[TOP 15] Retour sur la 5ème journée Par Capitaine A’men’donné et Blondie, Encore une belle journée de Top15. Néanmoins, il est à noter que la plupart des joueurs du week-end sont dézétrangers. Il faut dire que pour les 92 joueurs sélectionnables concernés, apprendre que l’on est suivi par un psychotique maniaco-dépressif et un parrain de la mafia n’est psychiquement pas sans conséquences. Imaginez, vous réveiller la nuit et voir que Philippe Saint-André vous regarde dormir. Imaginez, acheter tranquillement un kebab dans une ruelle sombre de nuit et tomber sur Don Blanco… Ouais, bon, mauvais exemple. Je te suiiiiiiis ! Tu viens jouer avec moi ? Je te suis. Je sais où tu habites. Je sais où tes enfants vont à l ‘école. Flippant. Mais tout de même. Espérons qu’une fois le choc encaissé, ces joueurs reviennent à leur niveau réel. Un problème que n’ont pas les Montacutins-Bessards, superbement ignorés par le staff du XV de France. Le staff du club se pourlèche déjà les babines des points à prendre en périodes de doublons. Toulon – Stade Français-CASG : On le sait, le Stade Français excelle face à des équipes désorganisées défensivement. Mais face à Toulon dont c’est justement l’un des points forts, comment faire ? Heureusement, Quesada et Dubois ont la solution. Il suffit de provoquer soi-même les situations de désorganisation : 2 essais marqués, commençant tous deux par une cagade (ballon tombé en arrière pour le premier, Plisson contré pour le deuxième), puis, une fois que la défense est montée, on lance l’offensive, prise d’intervalle, puis essai. Du tableau noir. Un peu kraspek, mais efficace. Le pragmatisme parisien fait en tout cas plaisir à voir. Côté Toulon, cela a été suffisamment dit, c’était l’équipe B de toutes façons, alors c’est pas grave. Ça fera plaisir aux joueurs titulaires samedi. On peut juste se demander pourquoi aligner une équipe B face a des Parisiens qui ne sont quand même pas les premiers venus. Et comme c’était un peu panique à bord (et que Botha jouait avec l’Afrique du Sud), les Toulonnais n’ont même pas tenté de ravir le bâton de boucher au Président. Score final : 24-28, 4 points pour les double-champions d’Europe (pas de la vraie compétition, l’autre). Toulouse – Clermont-Ferrand : Cyril Baille avait prévenu la semaine dernière : « Il faut rester intraitable à la maison car à l’extérieur, c’est quasi mission impossible de gagner, les équipes sont tout le temps avec les crocs. » Raté. Mission impossible de gagner à l’extérieur, on a encore vu ce week-end que pas tant que ça, la preuve. Raté encore, pour ce qui est de rester intraitable à domicile pour Toulouse. Raté enfin, car reconnaître que les autres équipes ont les crocs, c’est admettre que la sienne ne les a pas autant. Comme à La Rochelle et Brive, et à domicile face à Oyonnax et Clermont, Toulouse a perdu son match sur ce point. Sans conséquence face à Oyonnax (et encore, on va pas en rajouter sur l’arbitrage de ce match), pas face aux autres. Heureusement, Maxime Médard parle de remise en question. Encore. Vu que ça n’a pas marché les 56 dernières fois, espérons pour les Haut-Garonnais que la 57ème soit la bonne. Côté auvergnat, en revanche, cette victoire efface la défaite à domicile contre Montpellier. Autre point positif pour l’ASM, vainqueurs sans avoir proposé grand chose, ils avancent masqués quant à leur organisation. Point négatif, comme c’était le cas aussi sur les autres journées (sauf contre le Racing), c’est peut-être parce qu’ils n’ont pas grand chose à proposer en terme d’organisation. Score final : 9-13, 4 points pour les basalteux. Racing-Métro – Lyon : Je me suis demandé comment bien parler de ce match. Un choc entre le grand Racing-Métro et le redoutable Lyon Olympique Universitaire. Deux dream team qui sont l’avenir du championnat. Des internationaux en veux-tu en voilà. Un grand match, quoi. Et puis j’ai vu le résumé de la LNR, qui concentre toute l’effervescence suscitée par une telle affiche bien mieux que je ne saurais le faire : Attention ! La Boucherie Ovalie décline toute responsabilité en cas de : dépression subite, syndrome de Stockholm, tachycardie, tentatives de suicide, aphasie, crise d’hystérie, ou tout choc traumatique lié au visionnage de cette vidéo. Score final : 28-11, 4 points pour le seul Métro non desservi par le métro. Bayonne – Brive : En tant qu’organisateurs du Top15, nous nous sommes demandé s’il était bien utile d’encore utiliser un ballon. En effet, si on le supprime, il ne reste que la bagarre. Finalement, on l’a gardé, afin que la transition se passe en douceur. À Brive, ils ont pris les devants. Bien leur en a pris (voir plus bas). Bayonne l’ayant un peu moins mal utilisé, ils repartent avec la victoire. Mais c’est bien la première mi-temps briviste qui restera dans les mémoires. Score final : 23-6, 2 points pour les moins calamiteux des Basques. Oyonnax – Greneuble : C’était LE match du week-end. Des essais, Juju Caminati qui fait la bagarre, Christophe Urios qui sourit en pensant aux émoluments que Mourad Boudjellal lui proposera… Quel dommage que ce soit Oyonnax contre Greneuble, et que par conséquent tout le monde s’en foute autant qu’un vulgaire match de Prod2, ce que c’était il n’y a pas si longtemps d’ailleurs. Score final : 40-27, 4 points pour les arctophiles. UBB – Montpellier : Vu que le Wisniewski-Bashing ne fait pas le buzz, en partie à cause de Wisniewski lui-même et de son niveau de jeu -en grande partie aussi car c’est imprononçable sans risquer un claquage des cordes vocales – ce dimanche, c’est vers Benjamin Fall que s’est tourné l’amour vache de Berbizier pour ses anciens joueurs. Du coup, on attend avec impatience que le nouveau consultant-star à la voix de robot du futur des années 80 de Canal commente un match de Lyon pour qu’il nous explique à quel point Lionel Nallet est surévalué – sans parler d’Estebanez. Côté terrain, chaque équipe a eu sa mi-temps. À Montpellier la première, mais ils ont subi les contre-attaques des unionistes, ce qui a permis à ces derniers de prendre le score. Aux Girondins la seconde, qui ont su faire leur révolution, et remporter ce match grâce à la domination de leurs avants. Mais qui ont joué petit-bras en fin de match et ne sont pas allés chercher le bonus offensif. Score final : 27-21, 2 points pour l’Union Bordelo-Béglo-Perpignan. La Rochelle – Castres : Castres n’en finit plus d’étonner. À chaque fois que l’on pense qu’ils sont au plus bas, ils s’enfoncent encore. Se faire prendre de vitesse par Bobo, il n’y a là rien de honteux pour la défense castraise. Mais vue la carrure de ce dernier, qu’il puisse prendre, selon l’expression, « un trou de souris », c’est déjà plus problématique. Pour Bobo, qui a donc su s’échapper au ras d’un ruck, le doublé est Inzepocket (attention, référence culturelle de haute volée. N’essayez pas ça chez vous, nous sommes des professionnels). Celui qui a retrouvé ses jambes de 34 ans est aussi le symbole du drame de ces gens obligés de prendre un cumul emploi-retraite pour subsister. Physiquement, tous les gériatres vous le diront, tant qu’il ne se fait pas le col du fémur, il gardera une certaine autonomie. En attendant, c’est tout bénef’ pour l’ASR, et surtout pour la caisse de retraite du Poitou-Charentes. Score final : 41-16, 4 points pour le gâteux à la Merling et son équipe. Montaigut-Besse – Stade Clermontois: Une semaine avant le début du championnat et des déplacements dans des villages bougnats des plus conviviaux, spécialisés notamment dans la pansette ou l’eau pétillante, le RCMB recevait l’ex-futur-ex Grand Stade Clermontois Rugby en guise de dernier match de préparation à Besse. Après avoir appris à encaisser plus de 50 pions sans broncher ni pleurnicher à domicile contre le RCBA (Bassin d’Arcachon, 3 divisions au-dessus) et après leur stage et leur kermesse de boxe thaï à Brioude, le RCMB se devait de prouver que c’est bien au rugby qu’il officie. Il se devait également de montrer à son nouveau partenaire majoritaire qu’il n’a pas eu tord de lâcher autant de pognon dans ce club. Match très engagé et décomplexé des Montacutins-Bessards malgré les mêlées simulées ; les joueurs n’ayant, pour changer, pas rendu à temps leurs licences -de rugby, leur licence IV, celle-là ils l’ont toujours en poche- et comme tous les grands esprits du rugby le savent : « Les mêlées c’est comme les orgasmes quand c’est simulé ça ne vaut rien ! » La direction du club a distribué le formulaire idoine dès la fin du match Bref, le RCMB n’a donc fait qu’une bouchée des hommes de Martin Scelzo – et oui c’est bien un champion de France 2010 de Top14 qui coache en partie le Stade Clermontois. Journée portes ouvertes : Les Argentins c’est plus ce que c’était. Sans Juan Martin, l’équipe fait grise mine. Début des vraies hostilités en championnat d’honneur dimanche prochain. Rien de plus à rajouter. Le RCMB a été exemplaire, peut-être même trop. De grandes envolées comme on n’en voit pas souvent en ce moment. Il n’y a rien de croustillant à révéler, alors les gars, la prochaine fois, pensez au résumé, faites honneur à vos bouchers de patrons ! Pourquoi pas essayer d’avoir au moins un record à la con qui sert à rien du genre X victoires consécutives à domicile ou X matchs consécutifs sans encaisser d’essai comme les Jaunards d’à-côté ? Score final: 35-5, 4 points pour les hommes du président Masqué. Les points bouchers : Ce week-end, Brive a mené une OPA très hostile sur les points bouchers. Ce fut d’abord Pinet, qui a tenté d’extraire de l’huile d’Olivon au moyen d’un sublime stamping garanti première pression à froid. Puis trois plaquages à la carotide en 12 minutes, dont deux sur le seul Marvin O’Connor, qui décidément les aime ces situations. Enfin, à la mi-temps, c’est Guillaume Ribes, le papa de l’équipe©, qui en bon père de famille va secouer le rouquin parce qu’il en rajoute. Après tout, Ribes lui-même a subi son compte de plaquages hauts au cours de sa carrière, et il va bien. Donc en vertu du théorème de Novès, il a le droit d’aller houspiller quiconque subit une chondrolaryngoplastie sans anesthésie et s’en plaint -mais ne lui dites pas comme cela, au-dessus de trois syllabes, il croit qu’on l’insulte. 2 points bouchers mérités pour les Corréziens, qui marquent le premier bonus défoncif de l’Histoire du Top15. En revanche, certaines vieilles habitudes ont la vie dure. Alors que le bonus défensif est supprimé, le Stade Toulousain, tourmenté par l’ASM, a cherché à aller le décrocher en fin de match au moyen d’une pénalité, au lieu de tenter de faire match nul avec une pénaltouche. En plus du zéro pointé au classement général, Toulouse écope d’un point de pénalisation pour crime contre leur amour-propre. Le Classement : Clermont-Ferrand et le Stade Français continuent de dominer le Top 15 avec 16 points chacun. Loin derrière, on retrouve Montpellier, Toulon et le Racing Metro notamment. Montaigut-Besse fait une remontée spectaculaire à la 9ème place, juste derrière Brive-la-Gaillarde, qui a bien progressé grâce à ses deux points bouchers engrangés lors de cette journée. Dans les dernières places, on trouve Toulouse (héhé), Castres (héhéhé), Bayonne (normal) & Lyon (normal aussi). Ces équipes auront tout intérêt à améliorer leur jeu si elles ne veulent pas devenir la risée du Top 15. Et pour ceux qui en doutaient, oui, on dirait le résumé d’une émission d’Intervilles. Le bâton du boucher : Toujours pas de nouveau détenteur pour le trophée fièrement détenu par Pascal Papounet. On se demande si les âmes bouchères vont se réveiller face à l’efficacité parisienne. Le comité compte sur l’équipe de Montpellier pour qu’enfin le combat soit lancé, à l’occasion de la 6ème journée de Top 15. Le point média : Il aura fallu 5 journées pour que Rugbyrama comprenne que le championnat s’appelle désormais Top 15. Nous espérons que les prochains matchs de Montaigut-le-Blanc-Besse soient enfin en live commenté sur le site référence du rugby français. Merci à @GuillaumeLfft, personne d’autre n’aurait songé à consulter cet article.
