et de sa coupe de cheveu. Le rugbyman était né.

On le voit, cette explication anthropologique est nettement plus proche de la réalité, et oppose, semble-t-il, une intelligence situationnelle (l’homme qui se baisse pour ramasser le caillou) et une bestialité primaire (l’homme qui tape avec son pied dedans).

Ainsi le rugby est une religion à part entière, pratiqué dans le monde entier entre 15 et 16h30 le samedi dans un canapé, et entre 15h et 00h (incluant la troisième mi-temps) le dimanche après midi.

Et cette religion est instituée autour de mythes fondateurs, mettant en lumière l’essentiel de ce sport : « Quand t’as la boule, t’avances ! Tu réfléchiras après ». Un appendice est d’ailleurs possible à ce précédent postulat : « Quand t’as la boule et que Maa’nonu arrive sur toi, tu réfléchis pas ! Tu donnes la boule à ton copain ».

Brieg’Driscoll 

A venir :

Partie 2 : Le rugbyman est-il vraiment un gentleman ?

Partie 3 : Le rugbyman est-il patriote ?

Partie 4 : Etre ou ne pas être contre les anglais.

Le duel : Mathieu Bastareaud vs Godzilla

Ne nous dîtes pas que vous ne vous êtes jamais posé la question…

Puissance destructrice

Godzilla : Il écrase un bus d’un seul pas et balaye un train d’un seul coup de queue. Et ses éternuements provoquent des raz-de-marée. Bref c’est Chuck Norris version nippone.

Bastarocket : Il décanille toute la ligne de 3 /4 adverses d’une seule charge et peut traverser la moitié du terrain avec trois joueurs sur le râble. Quand à son nouveau président, il espère bien voir Mathieu provoquer des raz–de–marées de supporteurs sur la rade. (Ainsi qu’au rayon maillot de la boutique du club)

Style

Basta : Légèrement enrobé, adepte de la peau de léopard rose bonbon.
Godzi : Largement enrobé, il cache sa brioche sous une peau de lézard verte fluo.

Régime alimentaire

Godzilla : Le terrible lézard est connu pour son appétit gargantuesque : jeunes pucelles, vieux maîtres d’art martiaux, touristes imprudents, sushis avariés, Puff Daddy… Tout y passe. Mais d’après sa dernière interview confession ce qu’il aime par-dessus tout c’est le geek japonais. C’est à cause de l’écran d’ordinateur, ça croustille sous la dent.

Matt : En grand professionnel Mathieu n’hésite pas à manger une salade de crudités entre deux passages chez Mac Do. Cependant il s’autorise parfois un petit extra, surtout lorsque il est en voyage à l’étranger. Ainsi il n’a pas hésité à se jeter sur une table-buffet en Nouvelle-Zélande.

Réputation

Bastareaud : La présence de Basta en EDF divise la France du rugby. Imposteur pour les uns, héros du rugby moderne pour les autres. Nicolas Sarkozy aurait voulu le voir pour la CDM 2011, mais Carla a insisté pour voir à sa place Maxime Mermoz, beaucoup plus mignon.

Godzilla : Tremblements de terre, tsunamis, explosions de centrale nucléaire, défaite du champion national face à David Douillet : tout est bon pour incriminer ce pauvre Godzilla.

Carrière

Godzilla : Malgré un jeu d’acteur plutôt limité il a déjà tourné dans plus de 30 films au Japon, avant de devenir une star hollywoodienne aux côtés de Jean Reno en 1998. Bien que connu mondialement, sa carrière semble aujourd’hui marquer le pas…

Bastareaud : Malgré une technique de passe plutôt limitée il devient rapidement la star de la ligne d’attaque du Stade Français aux côtés de Nicolas Jeanjean en 2008, ce qui le mène ensuite en équipe nationale où il compte à ce jour 9 sélections. Bien qu’ayant signé à Toulon, sa carrière semble aujourd’hui marquer le pas…

Résultat et analyse

Puissance destructrice incomparable, appétit dinosauresque, réputation entachée, carrière dans le creux de la vague, coupe de cheveux, Mathieu et Godzi semble être de parfaits jumeaux.
Le résultat est donc sans appel : match nul !

Desman

Coupe du Monde, Poule A mode d’emploi

Epatez vos collèges de travail avec une connaissance sans limite du XV Japonais…

A la Boucherie Ovalie, on est pas comme Guy Novès, on veut bien prêter  nos talents pour qu’ils puissent briller sur la scène internationale. Ainsi, nos meilleurs chroniqueurs ont donc sorti leurs plumes acérées sur le Rugbynistère, pour vous présenter chacune des 20 équipes de la Coupe du Monde 2011. Si ce n’est pas déjà fait, nous vous invitons donc à lire les présentatations des équipes de la poule A.

