La Boucherie présente sa nouvelle collection de ticheurtes

 

Ça y est, les beaux jours arrivent ! On peut le deviner aisément : les jupes des filles raccourcissent, les matchs de Top 14 se rallongent et deviennent encore plus chiants, et les joueurs du Racing 92 s’inventent des allergies au pollen pour pouvoir se doper ni vu ni connu.

 

Qui dit rayons de soleil dit William Baldé, et dit bonne occasion de se la péter avec des ticheurtes qui mettront en valeur vos physiques de lâches. Ça tombe bien, la Boucherie Ovalie est fière de vous présenter sa nouvelle collection printemps-été 2017 !

 

Une nouvelle collection que vous pourrez retrouver sur notre nouvelle boutique spreadshirt. Auparavant, nous gérions nous-même l’impression et les envois de tous les ticheurtes, ce qui est devenu de plus en plus difficile en raison de nos effectifs limités (une personne, en fait, qui a arrêté de travailler, de manger et de sortir de chez lui car il devait faire des colis toute la journée). Afin de lui redonner une existence décente et de pouvoir vous proposer de nouveaux modèles plus régulièrement, nous avons donc décidé de migrer sur cette plateforme qui gérera tout pour nous. L’avantage ? Les envois seront beaucoup plus rapides et vous pourrez personnaliser entièrement vos ticheurtes en choisissant vos couleurs. L’inconvénient ? Ne vous attendez plus à retrouver les habituels petits mots signés à la main et autres échantillons de poils pubiens dans vos enveloppes.

 

Notez que nous souhaitions continuer à vous proposer des ticheurtes au plus bas prix et qu’ils resteront tous en dessous de la barre des 20 €. Le profit n’a de toute façon jamais été notre objectif car comme vous le savez nous sommes déjà très riches depuis que nous bossons pour Canal +. À ce propos, nous vous annonçons qu’un modèle « Vincent Bolloré is my daddy » devrait sortir dans les prochaines semaines. 

En attendant, vous pourrez trouver un hommage à notre chef adoré Ovale Masqué, un ticheurte mettant en avant l’immense palmarès de l’ASM Clermont Auvergne et quelques autres surprises. Cliquez sur l’image ci-dessous pour les découvrir !

 

 

Les anciens modèles Top 15, French Chatte, Captain Rudoyant et TAPER PEUNEU sont encore disponibles sur l’ancienne boutique, et en plus ils sont soldés à 17 €, ce qui prouve qu’on est vraiment des mecs sympa. Alors fais pas ta pute et achète en au moins un, merci.

 

 

Merci à @Arbleiz et à @Peir_lavit pour ces designs magnifiques.

Le Petit Guildford édition 2017

Comme chaque année, bla bla bla bla de toute façon vous ne lisez pas ce texte, le match a commencé et vous êtes déjà en train de scroller pour une raison de boire des gorgées.
On dira juste que cette année c’est recto-verso, comme un 33 tours vous diront les fans de rugby d’avant. Vous pourrez donc aussi jouer devant les matchs des filles. Boire des bières, ça sera la contribution de la Boucherie à la cause féministe.

 

PS : N’oubliez pas de boire avec modération (sous peine de devenir rugbyman professionnel).

 

Cliquez sur l’image pour l’agrandir :

 

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Les bonnes résolutions 2017 de la Boucherie

Les bonnes résolutions de la nouvelle année, c’est un peu comme les entraîneurs du RCT : quand on les prend, on se dit qu’on va essayer de les tenir le plus longtemps possible, mais généralement elles sautent au bout de 2 mois.

Mais comme à la Boucherie Ovalie, la perspective de l’échec ne nous arrête jamais, voici quand même notre liste. N’hésitez pas à partager les vôtres en commentaires, on fera semblant de les lire.

