Le Rade'Labo analyse Toulon-Toulouse (35-16)
par Jonny WillKillSoon

  • 05 mars 2013
  • 7

Par Jonny WillKillSoon

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Le contexte


Impossible de passer à côté d’un Toulon – Toulouse, même en pleine période des 6 nations. Guy Novès ne rêve pas, ce n’est pas un doublon mais bien le choc de la 20ème journée. Les Rouge et Noir contre les Noir et Rouge, Stendhal et Jeanne Mas en guest stars, ça va envoyer du lourd dans les chaumières !
Un Toulouse à réaction qui, suite à sa défaite à domicile face à Perpignan, a décidé d’étriller Bayonne en représailles, face à un Toulon en faction en tête du championnat et qui reste sur une défaite à Castres bien aidé par l’inénarrable Péchambert. D’ailleurs un tribute à sa gloire est en préparation et Bernard-Henri Lévy a décidé de sortir à la prochaine rentrée littéraire un ouvrage intitulé « Péchambert : les cheveux à l’intérieur ? ». Patoche est aussi disponible toute l’année pour animer vos mariages, vos bar mitzvah ainsi que vos victoires à domicile comme vos défaites à l’extérieur. Chapeau l’autiste !

Le match


Bim Bam Boom ! Revoilà les frères ennemis du Top 14 pour une revanche du match aller, elle-même revanche de la dernière finale où, on s’en rappelle, on s’était fait chier. Pour résumer les deux derniers matchs entre ces deux équipes : c’est l’histoire de Steenkamp qui bouffe un Géorgien et à la fin c’est Toulouse qui gagne. Cette fois le Sud’Af est sur le banc et Hayman, qui a troqué son masque Imanolesque contre le nez de Jean-Luc Reichmann, est présent sur le terrain.

C’est un Jonny Wilkinson passé au toilettage qui donne le coup d’envoi dans une ambiance survoltée. Les Toulonnais sont de suite dans le match et enchaînent les percussions. Botha charge M. Poite, Gunther et Masoe s’infiltrent dans les intervalles et il faut un Florian Fritz aussi à l’aise dans les rucks que Zac Guilford dans une distillerie pour arrêter les attaques varoises à deux reprises : une fois de façon licite, l’autre non et Toulon mène 6-0 après 8 minutes de jeu. Les Toulousains ne mettent pas la main sur le ballon : la chandelle de Wilko est parfaitement évitée par Burgess qui pensait faire plaisir à Maxime Médard, 10 mètres derrière, en le laissant prendre la pression tout seul. C’est alors que, soûl, je me rends compte que le Stade Toulousain joue avec Doussain et Burgess depuis 2 ans et demi au poste de numéro 9 et ça ne semble choquer personne.

Passons maintenant au cas Beauxis. Yoyo est là ! Titulaire, débarrassé de super Luke pour ce match, blessé. Yoyo a beaucoup à gagner car il a sûrement dû entendre l’appel désespéré de Ouin-Ouin cette semaine qui cherche un joueur avec… un loooooooooong jeu au pied. C’est la chance de sa saison. Lui le Traille 2.0 par excellence que recherche PSA, a une occasion rêvée de se rappeler au bon souvenir du sélectionneur ! Lui le maudit, l’éternel espoir du rugby français victime de l’irrégularité inhérente aux demis d’ouverture français. Les plus narquois d’entre nous l’imaginaient déjà s’écrouler sous la pression du match, avec une influence aussi légère qu’une intervention militaire française au Mali. C’était mal connaître le bonhomme : coups de pied de 60 mètres, ribambelles de touches trouvées dans les 22, drops… Même ses échecs se muent en succès. Une pénalité dans ses cordes qui touche le poteau, un Gaël filou qui grille Bastareaud au rebond et déplace le jeu sur l’extérieur pour un essai de Matanavou. Un essai digne du meilleur d’Yves Donguy c’est dire. Ce n’est pas le Beauxis fanfaron et maladroit mais le Beauxis froid et efficace qui éclipse même Jonny Wilkinson dans cette première période. Trois incursions dans le camp toulonnais : 1 essai et 2 drops, difficile de faire mieux.

De l’autre côté du terrain, le RCT domine mais ne score pas. Jonny touche aussi le poteau mais c’est toujours Fickou dessous. Il faudra attendre une action en première main suite à une touche dans le camp toulousain pour voir Toulon se détacher. Dans un élan de lucidité, Bastareaud va péter dans la zone du 10 (ce qui est plus pertinent que de s’entêter à viser Fritz), échappe au plaquage d’Albacete et fixe Médard, qui a dû voir double, puisque c’est Armitage qui est servi à hauteur pour l’essai toulonnais. Jonny rajoute deux nouvelles pénalités et Toulon mène 19 à 13 à la mi-temps.

Suta a tenu à féliciter Matthieu à la fin du match pour sa magnifique action
Suta a tenu à féliciter Matthieu à la fin du match pour sa magnifique action

Durant la pause, le tchik-tchak de Laguille est consacré à Guy Novès. Et c’est un Guytou espiègle qui commente ses meilleures comme ses pires actions, bien loin des sujets sensibles et révoltants tels que

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les doublons, le doublé, le niveau de Luke Burgess, les plaquages de Poitrenaud, la malédiction des talonneurs, le caleçon de Gillian Galan ou encore la coupe de cheveux de Census Johnston. Non Guy affiche un sourire rayonnant mais qui reste, pour les non-initiés, une grimace aussi traumatisante qu’un cheval dans une lasagne de bœuf.

