Abats d’idées #5 : Et si gagner des titres, on s’en foutait ? (1/2) Par Le Stagiaire et Ovale Masqué, Samedi soir, le Stade Français et l’ASM Clermont Auvergne vont se disputer le Bouclier de Brennus, consécration ultime pour tout rugbyman évoluant dans l’Hexagone et sortant d’une longue et palpitante saison de MUSC… de rugby. À l’aube d’un potentiel nouveau traumatisme pour la Yellow Army, qui commence d’ailleurs à en avoir marre de cette étiquette de gentils losers, la rédaction de la Boucherie a décidé de prendre les devants et de poser sur la table une question qui nous est chère : est-ce que les titres, au final, on s’en foutrait pas un peu ? Au cours des débats internes, la plupart d’entre nous ont évidemment argumenté pour les deux camps mais c’est quand même plus marrant de volontairement proposer deux visions opposées et radicales. Dans un premier temps, voici donc la plaidoirie en faveur des perdants magnifiques, ceux qui sont prêts à défiler avec des panneaux « Je suis Clermontois » place de Jaude dès dimanche matin. Du moins jusqu’à ce qu’ils réalisent que cela implique de se rendre en Auvergne évidemment. Pour la suite du débat, vous aurez la réponse des amateurs de bling bling, qui ne jurent que par les trophées et collectionnent les posters de Pierre-Gilles Lakafia dans leur chambre. NB : Le premier qui dit « Tiens la Boucherie fait des trucs sérieux maintenant » dans les commentaires devra relire l’intégralité des livres de Jacques Verdier. Non on s’en bat pas la race de gagner des titres, tu m’emmerdes avec ta question. « L’important c’est de participer ». Si enfant vous étiez petit, gros et que vous vous êtes fait humilier par tous vos camarades au cross de votre école primaire, vos parents ont probablement tenté de vous remonter le moral avec cet adage éculé. Une phrase que beaucoup attribuent d’ailleurs à tort au baron Pierre de Coubertin. S’il en avait réellement été l’auteur, l’arbitre de la première finale du championnat de France entre le Racing et le Stade Français aurait probablement ajouté à l’adresse des premiers cités : « Enfin, vous pourriez faire un effort quand même ». Toujours est-il que cette phrase symbolique prône une vision du sport qui a pour aboutissement le plaisir du jeu et le défi personnel avant la compétition avec les autres, la gloire et les filles faciles. Disons-le tout net, dans le débat qui nous intéresse, il n’est pas vraiment question de ça. Déjà, il ne s’agit pas tellement de la vision du sportif, mais plutôt de celle du supporter. Le sportif, quand il est professionnel (ou très impliqué dans une compétition) semble avoir toutes les raisons de poursuivre un objectif qui l’aide à se dépasser et qui intervient comme une récompense au regard des sacrifices consentis (régime sans gluten, interviews de Richard Escot et j’en passe). Mais en ce qui concerne les supporters, quelle différence fondamentale apporte le titre ? Troller les supporters adverses sur Rugbyrama et Twitter en se vantant d’avoir la plus grosse ? Acheter un nouveau tee-shirt à la boutique du club pour alterner avec le « Champion d’Automne » que vous vous êtes procuré dès janvier ? On a tous déjà connu ce connard qui, au lendemain du 129ème titre du Stade Toulousain, venait faire le paon au boulot avec sa cravate rouge et noire achetée à 70 euros dans la boutique officielle. Il est aujourd’hui en voie de disparition, mais a été remplacé par un spécimen varois tout aussi agaçant. Car il est difficile de ne pas trouver ce sentiment de fierté ridicule, en voyant ce gars s’attribuer les mérites d’une victoire à laquelle il aura contribué en posant son cul sur son canapé (voire pire, derrière un écran). L’accessoire indispensable du bon connard qui bosse chez Airbus. « L’histoire ne retient que les vainqueurs ». Ah bon ? On se souvient pourtant plus de la demi-finale France – All Blacks en 1999 que du tournoi de l’Australie. On parle encore des épopées de Saint-Étienne en Coupe d’Europe alors qu’ils n’ont jamais rien gagné. Toujours chez nos amis les footballeurs, la grande équipe des Pays-Bas n’a quasiment jamais rien gagné mais reste une référence en terme de beau jeu. Dans tous les sport, des exemples de ce type existent. « Poulidor » est même devenu une expression, ce qui prouve bien qu’on oublie pas toujours les éternels deuxièmes et les perdants romantiques. Les titres n’achètent pas le respect ou l’histoire. Gagner fédère mais ne fait pas durer. Qu’est ce qui fait durer ? La passion peut-être, même si elle s’essouffle. Le passé aussi, sans doute. Encore faut-il le construire et il n’est pas si évident d’affirmer que les titres en sont le ciment. Béziers est le deuxième club le plus titré de France, mais sérieusement, qui le sait ? Qui s’en souvient ? Les supporters, les passionnés, les hommes et femmes qui continuent de faire vivre leur club, malgré les défaites et les désillusions. Les encyclopédies du rugby sur pattes qui radotent au PMU du coin et que plus personne n’écoute. Mais globalement, tout le monde s’en fout. Les titres comptent certes, mais moins que la vie du club. Plus que les trophées, le supporter a peur de voir ce qu’il a connu devenir autre chose, un monstre qu’il ne comprend plus et surtout qui ne le comprend plus, car cela créerait une fracture. On le voit en ce moment chez certains clubs de rugby comme Toulon et l’ASM où des clivages se forment entre anciens supporters et nouveaux. Les clubs mutent et certains supporters ne suivent plus. Un peu comme notre chroniqueur Pilou, supporter toulonnais qui contribue à la Boucherie depuis quelques années et dont on va citer le témoignage au sujet du RCT : « Je suis content, pour la ville et le club qu’on aplatisse l’Europe, mais ça se fait au détriment d’une posture que Toulon avait et qu’il n’aura plus jamais, sauf faillite : celle du petit qui colle une trempe au gros. C’est historique à Toulon, parce que le Toulonnais, joueur comme supporter, aime mériter sa victoire, et aime se poser en mal-aimé, en victime du fameux « complot anti-toulonnais ». Il veut gagner dans la douleur, face à un adversaire au moins aussi fort que lui. C’est pour ça que la finale contre les Saracens en 2014, c’était bien, mais ça n’était pas comparable à celle de 2013. Plus fort encore, c’est le premier match au Vélodrome, contre Toulouse, avec une équipe improbable, des mecs qui ne parlent pas une langue commune et le délire en fin de match. C’était fou. J’ai une vraie nostalgie de cette époque où chaque match était capital et où il fallait faire beaucoup avec une charnière en bois, des trois quarts maoris en surpoids et des avants demeurés ». Attention, une défaite en finale peut faire de vous un consultant aigri. … mmh nan en fait y’a pas de règles. Tout ça, c’est juste du storytelling. Le titre n’est qu’un aboutissement (parmi d’autres possibles) d’une histoire. Et plus l’histoire qui précède est belle, grandiose, romanesque, plus le final est réussi. Le titre des footeux en 1998 a marqué la France, non pas parce que tout le monde s’est dit « On est la meilleure équipe du monde » mais parce que c’était le résultat d’une « aventure » qui a embarqué tout un pays. On se souvient des haters d’Aimé Jacquet, on se souvient des buts miraculeux de Thuram, du doublé de Zizou et des Champs Élysées remplis de monde. Pas de notre bond au classement de la FIFA. Le titre n’a d’importance que s’il fait partie d’une histoire qui le sublime. D’où l’émotion quand on revoit « Les Yeux dans les bleus ». L’important dans le voyage n’est pas tellement l’arrivée, mais plutôt le chemin emprunté. C’est pour ça qu’on dit parfois d’un titre « qu’il est plus beau que les autres ». C’est aussi pour ça que les titres des handballeurs sont moins mémorables. Au delà de la médiatisation moindre, il n’y a moins de surprises, de rebondissements (exceptés sur les deux derniers matchs éventuellement). « L’époque » que l’on vit en France avec le handball est mémorable, mais les titres en eux-mêmes se succèdent et se ressemblent presque tous. Dans 50 ans, on se souviendra de la période et de quelques joueurs phares plus que d’une compétition particulière. Le titre en lui même est dépouillé de presque toutes les émotions et étapes qu’une bonne