Le Lab'Hérault analyse CO – MHR (31-15), ou la mort du beau Rugby Fufu Bieragogo est éliminé. Du coup, il va pouvoir regarder les demi-finales complètement bourrés, en sachant qu’il n’aura pas à rédiger de compte rendu. Par Fufu Bieragogo, Dans le monde de l'ovalie, il est des matches, qui par leur beauté, leur intensité, leur grâce, s'inscrivent dans la Légende, et alimentent, même plusieurs décennies plus tard, les sempiternels débats enivrés dominicaux des piliers de comptoirs de la France entière. Puis il y a le Top14, et surtout ses phases finales, faisant l'apologie du non-jeu, le plaidoyer de l'ennui, la consécration de la fiente ovale. Certains marginaux, comme l'Union Bordeaux-Bègles ou Montpellier, ont malgré tout tenté d'enrayer cet inexorable déclin. Une tâche ardue, qui côtoie l'impossible. Les héraultais du MHR ont pourtant bien failli réussir la saison passée, délectant les spectateurs d'un rugby fluide, et osons le dire, spectaculaire, qui emmena le bateau bleu sombrer à 15 minutes et 6 points du paradis. L'espoir était donc de mise, ce weekend : on croyait à nouveau à l'exploit et à la victoire du « rugby champagne » avant ce Castres-Montpellier. Foutaises. Le miracle ne s'est pas renouvelé, le CO, parfait représentant de l'anti-rugby, a finalement atteint les demi-finales. En ce vendredi 25 mai, c'est le rugby français a subi une lourde défaite. Rendre un match du CO intéressant. Mission impossible. Le contexte : Remake presque parfait du barrage 2011, le Masoe Olympique reçoit les troupes du capitaine Ouedraogo à Ernest Wallon, pour décider de qui aura le droit de passer 80 minutes en enfer la semaine prochaine. Chris Masoe porte le numéro 8, le Castres Olympique est donc au complet. Le MHR, quant à lui, est privé de ses deux demi-de-mêlée Julien Tomas et Benoît Paillauge, laissant le jeune Eric Escande aux commandes. Le chef d'orchestre se nomme Patrick Péchambert, et je peux vous dire qu'il va nous jouer une sacrée symphonie. A noter qu'il y a autant d'âmes sur le terrain qu'en tribunes (en même temps pour voir Castres jouer…). 21 heure précise, le crâne luisant de M. Péchambert donne le coup d'envoi de ce premier match de barrage. Le film du non-match : Une minute après le coup d'envoi de Bernard, M. Péchambert débute son concert et pénalise Gorgodze sans raison. Pierre Bernard et sa moustache en profitent pour ouvrir le score. La réponse montpellieraine ne se fait pas attendre et part camper dans les 22 mètres castrais. Patrick Péchambert, cartonateur précoce s'il en est, adresse une biscotte au numéro 9 tarnais Lacrampe (note de la rédaction : aucun calembour ne sera fait concernant ce joueur, à la Boucherie, on n'aime pas la facilité). Comme prévu, Martin Bustos Moyano qui avait trop forcé sur le mezcal la veille, n'est pas en état de régler la mire, et rate la pénalité. Et la suivante aussi, tant qu'on y est, tiens. En supériorité numérique, le MHR impose un rythme diabolique, mais Castres ne cède pas et parvient même à inscrire trois nouveaux points par le pied du gnome Teulet. Peu après le quart d'heure de jeu, Martial, suite à une belle percée, transmet à Tekori qui ne se fait pas prier et aplatit la gonfle contre le poteau. L'essai est refusé après arbitrage-vidéo, mais ce truand de Lacrampe se fait justice lui-même et parvient à atteindre la terre promise sur la mêlée qui suit. Teulet transforme : 13-0 pour Castres. Le MHR est plus mal barré qu'une faute d'orthographe. Les héraultais repartent à l'assaut, et sur un contre de Gorgodze et éch Paleo Diet Guides From Robb Wolf ouent à deux mètres de l'en-but tarnais. Péchambert pénalise la défense. Fulgence Ouedraogo indique les poteaux, sur les conseils du staff. Comme un symbole… Le triste spectacle continue, nous en somme à 13-3. Pendant ce temps, M. Péchambert réinvente les règles de la mêlée et pénalise Jgenti, manifestement coupable de trop avancer. Mais c'est à la 28ème minute que la Comedia Dell'Arte connait son apogée : le deuxième ligne montpellierain De Marco écope d'un carton jaune suite à une simulation Valbuenienne de Lacrampe, expert en filouterie. Encore un signe de la lente mort de ce noble sport autrefois connu sous le nom de rugby. Thierry Lacrampe, favori pour le prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2013 et pour le prix Joseph Staline de la plus belle moustache 2012 A la demi-heure de jeu, sur un hors-jeu imaginaire, Castres obtient une pénalité très bien placée, et choisit de privilégier le jeu en optant pour la pénaltouche. Sauf que c'est Castres, donc il n'en sortira rien de probant. Le CO inscrit malgré tout 3 nouveaux points dans la foulée. Mon espoir renait lorsque Tulou, sur une charge monstrueuse, éteint la lumière chez