Pro Rugby Manager : LE TEST
par Ovale Masque

  • 18 septembre 2014
  • 24

 

Par Ovale Masqué avec des bouts de Marcel Caumixe, nos deux testeurs de l’extrême. 

 

C’est ce vendredi que sort Pro Rugby Manager 2015, l’excuse que vous attendiez depuis 9 ans pour définitivement arrêter de faire du sport et ne plus jamais sortir de chez vous. Oui, 9 ans. Car le précédent opus de la série, Pro Rugby Manager 2005, datait comme son nom l’indique judicieusement de l’année 2005. Il faut dire que le ballon ovale n’a pas vraiment la cote dans le monde vidéoludique, avec seulement une poignée de jeux – souvent pas terribles – sortis sur PC et consoles ces dernières années. 

Cela s’explique probablement par le fait que ce sport n’est populaire que dans 8 pays de par le monde, soit un marché assez restreint pour vendre un jeu. Mais aussi parce qu’il est bien connu que la plupart des amateurs de rugby sont déjà trop stupides pour comprendre les règles de leur sport favori, par conséquent il est difficile de les imaginer jouant à des jeux vidéo un peu plus évolués que le dernier Call of machin, où l’on vous propose d’aller faire la guerre dans des pays exotiques et de tuer plein de petits Vietnamiens. Sans doute le jeu préféré de Philippe Saint-André, qui voit là une nouvelle opportunité de faire du mal à François Trinh-Duc.

Jeu de niche par excellence, ce nouvel opus de PRM aurait bien pu ne jamais voir le jour. En effet, la campagne lancée il y a quelques mois sur Kickstarter pour le financer s’était soldée par un échec. Finalement, le bébé de Cyanide (également auteur de la sympathique série Pro Cycling Manager, bien connue des drogués amateurs de pédales) a pu voir le jour malgré tout. Avec un budget et un temps de développement qu’on imagine limité, sera-t-il à la hauteur des attentes placées en lui après toutes ces années ? La Boucherie, qui a pu jouer à une version bêta et donc non-définitive (merci aux gens de 505 games au passage) vous livre son verdict après quelques jours devant le jeu. 

 

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Jean-Michel entre en piste

 

Vis ma vie de Mourad Boudjellal

On ne va pas perdre deux heures à vous expliquer le concept : vous avez tous un ami qui a ruiné sa vie professionnelle en passant des heures à s’exploser les yeux devant Football Manager. Et bien Rugby Pro Manager, c’est la même chose mais avec un ballon ovale, et moins de chances de ruiner sa vie professionnelle. Placé dans la peau d’un président-manager-entraîneur omnipotent, bref dans la peau de Serge Blanco, vous choisissez une équipe, et votre but sera d’enchaîner les saisons avec elle et de lui faire atteindre les sommets. Un challenge particulièrement excitant pour les Clermontois qui voient ainsi là la seule opportunité de faire gagner des titres à leur équipe de cœur. 

Le jeu propose les licences officielles des 3 championnats européens majeurs : le Top 14, l’Aviva Premiership et le Guinness Pro12. Et aussi d’une ligue de catch professionnelle : la Pro D2. La nouvelle Coupe d’Europe de rugby, quant à elle, n’est pas sous licence ; mais rassurez-vous, un ersatz de la compétition réunissant les 20 meilleurs clubs européens figure bien dans le jeu.

Pas de Super Rugby non plus, même si vous découvrirez assez vite que les équipes et les joueurs de l’hémisphère sud sont bien là, sous des noms bidons, comme « Canterbury XV » ou « Ma’a Momu ». Malheureusement, il semble impossible de démarrer une partie avec une de ces équipes, apparemment elles sont juste là pour vous permettre de recruter des stars de l’hémisphère sud surpayées. Gageons néanmoins qu’une communauté de gamers acharnés devrait s’occuper de modifier tout cela dans quelques semaines. Au pire, prenez quelques heures de votre vie et faites-le vous-même grâce à l’éditeur de stats que Cyanide a la judicieuse idée de fournir avec le jeu.

Les équipes et les principales compétitions internationales sont là elles aussi, et vous serez même amenés à gérer la sélection de votre choix si vos résultats en club sont bons. Pas très réaliste vous me direz : dans la réalité vous pouvez devenir entraîneur du XV de France même en coachant Biarritz.

 

It’s a small world (ça y est, je vous l’ai mise dans la tête ?) 