Premier samedi du mois oblige, des scènes interdites aux moins de 18 ans vont être diffusées sur Canal. Mais cette fois, pas besoin d’attendre minuit (et pas de sopalin à prévoir), la deuxième mi-temps va apporter son lot de tensions palpables qui ferait passer Psychose pour une comédie familiale avec Franck Dubosc. Killer Botha est de retour : coup de genou amical dans la

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tempe de William Servat au sol (ou alors est-ce Johnston qui pousse le Sud’Af sur l’entraîneur-joueur-international toulousain ???). Le talonneur, aidé par le Samoan, va alors réaliser le plus grand fantasme de pas mal de rugbymen : lyncher Bakkies Botha à terre. Les femmes et les enfants sont alors mis en lieu sûr, le public gueule frénétiquement « TOU-LON, TOU-LON » tandis que Guy Novès s’embrouille avec Bernard (dit Bébert, 67 ans, retraité de l’Arsenal, alcoolique à temps partiel et locataire de la place 47 travée 4). Botha se relève en sang et apparemment ravi d’avoir passé un moment intimement singulier avec Servat et se fait sortir pour 10 minutes (comme Census Johnston) sous les acclamations de Mayol, tel un gladiateur venant de triompher de tous ses méchants adversaires (alors qu’il vient juste de se prendre une grosse branlée mais ça faut pas le dire).


Dans ce bordel ambiant, Jonny touche encore le bois et c’est Toulouse qui revient à trois points après la première pénalité réussie par Beauxis après 2 échecs. Michalak rentre, ce qui va donner l’occasion aux rugbix de se moquer de ses passes approximatives pendant les 30 minutes qui restent. Le match est serré, la dynamique est toulonnaise mais le tableau d’affichage reste bloqué à 19-16. Bastareaud est retourné dans l’en-but stadiste par Fickou et la pénaltouche qui suit est perdue par l’alignement sudiste. Encore une pénalité manquée par Wilko et le dernier quart d’heure se rapproche. C’est le moment où Jonny Wilkinson se rappelle que c’est un putain d’Anglais réaliste et efficace. Deux drops : un du gauche, un du droit et un « REP A SA BEAUXIS ! » qui risque de traumatiser l’ouvreur toulousain pendant quelques mois. Le break est fait et Guy Novès attaque la monture de sa 4ème paire de lunettes. Toulon va même profiter de l’exclusion temporaire d’Albacete pour aggraver le score par une pénalité et un essai sur la sirène de Wulf suite à une mêlée volée par les minots toulonnais devant les Steenkamp, Servat et autre Johnston.

Score final, 35-16 pour les Toulonnais qui prennent leur revanche sur le Stade qui dit plus ou moins adieu à la qualification directe pour les demi-finales.

Les déclarations

« Juste avec deux ou trois idiots qui ont insulté mon co-entraîneur, sa famille, ses enfants. Des idiots, il y en a toujours. Plus à certains endroits qu’à d’autres… ». Guy Novès à propos des supporters toulonnais.

« Oh Juniorrrrr !!! T’entraîne aussi mal que ton père. Enculé (affectif) ! ». Bébert à JBE

« Ok pourquoi on voit toujours QUE les fesses de Gillian Galan ». Une spectatrice Canal+ lambda

I want you for Stadium Toulouse !
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Les joueurs

Les joueurs toulonnais

Martin : Pas assez dominateur dans les airs et un drop qui a eu le mérite de détendre l’atmosphère en fin de match par son caractère comique. Pour le reste assez sobre et bon en défense.

Palisson / Wulf : Pas eu beaucoup l’occasion de se mettre en valeur. Eux aussi en difficulté sous les ballons hauts.

Giteau / Bastareaud : Ils ont mis en danger la défense stadiste à eux deux.

Wilkinson : Il laisse passer 15 points au pied dont 1 drop qui a tué une taupe avant de passer entre les perches (la classe) mais finit quand même la rencontre avec 25 points (2 drops, 2 transformations et 5 pénalités). So British…

Tillous-Borde / Michalak : Auraient peut-être dû plus insister dans l’axe mais bonne animation dans l’ensemble.

3ème ligne : Bien défensivement, bien offensivement.

Botha : Son dépucelage de la biscotte en Top 14. La Boucherie Ovalie jubile.

Hayman / Bruno / Sheridan : Statut quo en mêlée et bonne activité offensive et dans les rucks


Chilachava / Orioli / Chiocci
: Tiens il y a des jeunes Toulonnais qui jouent au RCT ? Sans blague !

Les « autres »

Fritz / Fickou : Très présents défensivement, dangereux en attaque, ils ont récupéré tous les ballons qui ont percuté les poteaux mais au final coûtent quand même 9 points à leur équipe. On nous signale d’ailleurs que Florian Fritz a fait un malaise à la fin du match devant le trop grand nombre de drops réussis dans cette partie.

Beauxis : Aurait pu être le héros de cette partie mais son pack a été trop dominé pour qu’il puisse sauver les meubles. Un match qui résume bien sa carrière.

Johnston : Magnifique interprétation dans son rôle du gars qui ne supporte pas la violence alors qu’il essaie de tuer une demi-douzaine de joueurs chaque saison à coups de manchettes samoanes. La Christiane Taubira sous stéroïdes du Stade Toulousain ne semble pas approuver le mariage pour tous, ou en tout cas, pas avec Bakkies Botha.

Heureusement pour Botha qu'il y avait son garde du corps pour le défendre
Heureusement pour Botha qu'il y avait son garde du corps pour le défendre
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