Moultiplex !
par Pastigo

  • 17 mai 2012
  • 6

Par Pastigo,

(Avec l'aide de Pilou, Ovale Masqué et Damien Try qui n'ont pratiquement rien fait mais il faut bien entretenir l'illusion d'une rédaction dynamique dans laquelle l'émulation est permanente)

« Tutututututu ! »

Oui, c'est difficile de faire le bruit du moultiplex à l'écrit.

Ce week-end a vu finir la phase régulière de notre haletant championnat, au suspens insoutenable cette année puisque les équipes qualifiées dans le dernier carré à six faces sont bien celles prévues depuis le mois de septembre dernier, dans l’ordre. Pour 10€ pariés les gains sont d’environ 1€22. La surprise ne s’arrête pas là car les qualifiés sont bien les mêmes que les années passées, pas de doute la presse avait bien raison de crier d’une seule voix que jamais le Top14 n’avait été aussi serré et indécis (non les relégués, on ne pense pas à vous, désolé).

A journée exceptionnelle, moyens hors du commun à la Boucherie (et oui, on aime rêver notre vie). La Boucherie rassemble donc les quelques envoyés spéciaux qui n'ont pas la flemme de vous proposer un moultiplex de qualité, ainsi nous serons partout en général et nulle part en particulier (les Toulonnais toujours à la buvette). A l’instar de nos concurrents de Canal+, vous saurez absolument tout en temps réel, tout en n’y pigeant rien. Vous comprenez que ce procédé nous a immédiatement conquis.

Afin de vous remémorer au mieux ce samedi d’anthologie, nous copierons une fois encore nos vils confrères cryptés (sauf Isa, car le Stagiaire attend toujours que tu répondes à sa demande en mariage) en suivant les matchs qui n’intéressent que la presse parisienne et 16 abonnés, donc ceux du Racing et du Stade de France, mais aussi Toulouse évidemment parce que c’est trop cool, en réalisant l’exploit de ne jamais mentionner leur adversaire montpellierain du jour. C’est balèze, ça vous troue, mais ceux qui ont effectivement regardé Canal samedi après-midi savent que c’est possible.

Sans plus attendre, nous rejoignons Ovule Musquée à Agen pour le début du match sensationnel qui opposera Agen au Racing. Sauf qu'en fait, ce con d'Ovule s'est gouré et est allé couvrir le match au Stade d'Yves du Manoir de Colombes, qui est donc encore plus vide que d'habitude. Heureusement, il a réussi à choper un wifi en zonant près des tours HLM à coté du stade et peut vous commenter le match en strimigne.

Barnard donne le coup d'envoi ici à Armandie, réceptionné par les Franciliens qui on le rappelle doivent impérativement ramener au moins le point de bonus défensif pour assurer leur qualification en barrages, alors que le Stade Français de son côté doit vaincre le BO avec le BO (c'est assez clair) s'ils veulent griller la politesse aux Racingmen. Sachant qu'on a généralement autant de chance de voir des essais à Biarritz que d'espérer un triplé de Rococoko, et que le Stade Français n'a remporté que deux matchs à l'extérieur cette saison (à Perpignan et Bucarest, donc que des villes de Gitans) le suspens est absolument insoutenable.

Prenons vite des nouvelles du Stade Français, deuxième meilleur club parisien au monde, puisqu'on vient d'apprendre qu'il a fait très beau à Biarritz hier. A noter que la moitié des spectateurs porte un masque de Marconnet qui joue son dernier match, on a du mal à savoir si cela attriste les Biarrots ou si ce masque n'est qu'une manière courtoise de cacher leur joie. Hormis des touches moches il n'y a par contre pas grand chose à dire, le Stade Français n'a pas encore le BO en poche mais ça ne va pas tarder, c'est certain, et ce n'est pas parce que Lorée vient de marquer le 1er essai vilain du Racing dès la 8ème minute de jeu qu'il faut estimer que les jeux sont faits, et encore moins s'intéresser aux autres rencontres.

[ESSAIIIIIII De Brive à Clermont, de Figuerola qui a un nom vraiment rigolo ! 7-3 pour Brive, qui peut commencer à rêver à l'exploit…]

Encore plus fort que le face à face Pacino / De Niro dans Heat, le duel des plus grands gangsters du Top 14.

