Le Menu du week-end du 19-20 janvier

La dernière journée de bière de la coupe des poules.

Tous les vendredis, ou presque, Man's vous mijote une rubrique qui vous

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permettra en un coup d'œil de savoir quelles seront les réjouissances ovales de votre prochain week-end. Atteint d’un syndrôme ardèche de flemmardise aigüe transmis par Ovale Masqué le mi-drôle vert s’est adjoint les services en cuisine de Kaka O’Popo, parce qu’on a toujours besoin d’un Toulousain pour réussir.

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L’année avait bien commencé. Les matchs du vendredi étaient redevenus pénibles, Castres et le Racing recommençaient à perdre en HCup, le Stade Toulousain continuait à gagner avec un jeu à deux balles, Rokocoko n’avait toujours pas marqué un essai en Top 14, le Stade Mayol persistait à siffler tout ce qui bouge. Tout était redevenu normal.

Et puis on a appris mardi qu’Eric Béchu avait perdu son dernier combat après avoir joué les prolongations jusqu’au bout de ses forces. Et ça nous a tous plombés. Au-delà du concert de louanges unanimes et logiques en de telles circonstances, ceux qui comme moi ne connaissaient l’homme que depuis l’épopée albigeoise ne peuvent que reconnaître que ce qu’il a fait avec le SCA était non seulement grand, mais aussi totalement en phase avec les valeurs bouchères : tenir la dragée haute aux grosses écuries pendant 2 ou 3 saisons, avec un budget ridicule et une équipe de semi-pros, relevait de l’exploit herculéen. Je l’ai détesté ces années-là, bien sûr, pour ses rodomontades et ses coups de colère contre les arbitres et le système notamment, mais, détesté comme on aime détester les pénibles de ce jeu, qui sont aussi de grands combattants que finalement on admire en secret. Et l’épopée montpelliéraine de 2011, démarrée sans Fabien Galthié, avait démontré toute sa science du jeu, des hommes et de la stratégie.

Je pense qu’il mérite de s’assoir au grand banquet des seigneurs de ce jeu.

VENDREDI
Biarritz – Harlequins (C+Sport – 20h55)

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Même avec le béret, on voit bien que Blanco fait la gueule…

Au Pays Basque on a beau aimer faire bonne chère, cette dernière journée c'est le bar ou doner (kebab) pour les hommes de Blancorleone. Et croyez-moi, régime ou pas, le Serge il ne va pas se gêner pour avoir du rabiot de rosbif froid et de bœuf bouilli à la menthe ! Il est fort probable toutefois que les Harlequins, leaders actuels de Première chips et de cette poule 3, viennent gâcher le repas en corsant l'addition des défaites du Bého. Et en plus, ça bouffe tout bouilli !… aucun savoir-vivre ces Albi-onnais! (spéciale dédicace Éric)

SAMEDI

Castres – Ulster (C+Sport – 15h00)

Irish Stew au menu des Castrais qui seraient bien inspirés de ne pas perdre ce match Irish Stewpidement contre les UlsterMen. Pour une fois les Tarnais seraient utiles à quelque chose en évitant aux mangeurs de patates de prendre trop de points, et favoriser ainsi un club français pour qu’il puisse bénéficier d’un quatre-quart à domicile.

Montpellier – Toulon (F2 – 16h40)

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Toutes mes pizzas livrées en moins de 30 minutes, merci Fabien.

Vous n'avez pas le temps de préparer un repas, les invités ne vont pas tarder et l'angoisse vous étreint ? Pas de panique, passez commande auprès de Mourad et Fabien vous garantit la livraison en scooter en moins de 30 minutes ! Attention si les Maîtres bouchers Botha et Gorgonzola sont présents, la viande sera servie uniquement saignante.

Compte tenu du contexte particulier de ce match, on peut craindre pour les Toulonnais une belle crise de foie si jamais ils venaient à perdre à Montpellier en leur laissant le bonus offensif (il y a d’autres conditions aussi mais j’ai renoncé à essayer de comprendre). Alors qu'il y a deux mois pour le RCT c’était les Noces de Cana tous les week-ends, petits pains et eau transformée en vin à volonté, si ça tournait au vinaigre ce week-end ça prouverait que c’était plus Canada Dry que Cana…

Llanelli – Clermont (Sport+ – 18h55)

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Stage groupé sur les diagrammes décisionnels à la Boucherie, on rentabilise…

Un petit jaune à l'heure de l'apéro le samedi, c'est l'assurance d'un week-end réussi ! L'ASM disposant de 8 points d'avance sur le second le Leinster (champion d'Europe en titre tout de même !), les Auvergnats sont assurés de terminer premiers de leur poule. C'est donc sans pression (pas de mousse SVP) que Clermont va jouer et gagner ! C'est probablement le festin du week-end à ne rater sous

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aucun prétexte.

Stade Français – London Welsh (F4 – 20h45)

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Entraînement sérieux du SF qui fait de la Amlin Cup sa priorité nº1.

Encore une fois le Stade Français va être loin de jouer Haggish-é fermé à Charléty (OK, le Haggish, ou panse de brebis farcie, est une spécialité écossaise, mais fallait absolument que je place cette vanne quelque part), surtout contre des gens qu’on sait même pas s'ils sont Londoniens ou Gallois. Quoi qu’il en soit ces deux équipes devront aller à l’Amlin pour se qualifier.

DIMANCHE

Munster – Racing (C+S – 13h40)

Bien qu'ils affrontent une équipe au nom de fromage, ce match sent le pâté pour le RM92. Les carottes étant cuites en ce qui concerne la qualification, le seul enjeu de ce match est de savoir à quel moment le Racing, qui sera en passe de gagner ce match, va le perdre.

Leicester – Toulouse (F2 – 16h00)

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« Le match du ST va commencer, choisis Néo : la pilule blanche ou… blanche » – Morphéus

Après toutes ces agapes, vous êtes très certainement épuisés mais vous ne trouvez pas le sommeil. France2 vous offre LE somnifère ultime sans produits chimiques, qui va donc faciliter votre sieste digestive. Naturellement, vous devrez couper le son afin d'éviter les commentaires, pour le coup, indigestes de Lard-tôt. À noter que, pour les plus gourmands d'entre vous, le chef Novès pourra vous servir un Kakovin.

Albi – Pau (Eurosport – 17h30) et Lyon – Brive (Sport+ – 18h50)

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Le huit de devant de la Sexion Paloise ne fait vraiment plus peur.

Le pousse-café, pour les amateurs de rugby vrai, de stades champêtres et de matchs à l’ancienne. Nul doute aussi qu’au Stadium d’Albi on pensera fort au chef trois étoiles, Éric Béchu, si habile dans l’art de lier les sauces et la manière de recevoir ses hôtes avec les manières.

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Perfide Albion

Pourquoi les Anglais doivent perdre.

Par Guy Cambiéreapéro

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Les Anglais viennent de gagner leur avant-dernière rencontre contre ces valeureux – malheureux – pauvres – courageux – malchanceux (rayer les mentions inutiles) cousins italiens. Une décennie après leur dernier Grand Chelem, les Grands-Bretons auront ainsi la possibilité de doubler la mise depuis les débuts du Tournoi des Six Nations.

Ah, l’Angleterre ! L’Angleterre ! Cette île maudite, honnie et à l’apparence malfamée est restée vierge de tout envahisseur depuis 1066, les nombreuses tentatives d’invasion des plus grands stratèges militaires

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de l’histoire de France tels Bertrand Du Guesclin, Napoléon, et Bernard Laporte ayant laborieusement échoué.

Posons-nous alors la question, à l’aide d’une analyse rugbystico-culturelle poussée : « D’un point de vue chauvino-français, est-il légitime de pas pouvoir blairer ces enfoirés d’Anglais ? Faut-il supporter les Gallois contre le XV de la Rose dimanche prochain ? »
Après plus d’un millénaire d’histoire commune, à côtoyer ce pénible ennemi d’outre-manche, ne tardons plus, et analysons dès à présent les divers précédents historiques unissant les deux nations.

Les grands récits bibliques que nous offre l’Histoire de l’humanité restent relativement discrets à ce sujet, à l’exception de cette brève référence tirée de l’évangile selon Saint-Marc :

« Les Anglais, on les aime pas. »
« Les Anglais, on les aime pas. »


Il peut alors sembler réducteur de ne se fier qu’aux simples élucubrations d’un fou-furieux ayant tout de même réussi à accéder à une finale de Coupe du Monde et à titulariser Ibrahim Diarra (ayant écrit le manifeste du « french freak ») et Julien Puricelli. L’Angleterre, ce n’est pas seulement une conduite à gauche et une gastronomie réussissant l’exploit de conjuguer le vulgaire et le cocasse, c’est également une populace rouquine qui vient nous envahir tous les étés, et fait flamber les prix de l’immobilier dans tout le sud de la France de manière drastique.

