Gloucester – UBB : La conclusion du plan Marti (1/2)

Par Raphaël Ibanesse,

(c’est un nouveau mais ne l’insultez pas dans les commentaires s’il vous plaît : quand vous faites ça ils ne reviennent jamais)

 

La conclusion du plan Marti (partie 1/2)

Les matchs se préparent généralement dans la semaine qui les précède. La préparation de celui-ci a commencé il y a plusieurs mois. Il s’agit de la conclusion d’un plan mûrement réfléchi. Un plan dont j’ai réussi à obtenir tous les détails. Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Je vais vous faire un petit résumé.

Nous sommes en octobre 2014. L’UBB vient d’écraser coup sur coup Clermont et Castres à domicile en inscrivant 110 points et 15 essais en 2 matchs. Elle occupe la 3ème place du championnat après 9 journées, est invaincue à domicile et a en plus été gagner à La Rochelle grâce à une rentrée décisive de Beauxis, qui a fait taire les critiques ne voyant en lui qu’un mec bon à mettre des pénalités de plus de 50 mètres. L’infirmerie est vide, exception faite de Domvo qui aura fait une saison quasi-blanche, et les rumeurs des arrivées d’Ashley-Cooper de de Sekope Kepu commencent à se répandre, en plus des signatures de Loann Goujon et Luke Braid. On peut donc dire que tout va très bien.

Trop bien même. Pierre Bernard est appelé en équipe de France. Laurent Marti, le président de l’UBB (à ne pas confondre avec l’autre Marty, David LE CATALAN ), sait bien que si l’UBB continue comme ça, d’autres joueurs suivront, comme Lesgourgues, Madaule, et évidemment THE CHOSEN ONE, THE ONE OF A KIND : JEFFERSON POIROT (retenez bien ce nom, en même temps c’est pas dur). Or 2015 est une année de Coupe du monde, et Laurent Marti et son staff ne pourront pas se passer d’autant de joueurs pendant le premier quart du championnat et espérer réussir à concilier parcours honorable en Coupe d’Europe et place dans le Top 6. Le staff d’ailleurs est également une source de problème puisque RMC, toujours les numéros 1 de l’information, annonce que Raphael Ibanez, le manager de l’UBB, est le grand favori pour succéder à PSA.

Marti ne peut pas laisser partir ses joueurs et son staff. Il ne pourra pas les retenir s’ils sont appelés par le XV de France. Ils seront appelés si le club continue de jouer à ce niveau. La solution est dure à prendre, mais évidente : il faut enrayer la machine UBB. Il convoque donc les joueurs et le staff pour leur expliquer son plan.

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Manager qui descend au bord du terrain alors qu’on lui a rien demandé, survet pourri : Ibanez aura pourtant tout essayé pour faire comme Guy Novès.

 

Phase 1 : La descente aux enfers

Pour Marti, L’UBB ne doit pas finir dans les 6 mais doit quand même disputer la Champions Cup l’an prochain, ce qui signifie qu’elle doit finir 7ème. Pour cela elle doit baisser son niveau de jeu et sa place au classement pour être oubliée par la fédé, mais pas trop non plus pour ne pas éveiller les soupçons. Tout va être une question de dosage. Le destin va même filer un coup de main puisqu’il va se charger de remplir rapidement l’infirmerie du club et ainsi donner une parfaite excuse pour expliquer sa baisse de régime. Point de vue résultats cela veut dire plus de victoires à l’extérieur, mais quand même des points de bonus défensifs obtenus dans des matchs largement à sa portée face à des adversaires bien plus faibles, comme à Bayonne ou au Racing Métro. Mais ce n’est pas suffisant. Il faut également perdre à domicile, 3 défaites semblent le chiffre parfait. Marti choisit donc ses trois dates.

La première est la réception de Toulouse. Plusieurs raisons motivent ce choix : Toulouse est un gros club, donc perdre ce match n’aura rien de suspect, et en plus Talebula, Guitoune, Tuifua et Toetu sont retenus pour les test-matchs de novembre, ce qui permet au staff d’intégrer Benjamin Sa pour sa seule feuille de match de la saison. Cela ne semble pas important au premier coup d’œil mais on parle là quand même du seul pilier du Top 14 à être capable de se faire écraser par la mêlée toulousaine. Malgré tous les efforts fournis, l’UBB se retrouve avec la balle de match quand Bernard n’a plus qu’à inscrire une transformation largement dans ses cordes à 2 minutes de la fin pour faire gagner son équipe. Il faudra un gros effort de l’ouvreur pour rater ce coup de pied et permettre à Toulouse de continuer à penser qu’ils sont toujours meilleurs que nous. Du grand art.

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Pierre « Yvain » Bernard confie qu’il est trop gavé d’avoir raté cette pénalité.

 

La deuxième est le match face à Toulon. Là aussi réception d’une grosse équipe, mais en plus les absences chez les lignes arrières entraînent la titularisation de Beauxis en 15 et celle de Talebula au centre. Le début de match se déroule comme prévu, avec succession de air-plaquages et de mauvais choix pour l’UBB et une nette domination au score pour Toulon (20-9). Seulement voilà, Toulon commence à se relâcher et donne un essai gag à l’UBB juste avant la mi-temps. Le RCT ne parviendra pas à vraiment re-rentrer dans le match et l’UBB s’impose malgré elle 28-23. Il faut vite que Laurent Marti trouve une autre date ou le plan tombe à l’eau !

La troisième date initialement prévue correspond à la venue du Stade-Français. Le plan est le même que face à Toulon, mais cette fois-ci l’UBB parvient à perdre assez sereinement, même si le spectre de la victoire face à Toulon ressurgit lorsque Beauxis échoue à échouer face aux perches et permet à l’UBB de mener de 2 points à 1 minute à la fin. Heureusement, Yoyo se rattrape en rendant vite le ballon au Stade Français, et autorise de ce fait Plisson à inscrire le drop de la victoire.

Laurent Marti trouve finalement la date qu’il lui manque avec la venue de La Rochelle. Même s’il ne peut pas parler de grosse équipe en face, il trouve 2 raisons pour justifier la future défaite de son club : la revanche d’une équipe battue de manière frustrante chez elle au match aller, et surtout le fait qu’il s’agisse d’un © DERBY (de l’Atlantique, dont tout le monde se fout mais là n’est pas la question), et comme chacun sait tout est possible dans ce genre de match. L’UBB parvient à perdre la rencontre et se permet même de commencer à parler de la menace de la relégation. Plus personne ne pense à sélectionner des joueurs de l’équipe avec le XV de France et Novès est finalement déclaré nouveau favori dans la course au poste de sélectionneur. Le plan dépasse toutes les espérances du président. Il est temps de lancer la phase 2.

 

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 « Putain je suis quand même pas mauvais moi. »

 

Phase 2 : La remontée

L’UBB distancée dans la course au top 6 peut commencer à rehausser son niveau de jeu. Là aussi il s’agit de la jouer fine pour ne pas trop attirer les regards. Il faut donc trouver des raisons pour justifier le renouveau de l’équipe. Le retour de certains blessés, les bonnes performances des jokers peu utilisés jusque-là et l’éclosion de Marco Tauleigne sont avancés pour expliquer la soudaine bonne passe du club. Ce dernier remonte tranquillement au classement jusqu’à se retrouver en position idéale pour accrocher la 7ème place avant la dernière journée, puisqu’il lui suffit de ramener un point de son déplacement à Toulouse pour s’assurer de disputer les barrages.

Mais comme au match aller, il faudra un énorme raté volontaire du buteur de l’UBB, cette fois-ci Beauxis, dans les derniers instants du match pour éviter une victoire et une place dans les 6 premiers. Les supporters toulousains se permettront même certaines piques envers Yoyo en disant qu’il s’agit là de son meilleur match à Ernest-Wallon. Ils rigoleront moins quand l’an prochain l’UBB et le Stade seront dans la même poule en Champions Cup et qu’il marquera le drop de la victoire qui qualifiera l’UBB en quart de finale à place de Toulouse.

