Les 10 bonnes raisons pour que le RCT intègre le championnat anglais
par Ketchup-Mayol

  • 25 janvier 2016
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par Ketchup-Mayol

 

Il y a quelques semaines, le Pharaon du Faron, menaçait de quitter le Top 14. En effet, Son Ovalitude Sérénissime jugeait (non sans raison) que la réforme rétro-active des règles du salary cap pénalisait particulièrement le plus grand club du monde de l’Univers.
Il y aura bien encore quelques négationnistes qui jureront leurs grands dieux que nooon, il n’y a pas de complot anti-toulonnais. Ce seront les mêmes qui affirmeront avoir vu un jour Wesley Fofana faire une passe.
Devant la fin de non-recevoir de Paul Goze, qui estime que le RCT serait aisément remplaçable par un club de pro D2, SOS a mis sa menace à exécution, envoyant à la ligue anglaise sa demande pour que son club intègre l’élite du rugby anglais.

 

 
Bon, contre toute attente, les instances britanniques ont pas l’air plus emballées que ça. Mais si c’était une excellente idée malgré tout ? Penchons nous sur les 10 bonnes raisons pour que le RCT rejoigne l’Aviva Premiership.
 
1. Parce que le RCT cé pas un club franssé
C’est bien connu, il suffit de parcourir les commentaires de n’importe quel forum de rugby pour se rendre à l’évidence : le RCT n’a pas sa place dans le Top 14. Même si logiquement, il devrait disputer le Super 15, le décalage horaire rendrait le calendrier problématique. En attendant qu’une expérience quantique mal maîtrisée ne téléporte accidentellement Toulon quelque part au milieu du Pacifique Sud, la solution la plus logique reste la participation au Premiership.

 
2. Pour écouter Jacques Delmas parler anglais
Avouez qu’entendre Jacques Delmas haranguer ses joueurs (et les arbitres) en anglais sur le bord du terrain, ça serait quelque chose !

 
3. Parce que le Pilou Pilou passe très bien en anglais


On ne peut pas remettre en question la prestation de nervi hystérique de Cédric Abellon, mais c’est quand même vachement plus impressionnant quand c’est braillé par un deuxième ligne comme Ben Kay. En plus, en retraduisant de l’anglais au français, les non-toulonnophones peuvent enfin comprendre les paroles.
 
4. Pour le challenge sportif
Soyons clairs, la réputation de meilleur championnat du monde du Top 14 est largement usurpée. Vous avez lu un compte-rendu de match sur la Boucherie Ovalie récemment ? Non, on se fait chier, au point que l’équipe la plus plaisante à voir jouer en ce moment, c’est le Racing 92, ça veut tout dire ! Alors que les Saracens, Bath, les Wasps, là il y a un challenge capable de redonner au compétiteur Boudjellal un regain de désir rugbystique.

 
5. Pour qu’un club anglais gagne enfin une coupe d’Europe.
Neuf ans. Neuf ans que le rugby anglais voit le Graal européen lui passer sous le nez. Mais entre nous, on ne peut pas décemment accepter de laisser Owen Farrell soulever le trophée, non ?

 
6. Pour enfin régler le cas Steffon Armitage
Il semble à peu près certain que Guy Novès n’a pas lu le scénario de The Fourth Year  et que par conséquent, il n’a pas réactivé la piste Steffon Armitage. On peut le comprendre dans la mesure où la troisième ligne du XV de France compte déjà des joueurs du calibre de Damien Chouly. L’intégration du RCT à l’Aviva Premiership pourrait sans doute redonner toutes ses chances à ‘ce poison/diable d’Armitage’ de revêtir un maillot d’équipe nationale.


« Thank you for the autograph, Mr Armitage. My son Kevin is such a great fan of yours! »

 
 


7. En hommage à Jonny Wilkinson
Jonny est venu relancer sa carrière sur la Rade. Et si, comme un symbole, le moyen de se relancer pour le RCT, de retrouver l’envie d’avoir envie (comme dirait un autre Johnny), c’était de changer d’air ? Après tout, jouer à Newcastle, c’est l’occasion d’inventer une coupe à la con style la Wilkinson Cup, et puis de toutes façons, jouer là-bas, ça peut pas être pire qu’aller à Oyonnax au mois de février…

 
8. Pour écouter les commentateurs anglais prononcer les noms de joueurs français
Pour qui s’est déjà rabattu sur des sites de streaming britanniques (pas votre serviteur, je respecte scrupuleusement la loi), il est toujours délicieusement exotique d’entendre les commentateurs d’outre-manche s’exclamer « MONSTER tackle by Basteurow ! » , « What a class act from Meumowz ! ». Rien que pour voir s’ils arrivent à mieux prononcer Taofifenua que Berbizier. Et en bonus, fini ‘Kouadé Coupeur’.

 
9. Pour exporter le stand-up à la Française
Soyons clairs, la France est connue à l’étranger pour ses vins, pour Edith Piaf et Marion Cotillard, mais pas spécialement pour ses comiques. C’est l’occasion de savoir si Mourad Boudjellal est exportable. Allez, me dites pas que vous ne paieriez pas pour voir Mourad déclarer sur Sky « I have just experienced my first arbitral sodomy » à une heure de grande écoute.

 
10. Pour l’Histoire !
Les relations entre Toulon et la perfide Albion n’ont pas toujours été au beau fixe, en témoignent la tentative d’occupation de la flotte britannique en 1790, le blocus du port par l’amiral Nelson, le sabordage de la flotte en 40 ou les performances de Paul Sackey sous le maillot rouge et noir. Quel meilleur message d’espoir et de réconciliation, avec, cerise sur le gâteau, pourquoi pas le prix Nobel de la Paix à Jonny Wilkinson et Mourad Boudjellal.

 

« Wien n’est plou beau que l’espwit d’équipe ».