Les couples britons s’installant ainsi régulièrement dans nos belles contrées australes, il nous est alors permis d’envisager très sérieusement les conséquences de cette immigration plus que douteuse sur nos valeurs du rugby, notre conception du jeu et notre sempiternelle volonté de créer du mouvement, en témoigne notre dernier Grand Chelem. (Voir : « De l’art tricolore de l’essai de pénalité, Didier Rétière, 2011, Eyrolles)

C’est un fait, adorant le rugby concis, clair et organisé, les Anglais sont à coup sûr, par leurs percées régulières dans nos belles contrées, des pourfendeurs avérés du french flair et du beau jeu à la toulousaine.

« La perte du french flair et des valeurs toulousaines »
« La perte du french flair et des valeurs toulousaines »

Mais le vice d’outre-Manche ne s’arrête hélas pas là. Car l’Anglais est paradoxalement fasciné par les peuples qu’il méprise et lui donnent du fil à retordre. Combiné à une culture du goût prononcé pour le style et la mode en général, ce sont ainsi des curiosités capillaires qui voient le jour, et témoignent non seulement d’une arrogance certaine, mais surtout d’un attrait compulsif pour les looks classico-conservateurs. Nous pouvons ainsi mettre en exergue leur incommensurable potentiel de connardité atteignant des sommets jusque-là inattendus.

England Rugby Union Headshots

England Rugby Union Headshots
« La collection « Swing low, sweet gestapo » par John Galliano. »

(Attention : La collection capillaire « Rihanna » dont Fulgence Ouedraogo est l’égérie n’est pas opposable au potentiel de connardité susnommé, ndlr.)

Mais l’anglais, c’est bien connu, c’est la langue du commerce et des institutions internationales. Après avoir fondé l’IRB, c’est un amer constat que nous dressons, les grandes instances du rugby sont maîtrisées par le monde anglo-saxon, où nous autres, pauvres Latins, (nous autres, Gaulois, ainsi que les valeureux – malheureux – pauvres – courageux – malchanceux – cousins (rayer les mentions inutiles) italiens.) sommes bien trop souvent mis à l’épreuve, en témoignent les suspensions abusives multiples.
Cela continue de noircir le tableau et procure son lot régulier d’irritations et d’amères déconvenues pour le monde latin.

« Un joueur de l’équipe de France sanctionné par l’IRB »
« Un joueur de l’équipe de France sanctionné par l’IRB »


C’est enfin leur arrogance qu’il nous faut ici signaler. Les Anglais ont cette fâcheuse tendance à vouloir dominer, soumettre, affranchir, humilier,

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vexer, dénigrer leurs homologues. Partout. Le grand champion Raymond Poulidor en est le parfait exemple, né outre-Manche, il fut déchu de sa nationalité séance tenante, et prit plus tard la nationalité française, avec la carrière qu’on lui connaît.
La recherche de la perfection se traduit par des idoles pour jeunes filles en fleurs comme Jonny Wilkinson, qui obtenait d’ailleurs au dernier test TCF de meilleures notes que Frédéric Michalak. (D’après des sources officielles de l’institut Voltaire.)

« Pas encore gay ? Oh... patience ! »
« Pas encore gay ? Oh… patience ! »

Mais il va sans dire que le constat ne serait que trop partisan et fallacieux si l’on omettait de mentionner (même brièvement) une histoire commune passionnée, ainsi que des convergences culturelles évidentes.Mettons également en avant l’exemplarité et la classe des capitaines anglais, tel le sémillant Mike Tindall, marié à la princesse Philips (aucun lien avec Mike), petite-fille de la reine-mère. Une situation qui semble difficilement reproductible en France, où l’on voit mal Matthieu Bastareaud parvenir héritier par alliance de la prestigieuse dynastie des Valois.

« Mike Tindall (à droite), garant des joyaux de la couronne d’Angleterre »
« Mike Tindall (à droite), garant des joyaux de la couronne d’Angleterre »

Mais la comparaison ne s’arrête pas là. La France et l’Angleterre, c’est d’abord une histoire passionnée, qui s’est développée sur tous les terrains du monde. Une amitié inébranlable qui puise sa force dans un amour mutuel, sincère, réciproque et inébranlable, en témoignent trois gravures historiques ci-dessous : le pique-nique d’Azincourt (1, 1415), la baignade de Trafalgar (2, 1805), et l’enculage de Paris. (3, 2007)

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« Des instants inoubliables. »

Force est de constater que le caractère irritant de l’ennemi anglais reste, malgré une amitié franco-anglaise à toute épreuve, une excellente raison pour souhaiter que les Gallois leur mettent copieusement sur leurs sales tronches samedi prochain. Mais nous tenons finalement à laisser le soin à votre libre arbitre, vos convictions et expériences personnelles de répondre à cette question qui peut paraître d’un point de vue collectif et franchouillard simple, mais épineuse lorsqu’on l’aborde d’une manière individuelle, cet article n’est ainsi que purement informatif.

Guy Cambiéreapéro, pour la Boucherie Ovalie

PS : N’oublions tout de même pas que ces salopards nous ont quand même volé deux coupes du monde, fait connaître Duran-Duran et avoir de l’empathie pour Marc Lièvremont.

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Le Stagiaire analyse Hurricanes – Crusaders (29-28)

Ci-gît l’honneur d’Israel Dagg.

Pendant qu’on est obnubilés par notre cuillère de bois, nos doublons et notre neige, le Super Rugby a repris depuis près d’un mois. Ici, personne n’en parle (à part SudRugby) car il faut bien admettre que tout le monde s’en fout (à part SudRugby). L’avantage c’est que ça nous permet de continuer de fantasmer sur ce sport vaguement proche de notre rugby chéri en voyant des résumés de 3 minutes sur Youtube (avec des images qui pourraient bien dater d’il y a cinq ans qu’on s’en rendrait même pas compte), tout en en parlant dans nos conversations, la plupart du temps pour dénigrer notre championnat et nos joueurs. 

Bref, puisque tout le monde s’en tape et que personne ne veut en entendre parler, c’est un sujet idéal pour la Boucherie. Nous allons donc tenter de vous faire des résumés réguliers de matches de cette compétition. Par régulier, je sous entends bien sûr que ce compte rendu sera probablement le seul de la saison.

Le contexte : 

Ce match opposait donc le 08 mars deux équipes néo-zélandaises : les Hurricanes de Wellington aux Crusaders de Christchurch. Ce sont les premiers cités qui accueillent la joute, et on ne peut qu’en être soulagés puisque la dernière fois qu’une catastrophe naturelle s’est déplacée à Christchurch, ça a fini en drame. Un drame qui, selon les conspirationnistes, est responsable de la défaite de la France en finale de la Coupe. Ces mêmes conspirationnistes qui pensent aussi que le 11 septembre est un coup de Serge Blanco, que Pascal Papé n’a jamais marché sur la lune et que Jacques Delmas est un représentant illuminati qui dirige le rugby français depuis le plateau des Spécialistes. 

D’un point de vue sportif – pour ceux qui seraient un peu largués – les deux équipes peuvent prétendre à une place de challengers cette saison. Les Hurricanes sont une version patchée du Stade Français, plus fluide et sans les bugs mathématiques du demi d’ouverture. L’an dernier, ils ont autant brillé par leur tempérament offensif que par leurs errements défensifs : près de 30 points de moyenne inscrits par match pour 23 encaissés. Des chiffres qui leur permettent d’échouer brillamment aux portes de la qualification. Parmi les joueurs que même Pastigo est susceptible de connaître, on citera Victor Vito, Conrad Smith ou Cory Jane. En ce début de saison compliqué, ils ont enchainé deux défaites contre Auckland et les Reds et perdu Cory Jane sur une grave blessure. 

Pour leur troisième match, ils étaient opposés aux Crusaders, équipe mythique de la compétition puisqu’ils l’ont gagnée 7 fois depuis sa création en 1996. Seulement, depuis quatre ans et malgré leur statut de grands favoris, impossible de mettre la main sur le trophée. Une sorte de Clermont qui ne pourrait pas brandir l’excuse de la malédiction après avoir perdu comme des cons en demie ou en finale. Cette année, les Croisés (aucun lien avec Julien Saubade) seront privés de McCaw, qui a posé des RTT pour s’offrir une année sabbatique. Car oui, Monsieur a décidé qu’il était fatigué et qu’il avait assez bien bossé pour mériter une petite pause. En plus d’être un fraudeur, Richie a donc tout l’air d’être un syndicaliste en puissance. Ce mec serait secrètement français que ça n’étonnerait personne. Les Crusaders doivent donc faire sans lui et comptent sur Dan Carter, Kieran Read ou Israel Dagg pour les mener vers les sommets. Début de saison délicat pour eux aussi puisqu’ils ont perdu leur première rencontre face aux (décidément surprenants) joueurs d’Auckland.