Toutes les équipes seront présentées d’ici le début de la compétition, le 9 septembre. Oui, on a calculé notre coup pour une fois.

Pierre Albala-Dijo a été kidnappé !

Mes chers amis, l’heure est grave. Je sais que vous vous dites depuis quelques semaines que votre Pierrot Albala-Dijo national vous lâchement abandonné. Il n’en est rien, je vous assure. Je vais tout vous dire. Je suis actuellement retenu dans des geôles marécageuses et noirâtres. Impossible de savoir où je suis. J’écris cette lettre sur un bout de mur découpé à mains nues, que j’ai transmis au garde de ma « prison », un brave type du Sud-Ouest que j’ai soudoyé. Je lui ai promis des tonneaux de cassoulets et de l’alambic dès ma sortie, s’il faisait passer ce message.

L’heure est grave, je disais. Il y a un mois tout juste, je suis parti au bar rejoindre des collègues afin de disserter sur le rugby d’antan. Enfin, on est allé boire des canons quoi. Sur le chemin, sur mon solex, rien d’anormal. Soudain, un violent coup sur la carafe m’a surpris. Depuis trou noir. J’ai été emmené de force, je ne sais où. J’en appelle à votre bonne foi, vos réseaux, votre charcuterie (je ne mange pas vraiment gastronomique ici) pour m’aider. J’ai plusieurs pistes quand aux commanditaires de cet enlèvement… Je vous en fais par, servez vous :

  • Je soupçonne tout d’abord Ovale Masqué – si, si, vous avez bien lu – d’avoir voulu m’éloigner de la Boucherie, car je commençais à lui faire de l’ombre. Enfin au niveau du pied gauche surement, rien de méchant, mais comprenez, il veut tout pour lui. Tout. Si vous connaissez ses repères, ses garçonnières, fouillez, cherchez, retrouvez moi.

  • Ensuite, j’ai des doutes concernant David Marty. Un sale type qui veut ma peau, car j’ai voulu la sienne. Les réseaux catalano-cathares sont bien organisés, ils pourraient avoir monté le coup. Cela dit, l’ogre de l’USAP est en stage avec les Bleus et va partir pour le pays du long nuage blanc. Il risque donc d’y avoir du relâchement dans les ordres éventuels concernant ma survie. Profitez en, si tel est le cas.

  • La FFR a une dent contre moi et mes critiques acerbes de son piètre système. Et si les instances dirigeantes du rugby français voulaient me faire taire durant la Coupe du Monde ? C’est une possibilité. Serge Blanco pourrait bien avoir son rôle à jouer dans cette affaire. Même si les bisbillles sont fréquentes entre lui et la FFR, les deux auraient pu s’allier contre moi. Rien n’est à écarter.

  • J’ai eu également vent il y a trois quatre mois de l’esprit de vengeance d’un adversaire lointain. C’était il y a 40 ans, mais je le répèterais jamais assez, il ne faut rien écarter. Le type, un rouquin écossais jouait contre nous. Sur la première chandelle, il a pris « le coup de la corde à linge » de la part de Dédé. Moi, en bon vieux anti-british je lui ai marché sur la tronche. Le pire, c’est qu’après le match, le bonhomme a vu sa femme se tirer avec notre deuxième ligne. Il s’en est jamais remis et a toujours juré ma perte, car j’étais le capitaine sur ce match.

  • Enfin, c’est plus absurde qu’autre chose mais un lointain cousin au 3ème degré, parallèlement le neveu du frère de la boulangère du coin, a une dent contre moi. Depuis qu’il avait perdu à la belote il y de cela quatre-cinq mois. Bizarre je vous l’accorde, mais sait on jamais.

Mince, j’entends du bruit. Je lâche tout. Aidez-moi à sortir de ce calvaire….

Pierrot

Daniele Rairault nous présente l’effectif du RCT

« Jonny, si tu fais encore une passe à Kefu, je t’éventre. Ok ? »

Vous le savez, depuis maintenant quelques semaines (en fait depuis toujours, mais personne était au courant apparemment…) la Boucherie ouvre ses portes à des contributeurs de tous horizons. Chaque jour, nous lisons donc tout un tas de cochonneries immondes qui auraient pu être griffonnées par le mioche illégitime qu’Ovale Masqué a eu avec une des filles de Guy Novès. Mais parfois, nous recevons des proses de qualité et c’est le cas de celle de Daniele Rairault, qui est supporter du RC Toulon et visiblement sain d’esprit. On le souligne car c’est pas toujours évident…

Voici son texte. Amusez-vous bien.

