Qui a tué le MHR ? Fufu Bieragogo mène l’enquête. Altrad Stadium, Montpellier, 23:12. Vêtu simplement d’un long manteau de cuir noir, j’arrive sur les lieux du crime. Un corps inerte git sur le bitume glacial, baignant dans le sang à la vue du moindre curieux. Nom de la victime : Montpellier Hérault Rugby. Pourtant promis à un avenir radieux, le club fut emporté par la grande faucheuse dans sa 28ème année. Les causes du décès demeurent encore inconnues. Assassinat ? Accident ? Suicide ? Pour vous, la Boucherie met le nez là où aucun n’a osé mettre ne serait-ce que le petit doigt. (Pour une immersion totale, veuillez cliquer sur la vidéo) Rappel des faits. 11 octobre 2014 : le MHR dispute un match de charité contre la valeureuse © formation de ProD2 d’Oyonnax. C’était un bel après-midi. Une de ces journées pour lesquelles on remercie la vie. Seulement, le destin en a décidé autrement. Face à un 2 contre 1 d’école, François Trinh-Duc ignore son coéquipier et s’empale sur Urdapilleta. L’ouvreur perd son tibia. Le MHR perd son ouvreur, et tellement plus encore. C’est à ce moment là que le MHR sût qu’il avait merdé. Deux semaines plus tard, le club de Mohed Altrad sombre à domicile face à Brive. Le départ du manager Fabien Galthié est annoncé un peu partout. On parle de crise, moi, je parle de mort. Les défaites succèdent aux débâcles. Mario Ledesma est licencié. « On était abasourdi. » me confie un fringant pilier d’origine catalane qui a voulu garder son anonymat. « Bien sûr, j’avais déjà vu ce type qui gueulait en espagnol sur le bord du terrain, mais aucun d’entre nous n’aurait pu se douter que c’était notre entraineur! ». Un témoignage saisissant qui en dit long sur l’incompréhension qui règne à Montpellier. Dans l’anonymat, les langues se délient. Qu’est-ce qui a bien pu arriver à ce club à qui tout souriait, qui était même revenu victorieux de Marcel Michelin, et dont la carcasse pourrissante que personne ne veut toucher est exposée chaque week-end à la vue de tous (enfin tous ceux qui ont Bein et Canal)? En exclusivité, Fufu Bieragogo vous dévoile la liste des principaux suspects. Suspect n°1 : Fabien Galthié Ici, le prévenu, ivre de joie après la victoire à Clermont. Le suspect idéal. Philippe Saint-André alternant le mauvais et le très mauvais à la tête du XV de France, le manager héraultais s’assume comme le candidat parfait à la succession. Engagé jusqu’en 2017, Galthié n’a pas le choix : il doit se faire virer, par tous les moyens. Mais après moult tentatives infructueuses, notamment le recrutement de Charles Géli, le manager n’est toujours pas arrivé à ses fins. Son alibi : c’est pas lui parce qu’il était occupé à commenter France-Fidji avec Mathieu Lartot. Suspect n°2 : Nicolas Mas Dans les mauvais films policiers, le tueur c’est souvent le mec un peu « différent », celui qui subit les moqueries des autres. Voilà pourquoi la piste Nicolas Mas s’avère pertinente. Ayant développé une personnalité instable (quoi de plus normal lorsque l’on grandit à Perpignan), le pilier international, arrivé au club en 2013, n’aurait en réalité signé que pour tuer le club de l’intérieur. Il l’a déjà fait avec l’USAP, il peut le refaire à tout moment. Son alibi : C’EST PAS RIGOLO. Suspect n°3 : L’arbitre Parce que c’est toujours sa faute. Depuis le début. Son alibi : « Serge tu m’entends ? Peux-tu me donner une raison de ne pas accorder le décès ? » Suspect n°4 : François Trinh-Duc Si ça, c’est pas le visage de quelqu’un qui en a marre… Et si le coupable était en fait l’enfant chéri du club ? Si le tueur était en fait le martyr ? Le crime parfait, me direz-vous. Parfait, mais complètement con. Alors que François Trinh-Duc tapait aux portes du XV de France, voilà qu’on doit se taper Rémi Talès. Pas besoin d’alibi tellement cette hypothèse paraît improbable. Mais un chef d’accusation sera retenu malgré tout contre FTD, parce que rater un 2 contre 1 comme ça à ce niveau, c’est un crime. Suspect n°5 : Mohed Altrad Mais en y réfléchissant bien, débourser 10 millions d’euros pour voir son club perdre 25-10 à la maison contre Brive, soit c’est pas fait exprès, soit c’est de la folie, auquel cas l’homme d’affaire serait jugé irresponsable. Son alibi : 10 MILLIONS D’EUROS bordel de merde. Qui a donc tué le MHR ? Voilà un dossier qui va rejoindre le casier des affaires non élucidées, entre les dossier « C kel chaine ? » et « Raphael Lakafia à la Coupe du Monde 2011 ». L’identité du tueur divise l’opinion. Certains avancent même la thèse pas si absurde du suicide. Mais cela est une autre histoire…
Saison 2014/2015 : La fiche du MHR Par Fufu Bieragogo, La Devise : « On fait n’importe quoi, mais on le fait bien » ; « Jamais sans ma bétonnière » La ville : Capitale du Languedoc-Roussillon, Montpellier est vue par tous comme une ville sympa, ouverte à tout et où il fait toujours beau. Pour les Montpelliérains, c’est juste une grande ville comme les autres, remplie de Carrefour, de hipsters et de roumains. Mais Montpel’, c’est aussi la ville sportive par excellence, où les clubs brillent autant par leurs résultats que par leurs frasques mafieuses atypiques. Pas besoin de vous remémorer les envolées lyriques parfumées au vin rouge de Loulou Nicollin, ou la fabuleuse histoire des paris truqués au handball. Montpellier, c’est aussi la ville où Lénine tape la pose en plein milieu d’un centre commercial. RIP Georges Frêche. Le club : On va pas se mentir, le club n’a pas d’histoire. Créé en 1952, le club évolue dans les divisions inférieures du rugby français (si on peut encore appeler ça du rugby), et ce n’est qu’en 1991 que le « MRC » rejoint l’élite. Le club deviendra ensuite le MHRC, un club pas-pourri-mais-pas-top-non-plus, et connaîtra enfin la gloire en 2004 en gagnant le Bouclier Européen au terme d’un match devenu légendaire contre la terrible équipe de l’Arix Viadana. C’est en 2010 que le MHR explosera aux yeux de tous (pour de vrai cette fois), avec l’arrivée aux commandes de Fabien Galthié qui emmènera cette année-là le club en finale du Top14. Cherchez pas, même lui ne sait pas comment il a fait. Le club à la fleur de ciste joue depuis les premiers rôles, et avec l’arrivée à la présidence de Mohed Altrad (numéro 1 mondial de la bétonnière, sur un CV ça envoie du pâté), suite à quelques affaires scabreuses atypiques de la part de l’ex-président Thierry Pérez, le MHR défraie la chronique à grands coups de millions et de recrutements pharaoniques. Aujourd’hui, au sein du Top 14, le MHR c’est un peu l’élève débraillé du fond de la classe qui fait n’importe quoi mais qui arrive toujours à tirer son épingle du jeu, à part quand il joue avec son voisin de Castres. Le stade : Le stade Yves-du-Manoir est le seul stade en France à avoir été construit pour la Coupe du Monde 2007 et à n’en avoir accueilli aucun match. D’une capacité de 14 700 places, le stade a connu une affluence moyenne de 12 234 spectateurs la saison dernière, pour 68 000 litres de bières écoulés. Depuis 2014, le stade principal ne s’appelle plus « Yves-du-Manoir » (parce que bon, on va être honnête 5 minutes, Yves du Manoir, plus personne ne sait qui sait depuis un demi-siècle), mais a épousé le nom original d’Altrad Stadium. La coïncidence voulant que le nom du Président et du sponsor principal soit justement… Altrad. Comme quoi le hasard fait bien les choses. Le staff : Le staff montpelliérain, entouré de Mario Ledesma et Stéphane Glas. L’effectif : En bon club de rugby français, le Émachaire dispose d’un effectif cosmopolite. Doté d’une forte ossature JIFF, dont une partie est issue du centre de formation comme Kelian Galletier, Pierre Bérard ou encore le jeune ouvreur prometteur François Trinh-Duc, le MHR est renforcé par des stars de