Le Lab'Hauts de Seine analyse RM92-RCT
par Ovale de Grace

  • 28 août 2012
  • 8

Par Ovale de Grâce et Gonzalo Quepasa

« Racing a du coeur, un coeur de vainqueur ! » –

L'hymne du Racing ressemble furieusement à la montée d'E Lucevan le Stelle », dans Tosca,quand le héros, juste avant d'affronter le peloton d'exécution tente, moyennement convaincu par ses propres arguments, de se persuader que les fantassins tireront à blanc.
Pas de bol…

Contexte
Premier match à domicile de la saison pour les « Ciel-et-Blancs », dont les plus veinards ont eu le droit de rester au chaud à l'infirmerie, tandis que ceux qui ont perdu à la courte paille scellent leurs retrouvailles avec la bande de Don Laportino. La dernière fois qu'ils les avaient croisés, c'était après avoir perdu, sur le fil à la toute dernière minute d'un barrage. Il est des destins dont on a du mal à se défaire…

Film du match

Dès la première minute le ton est donné. Sur l’engagement toulonnais et le regroupement qui s’en suit, une faute des joueurs entraînés par Monsieur d’Ithurburu laisse Wilko seul face aux perches.

0-3 pour Les Affranchis.

Le Racing réagit immédiatement et met les commerciaux Volkswagen sur le reculoir. Estebanez, qui, contrairement à ce que son patronyme laisserait penser, n'est pas international argentin, relance, change de côté, déstabilise les Toulonnais. Vakatawa se prend pour Nalaga à sa grande époque et tape à suivre pour lui-même. Il en profite pour mettre Palisson dans le vent, qui, pas rancunier, se précipite pour en manger un deuxième. Vatakawa laisse le mini-kamikaze sur le carreau puis file à dame.

L’équipe Foncia, pleine de confiance après cet essai, ne comprend pas que le jeu a repris et prend un essai en première main de l’Australien en Rouge et Noir (non, pas Matt Henjak, l'autre!). A peine 5 minutes après que l'arrière de Boudjellal s'est exprimé, c’est la dream team des avants qui met une fessée (sodomie©) aux Lorenzekids. La pelouse en gardera les stigmates au grand désespoir de Pierre Berbizier, pas avare du genre, croisé dans sa nouvelle tenue de gardien du stade de Colombes.
Szarzewski, pas le dernier à répondre à l'offensive saute à pieds joints sur la gueule de Masoe qui en a vu d'autres et va se faire raccommoder avec du joli fil doré, pirouette cacahuète.
Nous sommes à la 22e minute et on commence déjà à compter autant les points au tableau d'affichage que ceux de suture sur les tronches des joueurs.

Sur la lancée de la ouine, à la 25e, Mathieu Bastareaud, tel Pégase, gracile et aérien s'élance seule vers l'enbut… mais se viande comme un vulgaire culbuto dans un geste technique de sa création que nous pourrions qualifier de « cadrage-débordement-onanique », dont il se relève, pas fier, en regardant le public comme le préado guette ses parents en cachant sa chaussette sale dans son dos.

Le jeu reprend, personne ne rit, personne n'a envie de se prendre une mandale. D'ailleurs, personne n'a rien vu. Vous avez vu quelque chose vous ?

Alain Delon Armitage marque comme il se doit son début de saison dans le championnat français en prenant un carton jaune , grâce à l'indulgence du jury, après avoir mis un grand coup d'épaule à Saubade, qui l'entravait, vainement, sur le chemin d'un hors jeu volontaire.

Le RCT finit la mi-temps à 14, mais les 2 minutes de temps impartis sont trop chiches pour le Racing en profite. Il est 13 à 13 sur le terrain, et très à soif à la bodéga !

Bernard Laporte en profite pour aller faire une visite de courtoisie à l'arbitre et lui rappeler combien la santé est quelque chose de précieux, ô combien fragile, pour lui rappeler également combien le port de Toulon est profond et combien les chaussures en béton peuvent être lourdes…

La seconde mi-temps part sur les mêmes bases que la première, sans Delon Armitage, qui fera sensation en opérant un ménage sur les ailes, Vatakawa nous en est témoin, dès cipro norfloxacin qu'il rentrera, à la 49e.