Top 15 : La Fiche De Montaigut-Besse Par Blondie et Pastigo, Le Club : C’est en 1976 (An 64 après Pierre Salviac) que des esprits bien éclairés décidèrent de créer le Rugby Football Club Montacutin (son premier nom). Il leur a semblé judicieux de jouer les 1ères et 2èmes mi-temps d’un match de rugby (voire de football comme son nom l’indique, le ballon n’étant pas encore bien défini) au lieu de passer directement à la 3ème mi-temps, ce qui prendra un temps certain à être accepté en Auvergne. C’est ainsi que plusieurs dizaines de jeunes sportifs ont fait leurs débuts sous les couleurs Jaune et Noir le 19 Septembre 1976 contre Pont du Château en 4ème série. Organisés et réfléchis puisqu’ils auront tout de même passé les 17 années précédentes à trouver un terrain plat, ils ne se perdront pas en recherche d’un coach, de maillots ou autres souliers de sport afin de concentrer judicieusement leurs efforts dans la création du Caveau. Lieu de pèlerinage, de plénitude et de convivialité aménagé en adéquation avec les valeurs du Club, il s’avérera vite indispensable à la mise en place du plan de jeu. Température ambiante de 14 degrés toute l’année et en guise de tapis rouge 10 marches à descendre dans un couloir étroit qui s’avèrent beaucoup plus hard à remonter pour soi, soi-même, son ombre et son jumeau en fin de soirée ou début de matinée, ça dépend du point de vue. Quelques esprits chagrins diront qu’il s’agissait d’une cave toute pourrie. Survoltés par l’envie d’amortir ce nouveau complexe au plus vite les Jaune et Noir n’en oublient pas pour autant de gagner les matches et progressent saison après saison : – Montée en 3ème série en 1977 et titre de champion d’Auvergne pour l’équipe 1 et la Réserve. – Montée en 2ème série en 1978. – … Vue du Stade, depuis la terrasse d’une des nombreuses résidences de Pastigo. Le Rugby Football Club Montacutin décide en 1990 de fusionner avec le Club de Rugby de Besse créé en 1977 (près de la station de ski de Super-Besse pour les puristes), sympathique peuplade dont la principale distraction restait de retourner fromages et bottes de foin et à la recherche d’un passe-temps plus exotique. L’idée tient du génie puisqu’unir de septembre à juin deux communes séparées par une route déneigée de juin à septembre contribuera probablement beaucoup à la réputation des hopitaux de la région. Pour éviter la pénurie de joueurs en cas de rupture de ligaments croisés en raison des deux passions communes que sont le Caveau et le ski, le dorénavant Rugby Club Montaigut Besse (RCMB) décide d’accentuer son recrutement sur des personnalités du monde de l’ovalie dont le rugby a été le métier. C’est ainsi que Messieurs Jean-Pierre Romeu, Joël Molena, Fred Chabaud, et tant d’autres presque inconnus anciens joueurs de l’ASM, ce petit club de la plaine ambitieux à l’époque, ont porté fièrement les couleurs du Club. Les négociations quant à leurs transferts avaient d’ailleurs défrayé les chroniques sportives. Ce sont les kilos de St Nectaire promis aux recrues qui eurent raison des promos sur des pneus Michelin pas vraiment comestibles. Avant d’être propulsé dans le Top15, le RCMB évoluait en Promotion Honneur en ayant pour objectif de rester chaque année dans les 4 premiers au minimum et disputer les phases finales du Championnat, voire dans les 2 premiers pour monter chez les « pros » de l’Honneur comme cela avait été le cas il y a peu d’années. Les joueurs emmenés par leur emblématique coéquipier Pageot se souviennent d’ailleurs encore du derby joué contre Issoire, club de la capitale du sud du Puy-de-Dôme. Le score ne sera d’ailleurs pas mentionné, l’arbitre ne comptant plus à partir de la 50ème minute. En conséquence, la Présidente du RCMB, oui oui je dis bien que c’est une femme et la Trésorière, oui oui encore une femme, accompagnées du Bureau du Club ont décidé de prendre les choses en main et c’est avec étonnement qu’en 2014 le Club annonce son rachat par La Boucherie Ovalie pour poursuivre son histoire toujours plus haut toujours plus loin ! Le Club vient déjà de débourser une somme colossale afin de s’équiper d’un site internet bourré d’effets spéciaux : http://rcmb-rugby.jimdo.com/ Palmarès : 2014 : équipe Réserve championne d’Auvergne. Equipe 1 vice-championne. 2012 : équipe Réserve vice-championne d’Auvergne. 2010 : 1/4 finale Championnat de France. 2010 : prix du fair-play, équipe la moins pénalisée de l’année, quelle honte ! 2009 : équipe Réserve championne d’Auvergne. Equipe 1 vice-championne. … 1996 : équipe 1 championne d’Auvergne. Le club a aussi gagné plusieurs fois le challenge Marleuf comparable au challenge Auvergne disputé par l’ASM, 1 titre est 1 titre !! … 1977 : équipe Réserve championne d’Auvergne. Equipe 1 championne d’Auvergne. Les joueurs : Pascal Pagès 42 ans, pilier polyvalent Surnom : Pageot ou l’angora Signes particuliers : a commencé à jouer au RCMB avant même que le club ne soit créé. A toujours les genoux dans la boîte à gants. Ses adversaires lui laissent une empreinte dentaire sur le corps presque à chaque match à moins que ce ne soit les siennes. Après 42 ans passés en titulaire indiscutable son avenir au sein du Club est cependant compromis. Il s’avère en effet que les instances estiment qu’on peut passer des années à prendre beigne sur beigne et se faire briser la colonne sans le moindre risque avant 40 ans, cependant au delà la discipline devient tout à coup dangereuse et le joueur chevronné doit alors s’aquiter d’une somme équivalente au PIB du Gabon afin de se soumettre aux tests médicaux de la Nasa. L’intéressé nous expliquera alors que s’il n’est pas mort à 20 ans lors de matches de rugby-terroir, il est peu probable qu’il décède aujourd’hui alors qu’il n’a pas couru sur le terrain depuis au moins 5 ans. Franck Geremy 27 ans, arrière Surnom : Francky ou Francka Signes particuliers : parfait imitateur de Louis de Funès dans Rabbi Jacob ce qui déstabilise ses adversaires, membre actif du Club House et spécialiste du Haka. Travailleur chevronné il peut s’entraîner seul pendant des heures afin de perfectionner le Haka Jacob, ce qui n’en doutons pas finira bien par servir à quelque chose. Mathieu Courtial 21 ans, pilier polyvalent Surnom : le Coudzi Signes particuliers : a le physique le plus impressionnant du club, est polyglotte, ce qui ne lui sert jamais sur un terrain, monte les chevaux à cru, ce qui ne lui sert pas au rugby non plus et pratique le violon, ce qui doit bien avoir un intérêt quelconque. Insiste pour que son statut sentimental soit rendu public : son cœur est toujours à prendre. La légende raconte qu’il fut appelé à Marcoussis en tant que jeune prometteur, sa carrière internationale s’arrêtant là assez brusquement puisqu’il a oublié de se lever pour se rendre au rendez-vous. Alex Mouret 29 ans, ouvreur et botteur. Surnom : Lamour Signes particuliers : est myope et joue sans lunettes ni lentilles, ce qui explique sa précision au pied (remarquez qu’il rend même les photos floues). Le terrain étant également installé à coté de la rivière, Lamour doit lui même payer les ballons du Club. S’est vu trop de fois appliquer le protocole commotion cérébrale d’où le port du casque à la Benson Stanley. Se faisant appeler Brock James, la comparaison étant évidente, les femmes de la commune bourrent régulièrement sa boîte aux lettres de vieux tampons en guise d’invitation au vice. Kevin Cresp’ 25 ans, demi de mêlée Surnom : la cresp´ Signes particuliers : belle tête à claques, n’a pas volé son poste de demi de mêlée, pourrait de ce fait largement avoir sa place à l’ASM s’il savait jouer aux cartes. A le grand rêve de jouer ouvreur mais son acuité visuelle sans reproche n’est que peu compatible avec la stratégie du Club principalement basée sur l’effet de surprise. Et bien d’autres… Bienvenue donc à NOTRE Club qui, dans le cadre d’une alliance mutuellement avantageuse, saura s’imposer dans l’Elite du rugby français comme les clubs de La Voulte, Biarritz ou Perpignan avant lui. ICI ICI C’EST MONTAIGUT !!!
