Casier judiciaire : Paul Goze

Salut, moi c’est Paul Goze et je voudrais poser un slam pour mon pote Benny Blanco.

 

Par Pauline M. avec Ovale Masqué.

Une phrase de Pastigo se cache également dans ce texte, sauras-tu la retrouver ? 

 

« Sempre endavant mai morirem », enfin peut-être.

Vendredi 16 novembre, un grand jour pour le rugby français. Celui où tout allait changer. En quête de renouveau, de dynamisme, le French Flair trouve sa muse sportive et sa vitrine technologique pour 4 ans sous les traits de Paul Goze. 
Une nouvelle ère peut commencer. Brève présentation du nouveau Big Boss.

Jacques Delmas à l’annonce de la nomination de Paul Goze

 

Un homme de valeur.

Non, Monsieur Goze n’a pas toujours été cet homme hybride, physiquement entre Michel Galabru et Loulou Nicollin. Comme tous les jeunes des années 1970-1980, il a porté la moustache, sans avoir besoin de récolter des fonds pour le cancer de la prostate. A l’époque, c’était le signe d’une virilité sans faille. Maintenant, ça donne envie de chanter YMCA. Bref, Paul Goze a été un homme moderne.

A cette époque bénie des moustachus, Paul était un joueur de l’ombre ; un de ces seconde ligne que l’on remarque à peine. 1 mètre 88 pour 94 kilos, un gabarit qu’on considérerait aujourd’hui un peu léger pour faire un ailier. Un homme inspiré. On le sait, les seconde ligne, à l’image du Président Papé sont la source tacticienne du rugby moderne.

Le regard lucide de Paul Goze (Crédits photo : rugby66.catalan, Picasa)

 

Déjà à cette époque, il évoluait chez les Cagibous © chers à Gregory le Mormeck. Tout chez Paul transpire la catalanité et les rillettes.
Paul et Perpignan, c’est une longue et belle histoire d’amour. Après de brefs passages à Toreilles et Bages, ces clubs  inconnus, il part à la ville. Mais peu importe. L’essentiel est qu’il ne quittera pas le 6-6, jamais. Il passe même sa vie à faire croire aux gens sains d’esprit qu’être Catalan c’est cool. Personne ne le croit (enfin j’espère), mais cela reste amusant à regarder.

Placer

le plus de fois “Catalan” en 37 secondes, Paul l’a fait.

 

Finalement, ne retenons qu’une chose de Goze joueur. En bon deuxième ligne et Perpignanais, il a su définir ce qu’est le #RugbyVrai, avant même Grégory Le Corvec. Paulo, il sait ce que sont les Valeurs ©.

 

(Crédits photo : rugby66.catalan, Picasa)

 

Espérons qu’il se souviendra de ses exploits lorsqu’il visionnera ceux de Juju Caminati.

 

Un homme d’appareil

Mais Paul Goze, c’est surtout pour son poids dans les arcanes du pouvoir qu’on le connaît.
Il a commencé avec un petit club sans importance où les mecs se prenaient pour Arlequin : l’USAP. Il débarque à la présidence en 1989, pour mieux repartir en 1993.
Oui mais voilà, Paul n’est pas le genre de mec à lâcher l’affaire. Il fait son grand retour en 2007. Et là…  sous sa direction, Perpignan remporte en 2009 son premier titre de champion de France depuis 1955. Il faut dire qu’il avait assuré le coup : une finale contre Clermont, c’est gagné d’avance !  Un titre qui vient récompenser la bonne politique sportive du club, qui a su faire l’amalgame entre joueurs du crû (Mas, Porical, Sid, ou encore l’inénarrable Jean-Pierre Perez) et des recrues intelligentes : Damien Chouly, qui évoluait dans un club du tiers-monde (Brive), Robins Tchale-Watchou, anonyme au Stade Français,  et bien sûr Maxime Mermoz, qui jusque-là portait les sacs de Yannick Jauzion à Toulouse. 

Mais Goze président c’est avant tout ça :

En 2009, Dieu est arrivé à Perpignan

5 petits matchs et en janvier 2010, un con d’Argentin – aujourd’hui disparu – lui pète le tendon d’Achille. Un transfert en demi-teinte pour Goze et l’USAP donc, même si les plus fervents supporters Catalans vous assureront que l’aura magique de Carter aura transcendé l’équipe tout au long de la saison. Malgré un bel exercice 2009-2010 (1ère place au classement avant les phases finales), Perpignan termine l’année par un dîner de cons devant 80 000 personnes : dans la mémoire collective, ils restetont comme le premier et sans doute le seul club à avoir réussi à perdre une finale contre Clermont. Une défaite qui finira de plonger le président dans la dépression et la paëlla.

