Hachoirs d’Or 2015 : le vote
par Ovale Masque

  • 18 janvier 2016
  • 36

Après deux ans d’absence pour cause de flemme monumentale, les Hachoirs d’Or sont de retour !

Pour les lecteurs qui ne nous ont découverts que récemment, ou pour ceux qui pensent que nous ne sommes qu’un compte Twitter et qui sont tombés sur ce lien par hasard, les Hachoirs d’Or sont nés en 2009 et ont pour but de récompenser les acteurs du monde du rugby qui se sont distingués (le plus souvent de façon négative, sinon c’est pas drôle) tout au long de l’année. En l’occurrence, on parle donc bien de l’année 2015 – ainsi nous continuons de rendre hommage à Jean-Marc Doussain en étant perpétuellement en retard. 

Et en 2015, année de Coupe du monde, on peut dire qu’on a été gâtés. Les tartuffes, les jocrisses et les cuistres du monde de l’ovalie étaient tous au rendez-vous pour nous rappeler à quel point notre sport est merveilleux et tellement supérieur à tous les autres.

 

Hachoir d’Or « Marcus di Rollo » des trucs qu’on essaie de nous faire croire qu’ils existent, mais dont on a bien fini par se rendre compte qu’on s’était foutu de notre gueule :

  • Le French Flair

 

  • Les Valeurs du rugby

 

  • Le plan de jeu des Bleus pendant la Coupe du monde

 

  • Les rires sur le plateau du Canal Rugby Club

 

  • Le talent de Quade Cooper

 

  • Oyonnax

 

Hachoir d’Or « Holy Guazzini » des grands portés disparus :

  • Serge Blanco après le quart de finale du XV de France en CDM

 

  • De Pénalité avec le Stade Toulousain

 

  • Jonathan Sexton au Racing Métro

 

  • Julien Bardy, 10 minutes à chaque match

 

  • Les testicules des arbitres depuis l’arrivée de la vidéo

 

Prix « Mike Brown » du joueur le plus courageux :

  • Mike Brown

 

  • Mike Brown !

 

  • MIKE BROWN !!

 

  • MIKE BROWN !!!

 

Hachoir d’or « Ovalix » de la mascotte de la lose 2015

  • Pottoka (AB)

 

  • Filou (LOU)

 

  • Ovalion (Toulouse)

 

  • Géronimo, l’indien alcoolique (BO)

 

  • Koxka, le pirate plagiaire (BO)

 

  • Sébastien Chabal (Canal +)

 

  • Renaud Lavillenie (ASM)

 

Hachoir d’Or d’honneur du meilleur joueurjoueur

  • Sireli Bobo

 

  • Albert Vulivuli

 

  • Malakai Radikedike

 

  • Nicolas Jeanjean

 

  • Alisona Thomas Lolo

 

Hachoir d’Or de la potiche la mieux habillée et maquillée en plateau télé :

  • Sébastien Chabal pour Canal Rugby Club

 

  • Vincent Clerc pour Jour de Coupe du monde

 

Hachoir d’Or du consultant/comique impertinent et décalé qui est resté bloqué dans la cave à vin du Pousse-au-Crime depuis 25 ans :

  • Philippe Guillard dans Canal Rugby Club

 

  • Jean-Baptiste Lafond sur Eurosport et Rugbyrama

 

Hachoir d’Or du journaliste de droite qui porte son pull en cachemire noué autour des épaules :

  • Arnaud Coudry (Le Figaro)

 

  • David Reyrat (Le Figaro)

 

  • Nicolas Dupin de Beyssat (Canal +)

 

Hachoir d’Or « Pétère et Steven » du journalimse d’investigation :

 

 

 

 

 

 

Hachoir d’ Or « Jacques Delors » de la prononciation fantaisiste

  • Kouadé Coupeur

 

  • Dave/Rob Kirné

 

  • Kyan Healy

 

  • Sam Beurgueusse

 

  • Xavier Tchoky

 

  • Leï Alfpéni

 

  • Jonathan Ouineski

 

  • Scott Speeding

 

  • Noa Nakatachi

 

  • SONIBI !

 

  • TILOUSSE !

 

  • NAÏGUEUL OWENS !

 

Hachoir d’Or du bouquin qui fait regretter aux piliers de ne jamais avoir appris à lire :

  • Boucherie Ovalie, pour «#LeMeilleurLivreDuMonde »

 

  • Pierre Ballester pour « Y sont tous dopés ! »

 

  • Laurent Bénézech pour « Je l’avais dit en premier ! »

 

  • Mathieu Bastareaud pour « Moi, renoi fragile »

 

  • Pierre Salviac pour « Je suis encore vivant ! Regardez-moi ! »

 

  • Matthieu Lartot pour « Romain Poite m’explique les règles pour que je fasse enfin mon boulot correctement »

 

Hachoir d’Or Guy Novès des 3 points en moins :

  • Lionel Beauxis pour UBB – Stade Toulousain

 

  • Chris Robshaw pour Angleterre – Galles

 

  • Le chauffeur du bus de l’autoroute A9

 