Malgré tout il restait encore à gagner le barrage face à Gloucester. Là aussi Laurent Marti avait un plan. Mais il mérite un article à lui entier et je ne me permettrais pas de le résumer en quelques lignes. Je vous le décrirai donc prochainement.

Hors-série : Le Diapora-Novès

Enfin des images !

 

Comme vous le savez, Guy Novès est le nouveau sélectionneur du XV de France. En attendant de savoir si c’est une bonne nouvelle pour les Bleus, nous sommes certains qu’il s’agit au moins d’une bonne nouvelle pour nous, puisque rien qu’à l’idée de commenter les propos de Maître Guy en conférence de presse pendant 4 ans, notre site bug déjà. Fêtons donc ce grand évènement avec un bon vieux diaporama intégralement consacré au plus grand homme qu’ait jamais connu la ville de Toulouse (avec son maire Alain Juppé). 

 

 

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Combien j’ai de doigts ? 5 ? Tu joues pas.  

 

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 Mmmh… ça sent encore l’UBB.

 

RUGBY : Toulon vs Toulouse - Finale - Top 14 - 09/06/2012

 En exclusivité pour la Boucherie, Novès prend Laporte.

 

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 Comment ça, le costume de sélectionneur est trop grand pour moi ?

 

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 Aha sacré Jean-Michel ! Tu as failli m’avoir avec ton Pierre-Gilles je-ne-sais-quoi. 

 

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 Scientifiquement prouvé : fréquenter Guy Novès pendant deux décennies produit les mêmes effets qu’une consommation de méthadone assidûe.

 

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 Merci Lionel, je te revaudrai ça. Mais enlève ton maillot de Toulouse, ça va finir par se voir là. 

 

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 Tu vas voir c’est sympa Castres. Et puis, même génétiquement modifié, un hobbit reste vachement moins agressif qu’un ours

 

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J’ai regardé Gladiator hier. Au début y a un super moment de complicité entre Commode et Marc Aurèle. Attends je vais te montrer…

 

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DHALSIM WINS ! 

 

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Un bon cassoulet c’est avant tout une grosse saucisse et plein de petits fayots.

 

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Je sais pas si vous avez remarqué mais quand on prend les trois points…

[…]

C’est tout pour moi merci, c’était Guy pour le Toulouse Comedy Club !

 

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– Allo, M. le Journaliste ? 
– Oui ?
– Je vous appelle pour vous dire que je vous emmerde.
– Mais…
– C’est tout, au revoir. 

 

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 Moi quand Louis Picamoles joue une pénalité rapidement à la main.

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Oui William, moi aussi je suis déçu de plus travailler avec toi.

 

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 Dans ce stylo se cache un détonnateur. Une simple pression et Yannick Nyanga se retrouve sur le banc pendant les phases finales.

 

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Guy Novès devant le monument commémorant les titres qu’il a gagnés depuis 1911. 

 

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FAKE !

 

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 Élevés en plein air, abattus sur un banc.

 

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Et là je dis à William : « T’en fais pas pour l’année prochaine, moi je pars mais il te reste Jean-Baptiste. 

 

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Elle fait quelle taille la bite de Pilou ?

 

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Guy Novès aura marqué la ville. Ici, vestiges du mur d’enceinte empêchant Byron Kelleher de rejoindre les bars. (ça n’a pas marché)

 

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 Dans un univers parallèle, Guy Novès entraîneur du Stade Français fait le signe des 5 points pour jouer la pénalité à la main.

 

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Photo rare de Guy Novès s’occupant de la formation toulousaine.

 

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Encore 10 ans sur le bord de touche, quelques cheveux gris, une nouvelle coupe, un reniement de tous ses principes de jeu et on aura un sosie parfait !

 

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 Et c’est grâce à ces bonbons au GHB que Grégory Lamboley a obtenu une nouvelle prolongation de contrat de 3 ans.

 

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 Ne cherchez plus où Thierry Dusautoir a appris à faire son fameux regard qui fait peur. 

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Malgré son régime sans gluten, Maxime Médard est fou de rage en constatnt qu’à 61 ans, Guy Novès est toujours plus fit que lui.

 

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 Pas besoin de légende, le site officiel s’en charge très bien.

 

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Overdose de swag en 94.

 

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 Guy Novès et ses amis se préparent pour les demis.

 

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Les cadences infernales d’un calendrier des dieux du stade qui marche sur la tête

[Boutique] Le ticheurte Top 15 est de retour dans les bacs !

Avis au peuple carnivore,

Après le grand succès rencontré par notre Ticheurte Top 15 lors des fêtes de fin d’année 2014, beaucoup d’entre vous nous avaient demandé quand ce chef d’oeuvre de la mode contemporaine serait réédité. Nous vous avions alors répondu « bientôt », avec un optimisme et une précision digne de Philippe Saint-André en conférence de presse. 6 mois plus tard, votre souhait a enfin été réalisé !

En effet, le ticheurte Top 15 est de nouveau disponible dans notre boutique, en modèle fille ou garçon, du S au XXL, de Romain Teulet à Uini Atonio. Il coûte toujours 19 euros frais de port inclus, un prix ridiculisant la concurrence – ça tombe bien puisque nous n’en avons pas.

Pour l’acheter il vous suffit de cliquer ici et de sortir votre porte monnaie.

Notez que la livraison sera assurée avant la finale du Top 14 (le 13 juin) si vous commandez avant la fin du mois de mai. Oui ça nous prend un peu de temps mais on fait tous les colis tout seul, on est pas encore assez riches pour embaucher un stagiaire au Stagiaire. 

 

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Le XV de France des invités surprises (2/2)

 

Après avoir sélectionné les arrières-surprises, voici les avants-surprises…

 

1 – Jefferson Poirot

(choisi par Thomakaitaci)

Parce qu’il n’y a pas que le football qui a le droit de faire découvrir au monde entier des types aux noms pourris (coucou Jean-Eudes Maurice et Jean-Kévin Augustin), PSA va prouver que le rugby peut rivaliser. Et de quelle manière ! Jefferson Poirot, la synthèse parfaite entre un nom de président américain et celui d’un détective belge à moustache. Tel la femme à barbe ou l’homme à deux têtes dans les foires à Freaks du 19e siècle, Jefferson Poirot a aussi le droit à son quart d’heure de gloire (de préférence, le dernier quart d’heure de la finale de la Coupe du monde, pour l’Histoire).

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2 – De Pénalité

(choisi par Capitain A’men’donné)

C’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes. Or, en matière de marmites comme en soupe de rugby, De Pénalité s’y connait. Ce terrible joueur, transparent tout le long du match mais toujours là pour marquer l’essai de la gagne est aux avants ce que Vincent Clerc est aux lignes arrières. La France ne pourra rien sans ce match-killer impitoyable et expérimenté. Boudé par Philippe Saint-André depuis le début de son mandat, viré du Stade Toulousain au profit de Tialata de manière incompréhensible, le vétéran a retrouvé une nouvelle jeunesse du côté d’Aurillac en ProD2, où, on le sait, l’âpre jeu d’avants est encore pire qu’en Top14 (au regard des critères d’Amnesty International en tout cas). Alors, certes, un tel joueur n’est pas de nature à provoquer la pâmoison du grand public. Mais contrairement à un Teddy Thomas ou un Yoann Huget, celui-ci est toujours à l’heure aux rendez-vous. Rarement blessé, discret sur et en-dehors du terrain, De Pénalité c’est la force tranquille qui portera le XV de France au sommet.

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Soyons lucides, pour pallier ce déficit de classe il faut que je m’inspire de ce qui ce fait de mieux. Je vais me laisser pousser la barbe comme Steve Walsh

3 – Le pilier mystère

(choisi par L’Affreux Gnafron)

Il est désormais de coutume de faire appel au talent des participants des réseaux sociaux pour tout un tas de causes plus ou moins farfelues (design d’une pizza, slogan d’une chaîne de supermarché, interview d’un ancien président de la République). Vu la pénurie de joueurs français au poste de pilier droit, pourquoi ne pas lancer une grande campagne de recrutement via le célèbre réseau Twitter ? Ainsi, si votre IMC se révèle indécemment élevé, que vous êtes ce que l’on appelle communément « un bon gars » (vous connaissez l’intégrale des chansons de Patrick Sébastien) et que vous n’avez rien de prévu entre le 6 juillet et le 31 Octobre (sauf vos actualisation Pôle Emploi mensuelles), postulez au poste de pilier de l’équipe de France via le hashtag #PilierDuXvDeFrancePourLaCDM. Un tirage au sort parmi les participants vous permettra en 2015 d’entrer dans la peau du Fabien Barcella de 2011.