Un nouveau magazine dans les kiosques : Valeurs du rugby Par Marcel Caumixe et Ovale Masqué, (sur une idée d’Ovale de Grace) On le sait, le rugby devient un sport de plus en plus populaire en France. Popularité qui risque de s’accroître encore à l’approche de la prochaine Coupe du Monde, qui se disputera en Angleterre à l’automne 2015. Il est donc tout naturel de voir de nouveaux titres de presse dédiés au ballon ovale faire leur apparition dans nos kiosques. Le dernier-né d’entre eux est le bien nommé « Valeurs du rugby », dont le premier numéro est à paraître cette semaine. Son créateur et rédacteur en chef, Alain Saurien, assume une ligne éditoriale totalement décomplexée, basée sur la défense du patrimoine du rugby français. Selon lui, la création de ce nouveau mensuel peut même être perçue comme un acte politique : « À l’heure où le rugby part à la conquête de nouvelles parts de marché, quitte à perdre son identité et à se rapprocher des dérives connues par le football, il nous paraissait vital de créer une publication défendant l’essence même de ce jeu, c’est à dire ses valeurs, son terroir. En tant que pratiquant et vrai amateur de rugby, je ne me reconnaissais plus dans l’offre média proposée, notamment par le Midi-Olympique, journal sous l’égide du dangereux gauchiste Jean-Michel Baylet, et où oeuvrent des écrivaillons progressistes à la noix comme Jacques Verdier. Il fallait agir et redonner le rugby à ceux à qui il appartient vraiment ». On souhaite en tout cas bonne chance à ce petit nouveau dans le monde de la presse ovale, en lui souhaitant de survivre plus longtemps que Rugby Hebdo, c’est à dire plus de deux semaines. A retrouver également dans le sommaire du N°1 : — Interview exclusive : Jacky Lorenzetti se lâche ! Le Stade Français en prend pour son grade dans une interview fleuve et sans tabous. « On va quand même pas poser à poil dans des calendriers comme des pédés ! », déclare notamment l’homme d’affaires à succès. Le RCT est également rhabillé pour l’hiver. Morceau choisi « Je n’ai rien contre mon ami Mourad Boudjellal, mais dans le 92, un Arabe avec une Maserati, moi j’appelle ça un dealer ». — Enquête : Sonny Bill Williams et sa conversation à l’Islamisme. Et si le but de l’ancienne star du rugby à XIII était de remplacer le haka par une prière au centre de la pelouse ? — Dossier : Farid Sid, Sofiane Guitoune, Rabah Slimani… comment la dictature socialiste tente de populariser le rugby dans les cités au péril des valeurs du rugby. — Rory Kockott : L’ennemi intérieur. Comment les Franc-Maçons de la FFR font le forcing pour qu’un Africain soit sélectionné avec le XV de France. — Roms : Ils ont fait entrer l’USAP dans l’ERCC, nous en payons désormais tous le prix. — Israel Dagg & Israel Folau : Ces joueurs qui colonisent la bande des 5 mètres. — Rugby féminin : le grand complot. Comment les bien-pensants de tous poils tentent de nous faire croire que notre sport est fait pour les gonzesses. — « Ils viennent voler les sélections de nos Français », making-of du prochain single de Michel Sardouille.
Guide : La Pro D2 pour les nuls pour les supporters du Top14 Par Capitaine A’men’donné, Cher lecteur que seul le Top14 intéresse (et pour les autres qui ont déjà vu un match de ProD2, Dieu vous garde), sache que Lyon et la Rochelle, que tu vas peut-être voir jouer cette année (enfin, s’il te prend l’envie de regarder autre chose que le « remplissez avec n’importe quel point commun entre les deux équipes »-ssico choisi par Canal plus), voire que tu as déjà vu, si tu supportes Toulouse et que tu as encore mal au crâne, ne débarquent pas dans le Top14 par magie pure et simple. Ni par le choix arbitraire et hautement comique d’un poivrot quelconque du bureau de la LNR. En 2013-2014, ces deux clubs furent les grands gagnants de ce que l’on surnomme « l’énergie noire du rugby français ». En astrophysique, l’énergie noire est un concept abstrait décrivant une force que l’on n’a jamais pu observer, et dont on ne sait rien d’autre hormis qu’elle est nécessaire à ce que notre univers ne s’effondre pas sur lui-même. Bref, un machin dont on sait qu’il correspond à quelque chose, mais qui échappe à toute observation concrète. Dans le rugby français, cette énergie noire, c’est la ProD2. Elle envoie chaque année 2 équipes au Monde observable, et engloutit dans son néant médiatique 2 autres équipes auxquelles on avait peu ou prou fini par s’habituer, sauf Biarritz parce qu’ils jouent vraiment trop mal. Et ces dernières années, les équipes qui montent ont en plus l’outrecuidance de rester en Top14. Il est donc du devoir d’un site pédagogique comme la Boucherie Ovalie d’éclairer, dans la mesure des moyens techniques à notre disposition (c’est-à-dire de la bière et un vieux chewing-gum), les sombres événements qui se trament à l’ombre du Plus Grand Championnat du Monde. Afin que, dans l’hypothèse où Tarbes monte un jour, nos lecteurs ne risquent point un AVC dû à une trop violente (et compréhensible) surprise. Le verdict du printemps dernier fut donc le suivant : Lyon fut récompensé du titre de champion de ProD2 au terme de la saison régulière, et La Rochelle remporta les phases finales, obtenant ainsi l’un et l’autre l’insigne honneur de jouer à Ernest-Wallon pour être respecté bien profond par le Stade Toulousain. Ce ne fut pas vraiment une surprise, vu que ces deux équipes semblaient dès le début supérieures aux autres : le LOU avait un effectif pléthorique (comme d’habitude), et avait enfin découvert les vertus et utilités d’un fond de jeu. La Rochelle avait un fond de jeu (comme d’habitude), et avait enfin découvert les vertus et utilités d’un effectif pléthorique. Rien que de très logique, donc. Dans le sens inverse, Biarritz et Perpignan, grâce à leur régularité dans la médiocrité, terminèrent aux deux dernières places du Top14, obtenant ensemble l’insigne honneur de prendre en bus les routes du Cantal pour jouer en plein hiver à Aurillac. C’est précisément cela qu’entend Eric Bayle quand il parle de « l’enfer de la ProD2 ». Scène typique de ProD2 : Un demi de mêlée fait faire sa promenade à son pilier, encore peu sûr de lui sans ses petites roulettes. En tant que relégués du Top14, ces deux clubs font d’ores et déjà figure de grands favoris du prochain exercice auprès des plus grands observateurs. Les plus attentifs qui ont déjà suivi un peu la ProD2, eux, sont moins emballés. En effet, seuls deux clubs relégués du Top14 ont déjà réussi à y remonter immédiatement (et encore, en passant par les phases finales) : Albi en 2008-2009, et Brive en 2012-2013. Oui, ça fait pas rêver, mais c’est comme ça. De même, jamais les deux relégués ne sont parvenus à se qualifier conjointement pour les phases finales. Autant dire que la phrase « Perpignan et Biarritz sont les ogres de la ProD2 » arrange bien les affaires des vrais favoris de cette année (ainsi que celles du journaliste de Midi Olympique expiant on ne sait quel pêché pour être celui qui s’y colle cette fois-ci). Enfin, pour être plus précis, ça arrange les affaires DU vrai favori. Car en cette intersaison, seul Agen, entraîné par Crenca (celui qui devrait remporter le titre de coach le plus insupportable de la division lors de la prochaine nuit du rugby) semble avoir les épaules pour être le Duce de l’exercice. Oui, parce qu’en ProD2, chaque année une équipe écrase outrageusement les débats. La seule autre équipe avec l’effectif, le vécu et le fond de jeu pouvant y prétendre, c’est Pau. Mais cela fait 4 ans que c’est le cas, et que Pau n’a de cesse de se tirer une balle dans le pied et d’échouer lamentablement. On peut donc en conclure qu’ils se sentent bien en D2 et que cette saison ne fera pas exception. Sinon, Tarbes ou Narbonne pourraient être de belles surprises s’ils continuent leurs progressions entamées ces dernières années. Albi, auteur d’un beau démarrage, peut aussi postuler s’ils connaissent la même euphorie qu’Oyonnax ou Auch lors de leurs saisons de domination respectives. Mais dans cette compétition, le danger peut venir d’à peu près partout, en fait. Auch ou Oyonnax, justement, ont remporté le championnat alors que personne de sensé n’aurait parié sur eux au début de l’exercice. Donc, aussi improbable que cela puisse paraître, même Colomiers, Mont-de-Marsan voire Aurillac (ou à peu près n’importe quelle autre équipe s’étant maintenue l’an dernier, sauf Bourgoin avec ses 10 points de retard, et Carcassonne car depuis que Labit s’est retiré, c’est la débandade. Désolé pour ça, j’ai pas pu m’empêcher) peuvent prétendre à être le futur lauréat. Aurillac, justement, qui a fait un championnat en fanfare l’an dernier : au début c’est génial, au bout de 5 minutes, on s’emmerde, et au bout d’1/4 d’heure, il nous reste juste l’envie de se lacérer tous les organes sensoriels au cutter. En terme de probabilité, les Cantalous ont quand même tout autant de chances d’être relégués. Après tout, j’en sais rien, n’étant ni voyant, ni spécialiste rugby sur Canal + (comprenez : je n’ai jamais réussi à me faire payer pour débiter des âneries, mes agios m’en soient témoins). Tiens, la relégation, parlons-en, justement. Car si la D2 est l’énergie noire du rugby français, alors la Fédérale 1 en est certainement un multivers. Une réalité parallèle où Tyrosse, Aubenas, Montluçon ou La Seyne font partie des gros bras. Où une équipe basque reste sur plusieurs bonnes saisons avec un niveau de jeu satisfaisant (Saint-Jean-de-Luz en l’occurrence). Encore plus effrayant : une dimension parallèle dont le club le plus titré est Colomiers. Et dans laquelle un club auvergnat est parvenu à être champion de France (oui, n’importe quoi pour parler d’Aurillac, je fais ce que je veux). Bref, un univers parallèle dont le scénario aurait été refusé par n’importe quel producteur de série Z des années 50 en raison d’un manque de crédibilité. Heureusement, la FFR veille. Non, parce que c’est bien gentil cette compétition, mais c’est censé être le plus haut niveau fédéral. Les deux finalistes du championnat montent chaque année pour représenter fièrement le rugby amateur dans le giron Pro. Alors, les Lannemezan, Bourg-en-Bresse et autres Périgueux, ça suffit ! À partir de cette saison, pour pouvoir monter en ProD2, finis les critères sportifs. Après une première phase pour le fun, la FFR organisera une compétition uniquement pour les clubs qui ont du pognon (et une phase finale pour les pouilleux, avec à la clé rien d’autre que la gloriole). Le plus mauvais des trois seuls clubs notés triple A par la DNACG sera éliminé, les deux autres monteront en ProD2. Il fallait bien trouver un moyen pour faire monter Lille, vu que ceux-ci n’y arrivent pas par la voie normale. Bref, on est pas prêts de revoir Auch en deuxième division. Massy (le seul club francilien doté d’un vrai centre de formation) et Montauban ont, eux, su prendre le bon wagon à temps. En exclusivité pour la Boucherie Ovalie, voici le formulaire qu’auront à remplir les prétendants à la montée en D2. Mais revenons aux clubs en lice cette année. Ainsi, l’USAP se retrouve en ProD2. Après une saison en tout point calamiteuse, la rupture avec le public est consommée, ainsi que celle avec Marc Delpoux. Exception dans le marasme ambiant, Jean-Pierre Perez sera en ProD2 heureux comme un agoraphobe en Lozère, enfin au milieu des siens, les laissés-pour-compte, les parias de notre société trop lisse, ses confrères les sociopathes. Marc Delpoux mis au ban, l’USAP s’est attachée les services de coachs spécialistes de la ProD2. Entraîneur principal : Alain