Pour retrouver les très bonnes fiches de présentation complètes de ces deux clubs par SudRugby, c’est ici pour les Hurricanes et ici pour les Crusaders.

Le match : 

Après un en-avant foireux sur le coup d’envoi, la première mêlée du match est sifflée, ce qui me donne l’occasion de vous raconter un petit «fun fact» que Christian Jeanpierre n’aurait pas renié. Les deux piliers qui se font face (Owen Franks et Ben Franks) sont frères et – encore plus amusant – Ben Franks jouait l’an dernier aux Cursaders avec son frère, avant de l’abandonner lâchement pour partir jouer aux Hurricanes. Voilà. Amusant, n’est ce pas ? Bon, je ne sais pas s’ils ont un parent français et un parent néo-zélandais, mais c’est le genre de chose sur lequel Matthieu Lartot devrait pouvoir vous renseigner. 

Après trois minutes de temps de jeu ininterrompu des Crusaders, le demi de mêlée de ces derniers -Andy Ellis- finit par envoyer une passe à la Luke Burgess dans les tibias de Dan Carter, qui commet un en avant. Nouvelle mêlée donc, à peu près au même endroit que celle qui avait eu lieu trois minutes plus tôt. Tout ça pour ça. 

Tu m'étonnes que la mêlée penche à gauche...
Tu m’étonnes que la mêlée penche à gauche…

L’occasion pour nous de constater que les Hurricanes ont aussi le public comme principale source de ressemblance avec le Stade Français. Le stade de Wellington est vide comme le livre de jeu du XV de France et les sièges jaunes font un peu mal aux yeux si on les fixe trop longtemps. En même temps qui serait assez con pour faire ça ?

A la suite de la mêlée, les Hurricanes lancent le jeu à leur tour, combinent et enchaînent bien. La balle finit par arriver jusqu’à l’aile de Julian Savea qui poricalise Israel Dagg avec une aisance déconcertante. Quelques instants plus tard, le jeune troisième ligne des Crusaders Matt Todd, que l’on présente comme le nouveau Mc Caw, se met à la faute (comme quoi il y a encore du boulot) et offre une bonne pénalité à ses adversaires. Barrett (qui n’a rien à voir avec Julien Doré), passe la balle entre les poteaux et ça fait 3-0 pour les locaux.

Quelques phases de jeu après le renvoi, on assiste au premier échange de coups de pied du match, façon ping-pong rugby,  qui n’est pas sans me rappeler notre bon vieux Top 14.  Des échanges qui finissent par lasser l’arrière garde des Crusaders qui relance. L’action est finalement annihilée au niveau des trente mètres adverses par un tampon remarquable de Savea. C’est encore lui qui se fera remarquer en récupérant un joli coup de pied tactique de Smith quelques instants pus tard. Conrad Smith, qui, à l’image de Vincent Clerc, a tourné badass en se faisant couper les cheveux, ce qui lui donne l’image d’un mec qui vient de s’engager dans l’armée, mais avant les plusieurs mois de musculation. Contrairement à son homologue toulousain, le All Black n’a par contre rien perdu de sa classe et son efficacité. 

Cette image de joueurs qui sont placés pour faire une combinaison peut choquer les supporters du XV de France.
Cette image de joueurs qui sont placés pour faire une combinaison peut choquer les supporters du XV de France.

Après une bonne vingtaine de minutes de jeu, on assiste à un des premiers vrais «temps faible» (chers à Fabien Galthié) de la partie avec un enchainement sans fin de mêlées écroulées.  Résultat, cinq minutes plus tard, on joue la 25ème minute (et ouai les mecs, j’ai fait option maths au lycée) et le score est toujours de 3-0, ce qui se situe au final dans la bonne moyenne d’un match du BO. Cependant, le niveau et les ambitions sont tout autres, et l’essai qui va suivre en est la preuve. Le centre des Crusaders Crotty (quel nom de merde aha), perce sur une belle passe à hauteur. Il s’engouffre dans la fameuse défense Stade Françiste et, quatre plaquages manqués pus tard, termine sa course entre les poteaux. Propre. 

Sur leur lancée, les visiteurs continuent à faire mumuse et Dagg, Whitelock ou Mc Nicholl ne seraient pas loin d’en planter un deuxième, s’ils ne foiraient pas systématiquement une passe de toute manière impossible à vingt mètres de la ligne d’en but. 

Les Hurricanes finissent par se défaire de la pression en deux coups de pied qui ramènent les Canes dans leur 22. C’est dans cette même zone qu’ils obtiennent une pénalité bien placée. Depuis mon siège, je me prends pour Guy Novès et leur fais le signe des trois points. Mais ces fous, sous mon regard ahuri (j’entends par là plus ahuri que d’habitude), préfèrent jouer à la main. Ils n’arrivent cependant pas à franchir et, alors qu’ils obtiennent une nouvelle pénalité idéalement placée, finissent par se résigner à la tenter. 6-7 puis 9-7 après une nouvelle faute des Crusaders dans leur trente mètres. Les dix spectateurs (probablement sélectionnés après une opération de com’ Twitter avec la #TeamHurri et la

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#TeamCrusa) se déhanchent sur Pump It des Black Eyed Peas pour fêter ça. L’occasion pour moi de réaliser que Toulouse et son «I Gotta Feeling» en fin de match est en fait très en avance sur son temps. 

La seconde période démarre sur les chapeaux de roues après une quinzaine de phases de jeu, le talonneur des Crusaders Flynn semble aplatir. Un essai validé à la vidéo (après une quinzaine de visionnage) et transformé par Dan Carter qui permet à son équipe de repasser deux points devant. 

Les Canes repartent à l’assaut de la ligne adverse et, après un cafouillage sur une grande envolée à l’aile, Israel Dagg pousse au pied avec un grand coup de latte qui lui permet de remonter les trente premiers mètres. Après un nouveau dribling, la balle se retrouve dans l’en but des Hurricanes. Le public pousse pour encourager Smith et Leuia (en criant « Allez Leiua ! ») alors à la course avec l’arrière mais rien n’y fait, Israel ZiDagg est le plus rapide et aplatit le troisième essai des visiteurs. Voilà qui apprendra aux tout-jaunes à envoyer du jeu, tiens.

Israel Dagg est avant tout un homme de goût.
Israel Dagg est avant tout un homme de goût.

Les Crusaders mènent alors 21-12 et je suis un peu destabilisé de ne pas entendre le présentateur de Skysports parler de «TOURNANT OF THE MATCH» alors que toutes les conditions sont réunies : essai en contre, beaucoup de temps restant à jouer, et une forte probabilité pour que les adversaires remontent finalement facilement. 

Les Hurricanes, décidément entêtés, repartent à la conquête de la terre promise des Croisés et Savea, sur son aile, hérite d’une balle à quinze mètres de l’en-but. Il assomme son vis à vis puis enfonce à nouveau Dagg à quelques mètres de profondeur pour aplatir. C’est impressionnant, on a envie de crier au «Jonah Lomu blanc» mais, manque de pot, Savea est maori et devra donc de se contenter du titre de «Jean-Baptiste Gobelet bronzé». C’est facilement transformé par Barrett depuis la touche et les locaux reviennent à deux points. Pas de «Pump it» cette fois,  et je me demande donc quel peut être l’hymne des Hurricanes – le plus probable étant que ce soit «Comme un ouragan» de Stéphanie de Monaco. 

Poricalisation d'Israel Dagg en image.
Poricalisation d’Israel Dagg en image.

Les Crusaders se rebellent et le jeune Taylor, tout juste rentré, met le feu dans la ligne avec Carter. Comme vous pouvez vous en douter, ils enchaînent les croisés et les une-deux, poursuivent au pied de manière un peu ridicule et Carter finit par aplatir derrière la ligne. On a envie de revoir l’action en accéléré avec la musique de Benny Hill pour un rendu un peu plus fun mais la technologie ne permet pas encore cette excentricité. Canal, si vous me lisez… (Isabelle, si c’est toi, j’en profite pour te dire que ma demande en mariage tient toujours).  

S’ils mènent 28 à 19, les Crusaders ne veulent pas s’arrêter là et continuent à mettre la pression sur la ligne adverse. On croit même à un nouvel essai mais ce brave Read fait un en avant ridicule en ramassant la balle sur le dernier ruck. L’arbitre fait une nouvelle fois appel à la vidéo – à croire qu’il avait un forfait à amortir – et infirme l’essai (Benjamin Fall valide l’emploi de ce verbe). Read imite très bien le mec étonné et vient nous gratifier d’un très joli «Did I ?» surpris quand l’arbitre lui annonce qu’il a fait un en avant si grossier qu’à sa place, Péchambert aurait pu lui mettre un jaune.  

