Le Labougnat analyse Munster-ASM (9-16)

Par Thomakaitaci

Peut-on rêver mieux pour un premier compte-rendu sur un site aussi illustre que la Boucherie-Ovalie ? Une victoire de Clermont sur les terres du Munster, un instant proche de l’extase et c’est peu dire. Surtout quand on sait que c’est un exploit gratuit, que tout le monde aura oublié en avril quand l’ASM se sera faite éliminer en quart au Leinster, en demi par les Harlequins ou mieux, en finale par Toulon. Une gloire éphémère donc, un petit peu comme ce compte-rendu finalement.

L’avant-match

Les remous du Nouveau Classcio © Boudegello-Canal +, Toulon-Clermont se sont fait encore sentir toute la semaine en Auvergne et la question « Nalaga est-il un traître ? » a largement supplanté celle du match de toute façon, perdu d’avance. Il faut dire qu’on les connait par cœur ces matchs à Clermont, où l’ASM domine les débats, brille de mille feux de son jeux de passes et de combinaisons pour prendre des essais en contre. L’art de perdre de façon toujours plus débile est largement institué dans la région. Donc, c’est bien les attaques du vil vendeur de BD de la rade envers l’ailier fidjien qui ont pris la place la plus importante. Les masques Nalaga et les pétitions sont déjà en cours d’élaboration. D’autant plus que c’est Madame Nalaga qui semble se faire du mouron dans un pays civilisé et souhaite revoir sa nature sauvage natale (Point Pierre Villepreux).

Mme Nalaga veut voir la mer. C’est sûr, à Toulon, elle est directement dans la rue.
Mme Nalaga veut voir la mer. C’est sûr, à Toulon, elle est directement dans la rue.


Au niveau des équipes, Azema LE CATALAN a décidé de ruser en titularisant Camille Lopez LE CATALAN et Sébastien Vahamaahina LE CATALAN, tout juste revenus de leur stage rugbymen anonymes à Marcoussis. Tactique perspicace, le Munster n’y a vu que du feu en pensant jouer l’USAP, comme la saison dernière et ainsi réédité la promenade de santé (36-8). Ce qui se confirme dans la composition d’équipe mise en place par Anthony Foley : le technicien irlandais ayant décidé d’envoyer son meilleur atout, Nigel Owens, en week-end dans le centre de l’Angleterre et de titulariser Pat Howard, l’ancienne star de l’ASM (dont l’association de feu avec Laurent Soucaze et Sébastien Kuzbik reste un souvenir mémorable). Certains ont voulu nous faire croire que c’était un jeune du centre de formation, mais ce sont les mêmes qui affirment que Castres n’est pas dans l’Aveyron. Nous ne sommes pas dupes !

 

 Les supporters du Munster provoquent Cudmore dès le bistrot. Habile.

Les supporters du Munster provoquent Cudmore dès le bistrot. Habile.

 

Le stade est rouge vif. La Red Army est chauffée à blanc… par la sono du stade (quelle invention utile, n’est-ce pas les Montpelliérains ?) Ils sont tout rouge des pieds à la tête. Même leur peau et leurs cheveux sont teints… (On me dit dans l’oreillette que c’est naturel, désolé). Clermont a remis son beau maillot blanc-CGI des grandes occasions, le maillot du mensonge ©, prêt à se faire maculer de boue, de sang et de larmes, tant la défaite annoncée sera une nouvelle fois cruelle.

Le Match

Début de match en fanfare © – je dirais même plus en fanfare Lady Gaga – des Auvergnats dans ce derby international paysan. (Oui parce que Limerick c’est aussi développé que Brive, faut le savoir). Un essai de Fritz Lee d’entrée, des passes en veux-tu en voilà, des gestes techniques à tire-larigot, comme on dit chez nous, un essai de Fofana après un raffut nalgesque et surtout – ce que personne n’a vu mais qui est le vrai geste intelligent qui permet à l’action d’aller au bout – le leurre de Nakaitaci. Bref, tout concordait pour une défaite avec les honneurs ©. D’autant plus que l’on pouvait déjà voir les signes de la défaite, savamment disposés : la cagade de Nalaga devant la ligne d’essai, les tentatives brockjamiennes de Camille Lopez devant le but. Non, encore une fois, on allait assister à un chef d’œuvre de lose, à un monument de défaite imméritée de la part de Clermont.
Et d’un coup, cette belle mécanique s’emballe. Pas de la faute de Clermont, non, mais de celle des Irlandais. Pas forcément alertés par le début de match, les Munstermen pensent encore qu’ils affrontent l’USAP. Alors, ils s’en donnent à cœur joie dans les choix douteux, les maladresses, les erreurs techniques. La tactique est simple, elle est copiée sur celle du XV de France : ne pas faire de passes, foncer tout droit ou taper tout droit.

 

 Keatley, on dit comment « Tape aussi fort que t’es con » en irlandais ?
Keatley, on dit comment « Tape aussi fort que t’es con » en irlandais ?

 

Impossible de perdre dans des conditions pareilles. Azema tente tout en laissant Rado sur le terrain jusqu’au bout, et en faisant rentrer Jonathan Davies. Mais non rien à faire. Les Irlandais attaquent avec un QI de poule. Vers la 60ème (je dis ça pour faire beau, en fait je sais plus), les Rouges trouvent enfin une combinaison qui leur permet d’avancer : le retour intérieur de Keatley sur Zebo, David Skrela’s Style. Du coup, il la tente toutes les trois minutes, jusqu’à la fin du match.

Devant tant d’inaptitude à marquer, l’ASM prend les choses en main et commet des fautes, afin de donner l’occasion, enfin, aux Irlandais d’avancer. Ces derniers obtiennent une dernière touche, à 5 mètres de la ligne, mais, tel Guillaume Guirado dans ses meilleurs jours, le talonneur irlandais Duncan Casey envoie son lancer directement dans les bras de Capt’ain Chouly. Désespérés par ce refus obstiné de la victoire, les Clermontois mettent fin au match.

 

 C'est trop facile.
C’est trop facile.

Le bilan :

Nouvelle déception donc pour Clermont qui avait mis tout en place pour perdre de la plus belle des manières. Ils sont tombés cette fois-ci sur plus forts qu’eux dans ce domaine. Cet échec doit alerter le staff du club auvergnat et poser la question d’Azema. Après un tel début de championnat raté (trois victoires à l’extérieur maîtrisées, un jeu spectaculaire, des compositions d’équipe neuves et rajeunies) et la concurrence de plus en plus grande dans le domaine de la lose (ici le Munster, mais on pense bien évidemment à Toulouse, au Racing ou à Montpellier), il est difficile d’imaginer un effondrement final du même niveau que celui de 2014 et surtout celui de 2013. Il est donc urgent de remettre tout ça en ordre, et ce, dès dimanche prochain, en s’inclinant comme il se doit à domicile.

CO, c’est dur, c’est grave ?

Fidel Castro l’Impie nous explique les raisons de LA CRISE ©.

 

Par Fidel Castro l’Impie,

 

Aussi inattendu qu’un drop de Mathieu Bastareaud, Fidel Castro l’Impie revient avec un nouvel article sur le Castres Olympique, afin de tenter de comprendre la dernière place d’une équipe championne de France il y a deux ans à peine. Bien sûr, plusieurs penseurs catalans de tendance Martyste ont apporté des éléments de réponse à ce mystère métaphysique, mais le cas castrais semble plus dur – à appréhender – que le cas catalan.

« Quand tu baises une laide et qu’un jour, tu baises une belle, tu penses que tu ne vas baiser que des belles. Ça a dû t’arriver, ça m’est arrivé, et tôt ou tard, tu repasses au ragoût ». Cette réplique mythique de Bernie le dingue, aussi légère qu’une charge de Capo-Ortega, illustre malheureusement le début de saison du C.O. Deux ans après avoir touché le Saint Graal, le C.O se retrouve dans une position aussi inconfortable que le pauvre mec qui, arrivant au stade, se rend compte qu’il va passer le match assis à côté de Gérard Cholley.

vestiaires_co_a_2010_01-48e0936

« Ah salut Philippe. Je vais pas te faire un dessin, mais j’ai dû m’étaler un peu. Je t’ai quand même laissé un demi-siège pour ton p’tit cul de gazelle.

