Le Labého analyse BO-Racing (22-13) Même les Biarrots sont lucides sur la contribution de Serge Blanco aux victoires du Bého. Par Jacques Gourou Le contexte : Serge Blanco, après avoir vu son équipe se faire sodomiser par M. Garcès lors du derby la semaine dernière, a fait un super gros bordel à la ligue et des têtes ont dû tomber. Résultat des courses, l’arbitre de la rencontre BO-Racing est Cédric Marchat, l’arbitre avec lequel Biarritz n’a JAMAIS perdu un match. Biarritz veut s’imposer à domicile (ce qui n’a pas souvent été le cas cette saison) pour presque assurer son maintien dans l’élite nationale. Les Racingmen quant à eux débarquent sur la côte basque avec l’intention de gagner pour confirmer leur place de barragiste, espérer faire sourire Berbizier (enfin même si le Racing mettait 100 points au Leinster, Berbize dirait d’abord que c’est normal, avant de reprocher à ses joueurs d’avoir commis deux en-avants sous la pluie). Mais les Ciel et Blanc ont aujourd’hui l’espoir de faire esquisser un sourire au coach parce qu’ils savent que le demi-de-mêlée Biarrot le peut. Yachvili peut faire sourire Pierre Berbizier. Le film du match : Les Biarrots engagent vent de face, comme à leur habitude, et il pleut sur la côte Basque. Les Biarrots vent de face occupent le terrain du Racing et une pluie de pénalités s’abat sur eux : 4 en 12 minutes ! Résultat des courses, le Yach ouvre le score. Le Racing égalise rapidement sur la 1ère pénalité accordée par M. Marchat après 15 minutes… Johnny Leo’o prend un jaune après 25 minutes et on craint du côté de Biarritz que le Racing fasse comme contre Castres, et inscrive 2 essais en infériorité numérique. Que nenni, le match est d’un ennui total, à peu près 0 minute dans les 22 mètres d’une ou l’autre équipe. Le Yach enquille 2 pénalités supplémentaires et Biarritz mène 9-3 à la pause. Blanco se dit que sa stratégie de ne jouer qu’avec Yachvili l’an prochain peut fonctionner tellement qu’il est talentueux. A la mi-temps, je constate à ma grande satisfaction que Canal a engagé un nouveau consultant qui n’est autre que Lapinou. Isabelle Ithurburu a les yeux bleus mais n’a pas froid aux yeux car elle s’amuse à poser des questions enquiquinantes à notre ancien sélectionneur, au risque de se prendre un cinglant « tu m’emmerdes avec ta question » en direct. Lapinou loue le bon match des Biarrots, et explique qu’ils sont en tête grâce à leur mental (et non grâce à l’arbitre). Ah la la ce Lapinou, il a beau avoir été le sélectionneur pendant 4 ans, il ne connaît toujours rien au rugby (ceci explique pourquoi il a un jour eu l’idée de sélectionner Huget, l’ailier dopé à l’huile d’olive (P’Huget)). Au retour des vestiaires, le Racing vent de face se montre plus entreprenant. Ils encaissent certes une pénalité très généreusement accordée à Yachvili, mais répondent par l’intermédiaire de Descons, puis Chavancy inscrit un essai, son 7ème de la saison (pas mal pour un centre) et son 4ème ses 4 derniers matchs (même Donguy et Nagusa n’en font pas autant). Ouin-Ouin si tu nous lis, tu peux appeler Henry en équipe de France, il vaudra bien mieux que Rougerie, le talent vaut plus que la coiffure (alors arrête d’appeler Roro et Szarcewski). A l’heure de jeu, Damien Traille passe un drop et Biarritz repasse devant, 15-13. Enfin les Biarrots arrivent à quelques centimètres de l’en-but du Racing, ils se mettent à la faute mais M. Marchat est bienveillant et ne siffle pas. (Big Blanco is watching you) ; Yachvili sort le ballon rapidement (ça arrive) et Ngwenya inscrit l’essai en coin que Yachvili transforme, 22-13. Les Biarrots sont à nouveau dans les 22 du Racing, Balshaw perd le ballon, Imhoff le supersonique ailier du racing le récupère il court vers l’en-but Biarrot. Ngwenya le voit, part avec 5 mètres de retard et arrive juste avant Juan Imhoff, superbe sprint entre les 2 ailiers (l’Argentin n’a rien à voir avec Julien Saubade qui se serait fait rattraper par Marconnet). Biarritz, grâce à une 16ème pénalité accordée (contre 4 pour le Racing) tape en touche