Hyardet. Lors de sa dernière saison comme coach à ce niveau, il a connu la descente avec Aix-en-Provence. Coach des avants : Gregory Patat, qui la saison dernière a connu la descente avec Auch. Autant dire que le président Rivière a mis tous les moyens pour ne rester qu’une saison à ce niveau. Quant au discours, il tourne autour d’un seul mot : Reconquête. En Catalogne, c’est un mot fort, chargé d’Histoire. La Reconquête désigne une longue période de l’Histoire, du VIII° au XV° siècle, lorsque les royaumes chrétiens (avec la Catalogne alors indépendante à la pointe du front) s’unirent pour rendre la péninsule ibérique au catholicisme. Autrement dit, il s’agissait de foutre les Arabes dehors. Après la non-reconduction de Farid Sid, nul doute que ce discours saura trouver écho aux oreilles du nouveau maire de Perpignan et que cela se ressentira lors du vote de la prochaine subvention municipale. Et on sait que c’est important dans ce sport, ce ne sont pas les Biarrots qui diront le contraire. En tout cas, les confrontations avec Béziers lors du fafossico promettent. Autre gros changement depuis la saison dernière, Albi a de l’argent. Ils ont trouvé quelqu’un qui a trouvé super de mettre du pognon dans ce club. Quelqu’un qui a de l’humour, donc. Tellement qu’il a imposé un nouveau coach à l’équipe, en la personne d’Hugo Mola. Si vous avez lu l’excellente fiche de Brive publiée sur ce site (ça va chef, ça se voit pas trop l’auto-promo ?), ou plus simplement si vous avez un peu de mémoire immédiate, vous savez à quel point c’est un coach brillant. On pourrait presque penser que l’on assiste là à la perpétuation du suicide de club chère au rugby français, dont les grands moments restent la vente du CA Bègles à un « homme d’affaire » non solvable, ou le licenciement d’Olivier Saïsset par Béziers alors que celui-ci venait de parvenir à qualifier son club pour la HCup. Néanmoins, avec l’effectif de l’an dernier renforcé par un bon nombre de recrues bien ciblées, Albi possède une équipe riche en puissance. Moins en technique pure. Mais bon, là-bas, la dernière fois qu’ils ont vu une passe vissée décente, Sébastien Pagès avait encore les cheveux propres. Les supporters ne devraient donc se rendre compte de rien. Le joueur à suivre : Jérémy Dumont (Dax), 1 jaune et 2 rouges la saison dernière, en ayant joué à peine plus de la moitié du championnat (matchs de suspension compris). Vous n’avez rien appris de capital, vous vous êtes probablement ennuyés, et maintenant vous ne rêvez que de vous saouler pour oublier ce temps passé que vous ne récupérerez jamais, en un mot, vous voilà prêts à affronter un match entier de ProD2. Voire à suivre la saison entière. D’autant que si vous aimez un peu le rugby pour de vrai, cette compétition offre très régulièrement des matchs tout à fait emballants. Si Sport+ et Eurosport, les deux chaînes qui diffusent des matchs, choisissent un peu autre chose que les matchs de Biarritz et Perpignan « parce que c’est connu », vous découvrirez plusieurs équipes capables de proposer des vraies belles phases offensives, comme Aurillac, Mont-de-Marsan, Narbonne, Agen ou Carcassonne. Et d’autres qui s’envoient quasi systématiquement comme des chiens, comme Béziers, Bourgoin, Massy ou Pau. Sans compter les phases finales qui depuis 5 ans proposent des matchs superbes, ou, à défaut, des générales d’anthologie. Donc, quand vous en aurez marre de voir l’équipe B de Toulouse se prendre 50 pions à Toulon lors du Crassico « à cause des doublons » (et que, vraiment, sortir et avoir une vie sociale vous emmerde), pensez à l’occasion à mater un petit Colomiers-Tarbes, vous pourriez être plus agréablement surpris que ne le laisse suggérer l’affiche. Enfin, ces dernières saisons, suivre la Prod2, c’est aussi la garantie de pouvoir briller en société. Ainsi, un grand nombre de révélations de ces dernières années ont accédé au plus haut niveau par le biais de ce championnat. Dulin, Guitoune, Barcella, Machenaud ou Pierre-Gilles Lakafia, tous ces internationaux (plus 1 joueur au palmarès fourni, on peut pas tout avoir) s’y sont d’abord frottés. Votre charisme naturel de hipster se trouvera démultiplié en affirmant sans sourciller des assertions telles que : « Daniel Kotze ? la première fois que je l’ai vu jouer à Aurillac, j’ai su qu’il avait le potentiel pour avoir une carrière internationale » ou « Dès le départ, j’ai bien vu qu’Uini « l’ourson » Atonio avait un gros cul ».
Révélation : Jacques Verdier serait décédé depuis plus de 10 ans Par Matthew Clark-Kent, grand reporter à Picsou-Magazine, correspondant de guerre en Aveyron et pigiste occasionnel pour la Boucherie Ovalie. Coup de théâtre au Midi-Olympique. Le célèbre journal jaune, considéré comme une véritable Bible par tous les amoureux du ballon ovale, vit actuellement une crise sans précédent. En cause, les déclarations chocs d’un employé du groupe La Dépêche, Clément Moulissac. Ce jeune journaliste-stagiaire de 28 ans ne pouvait plus vivre avec le poids du secret. Un secret de famille, bien gardé au sein du journal depuis une décennie : le directeur de rédaction historique du « Midol », Jacques Verdier, serait en fait décédé depuis plusieurs années. Une disparition qui avait incompréhensiblement été masquée à la rédaction du journal. Le rédacteur en chef du journal, Emmannuel Massicard, est passé aux aveux quelques heures après la révélation du scoop par le site Mediapart. « Seule une poignée de journalistes savait », a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse exceptionnelle au siège de la Dépêche du Midi, à Toulouse. « Comme de toute façon, Jacques ne passait jamais dans les bureaux, personne n’a réellement remarqué son absence. Les seuls qui se sont inquiétés à son sujet, ce sont quelques notables du rugby français qui se demandaient pourquoi il n’était plus présent aux banquets de la FFR. Quand ils posaient trop de questions, je remplissais leur verre à nouveau, et ils passaient à autre chose ». Mais pourquoi donc avoir souhaité cacher la disparition de Verdier ? Visiblement bouleversé, Massicard reconnaît avoir été pris « dans l’engrenage du mensonge ». Un mensonge qui dure depuis plus de 10 ans« Tout ce que Clément a dit est vrai, malheureusement. Jacques est décédé en 2003. Nous l’avons retrouvé dans sa maison à Saint-Gaudens. Victime d’un accident domestique, il aurait été écrasé par une pile de ses propres livres, alors qu’il faisait du rangement dans sa bibliothèque. Quand nous l’avons appris, nous étions évidemment tous sous le choc. Comment allions-nous pouvoir remplacer un tel talent ? Comment encore séduire nos lecteurs sans la verve et le style flamboyant de Jacques ? Nous avons paniqué, tout simplement. Bien sûr, on a pensé à une liste de plumes prestigieuses pour le remplacer. Nous avons d’abord songé à Pierre Villepreux, ce grand technicien et éternel amoureux du jeu. Le problème, c’est que personne n’était capable de comprendre la moindre ligne qu’il écrivait. On a donc préféré lui confier un blog caché dans un coin sur Rugbyrama – si vous arrivez à le trouver, chapeau, la rubrique est encore moins visible que celle consacrée au Super Rugby ». Les larmes aux yeux, Massicard poursuit son explication. « Bref, je me suis finalement dit que j’allais écrire les éditos en son nom, et ce jusqu’à la fin de la saison. Ensuite, nous déciderions d’annoncer la nouvelle. Mais finalement je n’ai jamais eu le courage de le faire. J’ai continué à écrire à sa place, pendant plusieurs années… mais le poids du mensonge devenait trop lourd. En 2007, je ne pouvais décemment plus continuer, et quand Clément est arrivé à la rédaction, je lui ai demandé de reprendre le flambeau. Il avait l’air servile, malléable à souhait, comme tous les bons stagiaires de Rugbyrama. Je pensais qu’il saurait faire le job et garder le secret… je me suis trompé à son sujet. Mais je crois que d’une certaine façon, je suis soulagé que la vérité éclate enfin et soulage nos consciences. » Jacques Verdier à une réception de la FFR (date inconnue). Une mécanique bien rodéeDans son interview-révélation accordée à Mediapart, l’Edward Snowden de l’Ovalie dévoile en détails comment il a réalisé sa supercherie. Avec brio. « Quand Emmannuel m’a chargé d’écrire les chroniques de Jacques à sa place, je n’ai pas réussi à dormir pendant une semaine. Imaginez un peu la pression, pour un jeune journaliste comme moi ! C’est un peu comme si on vous demandait de finir la symphonie inachevée de Schubert. »D’abord hésitant, Clément a vite trouvé « le truc » pour d’imiter parfaitement le style du célèbre éditorialiste : « Bien sûr, comme tout amateur de rugby qui se respecte, j’avais déjà lu tout Jacques Verdier lors de mes études. Mais j’ai décidé de me replonger dedans, de lire l’anthologie, la moindre chronique, le moindre édito, la moindre réponse au courrier des lecteurs. J’ai même écouté ses interventions sur RMC, c’est dire. Comme vous le savez, tous les grands auteurs ont des tics d’écriture, le but pour moi était donc de repérer les siens et de me les approprier. En fait, assez vite, j’ai réussi à dégager un modèle. » Un modèle qu’il détaille avec précision.« La première étape, c’est ce que j’appelle la partie « C’était mieux avant ». Très tôt au début du texte, je cite plusieurs noms d’anciennes gloires, comme Lucien Mias, Jean-Pierre Rives, Benoît Dauga, Didier Codorniou, bref, des noms qui sentent bon la photo sépia et le bal-musette dans un village du sud-ouest de la France. Regarder l’émission « La chance aux chansons » de Pascal Sevran m’aidait d’ailleurs beaucoup à m’inspirer dans un premier temps. Bref, je glorifie tous ces personnages, en racontant qu’ils incarnaient toutes les valeurs morales propres au rugby : combativité, courage, solidarité, altruisme, épicurisme… une fois que tu as fait ça, c’est 80% du travail qui est bouclé. Il ne te reste plus qu’à les comparer avec des joueurs de la génération actuelle, des mercenaires, qui ne songent qu’à leur image, qui rabâchent des discours pré-mâchés et probablement préparés par leurs conseillers en communication. Je me plains du professionnalisme, du trop grand nombre d’étrangers dans notre championnat, du beau jeu qui disparaît au profit d’une épreuve de force décérébrée. Voilà. Pour le reste, il suffit de piocher des mots compliqués dans un dictionnaire de synonymes, pour faire lettré. Par exemple, vous saviez que « coruscant » était un adjectif ? Moi, je pensais que c’était une planète dans Star Wars ! Ah, oui, puis il ne faut pas oublier de dire du bien du président de la FFR et de Jean-Michel Baylet de temps en temps. » Une révolution à venir à la tête du journal ?A la suite de ces révélations, Emmannuel Massicard n’a fait que peu mystère quant à la suite de sa carrière journalistique. « Je vais prendre mes responsabilités, donner ma démission auprès de Jean-Michel Baylet et lui remettre ma carte de membre du Parti Radical de Gauche – ce qui est un petit déchirement, sachant que nous ne sommes que 16 à la posséder en France. Philippe Kallembrunn devrait être notre nouveau rédacteur en chef. Pour succéder à Jacques Verdier, le conseil d’administration à pensé à confier l’édito en alternance à Serge Blanco et à Pierre Camou. Après tout, nous avons fait nos meilleures ventes lors de notre numéro du 28 juillet qu’ils ont quasiment rédigé en intégralité ». Reste à voir si ces nombreux remous perturberont les ventes du Midi-Olympique, qui rappelons-le, fait toujours face à une terrible concurrence dans le milieu de la presse rugbystique.