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4 – Arnaud Méla

(choisi par Le Stagiaire)

Pour que l’équipe de France remporte une Coupe du monde en Angleterre, il faudra sans aucun doute faire quelques sacrifices et s’asseoir sur quelques valeurs. Exit le fair-play, le french flair et la convention de Genève. Le XV de France part en guerre et le résultat risque davantage de ressembler à une session bien sale de Call of Duty qu’à une partie de Risk. Pour s’en sortir, il va donc falloir y aller avec des soldats très particuliers, type réformés P4 ou candidats à l’intégration du « Suicide Squad ». Bref, il faut des hommes de caractère, pas des starlettes. Et s’il est bien une personne dans le Top14 qui correspond à ce profil, c’est le deuxième ligne et capitaine briviste. Leader sur le terrain, l’homme qui porte le CAB à bout de bras depuis le début de la saison, a cette capacité géniale de terrifier ses adversaires tout en transformant ses coéquipiers en kamikazes. S’il fut un temps où son tempérament impulsif pouvait coûter des points à son équipe, Arnaud Méla a atteint le fameux « stade de la maturité ». Un âge où on a été pénalisé tellement de fois qu’on connaît les règles mieux que l’arbitre et où on a accumulé assez d’expérience pour réaliser les mêmes coups de pute qu’avant sans jamais se faire prendre. Arnaud Méla, c’est le mec qui fait pleurer trois adversaires rien que dans le couloir qui mène au stade avant le coup d’envoi et qui n’hésitera pas à mettre un plaquage à retardement au Prince Charles si ça peut faire gagner un match. Il pourra de plus apporter toute son expérience au groupe (et oui, rappelons que cet homme compte déjà quatre sélections) et faire exploser les ventes de produits dérivés (qui ne rêve pas d’une poupluche Arnaud Méla, franchement ?). Bref, les Anglais sont prévenus, si un jour Arnaud Méla devait jouer le méchant dans James Bond, le film durerait 7 minutes et mettrait un terme à la franchise.

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MOI AUSSI JE VAIS LAISSER POUSSER LA BARBE !
 

5 – Lionel Nallet

(choisi par Capitaine A’men’donné)

Regardons la réalité en face : le XV de France n’a rien à espérer de cette Coupe du monde. Aussi, en prévision de cela, le groupe aura besoin d’un spécialiste de l’échec. Et Lionel Nallet, c’est 38 ans d’expertise de la loose. Déjà, il est né à Bourg-en-Bresse. Ensuite, découvrant le haut-niveau avec Bourgoin, il perd 4 finales dans 4 compétitions différentes avec les Isérois. Il remporte enfin un trophée avec Castres, mais c’est le bouclier européen, une compétition tellement surréaliste que même Auch l’a gagnée. Puis il quitte prudemment Castres, avant que ceux-ci ne parviennent enfin à gagner un match de barrage. Idem avec le Racing Metro, qu’il quittera pour Lyon. C’est dans la capitale des Gaules qu’il remporte enfin le trophée qui couronne sa carrière : champion de France de ProD2. Classe. Heureusement, retour à la normale cette année avec une place de lanterne rouge pour le LOU. Avec un tel CV mêlant choix de carrière hasardeux et occasions ratées, nul doute que Nallet saura prévenir l’équipe de France de trop d’ambition dans cette Coupe du monde. Ainsi, celle-ci pourra se concentrer sur son seul objectif réaliste : le maintien.

 

6 – Raphaël Lakafia

(choisi par Capitaine A’men’donné)

En l’appelant à la surprise de tous en 2011, Marc Lièvremont avait invoqué l’un des plus puissant artefacts du rugby français : le Hau du Hakoga Lakafia. Hakoga, en Wallisien, c’est la lignée. Or, celle de la famille Lakafia est ancienne et puissante. Le Hau, c’est l’esprit et le pouvoir de cette lignée. Il se manifeste par le biais de complexes cérémonies de dons. En donnant une cape à un Lakafia, celui-ci se doit de la rendre, au risque de réveiller le mauvais esprit. Marc Lièvremont l’apprit à ses dépends contre les Tonga en le faisant jouer alors que celui-ci avait déjà joué contre le Japon. Ne le mettant plus sur les feuilles de matchs, Lapinou permit au XV de France d’atteindre la finale. C’est aussi comme cela que, sans jouer, Pierre-Gilles a permis à Toulouse et Castres de conquérir leurs derniers titres de champion de France -et a contrario, faire souvent jouer Raphaël a fait plonger le Biarritz Olympique l’an dernier. Ainsi, appeler un Lakafia et ne pas le faire jouer, c’est l’assurance d’un parcours réussi.

 

7 – Steffon Armitage

(choisi par Ketchup-Mayol)

On se souviendra aussi de PSA pour sa politique du « Si vous n’en voulez pas, moi, je veux bien vous débarrasser », nationalisant quelques étrangers selon leur aptitude au funambulisme, leurs capacités lacrymales ou leur amoralité. Pourtant, il en est un que PSA ne peut pas laisser passer : Steffon Armitage, qui par un tour de passe-passe administratif aurait pu, dit-on, être sélectionnable. Si c’est le cas, comment pourrait-on se priver d’un des meilleurs plaqueurs-gratteurs du monde, qui peut vous mettre un mec en ITT de 45 jours juste en lui tombant dessus ? Et cerise sur le gâteau, ce serait la meilleure occasion de faire chier les Anglais depuis Jeanne d’Arc. Et au pire, même s’il n’est pas sélectionnable, on peut le faire rentrer en douce à la place de Mathieu Bastareaud.

 

8 – Gillian Galan

(choisi par Peir Lavit)

Parce que 2015, c’est clairement son année : série en cours de 1 match sans blessure, un slip tout neuf et un IMC à faire pâlir Maxime Médard Josua Tuisova. Pour Ouin-Ouin, le timing est idéal pour lancer le Toulousain dans le grand bain.

Le Cantalabo analyse Aurillac-Perpignan

Par Capitaine A’Men’Donné (image de titre par @greub1)

 

Le vol de la compagnie USAP-Airlines reliant Perpignan à Aurillac s’est crashé ce week-end dans les montagnes du Massif Central. Pour mieux comprendre la catastrophe, voici un dossier exposant les principaux éléments connus sur cette terrible tragédie. Avec en exclusivité pour la Boucherie Ovalie, la retranscription de la boîte noire retrouvée dans les décombres fumants de l’amour-propre catalan éparpillé dans tout le parc Hélitas d’Aurillac :

 

Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 16h45 – Causerie d’avant-match :

Alain Hyardet : Bon, les gars, on va pas y aller par quatre chemins, parce que c’est déjà comme ça qu’on est arrivés ici -foutu trou paumé. En face on a le Stade Aurillacois. Le Stade Aurillacois, putain ! Leur budget, c’est notre déficit ! On a un standing à assurer, les paysans du coin vont venir voir la grosse équipe de la division, donnons-leur en pour leur argent ! Offrons à ces pauvres gens un peu de rêve et de lumière avant qu’ils repartent pousser le cul de leurs vaches à la con toute la semaine! C’est leur sortie annuelle à ces gens-là, et ils sont déjà impressionnés par leur nouvelle tribune en plastique rouge. Alors imaginez, voir pour de vrai le grand David Marty ! D’ailleurs, à la vitesse où arrivent les informations dans ce coin, ils doivent croire qu’il est encore un bon joueur…

David Marty : Hé !

