Pour la prévention de la racingalisation djihadiste des jeunes
par Ketchup-Mayol

  • 12 janvier 2016
  • 17

par Ketchup-Mayol

 

Pendant longtemps, la France de l’Ovalie a vécu dans le déni. Les rares fois où le sujet était évoqué, il était traité avec sarcasme et condescendance. Ils étaient encore peu nombreux à s’inquiéter quand avait retenti le coup de semonce du quart de finale de Coupe d’Europe 2015. C’est seulement aujourd’hui, alors que le club alto-séquanais occupe les premières places du classement du Top 14 et de sa poule d’ERCC que les derniers sceptiques constatent avec horreur cette nouvelle tendance qui frappe de plus en plus de familles : la racingalisation des jeunes.

Les vidéos de propagande du Racing promettent le Paradis à des jeunes en perte de repères…


« Mon fils, cet étranger »

Paul (le prénom a été changé pour préserver son anonymat) est supporter du Stade Français depuis 1987. La naissance de son fils en 1999 est de son propre aveu « le deuxième plus beau jour de [sa] vie après le titre de 98 ». Christophe – prénommé ainsi d’après l’illustre Dieu du Stade évoluant à l’aile – est élevé dans la tradition du club parisien, entre strass, paillettes et culte de Pascal Papé. Pourtant, depuis quelques temps, Paul ne reconnaît plus la chair de sa chair.

« Au départ, j’ai cru à une simple crise d’adolescence. Il n’a plus voulu venir à Jean Bouin, je me suis dit qu’il avait peut être un peu honte de sortir avec son vieux père et qu’il préférait voir les matches à la télé. Puis, en rangeant sa chambre, j’ai retrouvé un maillot de Parisse que je lui avais offert pour son anniversaire au fond d’un placard. Il était encore dans son emballage. J’ai essayé d’en parler un peu avec lui. Il s’est très vite fermé, refusant tout dialogue. Tout juste m’a-t-il dit « Le rose ça fait pédé », ce qui m’a rassuré un peu. Je me suis dis que c’était juste une réaction homophobe. Mais je me trompais, c’était plus grave que ça. »

Très vite, le climat à la maison dégénère. Il devient délicat de parler rugby sans provoquer de violentes disputes. Pourtant, l’amour de Paul pour son fils l’aveugle, aveuglement dont Christophe profitera sournoisement. « Il y avait toutes ces horreurs qu’il racontait sur Mourad Boudjellal : je croyais bêtement que c’était du racisme ordinaire. Un jour, je rentre dans sa chambre sans frapper, et là je vois que son poster dédicacé de Julien Dupuy est à la poubelle. Au mur il y a un poster de Maxime Machenaud… Il m’a soutenu que c’était Guillaume Canet et je l’ai cru. Et puis il écoutait une chanson en boucle, au départ, je croyais que c’était We will rock you… Je n’ai appris que plus tard que c’était l’hymne du… Racing… »

Le mot est lâché. En quelque mois, le jeune homme change radicalement d’apparence. Disparus les t-shirts et les jeans, Christophe adopte les chemises repassées, le chandail sur les épaules et troque ses baskets contre des mocassins à gland.

Puis il y a ce jour fatidique, il y a cinq mois. Paul suit discrètement son fils un week-end, et après une heure et demi de transports en commun, sa filature le conduit à l’entrée du Stade Yves-du-Manoir de Colombes.


Malheureusement, lorsqu’ils découvrent la vérité, il est souvent déjà trop tard…

 

« Ça m’a brisé le cœur. J’ai appris qu’il fréquentait le stade de Colombes depuis des mois. Depuis, je lui interdis de sortir seul, mais il est comme fou. Il veut qu’on l’appelle Henry, il reste dans sa chambre à taper contre les murs en criant ‘Boum boum boubouboum bouboubouBOUM ! RACING !’ ou en hurlant ‘Laulalahou Ackbar !’ cinq fois par jour. Ma femme est en dépression et s’est mise au foot, mais le plus grave, c’est Sergio, mon fils cadet de 10 ans. L’autre jour, le voyant hurler de joie, je lui demande ce qu’il a. Il me répond : « Ça y est, Dan Carter est arrivé ! »

La voix de Paul se brise. Un tic nerveux secoue sa paupière.

Les témoignages comme celui-ci sont de plus en plus nombreux. Et ils ne se limitent pas à une simple rivalité entre le club de la capitale et son rival d’outre-périph’. Des rumeurs inquiétantes sourdent de toute l’Ovalie, allant de jeunes Toulousains réclamant des pains au chocolat pour le petit déjeuner à des ados toulonnais refusant subitement de participer au Pilou-Pilou… Plus que jamais, au vu des résultats du Racing 92, les parents doivent rester vigilants, à l’affût de signes qui pourraient être la manifestation d’une racingalisation.


RACINGALISATION DJIHADISTE : LES PREMIERS SIGNES QUI PEUVENT ALERTER