Chers Bouchers,

Depuis ma plus tendre enfance, j’ai rêvé de faire un jour partie de votre belle profession. Pourtant, le service militaire m’a refusé ses honneurs – j’ai les pieds plats, comme Matt Henjack – et les centres de formation ont tous refusé ma candidature, des îles Fidji à l’Afrique du Sud, en passant par les Samoa. Tout ça parce que je suis trop petit pour maitriser l’art subtil de la cravate…
Après tant d’injustice, c’est le coeur palpitant d’espoir que je me présente à vous. En plus des tares énumérées plus haut, je suis supporter du « ercété », comme ils écrivent sur rugbyrama parce que ça fait plus péquenot. J’ai besoin d’une bonne excuse pour regarder les matchs et la contribution à un site spécialisé correspondrait à merveille à ce que je recherche actuellement. En plus, j’ai mal au dos et mon rebouteux m’a conseillé de me défouler comme je peux.

Alors que d’habitude, je suis le premier à crier « pilou pilou », faisant fi de toute notion de ridicule, je ne pourrais cette année assister aux matchs au stade Mayol, ce rectangle de pelouse que l’on a malencontreusement accolé au centre commercial du même nom. En effet, je pars vivre à l’étranger. Je tenterais malgré tout de voir le plus souvent possible les exploits des Messina, Suta, Henjack et consorts. Partant dans un pays peu au fait de la culture rugbystique, je vais tout de même essayer de me trouver une équipe de rugby pour jouer moi-même ce qui promet également des grands moments de folklore que je me ferais un plaisir de narrer.

Je peux d’ailleurs vous faire part de quelques élucubrations névrosées, du fait de l’état de manque de matchs de rugby dans lequel je me trouve, concernant le recrutement du RCT – on arrête les conneries avec cette atrocité de graphie phonétique. Etre supporter pendant l’intersaison, c’est se rendre compte qu’une plage azuréenne ensoleillée n’a pas le même charme que le stade d’une bourgade perdue du sud-ouest une soirée humide de novembre. Bref, du coup, je réfléchis, je prends du recul. Et j’obtiens une analyse d’une pertinence inégalée. La voici.
J’ai beau être une plume acerbe, je vais y aller doucement et parler du recrutement poste par poste. En plus, vous arriverez à suivre, tout le monde est content.

Les piliers gauche : Deux recrues pour remplacer un Néo-zélandais dont personne à Toulon n’est capable d’épeler le nom bien qu’il soit resté cinq ans au club (Saimone Taumoepeau). En même temps, peu d’entre nous savent épeler leur propre nom. La première (recrue), Romain Frou, (l’ordre est arbitraire) nous vient de La Rochelle et a donc joué le haut du tableau européen la saison dernière. Enfin non, mais parce qu’il a été blessé toute la saison. Le second, Efion Lewis-Roberts, est un pilier gallois en provenance de Sale et qui est connu par Youtube pour avoir enfoncé la mêlée canadienne lors de sa première cap. Il a également un prénom qui prête à énormément de jeux de mot sur la Rade, je ne m’abaisserais pas à les répéter. Bref, on est suréquipé.

Les talonneurs : Pas de changement notable, il parait que Genevois arrêtera de se prendre pour un footballeur italien (j’arrive à mettre deux insultes dans un seul groupe nominal) quand Szarzewski lui fera de l’oeil.

Les piliers droit : Le recrutement phare est bien sûr celui de Carl Hayman, meilleur droitier du monde. Certaines mauvaises langues affirment qu’il était au déjà au club l’an dernier et qu’il s’est fait tordre par les gauchers d’Agen, de La Rochelle, de Bourgoin. Nous ne saurions prêter foi à de telles balivernes, délires anisés d’aigris anti-Boudjellal.

Les deuxièmes lignes : Le recrutement de Bakkies Botha répond au souhait du président de « ne plus se faire marcher sur la gueule par ces cons d’irlandais ». Il est pourtant dur de croire que l’homme qui a reproché à ses joueurs d’être « cons » après la défaite à Montpellier ait fait signer BB. On dirait que Suta ne prend plus assez de cartons. Le club a également recruté un deuxième ligne îlien (je ne sais pas d’où il vient en fait) qui jouait à Aix-en-Provence l’an dernier. Du coup, je ne peux rien vous dire à son sujet à part que je l’ai croisé dans les rues d’Aix et qu’il est vraiment super grand.

