Retour sur Angleterre-France [19-16]
par Le Stagiaire

  • 07 février 2017
  • 16

 

Par Le Stagiaire,

 

Le contexte :

 

Débuter le tournoi en affrontant l’Angleterre revêt toujours un goût un peu particulier. Une victoire équivaut à un tournoi réussi, peu importe le résultat des autres rencontres, et une défaite réduit à néant les espoirs de toute une année. L’excitation se mêle à la frustration. Un peu comme si on commençait toutes nos relations sociales en couchant avec la personne avant de lui dire bonjour. Certes on gagne du temps, mais après on s’emmerde un peu.
Au-delà des enjeux habituels, cette rencontre marquait un tournant pour les deux équipes concernées, avec la possibilité pour les Anglais de décrocher un nouveau record de victoires consécutives, et pour les Français de fournir à Guy Novès un premier match référence lui permettant de répondre « Ok, mais t’as gagné combien de fois à Twickenham toi ? » à toutes les questions désagréables des journalistes pour les trois ans à venir.

 

La compo :

 

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Le match :

 

Les Français démarrent plutôt bien le match et enchaînent les temps de jeu. Vakatawa, qui n’est pas sorti de son 25m2 de Marcoussis depuis le mois de novembre semble notamment très en jambes. Il faut dire qu’après avoir fini deux fois GTA V et trois fois Singstar, le pauvre Virimi commençait à se faire chier et avait de l’énergie à revendre. On imagine bien le Franco-Fidjien se faire des passes à lui-même grâce à l’appui du mur en écoutant du Avril Lavigne à fond (jusqu’à ce que Jo Maso vienne lui intimer l’ordre de baisser le son).

 

Pour son premier ballon, l’ailier du XV de France prend l’intervalle et nous gratifie donc d’un « reverse offload », un mot inventé par Fabien Galthié pour se la péter qui qualifie une sorte de passe après contact acrobatique (et en avant) comme seuls ces fantasques Fidjiens qui jonglent avec des coquillages quand ils sont enfants savent nous en fournir (source : Pierre Villepreux). L’action se poursuit et se termine par un en-avant de Lamerat à quelques centimètres dans l’en-but. Comme quoi avoir des Clermontois dans l’équipe c’est bien, mais comme d’habitude il ne faut pas trop compter sur eux pour conclure.   

 

La persévérance des Français finit tout de même par payer puisque quelques minutes plus tard, une nouvelle offensive débouche sur une pénalité transformée par « El Hijo de La Luna » Camille Lopez. On notera au passage la belle manchette de Uini Atonio. Parce qu’ils sont mignons à se vanter de faire du MMA toute la semaine les Anglais, mais faut assumer après.  

 

Vexés, ils réagissent peu après et une faute de Damien Chouly permet à Owen Farrell d’égaliser. Bon au moins pour une fois on n’aura pas eu attendre qu’il soit remplacé pour remarquer le troisième ligne clermontois sur le terrain.

 

L’action suivante quant à elle, permet de constater que l’IRB a parfaitement compris les leviers d’un bon produit commercial. La recette d’un blockbuster efficace en 2017 repose en effet sur deux ingrédients principaux : de la bagarre et un peu d’humour. Pas besoin d’aller chercher bien loin pour voir de la violence (surtout quand Louis Picamoles est sur le terrain), mais ce n’était pas gagné pour la partie humoristique (surtout quand Guy Novès est en tribunes). Heureusement l’arbitre a pris ses responsabilités et, après un plaquage de Jonny May faisant décoller les appuis de Gaël Fickou de 30 centimètres pour le faire retomber sur l’épaule (qui va a priori jusqu’au coude), M. Gardner sort le carton jaune contre l’ailier anglais.
Côté français, un joueur se distingue particulièrement en ce début de match : Louis Picamoles. Après une nouvelle percée où il renverse trois joueurs adverses, King Pica est plaqué haut par Itoje et Lopez inscrit trois points supplémentaires. Au passage, Tom Wood vient chercher Baptiste Serin avec un beau petit plaquage à retardement et un accrochage au sol. Le demi de mêlée bordelais ne se laisse pas faire et se défend, ce qui n’est pas sans lui rappeler ses embrouilles de récrée l’année dernière quand un CM2 essayait de lui piquer son Pitch et sa bouteille de Vita Coco. L’action n’échappe pas à l’oeil attentif de Fabien Galthié qui pointe la lâcheté de Tom Wood qui s’en prend à un plus petit que lui. On a quand même bien envie de rappeler au consultant de France Télé que s’il fallait toujours taper sur quelqu’un de plus costaud que soi, Jamie Cudmore serait bien emmerdé pour trouver des camarades de jeu et ce sport perdrait grandement en intérêt. Enfin, admettons tout de même que Tom Wood n’a pas pris trop de risques sur le coup, mais tout le monde ne peut pas avoir le courage de MIKE BROWN, que voulez-vous.

