Dan Carter et Neymar, destins croisés Une contribution proposée par un fidèle lecteur, Hugo Molasse. « Le rêve de tout catalan, c’est de devenir parisien. » C’est ce que j’ai réalisé ce matin en beurrant ma tartine : elle m’a glissé des mains, est tombée par terre côté beurre. Paf, loi de Murphy ! J’ai alors été frappé par les parallèles entre Neymar Jr et Carter Dan : deux monstres dans leur sport, issus des meilleurs clubs du monde, nés et formés dans les nations emblématiques de leur discipline, dont la belle gueule menace notre couple et notre hétérosexualité. La Catalogne incarnerait l’Alpha, tant que la capitale française serait l’Omega. Si vous ne savez pas ce que fout Olivier Olibeau sur cette photo, rassurez-vous : lui non plus. Sans m’étendre sur les dualités entre les discours des recrues et la réalité des clubs dans lesquels elles ont signés, permettez-moi de relever les points suivants : Neymar, quand il signe au PSG « pour gagner des titres », il est au courant que Montpellier et l’ASM ont déjà remporté le championnat à la barbe des Qataris ? Même en Top 14, ces clubs n’ont jamais gagné ! Carter, quand il signe pour l’ambiance, soit il est cohérent, soit on lui a pas tout dit : entre son âge avancé et son rôle de buteur, c’est peut-être bien le calme et le silence qu’il est venu chercher dans les Hauts -de-Seine Mon mauvais esprit ampute la réflexion de l’élément-clé du débat : pourquoi Paris après la Catalogne ? Ami lecteur, ferme les yeux et pense à la Catalogne. D’abord, des images de gitans et de bars à putes viendront à toi, puis ton imagination t’emmènera à Collioures, ses plages, le mont Canigou, les ramblas, Bayonne et St Jean de Luz. Tu auras une envie de sieste, de banyuls et de tapas. Tu prolongeras ton idylle dans les arcanes d’Aimé-Giral, tu y croiseras Paul Goze (jeune), Desclaux, Imbernon, Montgomery… l’accent de Dali t’accompagnera jusque dans les travées du Camp Nou pour y voir Figo, Rivaldo, Kluivert, Iniesta, Eto’o et Messi, bien sûr. Mais ton repos s’éternise : le soleil tape trop fort sur ton front qui transpire le rosé. Les images se brouillent : Paul Goze vieillit, Jean-Pierre Perez fait une apparition divine, le Barca met un sponsor sur son maillot, Montjuic 2011 cède à Montjuic 2014, la Pro D2 chasse le Top 14, tu restes à Barcelone, mais pour mieux chuter face à Madrid, tu es la dernière lettre de MSN… Le coup d’oeil, la vista, l’agilité : il y a assurémment du David Marty dans Neymar. Quand les sirènes parisiennes résonnent, c’est un vent de fraîcheur. Tu seras le trophée que ton Président brandira, le gigolo pour les sponsors, le Dieu aux yeux des supporters et tu te feras sucer tous les dimanches sur les plateaux télés ! A une nationalité près, tu devenais porte drapeau de Paris 2024, la vie est mal faite. Il faut temporiser les observations précédentes : la Catalogne n’est pas la seule victime des Parisiens. Les congés estivaux nous le rappellent cruellement : pourquoi venez-vous jouer ET GAGNER au beach volley sur NOS plages ? Pourquoi prenez-vous le badminton tant au sérieux, c’est un putain de jeu de plage ! Et surtout, pourquoi piquez-vous les plaques d’immatriculation des Corses ? On vous rayera vos bagnoles QUAND MÊME ! Pour rester dans le domaine rubystique, rappelons nous la belle époque où le Stade Français faisait les poubelles du RCT (qui s’est bien vengé depuis). Dans la presse aussi, avec le transfert d’Ovale Masqué depuis Toulouse vers Paris. Neymar, c’est 222 millions. Carter, c’est 1.8 millions. Ovale Masqué, c’est un deuxième bouquin et le lead role dans Justice League cet Automne. Le point commun le plus évidemment entre ces transferts : l’argent. Pour les amoureux du rugby clocher, je citerai ce proverbe que je viens d’inventer : « Quand on a pas de talent, on a de l’argent ! Et quand on n’a pas d’argent, on joue à Montauban ! » Amis bouchers, notre ballon arrondit dangereusement ses angles. Mais le polissage sera long… C’est quand on voit qu’il est capable de ramener des gens devant le stade Jean-Bouin qu’on comprend que le football reste largement supérieur au