Xavier Garbajosa passe sur le grill
par Richie Bradshaw

  • 11 avril 2013
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Par Richie Bradshaw

Pour vous Mesdames et Messieurs, Nicole Amasse et moi-même avons rencontré de bon matin dans un hôtel toulousain le grand – autant par la taille que par le talent – Xavier Garbajosa. Vous le connaissez actuellement en tant que commentateur d’Eurosport mais rappelons le palmarès hors norme de cet ancien joueur international du Stade Toulousain :  Champion de France 1997, 1999, 2001 avec le Stade Toulousain ; vainqueur de la Coupe d’Europe 2003 et 2005 ; 32 sélections en équipe de France entre 1998 et 2003 ; vainqueur du Grand Chelem en 1998 et 2002 et finaliste de la Coupe du Monde 1999.

Les confessions de Xavier sur ses blessures , sa rencontre ratée en 1999 avec Jonah Lomu et son mentor Guy Novès.

 

Tu as connu deux Grand Chelem en 1998 et 2002 avec le XV de France que penses-tu de cette dernière place en Tournoi? On tape beaucoup sur PSA, ne faut-il pas plutôt taper sur Lagisquet? Il y a-t-il un problème de jeu, de positionnement de joueurs à l’arrière en particulier ? Ton avis en tant qu’ancien arrière…

Xavier réagit sur cette dernière place et nous apporte sa solution sur la préparation d’un meilleur XV de France.

 

Dans l’émission « Au Contact », tu es le roi de la palette. D’un point de vue tactique autant que technique, tu es plutôt pointu. Pourquoi n’as-tu pas choisi une carrière d’entraîneur plutôt que de commentateur ? 

Les grands joueurs ne font pas forcément de bons entraîneurs, ce n’était pas ma première piste. De plus le monde de l’entraînement est gavé, il y a plus de demande que d’offre. L’entraînement, il faut le commencer dans le dur, il faut connaître la ProD2 et se perfectionner comme un joueur. J’ai passé mon examen et au sein du Stade Toulousain j’ai pu encadrer les cadets. Je suis revenu comme à l’époque où j’étais joueur : le stress, l’angoisse, le discours mais je me suis régalé et tous ces efforts ont été corroborés par un titre de champion.

Maintenant j’ai des semaines chargées, je ne peux plus le faire, mais peut-être qu’Eurosport ne durera pas à vie et je ne me vois pas vivre loin du rugby. Donc peut être dans quelques temps, je mettrai un peu plus le pied dans le métier d’entraîneur

Commenter de la Fédérale 1, le dimanche après midi c’est pas chiant?

C’est le rugby par lequel j’ai commencé donc non ! Les clubs de régions sont formateurs, ils ont le mérite d’exister. Je pense qu’il y a de l’intérêt, les gens regardent la Fédérale 1, ils doivent s’y accrocher et surtout s’identifier car tout le monde joue. 

Est-ce que Jean Baptiste Lafond a déjà enregistré « Au Contact » sobre ?

 

Pierre Salviac dit que Pelous ne connaît pas le nom des joueurs, ça te dirait de passer sur Canal + pour commenter le top14 et le remplacer ?

 

Après une belle carrière au Stade Toulousain tu es parti à Bayonne. Pourquoi Bayonne? Pour le soleil, la météo, le surf ?  

Un des anciens actionnaires du Stade Toulousain, qui était un ancien promoteur immobilier, a choisi de partir sur la Côte Basque. Il m’a contacté pour savoir si j’étais toujours passionné par l’immobilier et m’a dit : j’ai un projet pour toi. Ma carrière étant finie (genoux

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dans la boite à gants), tu peux pas attendre beaucoup du club même du Stade Toulousain, je suis parti. Je ne me voyais pas quitter le Stade et la contrepartie était de rencontrer les dirigeants de Bayonne pour lesquels c’était « non » au départ. Il m’a relancé et j’ai fait preuve d’intelligence, ou pas. J’y ai vu plus mes intérêts, je n’étais plus au niveau je n’ai jamais caché mes problèmes de genoux. J’y suis allé plus pour un projet professionnel et pour amener de l’expérience aux jeunes joueurs que pour traverser le terrain et faire gagner le championnat.

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Ils t’ont trainé aux Prud’hommes ?

Il n’y aurait pas assez de place sur la caméra … Au cours d’un match amical je me suis fait mal à l’autre genou et là ça a été le début de la descente aux enfers. Le projet pro n’a jamais vu le jour. Quand j’ai signé ça suffisait à son bonheur. J’ai été trainé dans la boue. Je suis sorti par la toute petite porte et je suis rentré à Toulouse en repartant de zéro et j’ai essayé de me reconstruire, ça fait partie des regrets j’ai l’impression d’avoir trahi le Stade.

Ton héritier , ce serait : Benjamin Fall pour sa résistance aux blessures ou Clément Poitrenaud pour ses talents de plaqueur ?

 

Raconte-nous une anecdote de vestiaire dégueulasse que tu ne mettrais pas dans ta biographie de peur que ta mère la lise.

 

Toi, Vincent clerc, Yoann Huget, Maxime Médard … pourquoi tous les ailiers du Stade Toulousain sont-ils si laids ?

 

John Galliano nous a appelés, il veut que tu lui rendes son foulard.

 

Ton look Jedi à Bayonne, la décoloration c’était un pari avec Dominici ou avec Castaignède ? Je voudrais pas insister mais ce n’est pas dur d’être coiffé comme Marc Landers au jour le jour ?

Ma mère est coiffeuse. Un jour je suis arrivé en disant : « Décolore-moi les cheveux », d’où la couleur bleue et j’ai été sélectionné en équipe de France … Ma coupe de cheveux est due à un pari avec Richard Dourthe. On devait se faire pousser barbe et cheveux, celui qui perdait devait un dîner à l’autre… Mais je me fous de mes cheveux et Marc Landers c’est très bien non ? La seule coiffure qui va pas c’est le crâne rasé surtout quand on a une tête d’œuf. J’ai vite compris que pour draguer ça ne le faisait pas .

NDLR : Richard, si tu nous lis, il nous a également confié que tu n’avais pas honoré ton pari. Nous tenons à être invités ! 

Raconte-nous une anecdote perso de beauté pour nos lectrices

NDLR : Mesdames, Xavier n’a aucun secret de beauté, 3 minutes dans la salle de bain suffisent ! Il est beau naturellement, ces messieurs peuvent être jaloux … Mais il nous avoue qu’il ne pourrait plus faire le calendrier aujourd’hui, ce dont je doute beaucoup ! Revenons sur le calendrier : lorsqu’on tape son nom sur Google les images arrivent en première ligne. Il assume complètement. Pour lui le calendrier a dépoussiéré le rugby, les rugbymen ne sont plus considérés comme des brutes et de nombreuses filles s’intéressent dorénavant à ce sport et vont au stade.

Quel membre de la boucherie voudrais tu voir dans les Dieux du stade ?

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