Le zapping rugby N°2 : Édition spéciale Coupe du monde Par Arbleiz et Ovale Masqué, En janvier 2014, l’équipe de la Boucherie Ovalie vous proposait le tout premier zapping rugby. Un concept aussi original (et efficace) qu’un retour intérieur sur Mathieu Bastareaud en équipe de France. Malheureusement, le premier volet de ce zapping n’avait jamais connu de suite, pour la même raison que d’habitude : la flemme (ne vous demandez donc pas pourquoi il n’y aura jamais de #MeilleurLivreDuMonde2). Mais à l’occasion de la Coupe du monde de rugby 2015, nous avons décidé de nous sortir les trois doigts de Guy Novès du cul et de ressusciter l’émission pendant la durée de la compétition. Voici donc un nouvel épisode qui mettra à l’honneur Mike Brown, le plus courageux de tous les rugbymen, Richie McCaw, le Japon et bien d’autres idoles encore…
Retour sur Montauban – Aurillac (5-31) Par Capitaine A’Men’Donné, Comme vous le savez tous, et c’est d’ailleurs probablement la seule chose que vous savez d’Aurillac, la cité cantalienne et Météo-France, c’est une longue histoire d’amour. Ainsi, dans le but de rester invaincus une semaine de plus, le Stade Aurillacois s’était arrangé pour faire reporter ce match à Montauban, au moyen d’une violente tempête dans le… ?? Mais peu importe le département d’appartenance de Montauban, ça n’intéresse personne. Le résultat était là : Sapiac impraticable ; 5 spectateurs et 1 chien toujours portés disparus. On sait juste que le chien ne s’appelle pas Holy, ce qui complique considérablement les recherches. Mais les règles étant ce qu’elles sont, le match se devait d’être joué, ce qui fut fait le week-end dernier. Tout comme le match de la première journée de Dax à Perpignan, et tout comme sera joué le week-end prochain Las Fantasmassico opposant le Dax d’Ignacio Mieres au Tarbes de Nicolas Vergallo. Car la Prod2, c’est aussi le plus vaste et ambitieux projet de réinsertion de France -sauf avec les Ch’tis, parce qu’on peut pas accueillir toute la misère du monde non plus. Ainsi donc, un Aurillac toujours invaincu se présentait fringuant -du moins autant que faire ce peut lorsque l’on vit dans cette contrée-, face à des Montalbanais peu réputés pour leur affabilité dans leur stade. D’autant que le-dit stade fut ce qui leur coûta une relégation financière, alors qu’on se permette de le détruire, voilà qui annonçait pour les Cantalous une réception en grandes pompes dans l’arrière-train. De Pénalité meilleur marqueur d’essai pour Aurillac. La fin du jeu à l’Aurillacoise? Le début de match confirma tout cela : Granouillet blessé dès la 3° minute, et Aurillac se trouvait privé de l’un de ses deux secondes lignes en état de marche, obligeant Maninoa à passer le match dans une cage qui lui sied moins bien que les ailes de la liberté et de la troisième ligne. Puis, à la 8° minute, Montauban ouvrait le score sur sur un beau mouvement conclu par Richard Haddon. Voilà qui augurait d’une soirée de merde pour Aurillac. Et soirée de merde il y eut, mais pour Montauban, car se fut la première et dernière fois que les verts se montrèrent, et l’on ne vit alors plus que du rouge. Comme un symbole de la mauvaise synchronisation des feux de signalisation dans le centre de la cité d’Ingres (Le saviez-vous? Bon peintre de tissu, et mauvais violoniste, qui est né à Montauban, s’en est échappé à l’âge de 11 ans, pour la plus grande fierté des locaux). 5 essais et 3 transformation plus tard, le Stade laissait Sapiac encore plus désolé qu’après les intempéries. Ainsi donc, Aurillac prenait le bonus offensif en plus d’une victoire pour le moins surprenante. S’asseyant sur la cuvette de Sapiac, ils trônent sur la Prod2. 4 matchs, 4 victoires, dont trois bonifiées, 17 essais marqués, 7 encaissés, meilleure attaque et meilleure défense, et Jean-Philippe Cassan deux fois marqueur d’essai (dont une fois en prenant un intervalle, ce que vous trouveriez hilarant si vous saviez qui il est). Tout cela se passait vendredi soir. Le club le moins médiatique du rugby pro français n’a ainsi rien trouvé de mieux pour faire encore moins parler de lui que de briller au moment même de la cérémonie d’ouverture de la coupe du monde. La plan marketing du SACA a de tout temps été l’équivalent du monstre du Loch Ness, en moins connu. Des gens prétendent qu’il existe, mais personne n’en a jamais rien vu. Mais les Écossais, il faut leur reconnaître, ont su en faire un business florissant, au moins. Maxime Petitjean, 0 pénalité sur ce match. Faut-il le garder? Mais là, c’est carrément brillant. Voici un club, peut-être le dernier de France qui ne compte que sur ses résultats sportifs pour qu’on lui accorde de la place médiatique -et ça fait peu, du coup-, qui enfin en obtient un significatif de résultat, mais… Le soir d’ouverture de la coupe du monde. Déjà, on parle de Prod2, ce qui en terme de visibilité passe après les nouvelles coupes de cheveux d’un Yoann Huget auprès de la presse sportive, mais en plus à ce moment-là… Pendant que deux de ses illustres anciens avaient le droit de passer dans le poste, sur TF1, à heure de grande audience (alors que même Claire Chazal n’a plus le droit), en qualité de légendes des rugby Namibien et Roumain (allez-y, moquez-vous, c’est de bonne guerre, n’empêche que ça fait 2 de plus que le Stade Toulousain), Aurillac devenait donc premier de Prod2, tranquille en loucedé. Aurillac, aucun bonus défensif depuis le début de saison. La crise? Ce qui est ma foi pour le mieux, puisque cette situation ne devrait pas durer toute la saison, et quitte à dominer dans l’indifférence, autant se casser la gueule en toute discrétion. Sources Sud-ouest pour le classement, et Cantalpassion pour les statistiques. Merci à eux pour l’aide toujours pas intentionnelle.