Alain Hyardet : Silence pendant mon speech ! Et leur équipe, vous avez vu ça ? À l’aller, ils ont profité des conditions pour faire le nul chez nous. Mais là, on va leur faire comprendre qui c’est les plus forts ! Jouer sous le vent et la pluie et les pieds dans la boue, ça leur avait profité, ils connaissent bien. Sans compter ma blague avec Henry (Tuilagi, note du transcripteur) en seconde ligne -haha c’était marrant, ça ! Mais avec des conditions normales comme aujourd’hui, on va voir s’ils arrivent à nous contrer en touche et à nous embrouiller en mêlée ! Bordel, le tiers de leur équipe, c’est des troisièmes couteaux dont l’ASM n’a pas voulu ! Alors qu’ils ont gardé Radoslavbidule ! C’est vous dire si ça doit pas voler bien haut !

Julien Farnoux : Euh…

Alain Hyardet : Ta gueule bleu-bite ! On sort d’une semaine de vac… de stage de cohésion ! Alors je veux voir de la cohésion ! Tout le monde à l’unisson, tout le monde dans le même sens, pendant 80 minutes ! Dès le début du match, on les prend à la gorge !

 

1ère mi-temps – Turbulences:

2° minute de jeu : essai Aurillac. Albert Valentin réceptionne une passe de McPhee sur ses 40 mètres en bord de touche, puis court tout droit -à l’exception d’un cadrage débordement sur Farnoux. Les vœux de Hyardet sont exaucés : l’équipe de l’USAP est tout à fait cohérente, puisqu’à part Duvenage et Mjekevu, ces sales individualistes, tout les autres sont à l’unisson dans la médiocrité. C’est d’ailleurs sur une combinaison bien menée par les deux Sud-Africains que Perpignan revient au score. Mais entre les fautes sanctionnées par Petitjean, la touche perpignanaise à la dérive et le manque d’agressivité dans les rucks, la mi-temps est atteinte sur le score de 21 à 7 pour les Cantalous -malgré une légère domination en mêlée des Catalans. Quoique subissant des turbulences, rien ne permet encore de prévoir un tel crash. En effet, la mise en route des systèmes auxiliaires de sécurité permettent encore de penser, à ce moment-là, que la tragédie pourra être évitée.

 

Plan de jeu du Stade Aurillacois (communiqué par une internationale française préférant garder l’anonymat) :
Ballon Perpignan dans leur camp → Faute aurillacoise → Pénalité USAP → Touche USAP dans les 22 aurillacois → Récupération Aurillac → Petitjean → Touche USAP 20 mètres plus loin → Récupération Aurillac → Petitjean → Touche USAP 20 mètres plus loin → idem jusqu’aux 5 mètres perpignanais → récupération Aurillac → D’une manière ou d’une autre, essai Aurillac.

 

Le plus dur pour les Cantalous étant de ne pas éclater de rire. Plan exécuté à la perfection, et débouchant tour à tour sur un groupé pénétrant victorieux pour l’essai de Maituku (35′), puis une récupération de touche et un sprint en marchant pour celui de Roussel (59′), et enfin un essai de Pénalité (72′), deuxième meilleur marqueur d’essai Aurillacois cette saison. Car, oui, à l’instar Beauxis et Poux à l’UBB ou de Bouilhou à Pau, les réprouvés du Stade Toulousain retrouvent une seconde jeunesse loin du Capitole.
 

La touche de l'USAP a encore du travail.
La touche de l’USAP a encore du travail.

 

Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 17h45 – Discours à la mi-temps :

Alain Hyardet : Mais c’est quoi ce bordel ?

Grégory Patat : Bè c’est Aurillac. Ils jouent pour la qualif’ eux aussi.

Alain Hyardet : Quoi ? On joue à un tel niveau qu’une équipe comme Aurillac fait partie des outsiders ?

Grégory Patat : Bè, oué. On est en Prod2, vous vous rappelez ?

Alain Hyardet : Oué bin même en Prod2 ce genre de choses, c’est scandaleux ! Inimaginable !

François Gelez : Enfin, vous étiez prévenu, ils étaient déjà pas mal quand vous entraîniez Aix-en-P…

Alain Hyardet : Quoi Aix-en-Provence ? C’est quoi Aix-en-Provence ? C’est où Aix-en-Provence ? Connaît pas, ça n’existe pas ! C’est une invention de journalistes ! Quant à toi François, à ta place je fermerais ma gueule ! Vouloir produire du jeu avec David Marty en chef d’attaque ! On aura tout vu!

François Gelez : Oué bin en attendant, c’est avec ça qu’on a pu marquer un essai. Enfin en évitant David, quand même. Parce que récupérer des pénaltouches grâce aux mêlées, ça nous amène pas bien loin…

Alain Hyardet : Tiens d’ailleurs, ça vient d’où qu’ils sont bons en touche ?

Grégory Patat : Bè, c’est leur point fort depuis 2-3 ans. Vous avez pas regardé les analyses-vidéo ?

Alain Hyardet : Quoi ? On joue à un tel niveau qu’on doit étudier le jeu de l’adversaire ? Mais merde à la fin ! Bon, puisque c’est comme ça, on change Raphaël (Carbou, ndt) pour Benoît (Cabello, ndt) à la première occasion. On va voir s’ils continuent à nous faire chier en touche ! Heureusement qu’il y a Rudy à la mêlée ! Devant, c’est le seul qui joue à son niveau !
(les dialogues marqués en italiques sont en anglais sur l’enregistrement):

Dewaldt Duvenage : Sérieux ? Rudy fuckin’ Chéron ?

Alasdair Strokosch : Yep. Le pire,c’est que c’est vrai ce que dit le coach.

Dewaldt Duvenage : Mais qu’est-ce que je fous dans cette galère ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Alasdair Strokosch : C’est à moi que tu demandes ça ?

Dewaldt Duvenage : (soupir).

Alain Hyardet (à tous) : Bon, du coup, faut y remettre le nez ! Dès la reprise, je veux qu’on leur fasse payer ! Du combat, du combat, du combat ! Allez les gars, motivés !

 

2° mi-temps – Krabardaf:

42° minute, essai Aurillac. Le ballon est envoyé à l’aile après quelques temps de jeu. Le talonneur Leiataua hérite du ballon sur la ligne médiane. 4 gros contre 4 gros, la menace semble faible. Mais Chéron, bon en mêlée ce samedi, est beaucoup moins à l’aise dans le jeu. Il décide d’innover en défense en écartant les bras et agitant les mains pour faire peur au Samoan. Celui-ci l’expédie au sol d’une pichenette, le laisse gisant à terre, puis galope tout droit vers l’en-but. 28 à 7, la messe est dite.

Le système de sécurité Strokosch entré en jeu met du temps à être efficace, faute de ballons. Alors, c’est le protocole Cabello qui est envoyé pour sauver la touche catalane du désastre. Peine perdue, malgré un essai marqué par Bothma à la suite d’une touche enfin réussie sur lancer de l’ancien Clermontois. Se sera l’une des très rares touches maîtrisée par l’USAP. Le reste du jeu ne sera que rouge et bleu, et même la mêlée deviendra chasse-gardée des Aurillacois sur les 30 dernières minutes.

Ne se décidant à garder la balle qu’en toute fin de match, Perpignan prendra même un 6° essai sur interception de Conor Gaston pour clôturer le score à 52-14.
 

Le raffut de Leiataua sur Chéron : délicat et destructeur à la fois.
Le raffut de Leiataua sur Chéron : délicat et destructeur à la fois.

 

>Note du Stade Aurillacois à l’attention des recruteurs des autres clubs, publiée juste après le match :

Laissez-nous tranquille, Manu Leiataua est encore sous contrat jusqu’en 2016. Et puis, arrêtez de recruter par Youtube, c’est ridicule. Si vous vous intéressiez un peu, vous sauriez déjà que c’est un bon joueur. Et vous sauriez aussi qu’il nous a coûté la victoire à Biarritz. Alors pas la peine de s’enflammer.

(En revanche, si vous êtes prêts à cracher la thune pour racheter sa dernière année de contrat, nos bureaux sont ouverts de 9h à 17h, 64 boulevard Louis-Dauzier, 04 71 43 37 95. Pas sérieux s’abstenir.)