 

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Le Crunch®, c’était mieux avant®

 

Menés de six points, les Anglais réagissent et s’appuient pour cela sur ce qu’ils savent faire de mieux : tricher. Dans un ruck, M. Gardner, et surtout Vahaamahina, se font duper par Dylan Hartley, auteur d’une intox aussi crédible qu’un article de FDeSouche. Le deuxième ligne français est pénalisé et permet à Farrell de faire revenir son équipe à trois points. On croit que le match échappe aux Français peu de temps après quand PICA peine à se relever après une chute sur le dos sous un ballon haut. Plus de peur que de mal finalement, telle une tortue, il aura suffi de l’aider à se retourner pour qu’il puisse reprendre la partie.

 

Malgré un arbitrage parfois aussi cohérent que les propos d’un première ligne à 4 heures du mat’ Rue de la Soif, le match est plaisant à suivre et les Français se montrent assez entreprenants, dans la lignée de leur prestation de novembre. PICA perce une nouvelle fois la défense anglaise après un bon service de Serin. Petit changement tout de même par rapport au début du match, PICA n’a pas eu à renverser quatre défenseurs pour avancer, le premier rideau se contentant de le laisser passer. Difficile de leur en vouloir, même pour le salaire de Pénélope Fillon, peu de gens accepteraient de se jeter dans les jambes de Louis Picamoles quand il a pris quinze mètres d’élan.

 

Il est finalement mis au sol par un bon retour de Dan Cole et quelques temps de jeu plus tard, le ballon finit à nouveau en dehors du terrain à quelques centimètres de la ligne. Les Anglais réagissent et remontent rapidement le terrain après avoir joué vite la touche. Il faudra une énième faute bête de Wood pour stopper l’offensive. « Faute bête de Wood », soit deux mots de trop puisqu’un seul aurait suffi pour deviner les autres. On notera au passage que depuis qu’il arbore son nouveau look de Jean-Pierre Pérez anglais, le joueur de Northampton semble avoir obtenu les mêmes super-pouvoirs de conneries que la légende occitane.

 

Après une nouvelle séquence humoristique où M. Gardner fait signe aux Anglais de disputer un ballon pour mieux les pénaliser dans la foulée, les Français sont beaux joueurs et Lopez rate volontairement la pénalité. Ça ne sera pas le cas de Daly un peu après lors d’une pénalité longue distance consécutive à une mêlée.
L’Angleterre revient donc à hauteur des Français et on commence à se faire à l’idée que le retour aux vestiaires se fera sur un score nul. Mais c’est sans compter sur Virimi Vakatawa qui relance un dernier ballon et sert Spedding, qui transperce la défense anglaise. Vêtu de son caleçon porte-bonheur à l’effigie de Jeanne d’Arc, rien n’arrête l’arrière des Bleus. Plaqué dans les 22, le jeu rebondit vite et la passe au pied de Lopez trouve Fickou qui gagne son duel en l’air et réussit à volleyer pour Lamerat. Le centre n’a alors plus qu’à offrir l’essai à Nakaitaci mais, dans un bel hommage à son compère disparu Fofana, il garde le ballon et se retrouve propulsé en touche. Le centre français peut réajuster son bandeau sur ses oreilles car ces dernières ont dû méchamment siffler à la mi-temps. Sortir de ces quarante minutes sur une égalité, c’est le coup du siècle pour les Anglais. Même le titre du Portugal à l’Euro 2016 était plus mérité et moins miraculeux.  