Les troisièmes ligne aile, flanqueur ou avant-aile (comme dit le commentateurs du Tri-Nations sur Canal et lui seul) : Steffon Armitage, dit le « Georges Smith du pauvre de chez pauvre », est sans doute LA recrue phare à ce poste, dans la mesure où c’est la seule. Il a impressionné PSA avec les London Irish en H-cup et en plus, qualité très recherchée à Toulon, il est JIFF. Il parait qu’il est niçois, sachant que le dernier qui a joué au RCT (de mémoire, vraiment vite fait) était Jeff Tordo, ça ne peut pas être si mal que ça finalement.

Les numéro 8 : Jone Tawake , Encore un îlien de proD2, de Narbonne cette fois. Mais celui-ci est vachement plus bonnard (expression idiomatique toulonnaise, désolé). Alors qu’il était pressentit pour jouer la coupe du monde 2007 avec l’Australie, il n’a pas hésité à soigner une blessure au doigt en se coupant ladite extrémité. Résultat : un doigt en moins, pas de sélection en équipe d’Australie, et surtout une histoire qui le fait vraiment passer pour un con quand il doit la raconter. Encore un sacré fatigué, ou comme on peut entendre dans les travées de Mayol : « Enculé, ça c’est un joueur de ruby, con. »

Les demis-de-mêlées : Pierre Mignoni, ce génie, est intronisé entraineur des trois-quarts et remplacé par Sébastien Tillous-Bordes, dit le « Kelleher de celui qui a confié ces économies à Madoff ». Mais plus que les recrues, c’est concernant les joueurs déjà présents la saison dernière que le plus invraisemblable s’est produit : Matt Henjack est toujours là. Si, si, allez voir le site du club si vous ne me croyez pas. Parce qu’à Toulon, on a un coeur, on a préféré garder un mec sympa plutôt qu’acheter un demi-de-mêlée ou faire jouer un jeune. Non, je déconne, c’est le super pote de Giteau, c’est juste pour ça qu’il est toujours là. Au fait, j’ai remarqué que quand j’écris « Henjack », mon correcteur orthographique me propose « Harnack ». Ironique, non ?

Les ouvreurs : Dédé Pretorius arrive en tant que joker Coupe du Monde. Vu l’âge qu’il a l’air d’avoir, on espère tous qu’il ne nous quittera pas avant la fin de cette compétition, pécaïre. Je ne l’ai jamais vu jouer mais il est sud-africain, ce qui veut dire qu’il ne s’échappera pas au placage. Qui a dit : « Ce n’est pas forcément la qualité la plus importante d’un ouvreur ? » ? Julien Dumora a lui signé pour plus longtemps. Encore une star de Youtube, ce Juju. La vidéo dans laquelle il apparait le montre au centre de l’attaque de la section paloise. Il perfore le rideau défensif adverse après une combinaison impliquant au moins une feinte de passe. Du grand art. Bref, les Anglais peuvent garder Wilkinson (si Martin Johnson me lit, c’est du second degré, je blague).

Les trois-quarts centre : Certainement le plus gros chantier de la saison. PSA a enfin décidé d’arrêter le casting pour son prochain duo comique. Fini donc les paires Auela/Kefu, Messina/Contepomi. Non, maintenant on ne déconne plus. On a de la masse au centre du terrain. Willie Mason vient du XIII, d’un club anglais où, d’après mon enquête, personne n’a jamais entendu parler de lui. Mais il a aussi joué en Australie où il était réputé pour ses talents de boxeur. Le président rêve d’ailleurs d’organiser un combat de boxe contre Sonny Bill Williams (véridique). A son actif à XV, une belle action qui amena l’essai de Bastareaud avec les Barbarians, ni plus, ni moins. Matt Giteau est lui venu remplacer Felipe Contepomi, poste pour poste. Il tiendra donc le rôle du mec sur le banc qui casse l’ambiance et foire ses matchs quand il doit prendre la place de Wilko à l’ouverture. Il est aussi venu passer du temps avec son grand copain Matt Henjack dont j’ai fait l’éloge plus haut. Enfin, Mathieu Bastareaud est le recrutement qui a le plus fait couler d’encre, comme on dit dans le jargon. Du coup, ce serait un peu trop long à résumer ici. La seule chose que les toulonnais espèrent, c’est qu’il ne croise pas Pierre-André Gignac, de chez les voisins manchots. Ce dernier connait déjà tous les fast foods de la région et ça, Bastareaud ne peut pas se le permettre.

Les trois-quarts aile : Une seule recrue revendiquée : David Smith, en provenance de la Western Force. Il est censé faire oublier Rudy Wulf, un des seuls joueurs dont on n’a pas eu honte la saison dernière. Il a l’air plutôt doué. Un de ses essais a même eu l’honneur de passer sur rugbydump, c’est dire… A noter, une petite blague sur le site du RCT : Rory Lamont est positionné à l’aile dans l’effectif. Comme quoi, on a gardé notre sens de l’humour.