Si la comparaison avec Football Manager s’impose logiquement, son petit frère ovale ne joue évidemment pas dans la même cour que son aîné niveau contenu. Question de moyens probablement, mais cela tient aussi aux caractéristiques de notre sport favori, qui est loin d’être universel. Ici il est donc impossible de dénicher le nouveau Gérald Merceron en Fédérale 3, ou de disputer la 5ème division bulgare. Il vous faudra vous contenter des championnats disponibles et de vos équipes de jeunes, qui sont apparemment tous des joueurs imaginaires.

Si le terrain de jeu est donc plutôt limité, au niveau des actions disponibles, il y a de quoi faire : vous pourrez effectuer des transferts, entraîner des jeunes et les faire passer pro, améliorer vos installations, gérer votre budget, vos sponsors, vous occuper de la santé de vos joueurs, répondre aux conférences de presse d’après-match, etc. L’essentiel est là, même s’il faut bien avouer que par rapport à la version 2005, il n’y a pas vraiment d’innovations majeures. 

Une fois que vous avez lancé votre saison, géré les affaires courantes et préparé votre effectif pour la reprise, vous passez à votre premier match. Trois choix s’offrent alors à vous :

1) Simuler le match et passer directement au résultat, ce qui n’est évidemment pas très intéressant.

2) Regarder la partie et prendre des décisions susceptibles de l’influencer en direct, via une interface schématique. Taper en touche, jouer à la main, prendre la mêlée ou demander les trois points, faire du coaching : vous pouvez jouer à Guy Novès. Derrière les mêlées et les touches, vous serez également amenés à choisir des lancements de jeu, au nombre aussi limité que ceux du playbook de Jean-Baptiste Elissalde. A vue d’œil, il semblerait que ces combinaisons soient exactement les mêmes que dans l’édition 2005, et certaines d’entre elles ne sont pas toujours appliquées par vos joueurs, qui décident de faire autre chose quand vous les sélectionnez. De ce point de vue là, c’est très léger.

Enfin 3) Sachez qu’il est également possible de vivre la rencontre et de faire tous ces choix devant une représentation du match en 3D. Là, ne vous attendez pas à voir des graphismes à la Fifa, ça reste très basique (on peut même dire que c’est moche, sans faire offense aux petites mains qui ont réalisé le jeu) mais pour ce genre de jeu, on ne demande pas tellement mieux. 

 

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Le saviez-vous ? C’est Philippe Saint-André qui a noté tous les joueurs du jeu.

 

Jouer avec Toulouse et jouer des pénalités à la main : réalisez l’impossible !

En dehors des lancements de jeu qui font plus office de gadget qu’autre chose, il est difficile de dire si les diverses options tactiques (jouer en priorité sur les avants, les centres ou les ailiers, gérer les jauges de « défense » et de « jeu au pied », dont on comprend moyennement l’utilité) influencent réellement sur le cours de la partie. Généralement on tâte un peu tout au fil du match, et on voit bien ce qu’il se passe.

Alors, comment on gagne des matchs, est-ce que tout ça est le fruit du hasard ? Difficile à dire mais s’il y a un truc qui ressort, c’est que comme dans l’édition 2005, avoir des joueurs très forts à certains postes (le 10, les ailiers et surtout les centres) semble être d’une grande aide pour marquer des essais, qui viennent assez régulièrement d’exploits individuels. Attendez-vous donc à voir Fofana et Fickou planter une dizaine de pions par saison. Pour le reste… pénalités, turnovers, on a l’impression que tout est un peu aléatoire, mais un peu comme dans la réalité, finalement ? 

Pour avoir testé plusieurs équipes de niveau différent, comme l’UBB, l’USAP, Toulouse, Clermont ou les Harlequins, on dirait que le jeu (qui ne possédait aucun niveau de difficulté dans la version testée) offre un challenge plutôt relevé. Gagner des matchs à l’extérieur est assez difficile, comme dans la vraie vie. Même avec Toulouse (équipe la mieux notée du Top 14 – les détesteurs vont détester) la saison n’aura pas été un long fleuve tranquille, avec une élimination en poule de Coupe d’Europe et une 6ème place en Top 14. Bon par contre, j’ai gagné miraculeusement le Bouclier de Brennus au bout, façon Castres Olympique.