Saison 2014/2015 : La fiche du CA Brive Par Capitaine A’men’donné, Club Athlètique Brive Corrèze Limousin Bientôt Aquitaine-Poitou-Charentes (CABCLBAPC). Devise : « Mais c’est qui au juste ce mec, là, Godignon ? » ou « Un Aurillacois avec un semblant d’hygiène ? J’achète ! » Une étoile, c’est pas cher, mais au niveau du confort et de l’hygiène, c’est limite. Le club et ses supporters : Du haut de ses seulement quatre finales perdues en Championnat de France, voilà un club qui fait bien rire au pied du Puy-de-Dôme. Néanmoins, il faut se rappeler que le CA Brive avait dans un premier temps parfaitement pris le virage du professionnalisme. Finaliste du Championnat de France et vainqueur du Challenge Du-Manoir en 1996 (la dernière année où cela signifia quelque chose), vainqueur de la Coupe d’Europe en 1997, puis finaliste de cette même Coupe d’Europe l’année suivante, Brive fut l’une des grandes équipes de la fin des années 90. Puis, avec la montée en puissance d’autres clubs, ils se sont lancés dans une course à l’armement perdue d’avance au vu de leur budget d’alors. Négligeant leur centre de formation au profit de recrues pas toujours au niveau, ils ont même réussi à passer à côté de Dimitri Yachvili (barré par Mickaël Forest à l’époque. MICKAEL FOREST !). À la grande joie du voisin aurillacois, le centre de formation du CAB a aussi réussi à ne pas compter dans ses rangs Maxime Petitjean ou les deux frères Domingo, tous corréziens (pour finalement les recruter plus tard, sauf Thomas Domingo, l’ASM étant moins hostile à terminer la formation d’un joueur). Bref, la gestion erratique de ses richesses conduisit Brive en D2, une première fois en 2001, puis en 2012, entrecoupées de quelques très vagues éclaircies. Cette période semble néanmoins achevée, et le club plus disposé à faire preuve de patience envers son équipe plutôt que de recruter à tout-va des joueurs au niveau et à l’implication discutables (hey, la cellule de recrutement de Toulouse, ça vous parle ?). Les recrues sont ces temps-ci plutôt jeunes, volontiers de ProD2, souvent aurillacoise (enfin, encore plus), et surtout (enfin à Brive) choisies par les entraîneurs. Typiquement, Gaëtan Germain végétait dans le bourbier du championnat espoir. Le Racing recrutant Jonathan Sexton, il est allé quémander un peu de temps de jeu en Corrèze . Pour juste devenir le meilleur réalisateur du dernier exercice. Avec plus de 100 points de mieux que l’Irlandais. Et pour vachement moins cher. Autre signe que les temps changent, la saison dernière Brive a cessé d’être la carpette préférée du voisin montferrandais, l’emportant à domicile. Du côté des supporters aussi le discours a changé. Le dernier passage en ProD2 leur a semble-t-il fait comprendre qu’une ville comme Brive est chanceuse d’avoir encore une équipe à ce niveau sans pour autant avoir de mécène. Il faut dire que le style de l’équipe, tout en combativité et en fulgurances de trois-quarts ne peut qu’emporter l’adhésion de quiconque connaît un tant soit peu ce sport. Si Brive joue en noir et blanc, c’est que la couleur n’y a pas encore été inventée, comme le prouve cette photo prise hier soir. Le stade : Stadium Amédée-Domenech (surnommé Zébrium) C’est LA particularité de Brive dans le paysage rugbystique français : là où la plupart des villes ont choisi, qui un résistant ayant vaguement chaussé les crampons du club résident, qui le nom de l’entreprise qui a donné la thune pour construire le-dit stade ; Brive, manquant probablement de résistants (oui, je sais que c’est faux) et de grosses entreprises (là, par contre…) a choisi un vrai représentant des valeurs du rugby d’avant. Un boucher comme on en fait plus, le coude leste et le verbe incisif (pour les gnons, y a encore du monde, mais pour faire sujet-verbe-complément, y a plus personne). Amédée fut ainsi un précurseur en matière de Domenech haï par la France entière. En prenant comme animal-totem un tel spécimen, faut pas s’étonner qu’un Arnaud Méla ou qu’un Guillaume Ribes soient de telles enflures. Outre la grande période d’Amédée Domenech, ce stade en aura vu des horreurs : les grandes heures d’Alain Penaud, le seul ouvreur qui faisait perdre autant de terrain à son équipe à cause de sa grande gueule qu’il n’en faisait gagner avec son pied. La période où la paire David Venditti-Sébastien Carrat faisait figure de prototype de l’attelage centre-ailier du rugby moderne (leur association a duré, pas le mirage que ces deux joueurs fussent un tant soit peu réellement bons, fort heureusement). La révélation au XV de Fabrice Estebanez. Le mariage de Patrick Sébastien. Les délicates percussions de Gregory Kacala. Les drops de 50 mètres de Julien Caminati. La pré-retraite d’Andy Goode. Et les Laurent Bonventre, Lissandro Arbizu, Daniel Boulpiquante (je sais pas qui c’est, mais avec un nom pareil, je pouvais pas laisser passer) ou Laurent Seigne. Mais le plus moche, c’était quand même quand le CA Brive était entraîné par Ugo Mola. Le staff : Didier Casadeï et Philippe Carbonneau. Sous les ordres d’un autre gars. Au XIX° siècle, le choix de Brive comme nœud ferroviaire, au détriment de Tulle, a provoqué l’essor de la ville, en faisant la plus peuplée des alentours. La gare de Brive, symbole de cet essor, brille architecturalement par son insignifiance. Ni belle, ni laide, le temps perdu dans cette gare à attendre une hypothétique correspondance ne laissera aucun souvenir au voyageur de passage. Et bien la gare de Brive est la parfaite métaphore pour l’entraîneur en chef du CAB, Nicolas Godignon. Personne ne sait qui il est, personne ne sait à quoi il ressemble. Pas même les joueurs brivistes. Mais rappelez-vous ce groupe, sous les ordres d’Ugo Mola, qui ne savait plus rien faire d’autre que laisser Julien Caminati tenter d’hilarants et chimériques drops des 50 mètres. En 6 mois de ProD2, Godignon, spécialiste de la défense, et avec l’aide de Didier Casadeï pour les avants, en a fait une équipe solide en conquête comme en défense, et extrêmement combative. Comme en plus il est plutôt modeste et réaliste, il a alors dit à ses dirigeants que s’ils voulaient remonter en Top14 (et y rester), il fallait à cette équipe un vrai coach pour l’attaque. Les dirigeants brivistes choisirent alors Philippe Carbonneau. La mayonnaise a presque immédiatement pris, Brive est brillamment remonté en Top14, et s’est maintenu avec les honneurs l’an dernier. Avec comme staff un illustre inconnu, et deux anciens joueurs dont personne ne pouvait décemment penser qu’ils puissent être des intellectuels de ce jeu. Brive est ainsi au rugby ce que la Belgique est à la politique gouvernementale : une charmante, improbable et peu charismatique réussite. Néanmoins, Brive a plus de chances d’être encore en Top14 l’an prochain que la Belgique de perdurer encore un an. La star : Petrus Hauman Oui, je suis Aurillacois et je vous emmerde. En même temps, va trouver une star dans cette équipe. Quand il est arrivé à Aurillac, il n’était qu’un longiligne adolescent mal dégrossi, au corps trop grand pour son cerveau d’enfant. Mais affiné dans un buron cantalien, comme tout ce que ce département produit de meilleur, il devint un troisième ligne exemplaire, sauteur-galopeur plutôt que chasseur de 10-cueilleur de mandales. Bref, plutôt Nyanga que Picamoles. Il est aussi le symbole de la transformation appliquée par Godignon à cette équipe briviste à son arrivée. Sous Ugo Mola, Hauman n’était même pas assez bon pour faire le nombre sur les feuilles de match. Sous Godignon, on a commencé à lui demander de faire ce à quoi il est bon, et il est devenu l’an dernier l’une des révélations (parmi plusieurs autres) côté briviste. Or, comme tout Petrus qui se bonifie avec le temps, il pourrait encore étonner cette année par ses prises de balles hautes, par sa capacité à se faufiler dans les intervalles et à faire jouer derrière lui, tel un vulgaire joueur des années 80. Guillaume Namy devrait demander à Google d’activer son droit à l’oubli. Le boucher : Gaëtan Germain. Non, Arnaud Méla. Je les confond toujours. Est-il besoin de présenter Arnaud Méla ? Vu les réactions de ses adversaires, nul doute qu’il s’en passe des choses dans les rucks. L’ancien albigeois a cependant bien retenu les leçons du regretté Eric Béchu (c’est fou ce qu’il est regretté depuis qu’il est décédé, alors qu’il était particulièrement haï quand il entraînait Albi). Car, dans le même temps, il n’a eu qu’un seul malheureux carton jaune pour toute la saison dernière. Lors de Brive-ASM, lui n’a pas eu besoin d’une machette pour faire pleurer Julien Pierre (mais lui ne vit pas sous un pont en Aveyron). Invisible et sanguinaire, c’est l’exemple même du seconde ligne à la Predator que tout supporter déteste comme adversaire mais rêve d’avoir dans son équipe. Et comme il est épaulé dans ce registre de jeu par de belles saloperies comme Ribes, Pinet ou Hirèche (tous d’anciens aurillacois, rep a sa les Baumettes !), ça peut rendre les adversaires un tantinet nerveux. Le départ qui fait mal : Julien Le Devedec Après quatre saisons en Corrèze, Le Devedec quitte Brive pour rejoindre l’UBB. Une autre équipe à hauteur de son charisme, puisqu’il jouera aux côtés de Beauxis, Poux ou Clarkin. N’empêche, malgré une apparence des plus banales, et bien qu’il n’ait pas dû jouer plus de trois ballons de toute la saison dernière, il a su se rendre indispensable. Bon plaqueur, actif autour des rucks où il préparait le terrain aux vilenies