rugby. Jacky, la prochaine fois que tu signes une star, prends cette check list avec toi pour que ta pépite se rapproche un peu plus des canons marketing du football. Ton joueur devra : – avoir moins de 30 ans – n’avoir jamais joué en France / à défaut, jamais gagné de titre en France – être prêt à devenir ambassadeur pour une compétition ou un événement majeur à venir en Helvétie (Curling, Lutte Suisse, Salon du Jet privé à Genève) – être informé clairement que Colombes, c’est en dehors de Paris (tu peux alors t’appuyer sur l’argument suivant : « une fusion, c’est comme un attentat, vaut mieux pas être en plein coeur de Paris quand ça se produit ») – faire tourner l’économie française grâce aux cotisations sociales et impôts qu’il générera – NE PAS SE DOPER : ça porte atteinte à l’intérêt général du rugby ! (même si c’est une pratique courante dans les différents Racing de France) En relisant cette check list, je réalise qu’il en faudra des saisons avant que le rugby arrive à la cheville du foot. Et ce n’est pas plus mal : ça permettra encore à des petits clubs comme l’ASM de gagner des titres. Si la loi des séries que je propose s’avérait exacte, ça signifierait que l’USAP compterait parmi ses rangs quelques pépites… ainsi que les recrues parisiennes de demain ! Je ne connais pas assez bien la Pro D2 pour juger l’effecitf Perpignannais, mais ma thèse apporte un peu plus de cohérence aux branlées reçues par le Leinster et Bayonne en terre Catalane ces dernières semaines. Ca sent bon la reconquête…
La Boucherie Ovalie est bientôt de retour en librairies Il n’aurait pu être qu’une exception, un one shot magnifique, à l’image de l’unique sélection de Gregory le Corvec avec le XV de France. Mais finalement, non : #LeMeilleurLivreDuMonde va avoir un petit frère, que l’on espère aussi difforme et attardé que son ainé. Après le succès retentissant de notre premier livre, acheté en masse car d’aucuns pensaient qu’il était intégralement écrit par Daniel Herrero (encore bravo les gars du service marketing), la Boucherie Ovalie va donc faire son retour dans les librairies. L’évènement aura lieu en octobre prochain, avec un nouveau pavé de 288 pages intitulé « Guide de survie au pays du rugby ». Pour éviter de tomber dans le piège de Yoann Huget (refaire encore et toujours le même crochet intérieur qui ne surprend plus aucun défenseur depuis 2014), nous avons soigneusement pris notre temps pour savoir de quoi on avait envie de vous parler. Et, accessoirement essayer de ne pas vous vendre à 30 boules une bête redite du premier bouquin. Par conséquent, le monde professionnel, Top 14 et autres XV de France seront mis de côté cette fois-ci. À la place, on parlera du rugby, du vrai, dans un livre qui s’adressera tant aux inconscients qui enfilent crampons et protèges-dents tous les week-end, qu’à ceux qui préfèrent sagement rester assis en tribunes ou vautrés sur un canapé. Au programme de ces 288 pages inédites, du dense et du varié : postes et profils de joueurs, approches technico-tactiques, décryptages des phases de jeu clé comme la mêlée, la bagarre ou la troisième mi-temps, mythes et légendes des voyages en bus et des ambiances de vestiaires… enfin on va pas tout vous dévoiler non plus, attendez au moins qu’il soit disponible en torrent pour découvrir le sommaire. On a beaucoup travaillé sur ce projet (comme vous pouviez le deviner en constatant que le site était mort depuis 6 mois) et on espère vraiment que vous apprécierez ce qu’on souhaite être #LeMeilleurGuideDuMonde. Au pire vous pouvez pourrez toujours l’acheter pour faire un barbecue à Chamalières, normalement ça brûle mieux qu’un bouclier. En tout cas, il est déjà disponible en précommande chez Amazon, si vous n’avez aucun scrupules à enrichir l’Empire du mal (ça pourrait être pire, vous pourriez bosser pour Bolloré). Il est aussi sur le site de FNAC sinon. Ah oui et dernière chose et pas des moindres : la préface sera assurée par Marc Lièvremont. Et en plus, il ne s’est pas trompé quand il a écrit son prénom. Merci à @Arbleiz pour ces visuels magnifiques (mais ce sera encore mieux en vrai).