– T’inquiète pas Gégé, j’ai pris l’habitude cet automne avec Blanco. Et puis, tu sais, je suis sur la sellette depuis 2 ans, alors un demi-siège, c’est grand confort pour moi. »

 

Des symptômes inquiétants mais un diagnostic rassurant

Vous l’aurez compris, ça ne va pas fort pour le Castres Olympique, bon dernier du meilleur produit de l’univers. Une place acquise brillamment après la défaite contre le club des anciens du CO Racing, qui rentrait à peine d’un stage éreintant à Hong Kong, où le levage de coude a été la combinaison la plus travaillée à l’entraînement. Même l’étourderie du buteur ciel et blanc, qui avait visiblement oublié ses lentilles de contact, ses crampons et son tee dans le bus, n’a pas suffi pour éviter ce naufrage. Des ballons rendus plus vite – mais moins bruyamment – que la pizza de Gavin Henson sur la banquette d’un train, des sorties de balle aussi rapides qu’Andy Powell sur l’autoroute, des joueurs aussi réactifs et vivaces que Mike Phillips devant un McDonalds : autant de symptômes qui font du CO la brebis Galleuse du championnat.

« Mais quelles sont les causes de ces symptômes Michel ?

– Eh bien ma chère Marina, il semblerait que cette équipe souffre d’une petite proctite. Mais la situation n’est pas désespérée, il faut tout simplement que les joueurs se sortent les doigts du cul. »

michel-48e0954

« Vous voyez Marina, ça va tout de suite beaucoup mieux »

 

Des joueurs parfois imbibés et souvent inhibés

Oh surprise ! Les joueurs auraient donc une part de responsabilité dans ce fiasco ? Bien sûr, les mecs ne tombent pas des ballons exprès, ne se font pas bouger en mêlée exprès, ne ratent pas des plaquages exprès. Malheureusement, l’arbitre ne peut demander la vidéo que pour juger l’intention de faire mal, pas encore l’intention de mal faire.

porte-de-saloon-48e40d7

9e journée, UBB-CO : Malgré ses santiags de deux kilos, Blair Connor arrive à se frayer un chemin entre deux défenseurs Castrais.

 

Le problème est avant tout mental. Pourtant, à l’image de ce que l’on peut voir le Samedi soir au Pop Art, l’ambiance dans le groupe est bonne. Sur le terrain, plusieurs joueurs surnagent : Capo Ortega, Gray, Beattie, Kockott ou Lamerat, pour ne citer qu’eux. En même temps, j’aurais du mal à en citer d’autres. Trop de joueurs, parmi les cadres censés jouer le rôle de moteur de l’équipe, ne sont pas à leur niveau. Il paraît difficile de remettre en cause leur attachement au club, mais leur manque d’initiative et de confiance est criant. Et, sur ce point-là, les entraîneurs ne sont pas exempts de tout reproche. Quand Sivi va, tout va, mais quand ça commence à tanguer, il ne semble plus y avoir de capitaine(s) à bord pour recadrer les matelots. Sans moteur et sans capitaine, on rame en Aveyron.

galthie01-3c39a1a

En plus d’être inexact géographiquement, ce jeu de mot est totalement pourri. Ce qui donne deux bonnes raisons à Fabien Galthié de préférer les vannes de Mathieu Lartot.

 

Des entraîneurs encore plus dépressifs que Ouin-Ouin ? Oui, oui, c’est possible.

Il est vrai que voir Sergio et Darri respirer la joie de vivre sur leur banc, tel un François Trinh-Duc à la veille de l’annonce des sélectionnés par PSA, ça ne doit pas être super motivant pour les joueurs. En partance à la fin de la saison, le duo aurait d’ailleurs proposé ses services à l’ONU pour résoudre le conflit israélo-palestinien. En effet, leur méthode permettrait d’annihiler toute agressivité et forme de violence, même chez les combattants les plus extrêmes.

dari-d-pit--48e0980

Darricarère, dit « le Darri Cowl triste », ici en transe pour remobiliser ses joueurs

 

Pourtant, Milhas et Darricarère ont fait de belles choses l’année dernière, notamment Darri, qui a réussi à mettre en place un jeu d’arrières à plus de cinq passes, chose que l’on avait rarement vu sous les Lolos. Certes, ils ont profité de la vague du titre, mais même avec la plus belle vague du monde, si tu ne sais pas surfer, tu peux finir entre deux rouleaux, les cervicales en vrac.

Autre hypothèse pour expliquer la finale de l’an dernier : le coup de Miaou énorme. Au vu de leurs choix cette année, on peut légitimement se poser la question. Comment expliquer que le premier samedi du mois, on décide d’allumer plus de chandelles qu’il n’y a de cierges à Notre-Dame, alors que le week-end suivant, on relance tout, tel Patrick Bruel tentant le coup de bluff de la dernière chance ? Comment expliquer que pendant un mois, on n’ait eu aucun numéro 9 remplaçant légalement en âge de jouer ? Comment expliquer qu’on voie si rarement, et seulement en Coupe d’Europe, des mecs comme Rallier, Babillot, Kirkpatrick, Dumora ou Evans, qui s’y sont pourtant toujours filés ?

Bien sûr, il serait stupide de brûler les idoles qui nous ont apporté tant de joies ces quatre dernières saisons, et là n’est pas le sens de mes propos. Bien au contraire, cela serait sans doute judicieux de faire souffler les Talès, Cabannes, Caballero ou Mach pour quelques semaines, le temps qu’ils se remettent la tête à l’endroit.

plaquage-cath-drale-48e40d9

Plus facile de mettre la tête de l’adversaire à l’envers que de remettre la sienne à l’endroit

 

Le salut du CO dans l’élite passera par des changements dans son train-train quotidien. Le choix – respectable et peut-être judicieux – de ne pas faire de révolution à la mi-saison n’empêche pas une révolte de la part des hommes en place. L’hécatombe de blessés et le recrutement, aussi léger que Cédric Garcia revenant d’une grève de la faim, compliquent la chose, mais c’est maintenant que le groupe doit se ressaisir.

 

« Un recrutement un peu descendu en quantité, mais on a voulu insister sur la qualité pour jouer sur les deux tableaux »

PARIS: Enregistrement de "On en parle a Paris"

La nouvelle cellule de recrutement du CO après le départ des Lolos

 

Ceci n’est pas une blague, mais une phrase prononcée il y a 6 mois par le Manager du CO, Mathias Rolland. OK Beattie, c’est du niveau de Claassen. Mais bon, il est la moitié de l’année avec l’Equipe d’Ecosse.
OK Dumora, c’est pas mal pour remplacer Dulin (ou Talès), mais il faudrait penser à le faire jouer.
OK Montès.
OK Sivivatu, tout le monde le bade déjà ici, mais il ne remplacera jamais Pierre-Gilles Lakafia.
OK Paea Fa’a Nonu, tout le monde pensait que c’était le cousin espagnol de Ma’a Nonu.

En qualité, pas grand-chose à dire donc. Mais en quantité… on a fait signer le fils Whetton juste histoire de se mettre un petit handicap et atteindre le quota de non-JIFF plus vite. Cela semble la théorie la plus plausible, puisqu’on ne l’a plus jamais vu après son premier match prometteur. Du coup, quand Beattie part en colo avec ses potes à Murrayfield, on joue sans aucun 8 de formation. En premier centre, derrière l’excellent Lamerat, on est passé de Baïkenuku à Bahyawalou. Et en demi-de-mêlée, c’est vrai qu’il fallait être voyant pour soupçonner la sélection de Kockott avec les Bleus. Ça aurait été stupide de recruter un troisième 9 expérimenté dans ces conditions, n’est-ce pas Messieurs les dirigeants ?

revol-bis-48e0994

« Merci Serge, ça fait toujours plaisir d’avoir les conseils d’un expert pour le recrutement ! »

 

Opération maintien : du sang, de la sueur et, espérons, des sourires

Une remise en question à tous les échelons du club est ainsi nécessaire. Le maintien est loin d’être impossible mais il faudra se battre pour aller le chercher. Pour finir sur une note d’optimisme, j’aimerais vous dire que le C.O va se maintenir parce que…

photo-copains-48e0998

… un même groupe de potes a réalisé des trucs incroyables il n’y a pas si longtemps

capo-avants-bras-48e09a0

…les avant-bras de Rodrigo

nouvelle-tribune-48e09a5

…c’est pas en jouant contre [club du ventre mou de Pro D2 de ton choix] qu’on va remplir les nouvelles loges

boucherie-rory-48e09b8

…un mec fan de la Boucherie ne va pas se laisser abattre.

[Boutique] Découvrez notre nouveau ticheurte Top 15 !

Comme vous l’avez sans doute remarqué, il fait un temp à ne pas mettre un Fidjien dehors. L’hiver approche, et les fêtes de fin d’année aussi. Cette fois encore, le Père Noël de l’Ovalie (qui n’est autre que Daniel Herrero) va venir poser tout un tas de merdes dont vous n’aurez aucune utilité sous votre sapin. Et c’est là qu’à la Boucherie, on se dit : pourquoi pas les nôtres ?

