Critique : Top 14, la bande dessinée, tome 1. Par Capitaine A’men’donné, TOP 14 tome 1 ou Psycho-philosophie des valeurs rugby en zones urbaines et suburbaines chez l’adolescent moderne, en Bayday. Par Ferré (scénario), Lannes & le Roc’h (dessin) et Lagrue (couleurs), Le rugby français va mal. La formation est en berne, l’équipe de France ne fait pas rêver, le Racing est en passe de se qualifier pour les phases finales, alors que l’USAP, l’ami des petits et des grands, pas trop, et Ouin-Ouin fait peur aux enfants avec sa tête de Caliméro hydrocéphale sous anxiolytiques. Aussi, pour ramener le Futur de la France vers les terrains de rugby, la LNR, tel le joueur de flûte de Hamelin, et toujours à la pointe de l’innovation, a décidé d’investir dans le livre, cette technologie d’avenir. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, c’est Soleil, la maison d’édition fondée par Mourad Boudjellal qui s’y colle. Le service propagande marketing de la LNR a bien remarqué que le jeune d’aujourd’hui était en quête de repères, obnubilé qu’il est par la drogue, les jeux vidéos, le droit fiscal, les putes et -pire- le foot. Et quoi de mieux qu’un ersatz de manga pour montrer la lumière à nos jeunes âmes perdues ? La base du scénario est donc un classique qui a fait ses preuves dans la littérature d’édification des puceaux illettrés: un jeune adopté va accomplir son destin, et à son corps défendant, partir sur les traces de son vrai père. Nous suivrons donc le trajet vers les sommets de Oliver Atton Œdipe Jésus Luke Skywalker Sangoku Jérémy dans le monde du rugby. Pour cette première leçon, nous nous attacherons à ce qui fait la spécificité de ce sport, et qui fait qu’il est vachement plus meilleur que les autres, à savoir les Valeurs©. Et ça attaque tambour battant avec un numéro 8 du Stade toulousain qui fait une passe après contact. Pourquoi pas, après tout, BD et SF ont toujours fait bon ménage. Et avec un postulat de départ aussi délirant, peut-être se dirige-t-on vers un sommet d’humour absurde ? Ensuite, tout le monde remercie tout le monde : la passe était super, non c’est toi qu’a été trop super d’être au soutien, non c’est toi, raccroche le premier, etc. etc. En tout cas, 2 pages de passées, et l’on est déjà en surdose de bons sentiments. Mais cette habile introduction nous permettra d’entrer dans le vif du sujet : la LNR crée une équipe de jeunes selon le principe bancal de prendre un joueur dans chaque équipe de top14, comme ça tout le monde est content. Apparemment, personne n’est au courant que la FFR a des équipes de France dans toutes les catégories jeunes. Mais passons. Les joueurs sont choisis « par rapport à leurs qualité mais aussi et surtout par rapport à leur état d’esprit, » (non-ponctuation d’origine). Le tout s ‘appelle Top team, et les chocapics y sont gratuits et à volonté, professionnalisme oblige. Ce n’est qu’à la page suivante que l’un des jeunes sélectionnés réagit : « Si un espoir de chaque club du top14 est sélectionné pour la top team … ça ne fera que 14 joueurs ! Il manque quelqu’un pour arriver à 15 ! » Il faut dire que le gamin en question est asiatique ET auvergnat (un jaune et bleu d’Auvergne, quoi), c’est dire s’il a des aptitudes innées au calcul. On se demande bien qui sera le 15ème (puisqu’apparemment, il n’y a pas de remplaçants). Une transition aussi délicate qu’une action de Florian Fritz nous amène alors vers notre héros, Jérémy. Le suspense est d’ores et déjà à son comble. Mais qui sont ces gens ? Il se prépare pour aller voir un match, une espèce de all-star game avec les meilleurs joueurs du top 14 contre les meilleurs de l’hémisphère sud. A trois minutes de la fin, catastrophe, Picamoles se blesse. Comme il n’y a pas de remplaçants dans cette équipe non plus, il faut quelqu’un. Et Jérémy lui-même, du haut de ses 12 ans est appelé sur le terrain pour le remplacer en tant que deuxième centre (cherchez pas), et marque l’essai de la victoire ! Mais en fait c’était un rêve ! Je m’en suis pas douté un seul instant (même si l’hypothèse d’un biopic de Brice Dulin n’est jamais à exclure) ! Ahlala, mais où vont-ils chercher tout ça ? J’avais pas vu un tel retournement de situation depuis la marche arrière de la LNR au sujet de la coupe d’Europe. Au passage, notons que dans son rêve humide de rugby, figurent dans l’équipe idéale de Jérémy Hegarty, Méla, Picamoles, Bastareaud ou Harinordoquy. Donc le jeune Jérémy a quand même de sérieuses tendances psychopathologiques. On peut d’ailleurs s’interroger sur le choix des auteurs en la personne d’Harinordoquy. Peut-on vraiment faire rêver les enfants d’aujourd’hui avec un joueur dont l’apogée de la carrière se situe au XIX° siècle ? Mais revenons à notre puceau. Il est élevé par sa grand-mère acariâtre qui l’empêche de jouer au rugby (SPOILER : on apprendra dans quelques tomes que d’une manière ou d’une autre elle attribue au rugby les décès de sa bru et de son fils et qu’en fait elle n’est pas méchante. Révélation prévue dans, disons, le tome 4, ou 5, en fonction de l’humeur des auteurs et des ventes en librairie. Ça sera un flash-back plein d’émotions vraies, et l’histoire de la mort des parents sera une parabole qui aidera Jérémy à mûrir, en tant qu’être humain et en tant que joueur. Non, j’ai pas lu les tomes suivants, ils sont pas encore sortis, mais j’ai lu d’autres livres, entre autres des mangas de sport, et c’est un passage obligé quand le scénariste a renoncé à toute forme d’originalité. C’est con, les meilleurs en la matière sont justement ceux qui évitent les poncifs lénifiants. Je vous conseille Eye Shield 21, Touch, ou Ashita No Joe, 3 chefs d’œuvres du genre. Ouais, ça parle pas de rugby, mais c’est bien quand même. Mais bref). Le dessinateur a su capturer l’intense pétillement d’intelligence qui se dégage du regard d’Imanol. Ensuite, sur le chemin de l’école nous faisons connaissance avec le maichant de l’histoire. Il s’appelle Boris, car les prénoms russkofs ça fait toujours bien pour les maichants. Surtout en ce moment. Le rugby, c’est le partage, mais pas avec tout le monde, non plus. Pour vous dire si Boris est le mal incarné, il a rien compris aux valeurs du rugby -non, rigolez pas, c’est marqué comme ça dans la BD. Il pense même que le principe du rugby c’est « Fais aux autres ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse ». Alors qu’on sait tous que le rugby n’est qu’amour et bisous, la preuve en étant le jeu de la biscotte. Puis Jérémy arrive à son école, et nous avons la chance de faire connaissance avec Solène, la fille la plus populaire du collège, et ex de Boris (et, autant le dire tout de suite, future de Jérémy). Cela permet donc aux auteurs de montrer l’une des figures folklorique du monde du rugby, qui existe dans chaque club, j’ai nommé la groupie à buteur (existe aussi en modèle pour piliers, ¾, troisième ligne, numéro 9 même, mais pas pour les seconde ligne, car il est temps de révéler ce que tout le monde sait mais n’ose dire : les secondes lattes ce sont tous de gros pédés ! Nonobstant, c’est quand même pratique, cette histoire d’anonymat sur internet, en fait.) Bon, tout le monde est là, ya un maichant, un gentil puceau, une radasse, un père disparu, on peut peut-être enfin commencer vraiment l’histoire ? Bé non, puisque le gamin se lamente sur son sort, et met un portrait de Yachvili au-dessus de son lit pour se sentir mieux (?). Et, regardant le classement du top14 (faut dire que le classement actuel de Biarritz est toujours une blague de bon aloi), se demande s’il pourra un jour jouer au rugby. Non, parce que, on en est qu’à la moitié du tome 1 d’une série sur le rugby, ça serait quand même ballot si le personnage qu’on suit peut jamais pratiquer. Il aura tout de même le temps de nous faire profiter à nouveau de sa santé mentale défaillante, affirmant « Demain c’est le derby parisien ! Trop bien ! ». Si jamais quelqu’un de votre entourage dit « trop bien » à la perspective d’un match du Racing, c’est qu’il a totalement perdu le sens des réalités. L’internement de force reste alors la meilleure solution. Le lendemain, Jérémy apprend que Boris va participer à un concours de pénalités à la mi-temps d’un Racing-Stade Français. Et qu’il a trouvé un truc pour foutre la honte à Jérémy. Tu le sens venir le gros twist ? C’est le moment de débloquer la situation, qui prendra la forme d’une sous-marque Leader Price de Daniel Herrero en la personne du grand-père de Jérémy. Celui-ci vivant en Nouvelle-Zélande, il ne voit pas souvent son petit-fils. Il nous précise même qu’il a un droit de visite un week-end par an, ce qui au regard de la loi française pue bien fort la maltraitance. Enfin, son droit de visite tombe ce week-end-là, et il veut en profiter pour emmener son petit-fils voir Racing-Stade Français. La grand-mère s’y oppose à cause des hordes de hooligans qui ornent les tribunes (une horde, ça doit être à partir de 2 personnes en tout, vu le public du Racing). Le grand-père, caution rugby, moufte pas sur les hooligans, mais convainc la vieille de laisser Jérémy assister au match. Évidemment, Jérémy est appelé pour le concours de pénalités où Boris l’a inscrit pour lui « foutre la honte devant 80.000 personnes » (sic, donc). Et Jérémy, qui n’a donc jamais joué enquille toutes les pénalités, y compris à 50 mètres. A se demander pourquoi les meilleurs buteurs du monde passent leur temps à s’entraîner pour atteindre péniblement un 80-90% de réussite. Il gagne le concours, et est sélectionné dans la fameuse équipe « top 14 puceaux ». Éruption de cyprine du côté de Solène. Nous sommes alors à la page 26, il y a eu seulement 3 pages de rugby. Beaucoup de blablas et peu de jeu, pas de doute, c’est bien notre cher Top14. Ceci serait Jean-Baptiste Poux. Comme personne ne sait quelle tête il a, nous accorderons toute notre confiance au dessinateur. On passe alors à la phase d’entraînement de l’équipe. Ce qui nous permet de découvrir les différents joueurs un peu plus, tel Noah, noir à dreadlocks du FCG. Encore un coup dur pour toute forme d’imagination. Ou bien Diego, du RCT, puisque Mourad n’est pas bête, il a assez souvent dit que la formation coûte cher, alors il préfère acheter à bas prix des gamins du tiers-monde corvéables à merci. Tout ça pour dire que cette équipe à tous les quotas raciaux en vigueur, sauf des Arabes, puisque le même Mourad vous le dira, le rugby est raciste avec son histoire liée au pétainisme et son fonctionnement crypto-fasciste exécuté par des pipasses sodomites sous-payées et mal habillées par un directoire mafieux, incompétent et alcoolique qui préserve ses propres intérêts et donc pas le mien, votez pour moi au prochain congrès de la LNR, je suis le seul candidat anti-système. Évidemment, on a 2 Basques dans l’équipe, et il faut se dépêcher de faire connaissance avec eux, vu que