[Apprenti Boucher] Chroniques du Caucase Disclaimer : Alors que le vivier des rédacteurs de la Boucherie Ovalie se renouvelle avec la même rapidité et qualité que celui des Grandisses en équipe de France, nous sommes heureux d’accueillir un nouvel apprenti dans l’équipe. Il livre aujourd’hui son premier texte et comme 90% de nos commis, ça sera aussi probablement son dernier. Une bonne chose pour lui, si tant est qu’il n’ait pas pour objectif ultime de copieusement rater sa vie. Chaque insulte en commentaire le dégoutera un peu plus et sera donc comptée comme une bonne action à l’aube de votre vie, quand vous devrez répondre de vos actes devant l’éternel LE CATALAN (David, si tu nous lis…). Par Yaka-Lélo, Épisode 1 : Journal d’un débutant Ça y est ! Le mardi 28 mars 2017 à 18h, à bientôt 33 ans je commence ma carrière rugbystique. J’aperçois de loin, sur ce qui a été longtemps l’hippodrome de Tbilissi, un groupe en train de se faire des passes. Je m’approche avant de me rendre compte que des groupes avec des ballons de rugby il y en a plein à cette heure-ci. Certains ont même des plots pour délimiter leur terrain. Heureusement l’équipe amateur que j’ai contactée le matin même et qui m’a convié à leur entraînement n’est pas de ceux-là. Non, chez les Chalybes (le nom de l’équipe) les limites sont à l’appréciation de l’entraîneur. Après un échauffement court mais complet, il est l’heure de séparer les avants des arrières. Un coup d’œil rapide de l’entraineur dans ma direction et la décision tombe, je serai arrière. Moi qui rêvais tellement être numéro 8. Une sorte de Mamuka Gorgodze mais qui ferait des passes (oui je sais, je lui fais un mauvais procès mais il m’a énervé durant le dernier tournoi des 6 nations dont tout le monde se fout et dont 3 seulement connaissent les rudiments du rugby). Mais apparemment mon presque mètre 90 (pour 75kg) n’a pas suffi à convaincre le coach de me confier ce poste. Par contre, on m’a mis à l’aile. Loin, très loin de l’action. Déjà que c’est un poste où on attend beaucoup mais alors en Géorgie… Comme l’a dit un des avants lors de l’entraînement : « les gars on ne fait des passes que si c’est vraiment nécessaire ». Les mauvaises langues diront que c’est une influence du TOP 14 mais je préfère penser que c’est dû à la tradition millénaire du Lelo. Vous savez, ce sport raffiné qui consiste à demander à deux équipes, dont le nombre de joueurs n’est ni déterminé ni limité, d’emmener une balle de 16kg à l’une ou à l’autre extrémité du village. Source photo : http://www.civil.ge/eng/category.php?id=87&size=wide&gallery=111 Bref, me voilà ailier. De Vosgien je suis passé Fidjien. Je m’imagine déjà sortir des passes après contact de psychopathe. J’aurais construit ma propre légende où mes prouesses de n°14 seraient dues à une enfance passée à retenir des schlittes à la seule force de mes bras et à des courses effrénées en slalomant entre les sapins en tentant d’attraper la bête des Vosges. La réalité est tout autre. Je reçois un seul ballon sur l’ensemble du match clôturant l’entraînement et malgré une course qui pourrait faire pâlir Chilachava je suis rattrapé bien avant la ligne d’essai imaginaire. Mais un match ça se gagne aussi en défense et… c’est là que ça se gâte. Je me retrouve à essayer d’arrêter des mecs aussi lourds mais bien plus rapides que des Lada. Après avoir rebondi plusieurs fois sur des épaules, m’être fait propulser à 5 mètres du ballon alors que je tentais de gratter un ballon (quelle idée, mais quelle idée), m’être fait traîner par un deuxième ligne sur le terrain caillouteux… je réalise enfin l’action qui me fera dire « quelle belle journée !», à savoir me lier à mes partenaires pour contrer un groupé pénétrant de manière victorieuse. C’est ça un sport collectif non ? Épisode 2 : Suite des aventures du freluquet chez les Chalybes Après mon tout premier match le dimanche 9 avril, à 2h30 de Ford Transit de Tbilissi, où j’ai enregistré des statistiques extraordinaires : – 7 minutes sur le terrain, – 0 ballon touché, – 0 plaquage effectué, – 