Mike Brown Par Capitaine A’men’donné sur une idée d’Ovale Masqué, et avec l’aide d’Arbleiz. Mike Brown Mike Brown Mike Brown Mike Brown MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKE BROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKE BROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN Quel courage MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKE 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MIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWN MIKE BROWN, mais un autre. MIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWN MIKEBROWNMIKEBROWNMIKEBROWN MIKEBROWN MIKEBROWN MIKE BROWN Mike Brown Mike Brown Mike Brown
Les pronostics bouchers pour la Coupe du Monde Concrètement, le seul moyen d’avoir ce sentiment de victoire pendant le mois et demi qui arrive, c’est de gagner de l’argent aux paris sportifs. Et comme mettre 10€ sur une victoire des All Blacks contre le Géorgie ça rapporte moyen niveau bénéfices, on vous propose de mettre un billet directement sur le vainqueur de la compétition. Et croyez-nous, y’a de la belle cote, comme dirait Rory Kockott à l’assaut de l’Alpe d’Huez. Copareos : L’Irlande Au-delà d’une couleur de cheveux qui m’incite inconsciemment à supporter le XV du Trèfle, le succès de l’Irlande pendant cette Coupe du monde tient de la logique, ce qui est assez rare dans le rugby, je l’admets. Logique car l’Irlande est tombée dans un groupe de peintres (et de bucherons). C’est donc sans grand mal qu’elle se débarrassera du Canada, de la Roumanie et de l’Italie, le tout avec le bonus offensif, ce qui lui permettra de décrocher la première place d’un groupe où seule la France lui aura tenu tête en faisant match nul. En quart de finale, l’Irlande bat l’Argentine 26-24 dans la difficulté, alors qu’il menaient 26-0 à la mi-temps. Pourquoi ce retour des Sud-Américains ? Tout simplement parce que les rouquins avaient déjà la tête ailleurs, plus particulièrement à Twickenham, où ils affronteront l’Angleterre en demi-finale. Match qui sera d’ailleurs d’une intensité hors normes, les Verts ayant tant à régler avec les sujets de leur Majesté. De générale en générale, Paul O’Connell réussira l’exploit de prendre deux cartons rouges, le match s’emballe et se termine sur un 6-3, à l’ancienne. L’avantage des Irlandais, c’est qu’ils peuvent utiliser leurs magnifiques paysages pour les photos de présentation. » La finale verra l’Irlande affronter… la Nouvelle-Zélande, pour changer. Là, pas de générale, mais du ROUGBY. Et que ça fait des redoublées, et que j’te joue au pied, et que McCaw est hors-jeu. Bref, un exemple à suivre en matière de jeu. Sexton passera tout ce qui lui sera demandé de passer, et Carter, en se rendant compte de la différence de niveau entre le Sexton irlandais et celui du Racing, sortira à la mi-temps pour s’assurer que son futur contrat soit bien rompu. Ainsi, alors que les Tout Noirs menaient 20-15, il se feront battre par une horde celte sans pitié sur le score de 47-25. Comme quoi, avec deux équipes qui savent jouer, on arrive à voir plus de 13 points inscrits dans une finale. Ah oui, au fait, suite à ce succès, le trophée Webb Ellis sera en bronze désormais, pour lui donner cette pigmentation si particulière. Thomakaitaci : L’Angleterre Il y a une certaine évidence à parier sur la victoire finale du XV de la Rose. Tout d’abord parce que la compétition se joue dans la contrée de la Reine, bien sûr. Mais également d’un point de vue logique, les anciens membres du Commonwealth se partageant équitablement le trophée depuis sa création (2 pour la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud et l’Australie, un seul pour l’Angleterre) tout en faisant croire aux autres pays qu’il existe une compétition sportive. Comment cela va se passer ? La RFU a brouillé les pistes en plaçant son équipe dans le groupe de la mort, mais tout ceci n’est que simulacre. Les Gallois ont été forcé de simuler la blessure de Halfpenny et Webb et le choix de reprendre Mike Philipps s’est décidé directement au 10 Downing Street. Le premier tour ne sera qu’une formalité avec des victoires bonifiées sur les Fidji déstabilisés par le crachin local – eux qui, le saviez-vous, ont l’habitude de jouer pieds nus sur la plage, avec des noix de coco – sur l’Uruguay et le Pays de Galles. Le match contre l’Australie ressemblera à un match amical où chacun des deux entraîneurs alignera son équipe féminine pour ne pas dévoiler sa stratégie. Jeu concours : sauras-tu retrouver le fils d’Owen Farrell ? Un costume nazi authentique à gagner. En tant que premiers du Groupe A, les Anglais affrontent l’Afrique du Sud en quart de finale. Les Boks ont en effet été battus par une équipe d’Ecosse virevoltante et impressionnante, véritable sensation du premier tour. Le match contre les Afrikaaners n’est pas une partie de plaisir. Sous la pluie battante, et dans un torrent de boue, Alberts parvient à franchir la ligne à la dernière seconde. Mais Berbizier, recruté par la RFU en tant que « Special TMO », se fait un malin plaisir à refuser l’essai pourtant évident. L’Angleterre passe par un trou de souris, 12-9. En demi finale, c’est l’Argentine qui se présentera devant les hommes de Lancaster. Déjà très heureux de se retrouver à ce stade de la compétition, les Pumas ne poseront pas de problèmes aux sujets de Sa Majesté. Joseph transpercera allègrement la paire de centre Hernandez-Bosch et l’Angleterre s’imposera 45-6. Mais, le coup de tonnerre aura lieu dans la seconde demi-finale : grâce à un triplé se Stuart Hogg, l’Ecosse qui a déjà écarté l’Australie en quart de finale, ne fera qu’une bouchée des Français, trop euphoriques après leur nouveau succès légendaire contre les Blacks. Seymour se payant même le luxe d’humilier une nouvelle fois Scott Spedding. En finale, Lancaster