Le Top du Taupe 14, 10ème journée
par Capitaine

  • 07 novembre 2011
  • 8

Par Capitaine et Ovale Masqué

Pour cette 10ème journée, Capitaine et Ovale étaient fatigués, alors ils ont fait reporter des matchs avec des excuses à la con, du style « peut-être ils seront malades, on sait pas mais on annule ». Du coup on n’a rien à dire alors on va vous faire un exposé sur le pingouin. C’est un nom vernaculaire porté en français par deux espèces d’oiseaux de la famille des alcidés, dont la seule espèce encore vivante est le petit Pingouin. Ces espèces vivent dans l’hémisphère nord. On peut rencontrer le petit Pingouin du pôle Nord jusqu’à la Bretagne. Ce dernier vole, alors que le grand Pingouin, espèce éteinte en 1841, ne le pouvait pas.

Allez, on a réussi à perdre le supporteur toulonnais alors on peut enfin parler rugby, le vrai. Ce week end :

  • On a pu voir un match de foot entre le CAB et le RM92,
  • On a appris que si Doussain et McAlister ne pouvaient pas aligner une passe, c’est à cause des doublons,
  • On a pu voir que – et – ça fait +. Ainsi James Hook et David Marty étaient alignés du côté Catalan,
  • On a pu voir que Contepomi avait gardé son casque, mais récupéré son cerveau,
  • On a pu voir le leader se faire défaire par l’équipe la plus incompréhensible de cette journée,
  • On n’a pas pu voir le match étonnant entre les vignerons et les eunuques.

Brive contre le Racing Metro : on s’attendait à mourir d’ennui avant même le coup d’envoi rien qu’en lisant l’affiche. Le match du vendredi soir tient sa promesse. Le temps et les équipes ont largement favorisé à voir le ballon plus en l’air que dans les mains. Ainsi l’apprenti boucher Caminati a pu amuser la galerie par son jeu au pied, de même que Gaetan Germain, l’homme dont la puissance du pied est également proportionnelle à l’épaisseur de ses sourcils. L’arrière du Racing marque 4 pénalités et se fait plaisir sur deux poteaux aussi, quand même. Sinon, Juan Martin Miaou Hernandez jouait à l’ouverture, et il a tapé des chandelles toute la soirée. Pas de pot pour lui, Lorée lui a piqué son autre grand kif en tapant un drop de 40 avec une facilité déconcertante.

Alors que le match commence dans le sang (Marty puis Bouilhou) et dans une ambiance sonore insupportable grâce aux « c’te » de Castaignède, les Toulousains prennent un essai ridicule : le troisième dix du Pays de Galles allonge une passe au pied pour le plus petit joueur du terrain, qui marque l’essai en devançant son vis à vis d’une action William Servat. Les Rouges et Noirs font leur possible pour amuser le public en enchaînant les passes avec rebonds, et Guy Novès nous dit que c’est la faute des doublons. Pendant ce temps, les Catalans essayent quand même de bien jouer : pression défensive, prise de la ligne d’avantage et d’intervalles, drop de 45m, bref, on a cru qu’ils avaient échangé les jeux de maillots. Heureusement ou malheureusement, la force était avec Luke qui a tout tenté, même à 66m, et en passe 6 sur approximativement 24 tentatives. Perpignan joue bien mais Perpignan perd, comme souvent depuis le début de la saison. En même temps les gars on est en Taupe 14, faut se réveiller…

On passe donc au match de la machine castraise face aux valeureux promu bordelais. On a l’habitude de profiter du match de Castres pour faire une sieste vu qu’il n’y a jamais rien à voir. Donc quand on a ouvert les yeux à 5 minutes de la fin, on n’a pas compris pourquoi le tableau d’affichage s’était trompé : 24 à 9 pour l’UBB… Mais les commentateurs ont confirmé la surprise. Par contre on n’a pas pour autant repris le match depuis le début. Alors on ne se l’explique pas. Un compte rendu détaillé devrait tomber dans la journée ou demain pour nous éclairer.

Après l’USAP, la deuxième équipe de rugby à 7 du Top 14 entre en lice, le Stade Français. On nous promet un beau spectacle et c’est vrai que c’est souvent le cas avec les parisiens qui en moyenne marquent 4 essais par matchs et en encaissent 8. Les fidèles étaient également rassemblés au Stade de France pour l’apparition du prophète. Pascal Papé revenait sur les terrains du Taupe 14. Dirigé par un coach au look de SDF, muni d’un chirurgien qui ne sait pas compter, d’ailiers qui ne gagnent pas de 1 contre 1 et de centres qui sont en réalité des arrières, le Stade Français n’a peur de rien. En face, les clermontois alignent une première ligne digne d’un bunker de la ligne Maginot en version utile, une seconde ligne applaudie par le staff de la Boucherie (notamment pour la moustache de Cudmore) et d’une troisième ligne primée aux oscars de la découpe après chaque match. Le choc a bien lieu. Mais le choc c’est les clermontois qui l’ont pris dans les dents. Le Stade Français était souverain au Stade de France, guidé par l’élu Pascal Papé, qui se permet le luxe de marquer son essai, le miracle est indéniable. Nous luttons pour sa canonisation.

