Et si Boudjellal se présentait en 2017 ?
par La Boucherie

  • 27 novembre 2016
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Par le Pasteur, qui nous a envoyé cette contribution par mail. On a trouvé ça sympa, alors on a décidé de le publier dans la rubrique Les apprentis Bouchers.
Montages photo par greub et arbleiz.

Alors que le monde entier est encore sous le choc suite à l’élection plutôt inattendue (d’après les sondages) de Donald Trump aux États-Unis, le monde s’apprête à vivre un second tremblement de terre que l’on n’hésitera pas à qualifier d’historique dans la plus grande majorité des média ! En effet, alors que le tweet révélateur de Matt Giteau est passé pour un trait d’humour, celui-ci était en réalité la première brique d’un challenge d’exception que Mourad Boudjellal est sur le point d’entreprendre.

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Marqué par les années à la tête du Rugby Club Toulonnais, le président varois avait annoncé avoir besoin de nouveauté. Le rugby a fatigué l’homme qui s’est révélé incapable de bousculer la hiérarchie des instances, en témoigne l’échec malheureux de sa candidature à la présidence de la LNR. Alors quoi ? Mourad aurait-il définitivement baissé les bras ? L’histoire retiendra-t-elle seulement les titres et la verve d’un incompris ? Les sceptiques me traiteront de menteur et les incrédules qualifieront ce papier de torchon mais vous l’aurez lu ici en premier : Mourad Boudjellal sera le prochain Président de la République française ! Impossible ? Lisez plutôt…

 

Nous sommes le 7 mai 2017. Il est 20h et, comme chaque soir d’élection présidentielle, le peuple français a les yeux rivés sur son écran de télévision. Le visage du prochain Président va apparaitre d’un instant à l’autre. 10… 9… 8… 3… 2 … 1… 0 : celui d’un homme seulement connu d’une minorité il y a encore quelques mois apparait. Oui, Mourad Boudjellal est Président de la République française. Des cris de joie éclatent, des larmes coulent, l’émotion est incroyable. Certains menacent déjà de quitter le pays tandis que d’autres débouchent le champagne ! Jamais la France n’avait été à ce point divisée par le passé et il était temps que le scrutin délivre son verdict. Avec 53,5 % des voix, Mourad est élu. Retour sur cet incroyable parcours !

 

« Je ne cherche pas la gloire ni la reconnaissance, je veux montrer aux français que l’on peut se lever, faire bouger les choses ! Je ne promets rien. Je veux simplement faire entendre ma voix au plus haut niveau » Première déclaration publique de Mourad Boudjellal depuis l’annonce officielle de sa candidature à la présidentielle 2017. L’idée avait tout d’une blague à son commencement. « Le tweet de Matt (Giteau) m’a donné une idée pour faire valoir mes idées, je ne pensais pas aller au bout. » Pourtant, Mourad Boudjellal sera vite dépassé par les événements et l’engouement suscité par sa candidature l’empêchera de faire marche arrière… quand bien même il l’aurait voulu. « Bien sûr que je soutiens Mourad, s’il est à l’Élysée il n’est plus dans nos stades à nous faire ch*** chaque week-end. » déclarait encore il y a quelques temps un président du TOP 14 ayant choisi de rester anonyme.

 

Alors que peu de gens auraient misé une pièce sur lui, l’homme provoque, amuse et finalement séduit le public français. Son franc-parler et ses expressions telles que « sodomie gouvernementale » sont repris partout. Le buzz est constant. Mourad répond à une polémique en en suscitant une autre. Les Français commencent à apprécier le personnage et, petit à petit, il se crée une place de choix dans le paysage politique français. « Il dit tout haut ce qu’on pense, et en plus il le dit sur des plateaux télé… bien sûr qu’on l’aime » nous déclarait peu avant le premier tour des élections Bernard L., un honnête homme de la région varoise. « Évidement on ne s’attendait pas à passer au second tour, nous confie Matt Giteau, son community manager. C’est à partir de là que tout a réellement commencé, ou plutôt qu’on a commencé à y croire. » Bien que la ligne directrice du programme de Mourad Boudjellal, ainsi que son parti politique, restent vagues, le curriculum de l’homme parle pour lui. En effet, au-delà de sa réussite dans le monde des entreprises, c’est sa capacité à prendre en mains le club de Toulon (RCT), alors à la dérive, et à lui insuffler un souffle nouveau qui le mènera sur le toit de la France et de l’Europe qui convainc. Redressement économique, pouvoir d’achat, augmentation des salaires, etc sont tous des sujets que l’homme a traités avec réussite dans son club. Alors pourquoi pas à l’échelle d’un pays ? Les Français ont voulu y croire.

 

Bien sûr, les sceptiques ont toujours pointé les défauts de l’homme : « Non, je ne crois pas qu’il passera, il n’est même pas français ! » expliquait encore Hervé C., un militant venu assister au débat du second tour entre les deux candidats. L’opposant ? Ou plutôt l’opposante : Marine Le Pen. Finalement, la candidate de l’extrême-droite ne fut pas la plus grande surprise du second tour. Ce face-à-face ravit les médias. Deux candidats que tout opposait, finalement réunis par le destin autour d’une table à exposer des idées diamétralement opposées. Alors que le boycott du Front National était annoncé par tous les autres partis en cas de présence au second tour, peu de candidats tranchent clairement pour donner une ligne directrice à leurs malheureux électeurs.

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La France commence alors à prendre conscience de l’impasse politique dans laquelle elle est. D’un côté l’inconnu, beau parleur mais dont personne ne connait la réelle capacité à assumer un tel poste et de l’autre une femme qui effraie et dont le passé peu glorieux du parti ne séduit que trop peu. Le principal désaccord politique ? L’immigration. « Bien sûr que les étrangers apportent beaucoup en France. C’est un mensonge de croire qu’un étranger prend la place d’un jeune Français dans le monde du travail ! S’il est au niveau, il aura forcément des feuilles de salaires à se mettre sous la dent, peu importe son origine. Je crois que la saine concurrence est une bonne chose pour la France. » pouvait-on entendre de la part de Mourad Boudjellal tandis que son adversaire prônait les vertus tes Tiffs (Travailleurs issus de la formation française) pour qui il est de plus en plus difficile de trouver du travail.

 

On notera également des points de vue différents vis-à-vis de l’Union Européenne. « La nation seule n’est pas une garantie. Nous avons besoin de nous comparer, de nous jauger face aux meilleurs autres pays, l’Europe est le cadre idéal pour ça. Je serais même pour la création d’un championnat, euh pardon, d’un gouvernement mondial si cela était possible ! » argumentait encore le candidat afin de convaincre ses auditeurs face à la proposition de Marine Le Pen de sortir de l’Europe et de revenir au franc. « Et pourquoi pas repasser à un ballon fait avec une vessie de porc… » concluait finalement Mourad Boudjellal.
Il fallut attendre encore quelques jours pour connaitre l’issue de cette campagne époustouflante de rebondissements mais, finalement, le scrutin départagea les deux candidats et c’est bien Mourad Boudjellal qui l’emporta.
« J’ai du mal à réaliser. Je suis ému… Qu’un fils d’émigrés tel que moi puisse, aujourd’hui, être à la tête de ce beau pays qu’est la France est extraordinaire. Merci à tous ! Ma première mesure en tant que Président sera de supprimer le salary cap dans le TOP 14, de nommer M. Jean Marc Doussain ministre de la Défense ainsi que M. Laurent Cardona à la Justice. »
Mourad Boudjellal lors de son discours d’investiture.
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