Les scénarios de matchs sont assez variés : on tombe sur des 9-6 comme des 37 à 34, et globalement, il faut bien dire que c’est assez prenant. Mais comme dans tous les jeux de ce genre, il faudra enchaîner les saisons pour réellement savoir si l’intérêt ne s’effrite pas au fil du temps, et si tout cela ne devient pas un peu répétitif. Notez néanmoins que si vous vous faites vite chier, vous recevrez des offres pour entraîner d’autres clubs à l’intersaison. 

Si vous voulez progresser, le nerf de la guerre est bien évidemment la formation le recrutement. Le système de transfert, sans être incroyablement complexe, est plutôt bien pensé : si votre équipe est d’un faible niveau, vos infrastructures ringardes ou que votre staff comporte un membre des Spécialistes Rugby, un joueur de renom rechignera à signer chez vous. Il y a des moyens de l’amadouer certes, comme monter exagérément son salaire, ou encore lui offrir une télé, une moto, un appartement ou votre fille mais cela n’aidera pas à faire la décision si vous partez de trop loin. Pour une grande partie de stars des autres championnats, l’éventualité de venir jouer en France n’est de toute façon même pas envisageable au début de votre partie. Il vous faudra alors les surveiller (il y a une option pour shortlister des joueurs) et voir si des envies d’ailleurs leur viennent au fil des saisons. 

Autre détail sympathique, les joueurs internationaux sont indisponibles pendant les fameux doublons. Vous devrez donc attendre le mois de novembre pour récupérer vos joueurs engagés dans le Rugby Championship (et oui, dans le jeu, un All Black ou un Wallaby peut signer en France et continuer à jouer en sélection). Le même problème se posera pendant le Tournoi avec les joueurs européens.

Notez aussi que si vous recrutez un gars de l’hémisphère sud en cours de saison, celui-ci ne sera pas au top de sa forme, ayant joué l’intégralité du Super Rugby quelques semaines plus tôt. Il vous faudra donc économiser son temps de jeu, sans quoi il risque d’être dans le rouge et plus bon à rien dès le mois d’avril. Si on ajoute à cela les fréquentes blessures de vos joueurs (de courte ou longue durée) qui vous obligeront à jongler avec votre effectif et à faire du bricolage de temps à autre, on ne s’ennuie pas et on se croit vraiment dans la peau d’un manager de Top 14.

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C’est moche, mais ça ressemble toujours plus à du rugby que les scènes de match d’Invictus.

 

Pour terminer, essayons d’évoquer les bons et les mauvais points en vrac : 

— L’humour. Et oui, que ce soit dans les interviews d’après-match ou dans les mails que vos joueurs vous envoient, il y a quelques trucs bien cons et bien drôles. On pourra objecter que ça nécessite moins de budget qu’une IA digne de ce nom, et que c’est un moyen de racoler et d’injecter un peu d’attractivité à peu de frais, mais force est de constater que le rugby, c’est mieux avec des blagounettes. On en sait quelque chose.

— Si on pourra chipoter sur les stats de tel ou tel joueur selon son appréciation personnelle, les effectifs sont à jour et globalement, les joueurs notés de façon assez fidèle à la réalité. Attention tout de même pour certains qui n’ont pas leur vrai poste (exemple : à l’USAP Mjekevu est listé comme premier ou second centre et pas comme ailier, Lamboley n’est pas polyvalent en seconde ligne, etc). A propos de la polyvalence, petit détail intéressant d’ailleurs : un joueur fera baisser les stats de votre équipe s’il ne joue pas à son poste préférentiel. Exemple : Médard est bon à l’arrière, moins à l’aile (alors que dans la réalité tout le monde sait qu’il excelle sur le banc).

— La gestion des blessures. Comme dit plus haut, il y en a beaucoup, de la gastro à la rupture des ligaments croisés. Comme dans la réalité, il est très rare que vous bénéficiiez de votre groupe au complet, cela vous posera quelques casse-têtes au cours de la saison, surtout si vous ne disposez pas de l’effectif du RCT. Encore une fois, comme en vrai, il arrive que vos gars jouent avec des petites blessures récurrentes. A vous de choisir : continuer à les aligner au risque que celle-ci ne s’aggrave, ou bien les envoyer se faire opérer de suite, et ainsi vous passer d’eux pendant quelques semaines. Vos joueurs peuvent également être victimes d’accidents de la route, de se prendre une énorme cuite ou bien encore de tomber en dépression comme un Fidjien déraciné, ce qui occasionnera des absences plus ou moins longues. Pour l’instant, je n’ai pas vu d’accident de ski en hommage à Sylvain Marconnet. 

