C'est pas sorcier
par Pastigo

  • 28 November 2012
  • 19

 
Par Pastigo,
 

C’est Pas Sorcier
La science expliquée à des gilles, par des poires
 

 


Le Professeur Jean Marcellin a piqué la Twingo de Gerhard Vosloo afin de faire découvrir à tous les pré-pubères incultes que vous êtes les mystères des lois de la physique. Nous tenterons donc d’éluder ces questions dont tout le monde se fout afin d’y apporter des réponses qui ne servent à rien, vulgarisant ces concepts flous en s’amusant dans la jovialité parce que la science c’est fun.
 

Le professeur Jean Marcellin, un sacré boute-en-train.


Aujourd’hui nous allons découvrir les effets du transfert de charges, intimement lié au transfert de masse sans qu’il ne faille les confondre pour autant. Phénomène bien connu du jargon automobile, celui ci représente la variation des forces exercées sur les pneus et le revêtement. Pour cela nous rappellerons quelques évidences que vous maîtrisez évidemment déjà.Le transfert de charges s’observe principalement lors des deux mises en situation suivante :

L’accélération : Lorsqu’un véhicule accélère, le transfert de charge s’effectue sur l’essieu arrière. La force exercée se situe donc principalement sur cette zone et particulièrement sur les pneus en contact direct avec le sol. Ces pneus arrière sont donc de ce fait plus « collés » à la route, ce pourquoi vous n’êtes pas sans savoir qu’il est préférable pour éviter le patinage sur un véhicule puissant de placer les roues motrices à l’arrière.

Le freinage (qui comme chacun le sait est une accélération négative) : Lorsqu’un véhicule freine, le transfert de charge s’effectue sur l’essieu avant. Vous remarquerez que c’est exactement la même phrase que celle employée pour l’accélération et vous aurez bien raison puisqu’il n’existe aucune raison logique de présenter la chose autrement. Ainsi le contact des pneus avant avec le sol est beaucoup plus important alors que les pneus arrièrent « flottent » comme les ballons d’un clown psychopathe. C’est aussi pour cela que pour répartir le centre de gravité il est fréquent sur les véhicules performants de placer le moteur à l’arrière, ce qui leur assure généralement un meilleur freinage.

Ainsi les choses sont simples et bien faites. En accélérant l’arrière fait pression sur le sol, en freinant c’est l’avant qui s’en charge. Mais en bons imbéciles que vous êtes, vous voilà curieux, et je vois tout à coup qu’une question vous brûle la vulve. Professeur Jean Marcellin, est-ce toujours aussi simple ? N’y-a-t-il pas quelques variables particulièrement ennuyeuses qui mettraient en péril ce constat pourtant si évident ?
Ah ! Merci ! Et bien oui mon petit tu fais bien de poser cette question, et tous tes petits camarades qui vont rater Olive et Tom par ta faute seront ravis de découvrir la science dans la joie une petite heure de plus.

Vous n’allez pas y croire, mais il existe des cas de décélération où le transfert de charge peut s’effectuer sur l’arrière. Je sais, c’est incroyable, mais c’est aussi parfaitement génial puisque c’est le moment de vous présenter notre fameuse maquette. Pour cela, nous avons fait appel à des véhicules que voici :
 


 

Le véhicule A est un modèle Fritz, avec tout ce que cela implique de luxe, de finesse et de volupté.
 

 

Le véhicule B s’appelle Hamilton. Je n’ai toujours pas compris comment c’était possible, cependant tout le monde s’en fout l’important étant qu’il décède de manière ludique durant l’action.

 

Et maintenant, la maquette ! Vous allez voir c’est super bien foutu.
 

 

Regardons plus en détail et avec notre oeil de scientifique aguerri ce qu’il s’est passé.
 


 

1- Phase d’accélération : le transfert de charge est parfaitement normal, nous remarquons que la pression s’exerce sur l’arrière du véhicule B pendant

online canada pharmacy viagra

son accélération, pression astucieusement matérialisée par un point rouge sur notre sujet d’étude. Quelle excellente idée.
 


 

2- Début de la phase de freinage : A cet instant exact, le transfert de charge est nul. Cependant le scientifique présent sur les lieux fera remarquer un centre de gravité anormalement haut matérialisé encore une fois par un point rouge et fera cesser presque immédiatement l’expérience. Ce meme scientifique retira par la suite le véhicule A du protocole expérimental jugeant que celui ci ne satisfaisait pas à l’étude sécurisée des phénomènes physiques.
 

 

3- Phase de freinage : Le freinage est pleinement engagé. Et là il faut bien avouer que c’est n’importe quoi, puisqu’il est déjà bien difficile de définir l’avant de l’arrière. Le point rouge matérialise cependant l’avant du véhicule, et que remarque-t-on ? Bigre ! Malgré la puissance du freinage aucun transfert de charge n’est remarquable sur l’avant du véhicule, lui même situé comme un con à un mètre du sol ! Étonnant non ?

Et voilà ! Aussi incroyable que cela puisse paraître nous avons découvert qu’il était possible que le freinage brusque d’un véhicule lancé à vive allure n’entraîne aucun transfert de charge.

Mais les plus fifrelins d’entre vous ne s’arrêteront pas en si bon chemin. J’en vois d’ailleurs un qui lève le doigt. Oui, tu as bien raison d’en parler, tout ceci ne tient pas compte de l’énergie cinétique et surtout du rapport de celle ci avec la masse et la vitesse. Voilà un bon point pour toi, mais tu viendras également après les cours prendre un petit tampon fidjien parce que tu fayottes et ça m’énerve.

C’est donc vrai, l’énergie cinétique met à mal notre démonstration, mais ce sera l’occasion mes chers petits d’un prochain épisode de C’est Pas Sorcier toujours présenté par votre ami dégénéré le Professeur Jean Marcellin. Lavez vous les dents, mangez des légumes verts et à bientôt.