de Méla, précieux en touche, il fait partie de ces excellents joueurs formés à Toulouse, mais pas assez bons pour y jouer (d’après Novès, en tout cas), et qui serait probablement déjà international s’il était dans un club un peu médiatique. Pour le remplacer, Brive devrait pouvoir compter sur Simon Pinet, largement aussi veule (mais qui a encore beaucoup à apprendre de Maître Méla), qui s’est bien frotté au haut niveau la saison dernière, ainsi qu’à Pascal Papé. Sinon, Russlan Boukerou, en provenance d’Auch, n’a pas réputation de poète non plus. Et l’autre recrue au poste, Peet Marais, est sud-africain, ce qui veut tout dire. A défaut de notoriété ou de palmarès, jouer à Brive aura permis à Le Devedec de prendre une photo avec son idole. La recrue phare (enfin, la recrue lampion, vu le retard technologique de ce département) : La stabilité. Pas de révolution à Brive cette année. Ha, elles sont loin les mythiques inter-saisons brivistes avec 15 départs, 15 arrivées (dont Andy Goode), et les débuts de saisons poussives faute d’automatismes. Même le vrai-faux départ de Sisa Koyamaibole (/copier) LE PAS-CATALAN n’est plus qu’un sujet de blagues chez les supporters brivistes (et de rêves humides douteux pour Grégory le Mormeck, malheureusement irrémédiablement interrompus par le réveil et le retour cruel à la réalité actuelle de l’USAP). Certes, quelques arrivées ont occupé les forums brivistes ce printemps : retour de Luafutu, bien reposé après une année sabbatique à Bègles, Bézy (idem, mais c’était à Grenoble, lui) ou ces bons soldats de ProD2 que sont Boukerou et Acquier, ainsi que le Fidjien Masilevu, auteur de bons matchs de préparation. Mais comme du côté départs seuls Le Devedec et Ferrères jouaient régulièrement avec l’équipe une, ces joueurs arrivent dans une équipe qui sait ce qu’elle doit faire et comment. Ainsi, on peut supposer que Brive sera immédiatement compétitif, continuant dans sa veine de jeu, faite de conquête, de combat et de contre-offensives brillantes. Pour la deuxième année consécutive, Brive peut ainsi travailler dans la continuité, et ça fait longtemps que ça ne leur était pas arrivé. Un surplus budgétaire toujours bienvenu… L’objectif : Faire chier le monde et se maintenir. Mais surtout faire chier. Oui, parce que j’ai l’air de m’emballer, comme ça, mais les Coujous ne peuvent pas espérer beaucoup plus que le maintien. Les huit premiers du dernier exercice semblent hors de portée des Corréziens, tous s’étant plutôt renforcés, en particulier l’UBB et le Stade Français, qu’ils avaient en ligne de mire jusqu’à présent. Brive, plus petit budget du Top14, n’a pas d’autre choix que de privilégier un développement sur la durée, avec une équipe relativement jeune encadrée de quelques vieux grognards bien chiants pour les adversaires. Aussi, porter ce groupe à maturité pour envisager mieux que le ventre mou à moyen terme semble aujourd’hui un objectif réalisable, mais peut-être pas encore cette saison. Notre pronostic : Si le Corrézien du sud ne semble pas en mesure d’aller tâter de la qualification cette année, il ne semble pas non plus vraiment concerné par la lutte pour le maintien, tant Oyonnax, Bayonne ou même Grenoble semblaient moins solides l’an dernier (sans parler des promus, dont le niveau réel est difficile à juger tant que la saison n’a pas démarré). Ainsi, le ventre mou du Top14 semble destiné aux Brivistes. Néanmoins, auteurs d’un bon Challenge européen l’an dernier (à part leur miteux quart de finale), et avec un tirage plutôt à leur portée, peut-être y a-t-il là matière à excitation pour les supporters. Nous misons sur une demi-finale, pourquoi pas mieux, à condition que le maintien en Top14 soit assuré assez tôt. … Grâce auquel Godignon a pu acheter tout un lot de Fidjiens pour préparer l’avenir. Le scénario idéal : Les vieux Arnaud Méla et Guillaume Ribes n’en finissent pas d’être jeunes. Et d’être de vrais connards. Épaulés par les jeunes gouapes Asieshvili, Pinet, Hirèche, Boukerou, Acquier, Caisso ou l’expérimenté Péjoine, Brive sème terreur et désolation aux quatre coins de la France du rugby. Telles les belles années albigeoises, les clubs adverses n’en peuvent plus de la duplicité briviste, provoquant, telle une partie fine dans l’armée, générale sur générale afin de créer des espaces pour marquer des essais de ¾. Jacques « j’en accepte l’augure » Verdier ou Pierre « bande d’ingrats ! » Salviac s’émeuvent de cette perte de valeurs, de ce que le rugby est devenu (car on sait bien que ceci n’aurait pas été envisageable à l’époque bénie de l’amateurisme). Malgré les réclamations adverses auprès de la commission de discipline, les « violeurs de poules » brivistes, comme on les surnomme maintenant, passent entre les gouttes. En effet, Didier Casadeï leur fait travailler les gestes de provocation et de désossement de manière à ce que ceux-ci restent toujours hors-champ. Ainsi, l’arbitrage vidéo et les sanctions rétroactives ne sont plus un problème. En janvier, lors du match contre Bayonne, le Rubicon est franchi. Marvin O’Connor est une fois de plus décapité, et de manière définitive cette fois, par Koyamaibole (/coller). Mais une fois de plus, ce que tous les supporters présents ont vu, aucune caméra de Canal n’a pu l’enregistrer. Koyamaibole (/coller) s’en sort blanchi devant le manque de preuves (il se murmure toutefois que la perspective de regarder la vidéo d’un match de janvier de l’Aviron aurait fait fuir de terreur toute la commission de discipline). La HALDE attaque même en justice la LNR pour discrimination envers ces saloperies de rouquins. Cette fois, c’en est trop. Pour manifester leur mécontentement (et par peur d’affronter un telle équipe de tarés), les adversaires des Brivistes déclarent forfait les uns après les autres, entamant un bras de fer avec la LNR pour obtenir l’exclusion du CAB du Top14. Mais la LNR n’en a cure, le produit ne saurait être dévalorisé par l’annulation de plusieurs matchs. La sanction tombe immédiatement en mai (dans l’espace temps de la LNR, c’est super rapide), et ce sont donc au contraire les clubs démissionnaires qui sont sanctionnés. Brive récupère la victoire avec le bonus offensif sur tous ses matches, et termine 2ème du Top14, derrière les intouchables montferrandais. Ceux-ci s’inclinant lamentablement contre le RCT en demi-finale (et Brive profitant d’un nouveau forfait de la part de l’UBB dans la sienne), Toulon, en finale, est le dernier rempart contre la Barbarie (oui, tout ça juste pour écrire cette phrase). Botha contre Méla, c’est le choc des Titans au Stade de France, pour un match interdit aux moins de 18 ans par le CSA, diffusé et joué après minuit, avec accès par code parental uniquement sur Canal. Le duel n’accouche d’aucun vainqueur, les mandales de Botha annihilant les perfidies de Méla, et réciproquement. La différence se fera sur les arrières. Les Brivistes, à cours de compétition, n’ayant pas joué depuis 6 mois, manquent d’automatismes, et Delon Armitage marque l’essai de la victoire toulonnaise. Il sera d’ailleurs décoré de l’ordre du mérite par la suite, pour service rendu à l’intégrité morale de la Nation, et applaudi dans tout les stades (à part à Brive, évidemment) en 2015-2016. Le scénario catastrophe : C’est la saison de trop pour Arnaud Méla. Il ne fait plus peur à personne. Aucun autre joueur briviste ne parvient à combler le vide. Pinet se blesse rapidement, Boukerou et Peet Marais sont encore trop tendres. Perdant les batailles des rucks, privés de ballons, Brive manque d’un leader de jeu. Durant toute la première partie de saison, Brive se fait régulièrement humilier. Brive se fait systématiquement marcher sur la gueule. Brive n’est plus que l’ombre de lui-même. Brive n’est même pas au niveau du voisin aurillacois, c’est dire. En plus de tout cela, l’Aviron Bayonnais, fidèle à sa stratégie pour obtenir le maintien qui avait si bien marché quand Agen était encore en Top14, annonce avoir recruté le staff briviste. En janvier, lors du match contre Bayonne, justement, le Rubicon est franchi. Marvin O’Connor marque à la 13ème minute son 3ème essai de la soirée alors que Koyamaibole (/coller) qui aurait pu l’arrêter n’essaie même plus de le plaquer, symbole de ce début de saison de cauchemar, et de la démotivation qui gagne les Brivistes. Bayonne, jusque-là bon dernier du top 14 l’emporte 192 à 3. C’est l’humiliation suprême, l’humiliation de trop. De honte, la moitié des Brivistes arrêtent illico leurs carrières : par exemple, Guillaume Namy signe à Biarritz. Arnaud Méla se consacre à sa vraie passion, la Physique Quantique, et parvient à unifier mécanique quantique et théorie de la relativité générale grâce à sa fameuse théorie des cordes à linge (ou théorème de Béchu, en hommage à son ancien mentor). Didier Casadeï devient mannequin-sourcil et égérie de Gemey-Maybelline. Guillaume Ribes entre dans les ordres. Goderdzi Shvelidze se lance dans une fructueuse carrière de poète contemplatif, faisant par là-même du géorgien la langue des vrais esthètes. Nicolas Godignon retombe dans un anonymat qu’il n’a jamais vraiment quitté. Philippe Carbonneau retombe dans un alcoolisme qu’il n’a jamais vraiment quitté… L’équipe de Brive n’est plus, Tulle deviens l’équipe-lampion (voir plus haut) du département, et Aurillac la meilleure équipe de rugby de cette partie du monde. Bien fait pour vos gueules. Arnaud Mignardi montera sans grand succès un groupe de disco-rockabilly vintage.