Afin de célébrer la création du Top 15, qui a d’ores et déjà révolutionné le rugby français à jamais, nous sommes donc fiers de vous présenter notre nouveau modèle de Ticheurte qui fait honneur aux belles Valeurs du rugby ©.

boucherie-tee-noir

Capture d’écran 2014-11-26 à 20.02.44

Pas mal, non ? C’est Français. Si vous trouvez que ça a plus de gueule que ce qu’on fait d’habitude, c’est normal, on a fait appel à un mec de talent, niveau Talent d’or Teddy Thomas même, Pèir Lavit. On vous recommande chaudement d’aller voir ses autres créations sur son site internet.

Une mauvaise nouvelle n’arrivant jamais seule, le Ticheurte MUSCUUUU est également de retour dans les bacs, sans doute pour la dernière fois. Sachez qu’en achetant ces ticheurtes que l’on vous propose à un prix ridicule (19€ frais de port inclus, allez voir chez la concurrence c’est beaucoup plus cher et c’est bien plus moche) vous nous aiderez à réaliser de nombreux projets, comme payer Pierre Villegueux pour qu’il accepte de refaire les compte rendu des matchs du XV de France, ou encore financer la 11ème convention de stage consécutive de notre stagiaire Joseph (ou Bastien, on a jamais su quel était son prénom). Pour ceux qui se demandent, le MEDEF nous a dit que c’était légal. 

Pour dépenser tes sous intelligemment, clique donc sur ce lien pour accéder à notre boutique. Ou sur les deux images en dessous si tu es vraiment trop con.

Update : Constatant une forte demande, nous avons également mis en vente un modèle féminin. Et ouais, on est comme ça. Si vous êtes une meuf et que vous avez déjà acheté un modèle masculin hier, sachez qu’il n’est pas trop tard pour annuler votre commande, vous faire rembourser et recommander un ticheurte qui vous ira probablement mieux. 

Capture d’écran 2014-11-27 à 09.56.23

 

Capture d’écran 2014-11-28 à 20.24.50

Capture d’écran 2014-11-27 à 09.56.29

Only In South Africa, épisode 2

« Je viens du sud, et par tous les chemins j’y reviendrai »

Daniel Carter parlant de l’USAP à Chimène Badi.

 

Le sud, parlons-en justement, puisque Adrien, du blog SudRugby, s’est proposé de nous narrer une nouvelle histoire palpitante venue d’Afrique du Sud. Cette fois ci, c’est à un joueur qu’on connait peu® qu’il a décidé de s’intéresser : j’ai nommé Deon Helberg. Et son histoire, qui surpasse largement celle de Gone Girl, vaut le coup d’oeil (comme dirait Florian Cazenave).  

 

Dans la série « Only in South Africa », je vous avais déjà parlé du Kamp Staaldraad, le joyeux camp de vacances organisé pour les Springboks à la veille de la Coupe Monde 2003. En préparant les effectifs des franchises du Super Rugby, je suis tombé sur un joueur débutant pour les Lions qui s’avère être une pépite ! 

 

Springbok sevens Photocall session

 

Le dénommé Deon Helberg, âgé de 25 ans, a vécu il y a quelques années une histoire digne d’un mauvais polar de TF1 interprété par un Pierre Richard version années 70. Helberg est originaire de Lichtenburg, charmante bourgade du North West réputée pour la culture du maïs et la production de ciment, et a débuté le rugby avec les Pumas (de l’état du Mpumalanga, pas les Argentins). En 2008 il passe à l’échelon supérieur et rejoint la prestigieuse académie des Bulls qui représentent la capitale Pretoria en Super Rugby. Polyvalent à l’arrière, il fait ses gammes en Rugby à VII comme beaucoup de jeunes joueurs pour développer ses skills (et oui ça se fait dans l’hémisphère Sud!). C’est en représentant les Blitzbokke que l’on entend parler pour la première fois de ce joueur lorsqu’il est convoqué par Paul Treu pour le tournoi IRB Sevens de George. En atterrissant à George, son avion a manqué la piste et terminé sur une route adjacente à l’aéroport… le potentiel Jinx du monsieur s’affirme. Même s’il n’a pas été blessé, un psy est resté à ses côtés quelques jours pour s’assurer que tout allait bien. Il aurait peut être du rester un peu plus longtemps vu l’aventure rocambolesque qui lui est arrivée à peine un an plus tard.

 

En 2010 tout se passe pour le mieux pour Deon Helberg, qui vient de faire ses débuts en Super Rugby avec les Bulls, sacrés champions en fin de tournoi. Il évolue principalement avec l’équipe réserve en Vodacom Cup et s’affiche au bras du mannequin Jalien Reyneke. Maintenant que vous vous êtes bien rincés l’œil en fouillant google et ses comptes twitter et instagram, venons en aux faits. Courant novembre 2010 nous apprenions en effet qu’une femme nommée Manda Reyneke (tiens tiens ce nom de famille me dit quelque chose) était arrêtée pour complot en vue d’assassiner Deon Helberg. Suivie depuis plusieurs jours, elle a été interpellée dans un centre commercial de Pretoria alors qu’elle s’apprêtait à remettre l’argent promis à deux « hommes de main » qui s’avéreront en fait être des complices de la police sud-africaine. Manda n’est autre que la mère de Jalien, devenue l’ex du joueur des Blue Bulls. A-t-elle essayé de tuer son ancien « gendre » pour avoir brisé le cœur de sa fille ? L’histoire est bien plus sordide.

 

jalien-reyneke-6

Assassine moi quand tu veux

 

Jalien et Deon ont commencé à sortir ensemble au lycée (HTS Middelburg High School). Le joueur étant en internat à l’époque, il est invité à emménager dans la famille de sa copine au bout de deux mois. D’origine modeste, Helberg s’accommode semble-t-il bien de ce mode de vie, ses beaux-parents lui achetant même une voiture. Mais il s’avère que le couple parental bat de l’aile et que la mère demande bien plus qu’un simple merci à Deon en échange du gite et du couvert. Pendant un bon bout de temps l’ailier va ainsi partager son temps et son lit entre la mère et la fille avant que cette dernière ne tombe sur une lettre d’amour et découvre ainsi le pot aux roses. Elle apprendra par la suite que, en bon rugbyman professionnel, il ne s’est pas contenté d’un mannequin et d’un cougar, mais qu’il a allègrement diversifié ses conquêtes ! L’éclat au grand jour de ce ménage à trois a provoqué le divorce des parents de Jalien et une grande période de trouble dans cette famille. De son côté et pendant toute la procédure Helberg aura nié toute relation sexuelle avec Manda avant de confier la vérité à la télé australienne et d’avouer une relation ayant duré 22 mois !

 

2010_11$thumbimg122_Nov_2010_173238140-ll

Deux salles, deux ambiances

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là ! Bientôt divorcée, Manda est toujours amoureuse de Deon au moment de la rupture. Pour se venger, celle-ci commence à envoyer des mails haineux à propos du joueur à de nombreux spécialistes rugby en Afrique du Sud en dénonçant son hygiène de vie qui ferait passer les scandales de Joost van der Westhuizen (une vidéo de ses ébats avec une inconnue était sortie dans la presse quelques mois plus tôt) pour des boums de dimanche après-midi. Quelques mois plus tard Helberg se retrouvait sans contrat pro et sa carrière allait végéter 3 ans en universitaire avec les Tuks avant de retrouver un job avec les Golden Lions fin 2012. Les menaces ne suffisant pas et la folie de Manda se faisant de plus en plus insistante, elle rencontre deux Nigérians dans un pub et leur propose de l’argent (la somme de $16.000 est évoquée) ainsi qu’une maison chacun pour éliminer Helberg. Après plusieurs jours, ne voyant toujours rien venir, Manda écrit deux textos à ses « hommes de main » les accusant de mensonges et de ne pas avoir accompli ce pour quoi ils avaient été embauchés. Réalisant qu’elle était sérieuse, les deux Nigérians, qui pensaient avoir flairé une bonne poire, ont donc tout naturellement prévenu la police.

Une unité d’opération spéciale, les Hawks (bien connus des lecteurs de Deon Meyer), est donc chargée de l’affaire et prévient Helberg des menaces qui pèsent sur lui. Ils proposent ainsi au joueur de poser pour de fausses photos de lui mort et de demander aux Nigérians de les envoyer à Manda. Le plan échafaudé par les Hawks marche à la perfection, la cougar fixant un rendez vous le lendemain dans un centre commercial de Pretoria afin de remettre l’argent. Elle sera interpellée par la police au moment de la transaction et sera finalement condamnée à de la prison avec sursis et à un suivi psychiatrique. Jalien s’est finalement réconciliée avec sa mère et accuse Helberg d’avoir brisé leur famille. Confrontée à la mère de Deon Helberg, Manda Reyneke aurait déclaré « Je suis désolé, je ne peux pas m’en empêcher, je l’aime toujours. Je ne voulais pas le tuer, je voulais juste que l’on brise ses jambes afin qu’il ne puisse plus jouer au rugby »… c’est beau l’amour !