sortira sa botte secrète et rappellera la star du rugby anglais, directement titulaire sur la pelouse de Twickenham : Wayne Barnes. Dans un très grand jour, le facteur X du rugby anglais réalisera un match parfait dans la gestion du jeu au sol et des hors-jeu. Pourtant, les Anglais n’auront pas besoin de ça. Comme à la parade, le jeu des hommes de Vern Cotter se délitera en finale et les Écossais seront méconnaissables. Dans une rencontre anecdotique donc, l’Angleterre sera sacrée championne du Monde pour la seconde fois de son histoire. La Cérémonie de clôture sera digne de la modestie anglaise, une ode à l’Empire récitée par le Prince Harry, habillé en tenue coloniale. L’Affreux Gnafron : La Syrie Il est parfois de coutume d’affirmer doctement que le rugby, c’est la guerre mais sans les armes. A cet égard, les Syriens se posent comme des candidats on ne peut plus sérieux pour remporter la timbale suprême. Pour le jeu au pied, il suffira de titulariser quelques pilotes d’hélicoptères de l’armée d’El-Assad. Maîtrisant mieux que quiconque la technique du largage de bidons d’explosifs au-delà des lignes adverses, ils réduiront le fond de terrain de l’adversaire en champ de ruines. Libérant ainsi de larges brêches dans la défense pour les chevauchées ravageuses des combattants en pick-up de Daesh. Le blitzkrieg revisité, la bonne vieille chandelle des familles suivi d’un assaut décidé et belliqueux sur le réceptionneur adverse (dite technique anti-Blanco 91). Concernant les mêlées et le jeu au près, les Syriens présentent déjà d’évidentes dispositions. Passer 5 ans à regarder dans le blanc des yeux le fou furieux de la rue d’en face qui n’attend que de venir te tuer dès qu’il en aura l’occasion endurcit le caractère et prépare au combat au près. Défendre la ligne devient alors une question cruciale de survie. Le seul domaine dans lequel la Syrie risque de pêcher par excès d’enthousiasme reste la discipline. Mais il faudra beaucoup de courage (ou d’inconscience) au corps arbitral pour oser venir perturber le bel ordonnancement de cette machine de guerre, programmée pour gagner. On le croyait devenu hipster, Galan se préparait en fait pour la Syrie. Capitaine A’men’donné : Les Zgorgliens (transcription approximative) Alors qu’on se dirige tranquillement vers la finale Angleterre-Nouvelle-Zélande prévue et logique, arrivera un événement qui va changer la face du rugby mondial (et du monde tout court mais on s’en fout). Pour la première fois -en tout cas de manière avérée-, une civilisation extra-terrestre entrera en contact avec l’humanité. Vous trouvez cela improbable ? Moins que ce qui déclenchera leur venue. En effet, débarrassé de l’envahissant génie de Sergio Parisse, Luke McLean va prendre de l’importance au sein de l’équipe d’Italie, et, décomplexé, enchaîner les prestations de très haut vol, se révélant être un excellent joueur. Ça relativise les extra-terrestres, hein ? Victorieux contre la France en ouverture, les azzuri sont néanmoins défaits par l’Irlande et terminent deuxièmes de leur groupe. Perdant honorablement contre la Nouvelle-Zélande en quarts, cette équipe sera la bonne surprise de ce mondial. Mais les conséquences seront inter-planétaires : l’on découvrira qu’en fait, le rugby est joué à travers tout l’Univers, étant en réalité une cérémonie religieuse. Une civilisation très avancée du fin fond de la galaxie d’Andromède s’est en effet débrouillé pour en souffler les principes fondateurs (dont la mêlée, la règle du plaqueur-plaqué, ou celle du plan vertical, démonstrations édifiantes de cerveaux ultra-puissants) à toutes les espèces évoluées de leur horizon cosmique (on découvrira dans le même temps que le houblon fermenté est en fait un amplificateur télépathique par lequel William Webb Ellis entra inconsciemment en contact avec les ET, et donc expliquera l’affinité particulièrement forte du monde du rugby avec la bière). Surveillant l’évolution de ce sport partout où ils l’ont implanté, il cherchent jusqu’ici en vain celui qui sera l’Élu. Alors que les théologiens éliminèrent au cours du temps les Sella, Blanco, Eales, Edwards ou autre David Marty, les Zgorgliens reconnaissent enfin en Luke McLean leur Prophète. L’arrivée des Zgorgliens à Londres s’est faite en toute discrétion, tel Mathieu Bastareaud dans un magasin de tables basses. Mais pour accomplir la prophétie, le Messie doit d’abord régner sur sa propre planète. Alors, les Zgorgliens interviennent, et proposent à l’IRB de jouer la Webb Ellis cup (en fait, une arme terrible de destruction massive qui leur permettra de soumettre tout l’Univers, mais que leur religion leur impose de conquérir par un match officiel), avec d’un côté un XV Zgorglien amélioré par la présence de McLean, et de l’autre un XV mondial, dernier rempart contre la Barbarie. La finale tourne vite à la foire d’empoigne. Les Zgorgliens étant des sortes de Géorgiens en encore plus agressifs, rugbystiquement et sexuellement d’ailleurs, Dylan Hartley en faisant les frais, violé qu’il sera durant la partie -à l’oreille, la faute au mode de reproduction original des ET, et donnant 8 semaines plus tard naissance au premier métis du genre. Mais les Terriens résistent bien, n’étant menés que de 4 points à 2 minutes de la fin. C’est alors que Yoann Huget, d’une course en travers victorieuse commet l’exploit. Malheureusement, comme à chaque fois qu’il fait un truc bien, il va irrémédiablement foirer la suite, oubliant Jonathan Joseph à son intérieur, et se faisant pousser en touche par le Prophète lui-même. Les Zgorgliens l’emportent dans les règles, leur règne inter-galactique peut commencer. S’instaure alors un régime de terreur, sous la coupe de fous du dieu Ballonovale, avec à leur tête le grand Luke McLean, l’Empereur aux mille victoires. Heil McLean !