Ibrahim Diarra, qui regardera la fin du match depuis la touche, puis s'offre un essai en coin validé après arbitrage-vidéo. Martine rate encore son coup de pied, nous sommes à 16-8. On recommence à y croire, mais Teulet inscrit une nouvelle pénalité. A la mi-temps, le score est de 19-8. La deuxième mi-temps, contre toute attente, parviendra à être encore plus chiante que la première. Castres fait du Castres : aucune animation offensive, et on attend la faute. Et le plus triste dans tout ça, c'est que ça marche. L'écart ne cesse de grandir au fil des innombrables pénalités sifflées par monsieur l'arbitre. Deux événements marquants cependant : le carton rouge, assez sévère, de Joe Tekori pour un placage à l'épaule sur le p'tit Escande, et l'essai de Fakaté qui va en dame avec 5 castrais sur le dos. Le match se terminera sur le score de 31-15. Fin du supplice. Fabien Galthié a trouvé une raison de faire la gueule. Le début de la fin? Contrairement à l'année dernière, le MHR n'atteindra pas la plus haute marche du Top14, laissant le Castres Olympique, chantre de l'anti-spectacle et du rugby pauvre, tenter sa chance pour le titre suprême. Voilà le triste sort qui attend le Top14, pourtant décrit par certains comme le «meilleur championnat du monde » : des rencontres soporifiques, se résumant à une partie de ping-pong, seulement agrémentée de pénalités gracieusement offertes par la LNR. Une fatalité à laquelle même le grand Stade Toulousain semble se plier. Les héraultais peuvent maintenant aller se reposer sur les plages de Palavas et du Cap d'Agde, loin de ce Top14 insipide qui ne les comprend pas, en attendant la saison prochaine, histoire de revenir faire chier tout ce beau monde… Encore une fois, chapeau l'artiste! Et à l'année prochaine… Paleo Diet Guides From Robb Wolf zp8497586rq
Pourquoi le MHR doit se qualifier pour les demi-finales Fufu Bieragogo entre en campagne. Par Fufu Bieragogo, Comme vous ne l'aurez sûrement pas remarqué ces temps-ci, les beaux jours arrivent, et avec eux les phases finales du plus grand championnat de l'univers, le Top14. Phases finales débutant ce week-end avec les barrages, qui décideront de qui ira tenter sa chance dans la course au Brennus contre les ogres toulousain et auvergnat. Montpellier, Toulon, Castres et le Racing Métro : quatre prétendants pour seulement deux places. Parmi ceux-ci, le vice-champion de France en titre, une équipe de joyeux lurons emmenée par un stratège plus pokerface que Sébastien Chabal. Vous l'aurez compris, il s'agit de l'inimitable, l'indomptable, l'imprévisible Montpellier Hérault Rugby, qui cette année encore, est promis à faire des merveilles. En 2012, la bande de copains du MHR revient pour faire chier son monde. Fallait pas les inviter. Amis bouchers, Fufu Bieragogo vous présente le Top 10 des raisons pour lesquelles le MHR doit passer le barrage. Number 10 : Parce qu'on le mérite ! Bah oui. On est quand même la seule équipe de France à avoir tenu tête au Leinster (16-16), on est partis de la 13ème place à la 6ème journée pour terminer 5ème du classement, et on a réussi à gagner trois matches en huit jours (à Lyon, contre Clermont, puis à Biarritz). Avouez que ça en jette. Alors que de l'autre côté, qu'a fait Castres qui légitimerait une place en demi-finale, à part laisser Chris Masoe s'amuser sur un terrain pendant 80 minutes ? Rien, nada, peanuts. Number 9 : Pour voir Fabien Galthié sourire Et encore, c'est vraiment pas sûr. Number 8 : Parce qu'on est sympa ! Ben quoi, c'est vrai : on fait pas de bruit, on marque des beaux essais depuis les 22, on laisse gagner Agen, Brive et Bordeaux chez nous pendant la Coupe du Monde, et on fait même chier Mourad Boudjellal. Ajoutez à cela des joueurs charismatiques comme Ouedraogo, Jgenti ou Tomas (bon, vous oubliez le grand barbu costaud au fond), et des Argentins pour faire les barbecues le dimanche, et on obtient une belle équipe bien sympathique que personne n'aimerait voir éliminée si tôt. Pas vrai ? Sérieusement, il vous donne pas envie de lui faire un gros câlin ? Number 7 : Pour voir du jeu, du vrai, et peut-être même des essais Qu'on aime le MHR ou non, il faut l'avouer : le Droopy Squad produit l'un des plus beaux jeux du Top14, en partie grâce au maître Fabien Galthié, qui tente tant bien que mal de raviver les braises du French Flair, éteintes depuis bien des lunes. Un French Flair au fort accent latino, mais quand même. Souvent dans les rencontres de play-offs, la victoire revient à l'équipe qui a le meilleur buteur (ce qui s'est vérifié l'an dernier lors de Castres-Montpellier Volume I). Le problème pour le MHR, c'est que si l'an dernier il fut irréprochable, Nadine Bustos Morano vise aussi bien cette année qu'un Gilbert Montagné