 

b602b9c4e9c6477395b3ad1fca644879

Plus crédible qu’une simulation de Marion Cotillard, mais moins qu’une simulation de Morgan Parra.

[TOP 15] Compte rendu de la 11ème journée

 

Par Capitaine A’mendonné et Blondie,


Grand week-end de doublon cette semaine ! Doublon sportif déjà, puisque les meilleurs joueurs sont mobilisés. Et les grands perdants sont les Fidji, puisqu’ils ne peuvent utiliser leur équipe A, celle-ci devant jouer pour le compte de l’ASM. Mais ça permet aux médias français de se féliciter d’une victoire de 40 points contre une sélection fidjienne aux relents âcres de prodédeu.

Doublon médiatique ensuite, car tests-matchs comme championnat se jouaient samedi. Il a donc fallu choisir entre regarder Angleterre-Nouvelle-Zélande ou un match de Castres. Un choix cornélien pour les amateurs. Seul Brive jouait vendredi. En principe contre Montpellier. Mais aucune âme censée ne saurait qualifier la prestation héraultaise comme relevant du champ d’un quelconque sport, et a fortiori encore moins du rugby. Nous ne leur reconnaîtrons que d’avoir fait acte de présence. Ce qui est toujours mieux que Rupeni Caucaunibuca à Agen.

Doublon aurillacois enfin, puisque pendant que le club cantalou perdait tristement à domicile contre Albi, tous ses ex-joueurs maintenant en Top15 ont joué, à l’exception toutefois de Guillaume Ribes (kidnappé par la cellule recrutement du Stade Aurillacois en 2004-parvenu à s’enfuir en 2006), et Rassie Van Vuuren (2008-11), blessés. Et tous ont brillé.




Montpellier / Brive 10 – 25 

Montpellier est donc bel et bien devenu l’un des gros bras du championnat, puisqu’ils pensent qu’il suffit de se présenter pour avoir match gagné. Ces tâcherons de Brivistes, eux, sont bien des gagne-petit, des besogneux, des rétrogrades d’un autre siècle à la mentalité paysanne même, puisqu’il pensent encore qu’un match se joue sur le terrain afin d’en déterminer le score.

Avec un Karlen Asieshvili (2011-13) de gala (puisqu’il devient le premier pilier droit géorgien du championnat à effectuer un match entier de championnat sans concéder la moindre pénalité depuis au moins 8 ans) et un Petrus Hauman (2007-11) des grands soirs titulaires, Brive a pris le score dès le début du match. Puis ils ont fait rentrer Saïd Hirèche (2010-12) et Simon Pinet (2011-13) afin de garder la main. Côté Montpellier, l’entrée de Robins Tchalé-Watchou (2004-06) fut trop tardive. Même si entre un bilan comptable, une réunion de Provale et un cours de Français donné à Benjamin Fall, il a eu le temps de pousser Alexandre Bias dans l’en-but briviste. 
4 points pour Brive.


Castres / Toulon 22 – 14

Un dur week-end de doublon pour Toulon, qui est allé jusqu’à devoir titulariser 5 joueurs non-internationaux. Rude. Castres aussi était pénalisé, avec Kockott et Talès en équipe de France. Oui, la lanterne rouge du Top15 fournit aussi l’équipe de France. Pourquoi pas Bayonne, tant qu’on y est… 

Toulon fut quelque peu atone durant la première heure de jeu. Ce qui a suffi aux Aveyronnais pour l’emporter, avec notamment 3 essais. Pourtant, avec un meilleur coaching, nul doute que Toulon eut pu gagner. En effet, à la 66° minute, Jimmy Yobo (1997-2014) fait ses premier pas en Top15. Le RCT s’en trouve ragaillardi, marquant 2 essais dans les 5 minutes suivantes. Sans que Yobo n’ait même besoin de toucher la balle ou d’avoir une quelconque influence sur le jeu. C’est vous dire le potentiel du gamin. 
4 points pour Castres.

yobodossier1-488b6d9

 

Jimmy Yobo avant qu’il n’enlève sa chasuble.

 

Oyonnax / La Rochelle 37 – 9 

Olivier Missoup (2005-06), toujours en charge des basses besognes, les a plutôt bien faites, même si sans aucune faute stupide ni aucune réelle bagarre provoquée, certains jugeront sa prestation trop lisse. En face, privés de Van Vuuren, les Rochelais ne pouvaient rien faire.
Les troisième ligne maritimes occupés, Urdapilleta pouvait faire comme il l’entendait.
Il s’est même permis sa fameuse combinaison du poteau, qui a amené cette fois-ci encore un essai oyonnaxien. Un match propre des Haut-Bugistes, bien aidés par l’imprécision charentaise.
Urios qui part à Castres en fin de saison, un festival offensif, et ce juste après une victoire à l’extérieur, tout fout le camp dans l’Ain.
4 points pour Oyonnax.


Clermont / Stade Français 51 – 9 

Et si la formule magique, c’était les meilleurs ¾ associés à une première ligne cantaloue ? Thomas Domingo (2002-04) et Clément Ric (2002-05) remplacé par Daniel Kotze (2009-11) ont fait le boulot, il ne restait plus aux arrières fidjiens de l’ASM qu’à courir jusque dans l’en-but. Le Stade Français était venu avec des intentions, celle de revenir vivant surtout, objectif accompli.
4 point pour l’ASM. 

Puis quatre matchs d’un intérêt moindre puisqu’aucun Aurillacois ne figurait sur les feuilles de matchs :


Grenoble / Lyon 34 – 30 

Il n’y a plus de respect. Dans un monde idéal, quand un vieux monsieur expérimenté nous fait part de sa sagesse, la moindre des choses est de l’écouter un peu.
Mais Jonathan Wisniewski est une racaille sans foi ni loi. 29 points marqués, 100% face aux perches, et à l’arrivée victoire contre une équipe de Lyon qui aurait sans doute mérité mieux…
Wisniewski, il faut le dire, fait son plan de carrière en jouant uniquement dans les clubs des villes où l’incivilité fait loi. Toulouse, la banlieue parisienne, maintenant Grenoble… Vous me direz, il manque Marseille, mais il a aussi joué à Aix-en-Provence, là où logent les barons traditionnels de la Pègre provençale. Et nous passerons sous silence un nom de famille qui nous fait dire qu’il n’est pas tout à fait originaire du Tarn. Encore l’un de ces sales étrangers venus creuser le sol des Français pour leur ôter le charbon de la bouche.
Grenoble reste invaincu à domicile, même si, après Brive, ça fait deux fois qu’ils sont pas passés loin de la déconvenue humiliante façon Racing-Métro la semaine dernière ou Montpellier ce week-end.

2 points pour Grenoble.


Racing Metro / Bayonne 27 – 10 

Voilà bien une affiche comme seul le Top15 peut en proposer ! Le ciel-et-blanc-sico, fidèle à sa réputation, a accouché d’un match long et ennuyeux. La relativité nous apprend que le temps peut se distordre, et 80 minutes, dans ce cas, ça devient très très long. Des initiatives avortées par manque de soutien, des pénalités à foison, des en-avant, des percées de Benjamin Lapeyre… Déjà qu’on se moque de tout le monde, si en plus on nous donne des arguments, faut pas s’attendre à des miracles.

2 points pour le Racing-Metro.


Bordeaux / Toulouse 20 – 21 

Toulouse bafoué, Toulouse humilié, Toulouse raillé, mais Toulouse ressuscité. Finie la crise, finies les prédictions de fin de règne, voici le retour du Grand Toulouse, celui de 2010, qui gagne dégueulassement grâce à une transformation ratée à la sirène, contre une équipe qui joue mieux qu’elle. Une victoire d’un petit point, un coup de pied de Bernard qui passe de peu à côté, et tous les problèmes sont réglés.

4 points pour Toulouse.


Commentry / RCMB

image-4883e3c

 

Certains avaient l’air plus intéressés par ce qu’il se passait derrière que par le match et on les comprend

 

Commentry, comment-try, comment try : « commenter un essai » ? Quel drôle de nom pour une ville qui abrite un club de rugby… Certains se demanderaient pourquoi pas libellule ou papillon ? Du coup sa géolocalisation n’a pris que 2 secondes. Avec ce nom du genre j’me la joue à la Ashton ou à la Farell, cette ville d’Auvergne ne pouvait pas se trouver ailleurs que dans l’Allier.
En ce week-end de rugby, les Jaune et Noir du RCMB ont retrouvé leurs petits « préférés » des poules de Promotion Honneur : les Alliénais ou Aliénais, j’ai jamais trop su comment l’orthographer. 

Toute une histoire. 