 

– Publier des articles

 

– Répondre aux mails des lecteurs

 

– Arrêter de mentionner Jonathan Best sur Twitter

 

– Arrêter de jouer au rugby (comme Jonathan Best)

 

– Ne pas dire du mal des arbitres (même ceux qui sont des pipasses)

 

– Ne plus espérer que Grenoble se maintienne

 

– Ne plus espérer que l’Écosse gagne quand elle mène à 5 minutes de la fin du match

 

– Ne plus croire en la Reconquête

 

– Ne plus croire en la fusion basque

 

– Croire que Bernard Laporte est vraiment honnête

 

– Croire que Serge Simon est vraiment honnête

 

– Croire qu’ils referont un jour un bon jeu de rugby sur Playstation

 

– Croire au Père Noël

 

– Croire aux Valeurs du rugby

 

– Croire en l’existence de Jerôme Porical

 

– Croire au retour de Lionel Beauxis en équipe de France

 

– Arrêter de faire croire aux gens que Doye Doye existe

 

– Ne plus regarder de Challenge Européen

 

– Ne plus regarder de Rugby Champions Cup jusqu’à la finale que Clermont va perdre

 

– Dire du bien du Racing 92

 

– Ne plus insinuer que Dan Carter est dopé

 

– Ne plus insinuer que Dan Carter aurait un jour joué à l’USAP

 

– Ne plus insinuer que Jacky Lorenzetti est un con

 

– Dire du bien de Yoann Huget

 

– Écouter l’ASM Kast même quand Clermont a gagné

 

– Ne plus comparer Guilhem Guirado à un animal, aussi mignon soit-il

 

– Ne plus comparer un troisième ligne noir et athlétique à Yannick Nyanga

 

– Arrêter de dire que François Trinh-Duc est chinois ou japonais

 

– Arrêter de dire que Sofiane Guitoune est parti en Syrie (il est juste blessé)

 

– Ne plus utiliser l’expression « babtou fragile » pour qualifier Jules Plisson

 

– Même après l’avoir vu tenter un plaquage

 

– Ne plus confondre Loann Gourdon et Kevin Goujon

 

– Ne plus envoyer de carte postale à Benjamin Fall quand il est à l’hôpital

 

– Rire aux jeux de mots de Matthieu Lartot

 

– Prendre un abonnement Canal pour voir le Top 14

 

– Dire du bien du Canal Rugby Club même quand, comme tout le monde, on ne le regarde pas

 

– Dire du bien de Vincent Bolloré

 

– Prendre de la coke pour faire en sorte que Canal retrouve sa grandeur des années 80

 

– Venir à toutes les soirées où Arnaud Becquet est invité

 

– Dépasser Philousports en nombre de followers et ouvrir un kickstarter pour financer le dépucelage du Stagiaire

 

– Ne plus voter Teddy Thomas pour le Talent d’Or du match.

 

– Encenser Gabriel Lacroix toute la saison et le défoncer dès qu’il ratera son premier match en Bleu

 

– Ne plus secrètement espérer que Travers lâche une caisse en direct lors d’une interview en bord de touche

 

– Ne plus crier LA BAGARRE ou LE CATALAN à la moindre occasion

 

– Oser dire à Ovale Masqué que « Non, faire un remake de la Momie avec Tom Cruise n’est pas franchement une bonne idée »

 

– Ne plus boire de Vita coco

 

– Retrouver un signe de vie de Gregory le Mormeck et Pastigo

 

– Tirer au clair le plus grand mystère de l’Ovalie : était-ce Serge Blanco ou Ronaldo sur la photo ?

 

– Gagner un bouclier de champion des Flandres avec le RC Roubaix

 

– Ne plus espérer la candidature de David Marty à la présidentielle

 

– Ne plus avoir le réflexe de se protéger le visage quand Luke McLean effectue un coup de pied alors qu’on regarde le match à la télé (mais continuer si on est au stade)

 

– Arrêter de partir en Corée du Nord pour un oui ou pour un non (sauf si le Racing conserve son titre, évidemment)

 

– Ne plus faire de tweets de la honte

 

– Faire un livre

 

– Offrir un poste de directeur commercial à Johan Goosen

 

– Avoir un site.