l’hémisphère Sud (Ranger, Olivier), mais aussi par des joueurs expérimentés venus de tous les horizons : on y trouve des Argentins, des Géorgiens, et même des Catalans. Pour ce qui est du recrutement, l’encadrement a comme chaque année ciblé intelligemment des joueurs JIFF (parce qu’on est obligé) comme Benjamin Fall, l’ennemi juré de la Sécurité sociale, qui est opérationnel aussi souvent que notre site, et des joueurs un peu moins JIFF comme Ben Mowen ou Samisoni Viriviri la star du rugby à Sète. Ou à 7 je sais plus. Le départ qui fait mal : Si il y a un joueur qui va manquer au MHR, c’est lui. Après 9 saisons de mauvais et déloyaux services, le démon de Tbilissi est retourné en Enfer. Lui dont la puissance et la colère ont souvent poussé l’équipe vers le haut, Lui dont les crampons ont marché sur 98% des demis d’ouverture du Top14 (oui, David Skrela était blessé), Lui dont on dit qu’il a déjà fait pleurer un arbitre… Et bien il s’en est allé. Tu vas nous manquer. La star : Il est solide, il est poilu, il est tatoué, il est néo-zélandais. Non pas Piri Weepu, l’autre. Vous savez, celui qui pose des culs tellement forts qu’il est sponsorisé par un cabinet de proctologie. Mais non, pas Ma’a Nonu bordel ! Vous savez, celui qui fait des soirées avec Kim des Marseillais à Miami. Oui voilà, René Ranger, c’est ça. Déjà très en forme la saison dernière, René Power Ranger va encore une fois alimenter les vidéos Youtube cette année, je vous le garantis. La recrue-phare : Tom Donnelly, parce qu’avec son double-mètre, son teint plus pâle que le cul de Gillian Gallan et ses yeux brillants qui transpirent l’intelligence, le deuxième latte All Black ressemble littéralement à un phare. Le joueur à suivre : Le saviez-vous ? Il existe à Montpellier un jeune demi d’ouverture pétri de talent, qui évolue dans l’ombre de la sélection nationale mais qui subjugue le public de l’Altrad Stadium à chacune de ses prises de balle. Et en plus de ça, il est français. Quoi ? Enzo Selponi ? C’est qui lui ? Non non, moi je vous parle de François Trinh-Duc. Donnez-lui encore 4 ans et il sera le demi d’ouverture que la France du rugby attend depuis si longtemps. Vous verrez. Le scénario catastrophe : Pour son premier match à domicile, Montpellier s’incline contre le Racing Métro et perd sa nouvelle recrue David Attoub victime d’une rupture du tendon du biceps. Nicolas Mas est kidnappé par une horde de gitans lors de ses vacances à Collioure. Dépouillé petit à petit de ses piliers, le MHR finira par aligner une 1ère ligne Floch-Géli-Paillaugue et ne pourra rien faire face à la furia de ce diable de De Pénalité. Le MHR s’enfonce dans les tréfonds du classement et ne doit son maintien qu’à la relégation financière de l’Aviron Bayonnais. Mohed Altrad démissionne, Louis Nicollin arrive au pouvoir et traite les arbitres et les membres de la FFR, je cite, de « petites tarlouzes ». Le MHR est rétrogradé en 2ème série et Béziers devient le 1er club de l’Hérault. Ça fait peur. Le scénario idéal : Pour son premier match à domicile, Montpellier s’incline contre le Racing Métro et perd sa nouvelle recrue David Attoub victime d’une rupture du tendon du biceps. Exclu pour brutalité, Charles Géli est radié à vie. Le MHR recrute Jefferson Poirot comme Joker médical, ce dernier explose à la face du monde et forme avec Nicolas Mas et Ivaldi la première ligne la plus destructrice de la Création. Le MHR termine 1er de la phase de poule emmené par un Trinh-Duc ragaillardi par sa prise de capitanat en Équipe de France. Le MHR sort le RCT en demi-finale aux tirs au but avec un poteau de leur 3ème ligne géorgien, et écrase en finale le Castres Olympique, son ennemi juré, sur le score de 51 à 0. René Ranger retrouve son rasoir et Benoit Paillaugue parvient enfin à assassiner Jonathan Pélissié. Le MHR intègre le Super15 pour la saison 2015-2016.
Le Lab’Hérault analyse Pélissié – Clermont (43-3) Le grand choc en mousse du vendredi soir. Le Lab’Hérault analyse Montpellier – Clermont (43-3) Par Fufu Bieragogo, Une semaine après le jubilé de Nicolas Mas, la bande à Galthié reçoit l’ASM Clermont Auvergne, champion de France et d’Europe de la lose, pour un match qui s’annonce explosif. Pour l’occasion, la com’ du MHR met les petits plats dans les grands. Jaune donc, comme la célèbre boisson anisée que l’on aime particulièrement de par chez moi. En bon supporter, je décide d’aller plus loin, et de « me faire un petit jaune » à chaque point qui sera marqué par le MHR. Si vous avez vu le match, je vous laisse deviner l’état dans lequel j’ai fini vendredi soir. Jaune, comme le logo La Poste qu’arbore fièrement M. Attalah qui pénalise les Montpelliérains à la 11ème seconde de jeu et permet à Parra d’inscrire les 3 premiers points. Voilà, si vous êtes Clermontois (ce sont des choses qui arrivent), vous pouvez arrêter votre lecture ici. Jaune, comme la couleur de mon slip à la 25ème minute, après le premier essai de Pélissié qui viole toute la ligne de défense auvergnate, exactement comme il l’a fait contre Toulouse deux semaines plus tôt. Sur la banc de touche, Benoît Paillaugue reçoit un coup de fil de son conseiller Pôle Emploi. Jaune, comme Jauneathan Pélissié, encore lui, qui tape à suivre, et avec une chance de cocu maîtrise parfaite, profite du rebond pour inscrire le doublé. Vendredi soir, Pélissié remplaçait Brock James dans le rôle de Dieu. Pour vous mesdames, Jonathan « Dieu » Pélissié au réveil. Jaune, comme le rire de Vern Cotter au sifflet de la mi-temps. Le score est alors de 26 à 3 pour Pélissié. On entend les supporters clermontois se plaindre de l’absence de Brock James et de l’abominable prestation de son remplaçant d’un soir, Radosavljevic, auteur d’un jeu au pied désastreux. Argument invalide puisqu’à Montpellier, on joue tous les week-ends avec François Trinh-Duc, ce qui ne nous empêche pas de gagner des matchs. Jaune, comme le blanc de mes yeux après mon 36ème Ricard, qui coïncide avec l’essai du bonus marqué par François Trinh-Duc après 1 interception et 2 chisteras. Le MHR marche sur l’eau pendant que je coule sous le Ricard. Jaune, comme le carton infligé à Fulgence Ouedraogo par M. Attalah, pris de pitié, juste parce que c’était, je cite, « vraiment pas gentil » ce que faisait le MHR aux Jaunards. C’est précisément à partir de ce moment que je ne souviens plus de rien. Jaune, comme la couleur de peau de ce Chinois de Trinh-Duc qui marque l’ultime essai héraultais, portant le score final à 43-3 pour les locaux. C’est en tout cas ce que m’a raconté le clochard à côté duquel j’ai dormi. La réaction mesurée de Droopy quand pour la première fois en 4 ans, Nagusa a fait une passe. Les joueurs Les Jaunards : On va pas se mentir, rarement on a vu Clermont être aussi nul. Parra a pris des notes tout le match, Vosloo en a pas branlé une. En même temps c’est difficile de courir avec des bras de 2 Romain Teulet d’épaisseur. Seuls Bonnaire et Kayser ont serré les fesses, mais c’était peine perdue, le Émachère était intouchable. Les Soûlards : Pélissié, auteur de 31 points, a humilié les vice-champions d’Europe. Inconnu de la plus grande partie du monde du rugby jusqu’alors, le demi-de-mêlée se voit propulsé au rang de héros national et futur 9 de l’Équipe de France, où il sortira quelques bons matches avant d’être jeté aux oubliettes et finir sa carrière en ProD2, ou pire, à Biarritz. Un peu comme tous les joueurs de la charnière française depuis 20 ans. Les rumeurs racontent qu’il y aurait eu d’autres joueurs aux côtés de Jonathan Pélissié. Après recherches, il apparaît qu’en effet, un autre Montpelliérain s’est distingué en la personne de Ludovic Rado-bidule-vic et ses coups de pied d’hypermétrope. Dans le prochain épisode… He’s back.