Les arrières : Le retour de Luke Rooney marque la reconnaissance par le staff de ses propres erreurs. Enfin, quand je parle d’erreur… Personne ne se rappelle vraiment de ce garçon, sosie des Rapetouts (ceux du dessin animé pas ceux de Bègles). Il parait qu’il rattrapait bien les chandelles. Il parait. La vraie recrue est Alexis Palisson. Déjà traité de toutes les insultes homophobes imaginables à l’heure de sa signature, il a commis le sacrilège de poser dans « Tétu ». Autant dire qu’il va falloir qu’il sorte la saison de sa vie, s’il veut pouvoir vivre sereinement à Toulon. La tolérance n’est le point fort des toulonnais que quand l’autre est comme nous.

On peut donc dire que, comme l’an dernier on manquait de cohésion, on a changé la moitié de l’effectif. Petite nouveauté, cette année des internationaux français ont accepté de venir. Et des internationaux qui n’ont pas été formés à Toulon ! Enfin, il n’y a que Palisson qui soit toujours sélectionné, Bastareaud et Tillous-Bordes resteront chez nous pendant la coupe du monde. En même temps, être sélectionné n’est pas forcément gage de qualité. La preuve en est la présence de David Marty au pays du long nuage blanc. En tout cas, une chose est sûre, c’est que Toulon sera champion du monde cette année…

Daniele Rairault

Les cahiers de vacances de la Boucherie #1

Saisissez votre hachoir et venez jouer avec nous.

Numéro 1 : Le joueur mystère

Nous avons tous joué à « Qui-est-ce? » étant jeune. En voici la version rugbystique.
Pour ceux qui ne connaîtraient pas car ils ont grandi dans un monde parallèle, c’est facile, il suffit de suivre les indices pour deviner qui est le joueur mystère :

Indices:
1. Il ne porte pas le nom d’un héros de jeu vidéo
2. Il sourit parfois.
3. Il ne fait pas de clin d’oeil débile à la Love Parade.
4. Il porte des cheveux.
5. Il ne prend pas 40kg chaque été.
6. Il arrête de s’entraîner quand il fait -40.
7. Il ne laisse pas traîner ses mains là où il ne faut pas.
8. Il porte la moustache avec classe et élégance.

 

 

[spoiler show= »Les réponses, ici. » hide= »Les réponses, ici. »]Soluces:
1. Ceci élimine bien évidemment Mario Ledesma
2. Éliminez Novès et Darth Vader
3. Michoko out… et Dark Vader (ben oui comme quoi on peut se tromper sur les gens)
4. Éliminez tous les talonneurs ainsi que Richard Dourthe + Darth Vader
5. Éliminez Caucau, et Darth Vader (info exclusive fournie par sa fille Leïa)
6. Éliminez le canado-auvergnat Jamie Cudmore, ainsi que Darth Vader qui ne craint rien ni personne
7. Vous aurez tous reconnu Julien Dupuy bien sûr. Mais les plus perspicaces auront aussi pensé à Vincent Clerc qui s’occupe fort bien d’une des filles Novès. Quand à Darth Vader tout le monde sait qu’il a coupé la main de son fils. Éliminez donc ce père indigne…
8. Suivant vos goûts personnels vous pouvez éliminer Bastareaud, Poitrenaud, Cudmore… Mais certainement pas Byron Kelleher.Conclusion: Le joueur mystère du jour était le ‘bison’ Byron Kelleher !
Et d’aprées Mister Stat le grand perdant est Darth Vader éliminé sur 92,3% des critères… (pour la moustache on est pas sûr en fait)[/spoiler]

Desman

Le duel de l’été : Marc ‘Lapinou’ Lièvremont vs Guy ‘The Brain’ Novès

L’illustration n’a rien à voir avec l’article, et on vous emmerde.

L’impassible cerveau toulousain qui a célébré il y quelques semaines son huit-millionième Brennus affronte le décrié sélectionneur de l’Équipe de France, en pleine préparation pour la Coupe du Monde. La Boucherie Ovalie analyse les forces et faiblesses de chacun, en toute objectivité bien sûr.

Palmarès sportif

Guytou :

Fidèle au club des bords de Garonne depuis que le monde est monde, papy Novès cumule deux Brennus en tant que joueur et neuf en tant qu’entraîneur, auxquels se rajoutent quatre Coupes de la Bière. Difficile de faire mieux.