Best-In #3 : JIFF et Clubs Formateurs

 

Par Jonathan Best, homme digital de l’année, ex-joueur au FCG et pole-dancer émérite.

 

 

Règle #3: protéger les clubs formateurs et les jeunes français

 

Vous aussi vous en avez marre d’entendre : « Vincent Clerc, l’international français formé du côté du FCG ». Sachez que Clerc a joué plus de saisons avec le Stade Toulousain qu’avec Grenoble. C’est dit, c’est plus à dire. Cependant, pour mon programme à l’élection à la présidence de la FFR, je souhaite qu’on donne un peu plus de considération pour les clubs qui se sortent les doigts du cul pour dénicher des talents.

 

Même si la tendance actuelle (enfin depuis quelques années déjà) semble tournée vers un recrutement à l’étranger, moins onéreux (pas sûr) mais surtout plus rapide (feignasses). On achète des joueurs déjà formés, pour plus s’emmerder la vie à les détecter, les éduquer (trouver des éducateurs compétents) et les préparer au haut niveau ou on dépouille les pauvres ou pire, on prend des jeunes joueurs étrangers pour les JIFFer. Oui vous là, les clubs amateurs, ne faites pas les malins. C’est le même bordel chez vous, jusqu’aux plus bas niveaux… Qu’est ce qui cloche dans le rugby français ? Pour ma part, après des années de psychothérapie je pense que le point essentiel c’est celui-ci. Il y a dix ans encore, même le plus petit joueur du plus petit club du fin fond de la France rêvait de porter un jour le maillot de l’équipe de France. Aujourd’hui, un gars qui s’est tapé le lycée-rugby, pôle espoirs, centre de formation et équipes de France jeunes peut se faire piquer sa tunique par n’importe quel gars qui a joué trois ans en France…Triste constat. Terrible réalité.

 

Exemple (pure fiction, comme le film) :

Toute sa carrière (pas chouette par ailleurs), Francky a pensé que le déclic allait venir et c’est ce qui le faisait s’entraîner par 0 degré au thermomètre et dans 20 centimètres de boue. Finalement, après 14 saisons entre l’Honneur et la promotion d’Honneur, il s’est décidé à raccrocher les crampons, las que son téléphone ne sonne pas pour chanter la Marseillaise. Il y croyait, lui, aux Bleus. Mais peut-être est-ce le  Géorgien de 22 ans qui a débarqué un soir de Septembre la fleur au fusil pour lui piquer sa place de pilier gauche, lui, le gars du coin, qui a réduit à néant ses chances.

De toute façon, jouer en réserve c’est bien aussi, ça permet de faire les soirées du samedi avec les copains et puis surtout t’es plus obligé de venir à l’entraînement.

L’avantage, c’est que ça lui permet de mettre des grands raisonnements les samedis soirs de test-matchs. Parce qu’après tout, il l’a choisi : il aurait dû être professionnel mais bon il a préféré faire de la menuiserie, ça rapporte plus. Et puis les déplacements les week-ends, sa femme ne supportait plus.

 

 

On pourrait se dire que c’est rigolo. Mais c’est salaud. Nos jeunes français ne rêvent plus, ne se passionnent plus, n’espèrent plus jouer un jour en Bleu (ou quelques Gaulois qui résistent). A tout moment, à la moindre opportunité, ils savent que leur club préfèrera un Australien (inconnu même de sa famille) et que son profil est trop « classique » pour l’équipe de France.

Les clubs formateurs de jeunes français sont pourtant une source de richesse pour notre rugby et ce sont eux qui en pâtissent le plus, dépouillés à grands coups de dollars par les riches voisins. Je vous donne pas les noms de ceux qui forment et des autres, vous le savez autant que moi (et puis ça m’évitera de me faire taper sur les doigts).