Hachoir d’Or du club qui gère ses finances comme l’UMP gère ses comptes de campagne

  • Bourgoin-Jallieu

 

  • Tarbes

 

  • Biarritz

 

  • USAP

 

  • Chalon-sur-Saône

 

Grand Prix Mourad Boudjellal de la déclaration de l’année

  • Jake White : « Jouer à Montauban devant 5 personnes et un chien, ça ne m’intéresse pas. »

 

  • Éric De Crosmière : « Nos spectateurs ont beaucoup de chance d’avoir un club comme le nôtre, ils pourraient être à Brive, Perpignan ou encore à La Rochelle. »

 

  • Mourad Boudjellal : « Avec les événements de ces dernières 24h, tout le monde a compris l’escroquerie médiatique de RTL, de la part d’une journaliste qui a eu une information qu’elle a jugée clitoridienne… »

 

  • Serge Blanco : « On va gagner parce qu’on est français. »

 

  • Martin Castrogiovanni à propos de son ancien entraîneur Richard Cockerill : « Je ne veux plus jamais parler à Cockers. (…) Je ne déteste personne. Peace and love. Mais je n’aime pas les enculés. »

 

  • Mike Phillips à Lloyd Williams, son concurrent en équipe nationale : « Tu as mis fin à la carrière d’une légende. »

 

  • Jean-René Bouscatel : « Je le répète, j’aime la saucisse, j’aime la merguez. »

 

  • Pascal Papé au sujet d’un ancien camarade en équipe de France : « J’ai pas l’habitude de balancer, mais Estebanez c’est une salope. Par derrière.  »

 

  • Pascal Papé au sujet de son coup de genou sur Jamie Heaslip : « #ToujoursPasIntentionnel.  »

 

Hachoir d’Or Jo Maso du plus bel emploi fictif : 

  • Patrice Lagisquet, entraîneur des arrières du XV de France

 

  • Damien Chouly, troisième ligne aile du XV de France

 

  • Richard Escot, journaliste à l’Équipe

 

  • Christian Califano, homme de terrain sur TF1

 

  • Matthieu Lartot, commentateur des restes de la Coupe d’Europe sur France 2

 

  • Denis Troch, coach mental à Clermont

 

  • Pierre Camou, maçon dans l’Essonne

 

Hachoir d’Or Nicolas Sarkozy du type qui se représente alors que plus personne veut voir sa gueule :

  • Pierre Camou

 

Hachoir d’Or Sylvio Berlusconi du « plus c’est gros, plus ça passe » :

  • Bernard Laporte

 

Hachoir d’Or Jacques Cheminade de la candidature fantaisiste 

  • Pierre Salviac

 

Hachoir d’Or « Dan Carter » du joueur qui a coûté un bras de Scott Spedding à la sécurité sociale :

  • Pierrick Gunther au LOU

 

  • Benjamin Fall au MHR

 

  • Alexis Palisson au Stade Toulousain

 

  • Hugo Bonneval au Stade Français

 

  • Leigh Halfpenny au RACING Club Toulonnais

 

Hachoir d’or « Christian Jeanpierre » du plus beau commentaire de Christian Jeanpierre :

  • « Mike Brown… Mike Brown ! MIKE BROWN !! MIKE BROWN !!! »

 

  • « MAIS IL EST STUPIDE ! MAIS QU’EST-CE QU’IL A DANS LA CABEZA ? »

 

  • « Je suis fan absolu de ce joueur ! »

 

  • « Coup de pied tactique »

 

  • « La chaaaarge de… ! »

 

  • « Je n’ai jamais vu un joueur aussi courageux ! »

 

  • « Elle est bonne ! »

 

  • <« BLACK-BOULÉS, BLACK-BOULÉS, BLACK-BOULÉS »

 

Hachoir d’Or de la plus belle tentative d’assassinat :

  • Philippe Saint-André contre la carrière de Brice Dulin

 

  • Le XV de France contre le rugby

 

  • Courtney Lawes contre Jules Plisson

 

 

    • Sam Burgess et Owen Farrell contre Matt Giteau et Michael Hooper

 

    • Michael Hooper contre le courage de Mike Brown

 

  • Isaac Te Tamaki contre Franco Sabato (Sevens)

 

 

  • Levani Botia contre Pierre Bernard

 

 

 

Hachoir d’Or du Boucher de l’année :

      • Julien Bardy
      • Delon Armitage
      • Courtney Lawes
      • David Marty
      • Levani Botia

 

La catégorie reine. Après Jamie Cudmore en 2009, Mafileo Kefu en 2010 – avouez, vous aviez oublié cet artiste du découpage qui opérait au RCT à l’époque où Mourad n’avait pas transformé son équipe en album Panini Deluxe – et Julien Caminati en 2012, un nouveau joueur va entrer au Panthéon des Bouchers. Et cette année, le casting est assez relevé. Présentation des principaux candidats :

 

Julien Bardy (Clermont)

Lors des Hachoirs d’Or 2010, il avait 25 ans et était alors un grand espoir de la catégorie. Éclipsé par des joueurs au casier judiciaire plus étoffé et à la renommée médiatique supérieure, le chien fou portugais n’avait récolté que 3% des sondages exprimés. Une gifle. Mais le propre de Julien Bardy étant de répondre à un affront en faisant quelque chose de particulièrement stupide, il ne nous a pas déçus depuis 5 ans, et peut se targuer de se présenter avec l’étiquette de grand favori.