Read va d’ailleurs les accumuler sur la fin de partie, se mettant notamment à la faute sur l’action suivante, permettant aux Hurricanes de revenir à 28-22. Il reste dix minutes et on se dit que les Crusaders vont probablement faire profil bas et temporiser pour attendre tranquillement le coup de sifflet final. Mais c’est mal connaître ces amateurs de baballe qui vont balancer des grandes passes dans leur propre quarante mètres. Ce qui devait arriver arriva et Leiua, après avoir bien lu le jeu, intercepte une passe de Taylor et va crucifier les Croisés entre les poteaux. C’est transformé et les Canes repassent devant 29-28. 

Allez, salut !
Allez, salut !

Les Crusaders font alors l’effort pour revenir à quelques mètres de l’en-but et plein axe, Carter tient le drop de la victoire au bout du pied. Mais, l’homme le plus classe du monde après Georges Abitbol semble programmé pour ne pas gagner des matches de manière dégueulasse à la dernière minute. Il foire donc joliment son coup de pied et je pense à David Mêlée qui a passé ce même drop il y a quelques semaines, offrant la victoire à l’USAP dans les derniers instants. Comme quoi, les catalans feraient bien d’arrêter de pleurnicher et se satisfaire de leurs stars que sont Jean-Pierre Perez, David Marty ou Guilhem Guirado. 

Quelques picks and go et une mêlée simulée plus tard (ces gens là n’ont honte de rien), l’arbitre, probablement en hyperventilation, siffle la fin de la partie, superbe, il faut le reconnaître.

Les joueurs restent un peu discuter sur la pelouse, Read vient répondre tout sourire à l’interview. Je me demande si je viens pas en fait de voir un match amical, mais non, il semblerait juste qu’ils en aient un peu rien à foutre. Ils ont bien joué, ils ont bien rigolé, ils auraient pu gagner mais en fait non. Tant pis c’est pas grave, c’était cool. Bon… d’accord. 

Les joueurs : 

Chez les Hurricanes, Savea a crevé l’écran, Conrad Smith est toujours aussi classe et la charnière a fait un travail très propre. A noter le 100% au pied de Barrett, comme son vis à vis Carter (si on lui passe le drop raté). Statistiques impressionnantes puisqu’ils ont tous les deux eu quelques tentatives compliquées. Ce dernier a lui aussi éclaboussé la partie de sa classe. On a l’impression qu’il trottine mais derrière sa nonchalance, chaque accélération fait mouche et il est intraitable en défense. Ceci dit, il est toujours incapable de mettre un drop à 22 mètres en face des poteaux, ce qui est inquiétant pour son club et marrant quand on est français. McNicholl aura été très tranchant sur son aile, tout comme Dagg à l’arrière, qui devra lui par contre répondre de quelques errements défensifs. Je ne parle pas des avants, tout le monde s’en fout ils servent à rien en Super XV. 

La violence des rucks dans l'hémisphère sud... Non je déconne, ils savent pas ce que c'est.
La violence des rucks dans l’hémisphère sud… Non je déconne, ils savent pas ce que c’est.

 

Bonus : Le résumé vidéo du match :

La finale de la Coupe du Monde 2015 au Stade de France ?

Vous avez peut-être appris la nouvelle ce lundi dans l’après midi. Lâchée en EXCLUE TOTALE par Richard l’Escrot – promu par ses supérieurs hiérarchiques depuis quelques mois au très convoité poste du « mec qui fait des news à la con sur Lequipe.fr »- le mondial 2015 en Angleterre serait « menacé », rien que ça. Et pour cause, certains stades comme Wembley, le Stade Olympique ou Old Trafford ne pourront accueillir de matchs. Une affirmation clamée haut et fort par le journaliste rebelle (qui n’emploie à aucun moment le conditionnel), bien qu’il soit le seul dans la presse internationale à s’avancer de la sorte. 

Un scoop de plus pour la fine plume rochelaise qui s’est dans un premier temps faite remarquer par ses brillantes analyses tout en retenue et en objectivité pendant le mandat de Marc Lièvremont, puis grâce à son flair imparable lorsqu’il a fallu annoncer le retour du French Flair sous Philippe Saint-André. Enfin, comment ne pas saluer le travail d’investigation toujours rondement mené par cet inépuisable chasseur d’info. La preuve en images avec les plus belles exclusivités modestement obtenues par le Albert Londres du XXIème siècle : 

Bien joué Richard.
Bien joué Richard.
(NDLR : Sur ce match, Kayser et Fritz ont finalement été remplaçants et Fofana a bien joué... à l'aile. Buttin, quant à lui, n'a pas été appelé.)
(NDLR : Sur ce match, Kayser et Fritz ont finalement été remplaçants et Fofana a bien joué… à l’aile. Buttin, quant à lui, n’a pas été appelé.)

 

Son information sur le mondial 2015 n’est pour l’instant reprise de la sorte sur aucun site britannique, puisqu’aux dernières nouvelles, ces derniers ne parlent encore que de négociations qui traînent un peu et d’un délai supplémentaire pour définir la liste des stades mobilisés, sans s’alarmer outre mesure pour la bonne tenue de la compétition. Seulement voilà, Richard brandit de son côté une source proche de l’IRB (on pense évidemment à la célèbre agent infiltrée Manon Dessourcessûre). Du côté des stades en question, si les excuses officielles ne manquent pas pour justifier de tels refus (autre évènement déjà prévu, volonté de préserver la pelouse), les vraies raisons qui se cachent derrière cette histoire sont bien différentes. 

En effet, toujours d’après une source proche du dossier, les Anglais souhaiteraient, en retardant les négociations, convaincre le Stade de France de leur venir en aide pour accueillir le mondial (idée soumise par L’Escrot lui même dans son article). Les matchs des Bleus seraient alors délocalisés à Saint-Denis, permettant au XV de France de bénéficier de l’appui de ses fidèles supporters (élu meilleur public de France). Une situation qui pousserait le XV national à enfiler le délicat costume de favori pour ses rencontres, ce qui, selon le théorème du French Flair, les entrainerait très probablement dans une série de défaites cinglantes dès les matchs de poules. A la bonne heure pour la perfide Albion ! 

Et en cas d’exploit de nos Frenchies pour passer les premiers obstacles de la compétition, les Anglais ne comptent pas s’arrêter là puisqu’ils ont déjà signalé qu’ils souhaitaient proposer à l’enceinte du Stade de France d’accueillir le dernier match en cas de finale Angleterre-France. 

Contacté par nos soins, le Stade de France n’a pour l’instant pas souhaité témoigner de son intérêt pour une telle proposition. Mais ces derniers ont néanmoins avoué qu’ils commençaient dès maintenant à surveiller la Chaîne Météo pour analyser les prévisions de novembre 2015 et anticiper d’éventuels risques de gel qui remettraient en cause la praticabilité du terrain. 

Richard L’Escrot a-t-il vu juste ? La coupe du monde est-elle vraiment menacée ou ceci n’est qu’une tentative de buzz du journaliste ? Coup de poker ? Coup de bluff ? Coup de coude à la carotide ? Si PSA a déclaré que son groupe était en pleine construction pour la coupe du monde 2015, il semblerait bien qu’en coulisses, la compétition ait déjà débuté…

 

Capitaine analyse Irlande-France (13-13)

13-13, ça porte malheur non ? Tfaçon il peut plus arriver grand chose à l’Equipe de France…

Par Capitaine

9 mars 2013. Rien ne va plus dans le monde post-apocalyptique du rugby français. La quatrième journée du Tournoi des VI Nations verra l’Irlande recevoir la France, bonne dernière. Le pays des roukmoutes a subi une sale défaite face à l’Écosse, qui n’a pourtant pas mieux joué que d’habitude, au contraire. Alors on s’attend à un stade de Dublin plein a craquer de trolls, gnomes et autres créatures qui peuplent l’île du Trèfle, pour supporter leur équipe de repris de justice devenus limite trop sympas pour le niveau international. Alors que de l’autre côté, c’est une délégation tricolore qui va se ramener les mains dans le bermuda, les tongs en avant et en sifflotant une Marseillaise timide. Oui, nos Bleus sont en vacances en 2013 et en ont rien à foutre du Tournoi. PSA a décidé de ramener son premier trophée dès cette année, sauf que ce sera une cuillère en bois. Alors les internationaux français y vont pour rigoler et savent tous que de toute façon, la seule année où faudra vraiment jouer c’est 2015, pourquoi commencer à se faire chier dès maintenant ? Aucune équipe n’a jamais réussi à présenter une régularité sur 2 ans, encore moins les Bleus qui sont les rois des performances en dents de scie. Incapable d’enchaîner 4 victoires, le XV de France compte désormais sur les défaites pour faire taire les vilains qui osent critiquer l’irrégularité de cette équipe.