Mais nous n'y sommes pas encore et les Altoséquanais, toujours e

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n supériorité numérique, en profitent pour s'installer. Malgré une passe de maçon de Germain, Battut passe la ligne avec « un coeur de vainqueur », sans se laisser impressionner par la rentrée toute fraîche de Delon Armitage.

Mais, comme à chaque fois, les Toulonnais réagissent par leurs avants en explosant une mêlée dans leurs cinq mètres.

Les Rado-Méditerranéens donnent raison au poète à la 59ème : sur une relance à la main (!), Bastarocket emporte tout ce qui ose se mettre en face de lui, passe au sol. Wilko récupère et sur une merveille de passe vrillée de trente mètres, offre à Martin son premier ballon du match. Il en profite pour offrir la balle du doublé à Giteau.

21-20 pour la bande à Speedy Gonzalo, l’écart se resserre.

Trois minutes plus tard, Wisniewski tape en touche ou plutôt directement dans le visage de Vakatawa qui faisait soigner son ongle, le nez sur la ligne blanche (Jean-Luc Delarue, où que tu sois ….). La punition est rude pour l’ailier fidjien qui pensait pouvoir rejoindre ses copains à l'infirmerie.

Le match semble s’éteindre mais c’est plutôt Palisson qui s'éteindra en allant se crasher directement sur Chavancy, les tribunes résonnent encore de son « Tora ! tora ! tora !». Heureusement, les commentateurs Canal viennent de nous vanter les mérites de l'ostéo du RCT, le « meilleur du monde », qui vient, dans une mise en scène très spectaculaire au secours du Yamamoto de la Rade, aussi frais qu'à Pearl Harbour.
A la 75ème et après une très belle progression, le RCT bénéficie d’une mêlée proche de la ligne d’en but des Ciel-et-Blancs.
Afin de ne pas prendre de nouvel essai, et surtout pour se targuer d’avoir concédé « défaite encourageante », les Racingmen font faute sur faute dans la phase de jeu la plus décriée depuis le début de saison et envoient Ben Arous se pavaner dans un minishort particulièrement indécent, sous l’œil médusé des groupies avides et nombreuses.

Pénalité face aux poteaux, le meilleur 10 de plus de 40 ans du monde, ne se fait pas prier et donne la victoire aux siens.

21-23 score final.

« Racing l’a dans l’c.., un coeur de vaincu »

Orioli fête sa victoire en mangeant deux jeunes supporters du Racing, Pierre Berbizier fait la gueule et Jacky Lorenzetti fume son 8ème paquet de clopes. Tout est redevenu normal en somme…

Les joueurs

Côté ciel et blanc :
Mention spéciale à Chavancy qui réussit un grand match par sa simple intervention sur Palisson. Ou mention à Palisson pour réussir à être KO sur une « air défense ».
Vakatawa marque un essai tout seul comme un grand, mais a été décevant en défense (il est fidjien me dit-on, il dit qu’il voit pas le rapport). 15 premières minutes exceptionnelles !
Le courage et l’abnégation – voire le sens du sacrifice – du pack du Racing (amputé des mollets d'Andrea Lo Cicero) est à saluer, face à la force de frappe de leurs vis-à-vis toulonnais.

Côté Toulonnais :
Palisson : le panda roux fait tout pour se faire remarquer, même dans le bon. D'une énergie sans faille, il a été partout, sans ménager ses efforts. Mais ça aussi, ça s'apprend.
Matt Giteau : concentré, un doublé, du jeu au pied, l'Australien délivre une partition presque parfaite.
Le pack : l'arme fatale toulonnaise a été déterminante dans la (courte) victoire                                                                     

Frédéric Michalak: décore admirablement les bancs
Delon Armitage : Du hors-jeu, des plaquages limite, un sourire de bourreau des pensionnats de jeunes filles, le « plus français des Anglais » (ça c'est pour être repérée par un organe de presse officiel) a réussi son baptême des valeurs toulonnaises ®

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