ces deux personnages vont bientôt disparaître de la BD, avec leurs équipes qui seront en prod2 l’an prochain. Et aucune série dérivée n’est encore prévue. Mais ça aurait de la gueule, dans un genre survival post-apocalyptique, à mi-chemin entre Walking Dead pour les anciennes gloires lobotomisées et bouffeuses d’organes mous en pré-retraite (oui, Rémy Martin joue encore) et Sa Majesté des mouches pour les jeunots mal dégrossis aux costumes tribaux burlesques, et pour lesquels un slip est le top du top de la technologie (à condition d’avoir réussi à lire le mode d’emploi). En tout cas, nos Basques sont comme dans la vraie vie, ils arrêtent pas de se battre, ce qui permet aux auteurs de nous faire un point « c’est dans leurs gènes ». « Vous me faites rire avec Ovale Masqué. Si ce personnage portait un collant mauve, tout le monde dirait que c’est génial. » P . Lagisquet. Ce n’est qu’ensuite que le moment fort de ce tome 1 arrive, voici enfin du rugby avec la séance d’entraînement, en perspective du premier match de l’équipe, contre une sélection Italo-Irlando-Ecosso-Galloise (oui, décidément, seules les ligues pro ont droit de cité dans ce monde parallèle). Comme dans la vraie vie, il y a un manager, qui choisit les membre de l’équipe, et après cet intense effort intellectuel, il peut aller boire son pastis et laisser le sale boulot à ses domestiques, pardon, ses entraîneurs-adjoints, qui ici ne sont autres que des joueurs du Top 14. Encore un doublon diront certains, ils ont que ça à foutre diront d’autres. Jérémy, qui est incompétent mais de bonne volonté, sera évidemment ailier. Mais pour son rôle de buteur, c’est Jonny Wilkinson qui sera son coach personnel. Jérémy se serait engagé chez les jésuites que les perspectives de rigolade n’en seraient pas pires. En revanche, ça va permettre à Sir Jonny de rigoler un peu, la torture psychologique sur un adolescent, ça fait toujours bien passer le temps. Ainsi, Jonny nous gratifiera d’une parabole sur le thème de la pression, comme quoi des fois c’est bien, et des fois pas. Jérémy est bien avancé. Et cet entraînement spécifique portera ses fruits dès le début du match, joué dans un stade plein sous les caméras. Pour un match de cadets. Non, franchement, y’avait vraiment moyen de faire de la science-fiction bien délirante. Engagement des Italo-rouquins, Jérémy récupère, tape à suivre, se fait contrer et essai casquette à son débit pour la première vraie action de sa vie sur un match de rugby. Ça vous rappelle quelque chose ? Un petit indice : quelques pages plus tôt, Boris-le-maichant et ses potes se font houspiller par Jérémy car « à 3 contre un c’est facile ». Ceci plus un copié-collé du début de match du France-Afrique du Sud de l’automne dernier, Ouioui, visiblement Morgan Parra n’a pas souhaité participer et les auteurs se vengent chafouinement. Ça c’est rugby. Ami lecteur, sauras-tu trouver quel match l’éditeur toulonnais a maladroitement essayé d’occulter ici ? C’est la fin de ce tome 1, très axé donc sur les fameuses valeurs, plus que sur le rugby lui-même. Comme à la Boucherie nous sommes un peu cons, nous n’avons pas encore bien compris ce que sont ces valeurs au juste. Grâce à cette bd, nous en avons appris un peu plus. En l’état actuel des connaissances, et sur la base de ce tome 1, nous sommes en mesure d’affirmer ce qui suit : Passe après contact : c’est très valeur du rugby. Se faire virer de plusieurs clubs : pas valeur du rugby. Juju Caminati sera ravi de l’apprendre. Médire d’autres activités (en l’occurrence équitation, échecs ou musique) : c’est valeur du rugby. Foutre un enfant à la poubelle : c’est pas valeur du rugby. Shooter dans un produit dérivé Top 14 ™ : c’est pas du tout valeur du rugby. Mais alors pas du tout. Le Cervelas : c’est pas valeur du rugby. Par contre, le sandwich au gras de la cahute du stade, ça c’est valeur du rugby. Avoir un portrait de Yachvili au-dessus de son lit : c’est très valeur du rugby. Perso, j’aurais surtout dit flippant, mais soit. Perso, je vais plutôt garder mon poster Hello Kitty. Se mettre à 3 contre un : c’est pas valeur du rugby. Intimider l’adversaire : c’est pas valeur du rugby. J’aurais pas cru, mais les auteurs sont formels sur ce point. Dussautoir et Castrogiovani qui vont menacer une grand-mère, c’est valeur du rugby. Ainsi que se balader tout le temps avec son maillot. La torture psychologique sur un puceau : c’est donc le B.A.BA des valeurs. Fin de la leçon. Certes, les auteurs de ce livre ne sont vraisemblablement pas les meilleurs que l’on aurait pu souhaiter pour mettre en scène ce sport. Mais il semble que le cahier décharge était un peu lourd à porter même s’ils avaient étés des génies. Le commanditaire voulant absolument proposer une image positive à outrance du rugby, on se retrouve avec une espèce de rugbisounours, dégoulinant de Walt disniaiseries sirupeuses et bien pensantes, n’essayant jamais de rentrer dans le détail des règles , de la technique ou la tactique (éléments au contraire très présents dans les mangas de sport), bref, passant à côté de son sujet tel Porical avec un attaquant adverse, mais où l’éditeur a eu le droit d’utiliser le logo du Stade Toulousain. Vu que la LNR voulait, semble-t-il, à tout prix occulter totalement l’existence de la fédération, le ton général ne vole guère plus haut qu’un vulgaire torche-cul du rugby pro, où seul le meilleur-championnat-du-monde a droit de cité. Le journal l’Équipe existant déjà, on peut se demander quel est l’intérêt d’un nouveau doublon. Comme en plus les personnages ne sont ni originaux, ni attachants, il ne reste plus grand chose. Quelques scènes de jeu pas trop mal torchées, quoique très statiques, et surtout beaucoup trop rares, et des caricatures de joueurs célèbres qui oscillent entre le correct et le risible. Trop markété et pas assez prenant, ne gardant que les artifices les plus caricaturaux du manga de sport, genre ayant, lui, réussi à rendre même le jeu de go passionnant et dynamique, le défi de remplir les écoles de rugby avec ceci paraît au moins aussi aberrant que prendre Lagisquet coach de l’attaque pour l’équipe de France. WebRep currentVote noRating noWeight
Top 14, journée 24 : Les pronos d’Ovade Et non pas les pornos d’Ovade (contenu payant à venir). Par Ovade, (3615 Ulla) Ah ! que ces moments post-orgasmiques sont bons à vivre. Quand les muscles de tout le corps se relâchent tous ensemble, que toutes tensions s’évanouissent et que le monde semble enfin beau. Sentir son corps encore si plein, qu’il laisse s’échapper un léger filet de foutre et, quand cela se passe avec un partenaire, la semence que celui-ci a laissé à l’intérieur de son sexe. Sentir toutes ses hormones qui fourmillent, crépitent et explosent tout à la fois. La dopamine, l’endorphine et la sérotonine en un cocktail encore plus parfait que le mélange guiness, jet et vodka que s’envoie Ovale pour compenser leur absence. Ah ! comme c’est bon. Et même si les chercheurs en neuroscience ont raison, et même si nous ne sommes au final que des machines biochimiques dont la moindre pensée, le plus petit des actes est dictés entièrement par toutes cette mécanique de sécrétion d’hormones et de récepteurs plus ou moins avides de se combler et de se remplir encore et encore. Un peu comme les récepteurs NMDA infligeant une sévère déculotté avec bonus offensif aux GABA dans ce qui reste du cerveau d’Ovale (enfin, si j’ai bien compris ce que dit internet). C’est donc ma biochimie qui est en train d’écrire ces quelques lignes, sans qu’il n’y ait aucune intelligence que celle des substances chimiques et des courants électriques parcourant ce que certains osent encore appeler matière grise. Si vous voulez une autre image, c’est un peu comme la réaction de Hauman désintégrant le coude de son coéquipier Barnard, elle n’est due qu’à la chimie et aux hormones qui cherchaient un peu de compagnie dans le vide sidéral entre les deux synapses du garçon. Nous évoluons donc sans que nous soyons responsable et décideur de quoi que ce soit vis-à-vis de notre existence. Nous sommes des marionnettes animées par la chimie. Sans autre force que celle de subvenir aux besoins élémentaires des hormones qui muent notre organisme. Ce monde est totalement vide de toute intelligence propre, de toute volonté. Même la notion de Dieu nous a été édictée par quelques hormones telle l’imprononçable phényléthylamine (jackpot au scrabble) à moins que ce ne soit l’ocytocine. C’est ainsi que muent par quelque testostérone, certains mâles (par ce que ce n’est pas nous les filles qui aurions eu cette idée saugrenue) ont imaginé être les plus ingénieux sur cette planète et ont cru inventer le Meilleur championnat du monde. Las, tout cela n’est le fruit que de l’interaction de quelques molécules qui ont fini par se croiser par hasard, le même genre de hasard qui fait que le ballon puisse rebondir dans les bras du gentil labrador un soir de rencontre face à quinze Anglais. La victoire de Palo-Alto sur Dom Juan, de la science sur la volonté. Nous sommes esclaves de la matrice, celle qui régit nos hormones, notre chimie interne. Il n’y a pas de choix, jamais autre que celui que nous commande notre biochimie. Finalement, c’est Calvin qui avait vu juste, avec cette nuance que nous sommes prédestinés par notre génétique et les accidents qui vont modifier une partie de notre métabolisme. Mais que ces hormones sont bonnes quand elles se mélangent de la sorte après une délicieuse sieste crapuleuse. Alors, comme me le dit mon amie belge, laissons-nous guider par le désir de ces beaux moments. Et ajoutons à la liste de ces beaux moments quelques envolées rugbystiques. Hasard, coïncidence ou hormones ? C’est donc mue par ce désir, laissant mes récepteurs neuronaux analyser les conditions de hasard et d’improbable signe d’intelligence dans la chimie hormonale des joueurs, que je vais vous donner les résultats prédestinés de la 24ème journée du teub 14. Je vous vois sceptique : de quel chantage Ovale a pu user pour obtenir de moi ces pronostics ? Oh, je vous raconterais bien ce qu’Ovale m’a dit au téléphone pour m’obliger à pondre ces lignes indignes, mais je l’ai résumé juste au-dessus, vous épargnant ainsi les termes que même Katsumi a trouvés injurieux. Clermont – Castres (vendredi 20h45) Encore un match du vendredi soir… La météo hormonale sera une nouvelle fois au rire, tendance rire jaune. Les Barios, Rastelli, Zavatta et tous les autres clowns vont encore une fois mettre leur plus beau costume coloré pour faire voler les ballons dans tous les sens et nous offrir des grands moments de rigolade. Il est certain que si Benny Hill avait été encore vivant, il aurait assurément signé à Clermont la saison prochaine. Les Aveyronnais, quant à eux, sortiront de leur village caché avec des ambitions ©. Ils viendront pour surprendre leur