 

Moi, président de la FFR, je verserais à chaque transfert d’un joueur des indemnités à son club d’origine. Enfin pas moi. Le club qui achète doit payer (et pas uniquement lors du premier contrat) mais toute la carrière du joueur, avec bien sûr un prorata au nombre d’années. Ca permettrait à ceux qui se pèlent le jonc à former de devenir un peu plus riches et de poursuivre leur travail et ça rendrait les riches un peu moins riches et les obligerait à prendre une autre option que les chèques astronomiques.

Puis surtout, je n’autoriserais que 5 joueurs étrangers sur le feuille de match. « Ouais mais on peut pas ». Ta gueule, je suis président de la Fédé. Parce que les Anglais, ils sont peut être cons, mais eux l’ont déjà compris : leur vivier de joueurs est remplumé. Il en va de la vitrine de notre sport : notre équipe de France. Pour éviter la mort de notre rugby.

 

Et si Boudjellal se présentait en 2017 ?

Par le Pasteur, qui nous a envoyé cette contribution par mail. On a trouvé ça sympa, alors on a décidé de le publier dans la rubrique Les apprentis Bouchers.
Montages photo par greub et arbleiz.

Alors que le monde entier est encore sous le choc suite à l’élection plutôt inattendue (d’après les sondages) de Donald Trump aux États-Unis, le monde s’apprête à vivre un second tremblement de terre que l’on n’hésitera pas à qualifier d’historique dans la plus grande majorité des média ! En effet, alors que le tweet révélateur de Matt Giteau est passé pour un trait d’humour, celui-ci était en réalité la première brique d’un challenge d’exception que Mourad Boudjellal est sur le point d’entreprendre.

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Marqué par les années à la tête du Rugby Club Toulonnais, le président varois avait annoncé avoir besoin de nouveauté. Le rugby a fatigué l’homme qui s’est révélé incapable de bousculer la hiérarchie des instances, en témoigne l’échec malheureux de sa candidature à la présidence de la LNR. Alors quoi ? Mourad aurait-il définitivement baissé les bras ? L’histoire retiendra-t-elle seulement les titres et la verve d’un incompris ? Les sceptiques me traiteront de menteur et les incrédules qualifieront ce papier de torchon mais vous l’aurez lu ici en premier : Mourad Boudjellal sera le prochain Président de la République française ! Impossible ? Lisez plutôt…

 

Nous sommes le 7 mai 2017. Il est 20h et, comme chaque soir d’élection présidentielle, le peuple français a les yeux rivés sur son écran de télévision. Le visage du prochain Président va apparaitre d’un instant à l’autre. 10… 9… 8… 3… 2 … 1… 0 : celui d’un homme seulement connu d’une minorité il y a encore quelques mois apparait. Oui, Mourad Boudjellal est Président de la République française. Des cris de joie éclatent, des larmes coulent, l’émotion est incroyable. Certains menacent déjà de quitter le pays tandis que d’autres débouchent le champagne ! Jamais la France n’avait été à ce point divisée par le passé et il était temps que le scrutin délivre son verdict. Avec 53,5 % des voix, Mourad est élu. Retour sur cet incroyable parcours !

 

« Je ne cherche pas la gloire ni la reconnaissance, je veux montrer aux français que l’on peut se lever, faire bouger les choses ! Je ne promets rien. Je veux simplement faire entendre ma voix au plus haut niveau » Première déclaration publique de Mourad Boudjellal depuis l’annonce officielle de sa candidature à la présidentielle 2017. L’idée avait tout d’une blague à son commencement. « Le tweet de Matt (Giteau) m’a donné une idée pour faire valoir mes idées, je ne pensais pas aller au bout. » Pourtant, Mourad Boudjellal sera vite dépassé par les événements et l’engouement suscité par sa candidature l’empêchera de faire marche arrière… quand bien même il l’aurait voulu. « Bien sûr que je soutiens Mourad, s’il est à l’Élysée il n’est plus dans nos stades à nous faire ch*** chaque week-end. » déclarait encore il y a quelques temps un président du TOP 14 ayant choisi de rester anonyme.