histoire est censée faire vivre : l’espoir, la peur, la joie, la surprise, le doute… C’est aussi pour ça que la défaite en finale de la Coupe du Monde de rugby en 2011 est si extraordinaire. Elle s’inscrit parfaitement dans la logique de ce qui la précède. Les défaites en poule, les sales gosses, les choix improbables de Marc Lièvremont, la demi-finale volée contre le Pays de Galles, et enfin la rédemption avec cette finale où pendant 80 minutes, on a été meilleurs que les meilleurs du monde. Il ne s’agit pas de dire qu’un titre au bout n’aurait pas donné une magnifique conclusion non plus mais, dans le cadre de cette histoire en particulier, le scénario de la défaite héroïque marchait parfaitement. Pour prendre un exemple qui ne nous concerne pas, le parcours de l’Angleterre en 2007, avec des matchs laborieux, une humiliation contre les Boks en poule, un Jonny Wilkinson de retour après avoir été brisé par les blessures, puis cette demi-finale gagnée contre l’ennemi héréditaire sur son sol… ce parcours n’est-il pas bien plus beau que celui de 2003, où le sacre de la bande à Martin Johnson était attendu de tous ? Donner une médaille aux perdants. La meilleure façon d’insulter un Anglais. À l’inverse, quand l’ASM écrase le championnat toute l’année et perd en finale comme c’est arrivé plusieurs fois, le dénouement est cruel car très irrationnel et incohérent pour ceux qui le vivent. Comme un acteur qu’on fait subitement mourir dans une série parce que son cachet devient trop élevé pour la production ou qu’il doit partir en cure de désintoxication (ou parce que ça fait rire l’auteur de torturer les spectateurs dans le cas de Game of Thrones). La complexité de cette mécanique, c’est aussi que chaque supporter peut avoir sa propre vision de l’histoire. Si Clermont l’emporte samedi, la joie sera d’autant plus importante, car les mecs en bavent depuis plusieurs années. Ceux qui ont subi les désillusions répétées et les moqueries des supporters adverses. Ceux qui signent des pétitions et qui vont enfin être débarrassés de cette image de gros losers. À l’inverse, le mec qui a débarqué de sa Bretagne natale il y a un an et qui n’avait jamais regardé un match de rugby avant d’arriver peut se prendre au jeu (voyant bien que les occasions de vibrer pour quelque chose à Clermont ne se représenteront peut-être pas de si tôt). Il sera content aussi, mais il n’aura pas la même histoire que tous les autres. Ce qui ne veut pas dire qu’elle sera moins belle. Elle aura juste une symbolique différente. Et conséquence directe, plus un supporter est assidu, plus les chances de passer par des stades émotionnels variés et complexes tout au long de l’année sont importants. Donc plus le titre est vu comme un aboutissement indispensable. Une personne avec un peu de recul sera toujours plus tolérante et ouverte sur la fin de l’histoire. On peut aussi prendre l’exemple d’Oyonnax, défait en barrages. Une fois passée la déception légitime d’avoir échoué proche du but, je pense que la plupart des supporters seront satisfaits et fiers de la saison. Le titre n’apparaissait pas vraiment comme une finalité envisageable, du moins jusqu’à la qualification. À l’inverse, les supporters du Stade Toulousain ont logiquement toujours du mal à tolérer l’idée de ne pas gagner un titre par saison (surtout depuis qu’ils disputent la Natixis Cup). Comme dans un film, plus le spectateur est attaché aux personnages, plus il espère une happy end. Mais dans certains cas, il faut savoir reconnaître que le scénario est bien plus réussi avec un dénouement tragique et shakespearien. Alors soyons lucide, le rugby nous offre assez de comédie tout au long de la saison. Il n’y a pas de mal à aimer chialer devant un petit drame de temps en temps. Puis il faut reconnaître ce qu’il y a de bien avec toutes ces finales perdues : profitez de la détresse des supportrices de l’ASM pour aller les pécho. Rendez-vous vendredi pour lire la réponse de Capitaine A’men’donné sur le sujet. Pour lire les autres articles de la rubrique « Abats d’idées » en attendant, c’est par ici.
Gloucester – UBB : La conclusion du plan Marti (1/2) Par Raphaël Ibanesse, (c’est un nouveau mais ne l’insultez pas dans les commentaires s’il vous plaît : quand vous faites ça ils ne reviennent jamais) La conclusion du plan Marti (partie 1/2) Les matchs se préparent généralement dans la semaine qui les précède. La préparation de celui-ci a commencé il y a plusieurs mois. Il s’agit de la conclusion d’un plan mûrement réfléchi. Un plan dont j’ai réussi à obtenir tous les détails. Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Je vais vous faire un petit résumé. Nous sommes en octobre 2014. L’UBB vient d’écraser coup sur coup Clermont et Castres à domicile en inscrivant 110 points et 15 essais en 2 matchs. Elle occupe la 3ème place du championnat après 9 journées, est invaincue à domicile et a en plus été gagner à La Rochelle grâce à une rentrée décisive de Beauxis, qui a fait taire les critiques ne voyant en lui qu’un mec bon à mettre des pénalités de plus de 50 mètres. L’infirmerie est vide, exception faite de Domvo qui aura fait une saison quasi-blanche, et les rumeurs des arrivées d’Ashley-Cooper de de Sekope Kepu commencent à se répandre, en plus des signatures de Loann Goujon et Luke Braid. On peut donc dire que tout va très bien. Trop bien même. Pierre Bernard est appelé en équipe de France. Laurent Marti, le président de l’UBB (à ne pas confondre avec l’autre Marty, David LE CATALAN ), sait bien que si l’UBB continue comme ça, d’autres joueurs suivront, comme Lesgourgues, Madaule, et évidemment THE CHOSEN ONE, THE ONE OF A KIND : JEFFERSON POIROT (retenez bien ce nom, en même temps c’est pas dur). Or 2015 est une année de Coupe du monde, et Laurent Marti et son staff ne pourront pas se passer d’autant de joueurs pendant le premier quart du championnat et espérer réussir à concilier parcours honorable en Coupe d’Europe et place dans le Top 6. Le staff d’ailleurs est également une source de problème puisque RMC, toujours les numéros 1 de l’information, annonce que Raphael Ibanez, le manager de l’UBB, est le grand favori pour succéder à PSA. Marti ne peut pas laisser partir ses joueurs et son staff. Il ne pourra pas les retenir s’ils sont appelés par le XV de France. Ils seront appelés si le club continue de jouer à ce niveau. La solution est dure à prendre, mais évidente : il faut enrayer la machine UBB. Il convoque donc les joueurs et le staff pour leur expliquer son plan. Manager qui descend au bord du terrain alors qu’on lui a rien demandé, survet pourri : Ibanez aura pourtant tout essayé pour faire comme Guy Novès. Phase 1 : La descente aux enfers Pour Marti, L’UBB ne doit pas finir dans les 6 mais doit quand même disputer la Champions Cup l’an prochain, ce qui signifie qu’elle doit finir 7ème. Pour cela elle doit baisser son niveau de jeu et sa place au classement pour être oubliée par la fédé, mais pas trop non plus pour ne pas éveiller les soupçons. Tout va être une question de dosage. Le destin va même filer un coup de main puisqu’il va se charger de remplir rapidement l’infirmerie du club et ainsi donner une parfaite excuse pour expliquer sa baisse de régime. Point de vue résultats cela veut dire plus de victoires à l’extérieur, mais quand même des points de bonus défensifs obtenus dans des matchs largement à sa portée face à des adversaires bien plus faibles, comme à Bayonne ou au Racing Métro. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut également perdre à domicile, 3 défaites semblent le chiffre parfait. Marti choisit donc ses trois dates. La première est la réception de Toulouse. Plusieurs raisons motivent ce choix : Toulouse est un gros club, donc perdre ce match n’aura rien de suspect, et en plus Talebula, Guitoune, Tuifua et Toetu sont retenus pour les test-matchs de novembre, ce qui permet au staff d’intégrer Benjamin Sa pour sa seule feuille de match de la saison. Cela ne semble pas important au premier coup d’œil mais on parle là quand même du seul pilier du Top 14 à être capable de se faire écraser par la mêlée toulousaine. Malgré tous les efforts fournis, l’UBB se retrouve avec la balle de match quand Bernard n’a plus qu’à inscrire une transformation largement dans ses cordes à 2 minutes de la fin pour faire gagner son équipe. Il faudra un gros effort de l’ouvreur pour rater ce coup de pied et permettre à Toulouse de continuer à penser qu’ils sont toujours meilleurs que nous. Du grand art. Pierre « Yvain » Bernard confie qu’il est trop gavé d’avoir raté cette pénalité. La deuxième est le match face à Toulon. Là aussi réception d’une grosse équipe, mais en plus les absences chez les lignes arrières entraînent la titularisation de Beauxis en 15 et celle de Talebula au centre. Le début de match se déroule comme prévu, avec succession de air-plaquages et de mauvais choix pour l’UBB et une nette domination au score pour Toulon (20-9). Seulement voilà, Toulon commence à se relâcher et donne un essai gag à l’UBB juste avant la mi-temps. Le RCT ne parviendra pas à vraiment re-rentrer dans le match et l’UBB s’impose malgré elle 28-23. Il faut vite que Laurent Marti trouve une autre date ou le plan tombe à l’eau ! La troisième date initialement prévue correspond à la venue du Stade-Français. Le plan est le même que face à Toulon, mais cette fois-ci l’UBB parvient à perdre assez sereinement, même si le spectre de la victoire face à Toulon ressurgit lorsque Beauxis échoue à échouer face aux perches et permet à l’UBB de mener de 2 points à 1 minute à la fin. Heureusement, Yoyo se rattrape en rendant vite le ballon au Stade Français, et autorise de ce fait Plisson à inscrire le drop de la victoire. Laurent Marti trouve finalement la date qu’il lui manque avec la venue de La Rochelle. Même s’il ne peut pas parler de grosse équipe en face, il trouve 2 raisons pour justifier la future défaite de son club : la revanche d’une équipe battue de manière frustrante chez elle au match aller, et surtout le fait qu’il s’agisse d’un © DERBY (de l’Atlantique, dont tout le monde se fout mais là n’est pas la question), et comme chacun sait tout est possible dans ce genre de match. L’UBB parvient à perdre la rencontre et se permet même de commencer à parler de la menace de la relégation. Plus personne ne pense à sélectionner des joueurs de l’équipe avec le XV de France et Novès est finalement déclaré nouveau favori dans la course au poste de sélectionneur. Le plan dépasse toutes les espérances du président. Il est temps de lancer la phase 2. « Putain je suis quand même pas mauvais moi. » Phase 2 : La remontée L’UBB distancée dans la course au top 6 peut commencer à rehausser son niveau de jeu. Là aussi il s’agit de la jouer fine pour ne pas trop attirer les regards. Il faut donc trouver des raisons pour justifier le renouveau de l’équipe. Le retour de certains blessés, les bonnes performances des jokers peu utilisés jusque-là et l’éclosion de Marco Tauleigne sont avancés pour expliquer la soudaine bonne passe du club. Ce dernier remonte tranquillement au classement jusqu’à se retrouver en position idéale pour accrocher la 7ème place avant la dernière journée, puisqu’il lui suffit de ramener un point de son déplacement à Toulouse pour s’assurer de disputer les barrages. Mais comme au match aller, il faudra un énorme raté volontaire du buteur de l’UBB, cette fois-ci Beauxis, dans les derniers instants du match pour éviter une victoire et une place dans les 6 premiers. Les supporters toulousains se permettront même certaines piques envers Yoyo en disant qu’il s’agit là de son meilleur match à Ernest-Wallon. Ils rigoleront moins quand l’an prochain l’UBB et le Stade seront dans la même poule en Champions Cup et qu’il marquera le drop de la victoire qui qualifiera l’UBB en quart de finale à place de Toulouse. Malgré tout il restait encore à gagner le barrage face à Gloucester. Là aussi Laurent Marti avait un plan. Mais il mérite un article à lui entier et je ne me permettrais pas de le résumer en quelques lignes. Je vous le décrirai donc prochainement.
Hors-série : Le Diapora-Novès Enfin des images ! Comme vous le savez, Guy Novès est le nouveau sélectionneur du XV de France. En attendant de savoir si c’est une bonne nouvelle pour les Bleus, nous sommes certains qu’il s’agit au moins d’une bonne nouvelle pour nous, puisque rien qu’à l’idée de commenter les propos de Maître Guy en conférence de presse pendant 4 ans, notre site bug déjà. Fêtons donc ce grand évènement avec un bon vieux diaporama intégralement consacré au plus grand homme qu’ait jamais connu la ville de Toulouse (avec son maire Alain Juppé). Combien j’ai de doigts ? 5 ? Tu joues pas. Mmmh… ça sent encore l’UBB. En exclusivité pour la Boucherie, Novès prend Laporte. Comment ça, le costume de sélectionneur est trop grand pour moi ? Aha sacré Jean-Michel ! Tu as failli m’avoir avec ton Pierre-Gilles je-ne-sais-quoi. Scientifiquement prouvé : fréquenter Guy Novès pendant deux décennies produit les mêmes effets qu’une consommation de méthadone assidûe. Merci Lionel, je te revaudrai ça. Mais enlève ton maillot de Toulouse, ça va finir par se voir là. Tu vas voir c’est sympa Castres. Et puis, même génétiquement modifié, un hobbit reste vachement moins agressif qu’un ours. J’ai regardé Gladiator hier. Au début y a un super moment de complicité entre Commode et Marc Aurèle. Attends je vais te montrer… DHALSIM WINS ! Un bon cassoulet c’est avant tout une grosse saucisse et plein de petits fayots. Je sais pas si vous avez remarqué mais quand on prend les trois points… […] C’est tout pour moi merci, c’était Guy pour le Toulouse Comedy Club ! – Allo, M. le Journaliste ? – Oui ?– Je vous appelle pour vous dire que je vous emmerde.– Mais…– C’est tout, au revoir. Moi quand Louis Picamoles joue une pénalité rapidement à la main. Oui William, moi aussi je suis déçu de plus travailler avec toi. Dans ce stylo se cache un détonnateur. Une simple pression et Yannick Nyanga se retrouve sur le banc pendant les phases finales. Guy Novès devant le monument commémorant les titres qu’il a gagnés depuis 1911. FAKE ! Élevés en plein air, abattus sur un banc. Et là je dis à William : « T’en fais pas pour l’année prochaine, moi je pars mais il te reste Jean-Baptiste. Elle fait quelle taille la bite de Pilou ? Guy Novès aura marqué la ville. Ici, vestiges du mur d’enceinte empêchant Byron Kelleher de rejoindre les bars. (ça n’a pas marché) Dans un univers parallèle, Guy Novès entraîneur du Stade Français fait le signe des 5 points pour jouer la pénalité à la main. Photo rare de Guy Novès s’occupant de la formation toulousaine. Encore 10 ans sur le bord de touche, quelques cheveux gris, une nouvelle coupe, un reniement de tous ses principes de jeu et on aura un sosie parfait ! Et c’est grâce à ces bonbons au GHB que Grégory Lamboley a obtenu une nouvelle prolongation de contrat de 3 ans. Ne cherchez plus où Thierry Dusautoir a appris à faire son fameux regard qui fait peur. Malgré son régime sans gluten, Maxime Médard est fou de rage en constatnt qu’à 61 ans, Guy Novès est toujours plus fit que lui. Pas besoin de légende, le site officiel s’en charge très bien. Overdose de swag en 94. Guy Novès et ses amis se préparent pour les demis. Les cadences infernales d’un calendrier des dieux du stade qui marche sur la tête
[Boutique] Le ticheurte Top 15 est de retour dans les bacs ! Avis au peuple carnivore, Après le grand succès rencontré par notre Ticheurte Top 15 lors des fêtes de fin d’année 2014, beaucoup d’entre vous nous avaient demandé quand ce chef d’oeuvre de la mode contemporaine serait réédité. Nous vous avions alors répondu « bientôt », avec un optimisme et une précision digne de Philippe Saint-André en conférence de presse. 6 mois plus tard, votre souhait a enfin été réalisé ! En effet, le ticheurte Top 15 est de nouveau disponible dans notre boutique, en modèle fille ou garçon, du S au XXL, de Romain Teulet à Uini Atonio. Il coûte toujours 19 euros frais de port inclus, un prix ridiculisant la concurrence – ça tombe bien puisque nous n’en avons pas. Pour l’acheter il vous suffit de cliquer ici et de sortir votre porte monnaie. Notez que la livraison sera assurée avant la finale du Top 14 (le 13 juin) si vous commandez avant la fin du mois de mai. Oui ça nous prend un peu de temps mais on fait tous les colis tout seul, on est pas encore assez riches pour embaucher un stagiaire au Stagiaire.