au sortir de la féria de Béziers. Du coup, Montpellier est condamné à marquer (beaucoup) d'essais pour se qualifier, puisque des pénalités, on en mettra pas des masses. Alors pour pas se faire chier une fois les demi-finales venues, il vaut mieux que le MHR les joue. Parce que je veux pas vous faire peur, mais si les joyeux lurons du Sud ne passent pas, les 3 derniers matches de la saison seront AU MIEUX au niveau de la finale du Challenge Européen. Effrayant, n'est-ce pas? Number 6 : Parce qu'on a autant envie de voir Castres en demie que de donner son hamburger à un Roumain Au risque de m'attirer les foudres de la population castraise qui atteint le nombre astronomique de 42 000 habitants, je me permets de vous poser cette question. Soyez honnête, pour une fois. Qui, je dis bien QUI, a envie de voir le Castres Olympique disputer un match de plus ?… Non ? Personne ?… J'en étais sûr. C'est déjà un exploit en soi qu'un club aussi insipide, avec des joueurs aussi fades et bizarres (y a qu'à regarder Romain Teulet) et un jeu aussi laid, ait réussi à atteindre les barrages. Y a bien Chris Masoe qui mérite un coup d'oeil, mais même Tana Umaga et Mike Tindall ne sauraient remonter le niveau de funkytude du C.O. buy cigars « font-size: small; »>Non mais franchement… FRANCHEMENT. Number 5 : Parce que si on n'est pas champions, on va se taper la honte à Montpellier Cela n'aura échappé à personne, le Montpellier Hérault Sporting Club, emmené par notre Loulou national qui n'a rien à envier à Mourad Boudjellal pour ce qui est de l'art de la rhétorique, est le champion de France de football 2012. A côté de ça, le Montpellier Hand Ball est lui aussi champion national, pour la 137ème fois consécutive. Du coup, au rugby, on est un peu obligé de ramener le Brennus place de la Comédie. D'abord pour réaliser un triplé historique, et ensuite parce qu'on va se faire allumer sévère par les autres sportifs pendant au moins un an si on n'y arrive pas. Number 4 : Pour que l'esprit boucher perdure en phases finales Rémy Martin, Thibaut Privat, et le plus grand d'entre tous : Mamuka Gorgodze. La Triade montpelliéraine semble indispensable au « bon déroulement » de la demi-finale contre Toulouse. Car, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, il en faudra, du boucher, pour concurrencer la bataille cataclysmique qui s'annonce de l'autre côté du tableau : Bakkies Botha vs Jamie Cudmore. Et ce sont pas Marc Andreu et Rory Kockott qui pèseront sur la balance. Quoique… Number 3 : Pour faire honneur à un grand malade, comme dans les films Décembre 2011, Eric Béchu, troisième membre du trio d'entraineurs du MHR, connait des ennuis de santé et doit cesser toute activité. Il sera absent des terrains jusqu'au 10 avril suivant, très affaibli et délesté de 40 kilos. Si l'alter ego de Galthié se porte mieux désormais, les troupes de Droopy seront boostées à l'idée de gagner pour lui, qui a tant fait pour le club. Un scénario de film américain à gros budget. Cette année, Montpellier a le monopole du coeur. Voilà pourquoi les autres équipes DOIVENT s'incliner devant le MHR, ou elles le regretteront toute leur vie. Et elles le savent. Obiwan Kenobi est formel : Montpellier ira en demi-finale. Number 2 : Parce qu'on en a marre de perdre contre Toulouse ! Statistique inquiétante : le MHR n'a plus vaincu le Stade Toulousain depuis le 1er septembre 2010. En plus de la cruelle défaite en finale la saison passée, les toulouzinzins de l'espace sont venus nous foutre la rouste à la maison (25 – 45). Pas la peine de vous faire un dessin, on en a marre de perdre contre une équipe qui monopolise le Brennus mais qui est pas foutue de battre quinze Ecossais dont Allan Jacobsen. Une hypothétique demi-finale en terre occitane semble donc être l'occasion rêvée pour enfin obtenir notre revanche tant attendue. Le XV du ciste a déjà prouvé sa capacité, assez chiante, à aller gagner à l'extérieur d'un seul petit point. Alors pourquoi pas à Toulouse? Number 1 : Parce que Fufu, quoi. Si il y a bien un mec dans le Top14 qui mérite de soulever le Bouclier de Brennus, c'est bien Fulgence Ouedraogo. J'veux dire, regardez-le! Il est beau gosse, il est black, il est souriant, sympa, courageux, musclé, c'est un capitaine exemplaire, il sait voler et parler aux animaux. Le mec parfait quoi ! Il ne lui manque qu'une seule chose, un palmarès. Et comme il serait fusillé sur place si l'idée saugrenue de partir lui venait à l'esprit (pas comme d'autres, n'est-ce pas LOUIS), c'est à lui d'aller chercher les titres avec Montpellier. Fufu doit toucher le Brennus, c'est son destin. Voilà pourquoi il écrasera tout ce qui se dresse sur son passage, à commencer par Castres dès vendredi soir. Et maintenant, histoire de vous convaincre encore un peu plus, voici des photos de Fulgence Ouedraogo, tout nu tout bronzé. Il est conseillé à nos lectrices (s'il y en a) de porter des lunettes de soleil pour regarder ces photos. Elles pourraient tomber enceintes. zp8497586rq