Bref, quoi qu’il en soit, on s’assoit devant le match en sachant déjà qu’on va perdre. Peu importe, on espère qu’il y aura une générale pour rattraper notre après-midi.

 

Les parents de Brian O'Driscoll vous passent le bonjour.
Les parents de Brian O’Driscoll vous passent le bonjour.

 

Les équipes :

L’Irlande : après la perte de Sexton, les Irlandais ont compris qu’O’Gara n’était plus le match-winner d’antan et qu’il perdait la boule s’il ne commençait pas sur le banc. Il n’aura même pas l’honneur de poser son cul au bord du terrain, et c’est le jeune Paddy Jackson qui portera le numéro 10. Le reste des lignes arrières balance du lourd puisqu’on retrouve aux ailes Earls et McFadden, deux polyvalents au centre également. Au centre d’ailleurs, le jeune Marshall aura l’honneur de jouer à côté de Papy’Driscoll, 34 ans et toutes ses dents. Peut-être son dernier VI Nations, alors il aura à cœur de faire bonne figure au pays.
Devant, c’est du classique avec le première ligne Ross-Best-Healy, le dernier revenu de prison suite à une grâce de ses cousins de la commission, pour pouvoir tenir la mêlée irlandaise, mise à mal en son absence. Pas fous les Britanniques.

Les Touristes : alors que PSA prône la faiblesse du jeu au pied français et le peu de qualité au poste de demi d’ouverture, il reconduit Frédéric Michalak, comme la volonté de vouloir perdre un match de plus. C’est désormais certain, le sélectionneur du XV de France travaille pour les Britanniques et préparait son coup depuis longtemps, ça pue pour 2015.

Pour le reste rien de bien surprenant : le pack est un classique. Le bleu-bite Samson est reconduit, c’est plutôt du côté du banc qu’on va avoir du nouveau, avec l’arrivée du pizzaiolo catalan Guirado, suite à la blessure de Szarzewski. Et également le retour de Vahaamahina, surnommé par le staff tricolore « un-coup-tu-viens-un-coup-tu-viens-pas ».
Derrière, on aura la joie de revoir Parra, un petit réconfort quand on a vu la baisse de régime de Machenaud, mais son association avec Michoko efface tout espoir d’efficacité. Au centre, on a mis ceux qui avancent et découpent le plus : Fofana et Fritz, rien à redire tant tout le monde les aime. Et derrière le trio toulousain qui couvre trois générations, Clerc le vieux, Médard l’ancien espoir et Huget la nouvelle révélation.

Le Match :

L’entame laisse entrevoir que le jeu au pied va prédominer dans cette rencontre. La touche irlandaise semble bien huilée et le contre tricolore égaré. Seule la mêlée montre de bons signes du côté des Bleus. Tout semble en place pour se faire lentement étouffer par le XV du Trèfle. Et alors que les Irlandais entament leur 4ème ballon porté à 10 mètres de notre ligne, en sachant qu’ils nous ont mis 15 mètres sur les précédents, c’est le capitaine du slip (poke Lartot) qui conduit le camion et aplatit derrière la ligne. Le reste de la première mi-temps sera un scénario sans fin pour les

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Français : du rentre-dedans avec les avants, toujours placés à 5 ou 10 mètres du ruck, par trois, mais sans jamais faire la différence et sans fixer assez de défenseurs. Quand ils en ont marre des gros, c’est Parra ou Michalak qui tape un coup de tatane dans le cuir, avec une réussite très variable mais généralement c’est pas top. Si ils ont mal au pied, alors ils donnent la balle à Fritz ou Fofana qui tente de percer mais la défense verte ne cédera pas.

De leur côté, les Irlandais, plus précis au pied et plus propres dans les airs, mettent la pression sur l’équipe de France mais sans jamais réussir à réellement finaliser leurs actions.
Au final, une seule combinaison aura été tentée par les lignes arrières du XV de France, combinaison mal réalisée d’ailleurs et qui aura vu Max Médard se prendre un mur. Bilan intéressant pour une première mi-temps où on ne perd finalement que de 10 points alors qu’on a l’impression de voir un vieux tenter de monter un escalator qui descend.

L’entame de la seconde mi-temps sera une pâle répétition de la première et on continue à se faire chier. Il y a bien eu quelques placages assez virulents, quelques retours à l’envoyeur pour pas s’endormir mais rien de bien méchant. Les Irlandais continuent les ballons portés mais également les fautes de mains alors rien ne se passe vraiment.

Mais après une mêlée où les Français rentrent trop vite et reprennent 10 mètres derrière pour indiscipline, Murray joue vite, s’engouffre mais est repris par Nyanga. Healy au relais évite Domingo et avance à 5 mètres de la ligne d’en-but. Mais derrière les choix irlandais sont mauvais et la défense française solide, Kearney tente

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donc le drop mais Nicolas Mas l’aurait mieux réalisé. Personne ne rigole puisqu’on est quand même pas passé loin de prendre 15 points d’écart.
Maestri, blessé dans l’action, sort et laisse sa place à Vaha.

Derrière on aura le droit à un peu de folie dans ce match, enfin pas de folie mais du désordre puisque des deux côtés le jeu au pied se fait hésitant et laisse des ballons à jouer. Mais Irlandais comme Français montent bien en défense et les attaques, peu créatives, sont annihilées.
Enfin, à la 61ème on a un peu d’action avec Sean O’Brian qui met KO debout Huget. L’arbitre sourit et laisse jouer, à la Boucherie on apprécie. Mais le staff de l’équipe de France a compris qu’Huget était un des seuls à faire un bon match alors malgré tout, on le laisse sur le pré.
Le staff décide de donner de la fraîcheur au pack avec Claassen et Debaty. C’est aussi le moment où, alors qu’on perd toujours de 7 points et qu’on a pas réussi à créer quoi que ce soit en deuxième mi-temps, les Bleus décident de jouer, dans leurs 22.
Et contre toute attente, c’est à la 70ème minute que l’équipe de France commence à jouer. D’abord avec un ballon porté et ensuite avec des charges, Claassen, Bastareaud puis Debaty… On écarte et Yoann Huget oublie le surnombre en bout de ligne et rentre inter, se ramassant du vert dans la gueule. On écarte de l’autre côté et on arrive à se rater sur un autre surnombre. Et là, c’est l’Irlande qui récupère le ballon sur un ruck à 5 mètres qu’ils auront magnifiquement pourri, comme d’hab.
Néanmoins, la France récupère la mêlée, De Penalité se chauffe sur le banc. Mais c’est Louis Picamoles qui fait de la résistance, joue vite la pénalité récoltée à 5 mètres et aplatit derrière la ligne.
5 minutes plus tard, O’Mahonnay capte un ballon en l’air, avance et Murray tape par dessus à suivre pour son ailier, mais une fois encore, Louis Picamoles accélère et aplatit avant le roux, assisté par Debaty. Le troisième ligne centre est au four et au Jean Moulin pendant ce match, avançant sur les ballons, couvrant le troisième rideau et mettant la pression en défense.

Egalité 13 à 13, les Français ont la dernière balle dans les mains, alors qu’ils ont une pénalité sur leur ligne des 40 mètres, ils décident de taper une chandelle. Quoi de plus normal que de se débarrasser du ballon quand c’est le dernier? Après quelques temps de jeu des Irlandais, Vaha arrache encore le ballon, ça écarte pour Bastareaud qui passe les bras et donne à hauteur pour Picamoles qui prend le trou, avance de 10 mètres, la libération est rapide, 4 contre 3 dans 20 mètres à négocier et Michalak… tape à suivre. Le jeu au pied est trop long, pas dans le bon couloir et l’Irlandais court trop vite. Fin du match.

 

Yoann Huget essore le maillot de ses adversaires, l'altruiste.
Yoann Huget essore le maillot de ses adversaires, l’altruiste.

 

Bilan:

On a vu quelques individualités sortir du lot comme Picamoles ou Huget, un banc qui a su apporter puisque c’est le dernier quart d’heure où l’on a joué. A noter que Vaha récupère la dernière pénalité à 10 secondes de la fin et renouvelle la chose après la chandelle tapée, bravo le Catalan. Mais c’est clairement le collectif qui est à la peine, les Bleus n’ont rien créé, leur jeu est complètement prévisible…

Mais il faut avouer que les Irlandais ont bien joué, notamment Rob Kearney qui aura baladé les Bleus au pied et très bien assuré sa couverture. Et la troisième ligne, qui avance en attaque comme en défense…

Les questions :

Je réponds à vos questions pourries :

– Pouvait-on jouer sous la pluie ?
Jouer oui, buter non. Enfin c’est ce qu’ont prouvé les différents acteurs de ce match.