 

Vestiaires visiteurs du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 18h15 – pendant de la 2° mi-temps :

L’enregistrement devient ici confus. Il semblerait qu’après sa sortie du terrain, le jeune talonneur usapiste Raphaël Carbou soit allé directement au vestiaire. Miné par sa performance catastrophique en touche, il se serait enfermé dans la salle, refusant le dialogue et l’entrée à quiconque. On entend Grégory Patat tenter de le raisonner avec ces mots :

« Allez, calme-toi. Ça arrive aux meilleurs. Rappelle-toi Brice Mach en équipe de France comment c’était drôle. Et puis, je suis pas sûr que ce soient tes lancers qui soient les seuls en cause, les annonces étaient foireuses aussi. On a pas assez travaillé là-dessus, c’est notre faute aussi. On aurait pas dû t’envoyer au casse-pipe, surtout contre Aurillac. Benoît (Cabello, ndt) fait pas mieux en ce moment. Ni Romain (Terrain, ndt) ou Jean-Philippe (Genevois, ndt) au match aller. On était prévenus, à l’époque, on a préféré mettre le match nul sur le compte des conditions climatiques et de l’arbitrage… Ça évite de se poser les vraies questions, on a merdé, voilà. Allez, ouvre… »

 

Pelouse du stade Jean-Alric, Aurillac- le 25/04/2015 à 19h00 :

De rares survivants catalans hébétés traînent leurs âmes souillées autour de l’endroit du crash. Seul Grégory Patat, ancien Auscitain et habitué à de telles branlées en des lieux aussi inimaginables que la Haute-Auvergne semble réaliser. Rudy Chéron, imperturbable, reprend des chipolatas au stand de grillades. Jean-Pierre Perez médite sur le fait que pour la première fois de sa longue carrière, il n’a commis aucune faute stupide sur ce match, et se dit que si c’est pour ce résultat, autant taper des gens.

Dewaldt Duvenage, lui, est l’un des rares Perpignanais à pouvoir être fier de son match. Décisif sur le premier essai de son équipe, actif sur le second, il est marqué par ses échecs pourtant pardonnables en défense : il a failli rattraper Valentin sur le 1° essai, malgré 15 mètres de retard ; il a échoué à plaquer Leiataua, la faute à une trop grande différence de poids ; il a au moins tenté (contrairement à ses coéquipiers) d’empêcher Roussel de marquer trop facilement ; il a même failli aller plaquer l’arbitre sur l’essai de pénalité -freinant heureusement son réflexe à temps. Prostré, on l’entend murmurer le refrain du Massif Central de Frank Black. « Please, don’t run away. Please don’t run away… ».
 

 

Perpignan, à la même heure :

Devant sa télé, Lifeimi Mafi a la larme à l’œil : suspendu pour ce match pour cause d’accumulation de cartons jaunes, il a apprécié la solidarité de ses coéquipiers du centre, puisque Piukala et Marty y sont chacun allés de leur carton jaune idiot. Paul Goze trouve que c’est décidément très bien que l’an prochain les matchs de d2 se jouent le jeudi, car alors personne n’aura de nouveau à voir pareille chose.
Dans le centre-ville de Perpignan, une marche silencieuse spontanée s’organise en hommage aux victimes. Enfin, « en hommage » ou « en représailles », on ne sait plus trop.

Pour lancer la reconquête, il faudrait déjà avoir une conquête au départ. Ce constat pourtant limpide ne semble toujours pas avoir vraiment été saisi par l’encadrement de l’équipe. Avec la réception d’Albi et le déplacement à Agen pour finir la saison, soit deux gros bras assoiffés de points dans la course à la qualification, l’USAP a pourtant encore à cravacher pour obtenir les phases finales, objectif a minima d’une saison dont les ambitions ont déjà été revues à la baisse.

 

Aurillac, 24h plus tard :

La gueule de bois s’estompe, les espoirs de qualification un peu aussi. Émergeant enfin, les Cantalous voient les autres résultats de la journée. Dans la plus pure tradition Auvergnate, ce coup d’éclat ne servira probablement à rien. Albi vainqueur à l’extérieur prend solidement position à la 5° place, Biarritz a perdu mais a un calendrier plutôt favorable. Un exploit Cantalou à Mont-de-Marsan ce week-end risque bien d’être obligatoire pour aller décrocher une nouvelle qualification pour les phases finales. Mais les Landais affichent une belle santé depuis deux mois, alors que les Auvergnats hors de leur base ont enchaîné les contres-performances ces derniers temps. Reste la saison solide effectuée par cette jeune équipe, qui se retrouve dans le peloton pour la qualification, en ayant joué son premier match vraiment plein de la saison ce samedi seulement.
 

[TOP 15] Le résumé de la 22ème journée, en JIFF animés

 

Par Capitaine A’m’en’donné, Copareos & Le Stagiaire,

 

Si l’est bien un principe qui règne à la Boucherie, c’est celui de faire plaisir à ses « lecteurs ». En effet, permettez les guillemets quand la plupart d’entre vous réclame des diaporamas alors qu’on a passé des heures à travailler et retravailler un texte. A tel point qu’on ne pourra jamais sortir de livre, les grandes maisons d’éditions refusant de publier un flip-book. Bref, étant donné votre illettrisme -je doute d’ailleurs que quelqu’un lise cette phrase un jour, voici la 22ème journée de Top 15 résumée par des JIFF animés.

Bonne lecture
Bon visionnage.

 

Brive-la-Gaillarde (12ème) – Lyon (15ème)

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22-20. 2 points pour les rois de l’ennui.

 

Castres (14ème) – Bordeaux-Bègles (8ème)

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22-20. 2 points pour les revenants.

 

Clermont-Ferrand (2ème) – Oyonnax (7ème)

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10-11. 4 points pour les artistes.

 

Grenoble (9ème) – Toulon (1er)

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24-35. 4 points pour le gros chat.

 

La Rochelle (10ème) – Stade Français (3ème)

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19-19. 1 point pour celui qui a fait l’effort de se déplacer.

 

Racing Metro (5ème) – Montpellier (11ème)

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24-24. 1 point contre Maxime Machenaud.

 

Toulouse (6ème) – Bayonne (13ème)

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20-17. 2 points les gros chatteux.

Les points bouchers :

200

Le bâton de Boucher : 

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Le classement

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[Top 15] Résumé de la 21ème journée

Par Ketchup Mayol, Copareos & Blondie

 

Ouf, ça y est le Tournoi est terminé, et il est temps pour les joueurs de retrouver la seule équipe qui compte vraiment, pour laquelle ça vaut la peine de mouiller le maillot, celle qui leur verse leur salaire, leur club de Top 15. Finis les doublons, les seconds couteaux vont pouvoir retourner couper des citrons, voici revenir les internationaux, du moins ceux qui n’ont pas été blessés/commotionnés/mis au repos. Oublions vite cette quatrième place merdique qu’un Crunch éblouissant a du mal à faire passer. Place au jeu ! C’est la dernière ligne droite, la lutte reste indécise en haut comme en bas de tableau, les beaux jours reviennent, les mecs vont pouvoir se donner comme jamais, ça va envoyer du lourd…

 

… à part pour ce Bayonne – RM92. On va dire que c’est un retard à l’allumage. Après le festival de la semaine dernière, c’était un peu le bouillon que tu te forces à boire un lendemain de réveillon. Une rencontre dans des conditions climatiques dégueulasses, dans la boue, sans essai, un vendredi soir… décidément, tous les ingrédients de l’accident industriel étaient réunis. Au terme d’un match qui aurait pu être chiant pour peu qu’on l’ait regardé, le Racing s’installe durablement dans le Top 6, tandis que l’Aviron Bayonnais risque de rejoindre son ennemi héréditaire en ProD2 s’il continue ainsi…
6-12, 4 points pour les futurs partenaires de Dan Carter L’ALTO-SEQUANAIS !

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Attention, les matches du RM92 peuvent provoquer des risques de somnolence au volant

 

Cela peut sembler une évidence, mais il n’est pas inutile de le rappeler parfois, un match de rugby se joue en 80 minutes, et certaines équipes ont tendance à l’oublier. Ainsi, cette semaine, Toulon, Clermont et le Stade Toulousain se sont investis a minima, la tête sans doute aux échéances européennes toutes proches.