Le Lab'Hérault revient sur Toulouse – Montpellier (20-13) Montpellier prépare son déplacement à Castres. Par Fufu Bieragogo, Dans l'épisode précédent… La lutte acharnée continue à tous les étages ou presque entre nos protagonistes. Tandis qu'en bas du classement, les Corréziens semblent promis à un funeste destin, les équipes de tête remuent ciel et terre à la recherche du moindre petit point. La famille Droopy, qui se déplace en terre occitane, va devoir cravacher pour espérer recevoir en barrages. La puissante dynastie Novès, quant à elle, entend bien conserver son territoire malgré la menace auvergnate, ce qui lui octroiera l'immense avantage de choisir la date de sa demi-finale… Un cadeau même pas digne d'un kinder surprise. Le CA Brive descendra-t-il en ProD2 ? Le MHR recevra-t-il en barrages ? Jgenti retrouvera-t-il son rasoir ? Thibaut Privat trouvera-t-il l'amour ? Cette série d'interrogations s'arrêtera-t-elle un jour ? Vous le saurez dans ce nouvel épisode… du Taupe14. Le contexte : Devant sa télévision, Fufu Bieragogo est perplexe : depuis une semaine, il sait qu'il sera difficile pour son club de coeur d'aller chercher 4 points au Stadium de Toulouse. Et ce n'est pas le multiplexe mis en place par Canal+, qui diffusera 70% du temps le match entre Agen et le Racing Métro, qui lui remontera le moral. Cependant, le jeune éphèbe continue d'espérer : Montpellier se rend à Toulouse avec une équipe-type. Ouedraogo, longtemps incertain, est affublé de son numéro 6, Thibaut Privat est sur le banc, on peut croire à l'exploit. De leur côté, les Occitans enregistrent les retours de McAlister et Matanavou, ils espèrent profiter de ce match pour se préparer au mieux à leur demi-finale qu'ils disputeront contre la même équipe. Titi et Fufu se rejoignent, font le toss puis rentrent sur le terrain. Franck Maciello, en guest star, peut envoyer le générique. L'épisode : A peine quelques instants après les dernières notes de la chanson d'ouverture, suite à mêlée née d'une diagonale de François qui termine ballon-mort, Luke M. distille un coup de pied millimétré pour Timoci qui capte la balle en l'air et aplatit dans l'en-but. L'essai n'est pas transformé, le score est de 5-0. Fulgence est atterré, les mauvais souvenirs du match aller rejaillissent, il lance un regard désespéré à son entraineur, qui comme à son habitude, arbore une tronche de croque-mort. Mais en bon personnage principal, sans peur et sans reproche, Fufu relève la tête et repart à l'assaut du monstre toulousain. S'en suit un terrible combat, au cours duquel Julien, fidèle adjuvant du capitaine, se blesse à l'épaule et laisse sa place au jeune Eric Escande, tout juste 20 ans. Le moral des Montpelliérains est affecté, mais ils n'abandonnent pas pour autant, et recollent même au score avec une pénalité de Martine. Les péripéties offensives s'enchaînent, Luke, qui n'est pas si « Lucky » que ça, rate 3 pénalités, et tout se déroule bien… Jusqu'à la 29 ème minute : le sifflet de Franck Maciello retentit à moult reprises, les tribunes du Stadium grondent, des crampons voltigent. Que diable a-t-il pu se passer sur la pelouse? Vous le saurez, après la pub. Les schtroumpfs 2 : Gargamel voit rouge, le 3 juin dans les salles A la demi-heure de jeu, donc, le vicieux Clément provoque le sanguin Agustin, qui s'explique violemment avec plusieurs rouge et noir. Il est rapidement rejoint par Mamuka, bien décidé à imposer son point de vue, et qui prend pour cible le petit Yoann qui tente tant bien que mal de lui répondre. Franck Maciello, traumatisé par ce genre de conflits depuis le triste incident survenu il y a 8 saisons de cela entre Perpignan et Béziers, vire au rouge et expulse Mamuka et Yoann. L'arbitre adresse une biscotte au pauvre Agustin, sans doute coupable d'être moche. Après tout, il fallait bien avantager l'empire Novès d'une manière ou d'une autre. Mais c'est l'effet inverse qui se produit : ainsi, à 13 contre 14, cialis online without prescription Fulgence, opportuniste, profite d'une des nombreuses fautes de main de Luke, pour mettre ses talents de footballeur à profit et porter le ballon dans les 22 mètres toulousains. Devant son écran, Louis Nicollin se demande s'il n'a pas trop forcé sur le Picpoul de Pinet. Clément se saisit de la gonfle mais prend la marée blanche de plein fer et perd la possession. Timoci (le montpelliérain, cette fois), en profite pour aller marquer entre les poteaux et devenir le meilleur marqueur du Taupe14, devançant