et s’impose 22-13. Blanco est satisfait. Les joueurs : Biarritz : Première ligne : a livré un beau duel en mêlée avec celle du Racing (un coup à toi un coup à moi). Héguy a gagné de précieux mètres au combat et a été très précis sur ses lancers. Watremez a constamment su remettre Biarritz dans le sens de la marche. Deuxième ligne : Jérôme Thion s’est un peu accroché avec des Racingmen (il faut dire que l’un d’entre eux a osé s’accrocher avec Yachvili) et a bien nettoyé les rucks. Taele nous a coûté des points, comme à son habitude. Troisième ligne : Harinordoquy a pris beaucoup de ballons en touche, y compris sur les lancers franciliens. Benoît Guyot a gratté plusieurs ballons en perturbant régulièrement les sorties de balles de Durand et Descons. Charnière : Dimitri Yachvili n’a inscrit que 14 points, c’est son 3ème plus mauvais total de la saison. Peyrelongue n’était pas dans un grand jour (enfin pas dans une grande saison) et Bosch a été tout aussi transparent mais a adressé une magnifique passe à Ngwenya pour l’essai (et oui, même les Argentins savent faire des passes). Centres : Le candidat défait aux primaires, Damien Traille avait l’occasion de se venger et il a inscrit un drop. Sa côte de popularité est remontée (à Biarritz en tout cas). Haylett-Petty nous a fait un match Florian Fritz, avec 18 plaquages et un ou deux franchissements, misant sur ses appuis. Ailiers : Bolakoro a commis bon nombre d’en-avants et de plaquages manqués, à croire que Guillaume Boussès a changé de maillot afin de jouer pour Biarritz. Ngwenya a fait parler sa puissance, ses appuis et surtout sa vitesse, performant offensivement et défensivement (je pense que Blanco peut le garder dans l’équipe de l’an prochain avec Yachvili, en plus, ça règlerait le problème de l’absence du Yach durant le tournoi). Zi a remporté son duel face à Imhoff et a inscrit un essai. Sa danse qui s’en suivit était sans doute la danse de la passe argentine réussie. Arrière : Iain Balshaw a été correct, sans plus. Il a cependant réussi à prendre quelques intervalles, sans véritablement semer la pagaille dans la défense du Racing. Il a montré ses limites en défense, en étant régulièrement pris de vitesse par Imhoff. Les joueurs du Racing : Le talonneur Benjamin Noirot a fait office de pizzaïolo durant tout le match, en manquant un nombre incalculable de lancers en touche volés par ses anciens partenaires. A-t-il oublié qu’il ne jouait plus avec eux ? (ça paraît farfelu mais rappelons qu’un avant n’a pas grande mémoire, et encore moins si c’est un première ligne). John Leo’o s’est inspiré de David Skrela en sortant sur KO à l’heure de jeu. Chavancy et Steyn ont été les véritables détonateurs de la défense de Biarritz, bien aidés par la vitesse d’Imhoff et les bons choix d’Hernandez. Descons a été plutôt moyen. Les déclarations d’après-match : Serge Blanco, au téléphone : « Peux-tu me réserver une séance massage et une entrée au SPA au nom de Marchat, M-A-R-C-H-A-T, merci » Jérôme Thion : « La semaine dernière scrogneugneu, on nous a reproché de ne pas avoir distribué suffisamment de baffes scrogneugneu, alors j’ai décidé de prendre l’initiative et de me rattraper cette semaine scrogneugneu, humff [un caméraman gobé] ». Damien Traille : « Pour la première fois après les primaires, je désire m’adresser aux électeurs, pour leur dire qu’ils ont fait le mauvais choix. Choisir d’élire Papé, c’est plonger dans le désespoir, vous vous êtes dit dans l’isoloir que vous en aviez assez et que vous n’y croyiez plus, alors vous avez pensé que « quand y en a marre, y a Malabar ». Dans cinq ans, électeur, sache « qu’il n’y a que Traille qui m’aille ». Pierre Berbizier (les espaces sont présents pour mieux représenter le rythme Pierre Villepreux de sa parole ndlr) : « On a é té mé di oc reu au jou rd hu i, on a lai ssé li ni ti a ti veu aux Bi a rrots am bi ti eux, on a per du pi to ya ble ment. » About Jacques Gourou : à découvert le rugby par un dimanche pluvieux de février grâce à France 2. Pierre Salviac l’amusait à 6 ans mais le saoulait déjà à 10 ans. Supporter du Biarritz Olympique depuis toujours, il sait mieux que quiconque que l’important c’est de participer et qu’être homme, c’est accepter de tout perdre.