Le Lab’Hérault analyse BO – MHR (19-12) Magneto Serge ! Par Fufu Bieragogo, Une semaine après leur match nul contre les champions d’automne de l’univers, les Montpelliérains se déplacent à Aguilera pour affronter le redoutable Biarritz Olympique, encore invaincu à l’extérieur cette saison. Bien décidé à ramener la victoire, le Émachère décide d’aligner les mêmes joueurs que la semaine dernière, sauf le seul qui a été foutu de marquer un essai, Yoann Audrin. Nicolas Mas portera le numéro 23, ce qui, en langage Galthié signifie « Coucou l’USAP, je vous chie gentiment sur la gueule. Bises ». Du côté des hommes de La Poste, c’est Jérome Garcès qui s’y colle, accompagné de Bruno Bessot qui sera à la vidéo. Pourquoi je vous dis ça ? Je sais pas, une intuition. Pendant ce temps, à Auckland, René Ranger tient son coiffeur en otage. Le Match Comme 99% des matches en Top14, les premières minutes sont chiantes à mourir : en-avant, mêlées écroulées, pénalités, etc… La première cartouche est tirée par les bleus : après un beau mouvement de Pélissié, Tuitavake file marquer en coin. Mais comme les nouvelles règles permettent maintenant de remonter jusqu’à 45 jours avant l’action d’essai, M. Garcès, fusillé du regard par Serge Blanco, fait appel à l’arbitrage vidéo et détecte un en-avant de Lucas Dupont. L’essai est refusé. Tant pis, les Montpelliérains sont dans le juste et continuent de plus belle. Après tout, comme disait l’autre : « Quand il y en a un, ça va. C’est quand il y en a beaucoup qu’il y a des problèmes ». La partie continue et les débats s’équilibrent. À la demi-heure de jeu, après une énorme percée de Tulou qui échoue à quelques centimètres de l’en-but, Dieu-Yachvili sauve la patrie en commettant une énorme faute et en arrachant un ballon des mains du numéro 8. Jérome Garcès jette un coup d’œil furtif dans les tribunes, où il aperçoit Serge Blanco lui faire le signe de l’égorgement. Le Postier se rappelle alors les sages paroles de son vieux maître Didier Méné : « Souviens-toi, mon Jéjé, quand tu veux sortir un carton, mais que tu ne sais pas à qui le donner, cherche Julien Bardy. S’il n’est pas là, le premier black que tu vois fera l’affaire ». Manque de pot, Robins Tchale-Watchou, passait par là, et gagne 10 minutes gratuites au frigo pour brutalité. C’est comme dans les films, c’est toujours le black qui y passe en premier. Un geste inqualifiable, bien décelé par l’arbitre de touche Trois minutes plus tard, nouvelle action dangereuse de Montpellier. Fufu Ouedraogo s’écroule dans l’en-but. L’arbitre demande encore la vidéo, Monsieur Bessot est formel : c’est une Fofana d’école. Le ballon n’a jamais été aplati. L’essai est refusé, à la pause, le score est de 6 à 3 pour le MHR. Les supporters biarrots, consternés par un arbitrage aussi objectif (seulement 2 essais refusés et un carton jaune pour les visiteurs, rendez-vous compte), sont inquiets. Mais le Gros Serge a plus d’un tour dans son sac. Au retour des vestiaires, les Basques se réveillent enfin, Teddy Thomas accélère, et tape à suivre pour Gimenez qui aplatit le ballon et son visage avec. Jérome Garcès, sans doute amateur de télé-réalité, redemande la vidéo et accorde l’essai au B.O, qui mène 10 à 6. Le match s’enflamme, les buteurs se répondent. 67ème minute : après un mouvement d’école des trois-quarts montpelliérains, François Trinh-Duc profite d’une redoublée pour aller à dame. 138ème appel à la vidéo de M. Garcès qui refuse l’essai. Manquerait plus qu’on marque des essais construits avec des belles combinaisons. Faut pas déconner non plus. On est en Top14, bordel. « Magnéto, Serge ! » Mario Ledesma et Fabien Galthié enragent, mais les nouvelles règles doivent être respectées, notamment la règle 103.6 alinéa 2 qui – est-il utile de le rappeler ?- dispose : « Toute équipe qui affrontera le Biarritz Olympique devra aplatir le ballon 5 fois dans l’en-but pour marquer un essai. La transformation de cet essai se tapera à cloche-pied depuis les 50 mètres ». Qu’à cela ne tienne, les Héraultais continuent de pousser et la délivrance arrive à la 71ème minute, avec Tuitavake qui récupère un ballon on ne sait comment, et aplatit en coin. Vous connaissez la chanson : Garcès -> Vidéo -> Essai refusé. Les Montpelliérains exultent : ils viennent d’empocher le bonus vidéo. La fin de match est hachée. Le Biarritz Olympique de Jérome Garcès s’impose 19 à 12. Le MHR pointe à la dernière place du classement, alors que si le match avait eu lieu il y a un an, il serait leader du Top14. Merci l’IRB. Visiblement, pour Imanol, ça a l’air de mieux passer que pour le MHR. Les joueurs : Ceux qui ont mal aux fesses : Jim Hamilton, le gitan écossais, a volé tout un tas de ballons à l’alignement basque. On voit qu’il s’est longtemps entraîné avec des poules. Fulgence Ouedraogo sait tout faire : plaquer, sauter, attaquer. Mais quand tu sais pas aplatir un ballon dans l’en-but, tout ça, ça sert à rien. Pélissié a fait oublier Julien Tomas aussi vite qu’une pilule de GHB. Tuitavake a une faculté impressionnante à passer les bras. Il ferait un malheur à la Fistinière. Ceux qui l’ont plutôt bien vécu : Pelu « Invisible-Man »Taele a réussi à être pénalisé 42 fois sans prendre de carton. Yachvili a fait tout le reste. La citation : J. Garcès : « Y a-t-il une raison pour ne pas accorder l’essai ? » B.Bessot : « Oui, Serge Blanco. » Post – Enculum : Bien évidemment, il faut être fair-play et admettre que si l’arbitrage n’a pas été parfait, ce sont avant tout les Montpelliérains qui n’ont pas su conclure et qui sont les seuls responsables de leur défaite… Non je déconne. GARCÈS ON VA TE TROUVER ET ON VA TE FAIRE LA PEAU ESPECE DE FIENTE DE CHAME -[ CENSURÉ ] –