Le petit Guildford de la CdM 2015 Vous l’attendiez, vous l’avez réclamé, et le voici ! Car pour vous comme pour nous, regarder du rugby à la télé n’est qu’une excuse pour boire avec excès. Sans plus attendre, le petit Guildford de la Coupe du monde 2015, à la vôtre ! (cliquez pour agrandir) graphisme par Pèir Lavit
[Inédits du livre] Les Tops Comme on savait pertinemment que vous étiez des bourrins incapables de se concentrer plus de 10 secondes sur un texte (soit le temps de lire 140 caractères), on a décidé d’aérer un peu le livre avec les chambres froides, peuplées notamment par les « Tops ». Ce sont des petits moments de détente entre deux textes plus conséquents, avec des petites blagues à picorer ici et là, de la même façon qu’un seconde ligne de devoir disperse des marrons dans un match de série. Des petites blagues légères et raffinées, comme nous en produisons en quantité. En telle quantité qu’on a rapidement songé à enlever des vrais textes pour faire de la place pour les « Tops ». Finalement on les a mis sur le site, les voici. PS : le dernier Top était très bien, mais c’était complètement con de le mettre dans un livre, vous comprendrez pourquoi. Le Top 6 des crash industriels du rugby Français : 1) Rafik Khalifa, homme providentiel à Bègles 2) « Agen tribu rugby 2012 » d’Alain Tingaud à Agen 3) Pierre Martinet à Bourgoin 4) La succession de Paul Goze à l’USAP 5) La famille Nicollin à Béziers 6) Le PSG Rugby League de Charles Bietry Le Top 10 des équipes improbables de Prod2 : 1) US Tours (2001-02) 2) UA Gaillac (2006-07) 3) Blagnac SCR (2007-08) 4) CA Saint-Etienne (2010-11) 5) CA Lannemezan (2009-10) 6) FC Rumilly (2000-02) 7) US Tyrosse (2000-07) 8) US Marmande (2000-03) 9) RC Aubenas (2000-03) 10) Istres Sports (2000-01) Le top 5 de l’humour français en coupe d’Europe : 1) Auch vainqueur du Bouclier Européen en 2004-05 2) Défaite d’Agen en finale de la coupe d’Europe des clubs champions contre Bucarest en 1966-67. 3) Baston d’après-match de Brive-Pontypridd, Heineken Cup 1997-98. 4) Exclusion d’Agen de toute compétition européenne pour la saison 2002-03. 5) Toutes les participations de Castres. Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages de dessin animés : 1) Laurent Bonventre & Philippe Carbonneau pour Minus & Cortex. 2) Giorgi Jgenti pour le diable de Tasmanie. 3) David Skrela pour Kenny de South Park. 4) Maxime Médard pour Ralph Wiggum. 5) Vincent Debaty pour Patrick l’étoile de mer. Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages de BD : 1) Clément Poitrenaud pour Gaston Lagaffe 2) Gerhard Vosloo pour Rahan 3) Gurthrö Steenkamp pour la Chose des Quatres fantastiques. 4) Henry Broncan pour Tortue Géniale 5) Vincent Clerc pour le schtroumpf à lunettes Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages littéraires : 1) Fabien Galthié pour Julien Sorel (le Rouge et le noir) 2) Rupeni Caucaunibuca pour le lapin blanc toujours en retard d’Alice au Pays des merveilles 3) Serge Blanco pour Cthuluh 4) Pascal Papé pour les Nazgûls 5) Zac Guildford pour Gervaise Macquart Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages de séries TV : 1) Pierre Villepreux pour Sheldon Cooper de The Big Bang Theory 2) Robins Tchalé-Watchou pour Omar de The Wire 3) Benjamin Fall pour Augustus Hill d’Oz 4) Scott Spedding pour Bree Van de Kamp de Desperate Housewives 5) Philippe Saint-André pour John Cage d’Ally McBeal Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages de films : 1) Daniel Kotze pour l’engagé Baleine de Fullmetal Jacket 2) Jean-Pierre Perez pour Dadan Karambolo de Chat noir, chat blanc 3) Rory Kockott pour Mr. Pink dans Reservoir Dogs 4) René Ranger pour Bob Harris de Lost in Translation 5) Pierre Berbizier pour HAL de 2001: l’Odyssée de l’espace Le top 5 des joueurs qui font penser à des personnages de jeux vidéos : 1) Stéphane Ougier pour Halfwit Harry dans Carmageddon 2) Jean-Pierre Ellisalde pour Rondoudou dans Pokémon 3) Felipe Contepomi pour Dr. Kawashima 4) Julien Caminati pour Tommy Vercetti dans GTA 5) Marie-Louise Reilly pour la barre de 4 dans Le top 5 des meilleurs hits de Prod2 : Pau-Toulon le 29 mars 2008 La bagarre de la maturité. Pour cette longue pièce d’un seul tenant, ils mettent en place une structure ambitieuse et démesurée. D’abord une introduction classique tout en crescendo, puis, au moment où l’on pense que ça se termine, un break, puis ça repart un ton plus haut. Plusieurs fois. Jusqu’à une improvisation cosmique inspirée, et l’apothéose avec 3 joueurs qui marravent en rythme l’un de leur adversaire au sol. Un free-jam de haute volée, qui fit fuir Anton Oliver à l’autre bout du monde, et plaça définitivement la Prod2 dans les cœurs transits des esthètes. Agen-Mont-de-Marsan le 30 mars 2008 La bagarre de la consécration. Le lendemain même de la première pièce maîtresse de la Prod2, un menuet élégant et incisif, tout en tensions maîtrisées. Puis, pastèque sur le cupcake (parce qu’on ne saurait parler de gâteau en faisant référence à la Prod2, de même qu’une cerise serait minimiser ce qui parachève l’œuvre), l’immense Jalil Narjissi, tout juste expulsé, crache au visage de son vis-à-vis victime de la même sanction. Un solo qui aurait suffit à faire rentrer ce classique au Panthéon. Mais sur leur lancée, le public, extatique, et redemande et obtient un rappel. Un bœuf magistral s’en suit, entraînant joueurs, staffs et supporters dans un tourbillon fait de points de suture, de gaz lacrimo et de services de sécurité débordés. Mythique et mystique. Bagarre Agen vs Mont-de-Marsan par Leyouje Albi-Aurillac le 18 janvier 2009 La synthèse parfaite du travail déjà accompli. Point de fioritures ici, ils décident de privilégier le moment au détriment de la structure. Simple, efficace, direct et incisif. Un passage au format pop réussi, même si les puristes pourront préférer la sophistication des autres exemples. Mais quel groove, baby. (A partir de 3’35 ») Pau-La Rochelle le 11 mai 2013 Encore une magistrale symphonie en trois