A ce moment-là, tout est devenu plus compliqué pour le petit club catalan. Malgré un quart de finale de H Cup gagné contre Toulon à Barcelone (l’autre grand fantasme de Paulo), l’USAP s’incline en demie contre Northampton, et ne termine qu’à la 9ème place du championnat. Les héros de 2009 sont fatigués, le sorcier moustachu Jacques Brunel s’en va, et les internationaux (Mermoz, Chouly) ne vont pas tarder à le suivre. Les finances sont en berne (comme Stéphane, nous dirait Man’S) et les vautours de la DNACG survolent désormais le Canigou : ils savent qu’avec Paul, au moins, ils auront de quoi bouffer.  On se demande quand l’USAP sera reléguée, sportivement ou administrativement. Mais ce jour n’arrive jamais. Il faut dire que Paul est l’ancien trésorier-adjoint de la FFR. Puis, il est élu au Comité directeur de la LNR depuis sa création en 1998. Puis, il est le chef du Top 14 depuis 2009. Et que c’est difficile de le déplacer. 

Soulignons aussi que Paul connait Jo Maso. Et le seul homme à connaître et à respecter dans le milieu, c’est Jo.

Aussi discret qu’une table de chevet, Jo n’en est pas moins important. Le seul à rester malgré le poids des années.

 Paul Goze et son esprit vif préfère laisser filer Jo Maso (Crédits photo : rugby66.catalan, Picasa)

 

Un homme de relations

Car oui, fort étonnament, Paul Goze a accédé au pouvoir grâce à ses relations. Il peut notamment  compter sur son vieil ami Serge Blanco. Ah Serge le Basque et Paul le Catalan, une bien belle histoire d’amour ! Proches depuis toujours (en fait, on ne sait pas depuis quand, donc « toujours » nous paraît bien) du Capo di tutti capi, voilà une amitié qui va s’avérer très utile pour Paul, qui sent bien que ça commence à sentir un peu mauvais à l’USAP, et qui se cherche maintenant une porte de sortie. Ca tombe bien, les élections à la tête de la la LNR approchent, et Pierre-Yves Révol ne se représentera pas, considérant qu’il a accompli sa mission en parvenant à  avoir fait passer les barrages au Castres Olympique. Paul décide donc de se lancer dans la course.

Rappelons rapidement quelles sont les principales fonctions du président de la LNR :

  1. Etre d’accord avec Serge Blanco
  2. Organiser des banquets
  3. Se féliciter des audiences de Canal +
  4. Se faire insulter par Mourad Boudjellal
Paul rempli donc tous les critères pour le poste, et notamment le premier. On notera d’ailleurs que s’il fut un temps un grand partisan du retour au Top 16 – il a sans doute dû réaliser l’intérêt de la chose au moment où l’USAP végétait à la 13ème place – Paul s’est désormais sagement rangé derrière l’avis du Grand Serge, opposé à tout retour en arrière sur le sujet.
Malgré cet appui de poids, l’élection n’est pas de tout repos pour Paulo. Il fait face à Max Guazzini, chouchou des médias, des joueurs et des internautes – mais détesté par à peu près tout le reste du rugby français, un microcosme qui sent bon les Valeurs ©. Mais aussi à Alain Tingaud (Agen) ou Patrick Wolff, qui contrairement aux apparences n’est pas le président du LOU. D’ailleurs, personne ne sait vraiment qui c’est. Sans doute un nouveau canular raté d’Ovale Masqué. Le vote est très serré : Goze recueille 9 voix, Guazzini 8, Ovale Masqué 7 et Tingaud 4. Au second tour, chaque camp négocie ses alliances autour d’un saucisson et d’une bouteille de vin. Les débats sont serrés, le pantalon de Paulo aussi, il est temps d’ouvrir un bouton. « Cela a été interminable et bordélique » confiera un membre du comité directeur à un journaliste de Sud-Ouest. Pour la petite histoire, c’était quelques jours avant les élections au sein de l’UMP. Finalement, ils pourront se dire qu’ils ne s’en sont pas si mal sortis.
Le résultat de l’ultime vote ne réussit pas à départager les deux hommes, qui terminent tous les deux à égalité avec 14 voix chacun. C’est donc Serge Blanco le comité directeur de la FFR qui tranche le débat, et décide finalement d’élire Paul Goze. Une élection arrachée comme un bonus défensif par Mont-de-Marsan, et qui ne devrait pas lui confier une grande légitimité pour exercer son pouvoir. Le rugby de club semble en effet être désormais scindé en deux, entre les « modernes », souvent issus du monde de l’entreprise (Max, Mourad, Jack, Marti…) et les « traditionnels », que l’on reconnait facilement à leur marque de polos.
Paul Goze, le président de la déchirure, s’opposant à Mourad Boudjellal, qui aurait été le candidat de la fissure anale. 