Lapinou : À une carrière de joueur plus qu’honnête (trois Brennus avec Biarritz et le Stade Français-CASG, dont celui mythique de l’année de la remontée, et un Grand Chelem en EDF) succède une carrière d’entraîneur plus compliquée. Une montée avec Dax et… c’est à peu près tout. Ah merde, on a failli oublier le Grand Chelem 2010, noyé au milieu de branlées mémorables face aux nations du Sud.

Déclarations foireuses

Lapinou :

« Lionel Beauxis a tout pour devenir le grand demi d’ouverture de l’équipe de France pour les années à venir. » (février 2009)

« Baby a toutes les qualités pour jouer ouvreur. Nous avons confiance en lui. » (février 2009)

« Pour une équipe qui a l’ambition d’etre championne du monde l’année prochaine, il sera très difficile de se relever d’une telle défaite. » (juin 2010, après la première défaite contre les Pumas)

« On peut toujours être champion du monde. » (mars 2011, à l’issue du Tournoi)

The Brain :

« Pour moi, c’est un doublon déguisé. » (février 2011)

« Face à Biarritz samedi, on ne va pas avoir beaucoup de questions à se poser sur la composition de l’équipe, par la force des choses. » (février 2011)

« Cette année encore les doublons pénalisent le Stade Toulousain, plus que les autres clubs. » (novembre 2007, mars 2008, juin et octobre 2009, février, juin et novembre 2010, janvier, février, mars, avril, mai, juin, juillet 2011)

Gastronomie

The Brain :

Cachous Lajaunie, bonbons à la violette, confit de canard, mais surtout la légendaire saucisse de Toulouse (non, nous ne parlons pas ici de poitrenade) sans qui le cassoulet ne serait pas vraiment le cassoulet.

Lapinou :

Anchois de Collioure, pêche du jour à la plancha, fromage de chèvre frais à l’huile de foie de morue, cargolade: autant de delicieuses spécialités catalanes que le sélectionneur national se plaît à cuisiner à ses joueurs pour les punir les lendemains de défaites.

Joie de vivre

Lapinou ne sourit jamais. Faut dire qu’il en a pas vraiment l’occasion…

The Brain ne sourit jamais. Il a bien mieux à faire.

Vigueur sexuelle

Trois rejetons pour Guy, c’est pas mal mais insuffisant. A son crédit notons que ses 3 filles ont un certain succès auprès des joueurs du Stade Toulousain. Il préfère donc la qualité sur la quantité, contrairement à son concurrent.

Le Lapinou reste très discret sur ses performances dans ce secteur, mais quand on sait que notre sélectionneur national à 4 frères et 2 sœurs on se dit que lapinou père a sacrément bien contribué à entretenir la réputation de ces petites bêtes là.

Résultats et Analyse

Le critère sportif on s’en tape complet à la Boucherie, on attribue donc à ce critère un coefficient 1. Déclas foireuses en revanche on aime bien: coeff 8. Gastronomie et joie de vivre coeff 5, parce que à la Boucherie on est pas là pour faire de la danse classique. Enfin la vigueur sexuelle, critère roi, ne pouvait qu’être coeff 10.

Lapinou s’est très bien comporté dans les catégories à gros coeff, preuve pour ses détracteurs s’il en est qu’il sait se surpasser quand l’enjeu est de taille. L’ami Guy même s’il était un peu en retrait dans ces catégories reines y a quand même assuré la moyenne, en vieux roublard. Mais surtout il explose son concurrent au niveau gastronomie car tout le monde sait que la cargolade c’est dégueulasse!

Le résultat est donc sans appel. Vainqueur: Guy ‘The Brain’ Novès !

Desman

Marc Lièvremont réouvre son blog !

On y croyait plus…

Depuis la défaite contre l’Italie, Marc Lièvremont ne nous avait plus donné de nouvelles sur son blog. Au bout du rouleau, nous pensions qu’il stopperait définitivement l’expérience, préférerant se concentrer sur son plan de jeu. Oui, nous sommes naïfs. Mais revigoré par le début de cette grande aventure qu’est la préparation de la Coupe du Monde, Marco a repris la plume. Et il semble en forme…

28 juin 2011. Le début d’une grande aventure. LA grande aventure. La première de mon mandat, et surement la dernière puisque les têtes pensantes du rugby français chercheront sans doute à m’éjecter après la Coupe du Monde. Trop rêveur, trop électron libre, j’ose critiquer leur système corrompu. J’ose dire la vérité : si on est nuls, c’est la faute du Top 14. Je sais bien qu’ils chercheront à me remplacer par quelqu’un de plus consensuel. Un gars comme Fabien Galthié, avec un sourire de benêt (c’est sûr, mon sourire en coin, c’est trop raffiné pour tous ces bouseux). Un gars qui fait des blagues carambar à la télé. Un gars qui est capable de s’extasier sur une passe au cordeau foirée lors d’un Ecosse – Italie disputé sous la pluie. Tout le monde sera content. Moi aussi d’ailleurs, au moins ce sera pas Guy Novès.