mouvements ! Un premier doux et électrique, où les affinités se créent gentiment mais fermement. Puis un deuxième, incandescent, explosion jubilatoire qui attise encore les énergies emmagasinées jusqu’alors. Le troisième, enfin, tout en classicisme affranchi d’académisme, point d’orgue transcendant d’une pièce majeure du répertoire de la Prod2. Pau a su faire monter la pression, et La Rochelle libérer les corps et esprits de chacun au meilleur moment. Préliminaires, excitation et climax libérateur, le rugby ça a beau être papédé, ce jour-là, Rochelais et Palois ont clairement viré leur cuti. Périgueux-Mont-de-Marsan le 22 avril 2012 Une ballade mélancolique pour 2 équipes qui quittèrent le championnat quelques semaines plus tard (chacune dans un sens différent). Un « au revoir » émouvant en deux actes de facture classique mais furieux et tendus, et la promesse de se revoir un jour pour régler ça définitivement. J28 – Périgueux-Mont de Marsan: 19-27 par PROD2
[Portrait] Jacques Burger Par Capitaine A’men’donné « À chaque fois que j’affronte les Saracens, je passe mon match à regarder autour de moi pour éviter d’être dans le coin du mec frisé. » Jordan Turner-Hall Né à Windhoek, révélé à Kimberley, confirmé à Aurillac, telle est la terrible destinée de l’immense Jacques Burger. Qui a malgré tout fini par avoir le droit d’habiter dans une vraie ville, avec l’eau courante et tout. Loin d’une sous-marque Leader Price de Shalk, Jacques surpasse celui-ci dans les tâches défensives, tout en lui concédant de la percussion dans le registre offensif. Et si Shalk a déçu d’illustres observateurs à propos de son intelligence, ce ne fut jamais le cas de Jacques, car personne n’en a jamais attendu quoi que ce soit en la matière. À commencer par ses entraîneurs, plus intéressés par ses aptitudes d’équarrisseur que par une hypothétique vision du jeu. Il faut dire qu’il fait ça si bien, Jacques, retourner du seconde ligne, déblayer ce qui passe à portée de main (judicieusement ou pas, mais c’est justement ce qui fait la différence entre rugby et mikado : au rugby on déblaye d’abord, on réfléchit ensuite, soit l’inverse du mikado), plaquer du numéro 9 aux pommettes, faire d’une affaire personnelle l’imminent burn-out du 10 adverse, étouffer de ses pognes velléités et trachées de ses vis-à-vis… En un mot, entraîner les joueurs adverses dans une guerre psychologique où, à défaut de l’emporter, il les obligera au moins à entamer une thérapie. « J’ai joué N°8, mais je n’aime pas trop, car il faut réfléchir avant de s’engager. » PICA PA DACCOR. Là où tant de Sud-Africains trop mauvais pour les Boks ou même pour les pires équipes européennes évoluant aussi en bleu (pas seulement la France, bande de mauvaises langues) choisissent le maillot namibien ; là où tant de Namibiens talentueux optent pour le maillot plus vert du voisin, Jacques est toujours resté fidèle à son pays. Fidèle, infatigable, aboyant au moindre geste de ceux qu’on lui a demandé de garder, une dégaine de chamallow masquant un physique robuste, et des frisettes cachant un regard vide et un peu fou où l’on peut distinctement lire « essaie seulement de bouger, j’attends que ça pour avoir une excuse pour regarder directement ce qu’il y a sous ta peau » : à une lettre près, Burger a tout du berger des Pyrénées. On distinguera seulement les deux à leurs museaux, plus court que le crâne en forme de coin chez le canidé (quoi que ça veuille dire, merci Wiki) ; saillant, tordu et constamment éraflé chez le Burger du Kalahari, la faute à 5 fractures contractées à force de plaquages bille en tête sur les aines les moins accueillantes du rugby mondial. « Merde, j’ai perdu le fil. J’ai le droit de le désosser celui-là? » Mais sous ses allures de chien de paysan né le cul dans la merde de mouton, sous ses allures de bourreau sacrifiant conscience et morale pour le bien de son équipe, sous ses discours bourrus aux journalistes dignes d’un Pascal Papé des mauvais jours, sous cet amour du doux son des cartilages écrasés et celui plus sec des os désaxés, ne se pourrait-il pas que se cache un homme sensé ? Sous le joueur doué pour le désossage en règle, ne peut-on pas discerner un joueur intelligent ? Assez pour jouer d’abord sur ses qualités naturelles, certes, mais aussi assez pour faire preuve, le moment venu, d’intelligence situationnelle ? C’est ce que l’on a pu déceler cet été lors du match de la Namibie contre la Russie : un splendide petit par-dessus pour son ailier qui file à l’essai. Certaines mauvaises langues ont dit qu’il a juste raté son geste, et que sa véritable intention était d’allumer la gueule du centre adverse. Jacques, fais taire ces incroyants ! Continue à maltraiter tes adversaires comme d’autres les peuneus ! Continue à faire grandir ta chère Namibie, ne serait-ce qu’au cas où elle se dote un jour d’un staff médical compétent, voire d’une fédération digne de son équipe nationale – on peut rêver. Continue de faire des Saracens l’une des meilleures et des plus drôles équipes d’Europe (Ha, ces quarts contre le Racing et l’Ulster ! Et cette demi face à l’ASM, ton chef d’œuvre de charité, pour éviter à Clermont une énième désillusion en finale ! Vous voyez que c’est un gentil). COUCOU QUI C’EST ? Et si un jour, même si j’en doute, tu en as marre de passer pour un crétin aux yeux de ceux qui ne jurent que par les grandisses ou les troisième ligne de rupture, reviens donc à Aurillac. Aucun joueur n’a marqué aussi durablement ce club en y étant resté si peu de temps. Il faut dire que dans ce public où Raphaël Chanal faisait figure de demi-dieu, un bon tampon dans les côtelettes est encore mieux apprécié qu’une vulgaire chistéra ou autre passe volleyée – et c’est pratique, le CHU n’est qu’à 200 mètres du stade. Jacques, que tu refoules ou non la pelouse du Jean-Alric et tes talents d’attaquant, sache qu’aux yeux de ceux qui comprennent un peu ce sport, tu es et resteras un très grand parmi les obsédés des tâches obscures. Et donc un très grand tout court.