Montaigut-Commentraille : 2 heures de voiture donc 3 heures de bus. Oui, ne clignez plus des yeux, STOP ! Ils ne vous jouent pas un mauvais tour sauf si vous avez un peu trop insisté sur les ferias du sud cet été mais vous avez bien lu, « de BUS » !! On sent que c’est l’hiver, il va neiger, le RCMB s’est vu affréter un BUS Deluxe Maxi Best Of pour l’un de ses plus lointains déplacements du championnat, merde quoi, les gars en ont presque pleuré, Noël avant l’heure !

Pour pouvoir arriver à temps au match calé en tout début d’aprem, le rendez vous avait été fixé à 9h pour tout le monde (oui pour un dimanche on sait c’est aaaaabusé !), en espérant un départ une heure plus tard, c’est pas mal déjà, certains rugbymen n’ayant toujours pas changé l’heure de leurs montres et réveils. Il n’est jamais trop tard. 

C’est là qu’on constate le choc des mentalités. Quand certains joueurs de clubs du haut de tableau du Top15 se plaignent du bus sur Twitter/Instagram/Facebook, d’autres en sont tout émoustillés pour une année. Je suis pas communiste mais la répartition des richesses en Top15 me semble nécessaire voire inévitable pour espérer avoir encore autant de clubs dans cette compétition dans les années à venir, surtout des clubs comme Montaigut-Besse. 

Y a pas si longtemps il y avait eu le Mourad-thon car Mourad n’avait soi-disant plus un centime en poche, j’y avais cru « la vie de ma mère ! » mais il nous a tous trompés, trahis et menti ! J’avais moi-même envoyé un courrier à Moumou, versé un centime au RCT, oui je sais c’est la Honte mais il m’avait décroché une larme ! Alors du coup je me demandais s’il fallait pas créer un Montaigut-Besse-thon, mais baisse ton quoi, ça c’est toi qui vois. 

En déplacement à Commentraille, le RCMB espérait pouvoir rapporter au moins quelques points car faire le trajet jusque là-bas pour repartir bredouille c’était juste synonyme de flagellation.
En ce dimanche d’automne pourri, c’était une météo à taper de grandes chandelles mais les 3/4 n’ont pas réussi à relancer les ballons. Par un temps pluvieux et avec des ballons humides, ni les avants ni même Fabrice la p’tite purge daltonienne remplaçante ce jour et qui sert de 9 à Montaigut n’ont pu renverser la vapeur et remonter au score. La question du temps de jeu effectif restera sans réponse car bon, on savait déjà que dans l’Allier il se passait des choses bizarres mais un panneau d’affichage avec des minutes qui durent 80 secondes c’est juste perturbant.

Défaite 12 à 3 mais rien ne peut altérer la bonne humeur du groupe… pas même une défaite à 0 point. 

image-4883d56

 

A vous de juger …

Mais que fait le Montacutin-Bessard en bas à droite?
a) du ventriglisse 
b) le furet
c) il offre son corps a la science

Un indice : il n’y avait pas d’eau dans ce bus et la science c’est quoi ? 



Le Point-Boucher :

Pas grand chose à se mettre sous la dent. Heureusement, Montaigut-Besse a su préserver l’honneur. Quoique défaits plutôt lamentablement, ils se sont rassurés avec 4 expulsions temporaires. Un demi de mêlée auvergnat qui prend un jaune pour une mandale envoyée sous les yeux de l’arbitre, on pense tout de suite à Morgan Parra. Il faudra désormais faire aussi avec La Cresp’, ordure assassine conforme à l’esprit du poste de demi de mêlée. Une belle histoire qui le mène tout droit au Panthéon des numéros 9, juste entre Frédéric Torossian et Kévin Boulogne, ces divins psychopathes courts sur pattes.

Le classement 

j11-488b065

 

Clermont-Ferrand revient à hauteur de Toulon mais reste en seconde position du fait que les hommes de la Rade aient plus de points bouchers que les Auvergnats. Derrière, le Stade Français reste largement troisième malgré la BRRRRRANLEE(c) récoltée ce week-end. Derrière on retrouve le peloton habituel : Toulouse continue sa remontée fantastique, Montaigut-Besse reste dans le Top 6. Castres cède sa place de lanterne rouge à Lyon mais n’est pas hors de danger pour autant. Enfin, Bayonne fait toujours honneur au Pays Basque, ce pays de Rugby, avec des Valeurs, et plein d’autres noms communs bateaux auxquels on rajoute des Majuscules. 


Le Bâton de boucher : Benjamin Urdapilleta (Oyonnax) 

Aucun changement ici, alors que l’ouvreur oyonnaxien avait face à lui La Rochelle, abonné aux cartons jaunes et rouges. Cependant, c’est un autre carton que se sont pris les Rochelais : celui d’Oyonnax. Ainsi, ils passèrent tellement de temps à essayer de comprendre ce que faisait l’équipe d’en face qu’ils n’ont même pas eu l’occasion de déclencher LA BAGARRE. Triste pour le Top15, et même pour le rugby en général. Espérons que Bordeaux fera mieux chez les Ours dans deux semaines.

[Coup de fourchette] Le livre de le blog à Vern

Salut les filles!

Vous connaissez le Blog de Vern ?

Ce blog qui, depuis 2008, sert de journal intime au coté obscur de Vern Cotter. Tantôt drôle, désabusé, poète, en souffrance ou en colère, mais qui tombe toujours juste avec des mots bien plus précis qu’un lancement de fusée Virgin.
Le vrai Vern s’étant enfui en Écosse motivé à l’idée de diriger une équipe capable de gagner quelque chose, le nôtre a également tourné la page. Oui, on dit le nôtre, parce qu’en plus d’avoir offert quelques textes à la Boucherie il s’avère qu’il est bien coolos comme on dit en Auvergne.

Ici on aimait beaucoup ce qu’il faisait, et la porte est toujours ouverte. De toute façon on n’a pas de porte.
Voilà que le monarque revient, et pas n’importe comment, avec un livre au titre surprenant : Le livre de Vern. Un livre avec ses meilleurs textes, un livre avec des inédits, et aussi un livre avec la post-face du VRAI Vern Cotter. C’est pas des conneries.

Alors évidemment on vous conseille vivement d’en faire l’acquisition, et ça se passe ici : 

Capture d’écran 2014-11-04 à 11.26.15

Clique sur l’image pour accéder à la page du livre sur lulu.com, sale pingouin des Carpates.

 

En plus d’être drôle et spirituel, l’homme est probablement rentier puisqu’il offre l’intégralité des bénéfices à l’association Passe-Croisée qui aide les enfants malades. Un type comme ça nous énerve particulièrement.

Alors si vous ne supportez pas les gosses, et on vous comprend, faites-le pour vous. Le livre en vaut le coup. Pastigo l’a acheté alors qu’il est radin comme un Auvergnat, Ovale Masqué l’a acheté alors qu’il est chômeur (probablement avec votre argent), vous pouvez donc tous le faire.

Les questions des lecteurs #2

 
Par la rédaction de la Boucherie Ovalie,
(essayez d’imaginer des gars bien habillés dans une salle de conférence, pas 5 chômeurs en slip derrière leus ordinateurs),
 

Dans le but de partager notre ignorance, nous avions fait une séance de questions/réponses il y a déjà quelques temps. Mais depuis PSA a eu le temps de convoquer 32 nouveaux joueurs, Benjamin Fall de se blesser 3 fois et Jean-Marc Doussain de sortir un ballon. Voici donc une deuxième session, en espérant que vous en sortirez moins cons.

 

Flavio Boffelli : David Marty peut-il comme Imanol espérer un retour en équipe de France ?

La Loi de Murphy nous dit : « Tout ce qui peut mal tourner va mal tourner ».
Donc, le retour de David Marty en équipe de France dans les années qui viennent est quasi-certain.

 

François Delautre : Les Anglais sont-ils une émanation du Diable ?

Au stade où nous en sommes, il faut plutôt se demander si le Diable ne serait pas une émanation des Anglais.

 

Pauline Gdn : Est-ce que l’incroyable fiancé de TF1 est un rédacteur de la Boucherie ?

Vu qu’il a réussi à se faire payer, non, il est bien trop intelligent pour la Boucherie.

 

Florian Gauthier Falcon : Est-ce que Berbizier en tant que commentateur est plus efficace qu’une demi-douzaine de somnifères pour une sieste de 72h ?

Tu préfères qu’il redevienne entraîneur ? Sinon pour répondre à ta question : oui. En tout cas d’après l’expérience que nous avons menée. La preuve, la personne sous somnifères s’est réveillée 72h après alors que celle qui écoutait Berbizier dort encore. Tiens, il va peut-être falloir qu’on aille vérifier si elle est toujours vivante d’ailleurs.
 

Pierre Lavent : Pouvez-vous m’éclaircir sur le rôle de Romain Teulet dans le staff de l’équipe de France ?