 

Alors que peu de gens auraient misé une pièce sur lui, l’homme provoque, amuse et finalement séduit le public français. Son franc-parler et ses expressions telles que « sodomie gouvernementale » sont repris partout. Le buzz est constant. Mourad répond à une polémique en en suscitant une autre. Les Français commencent à apprécier le personnage et, petit à petit, il se crée une place de choix dans le paysage politique français. « Il dit tout haut ce qu’on pense, et en plus il le dit sur des plateaux télé… bien sûr qu’on l’aime » nous déclarait peu avant le premier tour des élections Bernard L., un honnête homme de la région varoise. « Évidement on ne s’attendait pas à passer au second tour, nous confie Matt Giteau, son community manager. C’est à partir de là que tout a réellement commencé, ou plutôt qu’on a commencé à y croire. » Bien que la ligne directrice du programme de Mourad Boudjellal, ainsi que son parti politique, restent vagues, le curriculum de l’homme parle pour lui. En effet, au-delà de sa réussite dans le monde des entreprises, c’est sa capacité à prendre en mains le club de Toulon (RCT), alors à la dérive, et à lui insuffler un souffle nouveau qui le mènera sur le toit de la France et de l’Europe qui convainc. Redressement économique, pouvoir d’achat, augmentation des salaires, etc sont tous des sujets que l’homme a traités avec réussite dans son club. Alors pourquoi pas à l’échelle d’un pays ? Les Français ont voulu y croire.

 

Bien sûr, les sceptiques ont toujours pointé les défauts de l’homme : « Non, je ne crois pas qu’il passera, il n’est même pas français ! » expliquait encore Hervé C., un militant venu assister au débat du second tour entre les deux candidats. L’opposant ? Ou plutôt l’opposante : Marine Le Pen. Finalement, la candidate de l’extrême-droite ne fut pas la plus grande surprise du second tour. Ce face-à-face ravit les médias. Deux candidats que tout opposait, finalement réunis par le destin autour d’une table à exposer des idées diamétralement opposées. Alors que le boycott du Front National était annoncé par tous les autres partis en cas de présence au second tour, peu de candidats tranchent clairement pour donner une ligne directrice à leurs malheureux électeurs.

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La France commence alors à prendre conscience de l’impasse politique dans laquelle elle est. D’un côté l’inconnu, beau parleur mais dont personne ne connait la réelle capacité à assumer un tel poste et de l’autre une femme qui effraie et dont le passé peu glorieux du parti ne séduit que trop peu. Le principal désaccord politique ? L’immigration. « Bien sûr que les étrangers apportent beaucoup en France. C’est un mensonge de croire qu’un étranger prend la place d’un jeune Français dans le monde du travail ! S’il est au niveau, il aura forcément des feuilles de salaires à se mettre sous la dent, peu importe son origine. Je crois que la saine concurrence est une bonne chose pour la France. » pouvait-on entendre de la part de Mourad Boudjellal tandis que son adversaire prônait les vertus tes Tiffs (Travailleurs issus de la formation française) pour qui il est de plus en plus difficile de trouver du travail.

 