Le Lab’ého vous explique pourquoi il ne faut pas rater le derby basque De toute façon on va pas non plus sortir dehors… Par Jacques Gourou, I. Présentation des deux villes Biarritz, sa grande plage, son casino, ses hôtels luxueux, ses thalassos et ses gigantesques villas n’est ni plus ni moins que le Monaco de l’Atlantique. Bayonne, son port industriel, ses centaines de tavernes, ses arènes et ses quartiers populaires, abrite ceux qui ont raté leur vie et qui ont sombré dans la dépression. Les Bayonnais accusent sans cesse la ville de Biarritz de jouir d’une ambiance surfaite (surf-aite) et se disent plus conviviaux, comme le montrent les fêtes de Bayonne en août (il ne faut pas les prendre à la légère, Ovale Masqué économise depuis 15 ans pour pouvoir se les offrir un jour). Biarritz la prestigieuse contre Bayonne l’authentique. La rivalité (voire même la haine) entre ces deux villes ne date pas d’hier. Les Biarrots souvent Gayfriendly, et redevables de l’ISF, passionnés par les jeux d’argent et les belles voitures face aux Bayonnais, souvent allocataires du RSA, passionnés par le sang (corrida, rugby) et la Pitchouli (pinard local). Biarritz, capitale du Surf contre Bayonne capitale du chocolat connaissent l’apogée de la rivalité depuis le début du XXème siècle, au moment où chacune des deux villes s’est dotée d’un club de rugby. Samedi prochain, le Biarritz Olympique Pays Basque et l’Aviron Bayonnais Rugby Pro s’apprêtent à disputer leur 101ème rencontre (pour l’instant, c’est Biarritz qui mène 50 à 43 et c’est normal). II. Rappel historique Le premier derby basque eut lieu en 1906 et fut remporté sur tapis vert par Biarritz parce que les Bayonnais n’avaient pas assez de joueurs licenciés. En 1934, les deux clubs se sont même affrontés en finale du Championnat de France (finale remportée par Bayonne). L’Aviron est sacré pour la seconde fois de son histoire (après 1913). L’année suivante, c’est le BO qui ramène le Brennus, puis qui récidive en 1939. Mais la seconde guerre mondiale arrive juste après. D’ailleurs, les derbys basques qui se sont déroulés durant cette période n’ont pas été comptabilisés. Bayonne remporte son dernier titre de champion de France en 1943. Puis les deux clubs basques connaissent une longue période de disette. En 1982, Bayonne échoue en finale puis en 1992, c’est Biarritz qui échoue à son tour en finale. D’ailleurs le quart de finale était ni plus ni moins qu’une affiche Biarritz-Bayonne (victoire du BO 16-15). Puis les deux clubs descendent successivement en seconde division. Bayonne remonte en première division en 2004 et depuis, prend souvent des pilules sévères lors des derbys basques (41-16 ; 54-0 ; 20-0 ; 40-10). III. Anecdotes croustillantes Les derbys basques sont souvent des derbys de passion où les coups pleuvent. – Bagarres et débordements (le deuxième tome des Aventures de Lapinou) Un jour, un Biarrot et un Bayonnais ont décidé de terminer la bagarre engagée sur le terrain sur un ring de boxe. Lors d’un derby il y a quelques années, les Bayonnais ont vandalisé le stade Aguiléra, en ôtant le « Y » de « Pays » sur le logo du BOPB, ce qui faisait donc : Biarritz Olympique PAS Basque. La légende raconte que le président du BO a porté plainte contre X pour Y volé. Plus récemment, le père du capitaine de Biarritz, a fait irruption sur le terrain pour défendre son fiston mesurant 1m92 pour 109kg qui était pris dans une bagarre. Résultat des courses, Biarritz s’est fait suspendre son stade et a pris une amende tandis que Bayonne s’est vu refuser son essai à cause de la bagarre, ce qui a permis à Biarritz de remporter le centième derby basque. C’est pourquoi Lucien sera à surveiller de très près samedi, il peut récidiver à tout moment. On ne fera pas l’inventaire des bagarres générales ayant mal tourné car il y en a dans chaque derby basque qui se respecte. IV Le 101ème derby Basque Celui qui s’annonce samedi promet d’être tendu, sachant que ce match est celui de la dernière chance pour Bayonne. Si l’Aviron perd ce match, ils sont sûrs d’aller en Pro D2 l’an prochain. Les Biarrots quant à eux voudront gagner ce match pour enfoncer leurs ennemis et enchaîner un 5ème succès consécutif en championnat. Le BO part favori pour cette rencontre. Ce sera sans doute un match fermé (avec un score digne d’un match du Racing Métro, 6-3 ou 9-6 (non, 9-2 n’est pas un score possible… quoique). Ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’enjeu va étouffer le jeu et les accrochages réguliers vont empêcher la partie de s’emballer. Puis les ailiers des deux équipes sont d’une grande médiocrité (entre Bolakoro qui se fait battre au 100 mètres par Barcella, Benoît Baby qui commet plus d’en-avants en un match que le Stade Toulousain durant toute la saison, Joe Rokoçoko qui est toujours à 0 essai inscrit depuis son arrivée sur les bords de l’Adour et Yoann Huget qui allie la vitesse du Lémurien de la Garonne, le jeu au pied de Beauxis, la qualité de passe de l’ouvreur de Toulouse, les bons choix de Lionel B. et le nombre de points inscrits de son compère Rokoçoko. En réalité, Biarritz regorge de joueurs talentueux, Dimitri Yachvili…..et c’est tout. Même si Damien Traille contre Bayonne, c’est comme Imanol contre les Anglais, c’est le seul gros match qu’il nous sort de l’année. Côté Bayonne, il y a Mike Phillips qui est capable de faire reculer le pack biarrot à lui tout seul et qui est un éminent spécialiste des groupés-pénétrants mais les autres joueurs sont dénués de tout talent. Les derbys basques ne se regardent pas pour la qualité du jeu, mais pour le sang qui gicle de partout. Les derbys basques, ce n’est pas du Rugby à XV, c’est de la Générale à XV. Un Bayonne-Biarritz est un match qui se finit à 11 contre 10 (comme au ballon rond) et où l’arbitre n’a même plus de place dans son calepin pour noter les noms des exclus (et ce n’est pas que dû au fait qu’il y ait des noms tels que Marmouyet, Rokoçoko, Harinordoquy…) Un derby basque, c’est comme un match où Sylvain Marconnet, Dylan Hartley, Jamie Cudmore, Pascal Papé, Rémy Martin, Jean-Pierre Pérez, Grégory le Corvec, Juan Manuel Leguizamon, Julien Bardy, Bakkies Botha, Florian Fritz, Mamuka Gorgodze et Julien Caminati sont réunis. Le match où chaque joueur devient un spécialiste du découpage, de l’éminçage, du taillage, des effusions de sang et de boxe, le match où chaque joueur cache un hachoir dans sa chaussette, le match avant lequel chaque joueur affute ses crampons pendant 2 heures, le match le plus saignant et le plus sanglant de la planète Ovale ; ce match n’est autre que Bayonne-Biarritz !! Pour vous donner un avant goût (avant coup comme on dit dans ma région) de ce match, voici cette vidéo sponsorisée par Sam Warburton Demi-finale Production. Et un peu de nostalgie :
Le LaBého analyse Biarritz – Clermont (15-14) Gagner son maintien en se prenant un 2 essais à 0 à domicile, seul Biarritz en était capable. Dimitri Yachvili au naturel, profitant du soleil sur la cote basque. Par Jacques Gourou Contexte : Les Biarrots, depuis le retour de Dimitri Yachvili, comptent 3 victoires ces 3 derniers matchs. Les Clermontois, enchainent les succès à domicile comme à l’extérieur et se présentent à Aguilera avec une série de 3 succès consécutifs. Les Biarrots poursuivent leur remontée au classement et leur prise de distance par rapport aux relégables. Les Clermontois reviennent peu à peu sur l’ogre Toulousain et sont solidement ancrés à la deuxième place. En cas de succès, Biarritz pouvait être quasiment sûr d’être maintenu en top 14. Un succès aurait permis aux Clermontois de prendre la première place du championnat. Mais ce match était aussi un match entre Parra et Yachvili pour le titre (peu honorifique) de meilleur 9 de France. Le film du match : Comme on le sait, les Biarrots sont des Warriors. Ils gagnent le toss et décident de donner le coup d’envoi au Clermontois en jouant vent de