Romain Teulet a plusieurs fonctions au sein du staff de l’équipe de France :

  • Rappeler à tout le monde qu’il y a un staff en équipe de France.
  • Faire office de ballon quand il est sur le bord du terrain et qu’un joueur veut vite jouer une touche.
  • Rappeler aux joueurs combien ils possèdent de clés.
  • Faire office de décoration en l’accrochant au rétroviseur du bus du XV de France.

 

Hugo Caquet : Est-il vrai que la prochaine comédie musicale de Kamel Ouali intégrera Papé, Botha, Picamoles et Bastareaud ?

Non. Par contre la Boucherie planifie toujours d’adapter la vie de Marc Lièvremont en comédie musicale. On devrait lancer un kickstarter prochainement sur le sujet.

 

Myriam Neme Peyron : Vous pensez que si je paye Maxime Médard en McDo il voudra bien venir dans mon club ?

Bien sûr. Mais attention, Maxime est vigilant maintenant. Il ne prend que des Big Mac sans gluten.

 

Damien Leroux : Ovale Masqué changera-t-il de collants cette année ?

Tout dépend si Florian Fritz réussit un drop cette saison.

 

Maud Medves : Et si… la Boucherie Ovalie n’avait pas été inventée ?

On pourrait faire autre chose de nos journées que répondre à vos questions à la con.

 

Ghislain de Bouts : Qui est le vrai CATALAN ?

« Le Catalan est un loup pour l’Homme ». Plaute. Ou Rabelais. Ou Jean-Pierre Perez, je sais plus.

 

François Delautre : Vu la qualité du jeu bordelais, doit-on s’inquiéter d’un éventuel gène clermontois de la loose chez eux ?

Puisque l’UBB a construit son recrutement essentiellement sur des joueurs de l’USAP, la désillusion devrait arriver bien avant la finale.

 

Jordan Guihal : Pourquoi Scott Lavalla ?

Parce que s’il ne l’avalait pas, il aurait fini par s’étouffer voyons.
 

Yann Peitavi : Est-ce que c’est en forgeant qu’on devient Didier Faugeron ?

Ta tentative navrante de faire de l’humour en mêlant un proverbe populaire et un entraîneur inconnu mérite qu’on s’y attarde. Ne serait-ce que pour livrer ton identité en pâture à tes amis qui ne manqueront pas de se détourner illico d’une influence que l’on qualifiera pudiquement de désastreuse. Donc si vous connaissez Yann Peitavi, n’hésitez pas à le rejeter loin de vous afin qu’il termine sa triste existence, seul, ignoré de tous, en réfléchissant à ce terrible jour de Novembre 2014, lorsque la Boucherie a ruiné sa vie. Même si ce n’était que justice.
 

Kévin Jorrion : C’est quoi les évolutions de carrière de porteur d’eau en Top14 ? Chef porteur d’eau ?

Une carrière de joueur professionnel se construit sur la durée. Elle se compose de choix difficiles (remplaçant en Top14 ou free-fighter en ProD2), de hasards providentiels (un contrat de joker médical au RCT peut mener en équipe de France) et de séances de musculation (c’est la base). Les porteurs d’eau professionnels ne dérogent pas à la règle. Pour un Pierre-Gilles Lakafia, orgueil de la profession, combien d’anonymes végètent dans la tristesse et le désespoir du championnat espoir ?

Pour les plus capables d’entre eux (et les mieux intégrés dans leur club), la possibilité de passer porteur de Ricard peut toutefois constituer un objectif de carrière. La double casquette porteur d’eau-porteur de Ricard en fait des compagnons très appréciés de leurs coéquipiers et leur permet de prolonger contrat sur contrat.

 

Nicolas Didelot : Pensez-vous que l’AS Fontenay aux Roses rugby pourra un jour briller en bouclier européen ?

Tu as déjà posé cette question l’an dernier et nous n’y avions déjà pas répondu. Dans le souci d’une profonde cohérence de la ligne éditoriale de la Boucherie Ovalie à travers les âges, il en sera fait de même aujourd’hui.
Sportivement.

 

Kévin Jorrion : Comment on relève une mêlée ?

Avec amour, tendresse et enthousiasme. Sans oublier l’ingrédient essentiel d’un bon relevage de mêlée : le soutien des copains qui passe par une excellente communication préalable.

 

Barthélémy Brunaud : Pourquoi vous avez arrêté de faire du journalisme total ?

Parce que c’est totalement cons.
On préfère laisser ça aux grands reporters de Rugbyrama et du Rugbynistère (entre deux articles de pubs).

 

Emmanuel Lesavourey : Pourquoi vous n’écrivez jamais (où très rarement) des articles sur la premiership et le pro 12 ?

Parce qu’on écrit déjà si peu sur le rugby français de nos terroirs qui fleure si bon les valeurs, ce n’est pas pour s’intéresser au rugby des étrangers qui sont déjà bien trop nombreux dans nos campagnes, à égorger nos fils et nos compagnes.

 

Fabien Pagès : Pourquoi Mermoz ?

Parce que Blériot prêtait bien trop le flanc à un certain nombre de jeu de mots douteux.

 

Pierre Neirynck : Pourquoi votre site est-il aussi fragile que Benjamin Fall ?

Probablement car il a coûté aussi cher.
 

Jean Baptiste Cayro : J’vais poser la meme question que l’an dernier car je n’ai pas eu de réponse acceptable. Est ce que Jules Plisson linge ?

Nous ne répondrons pas. Afin de voir si tu recommences l’an prochain, jusqu’à ce que ta mère te claque de honte.
 

Jean-baptiste Long : Est ce que l’ardeur, le tempérament et la vaillance sont des synonymes ordinaires contribuant à la sacralisation du rudoyant ?

Manifestement oui, mais dans les faits pas tant que ça.
 

Florian Brisé : C’est une bonne situation stagiaire ?

Il a souhaité qu’on réponde à sa place : Oui, c’est une opportunité formidable.

 

Yann Peitavi : Tu l’as vu ?

Quoi ?
 

Maxime Montay : Est-ce que 230 en développé-couché est plus important que le brennus ?

Tu n’y mets même plus de majuscule, rends-toi à l’évidence. Sinon, d’après toi pour niquer sur la plage vaut mieux venir avec des muscles ou un bouclier ?
 

Hugo Caquet : Pourquoi est-ce que les piliers néo-zélandais sont plus techniques balle en main que nos charnières ?

C’est génétique. Ils sont tous un peu noirs, et comme dirait Pierre Villepreux ce sont des créatures fort habiles, habituées à saisir des noix de cocos à pleine main.
 

 

Venk Man : Le fail du lancement du satellite Galileo nous empêchera-t-il définitivement de savoir où est Castres ?

Effectivement, on peut envoyer un satellite. Ou juste y construire une route.
 

François Delautre : Je soutiens Brive, est-ce grave ? Puis-je me moquer des clubs incapable de gagner la coupe d’Europe, la vraie ?

Est-ce qu’on se moque des équipes incapables de battre un club italien à domicile ?

 

Merci pour vos questions, rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle session. Si on a rien d’autre à foutre.

Les masques d’Halloween de la Boucherie

 
Par @airbleiz56

 

A l’approche d’Halloween, la Boucherie a décidé de surfer sur le phénomène malsain des clowns agressifs et vous propose les rugbymen sans sourcils. Vous trouverez ci-joints différents modèles de masques que les lecteurs amateurs de bricolage pourront fabriquer. Mettez vous dans la peau d’un James O’Connor atteint de pelade, soyez aussi sexy que Yoann Huget privé de 90% de ses poils, enfilez le costume de Laurent Cardona pour que Mourad fasse des cauchemars, soyez aussi sanglant que Florian Fritz ou aussi souriant que Guy Novès. Travestissez-vous en Joe Marler ou Daniel Kotze pour terrifier les enfants dans la rue ou devenez Steve Walsh pour ne pas finir votre soirée d’Halloween tout seul.

 

Mode d’emploi :

Pour faire peur à vos amis, cliquez sur l’image pour l’agrandir puis imprimez ce masque et découpez le long des pointillés sans déborder.

Si vous êtes aussi doué avec vos dix doigts que Christopher-Eric Tolofua, nous ne saurions trop vous recommander d’utiliser une paire de ciseaux à bouts ronds pour ne pas vous couper.
La Boucherie et son représentant légal déclinent toute responsabilité en cas d’éventuelles blessures, tant lors de la réalisation du masque que pendant le port de ce dernier.

Cliquez pour agrandir les images

DanyLaMoustache

DanyLaMoustache
Y a-t-il quoi que ce soit de plus terrifiant que Joe Marler ?