On notera également des points de vue différents vis-à-vis de l’Union Européenne. « La nation seule n’est pas une garantie. Nous avons besoin de nous comparer, de nous jauger face aux meilleurs autres pays, l’Europe est le cadre idéal pour ça. Je serais même pour la création d’un championnat, euh pardon, d’un gouvernement mondial si cela était possible ! » argumentait encore le candidat afin de convaincre ses auditeurs face à la proposition de Marine Le Pen de sortir de l’Europe et de revenir au franc. « Et pourquoi pas repasser à un ballon fait avec une vessie de porc… » concluait finalement Mourad Boudjellal.
Il fallut attendre encore quelques jours pour connaitre l’issue de cette campagne époustouflante de rebondissements mais, finalement, le scrutin départagea les deux candidats et c’est bien Mourad Boudjellal qui l’emporta.
« J’ai du mal à réaliser. Je suis ému… Qu’un fils d’émigrés tel que moi puisse, aujourd’hui, être à la tête de ce beau pays qu’est la France est extraordinaire. Merci à tous ! Ma première mesure en tant que Président sera de supprimer le salary cap dans le TOP 14, de nommer M. Jean Marc Doussain ministre de la Défense ainsi que M. Laurent Cardona à la Justice. »
Mourad Boudjellal lors de son discours d’investiture.
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Best-in #2: Arbitrage à deux centraux

Par Jonathan Best, homme digital de l’année, joueur (?) au FC Grenoble et pole-dancer émérite..

 

Maintenant y’en a marre de raconter les trucs que tout le monde dit, je vais me mouiller. Si vous attendiez avec impatience la suite de mon programme, beaucoup vont déchanter…c’était un teaser mis en place par ce vieux Le Mormeck pour vous faire revenir sur ce merveilleux site qu’est celui des bouchers ovales. Non pour de vrai j’ai vraiment d’autres vraies idées véridiques.

 

Bon y’a pas à dire, en ce moment, mais comme depuis 93 (coucou les Mammouths), les hommes en jaune sont ciblés. Oh pas qu’ils soient incompétents. Disons qu’ils sont irréguliers, mais jetés dans la fosse aux lions, seuls contre 30 mastodontes dont les protestations se rapprochent de plus en plus des autres (les jeunes milliardaires en BM du foot), ils n’ont pas toujours le bon bras du bon côté.
Entre enjeux financiers et enjeux sportifs, la limite est ténue et la responsabilité engagée par l’arbitre central est préjudiciable parfois même à toute l’économie d’une ville (Jean-Michel Jeanrajoute).

 

Alors pourquoi ne pas s’inspirer de nos proches voisins du handball ? Ou ceux plus primaires du basketball ? L’arbitrage à deux centraux n’est-il pas là pour tenter de réduire au maximum les erreurs d’appréciation d’humains ? Moi, je le crois, cette nouvelle façon de diriger les parties est l’avenir de notre sport. Oh bien sûr, on n’abandonne pas les juges de touche, ni même la vidéo ni encore les juges d’en-but si vous voulez (ça donnera du travail à certains) mais cette double lecture pourrait encore resserrer cette marge d’erreur qui coûte parfois à certains référés des maux de tête les dimanches d’après match.

 

Doubler le nombre d’yeux attentifs aux moindres tentatives de tricherie des rugbymen. Parce qu’il ne faut pas se mentir : si les arbitres sont dans le viseur et centralisent parfois les rancoeurs, c’est que le rugbyman français est sans cesse en train de trouver un moyen de détourner la règle, de tricher.

 

Pousser en travers en mêlée, retenir les types sur les rucks (les fameux « prisonniers »), faire des blocages sur les jeux au pied, partir devant le botteur, écrouler les sauteurs ET les lifteurs quand le ballon porté tente d’être construit, mettre une marmite quand il a le dos tourné, rucker les mains du 10 adverse…je pourrais vous en citer au moins 20 de plus.

 

Allez je suis sûr que vous avez fait la moue à la lecture de ces dernières lignes. « Chérie, je te jure, j’ai jamais fait ça ». Menteur. Si elle savait ce que vous faites en troisième mi-temps… Peu importe. Je crois que les destins des uns et des autres ne peuvent pas dépendre uniquement d’un seul décisionnaire chaque week-end. Finies les caisses de vin offertes avant le match à l’homme en jaune. Désormais, il vous en coûtera le double et vous préférerez sûrement laisser le hasard du sort faire la décision sur le résultat du match. D’autant qu’à certains niveaux, on sait que ce sont les remplaçants (malhonnêtes) qui font juges de touche.

