Les Hachoirs d’Or Coupe du Monde, 3ème partie
par Ovale Masque

  • 17 novembre 2011
  • 14

Par Ovale Masqué,

Si tu n’as pas encore voté pour les premières catégories, fais-le ici : Partie 1, Partie 2.

 

Grand Prix Clément Poitrenaud du joueur qui nous aura bien fait marrer quand même :

Ce prix vient récompenser ces joueurs, souvent talentueux, qui l’espace d’une (ou plusieurs…) actions peuvent passer du sublime au ridicule et provoquer le rire avec, à l’image de Clément Poitrenaud et ses désormais célèbres Poitrenades. Oui c’est un peu vache pour lui, mais il avait qu’à pas nous poser un lapin pour notre interview…

  • Damien Traille

La carrière internationale entière de Damien Traille pourrait s’apparenter à une vaste blague, comme il le confiait d’ailleurs lui-même après la défaite de la France contre les Blacks en match de poule : « Je considère ma sortie à la mi-temps comme une sanction. Par rapport à ma carrière en équipe de France bien sûr que ça marque… J’ai les boules. J’ai joué partout et nulle part dans cette équipe ». C’est donc tout naturellement qu’il a le droit d’être nommé dans cette catégorie. Le pire ? C’est que ce n’est pas vraiment de sa faute… Action remarquable dans cette Coupe du Monde, une réception de chandelle manquée et gros câlin contre la protection du poteau lors du match contre le Canada.

  • Quade Cooper

Annoncé comme LA star de la compétition, Quade Cooper, meilleur joueur du monde sur Youtube et sur Twitter, était un peu l’anti-Dan Carter. Face à Danny l’ouvreur presque trop parfait, trop propre, s’opposait Quade le déglingo, le fils maudit du rugby océanien, né d’une union contre nature entre Carlos Spencer et un kangourou alcoolique. Chistera à l’aveugle, passe dans le dos, pas de l’oie, transversale depuis son en-but, relances improbables et plaquages de poussin… cet homme est capable de tout. Y compris de totalement rater son mondial : ses tours de passe-passe ont à peine fait illusion contre les USA et la Russie. Catastrophique contre l’Irlande, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, il réalise son meilleur match pour la 3ème place face aux Gallois. Juste avant de se péter les ligaments croisés. Bon ou mauvais, au moins il trouve toujours un moyen de se faire remarquer.

  • James Hook

C’est l’histoire d’un mec qui démarre sa carrière internationale sur les chapeaux de roue en poussant le légendaire Stephen Jones sur le banc. Puis Jones récupère sa place et James passe un coup au centre, un coup à l’arrière. Même aux Ospreys, on ne sait plus où il joue et un dénommé Dan Biggar (qui ?) lui a piqué le N°10. Alors James fait ce que tout homme poussé à la folie aurait fait : aller à Perpignan. Juste avant ça, il a bien pensé à rater son match et toutes ses pénalités contre les Bleus en demi-finale, histoire d’être sûr de ne jamais pouvoir revenir.

  • Fabrice Estebanez

Dans toutes les équipes, on a besoin d’un joueur au niveau douteux mais sympa, qui n’ouvrira pas sa gueule si il ne joue pas et qui mettra l’ambiance en troisième mi-temps. Une mascotte. Pour les Bleus, ce sera Fabrice Estebanez. L’ancien treiziste débarque en Nouvelle-Zélande à 29 piges, avec une expérience limitée de 4 ans de rugby à XV (si on admet que Brive joue vraiment au rugby) et 5 petites sélections en Bleu. Un pari, quoi. Fabrice débute titulaire contre le Japon. Le potentiel est là, mais à trop vouloir en faire le Briviste joue trop souvent tout seul et perd des ballons. On ne le reverra que lors du match de la honte contre le Tonga : une entrée, une expulsion pour un plaquage cathédrale. Suspendu jusqu’à la fin de la compet, il reste en Nouvelle-Zélande pour mettre l’ambiance dans le bus. En grand amoureux de la fête et de la bonne humeur, son futur entraîneur Pierre Berbizier apprécie.

  • Sonny Bill Williams

Le meilleur joueur du monde pour Adidas, le Midol et les supporters toulonnais à mémoire sélective, Sonny Bill était programmé pour être avec son pote Quade Cooper la star du Mondial. Titulaire d’entrée contre les Tonga, il nous fait son numéro de cirque avec ses offloads improbables, des passes après contact avec une main dans le dos, à cloche pied, la tête à l’envers… une vraie otarie. Puis pour le glamour, il n’oublie pas de déchirer son T-shirt et de changer son maillot sous le feu des caméras. La suite ? Ben la suite c’est que dans un vrai match de rugby, Ma’a Nonu et Conrad Smith sont quand même bien meilleurs. On le revoit en demi-finale, le temps de faire une Estebanez, puis c’est à peu près tout. Désormais champion du monde, il va pouvoir négocier à prix d’or son retour au rugby à XIII, en Europe, au Japon ou au cirque le plus proche.