 

Finalement, malgré sa catalanité fort handicapante, Paul Goze a su pactiser avec les bonnes personnes pour enfin s’imposer à la tête du rugby français. La donne est redistribuée, le buffet sauvé. Il ne lui reste plus maintenant qu’à se pencher sur le prochain grand chantier de la Ligue : renégocier les droits télé du Top 14. Et espérer signer un contrat avec BeinSport pour toucher un bon gros pactole. 

 

Le mot de la fin 

Merci monsieur Coudry. 

Le Salviaco'labo analyse Aix – La Rochelle (9-28)

Ah que Damien Cler ah que Sébastien Fauqé ah que yeah.

 

Par Pauline

 

Le contexte

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ify; »>Début novembre est certes synonyme de sortie très prochaine de l’album de Johnny, mais c’est aussi la fin du second bloc pour la ProD2. L’heure du bilan : 5 matchs, 4 victoires. La Rochelle fait partie des grosses écuries de ce championnat de seconde zone. Il est vrai qu’on pourrait arguer que le XV maritime a joué contre Colomiers (11e), Carcassonne (9e), Aurillac (des Cantalous), Béziers (14e) et Aix-en-Provence (15e). Cela ressemble à une promenade de santé pour une équipe visant le Top 14. Mais pour La Rochelle trois matchs sur cinq à l’extérieur, c’est un défi.

Après avoir corrigé Béziers et son magnifique capitaine Romain Carmignani (48-11, BO) à Deflandre, les Jaune et Noir devaient confirmer à Aix, histoire de ne pas passer pour de gros blaireaux et accrocher le wagon de tête. Seule façon d’espérer perdre en barrage, contre Lyon.

Cependant, le Sud-Est est une terre hostile. En plus, il pleut. Ça sent le match à chier. Sentiment confirmé par les déclarations de Patrice Collazo : « C’est sûr que le temps ne va pas nous aider. Il va falloir être précis. La moindre erreur va se payer très cher ». Traduction : Fauqué est aligné et il a intérêt à passer tous les points au pied.

Pour donner un peu de gaîté à ce samedi soir moribond, Xavier Garbajosa, homme à la chevelure soyeuse, a sorti son plus beau foulard fleuri. Et, pour l’ambiance, Jérôme Porical et ses bestah sont en tribune ; tribune aussi dégarnie que le crâne de Fauqué d’ailleurs.
Bref, ça sentait le rugby vrai : chandelles, en-avant, mêlées écroulées puis relevées, générales.

Garbajosa « Quand ta bouche se fait douce, quand ton corps se fait dur » VS Canton « Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? »

 

Le film du match

Fauqué donne le coup d’envoi. Comme il transforme tout ce qu’il touche en or, et qu’il pleut, un en-avant repris devant aixois est commis sur la réception. Première minute, pénalité face aux poteaux aux 22 mètres, le match est plié. Séb, sache que Je peux te faire l’amour.
Suite à ce départ en fanfare, les 267 spectateurs environ, peuvent profiter d’un formidable enchaînement de chandelles. Bref, tout le rugby que j’aime.

Heureusement, comme convenu, le chauve sexy est efficace au pied, ce qui oblige les Aixois à courir derrière le score : 3 coups de pied en 10 minutes. 9-0. Alors, c’est qui le taulier ?

Trêve de mauvaise foi, ce n’est pas le genre de la Rochelaise. En fait, en cette première période, le XV maritime a déroulé un assez bon rugby. De ProD2. Chose assez exceptionnelle : les Jaune et Noir ont été peu indisciplinés. Tant mieux parce que Mathias Viazzo est précis au pied, même s’il s’est épaissi et dégarni depuis son passage à La Rochelle. Un peu à l’image de JBE finalement. Ça doit être le mal du pays. Avant ils étaient du genre Cheveux longs et idées courtes, maintenant ils sont juste bientôt chauves.

Bon, revenons à nos huîtres égarées (comme les brebis, mais version maritime). Peu après la demi-heure de jeu, Damien Cler se souvient de l’homonymie de son nom et qu’il n’a toujours pas marqué son essai hebdomadaire. Il saisit le cuir, et s’enfuit comme un voleur vers l’en-but. Le pénitencier, même pas peur. Il a des gros bras l’Damien, et la savonnette il connaît.