Le XV de France des invités surprises (2/2) Après avoir sélectionné les arrières-surprises, voici les avants-surprises… 1 – Jefferson Poirot (choisi par Thomakaitaci) Parce qu’il n’y a pas que le football qui a le droit de faire découvrir au monde entier des types aux noms pourris (coucou Jean-Eudes Maurice et Jean-Kévin Augustin), PSA va prouver que le rugby peut rivaliser. Et de quelle manière ! Jefferson Poirot, la synthèse parfaite entre un nom de président américain et celui d’un détective belge à moustache. Tel la femme à barbe ou l’homme à deux têtes dans les foires à Freaks du 19e siècle, Jefferson Poirot a aussi le droit à son quart d’heure de gloire (de préférence, le dernier quart d’heure de la finale de la Coupe du monde, pour l’Histoire). 2 – De Pénalité (choisi par Capitain A’men’donné) C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Or, en matière de marmites comme en soupe de rugby, De Pénalité s’y connait. Ce terrible joueur, transparent tout le long du match mais toujours là pour marquer l’essai de la gagne est aux avants ce que Vincent Clerc est aux lignes arrières. La France ne pourra rien sans ce match-killer impitoyable et expérimenté. Boudé par Philippe Saint-André depuis le début de son mandat, viré du Stade Toulousain au profit de Tialata de manière incompréhensible, le vétéran a retrouvé une nouvelle jeunesse du côté d’Aurillac en ProD2, où, on le sait, l’âpre jeu d’avants est encore pire qu’en Top14 (au regard des critères d’Amnesty International en tout cas). Alors, certes, un tel joueur n’est pas de nature à provoquer la pâmoison du grand public. Mais contrairement à un Teddy Thomas ou un Yoann Huget, celui-ci est toujours à l’heure aux rendez-vous. Rarement blessé, discret sur et en-dehors du terrain, De Pénalité c’est la force tranquille qui portera le XV de France au sommet. Soyons lucides, pour pallier ce déficit de classe il faut que je m’inspire de ce qui ce fait de mieux. Je vais me laisser pousser la barbe comme Steve Walsh 3 – Le pilier mystère (choisi par L’Affreux Gnafron) Il est désormais de coutume de faire appel au talent des participants des réseaux sociaux pour tout un tas de causes plus ou moins farfelues (design d’une pizza, slogan d’une chaîne de supermarché, interview d’un ancien président de la République). Vu la pénurie de joueurs français au poste de pilier droit, pourquoi ne pas lancer une grande campagne de recrutement via le célèbre réseau Twitter ? Ainsi, si votre IMC se révèle indécemment élevé, que vous êtes ce que l’on appelle communément « un bon gars » (vous connaissez l’intégrale des chansons de Patrick Sébastien) et que vous n’avez rien de prévu entre le 6 juillet et le 31 Octobre (sauf vos actualisation Pôle Emploi mensuelles), postulez au poste de pilier de l’équipe de France via le hashtag #PilierDuXvDeFrancePourLaCDM. Un tirage au sort parmi les participants vous permettra en 2015 d’entrer dans la peau du Fabien Barcella de 2011. Passion IMC 4 – Arnaud Méla (choisi par Le Stagiaire) Pour que l’équipe de France remporte une Coupe du monde en Angleterre, il faudra sans aucun doute faire quelques sacrifices et s’asseoir sur quelques valeurs. Exit le fair-play, le french flair et la convention de Genève. Le XV de France part en guerre et le résultat risque davantage de ressembler à une session bien sale de Call of Duty qu’à une partie de Risk. Pour s’en sortir, il va donc falloir y aller avec des soldats très particuliers, type réformés P4 ou candidats à l’intégration du « Suicide Squad ». Bref, il faut des hommes de caractère, pas des starlettes. Et s’il est bien une personne dans le Top14 qui correspond à ce profil, c’est le deuxième ligne et capitaine briviste. Leader sur le terrain, l’homme qui porte le CAB à bout de bras depuis le début de la saison, a cette capacité géniale de terrifier ses adversaires tout en transformant ses coéquipiers en kamikazes. S’il fut un temps où son tempérament impulsif pouvait coûter des points à son équipe, Arnaud Méla a atteint le fameux « stade de la maturité ». Un âge où on a été pénalisé tellement de fois qu’on connaît les règles mieux que l’arbitre et où on a accumulé assez d’expérience pour réaliser les mêmes coups de pute qu’avant sans jamais se faire prendre. Arnaud Méla, c’est le mec qui fait pleurer trois adversaires rien que dans le couloir qui mène au stade avant le coup d’envoi et qui n’hésitera pas à mettre un plaquage à retardement au Prince Charles si ça peut faire gagner un match. Il pourra de plus apporter toute son expérience au groupe (et oui, rappelons que cet homme compte déjà quatre sélections) et faire exploser les ventes de produits dérivés (qui ne rêve pas d’une poupluche Arnaud Méla, franchement ?). Bref, les Anglais sont prévenus, si un jour Arnaud Méla devait jouer le méchant dans James Bond, le film durerait 7 minutes et mettrait un terme à la franchise. MOI AUSSI JE VAIS LAISSER POUSSER LA BARBE ! 5 – Lionel Nallet (choisi par Capitaine A’men’donné) Regardons la réalité en face : le XV de France n’a rien à espérer de cette Coupe du monde. Aussi, en prévision de cela, le groupe aura besoin d’un spécialiste de l’échec. Et Lionel Nallet, c’est 38 ans d’expertise de la loose. Déjà, il est né à Bourg-en-Bresse. Ensuite, découvrant le haut-niveau avec Bourgoin, il perd 4 finales dans 4 compétitions différentes avec les Isérois. Il remporte enfin un trophée avec Castres, mais c’est le bouclier européen, une compétition tellement surréaliste que même Auch l’a gagnée. Puis il quitte prudemment Castres, avant que ceux-ci ne parviennent enfin à gagner un match de barrage. Idem avec le Racing Metro, qu’il quittera pour Lyon. C’est dans la capitale des Gaules qu’il remporte enfin le trophée qui couronne sa carrière : champion de France de ProD2. Classe. Heureusement, retour à la normale cette année avec une place de lanterne rouge pour le LOU. Avec un tel CV mêlant choix de carrière hasardeux et occasions ratées, nul doute que Nallet saura prévenir l’équipe de France de trop d’ambition dans cette Coupe du monde. Ainsi, celle-ci pourra se concentrer sur son seul objectif réaliste : le maintien. 6 – Raphaël Lakafia (choisi par Capitaine A’men’donné) En l’appelant à la surprise de tous en 2011, Marc Lièvremont avait invoqué l’un des plus puissant artefacts du rugby français : le Hau du Hakoga Lakafia. Hakoga, en Wallisien, c’est la lignée. Or, celle de la famille Lakafia est ancienne et puissante. Le Hau, c’est l’esprit et le pouvoir de cette lignée. Il se manifeste par le biais de complexes cérémonies de dons. En donnant une cape à un Lakafia, celui-ci se doit de la rendre, au risque de réveiller le mauvais esprit. Marc Lièvremont l’apprit à ses dépends contre les Tonga en le faisant jouer alors que celui-ci avait déjà joué contre le Japon. Ne le mettant plus sur les feuilles de matchs, Lapinou permit au XV de France d’atteindre la finale. C’est aussi comme cela que, sans jouer, Pierre-Gilles a permis à Toulouse et Castres de conquérir leurs derniers titres de champion de France -et a contrario, faire souvent jouer Raphaël a fait plonger le Biarritz Olympique l’an dernier. Ainsi, appeler un Lakafia et ne pas le faire jouer, c’est l’assurance d’un parcours réussi. 