adversaire dans leur antre inviolée et après un raid éclair, mode hussard en rut, pour emporter la virginité du marcel. Suite à un festival jaunard de glissades et de chutes ridicules, de ballons échappés et de pizze volantes près la ligne de touche, les Aveyronnais abandonneront la victoire aux Auvergnats. Car cette tactique est imparable pour faire perdre ces moyens à n’importe quel moine zen ayant ouvert les sept portes de la sagesse. Victoire du rire sur le rugby 17 à 12. Rémy Talès et Rory Kockott mis en échec par la tactique assémiste Bordeaux – Toulon (samedi 15h00) La météo hormonale sera à la sieste crapuleuse. Façon bouchon de champagne et mousse partout. L’Union jupéiste-mamérienne va passer 80 minutes à faire l’amour à une défense toulonnaise dure comme le roc. Si dure que même Julien Caminati ne saurait la faire plier. Talebula finira par les mettre (les boules, qu’il a fort jolies d’ailleurs) à toute la ligne de 3/4 èrcétaine, piliers compris. Toulon n’aura que de très rares contre-attaques à mener, et ne récoltera qu’un faible nombre de pénalités sur mêlée. Et malgré un drop contepomien sur la sirène de Johnny roi de l’Olympe, Toulon s’inclinera. Victoire de la joie de vivre 59 à 56. Racing métro – Biarritz (samedi 18h30) La météo hormonale sera au crêpage de chignons. Le combat capillaire du fils naturel de Charmant contre le sosie de Rob Lowe sera féroce. Il faudrait être en mesure d’imaginer un Ridley Scott capable de capter le nuage de pellicules flottant comme en apesanteur, d’imaginer la force des percussions du Tsar chargeant en slow motion la tête et les épaules du second Dimitri, d’imaginer son front faisant éclater chaque flocon de squames traversant sa course, et ils seraient innombrables, d’imaginer le regard volontaire et décidé du Yach se préparant à infliger un sévère plaquage offensif, d’imaginer la déflagration au moment de l’impact, perceptible par l’ensemble du stade du Mamoir répercutant l’écho dans chacune de ses travées vides, d’imaginer le nuage de pellicules se transformer soudain en onde ridant la surface jusque-là paisible d’un lac de montagne et de l’imaginer se disperser aux quatre vents dans l’explosion d’une sphère gigantesque sous la puissance de l’énergie phénoménale libérée par le choc, d’imaginer toutes les gouttelettes de sueurs jaillissant des crinières félines de ces deux gladiateurs, d’imaginer cette pluie de sueur retomber ensuite sur le terrain comme un orage dantesque d’août. Mais je manque cruellement d’imagination pour cela. Match nul 6 à 6, parce que le BO a décidé de pourrir la fin de saison de tous les clubs qu’ils rencontreront. Bayonne – Stade Français (samedi 18h30) La météo hormonale sera à la générosité. Continuant leur tournée humanitaire, les soldats roses apporteront plein de cadeaux aux petits malades. Le Président ayant renoncé à changer de cap malgré son remaniement, il continuera sa distribution de parpaings en lieu et place de celle des pains dont l’autorité était reconnue très majoritairement. En face, les surfeurs de la côte basque tout à leur joie de voir le voisin présomptueux descendre marcheront sur l’eau. Victoire des bleus et blancs 37 à 25. Grenoble – Montpellier (samedi 18h30) La météo hormonale sera burnée, sévèrement. Johnny le chasseur, après avoir accroché les oreilles et la queue de l’éléphant du KwaZulu-Natal et perdu quelques-uns de ces organes vitaux dans le combat, tentera de mettre à son tableau le monstre échappé de Tchernobyl et réfugié un temps du côté de la Géorgie avant de hanter les bords de la Méditerranée, vous aurez bien-sûr reconnu le fameux Gorgodzilla. Johnny sera aidé en cela par le bazooka longue portée de Caminati. Et voilà comment résumer un match de 46 acteurs, sans compter ni les staffs ni les arbitres, avec 3 seulement rôles principaux. Et dire, cher cochon, chère cochonne, que c’est ce que tu viens chercher sur ce blog. Victoire des voisins du Cap d’Agde 45 à 37. Perpignan – Oyonnax (samedi 18h30) La météo hormonale sera au superlatif. Le match du maintien. Le match à ne pas perdre. Le match du malheur ou du bonheur. Le match de la mort. Le match du sang ou de l’Or. Le match de… je m’en fous totalement en fait, aucun intérêt pour ce match. Jean-Pierre Perrez de son bâton magique ouvrira en deux les rangs adverses, que David Marty cherchera malgré tout à contourner avec obstination. Victoire au poing des jurassiques 3 jaunes et 1 rouge contre 2 jaunes et 2 rouges. Toulouse – Brive (samedi 20h35) La météo hormonale sera aux poilus de la grande guerre. Les Toulousains auront donc l’envie de saigner tout ce qui se présentera devant eux d’ici la fin de la saison. Et ça tombe bien, parce que les Corréziens s’y entendent aussi en matière de découpe de barbaques et de vieilles carcasses. Maestri sera élu homme du match. Victoire du rouge, victoire du noir 11 à 10. Arnaud Mela expliquant sa tactique à Julien le Devedec
Le Rade’Labo (en route vers le doublé) revient sur RCT – Leinster Par Ketchup-Mayol, Le RCT se rouquinque en H Cup. Disclaimer: ce compte-rendu contient des jeux de mots foireux sur Jamie Heaslip, de véritables morceaux de propagande pro-toulonnaise et des relents de racisme anti-irlandais. C’est enfin le printemps, le soleil revient les bourgeons bourgeonnent et c’est le temps des quarts de finale de la Heineken Cup… Ah non, pour cause de loi Evin il faut dire la H Cup, en France. En même temps, la Heineken Cup, ça sonne un peu comme le Ricard Championship ou le Jack Daniels Challenge, un truc qu’on fait entre potes à la troisième mi-temps où c’est le dernier qui dégueule qui a gagné… Fini donc les match de Top 14 à l’économie où pour peu qu’on ne soit pas Biarrot, on gagne à domicile et on se fait tordre à Oyonnax, misérable abcès sur la face de la France, oublié de Dieu (vous l’aurez compris, on ne traite pas Jonny Wilkinson de ‘vieillissant’ impunément). C’est l’heure du match ou crève, si tu perds, tu dégages la tête basse comme un candidat de télé-crochet qui aurait massacré ‘Comme un ouragan’ en yaourt. « Comme un nouragan, nanana sur moi, lalanaaaananaportéééé ». Ou pourquoi Seb Chabal n’a jamais atteint les phases finales de H Cup. Trois clubs français en quart. Toulouse a sombré dans l’Enfer de Thomond Park © tandis que l’ASM avait sa qualification doublement garantie par son invincibilité à domicile et l’assurance d’arriver jusqu’en finale pour y être battu. Restait à voir ce que le champion en titre allait proposer face au triple champion irlandais. Les équipes : Le RCT : Pas de surprises à l’avant, compte tenu des blessés, on a les vétérans Hayman et Burden associés au JIFF de service, Chiocci, une deuxième ligne bis avec Jocelino « Maul Collapser » Suta et Danie « hanche de bois » Rossouw. La troisième ligne, c’est du costaud avec Juan Martin Fernandez-Lobbe y Villalobos y Dondiegodelavega, Juanne Smith et Steffon Armitage. Sébastien Tousse-Bordille et Dieu à la charnière, et une ligne de ¾ de rêve Giteau, Mitchell, D. Smith et D. Armitage. Bastareaud a été sélectionné car depuis qu’il a bouffé Sexton en 6 Nations, il a pris goût à la chair irlandaise. Les frères Armitage, Delon et Delarge, sont prêts à tout pour conserver la coupe à Toulon… Le Leinster : Bof, pas grand-chose à dire. Triple champion d’Europe. Deux-tiers de l’équipe des bouffeurs de trèfle, les frères Kearney, Heaslip, Toner, Ross, Healy, Cronin des gens qui ont pas l’habitude du haut niveau quoi… Et la paire de centre aguerrie D’Arcy-O’Driscoll qui était là pour tenter le coup du ‘Hé les gars, je prends ma retraite, vous n’allez pas me laisser partir sur un goût d’inachevé’. Après tout ça a marché pour le Tournoi, pourquoi pas la H Cup ? On nous l’a vendue, cette équipe du Leinster, Mermoz disait qu’elle « sentait le rugby », lui qui avait déjà fait la pub d’Heaslip. Maxime Mermoz faisant la pub d’Heaslip. Papapapapapaaaaaaaaa ! On me chuchote dans l’oreillette que l’on notera l’absence de ce fdp de SOB, on va pas s’en plaindre non plus. Le Match: France 2 nous a gratifié d’un « Previously… » genre série US à la place des hymnes. Je boycotte ma prochaine redevance. Je sais pas de quoi parle l’hymne irlandais, sans doute de trèfles, de pots d’or au bouts des arc-en-ciels et de Molly O’Connor à qui on a donné son coeur au bord d’un lac du Connemara. L’hymne du RCT « God save die Stem van waltzing Mourad, cong! » dure 15 mn et célèbre en français, anglais, afrikaans, géorgien, xhosa, maori et volapük la gloire de notre Président Bien-Aimé sur la ligne de basse chaloupée d’un tube de MC Solaar. Par contre on a eu droit à un Pilou Pilou féroce (écrit comme ça, l’oxymoron est frappant), qui visiblement à inspiré la terreur aux barbares celtes. D’entrée de jeu, les toulonnais ont montré le visage qu’ils ont depuis quelques matchs, morts de faim, cherchant à asphyxier l’adversaire, visant la jugulaire, comme si on avait zappé de « Walking Dead » à « 28 jours plus tard ». A plusieurs occasions, les rouge et noir vont réussir à franchir le premier rideau pour s’emmêler dans les barbelés d’une défense irlandaise intraitable à quelques centimètres de la Terre Promise (c). Les Irlandais quant à eux surent se montrer dangereux et pragmatiques avec quelques attaques en contre, et une mêlée globalement dominatrice, Chiocci finissant par se faire sanctionner. Suta donnera ses 3 points de pénalité habituels pour un effondrement de maul, c’est cadeau, ça m’fait plaisir. Par contre le Leinster a été catastrophique en touche avec un Strauss qui envoyait valser ses ballons avec une imprécision toute Tolofuesque. Blessure de Wilko tout seul comme un grand sur un dégagement sous pression, à la 26ème, ce qui a forcé Toulon à modifier sa ligne de 3/4, Giteau glissant à l’ouverture, remplacé par Maxime « Papapapapapaaaaaa » Mermoz. 6-6 à la mi-temps, pas très révélateur de la domination toulonnaise. Le Leinster n’est pas dans son match mais O’Driscoll au score et méfi ! Des fois qu’ils se diraient des choses dans le vestiaire… La solution à la Wilko-dépendance ? 