Le Congrès des Bouchers analyse Toulouse – Toulon
par Jonny WillKillSoon

  • 03 October 2012
  • 9

 

Par Jonny WillKillsoon (et un peu Damien Try)

 

Ce week-end, il y avait congrès boucher à Toul

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ouse. Il y avait aussi Toulouse – Toulon mais qui constitue plus un simple prétexte pour se saouler la gueule et balancer des saloperies sur ces voyous de Toulonnais. Comment définir un « congrès boucher » ? Grosso modo c’est 50 personnes sur un forum selon les organisateurs (mais seulement 8 selon HADOPI) qui mettent 3 mois pour organiser une rencontre (comprendre : aller dans un bar pendant l’happy hour) dans une ville aléatoire où se déroule un match de rugby qui pourrait être assimilé à une affiche. Un mois avant le congrès les deux tiers du forum annulent leur présence avec des excuses plus ou moins élaborées. La palme revenant à l’Affreux Gnafron (« demain j’ai rando dans les Pyrénées ») et à Pilou (« j’ai tué un sanglier avec ma voiture »). Puis une semaine avant le match, une des deux équipes envoie son équipe bis et le jour J, il fait un temps de merde.

Heureusement le J-1 était là pour mettre la barre très haut, chaque membre ayant à cœur de montrer ses qualités de levé du coude à ses partenaires de rédaction. Après six heures de « bar fixe », tout le monde a tenu son rang et la Boucherie Ovalie est fière d’avoir permis l’enrichissement de Trevor Brennan. Lors de cette soirée, Ovale Masqué a rencontré ses « patrons » et n’a pas été victime d’un plan social improvisé pour délit de faciès et abus d’alcool, Damien Try a réussi à avoir le 06 de Trevor mais ça c’était avant que son portable ne s’éteigne et Greg Le Mormeck avait une veste de costume ce qui signifie que c’est un putain de capitaliste catalan qui dort parfois au Pullman. Devant autant d’incohérences, le SF a failli en profiter pour gagner à Clermont, mais au moment où on commençait à se foutre de la gueule de Pastigo, Brock James est arrivé pour passer un drop victorieux. Tout un symbole. En revanche, suite à notre rencontre avec Trevor, la question « ça te fait quoi de penser que tu t’es tripoté la bite sous les douches devant Gareth Thomas pendant toutes ces années ? » est en cours de réécriture.

Bon, évitons de parler de la fin de la soirée (on ne s’en souvient pas vraiment en même temps), et revenons au samedi soir et ce match au Stadium. Le Stadium, gazon maudit, stade particulier où le fait d’être abrité par le toit ne t’empêche pas de recevoir de l’eau dans la gueule pendant tout le match. Ce qui a permis à nos pintes de se remplir 3 fois au cours de la première mi-temps sur une base d’une gorgée par en-avant, constituant pour ce match un débit assez élevé. On passe aussi sur le vrai-faux contrôle de sécurité à l’entrée du stade où seul Marcel Caumixe s’est fait fouiller (sûrement parce qu’il est black) ou encore l’agression de six racailles toulousaines encerclant Greg Le Mormeck à l’urinoir (c’est-à-dire le grillage nord de l’enceinte). Nos 120 minutes de présence dans les gradins ont été réparties de la façon suivante :

  • 10 minutes d’attente inutile
  • 10 minutes à spéculer sur le salaire d’Ovalion et la réalisation de son profil psychologique
  • 10 minutes à se

    lever pour laisser passer les retardataires, les alcooliques et les hommes pris d’une violente envie d’assouvir un besoin naturel

  • 1 minute à rire du coup de pied de Bastareaud
  • 15 minutes d’humiliation collective en mêlée pour Jonny WillKillSoon, 15 minutes à rire de Jenkins pour Damien Try
  • 10 minutes à vilipender l’arbitrage
  • 10 minutes d’applaudissement pour Magalie Stère
  • 2 minutes de ola
  • 12 minutes d’arbitrage vidéo
  • 35 minutes à se faire narguer par un hooligan toulousain pour Jonny, 35 minutes à faire remarquer à Jonny les forces et les faiblesses des équipe sur le terrain pour Damien
  • 5 minutes pour Jonny à narguer Damien sur le bonus offensif qu’ils n’auront pas réussi à obtenir et qui leur manquera en fin de saison pour se qualifier directement pour les demi-finales, 5 minutes pour Damien à rappeler à Jonny que pour un mec qui venait de prendre 30 points, il ouvrait beaucoup sa gueule.

Voilà un compte rendu, clair et détaillé à souhait. Si vous voulez une analyse plus complète, on vous recommande de lire le compte rendu du Grand Gourou sur le Carré d’Info. Ovale Masqué avait en effet une technique imparable pour réussir à bien suivre le match : s’asseoir à coté des filles de la Boucherie, qui ont parlé de chaussures pendant TOUTE la partie. Bref, un Stade Toulousain qui prend le menu Big Mac avec une grosse mêlée (et un arbitrage maison ajoute Jonny) et un Toulon en perdition qui n’a pas démérité mais qui n’a pas su concrétiser ses quelques bonnes séquences (mais qui a surtout été tout nul précise Damien). A la mi-temps, l’arbitre aurait du se demander s’il était vraiment nécessaire de continuer le match, éviter notre calvaire et celui des abonnés Canal aurait pu lui valoir une nomination au Nobel de la Paix. En attendant, malgré la première défaite du RCT, ce congrès fut une réussite, et après la neige à Bordeaux, la pluie à Toulouse et la palinka à Budapest, nous avons hâte d’organiser une nouvelle rencontre pour, pourquoi pas, déclencher un volcan en Auvergne, ou pire, Julien Caminati à Brive ?

 

L’homme du match côté toulonnais : Gethin Jenkins

Première titularisation pour le pilier gallois et quelle première ! Dans le viseur de M. Raynal sur les mêlées, qui pensait surveiller Sheridan, il a également été sanctionné trois fois dans le jeu courant. Faute dans un ruck, plaquage au larynx (qui lui vaudra un carton jaune) et victime de la fourberie innée d’un demi-de-mêlée. Une ultime humiliation de la part de Doussain qui réalisera une action de pute que Morgan Parra n’aurait pas reniée. Pour se remettre de ce week-end toulousain, Bernard vient de lui offrir une semaine de vacances. Allez courage mec !

 

L’homme du match côté toulousain :

 

Alors, les Toulousains, c’est qui votre ouvreur préféré de tous les temps ? Frédéric qui ?