– Le banc bleu a-t-il apporté un plus ?
Je pose la question à François Trinh-Duc.

– La charnière française a-t-elle failli ?
On avait une charnière ?

– Debaty commet-il une faute ?
Non, faut pas déconner, il court à côté d’un mec, c’est quand même pas une faute. On fait du rugby pas des claquettes, des fois y a une histoire d’épaule ouais… Quoiqu’un Daniel Craig Joubert dans un bon jour aurait pu mettre un essai de pénalité.

Je réponds aussi à vos questions intéressantes :

– Michalak est-il nul ?
Oui, évidemment, il n’a pas réussi à marquer un essai tout seul depuis son camp, il n’a pas su faire briller ses coéquipiers et son équipe n’a pas gagné. Alors oui, il est nul et faut vite mettre Parra en 10.

– Pourquoi Jacques Delmas ?
Parce qu’il a dit qu’il filerait de l’argent de l’USAP pour aider à payer une saison de plus à Wilkinson, ça a fait marrer Laporte qui a dit à Mourad : « on le prend, j’aime son esprit. ».

Les dessous de l'affaire Delmas au RCT

L’abus de Jacques Delmas est… ah ben il reste jamais longtemps au même endroit de toute façon.

Une enquête de journalisme total par Jonny WillKillSoon

Comme chaque année, à pareille période, le petit monde du ballon ovale s’émeut et s’émoustille devant les agitations en coulisses des différents clubs du Top 14. Sexton au Racing, Kockott à Toulouse, Gray à Castres ou encore Morne Steyn au Stade Français, beaucoup d’informations sont divulguées et tous les plus grands journalistes sont embusqués pour connaître le point de chute des plus grandes stars du rugby mondial. Et c’est ainsi que samedi après-midi, la rugbysphère a été secouée par une information capitale en cette période de mutation : Jacques Delmas serait pressenti pour entraîner les avants du RCT la saison prochaine. Une question ?  

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Bonne question jeune farfadet ! Pour-quoi ? Trois hypothèses à cette décision :

1 – Il s’agit de l’homme de la situation  

Tout d’abord parce que l’ancien talonneur du RCN a une solide expérience d’entraîneur. Double champion de France avec Biarritz en 2005 et 2006, Jacques Delmas est un entraîneur capable de ramener des titres, proche du fameux doublé en 2006 (défaite en finale de la coupe d’Europe). Bon certes 2 titres après 28 ans à entraîner au plus haut niveau ce n’est pas non plus super folichon, mais ça reste tout de même plus que Jack Isaac et Jean-Pierre Elissalde réunis. Et puis surtout il a réussi à être champion de France avec des joueurs tels que Jean-Baptiste Gobelet ou David Couzinet.  

Mais sera-t-il à la hauteur pour gérer la pléiade de stars du RCT ? On peut imaginer qu’un être humain ayant réussi à supporter le melon d’Harinordoquy plus de 2 ans en est infiniment capable.  

Et puis Jacques c’est avant tout un homme charismatique, fort d’une reconnaissance internationale aussi bien pour sa carrière de joueur que pour celle d’entraîneur. Carl Hayman a même avoué  récemment qu’il possédait des posters de celui-ci dans sa chambre quand il était minot, et que c’était même lui qui lui avait transmis la passion de jouer au rugby. Il paraîtrait même que la venue du pilier italo-argentin Martin Castrogiovanni à Toulon, soit conditionnée à celle du technicien montpelliérain, avec qui il souhaite travailler depuis de nombreuses années.  

Enfin, Jacques a, et il ne faut pas l’omettre, obtenu un 11,5 à son épreuve de LV1 d’Anglais au baccalauréat session 1975, preuve irréfutable qu’il s’agit bien pour le RCT de l’homme de la situation.  

   

2 – Il s’agit d’un remède pour un président malade    

En 2006, l’arrivée de Mourad Boudjellal à la tête du RCT, laisse présager des lendemains qui chantent…et des oreilles qui sifflent. Car cet amoureux du phylactère est également un grand amateur de recrutements abusifs et de licenciements foireux (et inversement). Et si les stars se succèdent sur le terrain, les entraîneurs (et adjoints) font de même sur le banc de touche. Ainsi, on retiendra que Doucet, Jorda, Lane, Comba, Crenca, Cottin ou encore Hueber ont gentiment été éconduits par le président BougeDeLà. Mais voilà, ses deux derniers entraîneurs (Tana Umaga et Philippe Saint-André) n’ont pas été viré à proprement parler et Mourad Boudjellal doit assouvir ses pulsions de licencite aigüe tel un Dracula en manque de sang ou un Kelleher en manque de vierges.   

Et cela tombe bien car Jacques Delmas, l’entraîneur spécialiste des emplois précaires depuis 4 ans, est actuellement disponible. 9 mois au Stade Français lors la saison 2009-2010, 3 mois à Perpignan en 2011 et un job en alternance au Pôle Emploi officiel des entraîneurs de rugby. Autant dire une proie facile pour un président vorace qui semble attirer par le profil flibustier du gentilhomme.   

Ainsi, l’épilogue du bédé-crochet « A la recherche du nouvel entraîneur-fusible » semble proche et le 24ème choix du duo Boudjellal-Laporte (après Milhas, Dal Maso, Herrero, Diaz, Tournaire, Retière, Lièvremont, Brunel, Mallett, le chef cuistot, un mec qui passait

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par là, De Niro, sa femme, Jean-Marie Bigard, Depardieu et bien d’autres…)

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semble être le bon !  

3 – Il s’agit d’une mauvaise interprétation  

Désireux de toujours mieux comprendre ses joueurs et d’appréhender leurs attentes et besoins, le président Boudjellal aurait confié la mission à Tom « on ne sait plus pourquoi t’es là » Whitford d’espionner les Hayman, Giteau et autre Masoe dans leur élément naturel, c’est-à-dire en boîte de nuit. C’est ainsi que, subtilement camouflé dans un costume de serveur (ce qui semble idiot à posteriori puisqu’aucun joueur ne l’aurait reconnu de toute façon) il a pu intercepter une conversation secrète entre Joe Van Niekerk (imbibé d’alcool) et un canapé (imbibé d’alcool également). Tom enregistra le monologue du capitaine toulonnais qui s’exprimait en ces termes : « I’M FUCKING TELLING YOU : TO BE THE BEST OF THE BEST, WE NEED JACK DI ! FUCK ! » (Traduction : « Je remarque ton air circonspect mais malgré cela je confirme mes propos : pour que nous devenions encore meilleurs que ce que nous sommes actuellement, nous avons fortement besoin de Monsieur Jacques D. Fichtre »).  

L’enregistrement entre les mains du président, une enquête haletante  fut amorcée pour retrouver ce mystérieux Jacques D auquel faisait référence l’ancien Springbok. Et c’est tout naturellement que le nom de Jacques Delmas fut révélé par Laurent Romejko et son équipe des Chiffres et des Lettres. Ce qui montre bien que Laurent n’est pas un amateur de beuverie, puisque n’importe quel lecteur de la Boucherie Ovalie aura évidemment deviné que, derrière les initiales J D, se cachait une célèbre boisson sponsorisée par Willy Mason. Bref un quiproquo que n’aurait certainement pas renié Molière.  

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Le Lab'ougnat analyse Clermont-Castres (37-10)

Il y a donc une équipe qui n’a pas compris et qui continue à jouer au rugby en Top14… Les pauvres…

Par Pastigo

Le contexte

Roger Labit a raison, on ne s'intéresse pas assez à Castres. C'est d'autant plus regrettable que cette brave bourgade aveyronnaise fait partie depuis quelques années déjà du clan de l'équipe surprise qu'on attendait pas.

L'équipe mérite que l'on connaisse, si ce n'est les noms des joueurs, celui de son stade. Antoine, comme l'opticien, c'est quand même pas difficile. J'ai d'autant plus de respect pour ce club qu'il s'agit du seul en Top14 qui « monte à la ville » quand il vient en Auvergne, et ce sans déposer un sac de vêtements pour les démunis.

Ils ont donc pris la route, bravé les loups et les épidémies, pour honorer notre Interville des oubliés du numérique. Le temps miraculeusement clément permettra même aux plus chétifs de survivre au voyage, bien qu'ils n'en aient pas amené beaucoup de toute façon. C'est gros comme des Debaty, et ça s'est nourri de cueillette pendant la longue semaine de voyage.
Bref, on est clairement face à l'opposé du Stade Français de la semaine passé. Plus solide, plus costaud, plus crédible.