2ème mi-temps : Les toulonnais ont décidé de pousser l’ampli jusqu’à 11. En quelques minutes, Giteau va passer une pénalité de 50 mètres, et quelques minutes plus tard c’est Chiocci qui aplatit suite à une série de pick and go. Bon, va falloir qu’on apprenne à prononcer son nom correctement s’il continue à marquer comme ça ! Mais c’est pas tout ça, les toulonnais ne sont pas à l’abri. Quelques minutes plus tard, suite à un contre, Bastareaud va réussir à distraire quatre défenseurs et faire une passe – déjà l’événement en soi n’est pas négligeable, mais une passe décisive (et un peu chatteuse il faut l’admettre) à Drew Mitchell qui va marquer l’essai du break. Quand Delon Armitage marque une pénalité sur le côté à plus de 50m on se dit qu’à moins que Wayne Barnes ne se blesse et soit remplacé par Laurent Cardona, il ne peut plus rien nous arriver. Mais l’Irlandais est gentil, mais un peu con, il met du temps à comprendre qu’il a perdu. On appelle ça le fighting spirit, il paraît. C’est pour ça qu’il a mis presque mille ans à comprendre que les Anglais étaient plus forts. Le Leinster va sauver l’honneur en inscrivant un essai de bourrin – ou ballon porté – en coin. Mais il est déjà trop tard. Ni cet essai ni la sortie de Frésia après avoir dégagé Reddan en tronche ne changeront l’issue de ce match, finalement gagné 29-14 Le Bilan: Le RCT est en demie ! On a pas fini d’avoir des sueurs froides du côté de l’Auvergne, et qui sait, peut être qu’à l’instar des pirates d’Astérix, ils se saborderont face aux Sarries pour ne pas à connaître à nouveau la défaite face aux rouge et noir en finale. Le RCT affrontera donc le Munster, qui viendra avec des intentions. Mais les Toulonnais joueront dans leur résidence secondaire du stade Vélodrome. Les équipes: RCT : Difficile de trouver grand’ chose à redire sur l’effectif toulonnais. Ils ont tous été à la hauteur de l’événement et ont su étouffer les velléités irlandaises. Mention spéciale à Steffon Armitage, omniprésent. Burden a fait un bon match, un peu plus précis dans les touches et bourreau de la défense adverse. Un très bon match de Danie Rossouw que l’on avait peut être enterré un peu vite. Giteau et Mitchell excellents. Bryan Habana va finir par choper des escarres au derrière à force de rester sur le banc. Il sera en pleine forme pour la tournée d’automne des Boks à ce rythme là ! OK, c’est bien beau, l’ambition, Bryan, mais si tu t’orientais vers des objectifs plus réalistes, genre, 5 minutes de temps de jeu ? Leinster : Sale temps pour les triple champions d’Europe. Anémiés, pas remis de leur Tournoi peut être, ou tout simplement dominés par le RCT, les hommes d’O’Driscoll n’ont jamais semblé en mesure de dominer le match. Une touche désastreuse (ça fait plaisir d’écrire ça de l’équipe adverse, des fois !) les a privé de ballons, et ils n’ont pas su trouver la clé de la défense toulonnaise, à part lors de leur ballon porté. Allez, dernière devinette foireuse pour la route : Comment appelle-t-on un Heaslip qui saute ? A lire aussi, si vraiment vous avez rien à foutre : Le Compte rendu de Clermont – Leicester par Copareos.
Retour sur le Jeannemasico, Toulon – Toulouse (32-28) « Hey ! Rodriguez ! » Par Ketchup-Mayol, LE CONTEXTE : C’est le JeanneMasico ! La seule certitude c’est que ce sont les Rouge et Noirs qui vont gagner. A l’aller, Toulon s’est incliné d’un tout petit point, et on espère bien se venger dans ce match délocalisé au Vélodrome. L’avantage, c’est que vu ce que l’OM y branle en ce moment, on peut vendanger la pelouse sans états d’âme… AAAAAAAAAAAHHHHHHHHH!!! Enrougénoir j’exileuhraima peurj’iraiplushaut que ces montagneuh de douLEUREUUUUUUUUUH!!!! (PILOU! PILOU! L’ENJEU : Les deux clubs ont en vue un quart de finale de H-Cup avec ce que cela implique de gestion d’effectif, d’autant que les deux infirmeries regorgent de joueurs cadres. Qui est vraiment blessé? Qui est au repos? Quelle est la part d’intox? Les deux équipes veulent garder les rouquins dans l’incertitude pour le week-end prochain. La différence : Le Stade Toulousain est dans une position plus inconfortable que Toulon car en plus des enjeux sus-cités, le Stade est à la lutte pour faire partie des 6. C’est pourquoi ils ne peuvent pas envoyer les espoirs se faire destroncher et ont obligation de résultats. LE MATCH : Le coup d’envoi est donné. Vent dans le dos, le coup de pied de Michalak sort. Mêlée au centre du terrain. Woooh putaing, ça commence bien! Heureusement, Toulon obtient une pénalité sur le temps de jeu suivant, et comme de bien entendu, perd la touche. On dirait le match contre Clermont, la fébrilité en plus. Elles vont être longues ces 80 minutes… 5: Gear se met en première et passe la marche avant (comprenne qui pourra). Né pour être sauvage, Fritzy Rider, réussit une percée de la défense et passe après contact à Doussain qui s’en va aplatir entre les poteaux. Beauxis transforme, sous le regard enthousiaste de Droopy Novès. 7-0. You know what? I’m happy. 8: Le RCT a à coeur de se racheter et obtient une pénalité. Michalak réduit le score. 7-3 Pendant les minutes qui suivent, on a un échange de politesses entre lignes de 3/4 qui se rendent le ballon. On se croirait à Wimbledon. Puis Toulouse prend le jeu en main. Tekori envoie péter Roussow, aussi facilement qu’un Lomu sur un Benazzi. Côté ST, on a une pénaltouche pas trouvée et côté RCT, une nouvelle touche foireuse… 13: Le RCT a réussi à récupérer un ballon en touche ! Le Vélodrome retient son souffle, conscient qu’il vient de se passer une chose extraordinaire. Le ballon arrive dans les mains de Bastareaud, qui le laisse échapper. Ouf! L’ordre cosmique est rétabli! Le pack toulousain balaye ses vis-à-vis et obtient une bonne touche dans les 22 toulonnais. 17: Suta écroule le maul formé par les toulousains suite à la pénaltouche. Pénalité en coin que Beauxis réussit. 10-3. 20: Michalak réussit à se faufiler et passe à Mitchell, qui transmet sur un pas à Mermoz qui va aplatir entre les poteaux. Michalak transforme. 10-10. You know what? I’m unhappy. Le renvoi de Beauxis ne fera pas 10m. Michalak va passer une pénalité. Pour la première fois du match, le RCT prend la tête. Vilaine tentative de strangulation d’Huget sur Smith (David, pas Juanne, l’est pas fou non plus!) punie. 16-10. 28: Suite à un long temps fort toulonnais, des hurlements enthousiastes retentissent de tous les bars de Clermont-Ferrand ! Delon Armitage est au sol et tarde à se relever. Colossale déception, il reprend son poste. A la 34ème minute, Beauxis va avoir l’occasion de réduire le score (16-13). Deux minutes plus tard, Picamoles, hors-jeu, joue le ballon au sol, tout en montrant ses fesses au public du Vélodrome. Autant, ç’aurait été Richie McCaw, ça aurait pu passer, autant Pica est pénalisé. En coin, Michalak échoue. Dans l’intervalle, nous aurons aussi de jolis moments Canal+, comme une réflexion sur la gêne occasionnée par le vent d’Autan (rien ne va plus depuis que Castres est en Aveyron !) et avec un plan au ralenti sur les pieds de Vincent Clerc avec des petites touffes d’herbe qui s’envolent de ses crampons. Il ne manque plus que la musique de Vangelis ! 38: Suite à un choc avec Tolofua, Johnston reste au sol et doit être évacué. On craint que les cervicales aient été touchées. Nos premières pensées vont au joueur en espérant que ce ne soit pas trop grave. On a également une petite pensée pour les brancardiers qui doivent sortir ses 130kg du terrain. Toutes les solutions sont envisagées pour évacuer Johnston dans de bonnes conditions. Après une dernière belle action de Mitchell qui manque d’aller à l’essai, M. Poite siffle la mi-temps. Le score est de 16-13. Le match tient ses promesses (c), mais il est à noter qu’il y a de nombreuses maladresses de part et d’autre, en particulier en touche. 2ème mi-temps: Des choses ont dû être dites dans les vestiaires car 36 secondes après le coup d’envoi, Beauxis claque un drop face aux poteaux. 16-16. 45: Picamoles est contré par Mitchell, qui dribble le ballon jusque dans les 22m toulousains. Le Vélodrome, qui n’avait pas vu de jeu au pied aussi enthousiasmant depuis des mois, se prend à rêver d’un but en plein lucarne, mais les toulousains sortent le ballon en touche à 10 de l’en-but. Orioli gaspille consciencieusement cette munition (c). Le match est très engagé, les équipes se rendent coup pour coup par l’intermédiaire de leurs buteurs. On notera que les deux équipes n’osent pas aller jusqu’au bout de leurs temps forts et hésitent à tenter de faire le break. C’est agréable à regarder, mais il y a comme une impression de coitus interruptus. Le score monte à 22-22. 60 : Habana s’échauffe sur le bord du terrain. Va-t-il enfin être rentabilisé? OK, Bryan, tu sais faire des pompes sur un bras. Mais tu sais ce qui m’impressionnerait vraiment? Que tu marques un putain d’essai!!! 64: Suite à un temps fort toulonnais, geste d’antijeu de Qera, qui prend un carton jaune. Serait-ce le tournant du match ? Contre Clermont, le RCT n’avait pas su profiter de ses deux périodes en supériorité numérique. On la joue petite b… pragmatique: on prend les trois points. C’est pas avec cette mentalité de gagne-petits qu’on va se libérer de la Wilko-dépendance ! 67: Galan se fait cueillir sous une chandelle par Mitchell et laisse échapper le ballon. Michalak poursuit l’action au pied, et réussit à aplatir son premier essai depuis 5 ans. Il transforme. 32-22 Toulouse va tout mettre en oeuvre pour revenir. Les défenseurs toulonnais vont être acculés par deux fois à la faute, permettant à Toulouse de revenir à 4 points. 32-28. Ce sera le score final. On notera une recrudescence d’ulcères et d’incidents cardiaques chez les supporters du RCT, qui se montre incapable de tuer les matches cette saison! Census Johnston refait son apparition sur le bord du terrain. Visiblement, si sa saison est terminée, il peut cachetonner dans l’épisode VII de Star Wars. « Ensemble, nous gouvernerons le Top 14 comme père et fils. » Anakin McAlister à son fils Luke. Lors d’un ultime temps de jeu toulousain, Chilachava réussit à contester le ballon. La touche est gagnée, et le ballon conservé jusqu’à la sirène. C’est gagné! We did it! LE BILAN : L’affiche a tenu ses promesses. Côté toulonnais, Michalak a confirmé toutes les espérances que le match contre Clermont avait laissé entrevoir; Armitage, pas l’enc… le chouchou des bougnats, l’autre, à encore sorti un match de folie. Mitchell s’est montré décisif et aurait pu aggraver le score par deux fois. On constatera que deux remplaçants ne sont pas rentrés en jeu côté, Giteau et Habana, ce match entrera donc dans le Guiness Book comme celui avec le cirage de banc le plus cher de l’histoire du Top 14. Côté toulousain, Beauxis a été un beau dix toulousain (avez-vous remarqué le pléonasme?) , et à part sa propension à taper des drops à tout va, à plus qu’honorablement remplace McAlister en passant toutes ses pénalités. Doussain a été au four et au moulin. Motorcycle Boy signe un retour prometteur. Picamoles a joué son rôle de perce-muraille mais s’est blessé. Par contre, les deux équipes ont gâché des occasions par des fautes de mains et surtout une imprécision chronique dans les touches. Les toulousains en ont vendangé au moins deux à 10m de la ligne adverse. Certes, le BD est bienvenu pour les hommes de Guy Novès, mais ils sont à la merci du RM92, mais surtout de l’UBB qui avec un match de retard face à Oyonnax, pourrait éjecter le Stade Toulousain des places qualificatives. De plus, il y a eu de la casse, avec Picamoles et Johnston. Seront-ils remis pour le match contre le Munster? On s’en fout PARCE QUE TOULON!