 

Stade Français – ASM

Que Clermont ne joue qu’une mi-temps, c’est assez courant, mais généralement c’est la bonne. Mais contre un Stade Français en pleine bourre, le réveil a été trop tardif, puisque les Jaunards accusaient 20 points de retard à la mi-temps. Les deux équipes se sont données à fond en deuxième période, assurant le spectacle à défaut du suspense. Au total neuf essais, une course aux premières places relancée.

40-26 4 points pour le Stade Français Parisse

 

RCT – Stade Toulousain

Il ne pouvait rien arriver de mal. Le vainqueur de ce show mégalo dans un nouveau Vélodrome presque plein était prévu d’avance. Et pendant 35 minutes, le scénario s’est déroulé comme prévu, les Toulonnais étrillaient leurs adversaires 18-0. Puis l’inexplicable, ce qu’il conviendrait d’appeler le syndrome de Bègles-Bordeaux : un coup de pied hasardeux d’Ali Williams, un essai casquette avant la mi-temps et une inexorable descente aux enfers en seconde période. Est-ce parce qu’ils ont été piqués au vif par les railleries d’Ovale Masqué ? Les bourreaux du RCT se nomment Médard, Clerc et Doussain.

PS : Mon père souhaite que je profite de ma tribune à la Boucherie pour passer un message aux commentateurs : « Tu diras à ces [CENSURÉ] que Chiocci, ça se prononce ‘kiOtchi ‘ !» . Mission accomplie, p’pa.

24-34. Grosse opération des Rouge et Noir originaux qui prennent 6 points.

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On aurait repéré des hélicobites de supporters toulousains jusqu’au dessus de l’étang de Berre.

 

MHR – LOU

*Jingle « Branlée de la semaine »*. Il n’y aura pas que les jeunes filles qui auront entendu péter le LOU, le public de l’Altrad Stadium était même aux premières loges. Au LOU, rien ne va plus, comme l’attestait déjà le pétage de plombs du capitaine Nallet face à Patrick Péchambert. Quoi de plus logique pour des Lyonnais que de prendre un bouchon, cependant ? A noter le retour gagnant d’un certain François Trinh-Duc qui va revenir en forme juste à temps pour être écarté par PSA pour la Coupe du monde.

45-17. 4 points remportés par Mohed Altrad à lui tout seul.

 

UBB – La Rochelle

Le Côtouestico était séduisant sur le papier. Deux équipes qui envoient du jeu de manière décomplexée et qui se rencontrent pour un match à enjeu, l’une pour se mettre à l’abri de la relégation, l’autre pour ne pas perdre ses chances de qualification pour les phases finales. Et à défaut d’orgie d’essais comme dans les matches précédents, l’UBB a maintenu le suspense en se réveillant en seconde mi-temps. Mais l’avance rochelaise a tenu le coup de justesse, au prix de trésors d’ingéniosité et de violence gratuite comme cet ippon de Levani Botia sur Pierre Bernard, suivi d’une tentative de déstabilisation de l’attaque bordelaise à cinq mètres par Cedaro qui envoie tranquilou un deuxième ballon dans un ruck. On en reparle dans le point boucher.

21-22. 4 points pour les héros de Fort Boyard. Et après on dira que le crime ne paie pas.

 

Gr0nob – Castres

En apothéose de cette 21ème journée, un match prometteur opposant deux équipes dont la magnificence ne pouvait qu’enflammer les afficionados a été programmé en prime time. Il fallait absolument que Castres l’emporte afin d’éviter une vague de suicides collectifs dans une cité aveyronnaise déjà éprouvée par une manifestation contre les licenciements de 500 personnes par les laboratoires Fabre plus tôt dans la journée. Mission mollement accomplie au Stade des Alpes face à une équipe de Grenoble qui a visiblement décidé de s’arrêter de jouer un mois plus tôt cette année, la faute sans doute au réchauffement climatique qui a avancé la venue du printemps.

12-16. 4 points les ex-finalistes relégables.

 

Oyonnax – Brive-la-Gaillarde

Le Paysanico. Match non retransmis car aucun supporter des deux équipes n’a la télé, et ce match n’intéressait qu’eux. D’après la lettre que nous venons de recevoir de la part de l’arbitre du match (ce qui explique le délai nécessaire à la publication de ce compte-rendu), les locaux ont écrasé les visiteurs, fatigués de leur voyage en charette.

24-3. 2 points pour les Ainois ? Ainais ? Ainistes ? Ainiens ? Oh merde.

 

Pendant ce temps-là en Auvergne

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Avant-première de la prochaine couverture des Dieux du Stade

A quelques semaines de la fin du championnat, le RCMB recevait les Jaune et Noir de Romagnat mais les mecs pas les filles hein ! D’ailleurs, difficile de savoir qui des gars ou des filles impressionneraient le plus par leurs morphologies.

C’est à l’issue de ce match plein d’enjeux pour les deux équipes que le vainqueur allait être en bonne position pour jouer les phases finales. Il ne faut pas oublier que ça représente au moins un match de plus. C’est du bonus car pour le RCMB la saison s’arrête bien avant celle des autres clubs du Top 15, début avril précisément, si le club n’est pas dans les quatre premiers du classement. Autant dire la loose vu que ça représente six mois sans rugby.

Alors même si les Montacutins-Bessards l’ont emporté sur Romagnat 18-16, les gars du RCMB préparent déjà bien en avance leurs poignets et leur technique de genoux pliés dans l’optique d’être opérationnels pour la saison de pétanque qui va sans doute débuter courant avril.

Argument avancé par l’équipe : il faut bien s’occuper et trouver une raison de se saouler les week-ends. Si vous en aviez assez des résumés des matches du RCMB, vous aurez peut-être des retours sur leurs exploits aux boules et leurs tentatives pour accéder au plus beau des prix de concours de pétanque : la bouteille du rosé du pépé.

18-16. 2 points de plus au classement.

 

Les points bouchers : La Rochelle, le doublé est posible

 

Performance exceptionnelle de la part des Rochelais ce week-end. Non, pas la victoire à Bordeaux, ça tout le monde peut le faire pendant la phase retour. La performance se trouve dans l’obtention non pas d’un, mais de deux points bouchers en l’espace de quelques minutes ! Tout a commencé avec ce plaquage magnifiquement opéré par Botia sur Bernard, qui montre que les temps sont décidément durs pour les 10 en ce moment. La suite de l’oeuvre arrive quelques minutes plus tard avec ce coup de génie de Cedaro qui, alors que son équipe mène de huit points à quelques minutes de la fin et que l’UBB est tout près de marquer un essai qui relancerait la partie, décide de prendre le deuxième ballon qui traîne sur le terrain et de l’envoyer dans le ruck, ce qui sème la confusion, à tel point que l’arbitre doit arrêter le jeu. Au-delà de l’aspect bestial qui a pu être observé sur les joueurs, qui se jettent sur tout objet ovale passant devant leurs yeux, qu’importe sa provenance et sa destination, on note l’audace de Cedaro qui a réussi à éviter un carton jaune qui aurait conduit son équipe à jouer à 13 contre 15. Deux points bouchers qui sont donc amplement mérités et qui font honneur au Top 15.

 

Le classement

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Clique un peu pour voir.

 

Clermont-Ferrand n’a pas profité de la défaite de Toulon pour revenir sur les Varois. Pire, c’est le bourreau des Auvergnats, le Stade Français, qui revient sur leurs victimes du week-end grâce à leur victoire spectaculaire. Derrière Montaigut-Besse suit le rythme et compte bien sur sa double confrontation face au Stade Clermontois pour accrocher une place sur le podium. La remontée de la semaine est à donner à La Rochelle, qui a marqué pas moins de six points pour les raisons que vous connaissez si vous lisez un article dans le bon sens (si ce n’est pas le cas, vous comprendrez pourquoi dans le paragraphe suivant). Castres n’est plus dernier grâce à sa première victoire à l’extérieur de la saison, laissant sa place à Lyon ou au LOU, enfin choisissez l’animal que vous voulez.