Le Lab’Hérault analyse Montpellier – Toulon (23-3) Le jour où Montpellier a triomphé des champions du monde d’automne. Par Fufu Bieragogo, Il y a des matchs qui sont spéciaux. Non, je ne parle pas des matchs de Challenge Européen contre d’obscures équipes espagnoles ou roumaines qui se soldent souvent par un véritable viol collectif. Je ne parle pas non plus de ces derbys préhistoriques du Sud Ouest de la France qui puent l’alcool et le pâté. Je vous parle de matchs qui ont un parfum particulier, de ce genre de rencontre où tout arrive en même temps. Et ce Montpellier – Toulon (3ème du nom cette saison), fait partie de cette catégorie. Le contexte Dernière journée de phase de poule de H Cup. Alors que le suspense est mort, enterré et piétiné dans la plupart des groupes, la poule 6 est le centre d’attention. L’affiche du week-end (désolé les Toulousains) : Montpellier – Toulon. Le ciste contre le muguet, le bleu contre le rouge, les gentils contre les méchants, Galthié contre Laporte, Gorgodze contre Boudjellal, et au milieu de tout ça, un scooter. Si l’armada des fadas est déjà assurée d’une qualification, le MHR est contraint à l’exploit pour continuer l’aventure européenne, galvanisé par des circonstances dont même les Auvergnats sont au courant. Sur le terrain, que du beau monde. Bernard Laporte aligne sa pléiade de stars, avec une charnière internationale zombie : Michalak-Wilkinson. Le MHR sort lui aussi le gros calibre, enfin avec ce qui lui reste. « Fufu est blessé ? Pas de problème, on a qu’à mettre 4 troisième ligne! », s’esclaffe Super Mario Ledesma, qui a peut-être un peu forcé sur les champignons. Résultat, on se retrouve avec Bias, Beattie, Tulou et Gorgodze en même temps sur le terrain. En face : Masoe, Gunther et autres Sheridan, rien que ça. Le cercle des poètes disparus est réuni à Du Manoir. Seul ombre au tableau, l’absence de Bakkies Botha, qui aurait adoré jouer avec tous ses petits camarades. Tout le monde s’éclate, à la queue-leu-leu. Le film du match Gonflés à bloc, les Montpelliérains démarrent le match le vent au cul. Sous la pluie, la bataille fait rage dans les rucks. Enfin par « ruck », comprenez plutôt « lutte dans la boue avec des nanas poilues de plus de 110 kg chacune ». Toujours est-il que le combat s’équilibre. La première mêlée tournera à l’avantage du RCT selon l’arbitre. On veut bien le croire, vu que c’est le seul qui semble comprendre ce qui s’y passe. Jonny Wilkinson en profite pour marquer 3 points, après quoi il fermera boutique encore plus vite qu’un guichet de la Poste à 16h30. Car croyez-le ou non, ce seront là les derniers points inscrits par les Toulonnais. Le MHR réagit vite, et suite à une touche concédée par Alain Delon Armitage très à l’aise dans cialis 5mg online la Piscine qu’est la pelouse d’Yves-Du-Manoir, se retrouve building muscle mass à pilonner la défense rouge devant son en-but. Combezou trouvera la faille au large malgré une magnifique défense « main sur les hanches » de Michalak. Les Héraultais ne s’arrêteront pas là et planteront leurs sardines dans le camp toulonnais durant toute la première mi-temps. Paillaugue, impeccable au pied, sanctionne chaque erreur du pack toulonnais, malmené par les requins-marteaux Bias et Gorgodze. Timoci Nagusa, le seul ailier au monde ayant plus de bide que ses piliers, commettra par deux fois un en-avant dans l’en-but, laissant les Fadas espérer rentrer avec autre chose qu’une démarche boitillante. Mais il faut se rendre à l’évidence, le RCT n’y est pas, en témoigne le placage cathédrale de Delon Armitage (approuvé par Sam Warburton) sur le pauvre Pierre Bérard. Un geste intelligent et utile que la Boucherie salue bien bas. Pour moi, y a pas faute. A la mi-temps, le MHR mène 16 à 3. De l’avis de tous, le RCT va pouvoir utiliser le vent pour amorcer une remontée fulgurante. Sauf que le vent, c’est comme les lames Wilkinson, c’est à double tranchant. Les rafales pousseront plusieurs fois la gonfle directement en touche. Du coup, le RCT, privé de rampe de lancement, se montrera aussi stérile qu’un couple homo. Qu’à cela ne tienne, Paillaugue, le schtroumpf research paper writing surfeur montpelliérain, plantera sa dernière estocade en récupérant la balle dans un bordel sans nom, et en marquant ce qui sera incontestablement l’essai le plus moche de l’Histoire de la H Cup. Le numéro 9 sera malheureusement détrôné 24 heures plus tard par Yoann Huget à Leicester. 23 à 3 pour le MHR. Fou de rage, Bernard Laporte astique son Magnum. Fabien Galthié, lui aussi, s’astique le Magnum. Le score ne bougera plus, et le match se résumera à des points de suture, des placages à la carotide, et quelques mêlées effondrées. Symbole de l’impuissance toulonnaise, Jonny Wilkinson ratera une pénalité en face des poteaux et un drop de 40 mètres aussi inutile qu’un pansement sur une jambe de bois. En cet après-midi, l’Homme providentiel, la Fierté de tout un peuple, jouait surtout le rôle du vieux clochard sous la pluie qui gueule sur tout le monde dans une langue qu’il est le seul à comprendre. Si ce n’était pas un Anglais, on aurait presque trouvé ça triste. Alain Rolland siffle la fin du match, le RCT et le MHR sont tous les deux qualifiés pour les quarts. Montpellier est sur un nuage, aux côtés d’Eric Béchu, qui va pouvoir fêter ça comme il se doit à la table de Georges Frêche, Carlos et Renaud. « Hé regardez, c’est les Toulousains ! Mais où est-ce qu’ils vont ? » Les gentils : Tels les Tortues Ninja, se battant en mémoire de leur maitre Splinter, les Montpelliérains ont écrasé les méchants pas beaux, au sens propre comme au figuré. La première ligne Bustos – Creevy – Nariashvili : « Les Trois Grasses », ont fait plus que tenir la baraque face à leurs brillants homologues. Gorgodze, dont le contentieux avec le RCT n’est plus à présenter, a parfaitement illustré le proverbe « Qui aime bien châtie bien, qui n’aime pas châtie encore plus. » Bias a été un vrai cancer pour l’attaque toulonnaise, avançant à chaque impact. Un jeu d’occupation propre et précis, avec un pied gauche en or, le MHR peut se targuer d’avoir dans ses rangs l’un des meilleurs ouvreurs du Top14. Dommage qu’il s’appelle John Beattie et qu’il joue numéro 8. Benoît Paillaugue a montré qu’en mesurant seulement 1,5 Pierre Mignoni, on peut fournir des prestations dignes des plus grands. François Trinh-Duc n’a pas fait un grand match, mais il a été meilleur que Michalak, et au fond, c’est tout ce qui compte. Aux ailes, Audrin et Nagusa, alias Timon et Pumba, ont été précieux en attaque. Pumba a quand même réussi l’exploit de jouer 75 minutes sans faire une seule passe. Les méchants : Passés à côté de leur match, les Toulonnais commencent à se demander s’il est sage d’avoir déjà fabriqué ses Ticheurtes « Champion de France ». Armitage le petit gros n’a pas su s’imposer dans les rucks. Son frère Delon aurait sans doute préféré être jury pour Miss France cet après-midi. Pierrick Gunther, en bon Padawan, a pris la leçon par le Jedi de la souffrance qu’est Mamuka Gorgodze. Jonny Wilkinson est officiellement « fini », jusqu’à ce qu’il claque le drop de la victoire en finale dans 4 mois. Seuls Bastareaud, aussi gracieux qu’un hippopotame, et Chris Masoe (parce qu’il ne peut pas rater un match) ont surnagé dans ce déluge. Enfin, le petit Frédéric est attendu à l’entrée du stade par sa maman. Le petit mot de la Boucherie paper writing service Bien qu’étant une bande de joyeux connards, la Boucherie tient à rendre honneur à Monsieur Béchu, qui fait partie de ces grands hommes qui ont fait le rugby français, et sans qui la Boucherie Ovalie n’aurait aucune raison d’exister. Bon vent Monsieur Béchu et merci. zp8497586rq