7 – Steffon Armitage (choisi par Ketchup-Mayol) On se souviendra aussi de PSA pour sa politique du « Si vous n’en voulez pas, moi, je veux bien vous débarrasser », nationalisant quelques étrangers selon leur aptitude au funambulisme, leurs capacités lacrymales ou leur amoralité. Pourtant, il en est un que PSA ne peut pas laisser passer : Steffon Armitage, qui par un tour de passe-passe administratif aurait pu, dit-on, être sélectionnable. Si c’est le cas, comment pourrait-on se priver d’un des meilleurs plaqueurs-gratteurs du monde, qui peut vous mettre un mec en ITT de 45 jours juste en lui tombant dessus ? Et cerise sur le gâteau, ce serait la meilleure occasion de faire chier les Anglais depuis Jeanne d’Arc. Et au pire, même s’il n’est pas sélectionnable, on peut le faire rentrer en douce à la place de Mathieu Bastareaud. 8 – Gillian Galan (choisi par Peir Lavit) Parce que 2015, c’est clairement son année : série en cours de 1 match sans blessure, un slip tout neuf et un IMC à faire pâlir Maxime Médard Josua Tuisova. Pour Ouin-Ouin, le timing est idéal pour lancer le Toulousain dans le grand bain.
Le Cantalabo analyse Aurillac-Perpignan Par Capitaine A’Men’Donné (image de titre par @greub1) Le vol de la compagnie USAP-Airlines reliant Perpignan à Aurillac s’est crashé ce week-end dans les montagnes du Massif Central. Pour mieux comprendre la catastrophe, voici un dossier exposant les principaux éléments connus sur cette terrible tragédie. Avec en exclusivité pour la Boucherie Ovalie, la retranscription de la boîte noire retrouvée dans les décombres fumants de l’amour-propre catalan éparpillé dans tout le parc Hélitas d’Aurillac : Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 16h45 – Causerie d’avant-match : Alain Hyardet : Bon, les gars, on va pas y aller par quatre chemins, parce que c’est déjà comme ça qu’on est arrivés ici -foutu trou paumé. En face on a le Stade Aurillacois. Le Stade Aurillacois, putain ! Leur budget, c’est notre déficit ! On a un standing à assurer, les paysans du coin vont venir voir la grosse équipe de la division, donnons-leur en pour leur argent ! Offrons à ces pauvres gens un peu de rêve et de lumière avant qu’ils repartent pousser le cul de leurs vaches à la con toute la semaine! C’est leur sortie annuelle à ces gens-là, et ils sont déjà impressionnés par leur nouvelle tribune en plastique rouge. Alors imaginez, voir pour de vrai le grand David Marty ! D’ailleurs, à la vitesse où arrivent les informations dans ce coin, ils doivent croire qu’il est encore un bon joueur… David Marty : Hé ! Alain Hyardet : Silence pendant mon speech ! Et leur équipe, vous avez vu ça ? À l’aller, ils ont profité des conditions pour faire le nul chez nous. Mais là, on va leur faire comprendre qui c’est les plus forts ! Jouer sous le vent et la pluie et les pieds dans la boue, ça leur avait profité, ils connaissent bien. Sans compter ma blague avec Henry (Tuilagi, note du transcripteur) en seconde ligne -haha c’était marrant, ça ! Mais avec des conditions normales comme aujourd’hui, on va voir s’ils arrivent à nous contrer en touche et à nous embrouiller en mêlée ! Bordel, le tiers de leur équipe, c’est des troisièmes couteaux dont l’ASM n’a pas voulu ! Alors qu’ils ont gardé Radoslavbidule ! C’est vous dire si ça doit pas voler bien haut ! Julien Farnoux : Euh… Alain Hyardet : Ta gueule bleu-bite ! On sort d’une semaine de vac… de stage de cohésion ! Alors je veux voir de la cohésion ! Tout le monde à l’unisson, tout le monde dans le même sens, pendant 80 minutes ! Dès le début du match, on les prend à la gorge ! 1ère mi-temps – Turbulences: 2° minute de jeu : essai Aurillac. Albert Valentin réceptionne une passe de McPhee sur ses 40 mètres en bord de touche, puis court tout droit -à l’exception d’un cadrage débordement sur Farnoux. Les vœux de Hyardet sont exaucés : l’équipe de l’USAP est tout à fait cohérente, puisqu’à part Duvenage et Mjekevu, ces sales individualistes, tout les autres sont à l’unisson dans la médiocrité. C’est d’ailleurs sur une combinaison bien menée par les deux Sud-Africains que Perpignan revient au score. Mais entre les fautes sanctionnées par Petitjean, la touche perpignanaise à la dérive et le manque d’agressivité dans les rucks, la mi-temps est atteinte sur le score de 21 à 7 pour les Cantalous -malgré une légère domination en mêlée des Catalans. Quoique subissant des turbulences, rien ne permet encore de prévoir un tel crash. En effet, la mise en route des systèmes auxiliaires de sécurité permettent encore de penser, à ce moment-là, que la tragédie pourra être évitée. Plan de jeu du Stade Aurillacois (communiqué par une internationale française préférant garder l’anonymat) : Ballon Perpignan dans leur camp → Faute aurillacoise → Pénalité USAP → Touche USAP dans les 22 aurillacois → Récupération Aurillac → Petitjean → Touche USAP 20 mètres plus loin → Récupération Aurillac → Petitjean → Touche USAP 20 mètres plus loin → idem jusqu’aux 5 mètres perpignanais → récupération Aurillac → D’une manière ou d’une autre, essai Aurillac. Le plus dur pour les Cantalous étant de ne pas éclater de rire. Plan exécuté à la perfection, et débouchant tour à tour sur un groupé pénétrant victorieux pour l’essai de Maituku (35′), puis une récupération de touche et un sprint en marchant pour celui de Roussel (59′), et enfin un essai de Pénalité (72′), deuxième meilleur marqueur d’essai Aurillacois cette saison. Car, oui, à l’instar Beauxis et Poux à l’UBB ou de Bouilhou à Pau, les réprouvés du Stade Toulousain retrouvent une seconde jeunesse loin du Capitole. La touche de l’USAP a encore du travail. Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 17h45 – Discours à la mi-temps : Alain Hyardet : Mais c’est quoi ce bordel ? Grégory Patat : Bè c’est Aurillac. Ils jouent pour la qualif’ eux aussi. Alain Hyardet : Quoi ? On joue à un tel niveau qu’une équipe comme Aurillac fait partie des outsiders ? Grégory Patat : Bè, oué. On est en Prod2, vous vous rappelez ? Alain Hyardet : Oué bin même en Prod2 ce genre de choses, c’est scandaleux ! Inimaginable ! François Gelez : Enfin, vous étiez prévenu, ils étaient déjà pas mal quand vous entraîniez Aix-en-P… Alain Hyardet : Quoi Aix-en-Provence ? C’est quoi Aix-en-Provence ? C’est où Aix-en-Provence ? Connaît pas, ça n’existe pas ! C’est une invention de journalistes ! Quant à toi François, à ta place je fermerais ma gueule ! Vouloir produire du jeu avec David Marty en chef d’attaque ! On aura tout vu! François Gelez : Oué bin en attendant, c’est avec ça qu’on a pu marquer un essai. Enfin en évitant David, quand même. Parce que récupérer des pénaltouches grâce aux mêlées, ça nous amène pas bien loin… Alain Hyardet : Tiens d’ailleurs, ça vient d’où qu’ils sont bons en touche ? Grégory Patat : Bè, c’est leur point fort depuis 2-3 ans. Vous avez pas regardé les analyses-vidéo ? Alain Hyardet : Quoi ? On joue à un tel niveau qu’on doit étudier le jeu de l’adversaire ? Mais merde à la fin ! Bon, puisque c’est comme ça, on change Raphaël (Carbou, ndt) pour Benoît (Cabello, ndt) à la première occasion. On va voir s’ils continuent à nous faire chier en touche ! Heureusement qu’il y a Rudy à la mêlée ! Devant, c’est le seul qui joue à son niveau ! (les dialogues marqués en italiques sont en anglais sur l’enregistrement): Dewaldt Duvenage : Sérieux ? Rudy fuckin’ Chéron ? Alasdair Strokosch : Yep. Le pire,c’est que c’est vrai ce que dit le coach. Dewaldt Duvenage : Mais qu’est-ce que je fous dans cette galère ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Alasdair Strokosch : C’est à moi que tu demandes ça ? Dewaldt Duvenage : (soupir). Alain Hyardet (à tous) : Bon, du coup, faut y remettre le nez ! Dès la reprise, je veux qu’on leur fasse payer ! Du combat, du combat, du combat ! Allez les gars, motivés ! 