Je dois bien faire un constat d’échec à ce niveau, je n’ai pas réussi à faire bouger les lignes. Mais je ne perd pas de vue mon objectif principal, ma mission, ma quête : la Coupe du Monde 2011. J’y crois encore. Foutez vous de ma gueule si vous voulez…

La suite, à lire sur le blog de Marco.

Frédéric Michalak : L’annonce

Il n’est pas venu vous dire qu’il s’en allait…

Aujourd’hui, la Boucherie accueille un collectif  qui doit sans doute être fan de Guilhem Guirado, L’amicale des pizzaïolos du TOP14. Mais ils sont aussi et surtout fans de Frédéric Michalak, ce joueur qu’on aime tant détester, et qu’on aime aimer tout court quand il veut bien se rappeler qu’il peut être génial. Retour sur un moment émouvant de sa fin de carrière toulousaine, et l’annonce de sa « décision »…

Fébriles, c’est la gorge serrée que nous attendions en ce 27 avril, dans un moment plus solennel encore que l’annonce de la liste des 30 de Lapincolline, l’annonce de notre idole, que dis-je, notre icône, celui qui nous a tant fait vibrer sous les maillots toulousain et tricolore, j’ai nommé Frédéric Michalak (FM82 pour les intimes)

Alors, restera, restera pas? La question restait encore entière à ce moment là. Aurions nous droit l’année prochaine aux crochets dévastateurs et imprévisibles (tellement que même lui ne sait pas encore ce qu’il fera de la gonfle, mais qui s’en soucie après tout?) du messie, les meilleurs 3ème lignes du TOP14 en frissonnaient d’avance et brulaient un cierge à la bonne mère pour voir partir leur pire cauchemar sous d’autres cieux.(et si au passage Schalk Burger, le Rémy Martin sud Africain, les mains en mousse en moins mais approximativement le même nombre de chromosomes, pouvait lui faire la bise à sa façon, ça ne serait pas pour leur déplaire)

Pour le soutenir dans cette épreuve difficile, Clément Poitrenaud, le compagnon de toujours, tenait à être présent. Il fallait bien ça pour soutenir son pote.

On avait découvert ces deux minots au creux de l’hiver de la saison 2000/2001, quand le grand manitou du ST, n’ayant plus le choix blessures obligent, avait dû se résoudre à lancer dans le grand bain ses 2 pépites du centre de formation. On les retrouvera quelques mois plus tard au SDF, décomplexés, Fred enquillant les pénalités comme qui rigole (si si, rappelez-vous, Fred fut un bon buteur à un moment donné!) et brandissant finalement ce fameux bouclier, objet de tant de convoitises.

L’ère des duettistes Michalaud et Poitrenak venait de commencer et ils allaient nous régaler de leurs pirouettes sur tous les terrains de France et de Navarre.

Remercions au passage pour cette remarquable inversion de syllabes Pierre Sapiac, trublion de service et compagnon fidèle de Pierre Albala-Dijo, par ailleurs déjà auteur du célébrissime : « Betsen, et son jumeau Nyanga, la garde noire du XV de France »… (Comment ça c’est raciste ? N’est pas Thierry Roland qui veut…), cet inénarrable ex-commentateur du service public, qui nous ferait presque apprécier Mathieu Lartot, sa verve incroyable, ses jeux de mots foireux et sa connaissance poussée des règles de l’ovalie…

Fred, c’est avant tout un 10 moderne comme dirait Berni le dingue, c’est-à-dire un 10 qui bute. Et c’est la tout le problème de Fredo : buter. En effet, depuis quelques temps déjà son ratio est plus faible que celui de Gerald Merceron un soir de finale… Au début on a pensé que c’était un problème physique, après changement des 2 genoux, on s’est aperçu que non. Le problème était donc bien plus profond, c’était le mental. Fredo devient donc un adepte de la préparation mentale, pratique ô combien reconnue et jugée utile par un certain Vincent M., pizzaiolo depuis 20 ans qui sévit en fin de journée sur les ondes d’une radio monégasque.

