Le XV de France contre le Péril Cosmopolite
par Ketchup-Mayol

  • 03 juillet 2014
  • 25

 

par Ketchup-Mayol

 

La couverture du Midi Olympique m’a frappé comme un gifle. J’étais dans les ténèbres, et aujourd’hui, je vois la Vérité dans toute son obscène nudité. Trop, c’est trop…
 
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur la plaine? Entends-tu dans nos campagnes mugir ces féroces mercenaires qui viennent égorger nos JIFF et nos compagnes? Réveille-toi ami, car c’est la mort du XV de France qui nous guette !
 
Il y a trop d’étrangers dans notre produit. Montpellier se tord dans les convulsions de la grippe argentine, Toulon brûle de la peste Bok. Mais le mal s’étend aux autres club: ils mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. Jusqu’au fief du rugby cassoulet, le Stade Toulousain, qui n’a tellement plus de jeunes français à piller ailleurs qu’il en est réduit à faire venir des joueurs comme Toby Flood. Après lui le Déluge !
 
Malheureux ! Qu’avez-vous fait là? De cette boîte de Pandore se sont échappées des légions étrangères venues briser l’échine de nos fiers héros ! Pourtant les Cassandre déclinistes de l’Ovalie nous préviennent depuis des lunes: cette invasion barbare qui fait de notre Top 14 le meilleur championnat d’Europe du Monde tue inexorablement le XV de France.
 
Le constat est clair et sans appel. De tout temps l’Etranger a été notre ennemi: 100% des défaites du XV de France lui sont imputables. Rien que ce dernier mois, nous avons été battus par trois fois par des Australiens !
 
Mais l’ennemi est désormais également intérieur. Des individus au parcours éminemment douteux et aux patronymes fleurant plus le couscous-boulettes que le cassoulet ont ouvert les portes à des joueurs apatrides âpres au gain qui viennent manger le pain des français.
 

Alexis P. a dû fuir son club. Il a tenu à conserver l’anonymat de peur de se faire sub-luxer la tête par ceux-là même qui l’ont chassé des feuilles de match. Il témoigne de l’incurie des staffs qui laissent des bons petits gars d’chez nous sur le banc, voire dans les tribunes au profit de stars venues de l’autre bout du monde: « Je ne pense pas que mes partenaires aient à se plaindre de mon implication. Je n’ai jamais été blessé, j’ai toujours été là pour faire l’opposition, pour les faire travailler, pour envoyer les ballons… Je pense avoir été professionnel jusqu’au bout. […]A T*****, on était sept ou huit ailier/arrière, et il n’y avait que Bryan qui était sélectionné… ». Pauvre France !
 
Les cosmopolites vous diront que nos joueurs gagneront à jouer au contact des stars internationales. Pire encore, des traîtres à la Race Française se verraient volontiers abâtardir notre XV avec le sang impur de quelque Sud Africain naturalisé qui devrait normalement abreuver nos sillons.  Que dire des apologues de François Trinh-Duc? Un prénom de président socialiste et un patronyme aux relents de fourberie orientale dont nos troupes firent l’amère expérience à Dien Bien Phu… Le peloton d’exécution serait trop doux pour pareille vermine ! Le XV de France aux Français !

Mais il suffit de voir quel fut le destin de notre jeunesse héroïque du Stade Français, saignée par le Tournoi, échouant à la 26ème journée à la porte du Top 6 face aux mercenaires toulonnais, et trahis par une cinquième colonne remontant au plus haut niveau de la hiérarchie, des serpents qu’ils avaient réchauffés en leur sein. Un désastre… Une déroute… Waterloo ! Waterloo ! Morne Steyn…  
 
Heureusement, des quatre coins de l’Hexagone, des Hommes Libres s’élèvent, sentinelles vigilantes de l’Esprit Français. Christophe Deylaud le sait bien, lui, que si l’Aviron Bayonnais a failli accompagner le Biarritz Olympique en ProD2, c’est la faute aux 90% d’étrangers dans le Top 14 (noble Peuple Basque, mes yeux s’embuent de larmes rien que de penser au tribut que vous payâtes à l’ouverture totale des frontières rugbystiques !).  Max Guazzini promet de « rentrer dans le lard » de ces agents de l’Antifrance comme le RCT. Qu’il est bon et rassurant de savoir que la LNR veille sur nous avec bienveillance !
 

 

Yannick Bru, commandant en second de nos Grognards est d’une lucidité exemplaire sur les raisons de nos échecs: ce n’est pas le fond de jeu, l’absence de vision stratégique ou même le manque de travail qui font de notre équipe la risée du monde entier. Comme le dit Yoann Huget, le héros qui bouta l’Anglois hors du Stade de France lors du dernier Tournoi: « Quand tu es en équipe de France, tu n’as pas besoin de faire tes gammes. Faire des passes on sait faire. » On ne saurait dire plus vrai, Monsieur ! Laissons le travail, la technique aux médiocres. Nous, « on sait faire ». Le Génie Français, que nos ennemis qualifient de French flair, ne se travaille pas. Dieu nous a fait ce Don. Il nous suffit de renvoyer par charters ces hordes hirsutes de Polynésiens, de Sudaf’, de danseurs de tango, d’australopithèques du Caucase et autres buveurs de thé, et je vous garantis que la Coupe du Monde ne saurait nous échapper. 

Saint Yoann d’Arc va faire payer Azincourt au perfide Anglois

 

Réveille-toi, Peuple Français, et réagis avant qu’il ne soit trop tard, sinon c’est France-Grèce que tu iras voir jouer demain au Vélodrome ! Les sceptiques tomberont de haut…