2° mi-temps – Krabardaf: 42° minute, essai Aurillac. Le ballon est envoyé à l’aile après quelques temps de jeu. Le talonneur Leiataua hérite du ballon sur la ligne médiane. 4 gros contre 4 gros, la menace semble faible. Mais Chéron, bon en mêlée ce samedi, est beaucoup moins à l’aise dans le jeu. Il décide d’innover en défense en écartant les bras et agitant les mains pour faire peur au Samoan. Celui-ci l’expédie au sol d’une pichenette, le laisse gisant à terre, puis galope tout droit vers l’en-but. 28 à 7, la messe est dite. Le système de sécurité Strokosch entré en jeu met du temps à être efficace, faute de ballons. Alors, c’est le protocole Cabello qui est envoyé pour sauver la touche catalane du désastre. Peine perdue, malgré un essai marqué par Bothma à la suite d’une touche enfin réussie sur lancer de l’ancien Clermontois. Se sera l’une des très rares touches maîtrisée par l’USAP. Le reste du jeu ne sera que rouge et bleu, et même la mêlée deviendra chasse-gardée des Aurillacois sur les 30 dernières minutes. Ne se décidant à garder la balle qu’en toute fin de match, Perpignan prendra même un 6° essai sur interception de Conor Gaston pour clôturer le score à 52-14. Le raffut de Leiataua sur Chéron : délicat et destructeur à la fois. >Note du Stade Aurillacois à l’attention des recruteurs des autres clubs, publiée juste après le match : Laissez-nous tranquille, Manu Leiataua est encore sous contrat jusqu’en 2016. Et puis, arrêtez de recruter par Youtube, c’est ridicule. Si vous vous intéressiez un peu, vous sauriez déjà que c’est un bon joueur. Et vous sauriez aussi qu’il nous a coûté la victoire à Biarritz. Alors pas la peine de s’enflammer. (En revanche, si vous êtes prêts à cracher la thune pour racheter sa dernière année de contrat, nos bureaux sont ouverts de 9h à 17h, 64 boulevard Louis-Dauzier, 04 71 43 37 95. Pas sérieux s’abstenir.) Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 18h15 – pendant de la 2° mi-temps : L’enregistrement devient ici confus. Il semblerait qu’après sa sortie du terrain, le jeune talonneur usapiste Raphaël Carbou soit allé directement au vestiaire. Miné par sa performance catastrophique en touche, il se serait enfermé dans la salle, refusant le dialogue et l’entrée à quiconque. On entend Grégory Patat tenter de le raisonner avec ces mots : « Allez, calme-toi. Ça arrive aux meilleurs. Rappelle-toi Brice Mach en équipe de France comment c’était drôle. Et puis, je suis pas sûr que ce soient tes lancers qui soient les seuls en cause, les annonces étaient foireuses aussi. On a pas assez travaillé là-dessus, c’est notre faute aussi. On aurait pas dû t’envoyer au casse-pipe, surtout contre Aurillac. Benoît (Cabello, ndt) fait pas mieux en ce moment. Ni Romain (Terrain, ndt) ou Jean-Philippe (Genevois, ndt) au match aller. On était prévenus, à l’époque, on a préféré mettre le match nul sur le compte des conditions climatiques et de l’arbitrage… Ça évite de se poser les vraies questions, on a merdé, voilà. Allez, ouvre… » Pelouse du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 19h00 : De rares survivants catalans hébétés traînent leurs âmes souillées autour de l’endroit du crash. Seul Grégory Patat, ancien Auscitain et habitué à de telles branlées en des lieux aussi inimaginables que la Haute-Auvergne semble réaliser. Rudy Chéron, imperturbable, reprend des chipolatas au stand de grillades. Jean-Pierre Perez médite sur le fait que pour la première fois de sa longue carrière, il n’a commis aucune faute stupide sur ce match, et se dit que si c’est pour ce résultat, autant taper des gens. Dewaldt Duvenage, lui, est l’un des rares Perpignanais à pouvoir être fier de son match. Décisif sur le premier essai de son équipe, actif sur le second, il est marqué par ses échecs pourtant pardonnables en défense : il a failli rattraper Valentin sur le 1° essai, malgré 15 mètres de retard ; il a échoué à plaquer Leiataua, la faute à une trop grande différence de poids ; il a au moins tenté (contrairement à ses coéquipiers) d’empêcher Roussel de marquer trop facilement ; il a même failli aller plaquer l’arbitre sur l’essai de pénalité -freinant heureusement son réflexe à temps. Prostré, on l’entend murmurer le refrain du Massif Central de Frank Black. « Please, don’t run away. Please don’t run away… ». Perpignan, à la même heure : Devant sa télé, Lifeimi Mafi a la larme à l’œil : suspendu pour ce match pour cause d’accumulation de cartons jaunes, il a apprécié la solidarité de ses coéquipiers du centre, puisque Piukala et Marty y sont chacun allés de leur carton jaune idiot. Paul Goze trouve que c’est décidément très bien que l’an prochain les matchs de d2 se jouent le jeudi, car alors personne n’aura de nouveau à voir pareille chose. Dans le centre-ville de Perpignan, une marche silencieuse spontanée s’organise en hommage aux victimes. Enfin, « en hommage » ou « en représailles », on ne sait plus trop. Pour lancer la reconquête, il faudrait déjà avoir une conquête au départ. Ce constat pourtant limpide ne semble toujours pas avoir vraiment été saisi par l’encadrement de l’équipe. Avec la réception d’Albi et le déplacement à Agen pour finir la saison, soit deux gros bras assoiffés de points dans la course à la qualification, l’USAP a pourtant encore à cravacher pour obtenir les phases finales, objectif a minima d’une saison dont les ambitions ont déjà été revues à la baisse. Aurillac, 24h plus tard : La gueule de bois s’estompe, les espoirs de qualification un peu aussi. Émergeant enfin, les Cantalous voient les autres résultats de la journée. Dans la plus pure tradition Auvergnate, ce coup d’éclat ne servira probablement à rien. Albi vainqueur à l’extérieur prend solidement position à la 5° place, Biarritz a perdu mais a un calendrier plutôt favorable. Un exploit Cantalou à Mont-de-Marsan ce week-end risque bien d’être obligatoire pour aller décrocher une nouvelle qualification pour les phases finales. Mais les Landais affichent une belle santé depuis deux mois, alors que les Auvergnats hors de leur base ont enchaîné les contres-performances ces derniers temps. Reste la saison solide effectuée par cette jeune équipe, qui se retrouve dans le peloton pour la qualification, en ayant joué son premier match vraiment plein de la saison ce samedi seulement.