  • Piri Weepu

Pendant longtemps on s’est demandé si Piri Weepu n’était pas un All Blacks juste parce qu’il avait une bonne gueule et qu’il était très télégénique quand il menait le Haka. Remplaçant pendant les années Kelleher, puis remplaçant des remplaçants de Kelleher, Piri (que Marc Lièvremont décrivait comme « nul, mais moins que Cowan ») a finalement pris son destin en main pendant le Mondial. Profitant de la blessure de Carter, il prend les clefs du camion. C’est lui le vrai meneur de jeu des Blacks. Enfin un 9 qui pèse sur le jeu et qui en impose ! En plus, il prend la charge des tirs aux buts et enquille tout. Jusqu’en finale où il nous offre un festival digne d’un David Skrela des grands jours avec 3 coups de pieds envoyés dans l’Océan Indien, des mauvais choix à la pelle et un renvoi direct en touche. Il est pas passé loin d’être le héros de la Coupe du Monde. Bon finalement, ça reste Weepu, un petit gros sympa avec une tête d’Ewok, bon joueur mais un peu limité…

Qui vous a fait poiler ?

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Grand Prix Vincent Clerc du Gendre Idéal :

Ils sont trop mignons, trop gentils, trop parfaits. Certains veulent les épouser. Nous, on a juste envie de les claquer…

 

  • Vincent Clerc
  • Alexis Palisson
  • Jonny Wilkinson
  • Sam Warburton
  • Dan Carter
  • Julien Bonnaire

 

Qui est le plus bon à marier ?

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Grand Prix Jo Maso du mec qui a gagné un voyage tout frais payés en Nouvelle-Zélande, tout ça pour foutre quasiment queudalle :

Y’a des jobs, ils sont plus sympas que d’autres…

 

  • Christian Califano

« Alors Cali, comment est le terrain ce matin ? » « Il est vert Christian ! ». Merci Cali.

  • Jean Marc Doussain

Il a regardé, il a appris. Il s’apprête à continuer toute la saison avec Luke Burgess.

  • David Douillet

Deux voyages, en fait. A-t-il au moins pris le temps de saluer les fameux français à l’étranger ? Bravo pour l’empreinte carbone au passage.

Quel est le gros parasite ?

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Grand Prix Derek Bevan du meilleur arbitre :

Les arbitres, on parle d’eux que quand ils sont mauvais. Ici à la Boucherie, on vous donne l’occasion de récompenser le meilleur….

 

  • Craig Joubert
  • Wayne Barnes
  • Alain Rolland
  • Dave Pearson
  • Romain Poite
  • Romain Moite
  • Steve Walsh
  • Richie McCaw
  • Mario Ledesma

Qui est le roi du sifflet ?

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Grand Prix Marc Cécilion du joueur ou entraîneur le plus psychologiquement instable.

La catégorie reine. On le sait, le rugby est un sport violent, et les coups reçus à la tête sont nombreux… Parfois, certains acteurs du monde ovale agissent de façon étrange, sur et en dehors du terrain, et on en vient à douter de leur santé mentale. Cette catégorie vient récompenser les meilleurs d’entre eux et ceux qui, selon nous, ont le plus de chance de terminer à l’asile. Ou en prison. Même si bien sûr, on ne leur souhaite pas…

 

  • Marc Lièvremont

« Tu m’emmerdes avec ta question… ». Tel Dino, Marco était limite nervous breakdown pendant toute la Coupe du Monde. On se souvient tous de cet homme à la dérive, mal rasé, sans cravate, les yeux rouges, venu nous parler de ses problèmes conjugaux et de son apéro facebook FAIL au lendemain de la défaite contre les Tonga. Capitaine abandonné, Colonel Kurtz moustachu, Marco aurait pu totalement péter les plombs… heureusement, il est allé en finale et maintenant, c’est au choix :

  1. Un génie incompris
  2. Un martyr qui a sciemment décider d’endosser le rôle du méchant pour sauver la patrie
  3. Un gentil mec un peu con mais sacrément chanceux.