Compte-Rendu Du Match ASM-RCT (22-16) Le Top 14, des sensations intenses. Par Ketchup-Mayol (NDLR : c’est un nouveau, vous connaissez la tradition, rendez-vous dans les commentaires…), DISCLAIMER : Tout esprit partisan et de mauvaise foi est parfaitement assumé. LE CONTEXTE : Il est plus que torride. C’est le choc au sommet des deux premiers au classement. L’ASM a été battue à l’aller ; mes draps et la pelouse de l’Allianz Riviera s’en souviennent encore. Ce dont les Clermontois se souviennent encore, c’est qu’ils se sont un peu faits chambrer à Dublin, et ils tenaient à le faire savoir. Le RCT est sur une dynamique positive avec 4 victoires, après avoir laissé croire au BO qu’il allait gagner à Mayol pendant tout un match (c’est salaud quand même) et pulvérisé l’équipe B d’Oyonnax… L’ASM, considérée comme la meilleure équipe du Meilleur Championnat du Monde, joue au Michelin, forteresse imprenable© depuis 73 matches. C’est dans cette ambiance tendue que les Toulonnais ont trouvé leur bus graffité : Peuchère, les gars! Si vous chopez la cagarelle, comme on dit chez nous, faudra pas venir pleurer, té! PERSONAE DRAMATIS : ASM : Ils sont venus ils sont tous là, y a pas à tortiller, on met les petits plats dans les grands, c’est l’équipe A. Y a le retour de Jubon, Captain Rougerie, Parra, les Auvergnats de souche et d’adoption dont les deux naturalisés James et Vosloo (parce que sinon y avait moins de Français qu’au RCT et ça la foutait mal), Nalaga et Sylvievartan, le grand jeu, quoi… RCT : Malgré leur infirmerie qui va plomber le trou de la sécu pour la prochaine décennie, Toulon arrive quand même à aligner une équipe compétitive avec juste ce qu’il faut de jeunes pour dire que si on perd, bah ben c’est normal. C’est qui le surfer à côté de Théo Belan? Delon Armitage est titulaire, conscient que s’il marque l’essai qui mettra fin à l’invincibilité de l’ASM, il n’y a à peu près aucune chance qu’il quitte l’Auvergne vivant. LE MATCH : 2: Sur le coup d’envoi, Julien Bonnaire, dont les commentateurs viennent de louer l’expérience et le bon esprit, découpe Matt Giteau en l’air. On avait dit Delon, Julien, merde! Pénalité. 4: Burden en position de hors-jeu, concède une pénalité, que Parra réussit aussi facilement qu’un all-in avec A-Q. 10: Pénalité dans les 22 toulonnais suite à un déblayage sur le côté de Rudi Wulf, qui tient à démontrer que c’est pas parce qu’on est Néo-Z qu’on est forcément un grand joueur de rugby. Imperturbable comme s’il était en finale des World Series, Parra rajoute 3 points. 12: Pénalité pour le RCT, Michalak la joue comme une pub Sofinco. Le RCT reste à 0. 16: Il se passe une chose incroyable : les Toulonnais se font des passes, le ballon circule, mais quel est ce jeu étrange ? Michalak tente une diagonale pour Tuisova mais d’une claquette, Sivivatu la fait foirer. On perd la touche. La pizzaïolite dont souffre Orioli serait-elle contagieuse ? 18: Essai de Nalaga. Vosloo est au départ de l’action. Quand on signe pour 2 saisons dans un club à 35 ans, il y a des choses qui ne se font pas, Monsieur ! 13-0. Compétiteur jusqu’au bout, même en filant à l’essai, Nalaga s’adonne à un concours de « sex face » avec Michalak. 23: Une cravate de Lee et l’indiscipline clermontoise amènent les trois premiers points toulonnais. 33: Ca joue, le ballon balaie la largeur du terrain, c’est à se demander si… ah oui, tiens Basta ne joue pas ce soir… La défense clermontoise empêche un essai de Palisson mais se met à la faute. Michalak ramène Toulon à 7 points. 13-6. 35: Temps fort toulonnais. La défense clermontoise se met encore à la faute, carton jaune pour Cudmore qui prend pour tout le monde. 39: Le RCT se souvient-il des quolibets essuyés après le match contre Cardiff ? Etait-ce parce que Pénalité n’était pas sur la feuille de match ? Toujours est-il qu’après avoir dominé la mêlée clermontoise par 3 fois, il est décidé de tenter une pénaltouche. Burden, qui n’a pas été spécialement convainquant en touche jusque là, lance le ballon à Maxime Mermoz. Or celui-ci n’est pas sur la feuille de match non plus… Ce sont les Clermontois qui surmontent leur surprise en premier et qui se dégagent. Mi-temps. MI-TEMPS : L’ASM mène, mais le RCT n’est visiblement pas venu là pour beurrer les sandwiches. Ni pour faire des touches correctes non plus, d’ailleurs. 41: Alors qu’il revenait de blessure en H-Cup, Palisson sort, blessé à l’oeil. Les Toulonnais ont leur Benjamin Fall… Le staff médical du Stade Toulousain se prépare déjà à l’arrivée d’Alexis Palisson la saison prochaine. 48: Pénalité pour Clermont. Parra la joue comme un all-in avec 7-2 dépareillés. Echec. 49: Sortie de Burden, qui aura bien mérité son nom ce soir… (A vos dicos Français – Anglais, bande d’incultes!) 55: Gros temps de jeu clermontois, Toulon se met à la faute. Parra se rattrape. 16-6. 57: Réponse du berger à la bergère. L’ASM fait encore preuve d’indiscipline… Pénalité de Michalak. Il ne tremble pas. 16-9. 60: Temps fort toulonnais. Ca pilonne, ça pick et ça go et ça finit par un essai de Chiocci entre les poteaux. Transformation de Michalak. Egalité parfaite© entre les deux équipes. 67: Deuxième tentative de décapitation à main nue par Fritz Lee. M. Gauzere trouve que c’est un peu exagéré: carton jaune. Peu de gens le savent, mais d’après l’horoscope samoan, Fritz Lee est Guillotine ascendant Corde à linge du 3ème decan… 71: Parra redonne l’avantage à Clermont. Il avait pas pris un rouge, lui, bordel ? 19-16, égalité imparfaite. 74: Wilkinson rate la pénalité de l’égalisation. Comme à chacune de ses cagades cette année, le débat enflamme les bars de la Rade: serait-ce la saison de trop © pour Sir Jonny? 80: Avec la mainmise sur le ballon, les Clermontois s’installent dans les 22 toulonnais et obtiennent une dernière pénalité. Victoire de l’ASM par 22 à 16. 74ème victoire des Clermontois dans leur antre inviolé. LE BILAN : Côté ASM : Aurélien Rougerie nous a fait son Guy Novès, avec le coup de la victoire miraculeuse de la meilleure équipe sur le papier qui jouait à domicile. Il faut cependant admettre que les Clermontois ont joué comme des pieds. Heureusement pour eux, il s’agissait des pieds de Morgan Parra et du fabuleux Brock-Mitaines, dont le jeu d’occupation va continuer de hanter les cauchemars des enfants toulonnais… Le Brock-Mitaines hantant les cauchemars des petits nenfants varois… Point noir, l’indiscipline. Contre une équipe qui ne foire pas ses pénaltouches, ça peut être très préjudiciable. Et oui, OK, d’accord, on a bien compris que c’est pas la peine que D. Armitage se présente à la mairie de Chamalières. Côté RCT : Ca fait plaisir de revoir l’équipe jouer et malmener les maîtres du ‘bôjeu’ sur leur terrain, au sens propre et figuré, avec une équipe remaniée. Michalak a fait un bon match. Et ramener le BD du Michelin, c’est pas rien! Mais bon, on a perdu c’est nul. Heureusement qu’on en a pris un peu l’habitude cette année. Dans le négatif, la touche. Jacques Delmas a oublié de dire à Burden qu’être joker médical, ça veut pas dire faire des blagues lors des lancers. A cause de ce déficit en conquête, le RCT n’a pas réussi à concrétiser ses temps forts © malgré 20 mn en supériorité numérique.