1 essai encaissé parce que je me retrouve seul face à deux joueurs sur mon aile (l’aile du pigeon ??), – 1 litre de vin siroté, – 500 g de viande avalé. Je suis passé à la vitesse supérieure (contrairement au Ford Transit qui était bloqué en seconde, le moteur ayant du mal à faire monter les 24 rugbymen + moi) en suivant mon entraîneur pour aller « jouer » au lelo burti de l’autre côté du pays ce dimanche. Je pensais qu’on y allait juste pour pousser d’autres mâles en sueur mais non ! On y est allé en mémoire du cousin. Sachez que « Cousin » dans la campagne géorgienne signifie quiconque possédant un lien de parenté, dans ce cas précis, nous avons donc joué pour honorer la mémoire du petit fils de l’oncle de l’arrière-grand-père de mon entraîneur (j’ai dû faire un schéma pour ne pas me tromper). Le cousin donc, est décédé à l’âge de 25 ans en mai dernier dans un accident de la route (de loin l’endroit le plus dangereux de la Géorgie, bien plus que ses montagnes et ses ours ou ses steppes et ses serpents). Mon mentor nous a donc demandé de bien vouloir l’accompagner pour tenter de ramener la balle sacrée en terre promise. Et il ne s’agit pas d’une expression. L’idée même du lelo burti, est que la partie du village remportant le match a le droit d’emporter le ballon au cimetière pour en orner une tombe. En effet le match se joue toujours entre zemo Shukhuti (prononcer « choucroute » mais sans le « c » du milieu) et kvemo Shukhuti (traduisons par Shukhut-le-haut et Shukhut-le-bas). J’en profite pour faire un aparté sur la prononciation des noms et prénoms des joueurs géorgiens par les commentateurs sportifs, parce que sans leur demander de faire la différence entre le « ts » aspiré et le « ts » glottalisé, je pense que ça relève de leurs attributions de connaître le nom des joueurs. Zurab Zhvania s’appelle donc Zourabe Jvania et Mikautadze se prononce Mikaoutadzé (même s’il est rare que les présentateurs soient amenés à citer son nom). Je me permets donc, à toute fin utile, d’envoyer tous ceux que ça intéresse à cette adresse : http://www.lexilogos.com/georgien_mots.htm. Mais reprenons le fil de nos moutons. Cette année, le match n’a duré que 22 minutes. Ce qui en fait le match le plus court de l’histoire de ce sport. Mais 22 minutes intenses où j’ai pu observer de près, de très près, quelques jolis gestes que l’on retrouve dans le rugby : fourchettes, patates punitives pour non-respect des règles (??), foulage au pied de l’adversaire tombé au sol… 22 minutes au bout desquels notre équipe est sortie victorieuse. Une fois le ballon (sorte de grosse citrouille de cuir bourrée de terre avec un peu de vin pour obtenir le poids recherché) emporté de l’autre côté de la rivière, nous avons donc pu l’emporter sur la tombe du cousin. Et c’est là que le match commence… Car après la route, le deuxième endroit le plus dangereux en Géorgie est le / la supra. J’éprouve beaucoup de difficulté à expliquer ce qui est contenu derrière ce terme. Disons que c’est un moment durant lequel on partage ensemble émotions, sentiments, nourriture et alcool. Les deux derniers éléments n’étant là que pour favoriser les premiers. Le / la supra se déroule toujours pour une raison précise et peut durer des heures. Il faut alors réussir à trouver le bon équilibre entre tous les ingrédients et savoir partir à temps pour ne pas risquer de s’endormir sur la table et/ou manquer de respect à ses hôtes et/ou LA BAGARRE. Une question demeure, le lelo burti de l’année dernière a fait un mort, et ce pour la première fois de son histoire. Nous voilà donc face à un syllogisme : Un homme est mort durant le lelo burti Or on joue au lelo burti en l’honneur du mort Donc « à la fin, un seul d’entre eux survivra, ça sera peut-être Duncan McLeod » ou Charl. PS : Pour prouver à tous ma participation, vous pourrez voir mon bras ci-dessous. PS2 : si sur le plan j’ai écrit des mots avec l’alphabet géorgien c’est juste pour me la péter. PS3 : Cet article a été lu et approuvé par une Géorgienne originaire de la région du lelo. Merci à elle !