face et soleil dans les yeux pour la première période. Résultat des courses, Imanol n’a capté aucun renvoi (heureusement que Balshaw traînait toujours derrière pour sauver les meubles). En jouant vent de face et soleil dans les yeux, les Biarrots occupent le terrain adverse (warriors je vous l’avait dit) et Yachvili finit par passer une pénalité. Puis les Clermontois marquent un essai controversé par Lapandry. Les Biarrots font l’effort en mêlée mais l’arbitre refuse de pénaliser Clermont. Les Clermontois relèvent alors le ballon et partent à l’essai après une occasion collective menée par Rougerie, Fofana et Malzieu. Puis Yachvili se fait prendre à son propre jeu en se faisant contrer un dégagement par Benjamin Kayser. Brock James transforme ces 2 essais et Clermont mène 14-3. Yachvili réduit la marque avant la pause, 14-6 aux citrons. Au retour des vestiaires, je commence à m’inquiéter, notre boucher adoré Jamie Cudmore est toujours sur le banc. Yachvili réduit la marque à 5 points, 14-9. Puis entre en scène le Découpeur Auvergno-Canadien, collectionneur de côtes et de phalanges, qui doit se racheter après son vilain geste contre l’USAP la semaine dernière (cette scandaleuse accolade avec Le Corvec qui me glace encore le sang). Il était temps qu’il rentre parce que ce match est scandaleusement ennuyeux. La conquête est médiocre des 2 côtés, le match se cantonne dans le camp de l’ASM que Biarritz ne cesse de presser. Le match se déroule, les minutes s’égrainent, les pénalités du Yach s’enchaînent (3), Biarritz passe devant au score 15-14 mais Jamie Cudmore n’a toujours pas frappé et David Skrela tient toujours sur ses jambes. Au final, Biarritz l’emporte 15-14 au terme d’un match ennuyeux où Cudmore a apparemment changé sa définition « d’échanges d’amabilités ». Les joueurs de Biarritz : La première ligne : En première période, la domination en mêlée était totale. Cela s’est atténué avec l’entrée de Romain Terrain à la place de Guinazu et les Clermontois ont même commencé à dominer lorsque Marconnet a remplacé Watremez. Ce dernier manquera à ses partenaires lorsqu’il disputera la Scooter Cup avec Montpellier plutôt que le derby Basque, trop violent à son goût. Comme par magie, après le retour de Guinazu, la mêlée Basque a repris l’avantage sur son homologue. En touche, les lancers de Romain Terrain comme ceux de Guinazu ont régulièrement été captés par la troisième ligne Auvergnate. La deuxième ligne : Jérôme Thion nous a fait part de sa grande intelligence en préférant se battre avec Julien Pierre plutôt qu’avec Cudmore. Taele a été correct, sans plus. Le retour de Lund après plusieurs mois d’absence a fait du bien, notamment en touche. La troisième ligne : Responsable de nombreuses pertes de balles en touche, elle a handicapé le BO dans sa conquête. Lauret et Harinordoquy ont été très moyens durant les phases de combat à l’inverse de Benoît Guyot qui s’est montré performant, notamment durant les phases offensives. La charnière : Yachvili a été correct. Il a inscrit tous les points de Biarritz et s’est appliqué à sortir les ballons rapidement, mais il a manqué 2 ou 3 pénalités et un drop. De plus, il est responsable du deuxième essai Clermontois. Julien Peyrelongue a été bon dans l’organisation du jeu de son équipe sans être franchement excellent. Il a fait le boulot, c’est déjà ça. Les centres : Charles Gimenez a été assez mauvais, en se faisant bouger sur tous les plaquages. Il n’a pas apporté grand chose dans l’animation offensive. On peut considérer qu’il a été aussi inutile que la note du match de Canal+, c’est dire ! Dane Haylett-Petty (DHP) a apporté de solides garanties en défense mais a été très stérile durant les phases offensives. Pampa Boy (Marcelo Bosch) décroche à nouveau le trophée Simon Mannix de la coupe de cheveux la plus « originale ». Il a soulagé les Biarrots à plusieurs reprises grâce à un jeu au pied efficace. Ceci dit, on a quand même nettement remarqué l’absence de Damien Traille à ce poste. Les ailiers : Ngwenya a fait preuve d’une rare stérilité