[Présentation] L’Uruguay Dans le #MeilleurLivreDuMonde, nous avons choisi de présenter quelques nations mineures du rugby mondial (Roumanie, Japon, Nambie, Géorgie, France, etc). Nous n’avons malheureusement pas pu traiter TOUS les pays qui seront présents à la prochaine Coupe du monde et dans une recherche d’excellence (lol), nous avons donc décidé de nous rattraper en vous proposant les fiches manquantes sur le site. Et on commence aujourd’hui avec l’Uruguay, une nation qui n’est pas loin de rivaliser avec les meilleures®, d’après les critères de notre Ouin-Ouin national. Par Capitaine A’men’Donné, Devise : « La Suisse de l’Amérique, la verrue de l’Argentine, l’Afghanistan du rugby » De tout temps, l’Uruguay a vécu dans l’ombre de son voisin argentin. Au départ, les Espagnols ne voulurent même pas coloniser cette région. Et c’est uniquement pour protéger l’Argentine des Portugais progressant au sud du Brésil que les conquistadors se résignèrent à y bâtir une base avancée. Ceux-ci ne daignèrent même pas massacrer les autochtones, ce qui est unique dans l’histoire de la colonisation sud-américaine, et prouve bien le peu d’intérêt que présentait la région. Fort heureusement, cet oubli fut réparé dès l’indépendance acquise, un bon vieux génocide étant le moyen le plus sûr de faire naître un sentiment d’unité nationale. Le pays pouvait alors prendre son essor. Le plan était simple : faire tout pareil que l’Argentine, mais en moins bien. Par exemple, le drapeau uruguayen, c’est juste celui de l’Argentine, mais en bordélique. Cette stratégie fut couronnée de succès, au point d’être surnommée bien vite « la Suisse de l’Amérique », ce qui vous place tout de suite une nation dans la hiérarchie du potentiel rock’n’roll. Mais comme l’Argentine, le pays connut ensuite de nombreuses périodes de crises économiques et de dictatures, en faisant aujourd’hui un pôle d’attraction mondial du niveau de la Lozère, les cailloux en moins. Le patrimoine culturel de l’Uruguay, c’est aussi ce monument en hommage aux victimes de l’extermination des manucures. Seule fierté, son équipe de foot a remporté deux Coupes du monde, humiliant même en 1950 le grand voisin brésilien dans son antre du Maracaña, bien avant que les Allemands n’en fassent un truc mainstream. Montevideo, la capitale, est réputé pour sa production de gens étranges. La liste des artistes qui y ont grandi en témoigne : le dramaturge et dessinateur Copi, les écrivains Lautréamont et Supervielle, le dessinateur de BD Alberto Breccia, ou la chanteuse et actrice Elli Medeiros. Toutes leurs œuvres ont un trait commun : elles sont le produit d’un cerveau dément et ravagé. La raison en est que la baie de Montevideo exhale des vapeurs aux vertus hallucinogènes. Ainsi, arrivés à l’âge adulte, tous les Montévidéens sécrètent naturellement du LSD -pas étonnant que ce pays ait été le premier à légaliser complètement le cannabis. Et les artistes sus-cités, ce sont ceux qui sont pas partis en couille. Ce qui nous amène au rugby uruguayen -car, oui, l’Uruguay joue au rugby, mais là encore en moins bien que l’Argentine. Quoique volontiers rugueux, le rugbyman uruguayen n’est pas spécialement méchant. Il est avant tout complètement taré. Comment expliquer autrement que cette équipe aille joyeusement à la Coupe du monde, dans la poule de la mort -« la galina de la muerte » comme ils disent là-bas, celle de l’Angleterre, du pays de Galles et de l’Australie, avec pour seul joueur d’à-peu-près haut niveau, un second couteau du Stade Montois ? De plus, ils se sont alignés sur ce qui se fait de pire en matière d’emblème, digne du poireaux, du coq ou du trèfle : le tero. Qui n’est jamais qu’une espèce de faisan, mais en plus nul. Et Rodrigo Capo-Ortega n’allant pas à cette Coupe du monde, c’est la garantie pour les Teros de se prendre 4 bonnes volées, s’il n’y avait leur arme secrète. Le tero, digne pensionnaire de la Fédérale 3 de la chaîne alimentaire. Bon, pas vraiment secrète, et rien qui ne pourrait faire tourner un résultat en leur faveur. Mais de quoi alimenter la légende et les joueurs uruguayens. Cette arme, c’est la grande tradition séculaire du rugby de ce pays : le cannibalisme. Le documentaire Les Survivants le prouve. Le Tero aime à déguster ses homologues. Mais ces derniers temps, c’est le foot de ce pays qui rend le plus hommage à la tradition, avec Luis Suárez en tête de gondole. Aussi, il appartient aux Teros de se réapproprier leur bien culturel, ce qui nous annonce des matchs de phase préliminaire absolument passionnants. D’autant que la 5° équipe de la poule n’est autre que celle des Fidjis, à savoir le dernier pays où l’anthropophagie fut pratiquée. On en salive d’avance. Bon, par contre, leurs stages en altitude à eux, c’est vraiment papédé.