 

Le Bâton de Boucher : Peter Grant (La Rochelle)

L’esprit d’équipe, c’est important dans le rugby. Et on peut dire que Botia a bien défendu le Bâton de son coéquipier avec son plaquage sur Bernard. Il reste encore 5 matches aux Rochelais pour préserver leur sésame, et 5 matches sans violence dans le rugby, ça reste rare. Les abeilles devront donc rester vigilantes.

Roman photo #1 : Une sombre histoire de pizza

Encore mieux qu’un diaporama !

 

Par Peir Lavit,

 

Enfin le nouveau diaporama de la Boucherie !

Un diaporama spécial qui va malgré tout devoir vous faire travailler les neurones. En effet, nous avons mis au point une technique révolutionnaire afin de satisfaire notre goût pour raconter des trucs, et votre goût pour quand y a pas trop de texte. Car ce diaporama est à lire d’une seule traite, ce qui, nous l’espérons, ne rebutera pas les premières lignes, dont les capacités de concentration n’excèdent souvent pas le temps d’une entrée en mêlée (soit le temps de commander un verre au bar).

Mode d’emploi:

1- Lisez la première image en haut à gauche, et essayez de retenir l’idée globale. Sinon, ne vous inquiétez pas vous pourrez y revenir après coup.

2- Puis lisez la deuxième image, celle à droite, à l’augure de ce que vous avez retenu de la première.

3- Sautez à la ligne en réitérant l’opération.

4- Ainsi de suite jusqu’à la fin.

5- Riez.

6- Re-lisez pour être bien sûrs d’avoir tout compris (facultatif). Riez de nouveau en ayant cette fois compris le fond du propos.

7- Acclamez Peir Lavit dans les commentaires, ou insultez-le si vous trouvez que c’est un sale anti-Toulousain lobbyiste Palois.

8- Faites un don de 42000 euros à la Boucherie-Ovalie pour qu’elle puisse continuer à inventer des concepts aussi révolutionnaires.

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[VI Nations 2015] Le XV type de la Boucherie Ovalie

La vraie équipe de rêve du Tournoi des VI Nations 2015.

Par Marcel Caumixe, Ovale Masqué et l’Affreux Gnafron, avec l’aimable participation de Peir Lavit à la compo.

 

À l’heure où les rédactions de tous les sites rugby que vous devriez arrêter de lire vous livrent leurs XV types du Tournoi des VI Nations, avec les mêmes joueurs, les mêmes phrases toutes faites et les même statistiques débiles du type « il a battu 8 défenseurs comme même », la Boucherie Ovalie a décidé de ne pas faire comme tout le monde, ou plus précisément, de faire pire que tout monde.  Voici donc notre XV idéal de la compétition, un XV complètement badass, complètement con et pourtant complètement bandant. 

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1 – Joe Marler

Parce que c’est un des rares rugbymen anglais au monde avec qui on a spontanément envie d’aller vider une canette de Maximator sur les bords du Canal Saint Martin. Non content d’être très bon à son poste de pilier gauche, Marler a une bonne tronche de branleur qui ne se prend pas au sérieux, comme il l’a prouvé dans cette vidéo culte où il tente notamment de nous expliquer comment on fait rentrer une maquette de bateau dans une bouteille.

2 – Guilhem Guirado

Lancé dans le grand bain international par Marc Lièvremont dès 2008, Guilhem Guirado a souvent été victime des colifichets, que ce soit à cause de sa gueule d’écureuil sous stéroïdes ou de ses talents présumés de pizzaïolo. Pourtant, le joueur suit une progression linéaire depuis ses débuts : excellent lors de ses deux dernières saisons à l’USAP, il a pris une nouvelle dimension en s’imposant directement comme titulaire à son arrivée dans le meilleur club de la galaxie. Explosif et habile ballon en mains, on l’a vu réussir deux « passes décisives » contre l’Angleterre, dont une en mode Sonny Bill Williams. Après avoir été éclipsé par Raphaël Ibanez et William Servat, la VDM de Dimitri Szarzewski pourrait donc continuer puisqu’il lui sera difficile de récupérer le N°2 d’ici le Mondial. Excellent joueur condamné à jouer le rôle de second couteau sous le maillot bleu, il est étonnant de constater à quel point le Tsar partage le destin international de son pote des années Béziers, Yannick Nyanga. Il faut dire que quand ton mentor est Jean-Pierre Élissalde, la lose te colle vite à la peau.

Guilhem a quand même fait du chemin depuis cette pizza légendaire.

 

3 – Le chien de l’ami de Castrogiovanni

Sans conteste la révélation du Tournoi. Capable en une seule action de provoquer le forfait du pilier italien aux 110 sélections pour les matches face à l’Écosse et la France, Il Bruto a profité de l’absence de la vidéo pour accomplir son œuvre. Redoutable à l’impact, efficace dans les duels, ne laissant pas sa part aux chiens en défense, l’Animal (un de ses surnoms) aura laissé sa marque sous la forme de 15 points de suture (soit pas moins de 3 essais d’un seul coup !) sur le visage du Toulonnais. Une performance remarquée qui lui vaudra sans doute désormais toute l’attention de la commission de discipline.

 

4 – Lionel Nallet

Lors d’une journée de doublon, Lionel s’est donné en spectacle tel le clodo du coin qui gueule sur les passants. Hirsute, débraillé, en surpoids flagrant, il s’est mis à invectiver l’arbitre pour des décisions anecdotiques au regard d’un match qui s’est surtout joué sur l’incapacité de Lyon à prendre les points au moment opportun. Monsieur Péchambert, visiblement embarrassé par ces effusions quasi éthyliques s’est efforcé d’encaisser pour ne pas ajouter à la gêne de voir le spectacle d’une ancienne gloire éructant à la gueule du monde, l’humiliation d’une sanction.

 

5 – Courtney Lawes

L’icône de la musique Crunch a encore prouvé qu’il aimait briser les os des plus petits que lui. Autant sur Parra, on était plutôt d’accord. Mais pourquoi Plisson ? Quelle pulsion sadique a bien pu le pousser à vouloir propulser l’ange blond nimbé d’innocence, respirant la bonté, vers un avenir en fauteuil roulant ? D’autant qu’il faisait déjà un match de paralytique ? Il mérite sa place dans notre XV pour son absence de remords, son côté psychopathe, en bref, pour redonner des lettres de noblesses au 2ème barre qui fait peur : pas le genre à rigoler, pas le genre à donner des tapes amicales, pas le genre à relever un adversaire à terre. En tout cas, on y réfléchira à deux fois avant de lui demander s’il est la femme de Kurt Cobaynes

 

6 – Yannick Nyanga

Encore une fois, on aura refusé à Yannick Nyanga d’essuyer le banc de l’équipe de France. Pourtant, ses nombreux séjours en haute altitude ont à coup sur multiplié ses globules rouges, doublé ses airmiles, lui ont permis de passer gold et de choisir un mélange salé bien moins calorique que le snack sucré. Est-ce à cause des jambes lourdes causées par la position assise prolongée ou d’une douleur récurrente à la nuque contractée lors d’une sieste en classe éco ? Que peut-on reprocher à ce joueur si ce n’est une croute de salive séchée à la commissure gauche de ses lèvres ? Yannick est pourtant un des 3ème ligne les plus mobiles du championnat : regardez le nombre de kilomètres franchis sur ces dernières semaines.

 

7 – Chris Robshaw

Parfois, on dit de Sergio Parisse que son seul défaut, c’est d’être Italien. On se demande si pour Chris Robshaw, ce n’est pas celui d’être Anglais. Sur le papier, le troisième ligne des Harlequins a tout pour lui : gendre idéal, sympa, travailleur infatigable sur le terrain, capitaine exemplaire. Et pourtant, malgré toutes ses qualités, il ne réussit décidément pas à emmener ce XV de la Rose vers les sommets, et devient peu à peu le symbole d’un XV de la Rose beau à voir jouer mais rarement vainqueur. De l’autre côté de la Manche, son leadership commence à être remis en cause et certains observateurs regrettent les insupportables têtes de cons qu’étaient Lawrence Dallaglio ou Martin Johnson, eux qui pour nous, incarnaient à merveille tout ce qu’on peut détester chez un Anglais. Oui, finalement, peut-être que ce pays ne mérite pas un type comme Robshaw.