Ca ne fait pas trop rigoler un Castres l'air de rien, c'est largement capable de ruiner une victoire à domicile et de nous faire passer pour de vulgaires Catalans. Ce pourquoi on ne fanfaronne pas trop avant le match, on aura bien le temps de le faire après à moins d'avoir à se réfugier dans une critique arbitrale fort légitime.

Afin d'assurer son Grand Chelem, le XV de France n'a pas hésité à piocher dans l'effectif auvergnat et la feuille de match en témoigne. On espère simplement que Rougerie brillera sous le maillot du coq, et on est rassuré de voir que PSA a laissé de côté Brock James pour titulariser un autre excellent Sudiste naturalisé mauvais.

Le match

Comme le veut la tradition, les femmes font tourner leur tampon en l'air quand Brock James donne le coup d'envoi. Les deux équipes vont tenter d'imposer leur jeu, de manière quelque peu différente. L'ASM tente de jouer à la All Black, c'est à dire en ballerine avec des ballons qui volent partout, tandis que Castres opte pour une technique plus terroir avec des gros

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sacrément hargneux, technique qu'ils maîtrisent d'ailleurs plutôt bien les gorets.

Top 14 oblige, des fautes régulières vont tout de même permettre à Julien Dupuy de reprendre son souffle devant sa télé. Kockott a le bon goût de faire quelques mauvais choix et on apprécie cette délicatesse, et Baï qui a reconnu les lieux semble plein d'enthousiasme et donc de fautes. La première permettant à Brocky d'ouvrir le score.

Les avants castrais font du bon boulot et menacent régulièrement l'en-but auvergnat, mais le Castrais est romantique et tient à rendre ce déplacement épique. La technique choisie consiste à jouer la quasi-totalité du match à 14, enchaînant les cartons sur une musique de Pirates des Caraïbes. Afin de parfaire la chose ils prendront soin de ne réussir aucune touche, offrant ainsi autant de lancements de jeu aux Auvergnats.

Le premier carton est un exemple d'inutilité, et c'est Baï qui en portera fièrement l'étendard. Dès lors Clermont relèvera le défi avec honneur en plantant une merveille d'essai de 80 mètres à deux. Simplement James et Sivivatu qui gambadent, amoureux, et s'offrent tour à tour le ballon en se bouffant la bouche des yeux. Le All-Fidjien plante son essai hebdomadaire et le public jubile. Enfin je suppose.

Cudmore étant sur le terrain, il n'en faut pas plus pour que l'ASM joue à son tour à 14 et les trompettes hurlent alors dans un grand peplum.

Castres fait bonne figure mais c'est bien les Clermontois qui marquent. Les Tarnais font donc honneur à leur hôte en mimant leur 5 dernières saisons de phases finales, et de pénalité en pénalité l'ASM arrive à la mi-temps avec un joli 13-3 qui reste cependant mérité.

La deuxième mi-temps démarre à 15 contre 15 et cela manque cruellement de charme. Ce pourquoi après de multiples charges auvergnates et autant de fautes de Castres c'est Kockott qui prend un jaune et l'équipe de Castres se retrouve donc comme un poulailler sans cerveau. L'ASM est entrée depuis un moment en phase « je détruis l'adversaire et ensuite on fera du coaching sur leur tombe ». Sur un dernier tas de viande c'est Vosloo qui, disposant d'une envergure de 3m50 un peu comme un ours avec des bras qui frottent par terre, s'étire au dessus de la meute et s'en va aplatir dans un sourire démoniaque.

Comme James passe à peu près tout nous en sommes déjà à 21-3 et ça commence à sentir bon. Nakaitaci qu'on avait pas vu depuis la mort d'Amy Winehouse fait la paire avec King et les deux s'amusent follement. C'est là qu'on voit qu'on ne manque pas de centres à Clermont, de sorte qu'on en oublie que Nakaitaci est en fait assez monstrueux. Si seulement on avait un deuxième 10, ce serait vraiment parfait.

Plus le temps passe et plus le jeu se débride et les envolées entre le centre et les ailes se font joviales. S'en vient une mêlée un peu jouissive (plutôt frigide si on est castrais) où le pack tarnais va tout simplement disparaître, comme un gaz sous pression. C'est un essai de pénalité, mais pas comme à Toulouse tout dégueulasse, un vrai. Un beau, qui avance plus vite qu'un camion bien serré et qui ne laisse même pas le temps à Chouly d'aplatir.
Castres souffre et fatigue, et ses stats de fautes prennent cher.

Mais la tradition veut que la bête blessée viennent piquer le bonus offensif à l'Auvergnat à 10 minutes de la fin et c'est Martial qui s'en charge. En soi ça n'a rien de surprenant, en tout cas moins que la passe volleyée de Mimi Andreu piquée au sauteur clermontois.
30-10, la victoire est assurée mais le bonus perdu. Donc : Nalaga.

37-10. Bonus offensif.

Pour que la journée reste une fête jusqu'au bout, Lamerat nous offre un petit placage cathédrale qui lui fait quitter le match un peu plus tôt, tout comme Skrela qu'on n'avait pas vu entrer mais qui est bien sorti suite à des fautes répétées. Ce ne sont pas forcément les siennes, mais je soupçonne l'arbitre de l'avoir pris pour un streaker.

Clermont gagne donc un match de bien belle manière et continue une belle série. Pour autant les Castrais n'ont pas été ridicules loin de là, mais dépassés par leur trop grande indiscipline et par la fraîcheur du banc clermontois

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ils n'ont pas pu faire face.
(cette phrase étant relativement sérieuse, je laisse le Stagiaire la remplacer par une photo de ses seins)

Détail pour plus tard :

Castres a cependant permis de mettre à jour un plan anti-Clermont, hors phases finales où ils se débrouillent très bien tout seuls.

Pour battre Clermont, il faut se limiter à 75 minutes de groupé-pénétrant. Ne surtout rien faire d'autre, et quand ça tombe on recommence. NE JAMAIS PRENDRE LES POINTS AU PIED ! Sinon on leur rend le ballon. En fin de match, tenter de jouer 5 minutes. Clermont prenant toujours un essai à la con, l'adversaire gagne 5 à 0.
Certes ce scénario laisse clairement imaginer un match profondément à chier, ce pourquoi il sera impératif d'éviter Toulouse en demi. C'est la seule équipe capable de sacrifier le rugby à ce point pour obtenir un titre, quelque soit le sport.

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Bien cordialement,

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Azam et le chaudron magique

Pierre Salvioque fouille l’armoire à pharmacie du RC Toulon.

Une enquête de journalisme total par Pierre Salvioque

Aujourd’hui la lutte anti-dopage en France, c’est essentiellement emmerder les joueurs avec un suivi longitudinal. Un suivi qui ne détecte rien, mais qui permet les seules suspensions du rugby moderne avec le principe ridicule des no-shows. A côté de cela existe un système de triche organisée sur lequel les instances, les dirigeants et les journalistes du petit monde consanguin et vérolé de l’Ovalie ferment les yeux. Mais moi je dénonce. Comme je l’avais déjà fait il y a des années sur le cas Barcella et ses blessures à répétition, je dois, de nouveau, seul face à l’omerta, n’écoutant que ma volonté de faire triompher la vérité, remettre l’église sur la place du village et révéler au monde entier des pratiques illicites. Je vous le dis : le surprenant Rugby Club Toulonnais, montant si haut si fort depuis quelques saisons, ne doit pas sa réussite qu’à son recrutement.
Les preuves sont accablantes.

Le dossier Jocelino Suta est troublant. Un joueur végétant en ProD2, et qui explose à 30 ans passés, une fois transformé par la préparation « physique » toulonnaise ? Pierrick Gunther, que certains voient comme le nouveau Sébastien Chabal, le futur sportif préféré des Français, et sa musculature de culturiste ? Tous les initiés savent bien par quelles méthodes passent les adeptes du body-building.

Cette préparation physique qui a transformé cette maison de retraite sur la Côte en une véritable usine à athlètes : même Bernard Laporte considérait Bakkies Botha comme fini pour le rugby, et le voici aujourd'hui distribuant coups de poing et de genou comme en début des années 2000. Jonny Wilkinson, rappelez-vous, à l’époque il était incapable de jouer 80 minutes sans se blesser. Coupez-le de la pluie anglaise et faites-le dorer sous le soleil méditerranéen, et vous retrouvez le joueur IRB 2003. Simon Shaw, plus mobile à 37 ans que Jean-Baptiste Gobelet à 25. Des produits aidant la récupération sont très certainement impliqués, si l'on considère l'incroyable aisance de Maxime Mermoz à enchaîner les entraînements, les allers-retours à Marcoussis et les séances photos. Joe Van Niekerk et ses cris bestiaux lors de ses entrées sur le terrain ? Je crois qu’Oscar Pistorius a suffisamment démontré les ravages des stéroïdes sur le comportement.

