Le Lab'Occitan analyse Trévise-Toulouse (21-33)
par Damien Try

  • 22 octobre 2012
  • 10

 

Par Damien Try,

 

Le contexte :

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small; »>Lors du tirage au sort des poules de H-Cup, Toulouse a enfin eu le petit cadeau que l’on attendait depuis des années : un club italien. « On se sent un peu biarrot » avait plaisanté Novès, grand maitre de l’ironie (et non pas de l’Aironi, la franchise a disparu). Ca serait donc « dix points » offerts, après des années à se taper du rouquin sous la pluie. Mais le discours a quelque peu changé depuis cette tirade : « Il faut respecter cet adversaire », « c’est une équipe difficile à bouger chez elle », « ils ont beaucoup d’internationaux », tous ces savoureux éléments de langage qui n’en sont pas moins vrais, demandez au Biarritz Olympique. L’équipe alignée par Guytou était loin d’être une équipe B donc, comptant notamment le retour d’Albacete. Clerc titulaire et Nyanga remplaçant, rien de neuf dans la maison rouge et noire.

 

Le film du match :

J’avais préparé mon petit papier et mon petit crayon pour prendre des notes sur le match, et à la 30ème minute quand le Stagiaire m’a gentiment proposé d’écrire le compte-rendu, je me suis aperçu que je n’avais rien écrit. Et pour cause, la première mi-temps fut d’un ennui monumental, mis à part pour l’agonie pendant 40 minutes de la première ligne occitane, archi-dominée par les Italiens. Le Trévisan Burton visant très bien, les points au pied se sont succédés les uns aux autres, et ce sont avec 18 points que les locaux repartiront aux citrons. Mais Magalie Stère en marque lui neuf, offerts par Vas-y-en-Hodges, dont l’arbitrage fera se poser des questions à plus d’un. A Florian Fritz notamment, qui se fera prendre en flagrant délit de Valeurs du Rugby par une caméra indiscrète :

La domination en mêlée n’apporte pas que des points, puisqu’elle permet à Christopher Tolofua de se prendre un jaune pour s’être relevé en mêlée. On en reparlera ensuite ! Thierry Dusautoir regagne les vestiaires un peu énervé, et même si bon joueur il répond aux questions de Romain Magellan du voyage en Italie, le ton est un peu sec quand on en vient à parler arbitrage.

La mi-temps a dû être un peu agitée du côté de Novès, qui certes se sent biarrot, mais ne voudrait pas non plus se sentir trop biarrot et perdre le match. Grand changement donc en première ligne, puisque Poux et Montès sont invités à regagner un banc qu’ils ne quitteront plus jusqu’au printemps. Steenkamp et Johnston changent complètement la donne, détruisant leurs vis-à-vis. Mais cela ne règle pas tout, et Vincent Clerc pour un petit en-avant d’anti-jeu se prend à son tour un carton, ce qui permet à Burton d’aggraver la marque : 21-12, les Toulousains n’ont même plus le bonus défensif.
Heureusement la machine à broyer qu’est la mêlée retrouvée est là, la première ligne du Benetton Trévise en voit de toutes les couleurs (unies), et après avoir été le témoin de plusieurs scènes de marche arrière, Hodges finit par accorder un essai de pénalité. Sacré Pénalité, le meilleur marqueur d’essai toulousain, qui remet l’équipe sur les bons rails.

Dans la foulée et après plusieurs temps de jeu qui ont désorganisé la défense et sur un départ de Maestri, Picamoles bien placé transperce la défense. Un raffut, un mec sur le cul, un second raffut, deux mecs accrochés au cul, le 8 toulousain passe les bras, cherchant son soutien. Oh et puis non, il y va tout seul, 26-21 à l’heure de jeu, tout va mieux. D’autant plus que seulement quelques minutes après, McAlister tape au-dessus de la défense pour Clerc qui marque son essai syndical. Marquer autant d’essais (déjà 6 cette saison) tout en faisant des matchs aussi dégueulasses, ça dépasse l’entendement. Picamoles se blesse sur l’action, et c’est donc logiquement Burgess qui prend sa place. Mais si, suivez bien : Burgess rentre en 9 à la place de Doussain, qui prend la place de McAlister, qui prend la place de Fritz, qui lui passe 8 ! Limpide.

« Et si ce soir, on dansait le dernier slow ?…

On passera le reste du match à attendre l’inévitable essai synonyme de point de bonus offensif, mais qui ne viendra pas. Ceci agace quelque peu Tolofua, qui à la 76ème déblaye un maul d’une cathédrale tout à fait artistique mais quelque peu superflue, qui plus est devant l’arbitre. Aucune réflexion n’est nécessaire pour ce dernier qui l’avait déjà averti, c’est un second jaune. Il est fort à craindre que l’ERC ne donne pas le bon de sortie pour les tests d’octobre au jeune Christopher…

21-33 score final, Toulouse assure l’essentiel en s’imposant à l’extérieur, mais notre Guytou préféré devra se rectifier un peu, avoir un club italien dans sa poule, c’est 9 points. Ou 8. Ou 4 en fait, il va falloir les prendre ces points. On doit déplorer tout de même la perte de Dusautoir, cisaillé par un placage qui lui laisse une entorse du genou. Pas douillet, il continuera tout de même à jouer pendant plusieurs longues minutes, serrant les dents sur la blessure qui va le priver de la branlée contre les Australiens.

 

Les joueurs :

Trévise :
Très bon match de Burton, qui aura montré à Jack Brunnel qu’il passera un bon Noël, à côté de Sweeney Todd (le diabolique

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Barbieri).

Toulouse :

Luke « Sleepy Hollow » Burgess a été catastrophique, relevant le défi d’être à chaque fois plus lent. Non je suis mauvaise langue, il a joué une pénalité vite, vous voyez, la pénalité en fin de match, pas loin de l’en-but adverse, alors que la mêlée écrase tout sur son passage… Yoann « Big fish » Maestri toujours excellent.
Si vous avez pris des photos de Montes et Poux en train de jouer, vous pouvez les envoyer à JBE sur twitter avec le hashtag « rugby d’avant », on risque de pas les revoir avant un bout de temps. Johnston et Steenkamp ont eux été décisifs. Picamoles dans son registre sort un très bon match. McAlister a un peu raté au pied, mais a été bon par ailleurs. Il parait que Traille est un joueur polyvalent. Ca fait bien marrer Florian Fritz, qui a joué 20 minutes en numéro 8, après sa pige en 9 il y a 2 semaines. Encore un grand match pour lui. Fickou a très bien trouvé les intervalles, aurait-on enfin en France une paire de centres de niveau international, qui joue tous les week-ends ensemble ? Matanavou pas concerné par ce match.