— La gestion de la fatigue est également très bien foutue, l’état de forme des joueurs chute de façon considérable après 2 ou 3 titularisations consécutives, et même plus vite chez les avants. Il faudra donc doubler (tripler ?) les postes et faire un turnover régulier. Si un joueur se tape plus de 30 matchs par saison, vous risquez également de recevoir un mail de la part de votre médecin, vous alertant qu’il est complètement cramé. Comme quoi, la convention FFR-LNR est peut-être une bonne idée.

— Un joueur qui joue trop peu peut vous faire la gueule et vous envoyer un mail vengeur. Si vous ne faites rien pour augmenter son temps de jeu ou satisfaire ses demandes, il sera compliqué de prolonger son contrat quand celui-ci arrivera à son terme. Je précise quand même que ça reste assez rare et ça me semble assez normal : dans le rugby il y a énormément de turnovers, donc tout le monde joue à un moment ou à un autre, et il y a donc certainement moins de caprices de stars que dans d’autres sports.

— Les statistiques des joueurs évoluent au fil de la partie en fonction de leur âge. Un joueur qui passe la trentaine peut avoir le droit à une mention « En déclin » sur sa fiche, à la suite de quoi ses stats vont baisser progressivement. Parfois cela arrive plus tôt : vous allez dire que je m’acharne mais à 28 ans Médard l’était déjà dans ma partie toulousaine. De la même façon, un trentenaire peut encore évoluer de façon spectaculaire, comme vous l’avez constaté plus haut avec cette capture d’écran de Rémi Talès, devenu subitement le meilleur ouvreur du monde.

— Le jeu comprend une « Database editor » qui permet probablement de modifier pas mal de choses dans le jeu (noms, stats des joueurs, championnats, etc.) et donc de prolonger sa durée de vie. 

— Il est apparemment possible de provoquer un game over en ruinant son club, ce qui fera plaisir à tous les fans de Bourgoin.

— On s’amuse bien et on ne voit pas les heures passer, du moins au début. 

 

Parmi les points faibles, on retiendra :

— Dans la version testée, les règles du Top 14 ne semblaient pas être à jour : le bonus défensif s’obtient toujours à partir de 7 points d’écart ou moins, et il semblerait que marquer trois essais (tout court) suffise à avoir le BO. Pas de salary cap non plus, ou de restrictions sur les JIFF, ce qui aurait pu être rigolo. 

— Vous ne pouvez pas donner de consignes à vos joueurs à la mi-temps. Quand on simule les matchs, on ne peut choisir QU’UNE option de jeu (faire des ballons portés, taper des chandelles, jouer au large, relancer…) ce qui est quand même bien ridicule. Plus personne ne tape des chandelles pendant 80 minutes depuis l’Argentine 2007. Les interviews d’après-match sont souvent drôles mais elles n’ont par contre aucune influence sur le reste de la partie, le moral de vos troupes, la confiance de votre président ou que sais-je encore. 

— Pas moyen de comparer deux joueurs, ou de comparer les statistiques globales de deux équipes avant un match. Certaines stats sont aussi complètement absentes comme le jeu au sol, les prises de balles en touche, les lancers, et même celle des tirs aux but, qui est visiblement incluse dans la note du jeu au pied.

— On peut faire travailler un joueur avec un entraînement individuel (talonneur explosif, troisième ligne coureur, demi d’ouverture classique, demi d’ouverture créateur, etc) pour espérer le faire progresser. Par contre, il n’y a pas d’entraînements collectifs. On aimerait pouvoir entraîner l’équipe à exceller dans un schéma de jeu, sans que cela ne soit uniquement une question de recrutement. Exit donc la tortue béglaise.

— Pas de petite Coupe d’Europe et donc pas de joie de se déplacer chez des clubs roumains et espagnols. Bon ok, tout le monde s’en fout. 

— Les transferts avec rupture de contrat et indemnités à la clef sont monnaie courante dans le jeu, et vous adjuger les services d’un joueur sous contrat avec un autre club pendant encore 2 ou 3 ans ne posera aucun problème si vous avez les moyens de payer. Ces transferts qu’on voit dans le football restent quand même très rares en rugby – le dernier exemple étant Benjamin Fall en 2010 – et il aurait été bon de les limiter. 