Fufu Bieragogo analyse Bourgoin – Agde (13-6) Les Valeurs® de la fédérale 1 Par Fufu Bieragogo, Ce message s’adresse à toi, jouvenceau qui n’en est qu’aux premiers regroupements de ce match impitoyable qu’est viagra la vie. A toi, petit être innocent qui n’a connu d’autre guerre que celle contre les boutons d’acné. A toi, le gamin qui ne connaît du rugby que le monde professionnel et ses matches aseptisés, ses joueurs surentraînés, et son jeu quasi-mécanique. Sache, petit, qu’en dessous de ce petit paradis professionnel, existe un monde bien plus obscur. Un enfer où les foules ivres et déchaînées se délectent de joutes sanglantes entre trente gladiateurs prêts à mourir pour l’honneur. Un univers où les phrases se ponctuent avec des poings, où même les ailiers ont du bide et où un match dure 3 mi-temps. Un territoire où s’expriment les vraies Valeurs du Rugby©. Mon petit, laisse-moi t’ouvrir les portes du purgatoire. Laisse-moi te montrer… la fédérale 1. La pesée : Le purgatoire de fédérale 1 est divisé en 4 poules. C’est dans la poule 2 qu’officie Bourgoin, l’ange déchu que tout le monde craint, l’Ogre qui se torche le cul avec tous les adversaires sur son passage. Et cette semaine, c’est au tour d’Agde, petit club fraîchement débarqué de fédérale 2, d’être donné en pâture au monstre berjalien. Le CSBJ présente une équipe de bambins issus de la formation et nourris aux OGM, dont le plus petit mesure 1m95. Le ROA, lui débarque en Isère avec sa ligue des gentlemen extraordinaires: des anciens pros en pré-retraite, un électricien, un maçon et un international belge. Et oui, ça existe. Le massacre est programmé, Eurosport, flairant le spectacle, diffuse le match en direct et espère un remake encore plus sanglant de Toulon-Bayonne. Mais sous une pluie battante, David s’apprête à mordre les couilles de Goliath. Les Agathois partent à l’assaut de Pierre Rajon Round 1 : Si chez les pros, le rugby est basé sur le jeu (sauf en Top14 évidemment), dans le monde amateur, le rugby est une histoire d’hommes. Les Agathois semblent l’avoir bien compris et entrent sur la pelouse avec leurs armes : les couilles et le couteau. Ainsi, contre le cours du jeu, les Héraultais résisteront tant bien que mal aux assauts berjaliens. Comprenez qu’ils n’encaisseront que deux essais, et répondront par une pénalité, un bon coup de Valeurs du Rugby dans la gueule, et aussi deux jaunes en 2 minutes. A la pause, Agde mène deux cartons à zéro, mais bizarrement, le tableau d’affichage indique 10 à 3 en faveur des locaux. Pour ne rien vous cacher, la qualité de jeu est digne d’un Castres-Stade Français un vendredi pluvieux d’hiver. Sauf qu’on est en fédérale, et que c’est donc normal. Xavier Garbajosa, commentateur désigné à la courte-paille, n’a pas le temps de finir sa 8ème grille de Sudoku que les deux équipes retournent sur la pelouse. Le round d’observation est terminé, place maintenant au vrai combat. Round 2 : La match reprend sur les mêmes bases : les maritimes, qui jouent à 13, défendent leur ligne comme Matthieu Bastareaud défendrait son Big Mac. Mais soyons honnêtes deux minutes, si vous lisez encore ceci, c’est que vous voulez de la bagarre. Et ben vous allez être servi. C’est sur un maul conquérant du CSBJ que tout commence. Le temps s’arrête. Un claquement retentit, suivi d’un long beuglement. Une dent jaillit du regroupement et tombe aux pieds de monsieur l’arbitre : la première praline est envoyée. S’en suit une deuxième, une troisième, et ainsi de suite. Pierre Rajon gronde, le sifflet hurle : les Agathois sortent la boîte à gifles. Les Berjaliens, consternés par tant de barbarie, répondent néanmoins présent, et offrent aux rares supporters un moment de pure poésie, que nous pouvons vous faire partager grâce à la magie de la télé. Diplomate, M. Guaragna voit rouge et exclut Vidal et Argoud, les deux déclencheurs, qui, trente secondes plus tôt ne désiraient que la mort lente et douloureuse de l’adversaire, et quittent maintenant le terrain en se serrant la main. Le rugby, c’est quand même complètement con, au fond. Round 3 : La partie reprend donc à 14 contre 14, puis contre 13 avec l’expulsion sévère d’Ortega, ailier agathois tout juste rentré comptant plus de kilos que de cheveux, pour un placage à retardement sur Moinot qui en rajoute et simule un décès spectaculaire, à en faire pâlir Marion Cotillard. 3 minutes de jeu pour Ortega, seul David Skrela a fait mieux. Plusieurs fois même. Et sans carton, s’il-vous-plaît. Les Berjaliens continueront de pousser pour le bonus, mais, bien aidés par la pluie, le Rugby Olympique Agathois gardera son en-but inviolé et reste même on-ne-sait-comment à portée du bonus défensif avec une pénalité de Damien Vidal. Sous une pluie battante, venant éclaircir les écarlates flaques de sang qui souillent Pierre Rajon, les trois coups de sifflet de l’arbitre renvoient les 27 survivants aux vestiaires, laissant sur la pelouse les cicatrices d’une dure bataille. Les Isérois, déçus, auraient largement mérité un point de bonus offensif tant ils ont dominé la partie. Les visiteurs se regardent, abasourdis, tels une bande d’adolescents au lendemain de leur première cuite. Ils ont réalisé l’impossible : prendre un point à Bourgoin (bon, hors contexte, ça le fait quand même un peu moins). Loin du K.O annoncé, le CSBJ est logiquement vainqueur aux points, 13-6, mais c’est le ROA qui exulte comme s’il avait gagné une pénalité contre les Blacks. Fidèle à leur réputation de discount cialis for sale nudistes, les Agathois ne repartiront pas les valises pleines. 2 jaunes, 3 rouges : je ne vous parle pas ici de l’apéro, mais du total des cartons, un total dans la moyenne des matches de fédérale, ou de ceux de Brive et Béziers. A Agde, la troisième mi-temps fut encore plus rude que les deux premières. Morale de l’histoire : Un scénario à la Rocky, les valeurs et le combat qui va avec. C’est aussi ça, le rugby. Alors, mon petit, dorénavant, au lieu de passer tes dimanches après-midi devant Drucker la main dans le caleçon, prends un copain, une bière, un pantalon, et va au stade. Vois ce qu’est le rugby, le vrai. Car c’est ainsi que tu deviendras un homme. Puis un ivrogne.