Mais tout le monde ferme les yeux. Ainsi, même lorsque l’opiomane Armitage est contrôlé positif, aucune sanction n’est prise.

J’appelle donc toutes les forces vives du rugby français, encore attachées aux Valeurs du

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sport dont je suis le représentant ceci est un appeau à cons qui ne liront même pas l’article mais le commenteront à s’unir afin de lutter contre l’émergence de ces cyborgs androïdes sur-médicamentés, qui tuent à petit feu par leur physique inhumain l’esprit du jeu. Ces produits sont de plus loin d'être inoffensifs, leurs effets secondaires étant probablement responsables du triste état capillaire de Benjamin Lapeyre.

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Lettre de motivation d'un candidat à la Boucherie

Les lettres de motivation c’est bien, les pots-de-vin, c’est mieux.

La semaine dernière, nous avons reçu un e-mail d'un candidat à une place au sein de notre rédaction. Comme on a la flemme de la lire, on vous la soumet ici pour que vous nous disiez ce que vous en pensez. En plus, ça vous donne le sentiment d'être important et il parait que c'est bon pour la fidélisation. N'hésitez pas à l'humilier en commentaires et dites vous bien que, de toute façon, on s'en branle pas mal de votre avis et de sa candidature, et qu'on prendra notre décision à pile ou face, comme d'habitude.

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N'oubliez pas non plus que vous pouvez, vous aussi, envoyer vos contributions à l'adresse contributions@boucherie-ovalie.com. On se fera un plaisir de faire semblant de les lire.  

 

Bouchère, Boucher, ou autre,

Je me permets de proposer ma candidature à votre offre d'emploi « d'agent de gestion chargé des tâches obscures » découverte sur adopteunesclave.com. Ne sachant pas vraiment en quoi ces missions consistent, sachez que je suis prêt à tout pour me faire un nom, même coucher avec Ovale Masqué s'il le faut. Loin de moi en revanche l'envie de piquer la place du Stagiaire, je pense au contraire que nos aptitudes peuvent se montrer complémentaires. En effet, actuellement alcoolique, dépressif, toxicomane, schizophrène, et sans emploi ni domicile fixe, je pense que mon profil peut correspondre à

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vos attentes.

Je souhaiterais donc me joindre à votre organisation philanthropique. Même si pour ma part ma candidature n'est pas totalement désintéressée puisque j'espère bien obtenir un pourcentage sur les bénéfices tirés de la vente des fameux ticheurtes afin de me payer ma prochaine dose et ainsi m'éviter de mendier sur la ligne 13 du métro parisien.

Mes expériences préalables m'ont permis d’acquérir la polyvalence de Damien Traille, l'efficacité de Vincent Clerc, la … Nan j'déconne, j'suis incompétent (avec ce seul argument il me semble que mon embauche ne fait déjà plus l'ombre d'un doute). Ma carrière professionnelle se résume à deux limogeages encore plus rapide que celui d'un entraineur de l'Aviron Bayonnais.

Laissez moi donc m'expliquer sur ces deux sordides histoires dans lesquelles je tiens à préciser que je suis entièrement innocent.
Tout d'abord je fus embauché dans un magasin Décathlon en qualité de vendeur. C'était l'époque où j'étais encore jeune et insouciant tel un Maxime Médard avant ses premières pubs en slip. Ainsi ma principale préoccupation était de gagner ma place dans le monde du travail. Pour cela je m'efforçais de toujours garder mon rayon impeccable afin d'y ressortir rapidement les produits pour les présenter aux clients. Mais c’était sans compter sur le fils du directeur du magasin, en stage dans le rayon d'à coté, qui prenait un malin plaisir à venir trainer dans mon périmètre d'action et y déposer ses produits dans l'unique but de me faire chier (vous savez de qui je veux parler), tout ça bien à l'abris des regards du chef de rayon, trop occupé à scruter mes moindre faits et gestes, et n'osant de toute façon pas pénaliser ce fils à papa. Je ne pu résister, devant une telle injustice, et fis ce que n'importe qui aurait fait à savoir leur éclater la tronche avec pour seule arme des chevillères faites sur mesure pour Imanol Haridordoquy. Résultat : licenciement pour faute grave, aucune indemnité.

Ma seconde expérience fut encore plus brève mais bien plus lucrative. Je fus en effet engagé au sein de ce grand quotidien national qu'est L'Equipe (vomissez à votre guise chers lecteurs). Conscient de la difficulté de se frayer un chemin dans ce monde de requin marteau asthmatique, je chercha à user de tout mon charme afin de trouver ma place aux yeux de mes collègues. Malgré toute cette bonne volonté je fus licencié et accusé de manière totalement infondé d'harcèlement sexuel sur la personne de ma supérieure hiérarchique. Bien décidé à ne pas me laisser marcher sur les pieds de la sorte, je constitua un dossier infaillible qui me permis d’être relaxé devant le conseil des prud'hommes ainsi que d'obtenir des dommages et intérêts pour licenciement abusif grâce à ma plaidoirie infaillible : elle était moche, j' y ajoutant même que Léo Cullen lui était plus désirable. La plaignante fut dès lors licenciée, et le journal dû se mettre à la recherche d'une nouvelle dame pipi.

Ces deux expériences infructueuses ont contribué à faire de moi l'homme que je suis aujourd'hui à savoir un connard invétéré.
De plus, bien que conscient que ce critère n'est pas suffisamment significatif pour voir ma candidature rejetée, il me paraît honnête de vous préciser que mon expertise en matière de rugby est aussi pertinente que celle de Florian Fritz en littérature antique. Toutefois n'allez pas penser que ce sport m'est totalement étranger car je l'eusse pratiqué lors de mon furtif passage sur les bancs d'une célèbre université parisienne dont je tairais le nom par souci de confidentialité. En effet, bien décidé à devenir quarterback et à me taper des cheerleaders comme dans les films américains, je m’étais inscrit à ce sport noble dans lequel on se fout sur la gueule sans règle bien définie. C'est à mon grand étonnement que je me rendis compte qu'en plus de s'entrainer sur un terrain merdique au bord du périf', les passes en avant étaient prohibées et les cheerleaders aussi nombreuses que les testicules de Lance Amstrong, moins une. C'est d’ailleurs ce dernier point qu'il m'a semblé nécessaire d’améliorer en créant un club, mais cette initiative fut tuée dans l'oeuf puisque je fus accusé de proxénétisme et exclu de la faculté. Qu'est ce qu'elles peuvent être susceptibles les filles de nos jours …

J'eus toutefois, avant ce malheureux épilogue, l'occasion de me rendre à quelques entrainements et fus même à ma grande surprise sélectionné pour participer aux rencontres universitaires. Etant aussi à l'aise en sport que Fabien Barcella en astrophysique, je vous laisse imaginer mon étonnement lorsqu'on me dit me j'avais les capacités suffisantes pour évoluer au poste d'allié. Je compris plus tard qu'en rugby, lorsqu'on est débutant et sans talent on joue allié parce qu'il n'y rien a foutre, il y en a même qui le font tellement bien qu'ils deviennent titulaires au Stade Toulousain.

Je vous avoue également que travailler à Boucherie serait pour moi une forme d’ascension sociale qui me permettrait de sortir de mon village parisien, de ces gens mal aimables comme s'il y avait des doublons toute l’année, et de cette tension quotidienne inversement propositionnelle à celle de l'élastique du short de Gillian Galan. Afin d'aller m'imprégner des vrais valeurs © du Sud-Ouest, là ou on prend des apéros décontracté du gland et … c'est déjà pas mal.

Voilà, c'est tout pour moi, j’espère que ça vous a plu. Je tiens toutefois à ajouter que malgré l’intérêt que je vous porte je suis sujet à d'autres offres d'emploi. En effet, l’archevêque de la Juventus m'a demandé d'assurer l’intérim du Pape en deuxième ligne de l'équipe des Christiano-Boulles lors de la prochaine rencontre de la Coupe des Apôtres.

Je veux également que vous sachiez que j'ai la CIA au cul pour avoir piraté le réseau informatique de la maison blanche et découvert que Barack Obama était en train de se mater Agen-Mont de Marsan en replay pendant que sa femme dévoilait l'oscar du meilleur film 2013 à la télévision nationale. Une révélation qui pourrait faire l'objet d'un véritable scandale au pays des sports endémiques. Sachez donc que si je ne redonne pas de signes de vie, c'est que j'aurais probablement été balancé d'un hélicoptère en plein milieu de l'océan, comme Oussama Ben Laden ou un vulgaire candidat de Koh Lanta.

Conscient de l'intérêt que vous porterez à ma candidature, je vous prie d'agréer, qui que vous soyez, l'expression de mes coucous distingués.

Anticonstitutionnellement,

Julien Du Puit

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