 

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« C’est bon, on a gagné les yards nécessaires, tu peux sortir en touche ! »

 

À leur retour des vestiaires, les Anglais semblent décidés à mettre un coup d’accélérateur et obtiennent rapidement une pénalité. Malheureusement, Farrell tape le poteau. Du moins, son coup de pied heurte le poteau – ce qui est un peu décevant tant la perspective de voir la tête de Farrell heurter violemment le poteau est réjouissante. Attentif à la retombée, Vakatawa relance et poursuit au pied. Le rebond trompe deux Anglais et finit dans les mains du joueur français. Devant cette vision, un frisson d’inquiétude parcourt Twickenham. Tout le monde connait les dégâts que peut faire un joueur comme Yoann Huget quand il est en possession du pouvoir de la French Chatte, mais imaginez maintenant que cette dernière jette son dévolu sur Virimi Vakatawa. « Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », disait l’oncle de Spiderman avant d’être abattu par un voyou (probablement toulonnais). Pour cette raison, il aurait été dramatique que l’ailier franco-fidjien du XV de France, déjà doué à la base, soit le nouvel Élu, tant son pouvoir aurait été grand et aurait perturbé les rapports de force du monde ovale. Les Anglais auraient alors immédiatement abandonné et aucune équipe n’aurait plus jamais osé affronter la France. Heureusement, le rebond favorable à Vakatawa semble davantage être un phénomène ponctuel qu’un choix définitif de la déesse French Chatte et l’action est vite endiguée.

 

Comme pour se rassurer, les Anglais réagissent et tout le stade croit à l’essai lorsque Daly plonge dans l’en-but. Heureusement prendre un essai d’un mec qui s’appelle Daly paraît un peu surréaliste et l’appel à la vidéo confirme que l’ailier anglais a bien laissé traîner son pied en touche sur le plaquage de Nakaitaci. De plus en plus dominateurs, les Anglais poussent mais la défense française tient bon. Le pack bleu va même remporter une mêlée déterminante à quelques mètres de sa ligne, ce qui débouchera sur un accrochage entre Dan Cole et Baptiste Serin, qui prend décidément la devise « YOLO » de sa génération un peu trop à coeur.
La domination anglaise de cette période du match n’est finalement récompensée que d’une pénalité, transformée par Owen Farrell. Les Bleus profitent ensuite d’un petit moment de répit pour retourner à la conquête du camp anglais. Et pour la première fois du match, ça marche ! L’en-but anglais, qu’on pensait protégé par une sorte de champ de force repoussant toutes les attaques françaises en touche fini par céder. À la suite d’une belle séquence, Gourdon trouve un intervalle près de la ligne et passe les bras pour Slimani qui n’a plus qu’à aplatir. Les Français reprennent 4 points d’avance et même Guy Novès exulte en tribunes. Sans être un grand partisan de la théorie du complot, mon « Bingo Apocalypse » commence à se remplir dangereusement.

 

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– Dis donc, c’est à quel Anglais que je dois mettre un carton ?

– Celui qui a une tête de con. 

– Ah… Va falloir être plus précis par contre.