Y a-t-il quoi que ce soit de plus terrifiant que Joe Marler ?
O'Connor pelade

O’Connor pelade
Le masque Cardona, un succès garanti à Toulon
Le masque Cardona, un succès garanti à Toulon
Pour un Halloween saignant
Pour un Halloween saignant
Les 3 points, lol !
Les 3 points, lol !
Attention à ne pas rester scotché au miroir
Attention à ne pas rester scotché au miroir
Huget sans sourcils
Huget sans sourcils

 

Top 15 : Présentation du Castres Olympique

 

Par Fier Pabre,

Un nouveau venu par ici, n’hésitez pas à le bizuter (par exemple en lui rappelant qu’il est supporter du CO et que c’est vraiment une vie de merde).

 

Devises :

«Bonjour Canal+, c’est encore nous. »
« Saint Capo, pardonnez-leur. »

Fiche C.O

Le club :

Le Castres Olympique est le plus grand club français depuis la descente aux enfers du Stade Toulousain, loin devant l’éphémère étoile toulonnaise.

Niché à Castres, dans l’Aveyron du sud, ce petit village de la banlieue toulousaine ne cesse de défier les pronostics depuis maintenant 21 ans, et cette finale de 93 remportée malgré des Grenoblois scandaleusement avantagés par l’arbitrage et une fédération aux ordres.

Passons sur l’histoire du 20ème siècle qui n’intéresse personne, et penchons-nous sur ce que nos fils nommeront l’âge plaqué or : en mai 2012, le Castres Olympique, petit poucet emmené par des joueurs aussi glorieux que Chris Masoe ou Pierre Bernard, échoue d’un souffle en demi-finale du top14 contre le Stade Toulousain. La ville résonne encore des cris mouillés de larmes amères de tout un peuple : « PUTAIN EVANS RETOURNE-TOI ! »

 

CO2

« Viens Max, yé vé t’apprendre à tou rétourné »

 

Fort de l’expérience et de la haine accumulée, le club se hisse en finale la saison suivante, et sera seulement battu par Toulon sacré champion de France 2013, au grand dam de Canal et de Bertrand Guillemin, mais pour le plus grand plaisir des millions de passionnés des Vraies Valeurs de l’Ovalie, qui se réjouissent alors de voir un club simple et familial triompher d’une équipe radoise uniquement bâtie sur les millions d’un grand groupe, c’est pas comme le CO ma bonne dame, sponsorisé uniquement par les abattoirs Bigard et l’antenne locale de la Matmut.

L’année 2014, avec un nouveau staff et le départ de plusieurs cadres comme Pierre Bernard, voit le CO la mettre sévère en quart de finale à des Clermontois qui apprennent encore à ce niveau de compétition (gageons que nous les reverrons un jour, amitiés sportives !), et battre, comme d’hab en phase finale, le MHR entraîné par un coach de football stéphanois, ceci expliquant sa méconnaissance de la règle en fin de rencontre (l’ensemble des Castrais étaient bien entendu au courant des différents règlements).

En finale, le CO s’incline contre Toulon, scandaleusement avantagé par sa mêlée.

Le début de saison 2014/2015 des Castrais sent pour l’instant le collant de ta meuf sous le meuble qui est roulé en boule, mais les probabilités de faire une Perpignan sont aussi fortes que celle de retourner au stade de France.

 

Les supporters :

Les neufs supporters castrais sont tous très sympathiques, en accord avec les règlements en vigueur du Grand Livre des Valeurs.

supporter_010

Schtroumpf Aveyronnais a pris ses médicaments Pierre Fabre et est donc capable de prendre du plaisir devant un match du CO. 

 

L’effectif :

Le recrutement castrais n’est certes pas des plus clinquants, mais il n’est pas des plus clinquants.
D’abord parce que Yohan Montès, et puis trois transfuges montpelliérains qui ne jouaient pas, Beattie, Combezou et Fa’anonu, un Lyonnais solide, Dumora, ou encore un ancien All Black un peu gras et tout cassé, Sivivatu, ça ne fait pas rêver. Espérons toutefois que ce dernier reviendra vite en forme, car Sivivatu va, tout va.

Le problème pour le CO cette saison reste la perte de Brice Dulin et d’Antonie Claassen, deux joueurs majeurs (enfin surtout Claassen, enfin j’me comprends) dont la perte est très difficile à compenser.
Le reste de l’effectif est à l’image de ces dernières saisons : solide, homogène, complémentaire, sans génie, mais sans gros point faible, à part en pilier droit, en pilier gauche et en mêlée, et parfois au centre.

Faut pas déconner non plus, il y a de très bon mecs, je pense surtout à Dan Kirkpatrick, qui est mon chouchou, et qui est un potentiel Grandisse, vous l’aurez lu ici.

 

Le joueur à suivre :

Rory Kockott. Depuis son arrivée dans le Tarn, enfin surtout depuis qu’il a assimilé le principe de taper les pénalités, il est THE Captain America du peuple aveyro-tarnais.
Le bonhomme est crapule et teigneux comme un Mazamétain, mais c’est un vrai bosseur à l’ancienne, et quand il hausse son niveau de jeu, il tire les 14 autres gus avec lui. Une sorte de rain man du rugby.

Tel Billy Crawford, Rory Kockott est un inconnu dans son pays mais une star en France, et on ne devrait pas tarder à le voir sous le maillot de l’équipe de France, au grand dam de tous ces patriotes qui pensent qu’il vaut mieux mourir avec Jean-Marc Doussain que de gagner avec un putain d’étranger qu’il aime même pas vraiment la France, le meilleur pays du monde. 

Rory, c’est aussi un type qui fait l’unanimité auprès de ses coéquipiers.

 
Le joueur à honorer, à aimer et à glorifier pour les siècles de siècles dans la lumière de l’Eternel :

Rodrigo Capo-Ortega. Si tu as besoin d’explications, c’est que tu n’as pas besoin d’explication.

0

La définition même du SWAG. 

 

La saison parfaite :

Après un démarrage compliqué, dont une grave violation de son espace rectumien par Toulouse, le CO se reprend à domicile et foudroie Bayonne. La dynamique de la saison dernière est relancée, et tous les matchs à domicile se soldent par des victoires contre les gros, et des bonus offensifs contre les petits (La Rochelle et Bayonne en fait).

Les Castrais grappillent quelques points de bonus à l’extérieur, et, en envoyant habilement les espoirs jouer la H-Cup, arrivent frais et gazouillants dans le sprint final et vont s’imposer lors de la dernière rencontre à l’extérieur.
6ème place, quart de finale à Montpellier donc victoire, demie contre Clermont, traumatisme tout ça, et finale, où le CO s’incline contre le Racing Métro de Travers-Labit, le symbole, les Valeurs, quel groupe et quel joueur ce Sivivatu.

 

La saison mazamétaine :

Les Castrais traînent leur défaite contre le Stade Français à domicile toute la saison, et ne sont jamais dans le coup de la qualif. En novembre, Kockott annonce qu’il veut rejoindre son club de cœur, Toulon ou le Racing, pour pouvoir jouer avec l’une de ses sélections de cœur.
Dans la foulée, Sivivatu, qui a découvert la charcuterie tarnaise durant sa blessure, revient totalement hors de forme et passe la saison en cure de désintoxication au melsat.

Les défaites s’enchaînent, la mêlée coûtant 12 points par match, et Rémi Lamerat se blesse pour toute la saison lors d’un entrainement où il se testait comme pilier. Malgré les 4 essais de Capo lors du match retour contre Toulouse, les Castrais ne remportent que 8 matchs dans la saison et terminent à une piètre 12ème place, dans un climat pourri par les tensions au sein de l’effectif. Point culminant, une générale éclate à Pierre-Antoine lors de l’entraînement du capitaine. Les labos Fabre, outrés par ce crime de lèse Valeurs, retirent leur soutien au club et investissent dans le rugby féminin.
Le CO est relégué par la DNCG en fédérale 1, et fusionne avec Luzenac.

CO3

Magnifique action dans le challenge EasyJet d’Air chat perché.

TOP 15 : Présentation du LOU

 
Par Ovalie du Rhône

 

Oui, je sais, c’est un scandale, la saison a déjà commencé depuis un mois… on n’a pas pu profiter de cette analyse pour composer notre équipe sur le Fantasy PMU TOP 14, on ne savait pas sur qui parier pour Stade Français – LOU… Fermez vos mouilles bandes de nazes ! Vous attendiez encore moins cette présentation que celle de l’USAP ou du BO qui ne participent pas au Produit cette année mais il faut bien que je justifie mon pseudo et que j’amortisse l’abonnement que j’ai volé à un petit vieux. Et comme j’habite à Lyon, c’est donc sur moi qu’est tombé l’honneur de suivre le LOU. Remarquez, ça aurait pu être pire, j’aurais pu me coltiner Groneuble comme un vulgaire Damien Try ou Oyonnax comme…. ben comme personne…

Et puis réjouissez-vous, il y a des images et si vous restez jusqu’au bout, vous verrez une fille à poil !