même le tout-puissant Yves Donguy. Les quatre supporters montpelliérains présents au Stadium exultent. La réaction toulousaine ne se fait pas attendre, et l'autre Timoci, celui qui d'habitude, ne marque que dans les épisodes hors-série, atteint le coin de la terre promise suite à un coup de pied rasant de son demi d'ouverture Luke. A la deuxième coupure pub, le score est de 10-10. Une légende languedocienne raconte que Novès et Galthié auraient commencé une partie de « Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette » il y a 10 ans. La partie serait toujours en cours. Au retour des vestiaires, les 28 acteurs continuent de produire un jeu plaisant, agrémenté de relances épiques et de pénalités ratées. Le casting se renouvelle, le petit Jean-Marc (âgé de 21 ans, comme son prénom ne l'indique pas) remplace Luke B., il est accompagné du gros Lionel. Coaching gagnant, puisque 2 minutes plus tard, Timoci M. s'offre un triplé, suite à un beau groupé pénétrant rouge et noir. Le score s'élève à 17-10, et les deux équipes semblent baisser de régime. A tel point qu'à l'heure de jeu, François trouve même le temps de passer un drop. 17-13, puis 20-13 grâce à une pénalité de Big Lio. Le score restera inchangé jusqu'au générique de fin, mais le MHR portera un ultime baroud d'honneur suite à une échappée de Timoci N., transmettant à Thomas, qui ne parviendra pas à donner correctement la balle alors que la voie était tout tracée. La Droopy Family préfère sans doute garder sa boîte à surprises fermée jusqu'aux barrages, et se contente donc du bonus défensif. M. Maciello, peu habitué à courir autant, renvoie les deux équipes au vestiaire. L'épisode se termine par une poignée de main virile entre Thierry et Fulgence. Pendant ce temps en Auvergne, les Brivistes, tombés sous les coups du titan clermontois, rejoignent les acteurs de série B en ProD2. Les personnages : La famille Galthié revient de Toulouse avec des regrets : Oncle Mamuka, suspendu, sera semble-t-il, absent lors du prochain épisode, tout comme Cousin Julien, victime d'une côte cassée. L'ensemble de la famille a cependant fourni une bonne prestation, notamment Timoci qui terminera meilleur marqueur d'essai de la phase régulière, et le jeune Eric Escande qui a su prendre ses responsabilités. Nul doute qu'il décrochera un rôle majeur dans les prochaines saisons. La dynastie Novès, quant à elle, ne fut pas impressionnante, comme à son habitude depuis l'épisode en Ecosse. Luke M. s'est démarqué en étant meilleur au pied qu'à la main, Luke B. a très bien alterné jeu lent et jeu très lent, et Timoci a fêté son retour par un triplé. Heureusement qu'il ne revient pas à chaque épisode. Le gros Louis est définitivement un traitre, il est toujours bon de le rappeler. Mention spéciale pour le p'tit Yoann, qui a montré qu'il n'a pas été formé à Toulon pour rien, malgré une belle rouste. Peut-être que dans 5 ans, il pourra rivaliser avec Mamuka. La prochaine fois, dans Le Taupe 14 : Salut les Castrais! Julien Tomas approved. La réplique : « Greugreugreu…. …Greuh? BREUBREUGREGRRRRRRR!!! *Bam!* *Pow!* *Ouch!!!*…» Mamuka. zp8497586rq
Fabien Galthié : La biographie interdite « Au rugby, le caramel, c’est pas une friandise. Je fais monter la pression. » Par Fufu Bieragogo A l'image de Dallas, l'univers impitoyable du Top14 est rempli de nombreuses personnalités, parfois charismatiques, souvent antipathiques, qui font du meilleur championnat de l'univers la scène de nombreux coups de théâtre et de magouilles en tous genres. Dans un coin, tassé dans l'ombre des travées d'Yves-Du-Manoir, repose Fabien Galthié, « l'homme qui ne sourit jamais, mais à qui tout sourit ». Le futur entraineur du XV de France selon à peu près tout le monde conduit depuis maintenant 2 ans son Droopy Squad vers le firmament du Top14. Mais derrière ce visage stoïque et cet air morose, reposent de terribles secrets, que je m'en vais vous dévoiler sur le champ. « Bon Fufu, si on te demande, surtout, tu dis qu'on joue le maintien ! » L'enfant : Dernier né d'une fratrie d'un enfant, le Fabien le plus connu de France (en compétition avec le Divin Chauve) naît le 20 mars 1969 à Cahors, petite bourgade du Lot dans le Sud-Ouest de la France. D'aucuns affirment qu'à la naissance, le petit Fabien ne pleurait pas mais tirait déjà la gueule. Petit-fils d'un réfugié politique espagnol condamné à mort par Franco pour avoir clamé préférer le rugby au football, le jeune Cadurcien fait néanmoins honneur à ses racines ibériques et s'inscrit au club de foot local à l'âge de 5 ans. Il lui suffit d'une année pour détester le sport, où son caractère de camembert et ses talents d'orateur ne peuvent s'exprimer. Vacciné, le petit Fabien, 6 ans, s'inscrit au club