 

Conscient que la situation commence à devenir problématique, Eddie Jones fait rentrer du sang frais sur le terrain. La France aussi, à sa manière, puisqu’un joueur du Racing entre en jeu en la personne de Maxime Machenaud. Mais c’est bien les Anglais qui semblent au-dessus sur cette fin de match. La mêlée française est pénalisée  (il faudra nous expliquer pourquoi toutes les filmer comme des figures de natation synchronisée d’ailleurs)  et quelques séquences plus tard, Ben Te’o franchit la ligne. Coaching gagnant pour Eddie Jones donc, et grosse déception pour Scott Spedding qui voit là un étranger réussir mieux que lui dans son pays d’adoption.
Dans le dur physiquement, le banc français ne parvient pas à faire la différence. Enfin… sauf un homme. Le seul, l’unique : Jean-Marc Sweetboobs. D’une superbe passe au pied, à l’ailier anglais, le Grandisse français scelle définitivement la victoire anglaise et nous épargne une fin de match anxiogène à pilonner la ligne anglaise jusqu’à l’inévitable en-avant de Chiocci. C’est triste de constater que tout le monde lui en veut alors qu’on devrait tous lui dire merci. Non ?

 

Les Joueurs :

 

En première ligne, Uini Atonio est le joueur qui a le plus souffert, aussi bien en mêlée que dans le jeu avec plusieurs pénalités concédées et quelques fautes de main. Si le staff cherche un gros qui ne fait pas de passes pour le remplacer, ça va commencer à être difficile d’ignorer Matthieu Bastareaud. Cyril Baille a pour sa part plutôt bien tenu son poste et a tenté de se rendre disponible en attaque quand il l’a pu. Ce qui n’excuse en rien ce look de jeune beau-gosse qui fait insulte à toute la communauté des premières lignes. Entre les deux, le capitaine Guirado a été très actif en défense, comme à son habitude, mais relativement discret en attaque si l’on compare à ce à quoi il a pu nous habituer. Il faut croire que l’air OCCITAN ne le porte plus sur le terrain comme avant. Vivement qu’il aille se ressourcer quelques jours dans la maison de Dan Carter à Collioure.  

 

En deuxième ligne, en attendant l’invention d’une Maestri-Cam permettant de suivre tous les mouvements du joueur, il nous est toujours impossible de savoir en quoi consistent ces fameuses « tâches de l’ombre » qu’il est censé remplir, et donc de déterminer s’il a vraiment une quelconque utilité sur le terrain. Au moins, il a bien rempli son rôle de garde du corps de Baptiste Serin, puisque le demi de mêlée n’a pas quitté la pelouse sur une civière. Vahamaahina a quant à lui été actif mais indiscipliné. Comme d’habitude en fait. Comme quoi c’est décidément bien chiant et difficile de se renouveler quand on parle des matchs d’un deuxième ligne.

 

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« Meeeeeerde, j’ai encore complètement oublié de me battre. »

 

Pour compléter sur les avants, Chouly s’est distingué en touche. Et je parle bien de la phase de jeu, non du moment où il était hors du terrain puisque quand ce fut le cas, personne ne l’a plus remarqué que quand il était sur la pelouse. Gourdon pour sa part, a continué sur sa lancée de novembre et aura bientôt plaqué autant de personnes dans sa vie que Taylor Swift (attention, référence pointue). À noter aussi une belle activité en attaque, comme en témoigne cette passe décisive pour Slimani sur l’essai français. On peut donner un nom au geste pour faire plaisir à Fabien Galthié. Je propose « Offload full pass ultimate 360 ».

 

Enfin, comment ne pas saluer la partie de Louis Picamoles qui n’a pas volé son trophée d’homme du match hier. On l’avait quitté en grande forme au Stade Toulousain, et depuis qu’il joue en Angleterre, il semble avoir encore progressé et acquis cette compétence « faire jouer après lui » qui manque à beaucoup de joueurs français, qui comme on le sait, n’ont pas besoin de travailler les passes. Avec une pierre foudre, c’est l’évolution assurée en Raichmoles d’ici 2019 (visuellement ça sera le même mais avec un casque à pointe). Dans tous les cas n’oubliez pas de donner son exemple à chaque fois qu’on vous dira « Grâce au Top 14 au moins les joueurs français progressent parce qu’ils côtoient des stars !».