Le Lab'Hérault analyse Montpellier – Agen (32-15) Un texte qui vous remue les tripes. Par Fufu Bieragogo Cueillis à froid par les Racingmen, puis dénoyautés par les Biarrots, le XV du pruneau continue sa compotisation à Montpellier. Et ça va pas être de la tarte. Les cistes, constipés dans le jeu, entendent bien décoincer tout ça en s'offrant un bon jus de pruneau concentré. Pour cela, l'oncle Droopy nous a concocté un XV de départ affamé avec les titularisations du jeune Artru à l'aile et de Peyras à l'arrière, et la présence de 4 troisième ligne, bien que Gorgodze porte le numéro 5. La rencontre s'annonce… explosive. 18h30 précises : monsieur Pomarède, qui sera le chef d'orchestre de cette nauséabonde symphonie, appuie sur le détonateur. La première mi-temps : le calme avant la tempête Le début de rencontre est poussif : les deux équipes se cherchent, les turnovers s'enchaînent, les mêlées s'écroulent, et de facto, les premières déflagrations se font entendre. Paillaugue répond à Barnard, le score est de 3 partout au quart d'heure de jeu. Il ne sort cependant rien de solide… enfin de concret, malgré une percée aussi belle que surprenante de Peyras qui trouve quand même le moyen de gâcher un deux-contre-un d'école avec Nagusa. Le premier parachutage dans l'en-but intervient à la 27ème minute, avec un passage en force du pilier Jgenti à travers l'orifice défensif agenais. Trinh-Duc transforme, 10-3 pour les troupes de Fulgence Ouedraogo. Une déflagration qui n'est en fait qu'une fausse alerte. Jusqu'à la fin de la première mi-temps, malgré les poussées des deux équipes, on n'arrive pas à lâcher assez de lest pour décoincer cette rencontre qui, au final, reste ironiquement assez chiante. La percée de Peyras. Comme quoi tout arrive. La deuxième mi-temps : la libération Le concert reprend dès le retour des joueurs sur le terrain : chaque mêlée est pénalisée (un peu au hasard) par Monsieur Pomarède, et les artilleurs en profitent pour faire grimper le score. Agen recolle ainsi aux basques des Montpelliérains (heureusement pour eux, ils n'y resteront pas longtemps), et se voit même refuser à juste titre un essai d'Erbani, rentré à la place de son capitaine Monribot, qui a servi de papier-toilette à Gorgodze en première mi-temps. Après une heure sur la cuvette, le score est de 13 à 9 pour les Héraultais. C'est à partir de là que la voie se dégage pour les Montpelliérains, qui décident de mettre les gaz. Sur une bonne diagonale de Trinh-Duc devant l'en-but, Nagusa, à la retombée, gagne la ballon au pierre-papier-ciseau contre les défenseurs blancs, et offre l'essai à Cacarraro, lancé comme une bombe. Libéré, le MHR continue de pousser et décharge enfin la cargaison : Nagusa débloque son compteur d'essais grâce à une merveille de passe sautée de François Trinh-Duc. Le SUALG essaie de riposter avec les coups de pieds de Barnard, mais le trou est fait. 25-15 à la 72ème minute. Et comme dans tout bon feu d'artifice, le bouquet final vient bruyamment clore le fétide spectacle. Sur une bonne combinaison en touche, Alexandre Bias sert Gorgodze qui s'infiltre entre les deux blocs de saut. Celui-ci fixe et donne à Julien Tomas qui fait un plouf dans l azithromycin 9;en-but et inscrit un essai d'école. Le coup de sifflet de M. Pomarède signe la fin de la partition : le MHR s'impose 32 à 15, bonus offensif en poche, et retrouve enfin un jeu plaisant, débridé, malgré quelques imprécisions. Le XV du pruneau, séduisant mais qui pèche dans la finition, peut se mordre les doigts et va devoir serrer les fesses pour sa réception du Stade Toulousain. « T'as pensé au papier cul? » – « Oh merde. » Les joueurs : Côté montpelliérain, beaucoup de mieux : notamment chez Champagne Hape qui s'est montré plus incisif, et chez Peyras qui fut plutôt performant. Bon, il cirera quand même le banc au retour d'Amorosino. Paillaugue n'a pas forcément facilité le transit de la balle, mais Trinh-Duc, dans un bon jour, a réussi à faire avec. Le paquet d'avants fut encore une fois très compact. Ladhuie, dans le vent, revient à son meilleur niveau, avec un sans-faute au lancer. Watremez parut complètement à la ramasse en mêlée, mais on l'excuse, puisque même les arbitres ne semblent plus rien y comprendre. A souligner l'énorme prestation des rouleaux compresseurs Gorgodze et Tulou, qui marchent sur les défenses comme des fakirs sur du charbon. Alex Tulou, le cigare au bout des lèvres. Côté agenais, le pack fut trop souvent sur le reculoir, en témoigne la sortie du capitaine Monribot, sonné sur une cartouche du Démon du Caucase. Seul Ross Skeate a su sortir la tête de la cuvette. Barnard, précieux au pied, a permis de coller au score sans pour autant apporter de solution offensive, et Silver Tian fut moins super-héroïque que son patronyme ne le laisse entendre. L'arbitrage : Parfaite illustration de cet immense bordel qu'est devenue la mêlée, ce match fut une véritable purge pour les premières lignes des deux équipes, si bien que la première « bonne » mêlée n'est arrivée qu'à la 73ème minute. Tant qu'on y est, autant la remplacer par un combat en cage, au moins y aura du spectacle. Autre incompréhension : le double carton jaune adressé deux minutes avant la fin du match à Watremez et Agulla, coupables de s'être serrés par le col pour parler judo. Et si les cartons commencent à être distribués comme des coupons de réduc' McDo, les bouchers risquent bien, messieurs et messieurs, de devenir une race en voie d'extinction. L'œil de Thibaut Privat : « Ça a été dur, mais on a réussi à déclencher l'étincelle qui a fait déborder le vase ». zp8497586rq
Le Lab'Hérault analyse MHR – Clermont (13-8) Avec Gorgodzilla, tout va mieux. Par Fufu Bieragogo Bon, cette fois, ça y est : le championnat est lancé. La première journée est derrière nous, les arbitres ont fait les paons, les équipes ont pris leurs repères : on va enfin avoir droit à quelques beaux matchs. Mais d'abord, y a Montpellier- Clermont. Le contexte : Déclaré en crise par le Midol après sa défaite à Charléty, les Droopy Boys se voient dans l'obligation de s'imposer à domicile pour éviter un nouveau début de saison catastrophique. De leur côtés, les Gaulois de l'ASM ont fait le plein de confiance en allant s'imposer à Bayonne, et comptent bien réitérer l'exploit dans l'Hérault, pour fêter le retour de leur lapin blanc Napolioni Nalaga. Côté bleu, toujours pas d'Argentins, on essaie donc de combler avec ce qu'on a : Benjamin Thiéry sera à l'arrière et Paillaugue se chargera des barres. Le vent souffle comme dans une cornemuse, les 30 acteurs sont prêts à en découdre, Monsieur Gaüzère siffle le coup d'envoi. Le film du match : Le match démarre très fort avec un double-gag : un coup d'envoi de David Skrela, que Thibaut Privat se charge de transformer en en-avant. Pas le temps de se taper le front avec la main que les Clermontois partent improviser une partie de Twister dans les 22 mètres héraultais, où ils se cassent les dents plus d'une fois. Le match sombre doucement mais surement dans l'ennui, c'est le moment que choisit David Skrela pour faire sensation. Pourtant annoncé comme déclinant, l'homme en carton-pâte signe une performance de haute volée avec une sortie sur blessure au bout de 426 secondes seulement. S'il n'a pas battu son record personnel de 134 secondes (en avril dernier contre les Saracens), David Skrela montre qu'il reste l'un des meilleurs de la discipline. Un exemple de constance et de persévérance. Encore plus rare qu'un sourire de Galthié : David Skrela sur un terrain. C'est donc Brock James qui prendra le relai à l'ouverture et se chargera de sniper les stadiers à chaque pénalité. Le score restera aussi vierge qu'un enfant de chœur pendant de longues minutes, et il faudra attendre un drop de François Trinh-Duc pour animer le tableau d'affichage. C'est dire. Dans la foulée, Matt Carraro obtient la Sainte Biscotte pour un placage à l'épaule d'école, James puis Floch ratent leurs pénalités, et les deux talons balancent leurs plus belles pizzas. Un taux de réussite plus bas que dans une partie de Chamboule-tout entre Gilbert Montagné et Ray Charles. Quand on se dit qu'on a sur le terrain deux des équipes censées jouer le mieux, on est en droit de s'inquiéter pour le Top14. Le match commence à s'animer à la where to get viagra demi-heure de jeu : à la retombée d'un dégagement, Rougerie déborde sur l'aile, place un cadrage-débordement