de rugby de Tournefeuille, fondé par papa, où il pourra regarder les grands jouer. Petit, pas très gaillard, gueulard comme un homard dans l'eau bouillante : pas le choix, il sera demi de mêlée. Dès l'âge de 16 ans, le jeune lycéen joue tous les dimanches avec l'équipe première de Colomiers (dans laquelle il restera 20 ans) et peut se mettre la quinte tranquille sans avoir à prendre le volant. A 19 ans, il participe à la montée en première division, où il affrontera notamment son idole de toujours, le toulonnais Jérôme Gallion, demi de mêlée des Bleus. Pour les plus jeunes, c'était un peu le Morgan Parra de l'époque, mais en meilleur et avec une deuxième paire de couilles. Le joueur : Seul Français à avoir participé à 4 Coupes du Monde, on pourrait croire que le parcours international du schtroumpf grognon (pas Novès, l'autre) fut un chemin tranquille jalonné de victoires, de grands chelems et de matches de légende. Mais lorsque l'on y regarde de plus près, la vérité est toute autre. [ Pour une meilleure immersion, mettre ceci en fond sonore ] Nous sommes en 1991, Fabien Galthié a 22 ans. Le jeune demi de mêlée est considéré comme un grand espoir du rugby français, mais reste loin derrière les cadors de l'époque, notamment Berbizier, titulaire indiscutable. C'est à partir de là que ça devient inquiétant. Berbizier est mystérieusement évincé, et le sélectionneur Dubroca appelle Galthié pour disputer la Coupe du Monde chez les Britishs. Motif officiel : mésentente entre le coach et la berbize. L'épisode fait grand bruit à l'époque. Quoi qu'il en soit, Galthié profite de son statut de titulaire pour se faire un nom. Au lendemain du mondial de rugby, Berbizier prend les rênes de l'Équipe de France et éjecte Galthié, lui préférant Accoceberry. Vexé, il quitte l'US Colomiers en 1995 et part pour l'Afrique du Sud, où il rejoindra la Western Province. Vient la Coupe du Monde 1995. Le demi de mêlée béglais se blesse « malencontreusement », et Berbizier se voit contraint de rappeler Galthié. Étrange, n'est-ce pas? Qu'à cela ne tienne, l'enfant de Cahors saisit sa chance et prend part à la fameuse demi-finale contre les Boks dont on connait tous l'issue. Sinon, regardez Invictus. Plus troublant encore, les anné fast cash es suivantes, le numéro 9 regagne ses galons de titulaire, mais une blessure au genou à faire pâlir Thomas Domingo le prive des grands chelems de 1997 et 1998. Galthié revient juste à temps pour la tournée catastrophique dans l'hémisphère Sud de 1999, qui lui vaudra d'être sacrifié pour la coupe du monde imminente. Tout le monde le croit alors enterré. Pauvres fous. Pendant la préparation des Bleus, Philippe Carbonneau, titulaire à la mêlée, gagne un aller simple pour l'infirmerie. Encore une coïncidence. Ou pas. Mais Skrela et Villepreux ne rappellent pas Galthié pour autant et lui préfèrent Mignoni, qui – vous devinez la suite – se blesse à son tour. Avouez que ça fait beaucoup. Le poète maudit du rugby français est alors propulsé derrière la croupe du monstre bleu à 16 pattes, qu'il amènera jusqu'en finale. Enfin débarrassé de tous ses concurrents, et Yachvili étant encore en train de rouler des pelles aux jouvencelles du lycée Serge Blanco de Biarritz, Fabien Galthié devient le patron incontournable du jeu des Bleus, et entretient tant bien que mal le French Flair qui vit ses derniers instants. Intronisé capitaine par Bernie le Dingue, Galthié guidera le XV de France jusqu'en 2003 et la demi-finale perdue contre l'Angleterre sous la pluie de Brisbane. Coïncidences ? Machination ? Magie noire ? Quelle que soit la réponse, on ne fait pas chier Fabien Galthié. [ Fin de l'immersion audio] Un sourire qui cache bien des choses... Sur le plan national, la carrière de Droopy sera beaucoup moins rocambolesque. Galthié restera vingt années durant au sein de l'effectif de l'US Colomiers, avec lequel il ne gagnera aucun titre. A 32 ans, il se décide enfin à rejoindre un grand club, et signe au Stade Français (qui, rappelons-le, était un grand club à l'époque), où il deviendra champion de France pour son dernier match en club le 26 juin 2003. La troisième mi-temps : Le jeune retraité tente un moment de s'éloigner du milieu du rugby en s'improvisant directeur des relations extérieures dans une société de tueurs à gages, mais revient à ses premières amours en 2004. Sollicité par Max Guazzini, il accepte d'entrainer les soldats roses qu'il amènera en finale de Top14 et de H-Cup pour sa première année (Guy Novès appellerait ça un quasi-doublé). Il gagne son premier titre en tant qu'entraineur en 2007, puis quitte le club des flamands roses en 2008 pour partir en séjour linguistique chez les Pumas, où il côtoiera d'autres maitres de l'ovalie, comme