Top 14 : Les pronostics de la 22ème journée par Copareos Putain non, pas le Top 14 ! Par Copareos, Ca y’est, le Tournoi des VI Nations est terminé. Tournoi qui a vu le triomphe de l’Irlande et de son-équipe-avec-des-joueurs-qui-ne-jouent-que-15-matches-par-an qui est un « exemple à suivre ». Et qui dit exemple à suivre dit que nous ne sommes plus en exemple. Depuis longtemps certes, mais là avec cette quatrième place, le XV de France montre que son dernier Tournoi n’était pas une erreur. La France va mal, et c’est pas moi qui le dit, c’est Le Stagiaire à la télé. Mais alors, si la France va mal, quid du Meilleur Championnat Du Monde et De Toute L’Histoire Du Rugby Professionnel Et Même Amateur© ? (oui, j’utilise des mots latins comme « quid » pour élever le débat, sachez-le). Au sujet du Championnat, les avis sont plus tranchés. Non seulement parce que grâce à Toulon il y a autant de Sud-Africains que de Français dans le Top 14 (moment xénophobie), mais en plus parce que maintenant, les choses sérieuses vont reprendre car c’est la fin des DOUBLONS. Et c’est pas moi qui le dit, c’est Guy Novès dans tous les médias qu’il croise. Mais alors, si c’est la fin des doublons, quid du match du vendredi soir qui nous emmerde ? Des matches sans essais ? Des rencontres où le nombre d’en-avant dépasse le nombre de passes réussies ? Des mêlées durant deux minutes ? Des multiples recours à la vidéo pour une action s’étant déroulée dix minutes auparavant ? Là, je peux pas vraiment vous répondre, parce que sinon vous allez arrêter de suivre le Top 14 et cet article ne sera pas lu jusqu’au bout. Et franchement, pour le temps que j’y ai passé… Clermont/Toulon Pour le championnat, cette rencontre c’est le quitte ou double. Alors que le vendredi soir est réputé pour être le décor d’un match nous faisant zapper sur Thalassa, Canal+ frappe fort et met la finale de la dernière Heineken Cup, la confrontation des deux leaders. Les Toulonnais rêvent de faire tomber la forteresse de Marcel-Michelin, comme un symbole©. Mais face à l’équipe la plus bipolaire qui soit, qui a remporté ses deux derniers matches à domicile contre l’équipe qui était deuxième à ce moment-là (le Stade Français & Montpellier) et qui a perdu ses deux derniers matches à l’extérieur à Bordeaux et Bayonne, rien n’est sûr. Mais comme ce n’est pas une finale, victoire de Clermont 48-16 dont deux essais causés par des erreurs de Delon Armitage, déconcentré par les sifflets du Meilleur Public De France©. Stade Français/Toulouse Le Stade de France accueille ce week-end le « Classico de 2004 ». Le Stade Français ne veut pas perdre pour se faire passer devant par le Racing Métro, ce qui est déjà difficile pour n’importe quelle équipe, mais alors pour l’autre club de la capitale je vous le dis pas. Enfin si j’vous l’ai dit du coup. Face à eux, le Stade Toulousain, revenu dans la course au Top 6 pendant que Doussain se chargeait de rater les pénalités du XV de France. Victoire du Stade Français 18-16 avec une pénalité ratée par Doussain à la 78ème minute, dans le même stade et au même endroit que contre l’Irlande. Je mets juste cette image pour qu’on se mette à la place du mec avec la pelle derrière. Perpignan/Biarritz Les journaleux appelleront ça le « match de la mort », sans remarquer qu’il y aura déjà 15 cadavres sur le terrain au coup d’envoi. Les Perpignanais jouent le maintien (ca y’est, c’est même plus choquant de lire ça) face à des Biarrots ayant appris que les frères Lièvremont pourraient entraîner l’équipe l’an prochain. Victoire 74-3 de Perpignan, les joueurs du BO ayant profité de la présence des dirigeants de Perpignan pendant le match pour aller négocier un contrat avec eux en tribunes pour la saison prochaine. Castres/Brive Brive se déplace en Aveyron avec l’intime conviction de rentrer dans le Top 6 en battant le vainqueur du jour. C’est sans compter sur Rory Kockott, qui se voit bien en sauveur du XV de France à la prochaine Coupe du Monde et qui tient à se faire remarquer. Victoire 80-7 de Castres, avec 80 points de Rory Kockott, soit 1 point Kockott/minute. Oui, tout ça pour ça. Oyonnax/Montpellier Oyonnax reçoit Montpellier. Oyonnax est une équipé très simple en pronostics : elle joue à domicile : victoire. Match à l’extérieur : défaite. Je vous laisse donc deviner la suite. Victoire 20-12 d’Oyonnax, malgré des conditions climatiques tout à fait normales. Bayonne/Bordeaux-Bègles L’Aviron Bayonnais, qui n’y voit plus très clair depuis le départ d’Afflelou (moment Lartot), espère réussir à se maintenir pour ne pas attirer d’autres anciens sélectionneurs de l’équipe de France, comme Phillipe Saint-André, l’an prochain. Bordeaux-Bègles bénéficiera lui du retour de Raphaël Ibanez en tant que manager, qui a beaucoup appris de ce Tournoi et qui va tenter de retranscrire le jeu irlandais sur son équipe. Mais y’a pas BOD à l’UBB. Victoire 25-3 de Bayonne. Grenoble/Racing-Métro Sexton et son équipe se rendent au Stade des Alpes pour y affronter Grenoble, assez bon à domicile (comme toutes les équipes de Top 14 sauf Biarritz, mais de toute façon on ne les compte plus eux). Dans la lancée de son Tournoi, Sexton va réussir à faire un match moyen mais va tomber sur un Caminati en forme (ça c’est pour faire plaisir au Chaife). Victoire 38-20 de Grenoble, ce qui fera pleurer Fabrice Landreau, comme d’habitude. « – Jonathan, tu te rappelles où tu joues ? – Au Leinster. »
VI Nations : Compte rendu du match Italie – Angleterre Le presque Grand Chelem moins Yoann Huget. Par Mathieu Lourdot, Le Contexte : C’est le match des extrêmes © entre des Anglais qui ont marché sur la gueule de tout le monde et qui auraient dû fêter leur Grand Chelem face à ces valeureux Italiens. Malheureusement pour eux (et bien fait pour leur gueule surtout), ils ont été vaincus par la meilleure équipe du monde (derrière les All Blacks, les Sud Africains, l’Australie, l’Angleterre…) à savoir : LA FRANCE ! Les Bleus ont su maîtriser parfaitement leur nouvelle arme fatale afin de leur faire bouffer leur merde et de sauver l’Europe d’une domination de l’affreux envahisseur (qui est aussi l’ennemi héréditaire des Irlandais, des Gallois, des Écossais, des Américains…). Pour conclure, l’Angleterre c’est un peu comme le RCT à l’échelle mondiale : ils sont laids, ils sont fourbes, ils sont forts et tout le monde rêve de leur encastrer un 44 fillette dans les incisives. Du côté italien, il est d’ores et déjà acquis que ce match apportera une nouvelle cuillère de bois après le suicide collectif contre l’Écosse et la branlée reçue en Irlande. Bien qu’on puisse douter – légitimement – de l’utilité d’une cuillère en bois (environ 2€ chez IKEA), l’Italie a semblé mettre toutes ses forces dans la bataille afin de récupérer le précieux trophée. L’enjeu pour les Italiens sera donc uniquement d’éviter une branlée et de, pourquoi pas, déclencher une petite générale dans le but de se faire recruter par un club de Pro D2. Les équipes. Les Connards. En l’absence de Corbisiero et Marler, Mako Vunipula sera titularisé à la pile aux côtés de Hartley et Wilson. Launchbury et Lawes seront dans la cage (littéralement, pour le boucher de Northampton). 3ème ligne classique avec Wood, Robshaw et Morgan. Care et Farell mèneront le jeu du XV de la Rose. Burell et Twelvetrees occuperont le centre, entourés par Nowell, May et Brown à l’arrière. Owen Farell s’est fait tout beau pour son retour à Rome. L’Italie Du côté italien, on note l’absence de Castrogiovanni. Il manque donc l’un des seuls joueurs vaguement connus de l’équipe. Il sera remplacé par Cittadini. Ghiraldini et Santiago « El Kun » Aguero l’accompagneront en première ligne. Bortolami et Geldetruc seront à leur cul, entourés de Furno et Barbieri. Sergio Parisse sera bien sûr présent, histoire de briller au milieu de cette équipe de losers. La charnière la plus dégueulasse du monde sera composée de Tebaldi et Orquera. La ligne de ¾ est classique avec Sarto, Sergent Garcia, Campagnaro et Franck Esposito. Luke Mc Lean sera à l’arrière et aura pour rôle principal de nous faire marrer, comme à chaque fois. Le secret beauté de Sergio Parisse : mettez vous des trucs dégueulasses sur le visage. Le Match On commence par les hymnes : God Save The Queen : Un hommage à Freddy Mercury, décédé du Sida le 24 Novembre 1991. Il était le seul Anglais ne provoquant pas d’envies de meurtre hors de son pays. Pour l’Italie, Spaghetti d’Italia : Un hymne super joyeux où on explique à quel point c’est cool d’être les descendants des Romains, de rouler en Vespa, de se fringuer en Versace et de draguer sur la plage. 0′ : Farell donne le coup d’envoi. Ce dernier est récupéré par Mc Lean qui fait ce qu’il sait faire de mieux : « le cadrage dans la gueule ». Il est stoppé net et finit en touche. 5′ : Pénalité sur mélée pour les Italiens à 30 mètres face aux poteaux. Orquera, ouvreur unijambiste, montre qu’il est un peu meilleur que Jean-Marc Doussain en passant le coup de pied. 3-0. 11′ : Pénalité de Farell. 3-3. 13′ : Les Italiens prouvent qu’ils ont bien assimilé le cours de défense dispensé par Jérôme Porical. Burell perce plein axe et sert Brown, ce joueur qu’on connaît peu d’après Fabien, qui marque l’essai, transformé par Farell. 3-10. Burell, lancé comme un frelon, perce la ligne de défense italienne. 18′ : Sarto intercepte une passe et se retrouve en face à face avec Brown à 5 mètres. Ayant pris Damien Traille en LV2, il vient s’empaler sur l’Anglais et garde le ballon au sol. 23′ : Pénalité d’Orquera en coin. En fait il n’est pas nul, il se réserve juste pour les gros matchs (ce qui n’arrivait jamais à Brive ou Auch). 6-10. 32′ : Les Anglais rendent hommage au #MeilleurChampionnatDuMonde en se livrant à une séance de jeu flamboyant à 0 passe. Farell, lancé comme un frelon, est servi par Care. Il met les gaz et rafle la mise. Il transforme. 6-17. 38′ : Brown – la révélation du tournoi selon Fabien – marque son deuxième essai sur une passe de Farell. Ce dernier transforme. 6-24. 40′ : Bien que Furno soit chaud comme une baraque à frites, il commet un en-avant. Mi-temps. 41′ : Campagnaro sert Franck Esposito sur un pas mais ce dernier était en train de papillonner et échappe le ballon. 44′ : Entrée de Tommy Allan, LE CATALAN! © alors que le public hurle USAP ! USAP ! 53′ : Après le carton de Bortolami, les Anglais accélèrent en sortie de mêlée. Brown fait un cadeau à Nowell qui n’a plus qu’à aplatir. 55′ : Sortie de Dylan Hartley – Cœurs à vif remplacé par le jeune Youngs. Retour de Alessana/Henry/Manu ou Jean-Michel Tuilagi à la place de Burell. 58′ : Mc Lean vient s’empaler sur un joueur pour la 58ème fois du match. D’après les statistiques, il n’a pas franchi la ligne d’avantage depuis le 5 septembre 2001 au tournoi annuel de rugby à 7 de son collège. Bonus : Luke McLean pendant un show télévisé. 60′ : Percée de Twelvetrees, Vuni est là puis Vuni Pulà. C’est l’essai du bonus ©. 6-38. 63′ : Max Biaggi remplace Derbyshire qui avait remplacé Furno. 68′ : Tuilagi, tel Moïse écartant les flots, écarte les fesses de la défense italienne et marque un 5ème essai. 6-45. L’essai de Manu Tuilagi en images. 69′ : Sarto intercepte et marque l’essai italien. Allan rate la transformation. 11-45. 80′ : Ford, entré en jeu un peu plus tôt perce, donne à Robshaw et l’escorte dans l’en-but. Farell transforme. 11-52. Ce soir, ce sera la Fiesta pour George Ford. Le Bilan : Les Anglais, bien que parfois un peu fébriles, ont déroulé face à une équipe d’Italie qui a alterné le mauvais avec le comique. Farell a été un métronome © et a mis beaucoup de gaz. Nowell a été a la fête et se voit offrir son premier essai, c’est son papa qui doit être content. Bon retour de Tuilagi avec un essai tout en finesse dont il a le secret. Après avoir vu le match, Lorant Deutsch (coïncidence ? Je ne crois pas) a écrit un livre à la gloire d’Owen Farell. Les Italiens – mis à part en mêlée – ont été bien faibles. La défense était vraiment mauvaise, le replacement très lent et seul Parisse a semblé un peu surnager au milieu de cette équipe de bras cassés. Joshua a été au Furno et au Moulin (c’était juste pour le calembour). Leur essai sur interception leur permet de sauver un peu l’honneur mais ils auraient pu en marquer un peu plus si Sarto ne s’était pas empalé sur Brown en début de match et si Esposito n’avait pas eu les mains de David Marty. Exclusivité Boucherie Ovalie, le conseil de Pierre Camou aux Irlandais.