La Boucherie présente sa nouvelle collection de ticheurtes Ça y est, les beaux jours arrivent ! On peut le deviner aisément : les jupes des filles raccourcissent, les matchs de Top 14 se rallongent et deviennent encore plus chiants, et les joueurs du Racing 92 s’inventent des allergies au pollen pour pouvoir se doper ni vu ni connu. Qui dit rayons de soleil dit William Baldé, et dit bonne occasion de se la péter avec des ticheurtes qui mettront en valeur vos physiques de lâches. Ça tombe bien, la Boucherie Ovalie est fière de vous présenter sa nouvelle collection printemps-été 2017 ! Une nouvelle collection que vous pourrez retrouver sur notre nouvelle boutique spreadshirt. Auparavant, nous gérions nous-même l’impression et les envois de tous les ticheurtes, ce qui est devenu de plus en plus difficile en raison de nos effectifs limités (une personne, en fait, qui a arrêté de travailler, de manger et de sortir de chez lui car il devait faire des colis toute la journée). Afin de lui redonner une existence décente et de pouvoir vous proposer de nouveaux modèles plus régulièrement, nous avons donc décidé de migrer sur cette plateforme qui gérera tout pour nous. L’avantage ? Les envois seront beaucoup plus rapides et vous pourrez personnaliser entièrement vos ticheurtes en choisissant vos couleurs. L’inconvénient ? Ne vous attendez plus à retrouver les habituels petits mots signés à la main et autres échantillons de poils pubiens dans vos enveloppes. Notez que nous souhaitions continuer à vous proposer des ticheurtes au plus bas prix et qu’ils resteront tous en dessous de la barre des 20 €. Le profit n’a de toute façon jamais été notre objectif car comme vous le savez nous sommes déjà très riches depuis que nous bossons pour Canal +. À ce propos, nous vous annonçons qu’un modèle « Vincent Bolloré is my daddy » devrait sortir dans les prochaines semaines. En attendant, vous pourrez trouver un hommage à notre chef adoré Ovale Masqué, un ticheurte mettant en avant l’immense palmarès de l’ASM Clermont Auvergne et quelques autres surprises. Cliquez sur l’image ci-dessous pour les découvrir ! Les anciens modèles Top 15, French Chatte, Captain Rudoyant et TAPER PEUNEU sont encore disponibles sur l’ancienne boutique, et en plus ils sont soldés à 17 €, ce qui prouve qu’on est vraiment des mecs sympa. Alors fais pas ta pute et achète en au moins un, merci. Merci à @Arbleiz et à @Peir_lavit pour ces designs magnifiques.
Le Zapping Rugby N°12 – Edition spéciale tournoi des 6 Nations 2016 Par Ovale Masqué et @arbleiz56 Le Zapping du rugby est de retour pour les 6 Nations ! Les meilleures images des deux premières journées de 6 Nations, en une seule vidéo, c’est fou.