 

Le geste incompris :

Alors que Jonny Wilkinson nous présentait sa passe sans ballon il y a deux semaines, cette journée ce sera James Hook qui nous présente un fabuleux : appuis inter/exter/inter/exter/tout droit. On n’a pas compris l’utilité de ralentir au maximum avant un contact frontal. Peut être qu’il essayait simplement de se faire les croisés pour honorer la fameuse malédiction catalane du N°10.

 

Le moment Kiss Couille :

Ici, Gerhard Mostert qui utilise la même technique qu’Ovale Masqué le samedi soir quand il se sent vraiment trop seul et qu’il doit absolument se calmer :

 

L’interrrrrview fairrrrrrplay de Jacques Motherfuckin’ Delmas :

L’entraîneur de l’USAP nous a encore fait rêver cette semaine, avec sa gomina et ses lunettes de parrain de la mafia sicilienne d’abord, puis avec cette déclaration d’après match :

« Ce match sera très important pour la suite de notre saison. Je regrette que l’arbitre ait décidé du sort de ce match. Il avait clairement choisi son camp en sifflant 13 pénalités à 2 pour Toulouse. Nous avons offert un beau visage même si c’est une cinquième défaite de rang. Quand on voit ce que l’on peut faire c’est de bon augure pour la suite ».

 

Le truc à savoir de la semaine :

Il existe des arbitres italiens. La preuve avec Carlo Damasco, qui a dirigé la rencontre entre l’UBB et Castres. On sait aussi désormais qu’ils sont fragiles puisque le sosie très foireux de Dr House est sorti sur blessure après s’être foulé la cheville. Enfn il est italien, il a sans doute simulé.

 

La Fashion Police de la semaine :

Mais qu’est-ce que Simon Mannix avait sur la tête pendant Brive – Racing Métro ? Si vous avez une réponse, envoyez nous un mail.

 

Le Boucher de la journée :

73ème minute et 73ème jaune de la carrière de Jamie Cudmore. Discret lors de la Coupe du Monde, le bucheron signe un retour remarqué en Taupe 14. Jerôme Fillol commentera lui-même l’action sur Twitter plus tard dans la soirée : « Quand je mange je pense cudmore !!! A la paille :) »

 

Le joueur de la journée : Pascal Papé

Après sa Coupe du Monde fantastique (aussi bien sur qu’en dehors du terrain) l’élu devait assumer son nouveau rôle de superstar du rugby français au sein de son club. Mission accomplie pour Pascal qui a rayonné dans Stade Français qu’on avait pas vu aussi bon depuis longtemps. Très présent dans le jeu, Saint Pascal a anéanti la touche clermontoise avec 6 prises de balles en contre. Grand seigneur, il conclue également une action classieuse initiée par les argentins Parisse et Contepomi, avant d’aller tranquillement s’asseoir sur son trône. Le Retour du Roi.

 

 

Le syndrome Michalak de la semaine : James Hook

James Hook a les pieds carrés avec le Pays de Galles, mais à Perpignan, il envoie des missiles téléguidés dans les bras de ses ailiers et claque des drops de 45m fingers in the nose. Nul n’est prophète en son pays, comme dirait Damien Try (sauf que lui l’aurait dit en latin pour se la péter).
A noter que les commentateurs anglais font aussi des jeux de mots sur Mermoz et les avions et qu’ils se foutent de la gueule de Capitaine Crocheté en lui rappelant sa perf en demi-finale de Coupe du Monde. Ces gens sont comme nous, finalement.

 

 

La minute féministe d’Eric Bayle

Pendant que sa femme fait la vaisselle et le ménage, Eric Bayle commente le rugby avec talent et pertinence.

 

L’essai : Jean Marcelin Buttin

Il a beau avoir un prénom super moche, il est le joueur le plus intelligent de son équipe. Comprenant que Clermont n’arrivait à rien et que ses coéquipiers étaient nuls à chier, il décide de jouer seul et de mettre un essai. Easy.

Rendez-vous la semaine prochaine pour le premier numéro de la saison de « Mise en bière », notre chronique consacrée à la H-Cup.

Capitaine et Ovale Masqué