Les dix commandements officieux de l’arbitrage Par Craig Jouberbère, Le saviez-tu ? Le livre de la Boucherie Ovalie, modestement surnommé #MeilleurLivreDuMonde a également comme auteur un arbitre de Top 14 qui, caché derrière son sifflet, a tenu à montrer que la place de l’arbitre n’est pas forcément aux chiottes, n’en déplaise à Jean-Michel Cékelchène. Il a également profité de cette opportunité pour conseiller les maso qui osent renvoyer d’un terrain des monstres de deux mètres grâce à un petit bout de plastique rectangulaire et coloré, le tout dans une tenue digne de la Fashion Week de Clermont-Ferrand. C’est ainsi que sont nés les dix commandements officieux de Craig Jouberbère, cet arbitre qu’on connaît peu, et qui te souhaite une bonne lecture. Ô toi, jeune arbitre sortant de ta formation et trépignant d’impatience à l’idée de te faire insulter tous les dimanches sur des terrains en pente au fin fond de la Lozère, sache qu’un arbitre est déjà passé par là et a gravi les échelons année après année pour arbitrer des matches professionnels : il s’agit de Craig Jouberbère. Son chemin fut long et semé d’embûches, alors pour que ton ascension soit plus simple et rapide, voici dix commandements officieux qui sont basés sur des anecdotes vécues par Craig et qui lui ont permis d’apprendre sur le tas et de suivre sa devise : “sois sérieux, mais ne te prends jamais au sérieux”. De l’avant-match, tu profiteras C’est un des rares moments où tout le monde apprécie l’arbitre. Les joueurs et entraîneurs sont souriants, ils te demandent comment tu te sens. Mais évite de te laisser piéger par cette ambiance, car si tout le monde est avenant avec toi c’est parce que tu n’as pas encore fait d’erreur. Généralement, cette atmosphère ne survit pas au match. Heureusement, il existe des bénévoles fantastiques et amoureux de ce sport qui ne changent pas d’attitude envers l’arbitre en fonction du résultat du match. Ton repas, tu surveilleras Chaque rencontre, que ce soit au niveau amateur ou même parfois en professionnel, est précédée du traditionnel repas d’avant-match. Seulement tous les clubs ne pensent pas forcément à l’arbitre lors de la préparation du repas, et il se peut que tu ne sois servi qu’une heure avant le coup d’envoi et qu’il s’agisse d’un plat bien gras type entrecôte à l’aubergine et aux poivrons, baignant dans ses deux litres d’huile. Alors pour éviter de courir moins vite que les piliers pendant le match, mieux vaut préparer son propre repas et goûter les plats proposés par politesse. Le toss, tu assureras Les formateurs conseillent de ne jamais se baisser devant les capitaines pour ramasser la pièce du toss, car cela peut paraître comme une marque de soumission. Du coup, il faut que tu te rendes compte de la quantité de pièces que tu laisses par terre tout au long de ta carrière. Petit conseil personnel : utilise des dinars, ça vaut rien. Aussi, si jamais un capitaine choisit le côté face de la pièce -celui avec le visage de Marianne- et qu’il remporte le toss, ne souligne surtout pas son succès auprès des femmes. Parce que s’il sort d’une relation difficile et qu’il fait un bon quintal, ça pourrait mal se passer. Par contre tu peux rire des nombreuses personnes qui croient qu’avant le match, l’arbitre fait le toast. Les enveloppes, tu accepteras Si jamais un dirigeant de club te remet une enveloppe devant la tribune officielle avant un derby, il faut que tu restes calme, il s’agit juste des tickets pour la réception d’après-match réunissant tous les officiels. A tes cartons, tu penseras Le cauchemar d’un arbitre est de rentrer sur le terrain en ayant oublié son sifflet dans les vestiaire, mais oublier ses cartons peut aussi avoir son côté catastrophique, surtout quand il s’agit de sanctionner une équipe peu disciplinée. Alors, même si mimer le geste devant le joueur suffit à faire comprendre ta démarche, essaye de penser à prendre tes cartons, mais aussi ton carnet, ton crayon, ta montre et ton sifflet bien sûr. Loin de la zone arbitre, tu te placeras Le placement fait partie des éléments de réussite d’un match pour un arbitre. Tu dois voir le maximum de choses sans gêner la continuité du jeu et la circulation du ballon et des joueurs. Il faut donc que tu évites la zone arbitre, qui porte mal son nom, située près du regroupement et des premiers défenseurs, car les joueurs adorent s’y rendre et se servir de toi comme d’un obstacle pour l’adversaire. Et là tu peux te faire très mal. Les conseils de supporters, tu ignoreras Parfois sur une touche pour l’équipe visiteuse, tu as le droit au fameux “lancer pas droit !”, alors que le talonneur n’a même pas lâché le ballon. Il faut en rire, ça fait partie de l’ambiance. Certains supporters, connaisseurs, savent que les arbitres ont tendance à tolérer des lancers pas très équitables. Mais ils savent aussi que la tribune principale peut influencer tes décisions, surtout contre l’équipe d’en face. Alors rappelle-toi que tu dois tout choisir et surtout ne rien subir. Tes erreurs, tu accepteras Si tu décides de regarder les ralentis de l’action qui vient de se dérouler sur les écrans géants, assumes-en les images. Car si ces dernières approuveront souvent tes décisions, il se peut aussi qu’elles montrent une erreur pouvant te mettre à dos les milliers de spectateurs présents. Et si ces derniers te proposent gentiment d’aller aux toilettes, attends la fin du match et fais comme si tu n’entendais rien, ça marche à tous les coups. Évite aussi les sourires en coin, ils sont déjà assez énervés comme ça. L’arbitre n’a pas de droit à l’erreur, contrairement aux joueurs et aux entraîneurs, et tu seras souvent accusé de malhonnêteté. Ta solitude, tu affronteras Parfois, pendant un match, les entraîneurs veulent t’influencer d’une manière plus ou moins fine. Alors quand une faute est sifflée devant leurs yeux, il n’est pas rare que l’un d’entre eux se lève et crie que ça fait quatre pénalités de suite contre son équipe et que c’est injuste, ce à quoi son adversaire répond que l’arbitre n’a pas besoin de ses conseils, avant de te notifier que l’équipe adverse est cuite. Puis les entraîneurs se regardent, te regardent, tu les regardes, tu te retournes vers les capitaines qui te regardent avec un sourire en coin : une scène digne d’un western à la Sergio Léone. Et là tu es seul au monde et tous attendent ta prochaine décision. Parfois, tu auras l’impression que le monde s’est ligué contre toi. Mais respire, tout va bien se passer. Ta fin de match, tu gèreras Pendant un match extrêmement serré et tendu, si les visiteurs mènent de quelques points et qu’il reste peu de temps à jouer, tu ne dois pas te laisser influencer. Alors quand tu siffles un en-avant local à deux minutes de la fin, le tout sous les huées du public, fais abstraction de l’ambiance et reste concentré. Il ne faut surtout pas que tu siffles quelque chose que toi seul a vu et qui ferait basculer la rencontre. Tu dois rester cohérent et concentré dans ton analyse. Ta passion, tu assumeras Tu dois toujours croire en toi. Si tu travailles et te remets en question après tes défaites comme après tes victoires, tu pourras perdurer comme arbitre. Ni ton comité d’origine, ni ton accent ne te freineront dans ton avancée. Tu auras des hauts et des bas, comme un sportif. Une chose ne doit jamais quitter ton esprit : le plaisir de vivre cette aventure, ton aventure ! Nous sommes des privilégiés, mais on ne s’en rend pas compte. Nous voulons toujours plus, alors que nous avons déjà beaucoup.