lors des phases offensives et a été totalement incapable d’apporter un petit grain de folie au match (DHP et Pampa Boy, les centres, n’en ont pas été capables, d’où ce match ennuyeux). Benoît Baby, face à ses anciens partenaires, a livré un match intéressant. Il a obtenu deux pénalités, a réussi à franchir une ou deux fois la ligne d’avantage et a réussi a provoquer l’expulsion temporaire d’un Clermontois. Il a largement remporté son duel face à Jean-Marcellin Buttin. L’arrière : Iain Balshaw a incontestablement été le plus dangereux côté Biarrot. Il a réussi à semer la discorde à deux ou trois reprises dans la défense Auvergnate et a gagné des mètres précieux grâce à sa vitesse et à sa puissance. Les joueurs de Clermont : La première ligne : Aurait très bien pu passer pour la première ligne Australienne lors de la dernière Coupe du monde. Elle a été mise à mal par les Biarrots en mêlée fermée, notamment Raphaël Chaume, le gaucher, mais lorsque Lionel Faure est rentré, la situation s’est nettement arrangée ; les Clermontois ont toutefois perdu des munitions précieuses à cause de ce secteur de jeu. L’inventeur de la devise « No Scrum, no Win », n’était pas qu’un vieux pilier droit réalisant un complexe d’infériorité et voulant se donner une importance auprès de ses trois-quarts. Vincent Debaty a été transparent, en étant médiocre en mêlée et absent dans le jeu. Benjamin Kayser a effectué de bons lancers tout au long du match (avant d’être remplacé par Tii Paulo) et a inscrit un essai. La deuxième ligne : Nathan Hines a livré une partie honnête en étant présent sur les phases défensives et autour des rucks. Julien Pierre a été présent en touche et a fait preuve d’une grande intelligence de jeu en mettant à profit toute son expérience. Cudmore a juste été dégoûtant. La troisième ligne : extrêmement performante. Lapandry a été l’auteur du premier essai, Bonnaire a contesté un paquet de ballons en touches et à même capté des lancers Biarrots. Bardy et Vermeulen ont été solides dans le jeu. La charnière : Morgan Parra a été franchement moyen et a incontestablement perdu son duel face à Yachvili. PSA présent dans les tribunes a dû se rendre compte de son erreur. Il a pas animé le jeu Clermontois comme il aurait dû, et a été approximatif dans son jeu au pied. Brock James a été bon en animant convenablement les attaques Clermontoises et en prenant les bonnes décisions. David Skrela n’a pas été KO et a prouvé, qu’il était le meilleur ouvreur de France (il n’a certes pas été étincelant, mais d’un meilleur niveau que Beauxis ou Trinh-Duc lors du dernier Tournoi). Radosavljevic est rentré tardivement et nous a fait grâce de deux en-avants bien sentis et de deux ou trois passes ratées en quelques minutes seulement. On soulignera le jeu de mot de Thomas Lombard « Rado est entré à un moment charnière du match ». Les centres : Aurélien Rougerie, capitaine a fait un bon match, en apportant l’essai de Lapandry. Il a même jugé être suffisamment bien coiffé pour donner une interview devant les caméras à la fin du match. Wesley Fofana était bien surveillé par la défense Biarrote mais à réussi à créer le danger à quelques reprises, surtout en fin de match. Les ailiers : Julien Malzieu a été percutant en début de match et a été de moins en moins présent au fil du match. Jean-Marcellin Buttin a sauvé un essai Biarrot grâce à un en-avant volontaire et a pris un jaune. Il a perdu son duel d’ailiers face à Benoît Baby (je pense qu’après telle humiliation, il sera contraint de suivre les pas de Dan Parks l’Ecossais, qui a mis un terme à sa carrière internationale après s’être fait contrer par Charlie Hodgson sur un dégagement). Nakaitaci n’a pas non plus réussi à trouver de brèches dans la défense Biarrote. L’arrière : Lee Byrne le Gallois a été bon, juste dans ses choix de jeu et était en couverture sous chaque ballon. Il a empêché un essai Biarrot avant la pause en plaquant illicitement un Biarrot (puisque Raynal était laxiste, autant en profiter, et il a eu raison, même si ça n’a rien changé).