 

1

 

La devise :

AOuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

 

Le club : 

Fondé en 1896 sous le nom de Racing Club de Lyon, le LOU a connu son heure de gloire entre deux guerres. Grâce à un partenariat avec les universités locales, le club bénéficiait d’un gros vivier de jeunes joueurs qui, en bons étudiants, préféraient aller boire des bières et se maraver la gueule autour d’un ballon plutôt que d’aller en cours. L’apogée du club est atteinte dans les années 30 avec deux Brennus en 1932 et 1933, conquis face à Narbonne qui se vengera trois ans plus tard en remportant son premier bout de bois…. face à l’ASM dont c’était la première finale.

Le sacre de 1933 s’accompagnant d’une victoire en Du Manoir, le club fut par la suite frappé d’une étrange malédiction novessienne l’amenant dans les limbes du classement alors que les voisins de Vienne ou La Voulte ramenaient le bout de bois à la maison en tapant l’ASM en finale…

Malgré quelques soubressauts dans les années 50, il aura fallu attendre 2010 pour revoir le LOU au premier plan avec un premier retour express en Taupe 14.

 

Le stade :

Le « C’est vous qui voyez » Stadium.

Le LOU est le SDF du sport lyonnais… Mis à part les équipes de handball locales, peu de clubs dépendent autant du bon vouloir des autres… tout en ayant autant de moyens si ce n’est plus !

Pour faire face aux contraintes du Produit© le LOU a dû délaisser son stade historique de Vuillermet il y a quatre ans… pour ne toujours pas emménager à Gerland, les footeux étant toujours là en l’attente de l’ouverture d’une nouvelle antenne du Ninkasi à OL Land. Morale de l’histoire, le LOU a investi un stade modulaire révolutionnaire (ie le LOU a dû monter deux tribunes en Mécano recyclé le long d’un terrain vague au bord du périphérique) : tremblez et perdez tout espoir – de pouvoir vous garer dans les temps pour le coup d’envoi – vous qui entrez au « Chevallier et Laspalès Stadium » ! (oui suite au changement de nom du stade de Montpellier, le président a voulu rebaptiser le Matmut Stadium… làs Yann Roubert est bien moins connu que Moher Altrad et c’est finalement le sponsor principal qui a choisi). 

 

Attention, ne s’applique pas pour les bonus bouchers !

 

Ce stade n’est pas situé officiellement rue Oradour sur Glane pour rien… ça va être un carnage… reste à savoir pour qui !

 

La ville :

Ah Lyon…. ville essentiellement connue pour ses bouchons (ceux du tunnel de Fourvière) et ses bouchons (ceux qui sont responsables d’Antoine Guillaumon), la Capitale des Gaules aspire à rayonner dans tous les domaines : la gastronomie avec Bocuse, les arts avec le Festival Lumières, le tourisme avec la fête des lumières, le sport avec…… heu avec qui déjà ? Les footeux sont au fond du trou de l’Opel Astra, le basket est entre Villeurbanne et San Antonio, le hand et le LOU à Vénissieux… bref la municipalité n’en a rien à foutre du sport. Ce qui justifie ainsi totalement la nomination d’un Lyonnais comme secrétaire d’Etat aux Sports et le LOU ne doit surtout pas compter sur elle pour s’en sortir. Mais gageons que comme dans toute bonne collectivité locale, les victoires sauront être récupérées. 

Le staff : 

Après les années « montferrandaises » avec Raphael Saint-André, Mathieu Lazerges ou encore Xavier Sadourny, la direction a décidé l’an dernier de créer la révolution dans la gestion sportive du club en faisant appel à l’Australien et ex-Coujou Tim Lane et Olivier Azam (vous savez le gars qui s’est fait benner à Toulon pour être remplacé par Jacques Delmas…), rejoints cette saison par Scott Wisemantel. Tous trois partagent un curieux point commun : ce sont d’anciens Montferrandais, un gage de qualité si l’en est… un gage de défaite en finale aussi cela dit.

 

L’effectif :

Contrairement à son précédent passage dans l’élite, les dirigeants lyonnais semblent avoir bien compris comment aborder le Taupe 14 : de la densité physique, des gros et de la MUSCUUUUUU.

En conséquence, les efforts de recrutements se sont essentiellement concentrés sur les avants avec les arrivées de Ghezal en 2ème ligne pour pousser aux côtés de Nallet dont ce sera la dernière saison ou d’une 3ème ligne complète Musclor – Smith – Puricelli qui va sentir bon la finesse et le jeu au large. Bon forcément, dans l’hypothèse où Musclor succomberait à une épidémie de rupture de tendon du biceps, ou pire, se pèterait le genou comme un vulgaire footballeur de l’OL (je vous vois, qui a dit que cet article avait été écrit après la première journée du TOP 15 ???? QUI ???????) on pourrait revoir une des figures emblématiques du club en 3ème ligne (Eugene N’Zi) ou l’éternel Juan Manuel Leguizamon un peu plus souvent.

 

Musclor promettait tellement cette saison….

 

On a aussi vu l’arrivée de quelques arrières plus ou moins connus, plus ou moins talentueux et plus ou moins dans le budget comme Stephen Brett pour seconder Latchie « plus grosse lèvre du championnat » Munro à l’ouverture, de Fabrice Estebanez dont tous les Lyonnais attendent monts et merveilles (c’est dire le niveau de connaissance rugbystique dans les tribunes face au héros du France Tonga 2011) ou de Jérôme Porical, le CATALAN.

 

« Coucou les filles » Lachie Munro

 

La recrue :

Jérôme Porical

Non, je déconne, on parle quand même du plus grand artisan de l’unique Brennus de l’ASM

 

La recrue :

George Smith

Clairement le gros pari du recrutement lyonnais. Plus tout jeune, l’Australien est attendu comme le nouveau taulier du pack lyonnais, privé cette saison du Capitaine Caverne. On peut penser vu le bonhomme qu’il ne vient pas en préretraite sur les bords du Rhône. Cela dit, a-t-il le potentiel physique pour devenir le Juane Smith de la saison ?

 

Le départ :

Il est 3ème ligne, il est chevelu, il est costaud, il est rude au contact, il s’est distingué au cours des dernières saisons par ses placages ravageurs, sa présence dans quelques belles générales et par son manque de discipline… Il manquera au LOU cette saison : Viktor Kolelishvili est retourné grossir les rangs de la Georgian Connection de Clermont où il devrait être un sérieux concurrent pour le trophée de Boucher de l’année

 

Capitaiiiiiiiiiiiiiiiiiine Caveeeeeeeeeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrne

 

La saison idéale

Malgré un effectif handicapé par les blessures en début de saison, le LOU parvient à l’envie à assurer suffisamment de succès à domicile face à ses concurrents pour assurer un maintien tranquille assez tôt dans la saison. Regardant alors vers l’avant du classement, les Lyonnais s’imposent à la parisienne à Castres et Montpellier et profitent de l’effondrement toulousain pendant le tournoi pour se qualifier in extremis en barrage.

Sixièmes, ils s’imposent alors à la surprise générale dans un derby rhônalpin face à des Groneublois désorganisés après la sortie sur blessure de Julien Caminati à la suite d’un placage cathédrale de Fabrice Estebanez. 

 

Pour l’occasion, le match sera également arbitré par Steve Walsh.

 

Exemptés de demi-finale à la suite de l’exclusion de Toulon du championnat pour cause de critiques répétées du Produit (et de candidature trop explicite de Mourad au comité directeur de la LNR et de Bernie à la FFR), ils retrouvent leurs voisins asémistes en finale.

Entre des Jaunards en finale et des Lyonnais sentant le karma de leurs coaches les rattraper, ce match est l’une des finales les plus serrées (et chiantes) de l’histoire… 3-3 à la mi-temps, 9-9 à la fin, 12-12 en prolongations… la finale se décide donc aux tirs au but… et c’est finalement comme en 2010 Jérôme Porical le CATALAN qui, lors du dernier tir de son équipe, offre la victoire à Clermont.

 

La saison catastrophe 

Après une préparation MUSCUUUUU trop poussée, le LOU attaque la saison avec de nombreux blessés et perd d’entrée de jeu d’autres joueurs à Bordeaux, par exemple du Preez et Musclor.

Malgré leur engagement, le manque de rotation lié à ces absences use physiquement les titulaires et le LOU accumule défaite sur défaite, et tel un vulgaire club basque se retrouve virtuellement relégué dès la mi-saison, n’ayant au final comme seul objectif de finir 13ème devant Bayonne

 

La fille à poil

Chose promise, chose due ! Et je me fous pas de votre gueule, c’est l’ex miss météo de Canal !

 

1449950-doriatillier