Fredo c’est un esthète, un magicien du ballon ovale, un ambassadeur du French Flair au même titre qu’un autre magicien du Stade Toulousain, M. Cédric « trois touches directes par match » Heymans, autoproclamé meilleur ailier du monde, aussi imprévisible qu’un Michalak à ses plus grandes heures. Cédric c’est des relances de l’en-but qui peuvent aboutir aux essais du siècle mais c’est aussi les plus belles glissades et cagades du TOP14. (En terrain mouillé Cédric, ce serait bien de sortir les vissés de temps en temps quand même…)

Mais ce qu’on connait moins, c’est la face cachée de Fred, son alter-ego; on ignore trop souvent son côté touche à tout comme on dit. C’est un amoureux de l’art sous toutes ses formes. Quand un journaliste aventureux ose lui poser la question : « pour vous qu’y a t-il d’autres dans la vie à part le rugby et l’amour? », Fredo n’hésite pas une seconde, ses yeux de lamantins s’illuminent et la réponse fuse : la musique et la peinture! Et oui on pourrait en douter mais c’est un adulte maintenant Fred, fini de balancer ses chaussettes sales et puantes dans la tronche de Pato Albacete quand il se fait interviewer dans le vestiaire, fini d’éponger son vomi sur le trottoir à la sortie des Coulisses à 5h du mat’ avec la veste de Clém et La Nyangue qui se marre en les regardant (ça c’est réservé à Byron en plus…)

Non qu’on se le dise, maintenant ce sera Fredo le sage. Il se ressource quand il se retrouve seul à seul avec sa toile et ses pinceaux, aussi à l’aise avec la technique du « clair/obscur » qu’il l’est avec les coups de pied de déplacement (hein? c’est quoi ça bordel un coup de pied de déplacement coach?) ou bien dans SON studio d’enregistrement, avec ses grattes et son piano, jouant la partition de l’homme orchestre comme lorsqu’on lui donne (trop peu souvent à notre goût…) les clés du camion, que coach Jean Ba ne voulait pas lâcher jusqu’à la saison dernière.

En exclu, Fred a bien voulu nous montrer son œuvre qu’il considère la plus aboutie à ce jour, intitulée « Autoportrait de moi même » (NDLR : pour des raisons de compréhension, les fautes d’orthographe ont été supprimées)

Mais revenons au direct, à notre émission, à « L’Annonce » (toujours dans le style cain-ri bling bling le Fredo, un peu comme pour LeBron James, ils avaient appelé ça « The decision », je trouve que ça irait bien là aussi personnellement) en compagnie de FM82 et Clément.

Après quelques échanges d’amabilités, de compliments faux cul et de blagues graveleuses que seuls eux comprennent, on est plus tendus que Guytou un soir de finale, on la veut cette décision, bordel de m****!!

Il est 19h15 à présent, l’heure de l’annonce fatidique approche. Le café 64 est en ébullition, les ondes radio toulousaines frémissent…..NNNOOOOOOOOOONNNNNNNNNNN il nous abandonne, l’ingrat! Monde de merde! On lui a tout donné, on l’a couvé, on l’a chéri et paf, prends ça dans ta gueule, il quitte sa famille! Il nous apprend sans ménagement, dans ce français approximatif qu’il affectionne tant, que son avenir ne s’écrira pas en rouge et noir….

Selon lui, la barrière de la langue ne constituera plus un problème (trop LOL, c’est bon Fred, te la raconte pas, on sait très bien que t’y capteras rien aux triples sautées redoublées des Sud-af…puis de toute façon OSEF, les Sud-af ils font que des cocottes !), sa nouvelle famille se trouve là bas à présent.

Les yeux embués, le petit Fredo ira probablement noyer son désespoir d’’avoir raté sa réintégration au ST dans l’alcool avec son plus fidèle ami, ou peut être ira-t-il se lover dans les bras d’Ovalion ce soir, Guy le gitan ayant depuis longtemps remplacé son favori, tout attendri qu’il était par la bouille incroyable du filiforme Jean-Marc. (NDLR : attention une contrepèterie s’est peut être glissée dans la phrase précédente…) Et oui faut le savoir, il a cœur gros comme ça le Guytou, faut juste ne pas toucher à ses filles (des rumeurs insistantes du côté du Wallon sous-entendraient que le boss verrait d’un très mauvais œil le surnom de son nouveau protégé : le « petit » Byron…affaire à suivre)

Fred, on t’en veut pas, continue simplement à nous vendre du rêve comme tu sais le faire, à Toulouse, à l’autre bout du monde, ou en 3ème série à Saint-Pipi-les-Agassous, longue vie aux chandelles en arrière et aux pieds en croissants!

C’est comme ça qu’on t’aime, avec tes traits de génie et l’incertitude permanente que tu crées, et franchement, franchement, on s’emmerderait grave si tu n’étais qu’un simple Jonny Wilkinson bis…

Allez bon vent et salut l’artiste!

L’amicale des pizzaïolos du TOP14