[VI Nations] Le CR des autres matches + le XV du week-end
par Copareos

  • 12 février 2016
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Par Copareos,

 

L’hémisphère Nord outragé, l’hémisphère Nord brisé, l’hémisphère Nord martyrisé, mais l’hémisphère Nord libéré ! Enfin une compétition où l’on peut être sûr que le trophée finira en Europe. Ce Tournoi des VI Nations 2016 est l’occasion d’oublier la composition des demi-finales mondiales et de se concentrer sur le véritable atout de cette compétition annuelle : éclairer les sombres mois de février et mars de leurs compatriotes.

 

Ecosse 9-15 Angleterre

Les Écossais ont fait un match dépassant de loin tous les clichés qui leur sont affectés : leur jeu était plaisant, ils ont eu moult occasions, mais ils ont perdu. La Calcutta Cup ne sera donc toujours pas écossaise, et on peut franchement se demander si les Anglais ne font pas exprès de donner à ce trophée le nom de la ville d’une de leurs colonies, histoire de rappeler aux Écossais que même s’ils l’emportent, ils ne restent qu’un sous-peuple au service de leur reine. D’ailleurs le match ressemblait étrangement à ce référendum où les Calédoniens s’étaient chiés dessus au moment de se séparer de leur voisin qu’ils insultent depuis des années.

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« Hi Mister Brown, I am an absolute fan of your courage »

 

Le début de match a clairement été anglais puisque le XV de la Rose a monopolisé le ballon durant le premier quart d’heure au bout duquel Tom Kruis est allé aplatir dans l’en-but adverse pour un essai transformé par Farrell. Lequel a pris soin par la suite de rater tout ce qu’il a entrepris dans ce match. Cet essai a au moins eu le mérite de réveiller des Écossais qui ont enchaîné les temps forts mais ne sont pas parvenus à concrétiser à hauteur de leur domination, Cotter style. On a quand même frôlé l’essai écossais juste avant la mi-temps, avant que Russell ne préfère finalement faire un drop à la Parisse. Sauf que lui, il est ouvreur.

 

Irlande 16-16 Pays de Galles

Les deux équipes européennes en forme de ces dernières années ont respecté leur rang dans ce match disputé où l’Irlande a d’abord été la plus efficace grâce à des combinaisons offensives travaillées que ne supporterait pas Lagisquet. Résultat : 13-0 après une demi-heure de jeu et Biggar qui sort blessé après avoir raté une pénalité, Dublin fête déjà la victoire à coup de bières bien trop épaisses pour être liquides.

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Allégorie des trente premières minutes

 

Mais c’était sans compter sur la pugnacité des Gallois (je sais pas si ça veut dire quelque chose mais ça rend bien comme phrase) puisqu’après un plaquage pas si dangereux que ça de Earls sifflé par Garcès, Priestland a marqué les premiers points de son équipe. Des Gallois qui en profitent pour dominer les cinquante minutes qui leur restaient à jouer. Un essai de Faletau et une nouvelle pénalité des Gallois plus tard, Dublin avait déjà la gueule de bois. Pire, les Poireaux sont passés devant grâce à leur super remplaçant. Il aura alors fallu cette pénalité de trop pour que les Irlandais répondent à leurs adversaires avec une pénalité de Sexton pour sceller un match plaisant qui aura quand même pas mal usé les joueurs physiquement. Ces derniers peuvent d’ailleurs regretter de ne pas avoir assez profité de surnombres sur les ailes, ce qui a fait craquer Fabien Galthié, qui en a fait le combat de sa vie.

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Allégorie du reste du match

 

Le XV du week-end

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1. Alasdair Dickinson (Écosse), l’homme au nom passible de trente ans de prison.
2. Dylan Hartley (Angleterre), le nouveau capitaine anglais qui a bien mieux joué que l’ancien.
3. Lorenzo Cittadini (Italie), le pilier a fait un bon match, pour un Italien.
4. Luke Charteris (Pays de Galles), le CATALAN.
5. Devin Toner (Irlande), grosse source de vannes pour Lartot.
6. CJ Stander (Irlande), on allait quand même pas mettre Chouly.
7. John Hardie (Écosse), il était le Braveheart de la partie, le maquillage en moins.
8. Sergio Parisse (Italie), même quand les autres 8 de la compétition sont en grande forme, il reste au-dessus.
9. Greig Laidlaw (Écosse), victime d’Hannibal Farrell.
10. Jules Plisson (France), heureusement que Rémi Talès avait poney.
11. Virimi Vakatawa (France), heureusement que Yoann Huget préparait les paralympiques.
12. Jamie Roberts (Pays de Galles), qui n’a même pas profité de son samedi soir à Dublin pour se la coller.
13. Michele Campagnaro (Italie), qui aurait pu nous faire bien marrer en marquant contre la France
14. Leonardo Sarto (Italie), qui aurait vraiment pu nous faire bien marrer en marquant deux fois contre la France.
15. Stuart Hogg (Écosse), le joueur qui a vraiment pas de bol d’être né en Écosse.