et offre un essai tout fait à Fofana, comme au bon vieux temps. Ce sera là sa buy cialis seule action notable de la partie. Comme prévu, l'essai n'est pas transformé, les Clermontois prennent cependant l'avantage. La réaction montpelliéraine est immédiate : la bande à Fufu plante les sardines dans le camp auvergnat, et, grâce à un superbe travail de Thomas Domingo qui mystifie 4 défenseurs jaunes, dont lui-même, avant d'adresser une offrande à Pierre Bérard, le MHR reprend les devants avec un essai entre les poteaux qui sera transformé par le schtroumpf surfeur. A la mi-temps, le score est de 10-5 pour les hommes de Galthié. Domingo : « Cours petit ! Je vais les ralentir! » La deuxième mi-temps sera aussi palpitante qu'un combat de poussins sous juvamine, et ce malgré les rentrées des bouchers-en-chef Gorgodze et Cudmore. Ce dernier s'illustrera cependant avec une merveille de coup de la corde à linge sur Ladhuie 4 minutes après son entrée en jeu, ce qui lui vaudra une visite de 10 minutes au frigo. Gloire à lui. Pour le reste, le match s'inscrira dans la pure tradition du Top14 : de la défense, des coups de pieds, des en-avants et des mêlées à refaire. Seules les ultimes secondes du match offriront aux spectateurs un peu de suspense, avec deux essais légitimement refusés pour les jaunes après arbitrage vidéo. Une spécialité clermontoise. Leur opiniâtreté s'avèrera malgré tout payante, avec le gain d'une pénalité synonyme de bonus défensif. Les joueurs : Tout n'a pas été parfait côté montpelliérain, mais on retient quelques satisfactions. Thibaut Privat a bien fait chier ses anciens camarades de classe et Tulou a fait claquer bien des machoires. Trinh-Duc a été impérial en défense, un peu moins en attaque. En même temps c'est difficile de jouer 10 quand ta paire de centres, c'est Casper et Fantomas. Paillaugue a fait plus que tenir la baraque malgré un jeu au pied abominable. Thomas Domingo s'est montré précieux dans ses rares interventions. Pour ce qui est des cancres, Rémy Martin a montré pourquoi il jouait autrefois à Bayonne et Ladhuie a servi de magnifiques calzones. Mention spéciale pour nos Nazgûls Hape et Carraro, la paire de centre spectrale annoncée comme dévastatrice, qui peut ambitionner le Prix Marcus Di Rollo des Hachoirs d'Or 2013. Côté jaunard, Nalaga n'a pas marqué, Cudmore a tenu son rang, Rougerie a rappelé à Vern Cotter que son vrai poste, c'est à l'aile, et David Skre… Ben alors tu restes pas un peu? Selon nos sources, Shontayne Hape serait arrivé à Montpellier il y a plus d'un mois. Une information à prendre avec des pincettes. zp8497586rq
Le Lab'Hérault analyse Stade Français/MHR Donde esta los Pumas ?!? Par Fufu Bieragogo, Samedi matin, 6 heures. Je me réveille au milieu d’une ruelle, sans repères. Une semaine est passée depuis la féria de Béziers, et il semble que je m’en remette à peine. L’air hagard, les yeux vitreux, j’entre dans un bar et commande une bière. J’ouvre un Midol qui sert de dessous de verre, et m’aperçois que c’est la reprise du Top14. Sans plus attendre, je regarde la compo du MHR. Mon sang ne fait qu’un tour : pas d’Argentins, pas de Gorgodze, pas de Tomas. Jean-Baptiste Peyras titulaire à l’arrière. Je fais un signe discret au patron, et je passe au whisky : mon calvaire ne fait que commencer. Le contexte : Le soir-même donc, les Montpelliérains, privés de leurs guerrieros, affrontent les guerriers roses du Stade Français, décidés à entamer la saison du bon pied. La bande à Galthié, quant à elle, monte à Paris avec autant de certitudes qu’un coup de pied de François Trinh-Duc : orpheline de 6 gaùchos et de nombreux blessés, Fulgence Ouedraogo craint le pire, et il a bien raison. Le nouveau staff montpelliérain, composé de Mario Ledesma et Stephane Glas, transfuges… du Stade Français justement, entendent bien faire un gros coup en s’imposant à Charléty, et ainsi éviter les railleries des copains à l’apéro d’après match. Enfin sauf si Missoup et Martin volent encore la vedette… « Et là, Savare, il me dit : « Tu veux pas revenir au Stade Français? » » – « Lol. » Le film du match : Top14 oblige, le match démarre sur les chapeaux de roue : actions mortes dans l’œuf, dégagements hasardeux, quelques en-avant par-ci par-là. Le Stade Français réussit malgré tout à obtenir quelques pénalités, que Julien Dupuy se charge de ne pas convertir. Désespéré, le staff rose décide de laisser les coups de pied à Jérôme Porical, qui étrangement, après quelques années de disette à l’USAP, retrouve la direction des poteaux. Benoit Paillaugue, le schtroumpf surfeur, lui répond par 3 pénalités successives. A la demi-heure de jeu, le MHR mène 9-3 à Charléty, malgré les fautes répétées des Héraultais, qui nous font un remake du Grand Bleu à chaque ruck. Le match bascule alors dans la quatrième dimension : Porical réussit ses coups de pieds, le Stade Français met du rythme, et Fulgence Ouedraogo HIMSELF prend un carton jaune, venant sanctionner l’indiscipline collective. Sans déconner. A la mi-temps, le tableau affiche un score nul, à l’image du match. Au retour des vestiaires, Olivier Missoup profite de la supériorité numérique des flamants roses pour percer plein centre, et permettre à son capitaine Pascal Papé de s’écrouler en terre promise. M. Minery refuse cependant l’essai après visionnage, mais s’aperçoit qu’un ciste s’est très intelligemment mis à la faute. Évidemment, il s’agit de Jean-Baptiste Peyras. Je n’en dirai pas plus, je ne tirerai pas sur l’ambulance, bien que ce soit le style de la maison. Le MHR devra donc évoluer à 13 pendant quelques minutes. Le Stade Français prend alors officiellement les commandes du match, et suite à une cocotte, Dupuy écarte pour Warwick, qui est, rappelons-le, 3ème dans la hiérarchie des numéros 10 dyonisiens, et qui inscrit le premier essai du match. 19-9 : Fabien Galthié part bouder en tribune. Jérome Porical remet une couche et inscrit 3 nouveaux points, et comme une mauvaise nouvelle n’arrive jamais seule, Peyras revient sur le terrain. Tu sais que tu regardes un match de merde quand c’est Jérôme Porical qui sort du lot. Je commence à me dire que ça sent low cost cymbalta 20mg vraiment le roussi, jusqu’à ce coup de pied de Benoit Paillaugue qui vient heurter le poteau, retombe dans les mains de Combezou qui crée un point de fixation et permet au nouveau venu Vincent Pelo et ses 145 kilos de s’échouer en terre promise. Le MHR revient dans le bonus défensif 22-16. On se dit alors que tous les espoirs sont permis pendant à peu près… 45 secondes. C’est le temps qu’il faut pour prononcer le nom de l’ailier parisien Vuidravuwalu, qui ne s’est pas fait prier pour percer le gruyère défensif montpelliérain et offrir un nouvel essai à Bonfils qui scellera le sort du match. La bande à Fufu s’incline pour la première fois depuis deux ans face aux soldats roses, et rentre à Montpellier avec la gueule de bois. Le Stade Français peut savourer sa victoire, mais n’aura pas montré grand chose non plus, surtout pendant la première mi-temps qui fut aussi soporifique qu’une soupe aux dolipranes. Les joueurs : Le paquet d’avants montpelliérains s’est montré presque convaincant, et ne fut pénalisé en mêlée qu’à la 76ème minute. Leleimalefaga s’est illustré en jouant 4 minutes dans leur intégralité. La déception vient de Rémy Martin, dont les retrouvailles avec Olivier Missoup étaient plus qu’attendues. C’est derrière que ça se gâte : si Paillaugue s’en est plus ou moins sorti, notre chinois préféré a parfaitement alterné jeu lent et jeu très lent. Les rumeurs disent que Shontayne Hape et Matt Carraro, la supposée paire en or, étaient sur le terrain, ce qui reste à confirmer. Quant à l’arrière, trois mots suffiront : Jean-Baptiste Peyras. Une réaction est attendue dès samedi prochain avec la réception des Gaulois de Clermont pour la première de la saison à Yves-Du-Manoir. Côté parisien, la surprise vient de Porical qui aura réussi un sans faute au pied. Une bien étrange statistique qui vient confirmer la règle selon laquelle les souffre-douleurs de la Boucherie deviennent soudainement bons. Jean-Baptiste si tu m’entends… L’ex-montpelliérain Doumayrou ne s’est pas fait regretter, et le talonneur Sempéré a montré que Szarsewski était remplaçable. En même temps, seuls les parisiens semblaient croire le contraire. Pendant ce temps, à Vera Cruz, l’Argentine prend des branlées. Merci le 4 Nations, fallait pas.