Loser jusqu’au bout, ce brave Chris s’est fait gronder par son papa en direct devant des millions de téléspectateurs.

 

8 – Damien Chouly

Dans chaque équipe, il doit y avoir un chouchou de la classe, un joueur systématiquement aligné par le sélectionneur sans que personne n’arrive à comprendre ce que ce dernier lui trouve. Pour PSA, cela aura longtemps été Rémi Talès. Finalement relégué en tribune en attendant que le CO ne le soit en ProD2, Rémi sans famille a été remplacé dans ce rôle ingrat par Damien Chouly LE CATALAN. Damien Chouly, c’est le prototype même du joueur plutôt doué techniquement et intelligent, mais dont on ne sait pourtant pas vraiment quoi faire, puisqu’il ne semble pas avoir la puissance d’un N°8 de niveau international, ni l’abattage et les capacités de gratteur d’un vrai flanker. Lors des deux dernières journées du Tournoi, il a même dû subir une véritable humiliation en constatant qu’un type de la Rochelle qui ne joue presque jamais N°8 en club était bien meilleur que lui à ce poste. Si l’on ajoute à cela le lobbying intense des groupes Pro-Picamoles et Pro-Harinordoquy, on se dit que les chances du Clermontois de participer à la prochaine CDM deviennent de plus en plus maigres. Comme à la Boucherie on aime prendre le partie des outsiders et des mal-aimés, on apporte donc notre soutien à Damien, ce qui ne devrait pas manquer de lui porter la poisse.

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La seule photo au monde où Damien Chouly a du charisme.

 

9 – Bryan Redpath

Comme un hippie sous acide resté bloqué dans les années 70 après avoir pris un trip de trop à Woodstock, Laurent « Doc Brown » Bellet nous a ramené dans les années 1990 en confondant Craig Laidlaw avec Bryan Redpath pendant 40 minutes lors du match entre l’Écosse et l’Italie. Pour les plus jeunes d’entre nous, comme le Stagiaire qui n’était pas né, rappelons que Redpath est tellement vieux qu’il a déjà accompli l’exploit de remporter le Tournoi des V Nations avec l’Écosse. Je vous jure, c’est arrivé, allez vérifier sur Wikipedia. Même que cette année-là, le N°10 du XV du Chardon jouait à Brive. Ça aussi c’est vrai. Et c’est une parfaite transition pour vous parler de notre N°10.

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Redpath c’est aussi un des rares mecs à avoir osé les mitaines avant Yannick Forestier et Brock James.

 

10 – Luciano Orquera

L’Italie saura toujours nous faire rêver avec son réservoir de techniciens. A l’heure où la France cherche son grandisse, l’Italie cherche un type qui sache mettre des coups de tatane et vaguement donner la balle au type à côté. Rappelé pour la énième fois, Luciano est venu à nouveau traîner sa dégaine de Ross Geller dépressif sur les terrains du tournoi. Déployant la vista et la défense de fer qui avaient fait de lui une légende en Corrèze, il aura eu soin de peser le moins possible sur les résultats de son équipe.

 

11 – Vincent Debaty

En 2012, Vincent Debaty avait commis un crime contre la confrérie des ailiers en empêchant un de ses plus brillants représentants, Vincent Clerc, de marquer un énième essai de pit en courant tout droit sur 10 mètres jusqu’à l’en-but. En 2015, il s’est définitivement fait pardonner en démontrant qu’il avait beaucoup plus de gaz que la plupart des des joueurs sélectionnés avec l’équipe de France de rugby à 7. Malgré ses 33 ans et ses 122 kilos, le Belge a sans doute marqué le plus bel essai de l’ère PSA. Un essai qui en plus n’aura servi à rien, ce qui fait parfaitement honneur au French Flair.

 

12 – Steve Walsh

Pendant que tout le monde s’astique sur Jonathan Joseph « le nouveau Jeremy Guscott » ou encore Robbie Henshaw « le nouveau Brian O’Driscoll », nous avons décidé de ne pas trop prendre de risques et de se rappeler qu’avant d’être considéré comme un ersatz de Ludovic Valbon, Wesley Fofana avait également été surnommé « le nouveau Philippe Sella ». Et oui, tout va très vite dans le rugby. La preuve avec Steve Walsh : pour la première fois de sa carrière, l’arbitre le plus sexy de la planète est coupable de s’être retiré trop tôt. Un drame pour des milliers d’amateurs et d’amatrices de rugby. Une revanche pour Romain Poite, qui travaille son look de métrosexuel depuis des années pour ravir la place de Steve dans le cœur des groupies. Nous avons en tout cas décidé de rendre hommage à son arbitrage dans les rucks en le mettant de façon totalement aléatoire dans ce XV. Tu vas nous manquer, Steve.

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Romain, sens mon doigt.

 

13- David Marty LE CATALAN

Son absence aura cruellement fait défaut au Quinze de France tout au long du Tournoi. Redoutable en défense, attaquant avisé, joueur d’expériences (plongeons dans les rucks, coups de pied improbables, feintes de passes subliminales), le Catalan présente le profil typique d’un Papa des lignes arrières capable d’encadrer la jeune génération vers les sommets. Son association avec Maxime Mermoz a déjà fait ses preuves (Brennus 2009) et augure de lendemains qui chanteront l’Estaca. Pour peu qu’elle soit tentée par Saint-André.

 

14 – Yoann Huget

À force d’imposer Yoann à l’aile, PSA a réussi un tour de force : il fait désormais partie du paysage. Yoann, c’est un peu comme le vieux piano chez ton papy : il sert à rien, il est lourd, il encombre, mais ça semble tellement impossible de le bouger que c’est trop pénible de n’en avoir que la simple intention. Alors tu commences à lui trouver des qualités : il est vintage, ça va bien dans la pièce, peut-être qu’un jour il va servir, et ce, même si tu te cognes le petit orteil dessus à chaque fois que tu entres dans le salon. Le statut d’indiscutable de Yoann s’immisce donc insidieusement dans l’esprit des observateurs les plus aguerris qui, eh bien, ne le discutent même plus. Pire encore, certains en disent du bien dans des proportions tout à fait surprenantes. Alors pourquoi pas nous : c’était le meilleur Français de la ligne d’attaque. Toujours à créer le danger, solide sur les ballons aériens, combatif, avec une barbe magnifiquement taillée et les bouclettes incroyablement soyeuses.

 

15 – Luke McLean

L’indigence offensive a un nom, l’inefficacité défensive sa mascotte, La lenteur son parangon. Luke McLean met le « é » accent aigu à la fin de « Arrière ». On croit autant aux tentatives de relances de Luke qu’à celles de l’économie de son pays d’adoption. Celui que l’on surnomme « Luc pas clean » a un talent inouï pour provoquer les sous-nombres et dénicher les mauvais choix. En vertu de quoi Luke est-il indéboulonnable ? Qu’a donc fait sa grand-mère au président de la fédé ? On ne le saura sans doute jamais.

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Tu ne sais rien, Luke McLean. Même pas rattraper une vieille chandelle sans pression.

 

Bonus. Meilleur entraîneur : Vern Cotter

Pour son premier Tournoi à la tête du XV du Chardon, Vern Cotter aura réussi l’exploit de remporter son premier titre et gagne le droit de rentrer chez lui avec une superbe cuillère de bois, qui lui sera sans doute très utile pour préparer de l’aligot en souvenir du bon vieux temps. On pensait que les Écossais allaient redevenir dangereux après une tournée d’automne plutôt encourageante. Las, comme d’habitude, ils n’auront été dangereux que pour eux-même lors de ce VI Nations. Le pire dans tout ça, c’est qu’on sent que l’ASM va enfin réussir à gagner la Coupe d’Europe cette année. Un évènement qui devrait définitivement plonger Vern dans la dépression.