Rodrigo Roncero ou Felipe Contepomi. Pendant l'été 2010, Thierry Pérez fait venir Fabien Galthié au Montpellier Hérault Rugby, avant de se faire… disons « écarter » par Sa Sainteté Georges Frêche. Accompagné d'Eric Béchu, l'ancien international provoquera un important exode argentino-géorgien vers l'Hérault. C'est avec cette équipe cosmopolite, emmenée par le valeureux Fulgence Ouedraogo, que Grincheux fera du MHR, ancien candidat au maintien, l'un des clubs proposant le plus beau rugby en France. En même temps, c'est pas difficile. Parallèlement, Fabien Galthié mettra à profit sa bonne humeur légendaire et son éloquence en commentant les rencontres internationales diffusées sur France 2 aux côtés de Mathieu « WESLEY SNIPES » Lartot. S'en suivra une lutte à distance sans merci entre le néo-commentateur et son ennemi juré Christian « LA CHARGE » Jeanpierre : une bataille à grands coups d'interventions foireuses et d'anecdotes inutiles, à l'issue de laquelle il ne pourra en rester qu'un. Véritable touche à tout, Galthié fera des débuts prometteurs dans le 7ème art dans un épisode de Joséphine Ange-Gardien. Un rôle poignant, émouvant, une aventure humaine laissant transparaitre la passion qui brule en lui et qui consacre les vraies valeurs du rugby que sont l'amitié, le courage et le respect. A côté du Grand Galthié, même Rémy Martin paraît tout petit zp8497586rq
Le Lab’Herault revient sur MHR – BO (21-16) Match du vendredi soir, espoir. Par Fufu Bieragogo, Vendredi 4 mai 2012, 22h45. Les scientifiques du monde entier sont consternés, une nouvelle page de l’Histoire vient de s’écrire : en cette belle soirée, les règles régissant notre univers ont été transgressées. Le règne du « match du vendredi soir », cette éternelle purge rugbystique, cet affront à l’essence-même du rugby, où même les meilleures équipes fournissent une prestation de niveau fédérale 3, cette histoire terrifiante que les pères de la France entière, dans une extrême cruauté, racontent à leurs enfants pas sages, est désormais révolue. Parce que oui, ce Montpellier – Biarritz, contre toute attente, fut un beau match. Retour sur cet événement sans précédent que nos enfants étudieront dans leurs livres d’Histoire. Le contexte : Dernier match à Yves-Du-Manoir (ou pas?) pour les joyeux lurons à la fleur de ciste ce week-end, avec la réception du Biarritz Olympique, bien décidé à continuer sa remontée fantastique. Le BO arrive dans l’Hérault gonflé à bloc, prêt à faire un gros coup. Ça, c’est ce que Serge Blanco espère nous faire croire, mais quand on regarde de plus près le XV de départ, on se dit quand même que le gros Serge a tendance à nous prendre pour des jambons… de Bayonne. Le BO aligne donc une équipe remasterisée, privée de son brave capitaine Imanol et de leur match-winner / impact-player / car-washer, le Yach’, qui laisse sa place au jeune Yann Lesgourgues. Du côté bleu, une équipe-type pour aller chercher le bonus offensif et conserver l’espoir d’un barrage à la maison. On notera le retour de Gorgodze, qui contrairement aux rumeurs, n’était pas blessé, mais sur le tournage de The Expendables 2. La sempiternelle troisième ligne « Caterpillar » est reformée, Bikounet est remonté comme une pendule, pas l’ombre d’un Lucien à l’horizon : monsieur Cloute peut siffler le coup d’envoi. On s’attend au pire. Benoit Baby, pas du genre à signer des autographes Le film du match : François Trinh-Duc tape le coup d’envoi ; je prépare le martinet, quand tout à coup, le MHR récupère la gonfle, crée un point de fixation, écarte jusqu’à Doumayrou qui profite de la répétition d’air placages de la défense biarrote pour servir Nagusa, offrant l’essai à Amorosino. 29ème seconde de jeu, déjà un essai. Dans un match normal, c’est pas commun, mais alors dans un « match du vendredi soir », c’est aussi rare que de trouver une perle dans une moule. Je range donc mon martinet au tiroir et le troque contre un verre de scotch. Le regard plein d’étoiles, j’assiste émerveillé à un vrai match de rugby : des passes, des timbres, du jeu debout, plus de 3 temps de jeu à la suite… Venant du MHR, ce n’est pas vraiment étonnant, mais même le BO s’y met, et propose aux spectateurs de Du Manoir un beau spectacle. Pendant ce temps, les botteurs, par un accord tacite, décident de boycotter les poteaux et initient un génocide de stadiers. Les premiers points au pied ne sont inscrits qu’à la 17ème minute par Benoit Baby, très vite imité par Nadine Bustos Morano. 