 

 

Et puis deux arbitres à chaque partie ça permettrait au moins à l’un de deux de se sauver quand l’autre se fait tabasser à la fin du match par des supporters fous furieux. Parce que oui, vous aimez votre sport, mais il vous arrive aussi parfois d’insulter ou de tenter de frapper des arbitres. Le courage, autre valeur de notre sport… (si ça peut vous faire réfléchir).

Elles sont où les Valeurs® ?

 

Par Jonathan Best, homme digital de l’année, 

 

“Grand con malade”

 

Après quelques mois d’interruption, je me donne la plume pour écrire les plus belles choses que j’ai connues. Mon cher Gregory Le Mormeck m’a avoué que l’inspiration lui manquait et que si je disais des conneries, ça aurait plus de valeur que lui qui se cache depuis des lustres derrière un pseudo minable. Mais pour une fois, j’ai envie de dire des truc sérieux.

 

Depuis ma rupture avec le Midi Olympique, j’ai donc à nouveau le droit de (r)allumer le feu pour la Boucherie. Par un simple mail, quasiment trois années d’une belle expérience avec le jaune ont pris fin. Même pas un appel, juste un mail… Ça doit sûrement être la procédure moderne, reflet de la tendance actuelle : la décadence des relations humaines dans notre sport.

 

Le rugby français est malade, mais il ne l’a pas encore accepté. Moi, de mon côté, je me sens en partie responsable. Comme on devrait tous l’assumer. Et arrêter de se cacher les uns derrière les autres. « C’est la faute à lui ». « Non à lui ». « Lui, tu sais, il a les mots pour m’étonner ».

 

M’étonner ? Mythonner ? Ou bétonner ? A vrai dire ce grand charivari autour du rugby m’en éloigne. 27 années d’une vie s’effacent, parce que j’ai honte de l’héritage qu’on va laisser aux suivants. Nos valeurs s’éteignent à petit feu comme mon amour pour cette discipline dont on vantait les mérites de son originalité et de sa différence. Et puis il y a eu le pognon (et surtout plusieurs titres de chansons glissés habilement dans les premiers paragraphes) qui nous a ramené à égalité avec nos lointains voisins.

 

Parce qu’on faisait bien les malins à massacrer les pousse-cailloux et leurs milliers d’euros amassés chaque mois, assortis de comportements inadéquats. Le « melon » qu’on disait qu’ils avaient chopé. Et nous, les rugbymen professionnels modernes, on ne l’a pas pris le melon par hasard ? Au point d’oublier de signer des autographes aux merdeux qui attendent des heures sous la pluie, d’arrêter de dire ce qu’on pense, de se taper dans le dos alors qu’on ne peut pas se blairer, d’évacuer certaines polémiques récentes d’un revers de main ou encore plein d’autres choses qui me cassent vraiment les noix (de Grenoble évidemment).

 

Quand j’étais petit, j’avais la certitude que mes amis du rugby, je pouvais toujours leur dire la vérité sans qu’ils se vexent, qu’ils me balancent ou qu’ils aient envie de ne plus me parler. Tout ça, également, restera au passé. Vous pourriez me dire : mais pourquoi il s’emmerde à dire tout ça, vu qu’il va bientôt rendre le tablier ? Et bien parce que j’en ai gros sur la patate. Entre ma fin d’histoire tumultueuse avec le FCG, ce que j’observe dans les autres clubs ou encore la distance qui s’agrandit entre le rugby amateur et le professionnel, j’essaie de vous faire réfléchir (oui ça ne va pas être simple). Est-ce que c’est ça les valeurs du rugby ? Ça veut dire encore quelque chose ce mot “valeurs” pour vous ?