Ses principaux atouts ? 3 cartons jaunes en 2015, dont un reçu lors de la finale du Top 14. Un comportement de joueur de Fédérale qu’on ne tolérerait nulle part ailleurs qu’à Clermont (« parce qu’il y a trop de gentils dans cette équipe alors bon il en faut bien un débile ») et un niveau de jeu qui ne justifie pas vraiment qu’il pousse constamment Alexandre Lapandry sur le banc ou en tribunes. Enfin, Bardy pourra également compter sur le soutien massif de la Yellow Army, le meilleur public de France qui n’hésite jamais à chier sur ses joueurs après une défaite à domicile de trop.

 

Delon Armitage (RCT)

Une nomination qui vient récompenser une carrière exemplaire en tous points. Delon Armitage, c’est LA tête de con de l’ovalie. Un joueur qu’on détesterait volontiers même s’il n’était pas anglais – même s’il faut bien avouer que cela lui ajoute un charme indéniable. Delon en 2015, c’est tout de même 4 cartons jaunes, plusieurs suspensions, dont une assez longue pour avoir insulté des fans de Leicester lors d’un match de Coupe d’Europe.

Inutile de vous rappeler qu’avant cette année 2015 particulièrement réussie, Delon s’était illustré en insultant un contrôleur anti-dopage, frappé un type dans une boîte de nuit ou encore pour s’être rendu coupable de blasphème à l’encontre du prophète Brock James. Son seul défaut ? Son talent incontestable avec un ballon entre les mains. Encore que, au vu de ses prestations depuis quelques mois, on pourrait croire qu’il fait vraiment tout pour remporter ce trophée. 

 

Courtney Lawes (Northampton)

On l’avait découvert en 2009, quand il avait fracassé le jeune Morgan Parra en deux lors d’une finale de Challenge Cup entre Northampton et Bourgoin. Puis il avait confirmé tout son talent deux ans plus tard en tentant de mettre fin à la vie de Mario Ledesma lors de la Coupe du monde 2011. Courtney Lawes, c’est un esthète du plaquage à retardement, un joueur qui sait toujours trouver la limite entre le « ouais bon ok ça passe c’est dans le mouvement » et l’attentat délibéré. Un talent qui lui permet de ne quasiment jamais être expulsé (son dernier carton jaune remonte à mai 2014) et de continuer à châtier les N°10 en toute impunité. Déjà auteur de quelques exploits notables, Courtney a cette année atteint l’immortalité avec un destronchage de Jules Plisson qui restera dans les annales de YouTube. Mais il a également déçu lors du Mondial, où il s’est montré bien trop discret. 

 

David Marty (USAP)

Il paraît que c’est dans les vieux pots que l’ont fait les meilleures soupes. En tout cas, celle que nous sert l’USAP depuis 2013 est toujours aussi indigeste, et cela doit beaucoup au talent de son cuisinier en chef : David Marty LE CATALAN. À 33 ans, l’ancien international (39 sélections, tut tut les rageux) a réalisé sa plus belle année sur le plan disciplinaire en collectant 2 cartons rouges et 2 jaunes. Et encore, la moitié de ses déblayages de mongoles n’ont même pas été sifflés. 

Marty, un troisième ligne perdu au beau milieu de la ligne de trois quarts, une relique d’un rugby qui n’existe plus, et finalement, l’éternel garant des valeurs de la Catalanité (nous on n’a jamais bien compris ce qu’elles englobaient, mais on sait juste que LA BAGARRE en fait partie). Lui attribuer ce titre serait une récompense à la hauteur de sa magnifique carrière. 

 

Levani Botia (La Rochelle)

Le gros outsider. En 2014, personne ne connaissait ce joueur lorsqu’il a débarqué à la Rochelle, caché à l’intérieur d’un cargo de marchandises qui comportait 22 autres joueurs des îles fraîchement recrutés par l’ASR. Il n’a eu besoin que de quelques semaines pour se faire un nom. Botia, c’est un Fidjien ballon en mains, un Tongien sous MDMA en défense. Manchette, cathédrale, raffut-fulguro-poing dans la gueule, voilà un joueur qui possède un registre étonnamment complet. 4 cartons jaunes en 2014, un rouge en 2015 : c’est fort, très fort. Seule petite déception : il n’a tué personne lors de la Coupe du monde 2015. 

 

Maintenant, à vous de jouer ! Vous pouvez voter jusqu’au moment où l’on décidera de se sortir les doigts pour annoncer les vainqueurs, donc probablement un peu avant le début du Tournoi des VI Nations. N’hésitez pas non plus à expliquer vos choix dans les commentaires ou à nous insulter si vous avons oublié vos favoris.