[TOP 15] Le résumé de la 22ème journée, en JIFF animés Par Capitaine A’m’en’donné, Copareos & Le Stagiaire, Si l’est bien un principe qui règne à la Boucherie, c’est celui de faire plaisir à ses « lecteurs ». En effet, permettez les guillemets quand la plupart d’entre vous réclame des diaporamas alors qu’on a passé des heures à travailler et retravailler un texte. A tel point qu’on ne pourra jamais sortir de livre, les grandes maisons d’éditions refusant de publier un flip-book. Bref, étant donné votre illettrisme -je doute d’ailleurs que quelqu’un lise cette phrase un jour, voici la 22ème journée de Top 15 résumée par des JIFF animés. Bonne lecture Bon visionnage. Brive-la-Gaillarde (12ème) – Lyon (15ème) 22-20. 2 points pour les rois de l’ennui. Castres (14ème) – Bordeaux-Bègles (8ème) 22-20. 2 points pour les revenants. Clermont-Ferrand (2ème) – Oyonnax (7ème) 10-11. 4 points pour les artistes. Grenoble (9ème) – Toulon (1er) 24-35. 4 points pour le gros chat. La Rochelle (10ème) – Stade Français (3ème) 19-19. 1 point pour celui qui a fait l’effort de se déplacer. Racing Metro (5ème) – Montpellier (11ème) 24-24. 1 point contre Maxime Machenaud. Toulouse (6ème) – Bayonne (13ème) 20-17. 2 points les gros chatteux. Les points bouchers : Le bâton de Boucher : Le classement
[Top 15] Résumé de la 21ème journée Par Ketchup Mayol, Copareos & Blondie Ouf, ça y est le Tournoi est terminé, et il est temps pour les joueurs de retrouver la seule équipe qui compte vraiment, pour laquelle ça vaut la peine de mouiller le maillot, celle qui leur verse leur salaire, leur club de Top 15. Finis les doublons, les seconds couteaux vont pouvoir retourner couper des citrons, voici revenir les internationaux, du moins ceux qui n’ont pas été blessés/commotionnés/mis au repos. Oublions vite cette quatrième place merdique qu’un Crunch éblouissant a du mal à faire passer. Place au jeu ! C’est la dernière ligne droite, la lutte reste indécise en haut comme en bas de tableau, les beaux jours reviennent, les mecs vont pouvoir se donner comme jamais, ça va envoyer du lourd… … à part pour ce Bayonne – RM92. On va dire que c’est un retard à l’allumage. Après le festival de la semaine dernière, c’était un peu le bouillon que tu te forces à boire un lendemain de réveillon. Une rencontre dans des conditions climatiques dégueulasses, dans la boue, sans essai, un vendredi soir… décidément, tous les ingrédients de l’accident industriel étaient réunis. Au terme d’un match qui aurait pu être chiant pour peu qu’on l’ait regardé, le Racing s’installe durablement dans le Top 6, tandis que l’Aviron Bayonnais risque de rejoindre son ennemi héréditaire en ProD2 s’il continue ainsi… 6-12, 4 points pour les futurs partenaires de Dan Carter L’ALTO-SEQUANAIS ! Attention, les matches du RM92 peuvent provoquer des risques de somnolence au volant Cela peut sembler une évidence, mais il n’est pas inutile de le rappeler parfois, un match de rugby se joue en 80 minutes, et certaines équipes ont tendance à l’oublier. Ainsi, cette semaine, Toulon, Clermont et le Stade Toulousain se sont investis a minima, la tête sans doute aux échéances européennes toutes proches. Stade Français – ASM Que Clermont ne joue qu’une mi-temps, c’est assez courant, mais généralement c’est la bonne. Mais contre un Stade Français en pleine bourre, le réveil a été trop tardif, puisque les Jaunards accusaient 20 points de retard à la mi-temps. Les deux équipes se sont données à fond en deuxième période, assurant le spectacle à défaut du suspense. Au total neuf essais, une course aux premières places relancée. 40-26 4 points pour le Stade Français Parisse RCT – Stade Toulousain Il ne pouvait rien arriver de mal. Le vainqueur de ce show mégalo dans un nouveau Vélodrome presque plein était prévu d’avance. Et pendant 35 minutes, le scénario s’est déroulé comme prévu, les Toulonnais étrillaient leurs adversaires 18-0. Puis l’inexplicable, ce qu’il conviendrait d’appeler le syndrome de Bègles-Bordeaux : un coup de pied hasardeux d’Ali Williams, un essai casquette avant la mi-temps et une inexorable descente aux enfers en seconde période. Est-ce parce qu’ils ont été piqués au vif par les railleries d’Ovale Masqué ? Les bourreaux du RCT se nomment Médard, Clerc et Doussain. PS : Mon père souhaite que je profite de ma tribune à la Boucherie pour passer un message aux commentateurs : « Tu diras à ces [CENSURÉ] que Chiocci, ça se prononce ‘kiOtchi ‘ !» . Mission accomplie, p’pa. 24-34. Grosse opération des Rouge et Noir originaux qui prennent 6 points. On aurait repéré des hélicobites de supporters toulousains jusqu’au dessus de l’étang de Berre. MHR – LOU *Jingle « Branlée de la semaine »*. Il n’y aura pas que les jeunes filles qui auront entendu péter le LOU, le public de l’Altrad Stadium était même aux premières loges. Au LOU, rien ne va plus, comme l’attestait déjà le pétage de plombs du capitaine Nallet face à Patrick Péchambert. Quoi de plus logique pour des Lyonnais que de prendre un bouchon, cependant ? A noter le retour gagnant d’un certain François Trinh-Duc qui va revenir en forme juste à temps pour être écarté par PSA pour la Coupe du monde. 45-17. 4 points remportés par Mohed Altrad à lui tout seul. UBB – La Rochelle Le Côtouestico était séduisant sur le papier. Deux équipes qui envoient du jeu de manière décomplexée et qui se rencontrent pour un match à enjeu, l’une pour se mettre à l’abri de la relégation, l’autre pour ne pas perdre ses chances de qualification pour les phases finales. Et à défaut d’orgie d’essais comme dans les matches précédents, l’UBB a maintenu le suspense en se réveillant en seconde mi-temps. Mais l’avance rochelaise a tenu le coup de justesse, au prix de trésors d’ingéniosité et de violence gratuite comme cet ippon de Levani Botia sur Pierre Bernard, suivi d’une tentative de déstabilisation de l’attaque bordelaise à cinq mètres par Cedaro qui envoie tranquilou un deuxième ballon dans un ruck. On en reparle dans le point boucher. 21-22. 