Le rugby à Strasbourg A la Boucherie nous ne pouvons avoir que de l’affection pour les divisions de Fédérale, championnats disputés par des mecs n’ayant pas le niveau d’être boxers, et qui aiment autant le (petit) jaune que le (gros) rouge. Nous n’avons rien non plus contre l’Allemagne (surtout Damien Try), du coup lorsque Strajean nous a proposé il y a six mois un texte sur l’équipe de Strasbourg, nous nous sommes dit qu’il fallait le publier sans délais. Et après s’être fait passer dessus par une micro-nation comme le Pays de Galles qui n’a de pays que le nom, la France ne peut se passer de toutes ses forces vives. Il a achevé de nous convaincre en mettant une photo de fille en maillot de bain dans son texte. Voici donc la présentation de l’Aviron Strasbourgeois, en Lorraine. Comme c’est son premier texte, n’oubliez pas d’insulter comme il se doit Strajean, à la fois pour son accent ridicule et son manque d’imagination pour trouver un pseudo. Ici, je vous parle du futur du Rugby, d’un monde où les valeurs © ont irradié dans la partie Nord de la France, un monde où tu n’es plus obligé de connaître tous les sombres villages du Sud pour paraître crédible en tant qu’amateur de rugby. Strasbourg, pourquoi parler de Strasbourg sur un site qui se veut esthète et philosophe du rugby ? Cette question est inintéressante et peu vont s’intéresser à la réponse, mais merci de me l’avoir posée et comme je n’ai rien à faire pendant ma pause déjeuner je vais essayer de vous livrer quelques éléments à ce propos. Strasbourg ce n’est pas une ville rugby, les seuls doublons qu’on a ce sont des pâtisseries de noël, la mer est loin et le stade est vide (un stade, quel stade ???). Pourtant, comme moi, certains sont nés là-bas, dans le froid, dans les montagnes, baignés dans le Gewürztraminer et nourris au Baeckeoffe et comme moi certains ont voulu s’adonner au rugby afin de vivre ces moments inoubliables, ces moments pendant lesquels tu chantes « montre-nous ton cul » dans un car qui t’emmène à Thann et où tu démontes l’équipe adverse parce que là-bas il n’y a pas assez d’enfants pour faire une équipe de rugby. Oui ! A Strasbourg, l’équipe de foot est aussi nulle que l’équipe de rugby, donc autant s’intéresser au ballon ovale, c’est bien plus rigolo. Les strasbourgeois sont en bleus c’est la Fédérale, c’est le bordel on se met des tampons on finit sur le cul et on se salit…. Youpiiii ! Bien entendu tout cela vous semble incongru ! Pour les amateurs de rugby, les vrais, ceux qui ont la chance de vivre dans une ville où le rugby est magique… comme Toulouse par exemple, qui ont pour la plupart ce si charmant accent du Sud, Strasbourg c’est une ville froide qu’ils ne savent pas très bien situer, entre l’Allemagne et la France, bref entre la saucisse et la choucroute, la bière et le vin blanc. Pour votre information, depuis que les Allemands sont retournés faire du ski en Bavière et que les Russes ont libéré l’Europe avec l’aide des Amerloques, l’Alsace est française, la Lorraine aussi d’ailleurs, mais la Lorraine pour un Alsacien c’est un peu la Belgique pour un Français de l’intérieur (comme on dit), donc on s’en fout. Pourtant, ce dont vous ne vous doutiez pas, c’est qu’à Strasbourg on est pas mal rugby ! Nous aussi en Alsace on a un joli accent, nous aussi on a des valeurs ©, nous aussi on a des spécialités locales aussi savoureuses et fines que le cassoulet ou l’aligot. Ruck !!!!! Il faut parler du rugby en Alsace, parce que les pauvres, on ne parle pas d’eux dans Midol (on parle d’eux dans le DNA et encore…), pourtant, une équipe de rugby en Alsace c’est la garantie d’avoir des joueurs aux noms imprononçables mais ne venant pas des Fidji, comme Julien BRECHENMACHER. Et puis, la saison dernière Strasbourg était en Fédérale 1, il se pourrait qu’ils remontent dès cette année, avec un peu de chance dans quelques années on aura la joie d’assister à un match Strasbourg/Biarritz, en Fédérale 1 ou en ProD2. On a perdu contre Biarritz, c’est vraiment la honte ! Bref vous l’aurez compris, Strasbourg c’est l’avenir du Rugby. Evidemment, pour l’instant leur budget c’est le salaire de Dan Carter, leur stade n’existe même pas encore (il est en construction), leur demi de mêlée n’est pas demi qu’à moitié et leurs entraîneurs n’ont jamais eu de poste au gouvernement. Mais le rugby se popularise et viendra un jour où la finale du Top14 ce sera Strasbourg/Lille, on verra enfin Strasbourg sur une autre chaîne que StrasTV. Car, Strasbourg c’est un club plein de bonne volonté, qui recrute déjà des Fidjiens comme tout le monde, qui s’est doté d’une paire d’entraîneurs toute neuve, Julien Chastanet (qui a quand même été pilier en ProD2 à Tyrosse, il sait faire la différence entre une Générale et un Général) et Benjamin Schaub (pilier aussi, oui il en faut deux dans une mêlée, même à Strasbourg on le sait). Ils n’y vont pas de main morte les deux nouveaux, ils veulent même créer un centre de pré-formation et de formation… Pour peu qu’on confonde l’Alsace avec l’Afrique du Sud, il y aura bientôt des gens qui parlent allemand à Toulon. C’est aussi un club doté d’un site très performant, presque autant que celui de la Boucherie Ovalie, où tu peux avoir accès à un résumé du match du week-end. C’est aussi bien filmé que mes vacances d’été, mais bon… mieux vaut un tien que deux tu l’auras… et si tu veux voir du jeu c’est déjà mieux que Galles/France un vendredi soir… Julien Chastanet se rendant avec plaisir à Strasbourg… Sans parler du fait que Strasbourg est une capitale européenne (ça vous en bouche un coin). Il y a d’ailleurs tellement peu de députés européens qui occupent le très coûteux Parlement européen de Strasbourg qu’on envisage d’en faire un splendide stade. Strasbourg est une ville riche, dans une région riche, où les associations peuvent être lucratives, bref, le jour où on se décide à investir dans le rugby, on pourra tranquillement faire partie du complot et faire passer les Pneus de Monsieur Michelin pour des chambres à air de vélo. Tout ça pour vous expliquer que Strasbourg ce n’est pas qu’une ville lointaine égarée à l’Est, mais une ville de France comme les autres dans laquelle on peut jouer à ce fameux sport qu’est le rugby : jeu de mains, jeu de Strasbourgeois, certes ça ne rime pas, mais on a vu récemment que ce n’était gage de rien. Alors, pour l’instant, Strasbourg est dans l’ombre, mais quand cette valeureuse équipe sera en pleine lumière, vous ne pourrez pas venir me dire que je ne vous avais pas prévenus : habituez-vous au vin blanc ! Produits dopants découverts dans le jardin d’un rugbyman strasbourgeois. Bon on passe à la partie présentation : L’équipe : Julien Tisané, Romain Lombard (des Lombard y en a partout oui !!!), Gert Schoonbee, Thibault Zambellie, vous ne les connaissez pas… Personne ne fait de pub, personne ne joue en EDF, personne ne porte la barbe longue… inutile de m’étendre. Le joueur à suivre : Vous pouvez à peu près tous les suivre surtout après la choucroute, ça pèse… Cette présentation est laconique certes, mais je préférais vous présenter Miss Alsace et Miss France 2012, Delphine Wespiser : Beach Rugby en Alsace !!! Vous l’aurez compris, l’Alsace est une belle région, Strasbourg en est la capitale et là-bas, on joue aussi au rugby !