Le Petit Guildford édition 2017 Comme chaque année, bla bla bla bla de toute façon vous ne lisez pas ce texte, le match a commencé et vous êtes déjà en train de scroller pour une raison de boire des gorgées. On dira juste que cette année c’est recto-verso, comme un 33 tours vous diront les fans de rugby d’avant. Vous pourrez donc aussi jouer devant les matchs des filles. Boire des bières, ça sera la contribution de la Boucherie à la cause féministe. PS : N’oubliez pas de boire avec modération (sous peine de devenir rugbyman professionnel). Cliquez sur l’image pour l’agrandir :
Les bonnes résolutions 2017 de la Boucherie Les bonnes résolutions de la nouvelle année, c’est un peu comme les entraîneurs du RCT : quand on les prend, on se dit qu’on va essayer de les tenir le plus longtemps possible, mais généralement elles sautent au bout de 2 mois. Mais comme à la Boucherie Ovalie, la perspective de l’échec ne nous arrête jamais, voici quand même notre liste. N’hésitez pas à partager les vôtres en commentaires, on fera semblant de les lire. – Publier des articles – Répondre aux mails des lecteurs – Arrêter de mentionner Jonathan Best sur Twitter – Arrêter de jouer au rugby (comme Jonathan Best) – Ne pas dire du mal des arbitres (même ceux qui sont des pipasses) – Ne plus espérer que Grenoble se maintienne – Ne plus espérer que l’Écosse gagne quand elle mène à 5 minutes de la fin du match – Ne plus croire en la Reconquête – Ne plus croire en la fusion basque – Croire que Bernard Laporte est vraiment honnête – Croire que Serge Simon est vraiment honnête – Croire qu’ils referont un jour un bon jeu de rugby sur Playstation – Croire au Père Noël – Croire aux Valeurs du rugby – Croire en l’existence de Jerôme Porical – Croire au retour de Lionel Beauxis en équipe de France – Arrêter de faire croire aux gens que Doye Doye existe – Ne plus regarder de Challenge Européen – Ne plus regarder de Rugby Champions Cup jusqu’à la finale que Clermont va perdre – Dire du bien du Racing 92 – Ne plus insinuer que Dan Carter est dopé – Ne plus insinuer que Dan Carter aurait un jour joué à l’USAP – Ne plus insinuer que Jacky Lorenzetti est un con – Dire du bien de Yoann Huget – Écouter l’ASM Kast même quand Clermont a gagné – Ne plus comparer Guilhem Guirado à un animal, aussi mignon soit-il – Ne plus comparer un troisième ligne noir et athlétique à Yannick Nyanga – Arrêter de dire que François Trinh-Duc est chinois ou japonais – Arrêter de dire que Sofiane Guitoune est parti en Syrie (il est juste blessé) – Ne plus utiliser l’expression « babtou fragile » pour qualifier Jules Plisson – Même après l’avoir vu tenter un plaquage – Ne plus confondre Loann Gourdon et Kevin Goujon – Ne plus envoyer de carte postale à Benjamin Fall quand il est à l’hôpital – Rire aux jeux de mots de Matthieu Lartot – Prendre un abonnement Canal pour voir le Top 14 – Dire du bien du Canal Rugby Club même quand, comme tout le monde, on ne le regarde pas – Dire du bien de Vincent Bolloré – Prendre de la coke pour faire en sorte que Canal retrouve sa grandeur des années 80 – Venir à toutes les soirées où Arnaud Becquet est invité – Dépasser Philousports en nombre de followers et ouvrir un kickstarter pour financer le dépucelage du Stagiaire – Ne plus voter Teddy Thomas pour le Talent d’Or du match. – Encenser Gabriel Lacroix toute la saison et le défoncer dès qu’il ratera son premier match en Bleu – Ne plus secrètement espérer que Travers lâche une caisse en direct lors d’une interview en bord de touche – Ne plus crier LA BAGARRE ou LE CATALAN à la moindre occasion – Oser dire à Ovale Masqué que « Non, faire un remake de la Momie avec Tom Cruise n’est pas franchement une bonne idée » – Ne plus boire de Vita coco – Retrouver un signe de vie de Gregory le Mormeck et Pastigo – Tirer au clair le plus grand mystère de l’Ovalie : était-ce Serge Blanco ou Ronaldo sur la photo ? – Gagner un bouclier de champion des Flandres avec le RC Roubaix – Ne plus espérer la candidature de David Marty à la présidentielle – Ne plus avoir le réflexe de se protéger le visage quand Luke McLean effectue un coup de pied alors qu’on regarde le match à la télé (mais continuer si on est au stade) – Arrêter de partir en Corée du Nord pour un oui ou pour un non (sauf si le Racing conserve son titre, évidemment) – Ne plus faire de tweets de la honte – Faire un livre – Offrir un poste de directeur commercial à Johan Goosen – Avoir un site.
