Best-in #2: Arbitrage à deux centraux
par La Boucherie

  • 25 novembre 2016
  • 12

Par Jonathan Best, homme digital de l’année, joueur (?) au FC Grenoble et pole-dancer émérite..

 

Maintenant y’en a marre de raconter les trucs que tout le monde dit, je vais me mouiller. Si vous attendiez avec impatience la suite de mon programme, beaucoup vont déchanter…c’était un teaser mis en place par ce vieux Le Mormeck pour vous faire revenir sur ce merveilleux site qu’est celui des bouchers ovales. Non pour de vrai j’ai vraiment d’autres vraies idées véridiques.

 

Bon y’a pas à dire, en ce moment, mais comme depuis 93 (coucou les Mammouths), les hommes en jaune sont ciblés. Oh pas qu’ils soient incompétents. Disons qu’ils sont irréguliers, mais jetés dans la fosse aux lions, seuls contre 30 mastodontes dont les protestations se rapprochent de plus en plus des autres (les jeunes milliardaires en BM du foot), ils n’ont pas toujours le bon bras du bon côté.
Entre enjeux financiers et enjeux sportifs, la limite est ténue et la responsabilité engagée par l’arbitre central est préjudiciable parfois même à toute l’économie d’une ville (Jean-Michel Jeanrajoute).

 

Alors pourquoi ne pas s’inspirer de nos proches voisins du handball ? Ou ceux plus primaires du basketball ? L’arbitrage à deux centraux n’est-il pas là pour tenter de réduire au maximum les erreurs d’appréciation d’humains ? Moi, je le crois, cette nouvelle façon de diriger les parties est l’avenir de notre sport. Oh bien sûr, on n’abandonne pas les juges de touche, ni même la vidéo ni encore les juges d’en-but si vous voulez (ça donnera du travail à certains) mais cette double lecture pourrait encore resserrer cette marge d’erreur qui coûte parfois à certains référés des maux de tête les dimanches d’après match.

 

Doubler le nombre d’yeux attentifs aux moindres tentatives de tricherie des rugbymen. Parce qu’il ne faut pas se mentir : si les arbitres sont dans le viseur et centralisent parfois les rancoeurs, c’est que le rugbyman français est sans cesse en train de trouver un moyen de détourner la règle, de tricher.

 

Pousser en travers en mêlée, retenir les types sur les rucks (les fameux « prisonniers »), faire des blocages sur les jeux au pied, partir devant le botteur, écrouler les sauteurs ET les lifteurs quand le ballon porté tente d’être construit, mettre une marmite quand il a le dos tourné, rucker les mains du 10 adverse…je pourrais vous en citer au moins 20 de plus.

 

Allez je suis sûr que vous avez fait la moue à la lecture de ces dernières lignes. « Chérie, je te jure, j’ai jamais fait ça ». Menteur. Si elle savait ce que vous faites en troisième mi-temps… Peu importe. Je crois que les destins des uns et des autres ne peuvent pas dépendre uniquement d’un seul décisionnaire chaque week-end. Finies les caisses de vin offertes avant le match à l’homme en jaune. Désormais, il vous en coûtera le double et vous préférerez sûrement laisser le hasard du sort faire la décision sur le résultat du match. D’autant qu’à certains niveaux, on sait que ce sont les remplaçants (malhonnêtes) qui font juges de touche.

 

 

Et puis deux arbitres à chaque partie ça permettrait au moins à l’un de deux de se sauver quand l’autre se fait tabasser à la fin du match par des supporters fous furieux. Parce que oui, vous aimez votre sport, mais il vous arrive aussi parfois d’insulter ou de tenter de frapper des arbitres. Le courage, autre valeur de notre sport… (si ça peut vous faire réfléchir).