On ne va cependant pas perdre de temps à voir crever un club historique puisqu'à Agen le pruneau reviendra au score [

generic lasix online

ESSAIIIIIII de Sivivatu deux minutes plus tard ! Clermont punit Brive…] je disais donc avant d'être coupé pour pas grand chose qu'Agen reviendra au score par [ESSAIIIIIII Briviste ! C'est encore relancé à Clermont dans un…] un essai d'Adri Badenhorst qui pourrait presque [ESSAIIIIIIII de Fofana ! Ça n'arrête pas à Clermont !] jouer à Brive avec un nom pareil – et merci d'arrêter de me couper lorsque je sors une bonne vanne -, essai auquel [Encore un ESSAIIIIIIIII de Fofana ! Décidément ce match est un régal ! On espère que c'est le cas partout ailleurs…] grmblblbl JE DISAIS DONC ESSAI AUQUEL répondra Imhoff dix minutes plus tard. A la mi-temps le Racing tient son bonus défensif, mais rien n'est joué puisque qu'à Biarritz le Stade Français n'a pas encore mis le moindre point tout en ayant encaissé un essai de Traille ce qu'aucune équipe n'avait réussi à faire cette année. La place de sixième est toujours parfaitement indécise à n'en pas douter.

Et c'est bien le cas puisqu'à la 47ème minute Rabadan aplatit et marque ainsi les 5 premiers points du Stade Français. Allez, plus que 3 comme ça et le SF vole la 6ème place, d'autant que le Racing est mené 19 à 12 à Agen. On trépigne, qui du Racing ou du Stade Français va se qualifier?

Le match s'emballe à Agen, puisque pendant les dix minutes qui suivent aucun point ne sera marqué, pas plus que la moindre occasion digne d'intérêt, jusqu'à un essai de Lorée à la 61ème minute qui porte le score à 19-22 après transformation. La tension est à son paroxysme puisque pendant les 20 minutes qui suivent il ne se passera absolument rien hormis quelques fautes qui permettent d'assurer un spectacle de grande qualité.
Mais c'est surtout à Biarritz que le match est fou :
[ESSAIIIIII de Sivivatu encore une fois dès la reprise !!! ça fait 29 à 14 on se régale!]
à la 50ème minute c'est la folie dans le pays basque puisque le score est toujours de 16-5.
La 55ème minute est véritablement un tournant du match car le tableau d'affichage indiquera toujours le même score de 16-5.
[ESSAIIIIII de Lionel Faure qui fête comme il se doit son dernier match en Auvergne ! 36-14]
Coup de théatre à la 60ème à Aguilera puisqu'un joueur du SF va faire six pas en courant, permettant de conserver l'écart de 16-5.
[61' ESSAIIIIIII de Lionel Faure ! James transforme ! 36-14 !]
[63' ESSAIIIIIII de Brent Russel ! James transforme ! 43-14 !]
[69' ESSAIIIIIII de Murimurivalu ! James transforme, 50-14 !]

Pendant ce temps à la 70ème minute le public biarrot démarre des ateliers manuels avec les masques de Marconnet puisque la rencontre voit s'enchaîner les rebondissements, permettant au score de stagner à 16-5.
C'est alors qu'à la 75ème minute le Stade Français qui vient juste de porter la marque à 16-5 décide de se donner les moyens d'un incroyable scénario à Biarritz puisqu'il reste 5 minutes au SF pour marquer 3 essais alors qu'il n'ont pas été foutu de marquer le moindre point pendant quasiment toute la partie. La qualification se joue maintenant. Car même si le Racing a conservé le bonus défensif à Agen lors d'une deuxième mi-temps inintéressante au possible, les qualifiant automatiquement, les Roses doivent continuer à jouer le coup à fond. Tout est possible !

[ESSAIIIIIII de Regan King ! Bon sang mais qu'est-ce qu'on rigole à Clermont ! On a pas eu le temps de s'ennuyer avec un score de 57-14]. C'est ainsi que lors d'un final haletant le Stade Français ne créera malheureusement pas la surprise, car bien que les Roses aient réussi à marquer autant de points que leurs adversaires en seconde mi-temps, c'est à dire zéro, cela ne leur suffit pas pour ramener de cette défaite un bonus offensif à 5 points. Le suspens fut cependant au rendez-vous jusqu'au bout et le Racing peut souffler. Pendant ce temps Toulouse a gagné contre on ne sait qui, mais on s'en fout puisque c'est Toulouse. De même pour Toulon et l'ASM, mais on s'en fout puisque c'est pas Toulouse. Brive est mort, mais ce n'est pas très important, puisque l'info principale de cette journée reste que le Stade Français ne participera pas aux phases finales ce qui est une énorme surprise compte tenu de ses résultats des années précédentes. On m'annonce également que quelque part dans le Bordelais un match à 8 essais et 66 points a eu lieu, mais sans aucune espèce d'importance puisqu'il ne voyait aucun club parisien jouer sa qualification pour les barrages, voilà pourquoi vous n'en avez vu aucun extrait et également pourquoi nous n'allons pas nous y attarder. On est là pour parler de Paris, laissons le rugby à ceux que ça intéresse.

zp8497586rq