Demi-finales de qualifications pour la Coupe du monde 2015 Par Capitaine A’men’donné, Ce week-end se déroulaient deux matchs qui ont déclenché à travers le monde du rugby une ferveur digne de mes retours triomphaux du lavomatic. Deux matchs menant à la finale qui désignera celui qui aura le droit de participer à la Coupe du Monde dans la poule de la mort™, en compagnie de l’Angleterre, l’Australie, le Pays de Galles et les Fidji. Autant dire qu’ils gagneront aussi le droit de se prendre quatre branlées devant un public conquis, sauf peut-être contre les Fidjiens, car le Fidjien est imprévisible, c’est à ça qu’on le reconnaît. La première a permis de savoir si on aura le droit d’avoir d’autres Tchétchènes que les Géorgiens ou d’autres Afrikaners que les Springboks et les Namibiens, puisqu’elle opposait la Russie au Zimbabwe. La seconde, c’était pour savoir si on aura le droit d’avoir d’autres Mexicains que les Argentins ou d’autres Chinois que les Japonais, en opposant l’Uruguay à Hong-Kong. Des matchs qualificatifs tout à fait équitables, puisque se jouant en un match sec, sur le terrain du plus fort au classement IRB. Certains disent cependant que les matchs ont surtout eu lieu sur le terrain de celle des deux nations qui disposait d’un stade présentable. En Russie et en Uruguay, donc. Russie-Zimbabwe 23-15 : Dans un match agréable et d’un niveau plutôt correct, la Russie a pris le meilleur sur des Zimbabwéens qui sont les véritables Clermontois de cette campagne de qualifications. En effet, lors du tournoi qualificatif africain, alors que la qualification directe leur tendait les bras, ils ont échoué à 3 mètres de la ligne d’essai leur offrant le bonus offensif face au Kenya. Avec ce point, leur hôtel (et leur vol aller-retour) serait déjà réservé. Au lieu de ça, ce sont les Namibiens, grâce à leur victoire caterpillesque face à Madagascar (89-10, et 49-0 après 30 minutes de jeu), qui empochent encore les tarifs réduits d’Easyjet, pour leur quatrième participation consécutive. Face à la Russie, malgré de beaux mouvements et deux superbes essais de Groenewald et Chitokwindo, ils ont montré qu’ils savaient perdre avec un panache digne des plus belles heures d’Aurélien Rougerie. Il faut dire que les Africains ont tendu le ballon pour se faire battre avec une entame de match désastreuse, les Russes occupant la moitié de terrain adverse encore plus facilement que la Crimée lors des 20 premières minutes. Disciplinés et sérieux, et avec un joli vécu collectif, ils s’imposent comme l’une des valeurs sûres des seconds couteaux du rugby mondial. Autre satisfaction pour les Russes, l’engouement populaire, puisque de 2 spectateurs lors de la Coupe du Monde à 7 ils sont passés à 4 spectateurs, des chiffres qui font baver d’envie Jacky Lorenzetti. Uruguay-Hong-Kong 28-3 : Un match dont le niveau de jeu ferait tressaillir d’effroi le moindre pilier de fédérale 3B, constituant par là même la meilleure publicité que l’IRB pouvait trouver pour le rugby féminin. Le score est flatteur pour des Uruguayens incapables d’effectuer une phase de jeu correcte. Privés de tous leurs meilleurs joueurs, c’est-à-dire Rodrigo Capo-Ortega, les Sud-Américains n’ont dû leur victoire qu’à une meilleure fraîcheur physique. Faut dire que comme les Zimbabwéens en Russie, les Hong-Kongais avaient un sacré voyage en bus dans les pattes. 6-3 à la mi-temps, le match n’a choisi son vainqueur qu’au fil d’une deuxième mi-temps où l’insignifiance et l’anti-jeu continuel des Asiatiques (bons pourrisseurs de ballons, reconnaissons-le) ont scellé leur sort, ainsi que la tentative d’énucléation oculaire d’un Uruguayen sur le capitaine hongkongais, qui a coûté un carton jaune à ce dernier. Non, y a pas d’erreur, à part un peu d’arbitrage. Deux essais, en supériorité numérique et en fin de match, permettent aux Uruguayens d’espérer revenir participer à la Coupe du monde. Vu l’intérêt que porte l’IRB à ces qualifications, la date de la finale opposant donc la Russie à l’Uruguay n’est pas encore connue. Probablement quand celle-ci se rendra compte qu’il manque une équipe pour faire le nombre, trois semaines avant l’ouverture de l’épreuve. A moins que lors de l’appel à cotisation à l’IRB des deux pays, ceux-ci refusent de payer tant que la date et le lieu ne sont pas fixés. Comme cela l’IRB pourra continuer à dire que les petites nations de ce sport ne sont décidément pas coopératives. La Russie partira quand même largement favorite. En effet, la qualité de jeu des deux équipes comme la qualité de l’opposition lors de ces demis-finales (le Zimbabwe semblant même bien supérieur à l’Uruguay) plaident en tout cas pour les Poutine’s boys. S’ils y parvenaient, nous aurions les exacts même participants qu’en 2011, gage de stabilité qui rassurerait notre Jacques Verdier national, si rétif au changement.
MUSCUUUU ! Le nouveau ticheurte enfin en vente. T’étais pas encore au courant, abruti ? C’est par là. Donne nous ton argent, on promet qu’on l’utilisera mieux que Serge Blanco.
Demi-finale Toulon – Racing : le compte-rendu Par LaMune, LaMune est un petit nouveau. Lors de sa candidature, il s’est présenté à nous comme un supporter du Racing, ce qui nous a tous beaucoup fait rire. Il a été embauché sur le champ. Et vient donc de gagner le droit de partir en vacances. Sale parasite. Voilà j’ai trouvé. Après des années d’errance dans le monde du rugby sans un seul club à supporter (ayant toujours vécu au dessus de la ligne Toulon-Toulouse), j’ai enfin trouvé mon club de cœur : Le Racing-Métro 92. Depuis leur match héroïque© face aux ogres toulousains©, je suis fan. D’après les commentateurs de Canal, ils venaient de créer l’exploit©. Tout ça en battant une équipe composée de joueurs retraités voire morts depuis longtemps (un peu comme une liste d’électeurs UMP) et d’un jeune COTOREP du coin auquel on avait laissé tirer les pénalités. Les plus érudits auront remarqué à cette occasion que le quota de 7% d’handicapés dans une entreprise, ça fait pile 1 sur 15. Bref, cette victoire basée sur de la défense et des coups de cul aussi gros que celui de Paul Goze, ça m’a tout de suite conquis. En plus, le Racing c’est un bon choix : c’est pas loin de chez moi, il y a toujours de la place dans les tribunes et tous les ans, Rugbyrama nous dit qu’ils vont tout gagner grâce à leur recrutement quatre étoiles©. Voilà donc l’affiche Toulon-Racing commenté par l’un des deux seuls supporters du club que tout le monde déteste encore plus que Toulon. La composition : Le Racing, c’est un peu un jeu de “cherchez l’intrus” : il n’y a que des joueurs de classe mondiale et tout d’un coup, paf, une grosse chèvre JIFF. Pour ce match, les réponses sont donc : Virgile Lacombe pour les avants et Henry Chavancy pour les arrières. Sinon le reste c’est ce qui se fait de mieux et de plus avide d’argent dans la planète rugby. A l’exception notable de Rory Kockott. Du côté du banc, le jeu est plus simple : c’est « cherchez l’alcoolique ». Un indice chez vous, sur vos écrans. Le match : On va pas se mentir, je l’ai pas vu. J’essaie de faire des trucs le vendredi soir, comme par exemple monter des produits financiers pour la LNR. En plus une fois j’ai essayé un match le vendredi soir, je me suis endormi à 39ème mêlée rejouée. Soit vers la 12ème minute. Donc voilà le match, basé sur le résumé qu’on peut trouver sur Canal : 11ème : Wilkinson tape une chandelle. Un sombre joueur mexicain – Hernandez – se retrouve dessous et se fait piétiner le sombrero par une bande de fermiers sud-africains. Le ballon sort, Habana tape à suivre. Heureusement, la défense du Racing veille : un petit hargneux bouscule Habana pendant que deux autres gros vont se vautrer à côté du ballon, sans doute pour mimer deux otaries perdues sur la banquise. On notera cependant que les otaries arrivent en général à jongler avec les ballons. Pendant cette imitation digne des plus belles heures d’Anne Roumanoff, un autre Sud-Africain (d’Australie celui-là je crois) ramasse le ballon et s’en va en terre promise©. La défense du Racing arrête Habana, lancé comme un frelon©. Reste du match : des mecs tapent des pénalités. Pourquoi ont-ils obtenu des pénalités ? Je ne sais pas, toujours est-il qu’ils les rentrent. Ah si, deux autres faits notables : Wilkinson qui passe un drop parce qu’il ne sait plus quoi faire du ballon. Côté Racing, en général on fait un en-avant quand on sait pas quoi faire. Et le deuxième, c’est l’arbitre qui refuse un essai pour un en-avant peu évident, sans même demander la vidéo. Probablement parce que l’arbitre vidéo était déjà parti ou devenu fou (imaginez-vous, seul dans le noir à l’arrière d’une camionnette à visionner Toulon-Racing. Alors imaginez le en plus au ralenti. A côté, le film sur la vie de Natascha Kampusch ressemble à « Martine à la cave »). Enfin un biopic sur la vie des arbitres vidéo Et aussi Bastareaud qui passe à deux doigts de l’exclusion (c’est Rugbyrama qui le dit) pour un plaquage un peu appuyé. En même temps, le mec fait 200 kilos donc j’imagine qu’il a arrêté le touch-rugby depuis un moment. Il a quand même pris un jaune pour montrer qu’au rugby, on peut plaquer mais