 

Saluons aussi le match propre de la charnière. Un Baptiste Serin sobre et efficace pour sa première en tant que titulaire dans le Tournoi, et un Camille Lopez avec les qualités et les défauts qu’on lui connaît (son principal défaut étant bien sûr qu’on le suspecte d’être un peu roux). On imagine bien la paire reconduite la semaine prochaine contre l’Écosse, mais la malédiction française va bien faire en sorte qu’un des deux se blesse à l’entraînement, sur un touché ou un « Poule-Renard-Vipère ».

 

Au centre, Fickou a été discret comme les supporters toulousains depuis quatre ans, et malgré sa belle activité défensive, Lamerat a eu du mal à faire oublier l’action gâchée en fin de première période. Sur les ailes, Vakatawa a une nouvelle fois fait du bien, franchissant la défense à plusieurs reprises et cherchant toujours à faire jouer derrière lui. Maintenant il faut juste que ses coéquipiers s’habituent au fait qu’il est susceptible de réussir à leur faire la passe à n’importe quel moment et dans n’importe quelle position : avant contact, après contact, pendant le plaquage, à l’endroit, à l’envers, avec une main dans le dos, ou les deux pieds attachés. Ça leur évitera de dégueuler le ballon avec un air surpris dès qu’il le fait. À l’autre bout du terrain, Nakaitaici est notre Donald Trump à nous. On sait qu’à n’importe quel moment il peut être dangereux et foutre le bordel mais parfois il fait des trucs tellement cons qu’on se demande s’il n’a pas huit ans. Par exemple, le concept de la touche, on n’est pas sûrs qu’il ait encore bien saisi. Ou alors il faudra nous expliquer pourquoi il y court systématiquement sans s’arrêter. Quelqu’un lui a précisé que quand la consigne c’est « aplatir derrière la ligne », on parle de celle d’en-but et pas de n’importe laquelle sur le terrain ?

 

À l’arrière, belle performance de Scott Spedding, offensif comme Napoléon, résistant comme Jean Moulin, sérieux et appliqué comme René Coty.  

 

Enfin du côté des remplaçants, on saluera l’entrée de Rabah Slimani, qui a fait du bien à la mêlée française. Le pilier parisien en a également profité pour marquer son troisième essai sous le maillot bleu, soit déjà deux de plus que Nicolas Mas en 85 sélections. Une statistique qui semble confirmer la théorie du Grand Remplacement. En dehors de lui, on peinera à trouver un remplaçant français ayant eu un quelconque impact sur la rencontre, alors que chez les Anglais, James Haskell, Jack Nowell, Danny Care et Ben Te’o ont beaucoup apporté. Sans oublier Maxime Machenaud qui a été un véritable poison en ralentissant toutes les sorties de balle françaises.

 

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« Putain Jean-Marc t’es chiant ! T’aurais pu faire ton exo correctement, à cause de toi on va tous se taper un contrôle la semaine prochaine »

 

Conclusion

 

On va commencer à être à court de mots et de comparaisons foireuses avec le XV du Chardon pour expliquer une nouvelle fois que cette équipe de France fait plaisir à voir et qu’on peut difficilement lui tomber dessus. Lors de son compte rendu de France – Nouvelle-Zélande, ce grand et brillant homme qu’est Ovale Masqué écrivait : « C’est vrai qu’en 8 mois on a gagné 4 matchs et on en a perdu 6, c’est vrai que les choses ont encore largement le temps d’empirer et que l’on est pas à l’abri d’un véritable drame, comme par exemple la sélection d’Henry Chavancy au centre. Mais en attendant, on va profiter un peu de cette grande nouveauté de l’année 2016 : s’amuser devant les matchs du XV de France ».
Maintenant qu’on a frôlé le drame en question, il n’y a plus qu’à espérer que la nouveauté de 2017 soit de voir la France gagner des matches importants de temps en temps. Parce que c’est un peu casse-couilles de devoir se mater du handball ou Miss Univers pour voir des Bleus gagner un truc. Enfin à la limite Miss Univers il y a du suspense.

 

Crédit photo du câlin Maestri/Mike Brown : Julien Poupard