Rendez-vous en Terre trop connue, La Boucherie retourne au Racing
par La Boucherie

  • 18 January 2012
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Le Jacky Lorenzetti Appreciation Club en folie

La Coupe d’Europe : la malédiction du Racing-Metro, qui, une fois de plus, ne se qualifiera pas  et qui fait le mauvais élève en pointant à la dernière place de la poule. Néanmoins, on pouvait s’attendre à voir des joueurs revanchards et pleins d’intentions de jeu du côté français, même si le jeu, on en a vu bien davantage au Racing depuis qu’ils ont enlevé les nœuds-pap’. Alors il faut croire que Colombes fait encore rêver, on ne sait pas pourquoi, Capitaine était content d’aller voir jouer le Racing.

Accompagné de Maman Ovale De Grâce, le jeune boucher venu de contrées post-soviétiques découvrait le monde des espions du sport ovale : la tribune presse regorgeait des Austins Powers locaux représentant les plus grosses sociétés de l’hexagone en la matière : L’Equipe, le Midol, RMC…(rugbynews).
Sans s’attarder sur les « collègues », ni même sur le staff écossais ou sur le frère Berbizier, les Bouchers s’émerveillaient sur la qualité de l’accueil toujours aussi élevé, les sièges sont désormais imprimés de leur noms, instant « tadadadam ».

 

On ne s’attardera pas non plus sur les gastonneries ovaledegrâcesques: la ola avec une bouteille d’eau ouverte, le téléphone -neuf- cassé après avoir imité un lémurien sous acides… quand la Boucherie voyage, elle le fait toujours avec la discrétion et le charme teinté de mystère dus à son rang!
A peine assis, un rapide coup d’oeil sur les tribunes de Colombes laisse présager une ambiance aussi folle qu’une conférence sur la matière et l’antimatière. Les supporteurs sont là pourtant, je crois, quelque part, ha, les équipes arrivent sur le terrain et les drapeaux du Racing surgissent dans les gradins. Oui, ils sont là, mais aussi actifs que Yoann Huguet à un test anti-dopage, il faut aller les chercher pour les faire lever et ils se lèvent quand ils en ont l’occasion…

La composition du Racing fait entrevoir de possibles bonnes surprises, comme la titularisation de Sebastien Chabal ou l’alignement de Hernandez-Estebanez-Steyn, alors on se dit qu’on a peut-être réellement bien fait de venir. Surtout qu’on retrouve Juan Imhoff à l’arrière, l’étoile du club parisien en cette sombre période, incontournable joker.

Le match commence et le froid s’installe jusque dans les chaussures, pour une fois, on boirait bien un thé plutôt qu’une bière…
Caveman s’empare de son premier ballon, avance sur 10 mètres au milieu de la défense écossaise et tout le stade se met à gronder en son honneur, comme s’il le méritait encore.
J’ai du mal à voir les fautes dans les rucks alors je cherche l’écran géant pour voir le ralenti… Nous sommes à Colombes et même le panneau d’affichage fait grise mine !
La première mi-temps se sera déroulée sans grands éclats, les équipes restent proches au score malgré une supériorité assez évidente des Racingmen qui semblent trop fébriles pour finaliser quelques une de leurs actions les plus prometteuses.

La seconde mi-temps démarre comme la première et on commence à se dire que le Racing s’enlise. Ils tentent d’envoyer du jeu et l’intention de marquer un essai est flagrante. Mais les ciel-et-blanc envoient peut-être un peu trop et perdent des ballons sur un trop plein d’envie de bien faire. Résultat, les arrières écossais s’en donnent à cœur joie et exploitent bien les ballons de récupération, à l’image d’un Tom Visser en forme, avançant sur toutes les actions.
Le club francilien comprends alors que le match va leur échapper et commence, à un quart d’heure de la fin, de tenter les pénalités avec Steyn à plus de 50m, sans succès, à l’image du Racing ce soir qui tente mais bute, enfin trébute, heu trébuche; mais pas comme William, la Bûche. Super blague.
Le match continue de tenir en haleine les spectateurs et la Boucherie, sur les réseaux sociaux, parie déjà sur l’essai écossais de la gagne à la dernière minute. Mais non, ce sera un drop qui viendra crucifier le Racing sur ses terres, l’abandonnant à la dernière place et une nouvelle défaite à son tableau. L’ambiance est pesante sur Colombes.

On attend tranquillement en salle de conférence que les entraîneurs des deux équipes viennent nous éclairer sur le pourquoi du comment se match a pu se dérouler ainsi. Berbizier arrive, s’assoie et explique et nous on comprend : Edimbourg était en-dessous mais encore en-dessous il y avait nous, résultat on leur donne le match : “C’est plus une défaite du Racing qu’une victoire d’Edimbourg”, “Je n’ai pas vu une grande équipe d’Edimbourg”. Bizarrement, aucun des journalistes agréés ne songe à demander à son homologue écossais ce qu’il en pense.

Les joues de Maman de Grâce se tatouent de rouge lorsqu’apparaissent en salle de presse les mollets baroques du Baron Lo Cicero dans la salle de presse, pas franchement léger, mais franchement court vêtu ! Je dois l’exfiltrer avant qu’elle ne décompense sévèrement en public !

La sortie n’était pas facile à trouver dans le manoir de Colombe aux milles vestiaires microscopiques, mais un éclaireur nous a indiqué le chemin du parking. Encore une fois, sortie sains et saufs du Donjon de Lorenzetti, les bouchers ont apprécié l’entrée, le plat manquait de sauce piquante et le dessert était un peu amer. Mais sans nul doute qu’ils sauront apprécier la prochaine fois, qui, nous l’espérons, leur permettra de voir comment c’est Colombe quand le Racing gagne…

Par Ovale de Grâce et Capitaine