4 points pour les héros de Fort Boyard. Et après on dira que le crime ne paie pas. Gr0nob – Castres En apothéose de cette 21ème journée, un match prometteur opposant deux équipes dont la magnificence ne pouvait qu’enflammer les afficionados a été programmé en prime time. Il fallait absolument que Castres l’emporte afin d’éviter une vague de suicides collectifs dans une cité aveyronnaise déjà éprouvée par une manifestation contre les licenciements de 500 personnes par les laboratoires Fabre plus tôt dans la journée. Mission mollement accomplie au Stade des Alpes face à une équipe de Grenoble qui a visiblement décidé de s’arrêter de jouer un mois plus tôt cette année, la faute sans doute au réchauffement climatique qui a avancé la venue du printemps. 12-16. 4 points les ex-finalistes relégables. Oyonnax – Brive-la-Gaillarde Le Paysanico. Match non retransmis car aucun supporter des deux équipes n’a la télé, et ce match n’intéressait qu’eux. D’après la lettre que nous venons de recevoir de la part de l’arbitre du match (ce qui explique le délai nécessaire à la publication de ce compte-rendu), les locaux ont écrasé les visiteurs, fatigués de leur voyage en charette. 24-3. 2 points pour les Ainois ? Ainais ? Ainistes ? Ainiens ? Oh merde. Pendant ce temps-là en Auvergne Avant-première de la prochaine couverture des Dieux du Stade A quelques semaines de la fin du championnat, le RCMB recevait les Jaune et Noir de Romagnat mais les mecs pas les filles hein ! D’ailleurs, difficile de savoir qui des gars ou des filles impressionneraient le plus par leurs morphologies. C’est à l’issue de ce match plein d’enjeux pour les deux équipes que le vainqueur allait être en bonne position pour jouer les phases finales. Il ne faut pas oublier que ça représente au moins un match de plus. C’est du bonus car pour le RCMB la saison s’arrête bien avant celle des autres clubs du Top 15, début avril précisément, si le club n’est pas dans les quatre premiers du classement. Autant dire la loose vu que ça représente six mois sans rugby. Alors même si les Montacutins-Bessards l’ont emporté sur Romagnat 18-16, les gars du RCMB préparent déjà bien en avance leurs poignets et leur technique de genoux pliés dans l’optique d’être opérationnels pour la saison de pétanque qui va sans doute débuter courant avril. Argument avancé par l’équipe : il faut bien s’occuper et trouver une raison de se saouler les week-ends. Si vous en aviez assez des résumés des matches du RCMB, vous aurez peut-être des retours sur leurs exploits aux boules et leurs tentatives pour accéder au plus beau des prix de concours de pétanque : la bouteille du rosé du pépé. 18-16. 2 points de plus au classement. Les points bouchers : La Rochelle, le doublé est posible Performance exceptionnelle de la part des Rochelais ce week-end. Non, pas la victoire à Bordeaux, ça tout le monde peut le faire pendant la phase retour. La performance se trouve dans l’obtention non pas d’un, mais de deux points bouchers en l’espace de quelques minutes ! Tout a commencé avec ce plaquage magnifiquement opéré par Botia sur Bernard, qui montre que les temps sont décidément durs pour les 10 en ce moment. La suite de l’oeuvre arrive quelques minutes plus tard avec ce coup de génie de Cedaro qui, alors que son équipe mène de huit points à quelques minutes de la fin et que l’UBB est tout près de marquer un essai qui relancerait la partie, décide de prendre le deuxième ballon qui traîne sur le terrain et de l’envoyer dans le ruck, ce qui sème la confusion, à tel point que l’arbitre doit arrêter le jeu. Au-delà de l’aspect bestial qui a pu être observé sur les joueurs, qui se jettent sur tout objet ovale passant devant leurs yeux, qu’importe sa provenance et sa destination, on note l’audace de Cedaro qui a réussi à éviter un carton jaune qui aurait conduit son équipe à jouer à 13 contre 15. Deux points bouchers qui sont donc amplement mérités et qui font honneur au Top 15. Le classement Clique un peu pour voir. Clermont-Ferrand n’a pas profité de la défaite de Toulon pour revenir sur les Varois. Pire, c’est le bourreau des Auvergnats, le Stade Français, qui revient sur leurs victimes du week-end grâce à leur victoire spectaculaire. Derrière Montaigut-Besse suit le rythme et compte bien sur sa double confrontation face au Stade Clermontois pour accrocher une place sur le podium. La remontée de la semaine est à donner à La Rochelle, qui a marqué pas moins de six points pour les raisons que vous connaissez si vous lisez un article dans le bon sens (si ce n’est pas le cas, vous comprendrez pourquoi dans le paragraphe suivant). Castres n’est plus dernier grâce à sa première victoire à l’extérieur de la saison, laissant sa place à Lyon ou au LOU, enfin choisissez l’animal que vous voulez. Le Bâton de Boucher : Peter Grant (La Rochelle) L’esprit d’équipe, c’est important dans le rugby. Et on peut dire que Botia a bien défendu le Bâton de son coéquipier avec son plaquage sur Bernard. Il reste encore 5 matches aux Rochelais pour préserver leur sésame, et 5 matches sans violence dans le rugby, ça reste rare. Les abeilles devront donc rester vigilantes.
Roman photo #1 : Une sombre histoire de pizza Encore mieux qu’un diaporama ! Par Peir Lavit, Enfin le nouveau diaporama de la Boucherie ! Un diaporama spécial qui va malgré tout devoir vous faire travailler les neurones. En effet, nous avons mis au point une technique révolutionnaire afin de satisfaire notre goût pour raconter des trucs, et votre goût pour quand y a pas trop de texte. Car ce diaporama est à lire d’une seule traite, ce qui, nous l’espérons, ne rebutera pas les premières lignes, dont les capacités de concentration n’excèdent souvent pas le temps d’une entrée en mêlée (soit le temps de commander un verre au bar). Mode d’emploi: 1- Lisez la première image en haut à gauche, et essayez de retenir l’idée globale. Sinon, ne vous inquiétez pas vous pourrez y revenir après coup. 2- Puis lisez la deuxième image, celle à droite, à l’augure de ce que vous avez retenu de la première. 3- Sautez à la ligne en réitérant l’opération. 4- Ainsi de suite jusqu’à la fin. 5- Riez. 6- Re-lisez pour être bien sûrs d’avoir tout compris (facultatif). Riez de nouveau en ayant cette fois compris le fond du propos. 7- Acclamez Peir Lavit dans les commentaires, ou insultez-le si vous trouvez que c’est un sale anti-Toulousain lobbyiste Palois. 8- Faites un don de 42000 euros à la Boucherie-Ovalie pour qu’elle puisse continuer à inventer des concepts aussi révolutionnaires.