OSCARS 2014 : Après sa défaite aux Academy Awards, l’ASM offre un abonnement à vie à Leonardo DiCaprio Par Flora Friz, notre correspondante à Los Angeles (Aveyron). Cette nuit se tenait à Los Angeles la 86ème Cérémonie des Oscars, réunissant le gratin de l’industrie cinématographique internationale. L’occasion de rendre hommage à ceux qui nous ont fait vibrer sur grand écran cette année, mais aussi de causer de grandes désillusions. C’est malheureusement ce qu’a ressenti l’acteur américain Leonardo DiCaprio qui, concourant pour la 3ème fois dans la catégorie Meilleur Acteur avec « Le Loup de Wall Street », s’est fait souffler la statuette par le non moins talentueux Matthew McConaughey pour sa performance dans « Dallas Buyers Club » (deux films que vous recommande la Rédaction Culture de la Boucherie Ovalie). Si Leo continue de déclarer au fil des années que gagner cette prestigieuse récompense l’importe peu, cela n’en reste pas moins une déception pour ses fans. Ainsi, l’un d’entre eux, et pas des moindres, s’est exprimé ce matin lors de la publication finale du palmarès, : Eric de Cromières, le Président de l’ASM Clermont Auvergne. Il a affirmé que le club et lui «[soutiennent] à 100%» l’acteur américain. «Nous nous sentons proches de Leonardo en ce lundi» a-t-il affirmé. « Il est régulier dans toutes ses performances. il a derrière lui l’un des meilleurs publics du Monde ©, toujours plus proche de la récompense, et pourtant doit chaque année faire face à la déception de ne pas voir ses efforts récompensés. Ici, à Clermont-Ferrand, nous connaissons ce sentiment. Ainsi, en accord avec le Conseil d’Administration du club et les Partenaires, nous avons décidé, afin d’affirmer notre soutien à M. DiCaprio, de lui offrir un abonnement à vie à l’ASM. Je ne doute pas que le club deviendra, au vu de nos valeurs et de nos échecs communs, son club de coeur». Leonardo DiCaprio ne s’est pas encore exprimé sur l’offre faite par Monsieur de Cromières. Selon nos sources, il semble pourtant que ce geste ne soit pas totalement désintéressé. En effet, Jean-Marc Lhermet nous a confié que se préparerait dans les coursives de Marcel-Michelin un film biographique (voire hagiographique) sur la vie d’Aurélien Rougerie. « Qui mieux qu’un acteur tel que Leo pour l’interpréter ?» nous a déclaré le manager des Jaunards. « C’est un passage en particulier dans la vie d’Aurélien qui nous a aiguillé vers Leo. Après sa blessure au larynx en 2002, Aurélien a passé plusieurs semaines à l’hôpital et a dû s’alimenter par sonde nasogastrique. Il a perdu 9 kilos. Nous pensons que si Leo accepte ce rôle et opère ce genre de transformation physique extrême, à l’image de la performance qui a valu l’Oscar à McConaughey, la statuette ne pourra plus lui échapper. On sait aussi qu’il aime s’enlaidir pour ses rôles, et rompre avec son image de minet : la perspective de porter du jaune et bleu devrait donc l’enthousiasmer. Et, s’il est permis de rêver, pourquoi pas réaliser le doublé avec un César ? »
La chronique sexo d’Ovade part 2 – The devil in Mr Jones. Par Ovade, Bonjour mes petits cochons, bonjour mes petites cochonnes, la girl next door revient gratter à votre porte. Si je dis la « girl next door », n’y voyez pas de snobisme, il ne s’agit pas pour moi de me la jouer pornstar américaine en utilisant une formule étasunienne plutôt que française. Car j’adore le français quand il s’agit de jurer ou de faire l’amour, ainsi que le disaient le frère et la sœur Wachowski, c’est comme se torcher avec de la soie (ceci dit, j’aime ça aussi en italien). Mais voyez-vous, si je vous dis que c’est la « fille d’à-côté », vous allez d’un coup me voir en espèce de layette tue-l ’amour rose avec des fleurs bleues et la gueule de Karen Cheryl. Et cela renverrait cette rubrique censée émoustiller vos sens les plus lubriques vers une espèce de village de bisounours à mi-chemin entre le gaspacho façon soupe glacée et la guimauve aux antidépresseurs. Entre parenthèse, chez Karen, sa cousine Nathalie serait à même de me faire dresser les tétons, à peu près de la même manière qu’une Nicole Garcia dans « Péril en la demeure » (si comme moi vous avez été traumatisés par des parents profs branchés sur le cinéma français qui vous ont obligés à vous taper des rétrospectives Alain Resnais, le Graham Henry du cinéma, ou pire, Bertrand Tavernier, ce metteur en scène estampillé CAMIF, le Guy Novès du 7ème art, je peux vous conseiller un bon thérapeute). Nicole Garcia aime à dévoiler ses meilleurs souvenirs ramenés de chez les Jones. Pour bien revenir dans la partie, mettons à fond la Sexbomb de l’un de ces Mr Jones, afin de sentir à nouveau nos mouvements de hanches se chalouper et la chaleur de notre sang revenir au niveau d’intensité souhaité. Car pour cette seconde rubrique j’aimerais vous emmener au pays des Jones, celui également de Galles. Après avoir bien regardé les 6 premiers matchs du VI nations, je ne retiens qu’une seule équipe trouvant grâce à mes yeux. Et quand je dis grâce, je veux dire que ce sont les seuls joueurs que je peux regarder avec cette petite envie qui me fait m’alanguir sur mon sofa Récamier telle un bas-relief de temple indien (et là, carrément du snobisme assumé). Et à l’instar de Tom, tous les joueurs s’appellent Jones. Adam, Alun Wyn, … et en fait, non, pas d’autres, nada, que t’chi, peau d’balle, nib, y a plus de Jones. Et c’est bien là le problème, le pays des Jones est en train de se transformer en un pays quelconque, avec des gens qui ne se retournent pas tous lorsque l’on en hèle un dans la rue. Oh, je vous l’accorde, il y avait bien quelques Williams ou des Jenkins pour donner le change, voire même certains Thomas, mais ceux-là étaient visiblement des immigrés de fraîche date. Maintenant, il y a des noms de toutes sortes, comme un bouquet final de feu d’artifice du 14 juillet du patronyme le plus ridicule, avec Faletau, Lydiate, Warburton, Tipuric, et même le fondateur de la scientologie, Hibbard. Ah ! que sont donc devenues ces longues soirées d’orgie consanguine qui permettait de perpétuer le patronyme fondamental ? Comment cela a pu se produire ? Je veux dire, comment ai-je pu perdre le fil de ma longue après-midi rêveuse devant les mouvements nonchalants, presque au ralenti, comme dans une scène d’un nanar de Ridley Scott, le Jack Delmas du film TV, avec des flocons de neige allant à l’horizontal, comme le ballon passé doucement à ses coéquipiers, avec beaucoup de retenue, par l’étonnamment beau numéro 9 nommé Phillips ? En fait je sais comment j’ai perdu le fil de ce charme-là, outre le fait qu’il était trop lent pour me captiver longtemps. Ce Phillips ressemble tellement à certains de ces mecs que je croise sur les plateaux, jeunes bouseux arrogants, bien faits et bien montés, promettant monts-et-merveilles, mais tellement imbibés, d’alcool ou d’eux-mêmes, qu’ils sont incapables d’un coup correct, puant de la gueule et maniant leur machin comme un marteau pilon, ne provoquant que lassitude et ennui. Isabelle, suis le conseil de la sexologue que je suis, reste avec ton argentin, même s’il est moins clinquant dans les soirées, c’est un coup sûr et durable. Donc, comment cela a-t-il pu se produire ? Je veux dire, la disparition des Jones… si vous ne faites pas d’effort pour suivre le fil ténu qui passe de la fin d’une langoureuse rêverie déçue à une interrogation profonde sur la mutation sociologique et démographique d’un grand pays, retournez plutôt lire les éditos des vieux caciques de la presse officielle. Comment… et en fait, comme bien souvent, peu importe le pourquoi ou le comment, le fait est que les Jones sont devenus une espèce en voie de disparition. Le Prince de Galles apprenant la disparition des Jones. Vous me direz, puisque nous en sommes à la deuxième image, justement à l’endroit où vous recommencez à lire en espérant trouver la chute : mais quel rapport avec une rubrique sexo ? Et bien, le devil in, bande d’ignares. Car oui, les Jones ressemblent à l’héroïne de ce chef-d’œuvre réaugmenté par les studios Vivid, des dépressifs chroniques ayant fait le tour de la question, ne trouvant plus aucun attrait à continuer à jouer, et cherchant à se suicider dans une débauche de fange et de stupre. Les Jones ont gagné tout ce qu’ils pouvaient, c’est-à-dire rien. Oui, j’ai bien lu le palmarès du Tournoi, et même s’ils sont en tête, tout le monde se fout du Tournoi, puisque dès qu’il s’agit d’aller jouer avec les hommes beaux de l’autre côté de la Terre, y’a plus personne. Les dragons rouges savent qu’ils sont finis, que leur rugby fait de beau jeu ne sert à rien, un peu comme celui des provinciaux pastigolants, (autres Jaûnes’s, mais comme elle est trop facile et qu’ils se suicident déjà tous les ans en finale, je ne tirerai pas plus l’analogie, et oui, je l’écris bien en un seul mot). Il y avait pourtant du panache à les voir, ne serait-ce que dans le choix de leur emblème. Pratiquer un sport de combat avec un poireau en guise de faire-valoir, cela me fait saliver à la certitude qu’ils doivent être particulièrement bien burnés, parce qu’il faut une sacrée bonne grosse confiance dans son physique et son mental pour afficher un truc pareil. Des signes avant-coureurs existaient, ils auraient pu donner la puce à l’oreille du WWF ou de l’UNESCO, car la partie de luxure et de stupre a commencé il y a longtemps déjà, avec de glorieux anciens Jones, comme John Paul, et son long manche à quatre coups. Il y eut également Brian qui en écrivit de longues et belles pages (de luxure et de stupre pour ceux qui ne suivent pas) allant jusqu’à se suicider dans sa piscine. Pratique du suicide qui fût également répandue à travers le monde, puisqu’un prénommé Jim, au Guyana, en fit une grande fête nommée le Jones Town Massacre. Pour l’anecdote, un certain Géorgien, un Anton si je ne me trompe, a décidé de s’en inspirer en fusionnant plusieurs de ces pratiques avant les matchs. Les Géorgiens qui pratiquaient déjà beaucoup le massacre de leurs adversaires, ont décidé de la nommer le Brian Jonestown Massacre. Au bout du compte, il n’est donc pas étonnant qu’Ovale Masqué ait voué sa fidélité à l’un des Jones encore en activité. Lui, le dépressif chronique obligé de porter un masque pour supporter la médiocrité du monde, à l’instar de ces super-héros qui se masquent pour accepter leur part d’humanité et la magnifier à en devenir, comme le disait Nietzsche, des supers-humains. Lui qui réussit lorsqu’il s’en donne la peine à sentir le vieux poireau, à parler une langue que personne ne comprend, à boire plus que le moindre des chauffeurs de voiturette de golf et à se battre contre ses coéquipiers comme le premier BG venu. Ovale qui s’est fait tatouer le portrait d’Adam Jones sur chacun de ses seins, et en des endroits que je souhaite de tout cœur laisser à sa seule connaissance. Oui, j’ai pensé à toi mon cher Ovale, je t’imaginais te préparant à une belle après-midi d’onanisme à chaque entrée en mêlée de ton pilier droit d’amour, à chaque fois qu’il allait se laisser passer la main entre les jambes, à chaque fois qu’il allait fléchir ses genoux pour bien entrer, le dos bien droit, les épaules bien ouvertes, et pousser de toute sa puissance vers le haut pour faire exploser comme un bouchon de champagne, la mousse en plus. J’ai pensé à ta déception de le voir avec son casque, provoquant, comme chez Samson lorsqu’il perd ses cheveux, la perte immédiate de son pouvoir. Ce qu’il est convenu d’appeler en sexologie, « Coitus interruptus »… Alors, je t’offre cette image, que tu pourras coller sur l’un des frigos de la Boucherie, de l’un des derniers Jones encore vivant. Bientôt, les Jones auront totalement disparus, remplacés par des je-ne-sais-qui ou enrôlés dans des armées de je-ne-sais-quoi. Et ce n’est pas un nouveau couplet c’était-mieux-avant ©, car, dans ces jeunes paltoquets qui prennent leur place, j’ai repéré un petit North avec qui j’aimerais bien faire le tour du pôle. Non, en fait c’est pour enrichir encore mon expérience personnelle, j’aimerais juste être là, pour participer avec eux à leur dernière journée, celle où tout sera permis, celle où il sera possible de faire l’amour avec n’importe qui, même avec Jena Jameson déguisée en diable (où je comprends pourquoi Ovale a décidé de mourir pour aller en enfer), celle où je pourrais susurrer comme la petite Loizeau, après que la belle diablotine ait pu me montrer encore une fois le génie du bout de sa langue, « Sur la rivière, il pleut de l’or ». La prochaine fois, si vous n’êtes vraiment pas sages et que vous baisez bien, je vous raconterai comment, avec beaucoup d’attention et d’amour, vous pourrez continuer à utiliser votre BOD, même après 15 ans d’usage intensif.