Il est tout de même rattrapé par un Aixois qui passait dans le coin. Là, erreur de débutant : il offre la finition à un troisième ligne. Je rappelle que le temps est à l’humidité. Donc, Arnaud Dorier commet un en-avant. Sûr que le blues est inventé pour lui cette nuit ; c’est un ailier abandonné.

A noter également que pendant toute cette première période les « Gros » rochelais ont maîtrisé leur vis-à-vis sudistes ; et que leur pilier gauche nous les brise. Depuis le début M’sieur l’arbitre !! Monsieur Millotte entend bien. Sur la sirène il sort la biscotte.

Ainsi, les Maritimes ont une avance confortable à la pause (6-18), et joueront les dix premières minutes de la seconde période en supériorité numérique. J’avoue, je rêve déjà du bonus offensif. Garba aussi, quand il n’est pas occupé à tweeter avec la Boucherie. Nicolas Durand, à qui Eurosport demande son avis, aussi.

De l’avis de tous les spécialistes, La Rochelle n’a donc pas de souci à se faire. Oh les champions, on est tous ensemble, c’est le grand jeu, la France est debout.

Mais c’était sans compter sur le goût du suspens et de la seconde période pourrie des Jaune et Noir… A 15 contre 14, l’ASR (4e) prend 3 points face à Aix, qui joue le maintien. Puis nous offre un rugby peu abouti pendant la quasi-totalité de cette période. Par contre, les Aixois ne marquent pas. Et sont vite à la peine.
Les Noirs sans jaune décident donc de montrer ce qu’ils savent faire : quelques marrons sont distribués. Dans un excès de zèle, Driollet envoie son poing dans la face de Jordan Sénéca, qui avec un prénom pareil le méritait certainement. En bon seconde ligne, il le fait devant l’arbitre de touche. On a tous en nous quelque chose de Caminati. Mais face à cette équipe en grande détresse, Monsieur l’arbitre ne sort pas le jaune. Bon samaritain. De toute façon, c’est la 79e, on s’en fout, on a gagné.

Effectivement, à la 72e, les Rochelais se sont souvenus qu’un match de rugby se joue en 80 minutes. Et Damien Cler n’avait toujours pas aplati. Donc cette fois-ci, il y va. Coup de grâce pour Aix-en-Provence : 9-28. Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir.

Les joueurs
Aix-en-Provence

Jérôme Jacquet, le Benjamin Fall de la ProD2, a tenu 80 minutes. Sans

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faire appel une seule fois au soigneur. Une très belle performance donc.

Labarthe est souvent parvenu à se faufiler dans le gruyère de défense rochelaise. Heureusement il n’avait pas de soutien, ou peu efficace.

Enfin, La Rochelle remercie le pack aixois qui s’est laissé enfoncer environ toute la partie sans moufter. Ou presque.

La Rochelle

Fauqué a passé un drop. Cette fois, il frôle la perfection.

Damien Cler a encore marqué un essai. Contrairement à Maxime Le Bourhis, il a compris que si un ailier voulait toucher un ballon à La Rochelle, il devait pénétrer dans la ligne. Ce qui me réjouit.
Sinon, comme toujours le pack a été solide. Patou Collazo avait prévenu : « Demain ce sera le grand jour, il faudra faire preuve de bravoure, monter au front, en première ligne »

Mention toute particulière à Vini (à prononcer comme l’Ourson) Atonio parce qu’il a été bon, et à Arnaud Dorier parce qu’il est sexy et court beaucoup.

La conclusion

Une victoire à l’extérieur, même chez l’avant-dernier, ça se fête à l’ASR. Le président-vendeur de café invite donc les 50 supporters rochelais à entrer dans les vestiaires. Mais, Patrice Collazo refuse de partager les 1664.

A voir cette ambiance Petit bonhomme en mousse, on pourrait penser que La Rochelle vient de remporter son accession en Top14. Les Jaune et Noir sont actuellement 3e, comme quatre autres équipes, à 2 points de Lyon et 11 d’Oyonnax…

Pour fêter ce beau bloc et cette belle victoire, les Maritimes se sont même offert un entraînement à Cholet. Y’a pas à dire, on sait faire la fête dans le grand Ouest !

En bonus, Séb Fauqué (presque) nu. Si c’est lui là, derrière le mônsieur scotché ! (Quentin Vinet, tous droits réservés hein)