On vous laisse vous faire votre avis. Mais on se demande quand même de quoi il aurait été capable si les Tonga nous avaient vraiment éliminés…

  • Peter de Villiers

L’homme qui jadis excusait les fourchettes de Schalk Burger en déclarant que « le rugby, c’est pas du ballet » avait préparé un plan machiavélique, digne de Minus & Cortex, pour niquer tout le monde pendant la Coupe du Monde : faire l’impasse sur le Tri Nations et en envoyer ses meilleurs joueurs soit-disant blessés dans un camp d’entraînement secret. Ça aurait pu marcher, puis les hommes de John Smit se sont inexplicablement suicidés en ¼ de finale contre les Wallabies. Dans la foulée de cet échec, le brave Peter annonce la fin de son aventure à la tête des Boks. Deux semaines plus tard, il a changé d’avis et pose de nouveau sa candidature. Ok…

  • Mike Tindall

Tout fout le camp en Angleterre. Mick Jagger s’est fait anoblir, on a appris que les Sex Pistols étaient un boys band pseudo-anarchiste monté de toutes pièces, le Prince Harry ne s’habille plus en nazi pour Halloween et David Beckham n’a plus trompé sa femme depuis au moins 5 ans. Conscient qu’il fallait insuffler un nouvel esprit rock’n roll au sein du Royaume, Mike Tindall, l’homme au 30 cartons jaunes en carrière et aux 2 arrestations pour conduite en état d’ivresse, a décidé d’infiltrer la famille royale et de foutre sa merde en pleine Coupe du Monde du rugby, histoire de rebooster un peu les ventes des tabloïds anglais. Mission accomplie : pelotage de blonde dans un bar, lancé de nains, performances indigentes sur le terrain et exclusion à vie de l’équipe d’Angleterre (à 34 ans, bravo, gros courage de la RFU là) : un gros carton pour « The Fridge » qui de toute façon nous emmerde tous en nous rappelant que lui, il a déjà été champion du monde, et sans se faire une passe de toute la CDM 2003. La classe.

  • Nigel Owens

On a tous eu un ami un peu relou qui nous a cassé les couilles après sa rupture, avec des statuts de dépressif sur Facebook. Nigel Owens nous a un peu fait penser à lui dernièrement, quand il a publiquement annoncé qu’il s’était fait larguer par son compagnon, toujours sur Twitter, cet outil merveilleux qui fait vivre notre site. Après quelques twits éplorés, Nigel s’est confié dans la presse galloise sur son coming out, sa Coupe du Monde, les polémiques sur l’arbitrage, l’affaire Sapolu… Si on avait un coeur, on aurait presque chialé.

  • Manu Tuilagi

Manu Tuilagi a beau être né Samoan, il vit en Angleterre depuis l’âge de 13 ans et on aura pu constater que le garçon était parfaitement intégré. Après s’être rendu célèbre en 2010 pour avoir filé une grosse mandale à Chris Ashton et terminé la carrière internationale de David Wallace après un plaquage qui aurait été censuré dans un épisode de Ken le Survivant, Manu a complété son début de carrière prometteur en remakant Titanic dans la baie d’Auckland. Sauf que Manu n’est pas comme Léo : lui, il a eu les couilles de sauter. Roi du Monde.

  • James Haskell

La French Touch du XV de la Rose. James Haskell, qui avait signé au Stade Français pour découvrir « la vie parisienne » (si vous le suiviez sur Twitter, vous savez qu’il ne parlait pas de fumer des gauloises et de manger de la baguette) il s’est sans doute beaucoup inspiré de l’affaire DSK, qu’il a revisité avec une femme de chambre néo-zélandaise en compagnie de Chris Ashton et Dylan Hartley. Au passage, on connaissait déjà plein de synonymes pour le mot fellation, mais pas « baiser australien ». Merci James, en plus, vous êtes un homme de culture.

  • Zac Guildford

Il était avec Cory Jane le seul vrai ailier du groupe Black et avait donc une place à prendre dans le XV titulaire. Ses problèmes d’alcool lui font rater les trois premiers matchs du mondial. Enfin titulaire contre le Canada, il marque 4 essais pour sa première et dernière apparition du Mondial. On ne le reverra plus ensuite. Mais son plus haut fait d’armes remonte à ce week end, quand il a agressé un homme de 60 piges avant de monter totalement à poil sur un bar paumé aux Iles Cook. Sans doute une interprétation toute personnelle de la fameuse technique de drague du Naked Man. Prochain arrêt pour lui, la cure de désintox.

  • Eliota Sapolu

Eliota Sapolu, trois quart centre samoan et coéquipier de club de Mike Tindall à Gloucester (quelle belle paire) est a priori un homme instruit, diplômé du barreau, s’intéressant à l’histoire et à la politique. Ce qui ne l’a pas empêché de prendre des raccourcis curieux suite à la défaite des Samoans contre le Pays de Galles, qui avaient certes bénéficié de trois jours de repos de plus. On le cite, sur Twitter, « C’est un traitement injuste, comme l’esclavage, l’holocauste, l’apartheid. Allez vous faire *** ». Après une nouvelle défaite contre l’Afrique du Sud et un arbitrage litigieux de Nigel Owens, Sapolu a cru bon de traiter l’officiel de gallois de « connard raciste et partial » toujours sur le même réseau social. Suspendu 6 mois et condamné à divers travaux d’intérêt général, Sapolu évoquait récemment qu’il songeait à renoncer au rugby. Nous, tant qu’il reste sur Twitter, on rigolera bien…

Quel est le gros sociopathe ?

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