MHR : Le bilan Une saison aussi régulière que le jeu au pied de François Trinh-Duc. Par Fufu Bieragogo, Bilan d'une saison : le MHR Au lendemain d'une saison 2010-2011 aussi surprenante qu'un cadrage-débordement de Sylvain Marconnet, le Montpellier Hérault Rugby, tel un adolescent boutonneux après sa première cuite, affiche une gueule de bois monumentale pour commencer une nouvelle étape de sa vie, la saison de la confirmation. Qu'à cela ne tienne, Tonton Droopy a plus d'un tour dans son sac, et recrute une légion de gaùchos poilus puant la téquila accompagnés de deux-trois français pour faire plaisir aux gros messieurs de la LNR. Deux dolipranes plus tard, revoilà nos valeureux guerriers à la fleur de ciste prêts à repartir à l'assaut du Brennus, toujours emmenés par Capitaine Ouedraogo, et décidés à revenir faire chier le beau monde du Top14. Objectif qu'ils ont réussi tant bien que mal à accomplir. Retour sur une saison en dents de scie. Le flop : Comme si ce n'était pas déjà assez chiant comme ça, tous les 4 ans, la plupart des meilleurs joueurs du Top14 délaissent leur équipe pour aller prendre une branlée contre les Blacks ou les Bocks. La « Coupe du Monde », qu'ils disent… C'est un peu comme quand les parents disent à leurs gosses : « on te laisse la maison ce soir, sois-sage! ». Et dans cette situation se crée le plus souvent un schisme entre les enfants modèles (comprenez Toulouse et Clermont), et ceux qui partent complètement en cacahuète. Cette année, ce furent Biarritz, Perpignan, et bien sûr Montpellier. Ainsi, pour le MHR, la période « Mondial » fut un atroce chemin de croix, parsemé de résultats humiliants : défaites à domicile 12-28 contre Brive et 16-20 contre Bordeaux, et pire encore, un match nul à Charléty contre les flamants roses. Plus que jamais, la propriété mathématique MHR – Ouedraogo = Défaite prenait du sens. Au retour des internationaux, après 9 matches, le Droopy Squad campait à la 13ème place, avec comme voisin de palier le BO. La honte. Sans oublier qu'à l'horizon se dessinait l'ombre grandissante d'une armée de puissants Irlandais emmenée par ce qui semblait être un troll des cavernes… Il était impératif de se ressaisir. Non, Julien Tomas n'imite pas Fabien Galthié, il a juste les glandes parce qu'il vient de perdre contre Brive. Le Top : Cette saison marqua également le baptême du feu en H Cup pour les Argentino-Géorgiens, dépucelés avec un match à La Mosson contre le champion en titre, le Leinster. Le jouvenceau sudiste allait découvrir les choses de la vie avec la vieille taulière irlandaise du quartier, 30 ans de métier. Dur. Et si les premières fois sont souvent décevantes, les hommes de Fufu n'ont pas été ridicules, loin de là. Certes, un nul 16-16 à domicile n'est pas un résultat extraordinaire, mais ce match marqua la fin de la crise, et prouva une bonne fois pour toutes que les Montpelliérains pouvaient légitimement jouer les troubles-fêtes en Coupe de la bière. Même si une victoire n'aurait pas été imméritée, ce premier match européen de l'histoire du MHR a eu le mérite de relancer les Héraultais, qui réussirent à se hisser à la 5ème place à la fin de la saison régulière. Quoi? Un match retour perdu 25-3 à Dublin? Un détail. Astérix et Obélix en H Cup : le Volume 2 bientôt disponible Le boucher de la saison : Beaucoup à Montpellier pouvaient prétendre à ce titre plus qu'honorifique, mais après délibération de la Chambre des bouchers montpelliérains, il fut décidé qu'un homme méritait la récompense plus que quiconque. Mais comme on sait très bien que lire un article entier constitue un effort surhumain pour nos fidèles lecteurs, et qu'il faut bien vous distraire, on va vous laisser deviner l'identité de cet illustre boucher. Prêts? TOP : Je suis un joueur de rugby ardéchois culminant à 4 Pierre Mignoni de haut. Je partage mon patronyme avec une grande maison de cognac, et suis réputé pour mon a free traffic boom review ttirance manifeste envers les secondes lignes adverses. Sélectionné 23 fois en équipe de France, mon cerveau brillant par son absence m'empêche de m'imposer en troisième ligne. Exilé à Bayonne, je rejoins le MHR pour la saison 2011-2012 au cours de laquelle je me dispute avec mon copain toulonnais Olivier Missoup qui m'avait appelé Patricia Kaas. Le conflit se termine dans le bureau du proviseur. Je suis, je suis? L'arnaque de la saison : En bon numéro 9 qu'il était, Fabien Galthié fit preuve de roublardise au moment du mercato, et recruta malin, à l'image d'Amorosino, Audrin ou Creevy, qui ont vite fait leur preuves. Mais comme toujours, une exception est venue confirmer la règle… Escroquerie, malversation, vol, friponnerie, carambouille, filouterie, enc*lade… Tels sont les synonymes que connait la langue française pour désigner le terme « arnaque ». Mais une nouvelle locution est désormais tolérée, et elle tient en quatre mots : Jean-Baptiste Peyras Loustalet. Recruté à l'intersaison pour apporter un plus à la ligne d'attaque montpelliéraine, J To the B s'est surtout fait remarquer pour son placement hasardeux, sa transparence offensive, et surtout sa spécialité, le placage « Porte de Saloon », qui le rend plus inutile qu'un pansement sur une jambe de bois. Et vous voulez la meilleure? Ce mec a été élu « Meilleur joueur IRB des -20 ans » en 2003 ! SANS DECONNER ! Les joueurs de la saison : Détenteur de l'Oscar Midi Olympique du meilleur joueur étranger 2011, le boucher des Balkans Mamuka Gorgodze a fait honneur a sa réputation, collectionnant clavicules et autres mâchoires. Auteur d'une saison aussi monstrueuse que lui, à l'image de son triplé inscrit contre le LOU en avril dernier, son inexorable progression a fait de lui une pierre angulaire du jeu du MHR. Accompagné de son numéro 8 Alex Tulou, tout aussi impressionnant, et de son capitaine Fufu, il forme l'une des troisièmes lignes les plus effrayantes du Top14. Mais les surprises vinrent de derrière, avec l'émergence de Gonzalez Amorosino, cousin argentin de Sammy dans Scooby-Doo, principal instigateur des relances épiques depuis les 22, dont Montpellier est passé maître depuis deux saisons. Autre satisfaction, le jeune Geoffrey Doumayrou, pur produit du terroir originaire du Pic Saint-Loup, qui s'est vite imposé comme solide titulaire au centre. Ce jeune homme avait tout pour réussir, mais il choisit de partir pour le Stade Français avant même la fin de la saison. Il nous manquera. Un essai de 100m? Chiche! Et maintenant ? L'histoire ne s'est pas répétée pour le XV du ciste, éliminé en barrage par des Castrais pas si impuissants que ça. Mais la bande à Fufu a malgré tout réussi à confirmer, s'offrant un deuxième ticket pour la H-Cup 2012, où ils rencontreront leurs ennemis préférés, les Toulonnais. Quatre Montpellier-Toulon la saison prochaine, on a hâte! Avec la venue de recrues de poids, comme le pilier biarrot Watremez ou le centre anglais Hape, et l'arrivée aux commandes de Super Mario, le MHR peut espérer continuer à offrir du jeu, du vrai, à ce top14 qui devient de plus en plus insipide, et jouer les premiers rôles, même en l'absence des Argentins, qui iront servir de sparring partners au 4 Nations. Jamais deux sans trois, vous êtes prévenus ! Et la réponse à notre grand jeu était… Rémy Martin évidemment. Surtout ne change rien, on t'aime! zp8497586rq