 

Entre les intérêts personnels, la lutte pour la présidence de la fédé et les querelles intestines entre les acteurs de notre sport, on en oublie l’essentiel : le plaisir. Parce qu’après tout, le rugby est un jeu. Et qui dit jeu dit forcément plaisir personnel ou partagé. Où est-il passé ce putain de kiff qu’on avait tous en nous ? De moins en moins de bénévoles, de moins en moins de gamins qui vibrent pour le rugby, de moins en moins de monde au stade, de moins en moins de tout. Mais bordel, on attend quoi pour réagir ?

 

S’inspirer des autres sports, s’inspirer des autres pays, comprendre le retard que nous prenons sur le gratin du rugby mondial… Mais pour ça, il faudrait qu’on prenne conscience de notre convalescence. On dit souvent qu’un malade ne peut se soigner qu’à partir du moment où il a accepté la maladie. Introspection, remise en question, acceptation. Tout un processus qu’il ne faudra pas tarder à mettre en oeuvre. Pour le bien de tous. Pour le bien du rugby.

 

 

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Règle #1 : l’éducateur au centre des attentions

 

 

Le rugby, l’école de la vie. C’est comme ça qu’on a toujours vendu notre noble sport au commun des mortels ou aux pousse-cailloux qui voulaient découvrir un sport d’hommes. Le rugby, ce sport si différent des autres avec des valeurs. Qui sont donc les derniers transmetteurs de cet héritage ?

 

Les éducateurs, qui doivent être le centre de l’attention de tous les clubs, et qui sont trop souvent négligés, parfois même abandonnés, dans la solitude la plus grande. Les « diplômes », qu’on nous rabâche. Rien à voir avec le degré de graduation. Pour moi, nos éducateurs doivent être avant tout des pédagogues, à l’écoute, pour mettre d’abord le plaisir du jeu avant tout le reste. Aimer jouer, aimer jouer avec ses copains, aimer le rugby.

 

Dans les clubs, on dit souvent : « bon toi t’as tous les diplômes, t’es le meilleur, t’entraîneras la première ». Je suis à l’opposé de cette vision. Pour moi, les instants clés d’une formation sont chez les jeunes, entre 10 et 14 ans pour faire large. Avant c’est trop tôt, après trop tard. Les meilleurs éducateurs doivent être positionnés sur ces catégories d’âge.

 

Chez les seniors, on ne devrait rien avoir à apprendre de tout ça. L’entraînement des grands, c’est de la répétition de systèmes, de lancements, de touches, de mêlées et un plaisir qui disparaît. Inéluctablement. Le plaisir vient plutôt dans la souffrance, dans la victoire, dans la gloire. Le reste n’est que monotonie.

 

Il ne faut pas jeter la pierre aux éducateurs bénévoles qui veulent aider leurs clubs. Parfois parce que leur gosse joue, d’autres fois parce qu’il faut bien occuper les mercredis après-midi et les week-ends. Cependant, l’obligation des dirigeants, c’est de détecter les meilleurs pédagogues, ceux qui te feraient faire 60 tours de terrain sans même que tu bronches. Ceux-là sont des éléments précieux dans un club, qu’il faut choyer, protéger et valoriser.

 

Quand j’ai commencé le rugby, mon éducateur était un type complètement fou, pas spécialement diplômé mais il était capable de nous faire aimer être ensemble, assureur de métier qu’il était. Eh bien de mon école de rugby, je ne retiens que les moments positifs, ceux de joie collective à gagner des tournois, quand tu as envie que le temps suspende son vol, pour l’éternité.

 

Une autre qualité que doit détenir un éducateur : la capacité d’éloigner les parents. Ceux qui reportent leur frustration sur leur gamin, ceux qui font monter l’électricité autour des terrains ou ceux qui pensent qu’ils feraient mieux. La plus vilaine évolution de notre rugby, ce sont les comportements connexes de fous furieux. Ce sont eux qui tuent notre sport, par leur débilité sans nom. Faire le tri dans ces mauvais gens, voilà le plus gros chantier de nos éducateurs.

 

À suivre…