Laisse béton, Lièvremont ! Par Elvis Vers-Melun
par Damien Try

  • 23 novembre 2011
  • 12

Après son ode à Ovale Masqué (tube de l’été en Pologne, tout de même) et son passage à l’anglais pour sa balade de Courtney Lawes, Elvis Vers-Melun est de retour et rend aujourd’hui hommage à l’incontestable homme de l’année ovale 2011. Il nous a fait rire, il nous a fait pleurer, il nous a désespéré, il nous a attendri, et surtout il nous a fait gagner : il s’agit évidemment de Marc Lièvremont, notre ex-moustachu préféré. Retour en chanson sur le parcours d’un entraîneur pas comme les autres, sur l’air de « Laisse béton » de Renaud…

Les paroles sont disponibles sous la vidéo.

J’étais tranquille j’étais heureux, au fond d’ma ProD2
Et puis mon portable a sonné, c’était l’président d’la Fédé
J’étais quand même un peu surpris, surtout quand il m’a dit
T’as un vécu, bondiu, il pue pas du cul,
Laporte s’est fait virer, y a une place à chopper
« Entraineur de l’équipe de France, tu vas pas m’dire qu’c’est pas Byzance ! »
Ramène à Marcoussy ton fion
Moi j’y ai dit
« Laisse béton »

Il m’a exposé l’projet
J’étais pas emballé
« C’est l’occasion d’une vie ! »
J’ai fini par dire « oui »

4 années se sont écoulés, la Coupe du Monde est arrivée.
Le groupe n’était pas rôdé, les noirs Kiwis nous ont défoncés
L’Equipe pour qui s’était bonnard, c’était bien le canard,
Richard Escot, mon gros, quel lourdaud.
En conférence de presse, je devais serrer les fesses,
« Est-ce que tu crois qu’du monde mon bon, on peut encore être champions ? »
J’ai perdu ma patience au fond,
Et j’y ai dit :
« Ecoute, tu m’emmerdes avec ta question » (Tatatin)

Il y ai pas allé d’main morte
j’y ai dit de prendre la porte
Me fallait l’air bravache,
J’ai choisi la moustache

A la sortie des phases de poules, là c’était vraiment pas cool
Tout l’monde m’avait abandonné, les joueurs le public la Fédé
Le coach laissé seul avec ses bières, ça c’est vraiment une première
Imanol veut l’ premier rôle, pas mon alcool
J’l’ai laissé tout gérer, aujourd’hui j’me fais dézinguer
En attirant toutes les vannes, je me suis rasé le crâne
En bref je faisais plus que dalle,
et on a été…
en finale

Zont dit qu’j’puais comme boss, 
j’les ai traités d’sales gosses,
je passais pour un con,
j’faisais d’l’auto-gestion

La morale de c’te pauvre histoire, c’est quand t’es tranquille et relax,
faut pas trop traîner près de Dax, ou tu vas débloquer un max 
Genre à la fin d’une finale, qu’tu trouves mené d’un point,
Faut être dev’nu un peu zinzin, pour faire rentrer Jean-Marc Doussain