Avec Hair-PARIF contrôle tes tifs!
par Ovale de Grace

  • 17 August 2010
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Qu’il est brumeux le mystère des transferts! Qu’elles sont sombres les arcanes des négociations entre deux clubs! Quelles règles peuvent donc guider tel club à vouloir s’attacher tel joueur? sur quels critères estime-t-on qu’un autre ne fera pas “corps” avec le reste du groupe?

 


 

On imagine aisément qu’à Toulon, le discret Mourad Boudjellal consulte en premier lieu la surcote de l’argus ou encore qu’au Racing Métro, ce sont les conseillers en communication qui commandent. Certaines propension à la doublementonisation indiqueraient qu’à Toulouse le recruteur analyse en priorité la capacité à métaboliser le cassoulet alors qu’à l’ASM, il n’y a pas vraiment le choix: seuls ceux qui ont les capacités psychologiques de vivre en terre clermontoise auront la force de s’engager.

 


 

Stadefranciste émérite, mondialement reconnue, Doctoresse ès-pinkologie, j’ai passé en revue les effectif des… disons 15 dernières années. Ainsi, après croisements statistiques, indices de prévalence, enquête de terrain et examen de cohortes sur 1, 3, 5 et 10 ans, la lumière, radieuse, fulgurante se fit : si il est évident que chaque recrue parisienne devra accepter de devenir une icône gay, si chaque nouveau venu doit se préparer à se parer des atours d’un stabilo rose fluo, tantôt stabilo combattant, tantôt surmarqueur de papier glacé oint et alangui, un autre point rassemble les joueurs parisiens…

 

Car toi lecteur aimé, supporter avide, depuis des années tu le sais sans te l’avouer ! Toi, observateur attentif et scrupuleux, tu pressens les raisons pour lesquelles jamais, malgré les rumeurs les plus récurrentes, Dimitri Yachvili et encore moins François Steyn n’auraient pu venir jouer au Stade Français : car, non le fil rouge, c’est le cheveu absent, la toison sub-claquante, la crypto-boule à zéro.

 


 

Ligne par ligne, saison après saison, la tradition de disette capillaire perdure et ceci depuis la reprise en main sportive de l’équipe par le mètre étalon national du lustre crânien, le sphinx de l’occiput encaustiqué : Bernard Laporte, arrivé au club avec son tierceron clairsemé Moscato, Gimbert et Simon.

 

Aujourd’hui, plus que tout autre dans le championnat, l’effectif présente toute les formes connues de calvitie :

 

La « Mickey » (dégarniture progressive et symétrique de chaque côté d’une pointe parfaitement centrée sur le front) : Lionel Beauxis, James Haskell, Damnien Weber, Rodrigo Roncero (qui, jamais avare, double la « mickey » de la « moine capucin »). Celle-ci, bien que surreprésentée, est sans aucun rapport avec la proximité de certains parcs d’attraction, ni avec l’ambiance de fête foraine qu’on reproche souvent au club.

 

La « Coluche » (surcapillarité frisouillée au dessus de chaque oreille et apauvrissement au sommet du crâne) : Julien Dupuy


La « Sean Connery » (rétractation du bulbe jusqu’à tonsure totale du sommet du chef, un collier de cheveux parcourt le bas du crâne) : Antoine Burban, Brian Liebenberg (malgré ses tentatives de repousse « champ d’herbes folles)

 

La « moine capucin » (appauvrissement général, cercle à l’arrière du crâne) : Ollie Phillips, David Attoub

 

La « Denver le Dernier Dinosaure » avec sa variante « Mister T » pour les soirées mondaines : Mathieu Bastareaud

 


 


 

Paris, capitale de la France, quasi mégapole ultra polluée aurait-elle trouvé un nouvel indicateur de particules nocives dans l’air… Hair-PARIF ?

Tyran_Ovale