Best-In #3 : JIFF et Clubs Formateurs Par Jonathan Best, homme digital de l’année, ex-joueur au FCG et pole-dancer émérite. Règle #3: protéger les clubs formateurs et les jeunes français Vous aussi vous en avez marre d’entendre : « Vincent Clerc, l’international français formé du côté du FCG ». Sachez que Clerc a joué plus de saisons avec le Stade Toulousain qu’avec Grenoble. C’est dit, c’est plus à dire. Cependant, pour mon programme à l’élection à la présidence de la FFR, je souhaite qu’on donne un peu plus de considération pour les clubs qui se sortent les doigts du cul pour dénicher des talents. Même si la tendance actuelle (enfin depuis quelques années déjà) semble tournée vers un recrutement à l’étranger, moins onéreux (pas sûr) mais surtout plus rapide (feignasses). On achète des joueurs déjà formés, pour plus s’emmerder la vie à les détecter, les éduquer (trouver des éducateurs compétents) et les préparer au haut niveau ou on dépouille les pauvres ou pire, on prend des jeunes joueurs étrangers pour les JIFFer. Oui vous là, les clubs amateurs, ne faites pas les malins. C’est le même bordel chez vous, jusqu’aux plus bas niveaux… Qu’est ce qui cloche dans le rugby français ? Pour ma part, après des années de psychothérapie je pense que le point essentiel c’est celui-ci. Il y a dix ans encore, même le plus petit joueur du plus petit club du fin fond de la France rêvait de porter un jour le maillot de l’équipe de France. Aujourd’hui, un gars qui s’est tapé le lycée-rugby, pôle espoirs, centre de formation et équipes de France jeunes peut se faire piquer sa tunique par n’importe quel gars qui a joué trois ans en France…Triste constat. Terrible réalité. Exemple (pure fiction, comme le film) : Toute sa carrière (pas chouette par ailleurs), Francky a pensé que le déclic allait venir et c’est ce qui le faisait s’entraîner par 0 degré au thermomètre et dans 20 centimètres de boue. Finalement, après 14 saisons entre l’Honneur et la promotion d’Honneur, il s’est décidé à raccrocher les crampons, las que son téléphone ne sonne pas pour chanter la Marseillaise. Il y croyait, lui, aux Bleus. Mais peut-être est-ce le Géorgien de 22 ans qui a débarqué un soir de Septembre la fleur au fusil pour lui piquer sa place de pilier gauche, lui, le gars du coin, qui a réduit à néant ses chances. De toute façon, jouer en réserve c’est bien aussi, ça permet de faire les soirées du samedi avec les copains et puis surtout t’es plus obligé de venir à l’entraînement. L’avantage, c’est que ça lui permet de mettre des grands raisonnements les samedis soirs de test-matchs. Parce qu’après tout, il l’a choisi : il aurait dû être professionnel mais bon il a préféré faire de la menuiserie, ça rapporte plus. Et puis les déplacements les week-ends, sa femme ne supportait plus. On pourrait se dire que c’est rigolo. Mais c’est salaud. Nos jeunes français ne rêvent plus, ne se passionnent plus, n’espèrent plus jouer un jour en Bleu (ou quelques Gaulois qui résistent). A tout moment, à la moindre opportunité, ils savent que leur club préfèrera un Australien (inconnu même de sa famille) et que son profil est trop « classique » pour l’équipe de France. Les clubs formateurs de jeunes français sont pourtant une source de richesse pour notre rugby et ce sont eux qui en pâtissent le plus, dépouillés à grands coups de dollars par les riches voisins. Je vous donne pas les noms de ceux qui forment et des autres, vous le savez autant que moi (et puis ça m’évitera de me faire taper sur les doigts). Moi, président de la FFR, je verserais à chaque transfert d’un joueur des indemnités à son club d’origine. Enfin pas moi. Le club qui achète doit payer (et pas uniquement lors du premier contrat) mais toute la carrière du joueur, avec bien sûr un prorata au nombre d’années. Ca permettrait à ceux qui se pèlent le jonc à former de devenir un peu plus riches et de poursuivre leur travail et ça rendrait les riches un peu moins riches et les obligerait à prendre une autre option que les chèques astronomiques. Puis surtout, je n’autoriserais que 5 joueurs étrangers sur le feuille de match. « Ouais mais on peut pas ». Ta gueule, je suis président de la Fédé. Parce que les Anglais, ils sont peut être cons, mais eux l’ont déjà compris : leur vivier de joueurs est remplumé. Il en va de la vitrine de notre sport : notre équipe de France. Pour éviter la mort de notre rugby.