Le Lab’Hauts-de-Seine analyse Racing pas Métro 92 – La Rochelle Par @Car70uche A priori un match gagné d’avance pour le Racing 92, qui a misé sur le fait d’abandonner le « Métro » de son nom pour essayer de gagner en vitesse et en fiabilité ; de toute manière y a pas de métro à Colombes. L’équipe a battu Toulon chez eux, qui eux-mêmes battent Clermont, qui a violenté La Rochelle : c’est là que s’arrêtent mes compétences, et ça me suffit pour mettre des pronostiques sur Rugbyrama. L’équipe à Jacky : Assez classique, on y retrouve Lauret, le jumeau de Le Roux mais français, un peu comme le Breizh Cola : ça a probablement le même goût que le vrai, mais c’est un peu moins classe. Machenaud, qui depuis le retour de Mike Philipps du Pays de Galles va pouvoir monter un cercle d’entraide pour demi-de-mêlées rejetés par leur pays. Chavancy, qui a été nommé « Tuteur » de Dan Carter pour son arrivée au Racing. Quand on sait qu’au lycée, Chavancy a failli être intronisé dans la confrérie des plus gros buveurs, ça promet. Il est accompagné de Laulala et Rokocoko, si des ballons leur parviennent ça pourrait aller vite. Donc ça n’ira pas. Et à l’ouverture, Benjamin Dambielle, 3ème ouvreur du Racing l’année dernière mais avec le plus grand nombre de matchs joués et de titularisations sur la saison. On pouvait se moquer de son choix d’aller cirer le banc à Colombes, en attendant il « s’est imposé » tout en ressemblant étrangement à Dany Brillant. Be afraid Dan. Pour compléter, Coupe du Monde oblige, les JIFF de la production locale sont alignés sur la feuille de match : Javeau, Chauveau, Barba, Chat, et Gomes Sa. Je note les noms comme ça quand ils seront transférés à Brive pour enfin jouer plus de 2 matchs par an, ça vous dira quelque chose. L’équipe-pas-de-Paris-mais-pas-du-sud-non-plus : La Rochelle vient en ayant récupéré Loann Goujon, qui avoir le droit avec quelques autres d’enchaîner les matchs fantastiques pendant que la France gagnera sur la sirène contre la Roumanie. Comment ça « pas lui, l’autre » ? Deux anciens du Racing sont également dans l’équipe, dont Benjamin Lapeyre, aligné à l’aile mais aligné, une première pour lui à Colombes depuis 18 mois. Le match des-espoirs du Racing : Clairement, l’équipe se préparait pour les matchs de l’hiver, vu la quantité de ballons dégueulés au bout de deux passes. C’est malin, et puis pour les supporters ça fera pas de choc quand le terrain sera noyé et le ballon glissant. Après 30 minutes, le Racing mène 6-3. Luc Ducalcon tente alors une passe entre les jambes pour son talonneur. Le jeune espoir Camille Chat, réalisant l’absurdité de la situation et ayant encore un peu de respect pour le haut niveau, rend la balle aux Rochelais qui vont marquer. Décidé à faire citer son nom le plus possible sur Canal pour trouver vite un club avant le retour du grand blond, Chat y va de son essai à la fin de la première mi-temps, 13-10 à la mi-temps. Après la pause, le talonneur espoir continue sa lettre de motivation en perçant plein axe, la défense rochelaise ne pouvant que le toucher du bout de doigts (ce qui ne sert à rien, c’est déjà lui le Chat). Ayant couru plus de 30m avant d’être rattrapé par un trois-quarts rochelais, l’arbitre met un jaune aux jaunes et noirs pour manque de dignité. Masoe inscrit derrière un maul, ce qui fait trois essais sur quatre inscrits par des avants pour le Racing en deux journées. Ça paye de pouvoir aligner deux All-Blacks dans la ligne de trois-quarts ! C’est alors que ça se corse : Zack Holmes passe deux pénalités pour La Rochelle, puis une troisième quand Cedate Gomes Sa (certains ont deux prénoms, comme Julien Pierre ou Teddy Thomas, lui a trois noms de famille) décide de charger la tête de Lacroix au sol. C’est dommage, il n’était pas mauvais jusque-là, je suis sûr que dans quelques temps des journalistes l’auraient comparé à Ben Arous. Non ils ne jouent pas au même poste non. Ils ont pas le même physique non plus, c’est pas ça. Il prend donc un jaune, et La Rochelle les points, ce qui permet de mettre un tout petit peu d’ambiance dans la fin de match. C’est ça qui est bien avec les jeunes, d’une manière ou d’une autre ça fait des matchs plus rythmés. Rythmés, mais pas véritablement meilleurs puisque La Rochelle, avec le ballon et après la sirène rate deux drops des 35 mètres, avec deux buteurs différents. Gagner en jouant petit et sans envoyer de passe, c’est ça l’apprentissage du haut niveau, que le Racing maîtrise parfaitement. L’afteurmass : Avec un point de bonus défensif, La Rochelle remonte au niveau de Toulon. Grâce à sa victoire à domicile, le Racing prend un point d’avance sur Grenoble et deux sur le CA Brive. En toute logique.