25ème minute, nous en sommes à 8-3, c’est le moment que choisit Geoffrey Doumayrou, qui fête son dernier match au MHR (le pauvre, rappelons-le, a choisi de s’exiler au Stade Français), pour écoper d’une biscotte après un placage dangereux sur un pauvre Biarrot qui passait par là. A seulement 22 ans, le cadet des frères Doumayrou démontre des aptitudes bouchères prometteuses. Réduit à 14, le MHR balbutie son rugby, et malgré une bonne volonté, gaspille toutes ses munitions avec des en-avants. Mais ce n’est pas un problème pour les Héraultais, qui regagnent immédiatement le ballon dans les mêlées qui suivent. La première ligne biarrote n’avait visiblement pas compris qu’on ne simulait pas les mêlées, et recule de 5 mètres à chaque exercice. De mémoire de vétéran, je n’avais plus vu des hommes battre en retraite comme ça depuis le repli de Saïgon en 53. Moyano profite du massacre pour inscrire deux nouvelles pénalités. A la mi-temps, le score s’élève à 14-3 pour la bande à Fulgence, contraint de sortir sur blessure. « FUFU COPAIIIIIIIIIIIN!!! » – « Oui oui, copain, c’est ça… » Le staff biarrot, sensible à la détresse de sa première ligne, fait rentrer deux pilards tout neufs, dont Yvan Watremez, futur montpelliérain. Coaching gagnant, puisque c’est au tour de la mêlée bleue de prendre la mer à chaque introduction, ce qui permet à Jean-Pascal Barraque de planter 3 points. Les troupes de Droopy réagissent au quart de tour, à l’image de Doumayrou qui profite du bon travail de ses compañeros argentins pour filer à dame, déposant le pauvre Marcelo Bosch qui a traîné une caravane derrière lui pendant 80 minutes. Le match s’emballe encore plus, et c’est au tour des Biarrots d’atteindre la terre promise, sur un superbe essai de N’Gwenya, initié par Damien Traille. Oui, vous avez bien lu. Barraque transforme, 21-13 pour Montpellier. La partie devient de plus en plus agréable à regarder, un début de bagarre vient même enjoliver la chose. Je regarde mon calendrier, je ne rêve pas, nous sommes bien vendredi. Sans marquer, les deux équipes attaquent à outrance, et produisent un jeu plaisant, à l’image de cette relance depuis son en-but d’Amorosino, qui affiche ses talents avérés de ninja pour esquiver 3 défenseurs et regagner 80 mètres. Un peu comme la relance de Clermont contre Castres, mais en moins bien. La fin du match se résume à un avortement offensif total, garni d’innombrables en-avants. Le MHR restera sur la défensive face à un vaillant BOPB qui retrouve son lustre d’antan, mais ne parviendra à inscrire que trois misérables points, suffisant néanmoins pour décrocher le bonus défensif. Après un match jouissif, Montpellier s’impose donc sur le score de 21 à 16 contre le BO, sans obtenir de BO. Mais c’était beau. Les Biarrots peuvent regretter les blessures de leurs deux meneurs, dont l’absence de l’un d’entre eux se fit particulièrement ressentir (un pin’s « I love Mamuka » offert à qui devine lequel). Montpellier composte donc son ticket pour les barrages, et comme l’an dernier, sera là pour faire chier. C’est ce qu’on fait de mieux chez nous. Le BO peut quant à lui souffler : le spectre de la relégation s’en est allé du côté de Brive. Enthousiasmé par cette belle rencontre inattendue, je peux m’adonner aux plaisirs de l’alcool et fêter dignement la deuxième participation du MHR à la H Cup. Et je peux vous dire qu’en cette période électorale, y a pas que les urnes qui étaient pleines. « Mitterrand était l’homme du passé. Giscard l’homme du passif. Moi, je suis l’homme du pastis. » Fufu Bieragogo Les joueurs : Côté héraultais, la première ligne fut très en vue en première mi-temps, puis ridicule en deuxième. Thibaut Privat a montré qu’à 33 ans, il est souvent bon d’arrêter. Cap’tain Fulgence, sorti à la mi-temps, n’est clairement plus aussi impressionnant que la saison passée. Il est juste bon. Gorgodze est étrangement resté calme, même pendant la petite échauffourée, et Tulou, comme à son habitude, marcha sur l’eau et sur les défenseurs. Derrière, Tomas et Trinh-Duc ont bien animé le jeu, mais les mains des autres trois-quarts rendirent leurs efforts vains. Geoffrey Doumayrou, pour son dernier match en tant que Montpelliérain, fit un match complet : un carton et un essai. Il nous manquera. Du côté biarrot, Barcella n’est plus que l’ombre de lui-même, Damien Traille a fait du Damien Traille, et Yann Lesgourgues a survécu à la troisième ligne, il a donc fait un bon match. Lakafia n’est semble-t-il toujours pas revenu de Nouvelle-Zélande, et Benoît Baby essaie en vain de vaincre le record de la sortie sur blessure la plus rapide, record évidemment détenu par David Skrela. Le gros point positif de la partie est la performance du jeune pilier droit Yvan Watremez, futur Montpelliérain, dont l’entrée fut déterminante dans le secteur de la mêlée. Yvan, on t’attend, et on a des gâteaux! La décla : « L’important dans la victoire, c’est la gagne. Mais à partir de maintenant, on sera attendu au coin du virage.» Thibaut Privat