pas trop non plus. Visiblement, Toulon s’en fout un peu puisqu’ils ont un deuxième Bastareaud sur le terrain. J’ai cru au début que c’était Bastareaud qui était re-rentré comme une fouine mais : Déjà le mec de 200 kilos qui arrive à s’introduire discrètement, j’y crois pas. Sinon James Bond aurait été Tongien. En plus après, les deux Bastareaud étaient sur le terrain en même temps. Les joueurs parisiens-du-mauvais-côté-du-périph : Virgile Lacombe a été exceptionnel. Nan, en vrai je sais même pas s’il a joué. D’après sa fiche Wikipédia, il a “joué” à Toulouse, Brive, en Super 15 et donc au Racing. Mais personne n’est là pour le confirmer. Peut-être que c’est une “running joke” du rugby : quand un entraîneur ne sait pas écrire le nom de son talonneur, il marque « Virgile Lacombe ». Pour le reste, je sais pas. Dans le résumé de Canal, on entendait souvent parler de Bernard Le Roux. J’imagine qu’il a dû faire un bon match du coup. Un joueur du Racing inconnu mais avec un look rigolo, donc probablement l’homme du match côté Ciel et Blanc Les futurs vainqueurs du triplé H Cup – Top 14 – Concours du plus beau slip du Var (seule compétition où Mermoz a des chances d’être titulaire) : Rayez la (les) mention(s) inutile(s) : Wilkinson a mis un drop, donc c’est le principal artisan de cette victoire. Habana a tapé au pied à un moment, donc c’est le principal artisan de cette victoire. Giteau a mis un essai, donc c’est le principal artisan de cette victoire. N’ayant pas vu le match, je sais pas qui est le principal artisan de cette victoire mais je suis sûr que dans Rugbyrama, ça doit être un des trois. Bastareaud (lequel des deux ?) a fait un plaquage samoan, donc c’est l’homme du match. Bilan de la saison : Je suis devenu fan. On a donc doublé le nombre de supporters, encore un mec pour faire le trésorier et on peut ouvrir l’amicale des supporters. Je vous promets des déplacements de folie en 205 coupé sport dans tout l’Aveyron : Oyonnax, Castres, Brive… Prenez vos appareils photos, on va voir des vraies vaches. Au niveau sportif, c’est pas mal. Sur les deux matchs que j’ai regardé, on est à 50% de victoire et 0 essai. Un bon résumé de la saison. L’an prochain, les joueurs qui veulent gagner des titres et faire du beau jeu plutôt que de gagner de l’argent vont nous quitter. On devrait donc conserver notre effectif. Et en plus, Dulin nous rejoint : avec lui et Andreu, les joueurs vont enfin pouvoir organiser du catch de nains. Et qui sait, on va peut-être gagner un match de H Cup en s’appuyant sur nos points forts : les contres, les pénalités et la crinière blonde de Zarzevki Sareswki Swarzevki Virgile Lacombe. Allez Jacky, maintenant on recrute le père Fourras et on aura le casting complet de Fort Boyard (pour ceux qui se demandent qui fait La Boule, cherchez Ducalcon sur Google Images. Pour le reste, on aura reconnu Mike Philips et Isabelle)
Le burrito catalan Après Pastigo, qui a décidé de militer en faveur du maintien de l’USAP, voici un nouveau texte consacré au club-que-personne-ne-veut-voir-disparaître-parce-que-sinon-on-ne-saura-plus-de-qui-se-moquer. Il est signé de la main de Talu, qui nous avait déjà offert le compte rendu du Cueilleredeboisico entre l’Italie et l’Écosse – assurément un amoureux des causes désespérées. Par Talu, Bon Dia ! A l’heure où j’écris ces quelques lignes, le soleil n’est toujours pas levé sur la Catalogne, et la batterie de mon téléphone et accessoirement support d’écriture indique tout juste 66. Il va falloir faire vite. 66 comme les Pyrénées-Orientales, le département des justes et des inconscients, des sages et des fous, si proche des 2 autres Pyrénées-Trucs et pourtant si lointain, séparé par des montagnes de différences et d’indifférence qui se lisent sur le visage ridé du pêcheur retraité de Collioure observant d’un oeil moqueur le touriste palois en vacances, et surtout par cette putain d’Ariège qui rappelle au monde que l’inutilité n’est totale que si elle s’accompagne d’une laideur absolue… On dit du Breton, inventeur du lit clos, qu’il nait dans des placards, vit sur la mer et meurt dans l’alcool (à moins qu’il ne meure en mer en ayant vécu dans l’alcool). Le Catalan a lui inventé la fierté. Il nait, vit, et meurt fier, un étendard à la main, que la sage-femme extrait en même temps que le nourrisson du ventre de la Catalane, et qui ne lui est retiré que lorsque celui-ci gravit pour la dernière fois le mont Canigou, avant de s’éteindre en s’écrasant au bas de la falaise au soleil de midi, conjuguant une dernière fois les couleurs sang et or. Samedi 3 mai prochain, la dernière journée de Top14 verra ces fiers Catalans se déplacer en terre clermontoise. Une terre si aride de victoires visiteuses que seul un cactus déposé à l’époque par quelque Biarrot insolent résiste encore dans le vestiaire adverse, où chaque match se conclut d’inévitables “biche” lancés çà et là sur twitter et ailleurs, et où Canal n’envoie plus que des Nicolas Dupin de Beyssat (désolé poulet, ça fait longtemps et je ne me souvenais plus des noms des autres) hors matchs rouge et noir, de peur de gâcher un vrai journaliste. Une contrée si hostile qu’elle célèbre déjà presque cette centième victoire d’affilée dans son antre bibendumesque alors qu’elle n’en est “qu’à » 76. Mais ce n’est pas seulement Perpignan qui se déplace ce samedi. C’est toute son histoire qui vient avec elle. C’est ses 7 titres de champions qui viennent, c’est ses poilus tombés, Aimé Giral en tête, qui ont entraîné le passage au bleu horizon qui seront là, c’est Desclaux et Imbernon qui regarderont d’en haut tous les 2 (seul le premier est décédé, le 2ème est simplement gigantesque). C’est Dan Carter un peu aussi (en plus il est blessé en ce moment, ça rappelle des souvenirs), tout auréolé d’un passage aussi court que réussi pour le club en 2009. C’est surtout un pays entier, plein de Greg Le Corvec qui ne rêvent que de voir les Cudmore adverses s’agenouiller, s’étaler de tout leur long, verser enfin une larme tant attendue, et sauver à la dernière minute l’Union Sportive des Arlequins de la relégation. Car c’est bien de ça dont on parle. La RE-LÉ-GA-TION. Le purgatoire. Les matchs à Aurillac en plein hiver sans pour autant profiter d’un passage rue Princesse après un match parisien. Les 13 supporters jaune et noir qui hurlent “Ici-Ici, c’est La-Roch-Elle” alors que tu as pleuré en passant devant le panneau à l’entrée de la ville et qu’effectivement, si il y a bien une chose dont tu es conscient à ce moment-là, c’est qu’ici c’est bien La Rochelle… “What happens in ProD2 stays in ProD2!” Il ne s’agit pas d’un commandement cette fois-ci. Mais d’une réalité. Chabal en retraite, tout ce qui se passera en ProD2 l’an prochain y restera enterré, enfoui, enfermé, enseveli sous des enchevêtrements d’informations plus importantes et des vidéos de chats qui font les cons sur youtube. Alors il va falloir se bouger ! Les scénarios de sauvetage sont minces. À l’heure actuelle l’USAP est 13ème, reléguable, au même nombre de points qu’Oyonnax et Bayonne. Ce coquin de sort fait que si Oyonnax n’était pas également à 50 pions, L’USAP serait devant la team Affleloute. Seulement voilà, on ne joue pas avec la réalité. La réalité c’est que le dans quelques jours, Oyonnax va chez des Brivistes plus ou moins en vacances, Bayonne joue à domicile face à des Castrais qui tenteront tout pour recevoir leur barrage, et que seul un scénario apocalyptique pourrait encore envoyer les Grenoblois au fond du puits. Je ne parlerai donc pas plus des autres. Je ne souhaite la mort de personne. Pas plus des valeureux guerriers d’Oyonnax – dont j’ignore toujours, à l’instar de 90% des joueurs du top14 qui ont vécu l’arrivée en bus sur la ville au travers d’un brouillard épais comme une crème catalane, la localisation exacte – que celle des héroïques Grenoblois qui ont réussi l’exploit de renverser le Racing à l’extérieur tout en étant l’une des rares équipes à échouer à domicile face aux Biarrots. J’ai un léger faible pour Bayonne, mais ce serait juste pour le symbole, la team basque qui sombre collectivement, se réunit, et n’arrive toujours à rien tellement les querelles internes sont sauvages et pénibles. Le record tombera aussi ! Mais il restera pour des années encore… et le dernier match de Vern à Michelin n’est pas celui-là, mais sera le prochain, ce sera la victoire qui mène en demie, puis en finale, et enfin vers le Graal suprême d’une défaite supplémentaire (maintenant que c’est gagné, on reprend le cycle hein !). Ma batterie n’en est plus qu’à 15%. Soit plus ou moins les chances pour l’USAP de survivre en Top14. C’est donc l’heure non pas de tourner la page, mais de poursuivre l’histoire. Pas la grande histoire, oh non ! Mais la belle histoire, celle avec des poings sur les ‘i’ et un bouclier à la fin. Si Jean-Pierre Perez doit marcher sur les crânes de ses adversaires, et finir par séparer la défense clermontoise telle une vulgaire mer Rouge, qu’il en soit ainsi. Les dieux du rugby n’en sont plus à un miracle près. Qu’ils fassent leur choix, je n’implore qu’une simple clémence, et non un pardon pour toutes ces errances. Visca le Mormeck !