Casier judiciaire : Grégory Le Corvec
par La Boucherie

  • 01 février 2012
  • 12

Par Gregory le Mormeck (aucun lien, fils unique),

J’aurais pu intituler mon article « Le Petit Grégory »…, mais je me suis dit que le mauvais goût commençait là où celui des autres s’arrêtait… (Quoi ? ça ne veut rien dire ?) Bref, dans la série des hommes bouchers je vais vous décrypter le personnage de Grégory Le Corvec

Age : 34 ans 3/4.
Taille : 194cm
Poids : 102kg
Poste : 3ème ligne aile
Nationalité : Toulonnaise
Il aime : l’odeur du gasoil le matin, cueillir des fleurs dans les champs, le bruit des tronçonneuses et les œufs mimosas .
Il n’aime pas : la violence, l’intolérance, l’injustice, les sandwichs au pâté, les parties de frisbite et les morceaux dans les yaourts aux fruits .

 

Greg né le 4 Mars 1977 à… Touuuuuloooooon ! D’un naturel discret, le petit Grégory va commencer par le « foutebole » comme tous ses copains de la Rade. Après avoir passé près de dix ans (tout de même !) à pousser la citrouille, il signera dans le club de rugby de La Valette. Sur les conseils de papa il signera ensuite au RCT où il sera champion de France 2 fois avec les Reichels. Suite logique, il évolue ensuite 3 ans au sein de l’effectif de la 1ère Toulonnaise de 1997 à 2000 avant de rejoindre Mont-de-Marsan à l’âge de 24 ans.

Un an plus tard il monte dans sa bagnole pour rallier Les Landes aux Pyrénées-Orientales et arrive à Perpignan. Il devient très rapidement un joueur essentiel de l’effectif catalan.

L’apothéose en 2007, il participe à la tournée dans l’hémisphère sud avec l’équipe de France mais n’aura le droit de porter le maillot bleu qu’à une seule reprise, tout un symbole…

Il est depuis le soldat n°1 de l’armée catalane… Dans ses veines coule du sang breton, écossais, corse et sicilien… et après on s’étonne… Il devient vite le… souffre douleur de ses copains et du top 14 ! En effet, du fait de son ADN il est sans cesse pris à partie sur tous les terrains de France, de Navarre et d’ailleurs. Comme au temps de l’esclavage, il est vite rejeté par les autres. Il est obligé de laisser sa place dans le bus, ne peut pas se doucher avec les autres, on lui refuse la bière d’après match, il tend des mains qu’on ne lui serre jamais, il doit lever le doigt avant de parler, donner son dessert à la cantoche, et surtout on l’agresse… Oui, Grégory attire la haine des autres joueurs et la reçoit souvent en pleine gueule…

 

 

D’un naturel posé et réfléchi, Greg subit les griefs, les agressions et les brimades sans rien dire. Déjà petit, on lui volait ses billes, on l’obligeait à faire le chat, on ne lui laissait pas l’accès au préau, bref on se moquait de lui et il ne disait rien…. Jamais un mot plus haut que l’autre, jamais de violence « oh putain non jamais » !
Alors, comme il se plaît à le dire : « En guerre comme en amour, pour en finir il faut se voir de près. » (Bon en fait c’était Napoléon qui disait ça mais laissons-le rêver), il tente de se faire aimer… Des gestes simples pour trouver l’affection qu’on ne veut pas lui donner. Comme si la soupape de sécurité avait sauté, il s’adonne à l’amour de l’autre par des gestes incompris dans ce domaine, mais que peut-on comprendre de l’amour quand on a sans cesse été l’objet de la haine…

Ou encore là, ce geste désespéré…

 

Du fait de sa désormais longue carrière, il est reconnu comme un proie facile et attire les convoitises… À la manière de Batman et du Joker, de Tom et Jerry, de Bip Bip et du Coyote, Greg notre gentil héros a trouvé sa kryptonite : Jamie Cudmore ! Un salop de la pire espèce qui écume les stades dans le seul but d’assouvir ses rêves de destruction… Un immonde personnage assoiffé de sang qui se cache la nuit (en Auvergne en plus, même si il suffit d’y être pour se cacher de la France) et sort les jours de matchs pour assouvir ses instincts les plus primaires, une brute, mi-homme mi-caribou.

La rencontre des deux hommes sur un terrain est insupportable et seul un public averti est autorisé à visionner les images. L’un, poussé par sa haine et son désir de sang, l’autre, poussé par l’incompréhensible amour d’avoir enfin trouvé un camarade. Un véritable jeu du chat et de la souris à la sauce viande hachée, à qui craquera chargera le dernier…

 

Heureusement, Grégory a trouvé un allié de taille. Oui tout comme Batman, il a son Robin(s)! Jamais loin de son compère, Tchale-Watchou(tchouuu) a décidé envers et contre tous de protéger et servir Greg. Il lui sauve régulièrement la vie ou, du moins, il la lui rend plus douce en rendant coups pour coups aux ennemis…

Mais une fois encore, comme Batman, Le Corvec n’a pas qu’un seul ennemi légendaire, mais plusieurs. Ainsi sur la vidéo qui suit vous pourrez remarquer que Rémy « Sangoku » Martin, une sorte de super méchant qui œuvre pour le mal, surnommé «le joueur le plus dangereux du top 14», s’en prend également à notre pauvre petit Grégory… Remarquez aussi qu’à ce petit jeu, ce même Rémy Martin a déjà perdu, un soir de 3ème mi-temps où il croisa un dénommé Olivier « Marteau » Missoup, qui lui rappela vite que pour prendre un rendez-vous chez le dentiste mieux vaut s’y prendre tôt… Mais je n’en dis pas plus, cela fera sûrement l’objet d’un prochain article…

 

On peut également citer le non moins célèbre « Djalil Narjissi si la famille », qui s’attaque verbalement et/ou physiquement aux joueurs adverses chaque week-end. Alors contre l’USAP, c’est forcement Grégory qu’il prend en grippe… Ce dernier, heureux de trouver un nouveau camarade de jeu, tente un bisou, mal compris par le monde du rugby.

 

Tout le monde l’aura compris, Grégory Le Corvec est un mal-aimé en quête d’amour et d’amitié. Certains disent qu’il est parfois méchant, d’autres parlent « d’une pute finie », il y en a même qui pensent que laisser jouer un type comme ça au rugby, c’est criminel.
Alors NON, je vous le dis tout haut, Grégory n’est pas un méchant, c’est un incompris!
Messieurs les joueurs, plus qu’un cri, un SOS : Greg veut de l’affection alors donnez lui en!!!

Un hymne a vu le jour sur la toile vantant les mérites affectifs de Grégory, merci pour lui, il le mérite.

By Gregory Le Mormeck