— Pas de pré-contrats, de clauses de départ en cas de relégation, de primes diverses, bref, les contrats portent juste sur la durée, le salaire, l’indemnité de transfert et le bonus de signature. 

— Pas de possibilité de prêter ou de se faire prêter des joueurs. Dommage pour ceux qui jouent avec la Rochelle et qui ne pourront donc pas faire les poubelles de Clermont. 

— Personnellement la bande son m’a fait saigner des oreilles, mais c’est souvent le cas pour ce genre de jeu et de toute façon tout le monde la mute au bout de 10 minutes. 

— Les joueurs sont parfois un peu cons (comme dans la réalité vous me direz) et certaines consignes sont absentes (par exemple, demander le drop, faire des ballons portés après une touche). 

— Pas de BAGARRE au cours des matchs. Par contre, deux joueurs de votre équipe peuvent se taper dessus à l’entraînement. Le groupe vit bien ©.

— Les menus sont pas forcément d’une grande clarté, il faudra par exemple nous expliquer pourquoi les résultats et les classements des diverses compétitions se trouvent dans l’onglet « Finances ». Enfin bon, une fois qu’on est habitués…

— Les statistiques de David Marty sont honteusement moyennes, alors qu’on parle quand même du meilleur joueur du monde. 

— Marc Delpoux est encore à l’USAP dans la version beta du jeu. Sans correctif rapide, cela risque de provoquer un boycott massif en Catalogne. 

— Ca ressemble quand même pas mal au jeu de 2005, en actualisé et avec un petit coup de polish par ci par là. Pour 29€, on reste loin du prix d’un Football Manager (49€) mais ça peut tout de même paraître un peu cher pour un jeu qui offre si peu de nouveautés. 

 

Verdict : 

Un bon petit jeu de gestion, honnête et dans la droite lignée de l’édition 2005, dont il semble quand même un peu trop proche à notre goût. Pro Rugby Manager 2015 devrait quand même occuper les fans de rugby pendant quelques heures, même s’il manque d’un peu de substance pour rivaliser face aux cadors du genre. On pourrait espérer une suite un peu plus approfondie si les ventes sont au rendez-vous – rassurez-vous, n’allez pas enflammer les réseaux sociaux, personne n’a couché avec nous pour vous dire de l’acheter, vous faites ce que vous voulez.

On peut regretter que ce type de jeux soit aussi rare qu’une bonne idée dans la tête de Saint-André. Cyanide a le mérite de faire survivre ce produit, mais n’a pas eu les moyen d’être plus ambitieux. Tant que les ventes seront modestes nous ne verrons pas le jeu ultime, et tant qu’on n’a pas le jeu ultime les ventes seront modestes. Donc en attendant qu’un Jacky Lorenzetti injecte des millions, « il faudra te contenter de ça », comme disait si bien Marc Lièvremont.

 

La note : 

Romain Teulet / 20

Le potentiel est là et il nous aura offert quelques beaux moments. Mais malheureusement il est trop petit et trop vilain pour atteindre le niveau international. Malgré tout, au fin fond d’une campagne, il aura sans doute un noyau dur de fans irréductibles.

N’oubliez pas non plus que si ce jeu ne vous plait pas il vous reste une autre possibilité : gagnez un loto, devenez milliardaire et rachetez une équipe dans la réalité.

BONUS : Le diaporama du jeu

Cliquez sur les images pour les agrandir.

4

MUSCUUUUU

 

5

Malheureusement, impossible de lui offrir une maison à Collioure. 

 

6

Et voilà comment Max Guazzini fut piégé par la FACEM

 

7

La précision est une belle qualité.

 

8

Jean-Michel cherche à séduire Isabelle.

 

9

Le groupe vit bien.

 

10

Vous en rêviez ? Pro Rugby Manager l’a fait. 

 

11

Regarde Guy, je fais mieux que toi !

 

12

Un peu de respect pour Romain Terrain qui a la méga-chiasse.

 

13

Rassurez-vous, son melon est indestructible, lui.

 

14

Désolé les Bayonnais, même dans le monde virtuel vous descendez.

 

15

56 mètres ? PRENDS LES TROIS POINTS !

 

16

Visiblement la mère de Rado faisait partie de l’équipe de développement.

 

17

Mercenaires

 

18

La formation ? Kesseussé ?

 

19

Ok, réaliste.

 

20

Ça par contre, c’est impossible. 

 

PS : On a apprécié faire ce test, mais par pitié, ne nous envoyez pas Rugby 15, ça ira.